Pendant près de vingt ans, l’immobilier résidentiel a semblé défier la gravité économique. Les prix montaient presque partout, presque toujours, nourris par un cocktail exceptionnel : la baisse ininterrompue des taux, l’accessibilité toujours plus grande du crédit, la concentration des emplois tertiaires dans les grandes métropoles et une démographie encore dynamique.
Cette période extraordinaire a façonné une génération entière d’investisseurs, convaincus que la hausse immobilière constituait non pas un cycle, mais une loi naturelle. Acheter, ...