La crise économique du coronavirus nous fait entrer dans un nouveau monde économique.

Et si les 30 glorieuses étaient devant nous ?

Après les crises de 2001 et 2008, l’austérité budgétaire avait été la solution unanime des états pour essayer de solder les déficits importants assumés par les états souverains pour amortir les effets des chocs économiques. Une austérité justifiée par tous pour « rembourser » la dette et sauver les états d’une faillite que l’on annonçait comme inévitable.

Souvenez vous de la phrase de François FILLON en 2012 : « Je suis à la tête d’un état en Faillite ». C’était là, un propos d’un autre temps. Ce n’était pas vrai, mais notre erreur a été de le croire et de nous enfoncer dans une stratégie suicidaire.

 

 

En 2012, l’objectif prioritaire était la réduction des déficits par tous les moyens et principalement les augmentations d’impôts;

En 2020, la priorité est donnée à la construction d’une nouvelle croissance économique, qui seule nous permettra de rembourser les dettes. Les déficits ne sont plus un problème.  Nous allons mobiliser un budget digne des budgets de guerre pour construire les bases d’une croissance économique nouvelle qui trouvera ses racines dans le développement durable et l’écologie.

La destruction économique qui suivra la crise du coronavirus donne aux gouvernements l’autorisation d’utiliser ces moyens extra-ordinaires, tel le plan Marshal qui a suivit la seconde guerre mondiale.

Nous sommes en train de vivre un changement de paradigme majeur qui doit nous permettre d’espérer le meilleur après des années de désespérance, de croissance économique anémique, d’austérité et de hausse d’impôts.

 

Et si le pire était derrière nous ? Et si le meilleur était devant nous ?

Demain, grâce au soutien monétaire des banques centrales et la conviction nouvelle que nous ne pourrons jamais rembourser les dettes sans le retour d’une croissance économique forte, nous allons nous engager dans la construction d’une croissance économique nouvelle.

Nous n’avons plus le choix; Sans croissance économique, nous sommes perdus. Notre endettement paraîtrait alors  insurmontable. Nous gouvernants vont donc enfin concentrer leurs efforts sur la création d’une croissance économique nouvelle et cela « quoi qu’il en coute » à court terme.

Depuis de nombreuses années, les besoins de consommation des citoyens sont largement assouvis dans nos pays développés. Les citoyens sont globalement riches et ne savent plus comment dépenser tant leurs besoins essentiels sont satisfaits et la consommation superfétatoire la norme.

Aujourd’hui, être pauvre en France, c’est ne pas pouvoir partir 2 fois en vacances dans l’année ou ne pas avoir les moyens de se payer un abonnement à netflix ou une TV extra large. Il suffit de voir l’importance de l’épargne pendant le confinement : Lorsque nos capacités de consommation sont réduits à l’essentiel, l’épargne abonde sans que nous nous en rendions compte.

 

L’écologie est un concept marketing qui sera à la base de la construction d’une croissance économique nouvelle.

Le prétexte écologique sera donc largement utilisé pour renouveler nos besoins de consommation et justifier des hausses de prix, la nécessité de nouveaux investissements productifs. L’écologie est un concept marketing qui sera à la base d’une croissance économique nouvelle.

Les consommateurs veulent consommer local, bio, durable ; Ils vont donc exiger une production plus respectueuse de environnement et la remise en cause d’une mondialisation excessive qui est justement à l’origine de la destruction de nos économies (Il ne s’agit pas de remettre en cause la mondialisation, mais l’hyper-mondialisation du cycle de production).

Depuis des mois, j’évoque avec vous l’idée de la grève du consommateur, c’est à dire l’idée d’une volonté puissante des consommateurs de consommer différemment, de consommer moins, mais mieux.

La nouvelle croissance économique doit se construire autour de ce désir puissant. Voilà un nouveau besoin à satisfaire (cf »La grève du consommateur va t’elle accélérer la mutation du capitalisme ? Who is John Galt ? »).

Nous étions face à un consommateur repu, le voilà à nouveau affamé. C’est une bonne nouvelle pour le capitaliste qui saura satisfaire sa faim. La perspective d’une croissance économique écologique pourra mettre fin à la grève d’un consommateur qui trouverait alors du sens dans son acte d’achat.

Des filières industriels davantage respectueuses de l’environnement vont donc se créer pour satisfaire cette demande des consommateurs. Une plus grande traçabilité, des matières premières exploitées de manière respectueuse de l’environnement, des lieux de production plus proches des lieux de consommation seront la nouvelle norme qui portera la filière industriels et donc la croissance économique des prochaines années.

Ces filières industriels seront par ailleurs fortement consommatrices d’innovation technologique telles que l’impression 3D ou l’intelligence artificielle qui leur permettra d’apporter une valeur nouvelle pour la société.

Ces filières industrielles seront également consommatrice de main d’œuvre spécialisée et pourront apporter un début de réponse au chômage de masse et à toutes cette population qui se sont lentement mais surement fait exclure du marché de l’emploi à la suite des délocalisations des années 2000-2010.

 

 

En 2020, c’est fini l’austérité. Place à l’endettement illimité ou presque à taux zéro pour construire la croissance économique indispensable au remboursement de la dette publique !

Arrêtons ce pessimisme et faisons confiance à la capacité d’adaptation de l’homme et donc du capitalisme pour créer une nouvelle croissance économique source de richesse et de bien-être collectif.

Le capitalisme va s’adapter comme il l’a toujours fait et c’est la crise du coronavirus qui va nous donner les moyens de créer cette nouvelle croissance économique indispensable.

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59 Comments

  1. Laurent says:

    Je pense également que le capitalisme entre dans une nouvelle ère, et pas la fin du capitalisme.
    Si le capitalisme démontre sa résilience au cours du temps, c’est son incroyable capacité à s’adapter. Néanmoins, si les BC continuent à biaiser les règles du capitalisme, ça risque de bloquer. Le capitalisme s’adapte à condition qu’il y ait de l’an destruction créatrice.

  2. Fiscalité ecologique punitive,retour de l’inflation, appauvrissement généralisé, perte de compétitivité ,hausse des taux d’interet, defaut sur la dette,mise sous tutelle du fmi,diminution générale des salaires et licenciements dans la fonction publique, diminution des pensions de retraite,des investissements

  3. Guillaume ,
    Je vous sens un tantinet provoc au sujet du verdissement ! je vais l’étre moi aussi mais dans
    l’autre sens …et si la montée des verts n’allait pas nous promettre une economie
    – hyper restrictive , autoritaire ( moi president dira Jadot , je sais ce qui est bon pour vous ,
    et je le deciderai sans votre avis )
    – égalitariste , le verdissement obligatoire générant de grasses taxes payées par les classes
    moyennes et supérieures permettant ainsi aux modestes comme on les appelle de beneficier
    gratuitement de ce que les autres paieront ( ca a largement commencé)
    – et anti economique puisqu’on lavera plus vert que vert par rapport aux autres pays finissant
    de tuer ce qui reste du peu d’entreprises . Le chomage n’est plus un probleme on l’a
    experimenté pendant 3 mois a grande echelle !
    Tout cela est bien sur possible puisque vous le dites il n’y a plus de limite a la dette . Mais tout ceci est une excellente nouvelle . Cela va ainsi contribuer a accrediter l’idée de gain sans travail – c’est bien ce qui s’est passé pendant 3 mois – . Finalement , nous aurons mis le temps , mais on aura enfin trouvé le bon chemin , l’eldorado , le farniente éternel .
    Bien vivre sans travailler , genial ! quant aux dettes , billevesées , il suffit de les annuler , comme dit Piketty , le meilleur economiste du monde ( si si il a été décoré) , simple question comptable entre les bilans des banques centrales et ceux des états , oui , mais faudra tous le faire en coeur !
    mais l’europe du nord tord le nez , et pendant ce temps , les chinois ….mais c’est une autre histoire

  4. adnstep says:

    « Sans croissance économique, nous sommes perdus »

    Ah ben alors on est perdus 😆😆😆. Parce que les nouveaux gourous ont toujours les mêmes bibles :

    https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Les_Limites_%C3%A0_la_croissance

  5. Le prétexte écologique servira à de nouvelles taxes,c’est pour la planète,merci Msieu dames,qui finiront de nous achever.Nous venons d’assister au retour du programme commun ,version 2020,le socialistes et les communistes pour tenter de survivre et de grapiller quelques sièges se sont alliés aux écolos,demain le goulag vert!

  6. Pour être concret, la France est morte et l’Europe avec.
    Il n’y a plus qu’à attendre une renaissance.

  7. François says:

    Au moins la crise du COVID aura permis une certaine remise à plat des excès qui s’oriente vers une reconstruction comme après toute guerre.
    Toutefois, comme la mondialisation ne s’arrêtera pas, il conviendrait de cibler davantage de nouveaux pôles d’excellences de hautes technologies vertes que des relocalisation psychologiques.
    En ce domaine, la motorisation à hydrogène (mais les allemands sont déjà dessus) serait complémentaire de la voiture électrique avec son problème de batterie particulièrement polluante.
    De même une fiscalité écologique est à manier avec prudence. Il serrait plus prudent d’imposer aux produits entrants le respect de normes environnementales respectueuses, sous réserve de coûts de revient non prohibitifs.

    • Il n’y a pas d’excès si ce n’est un excès d’accaparement des richesses sur un modèle bolchévique. Il y a suffisamment d’énergie pour 15 à 20 milliards de personnes sur Terre. Mais ce n’est pas bon pour le business.

      • François says:

        Par excès, j’entends l’hyper mondialisation.
        Mais à priori, ce n’est pas fini avec les objectifs d’Amazon qui se sortirait très bien du « grand confinement ».

  8. Dans l’article « le consommateur veut du bio,du local,du durable »,mouarff,la GMS doit se tordre de rire,il ne faut pas confondre la vie rêvée d’une FRDA-50 ni le déclaratif des sondages que les sondeurs surestiment ou surexploitent faussement,la réalité ce sont des caddies remplis de victuailles industrielles et de biens de consommation qui ont fait le tour du monde ,courses stimulées par ces ignobles pubs/catalogues qui envahissent nos boîtes à lettres avec des photos de bouffe qui feraient vomir un somalien.

    • adnstep says:

      On voit des émeutes pour du Nutella.
      On n’a pas vu d’émeutes pour des carottes bio.

      • Badtimes says:

        Mais si, tous les bobos des centres villes vont faire leurs courses au marché bio du coin, alors si la carotte vient à manquer, gare aux manifs🤢🤢

        • adnstep says:

          Pas de manifs, mais un départ précipité vers les endroits où on mange.

          Pas sûr qu’ils soient bien reçus, remarquez…

  9. Guillaume G. says:

    Bonjour,
    L’inflation de la dette publique comme privée peut encore durer longtemps ainsi, surtout à des taux d’intérêts très faibles, voire négatifs (jusqu’à -1% lors des dernières allocations de prêts aux banques de la zone euro par la BCE !)
    Surtout que les banques centrales peuvent en théorie augmenter leur bilan sans limites.
    Le seul danger serait une perte de confiance généralisée dans la monnaie fiduciaire et les conséquences que cela entraînerait.
    La question me semble être à partir de quand la phase déflationniste actuelle liée à la crise économique provoquée par le Covid-19 va se retourner en phase inflationniste dangereuse.
    J’espère me tromper.
    Cordialement,

  10. julien bonnetouche says:

    Bonjour,

    Bravo et merci Guillaume pour cet excellent article optimiste.

    L’analyse de la nécessite écologique s’oppose en tous points à celle des 150 de la convention citoyenne pour le climat.
    En effet cette dernière ( manipulée nous le savons par les écolos-gauchistes) est essentiellement punitive et restrictive, erreur fondamentale à ne pas commettre.

    Je me limiterai donc à essayer de compléter votre argumentaire en me concentrant sur les suites pratiques à donner, une fois que les États auront pris la décision de la course à la croissance.

    Nous pouvons emprunter autant que nous le voulons, il faut par conséquent ne pas hésiter à y aller, aussi loin que nécessaire. No Limit !!!

    Mais les dépenses doivent être intelligentes…

    Trois axes, selon moi devraient les encadrer :

    –Ne pas perdre de vue que l’énergie abondante et bon marché est essentielle est le fondement de le croissance.

    Sans énergie pas de croissance et alors tout s’effondrera.

    Un seule solution connue :en dehors des énergies renouvelables qu’il faut bien peser dans leurs différents aspects, le nucléaire qui doit être re-développé, peut être re-pensé.

    –les industries du futur doivent être stimulées à la fois par des mesures fiscales et en simplifiant les normes, mais aussi en développant rapidement les formations spécialisées en robotique et en informatiques de manière à ne pas prendre de retard en matière de compétences indispensables.

    –le chômage, des emplois peu qualifiés, doit être combattu par le développement d’activités adaptées :
    Par exemple, le bâtiment, tant en rénovation que construction, puisque nous manquons cruellement de logements.
    Là aussi des formations adaptées aux chômeurs doivent être mises en place.

    L’adhésion d’un large public est indispensable à la réussite d’un tel projet :

    il faut glorifier l’entreprise, en priorité celles qui jouent le jeu écologique, en les soutenant publiquement.

    • François says:

      # Julien
      Le problème du développement d’activité adaptés aux chômeurs peu qualifié s’arrête malheureusement au refus des métiers « fatigants » par nombre de sans emplois.

      Je discutais sur le marché local avec un producteur local. Les saisonniers locaux du COVID arrêtait après un ou deux jours les cueillettes trop dures.

      Parallèlement, les élections de Moissac montrent les conséquences d’une implantation pérennes de saisonniers Roms.

      Certains secteurs recrutent (réparation auto, ….), mais ne trouvent pas de volontaires en suffisance. L’espoir de la relance de l’apprentissage en 2019 se concrétisera-t-il ?

  11. Jean Claude says:

    La dette no limit , êtes vous certains ? Les marchés n aiment pas les excès et sanctionnent au moindre prétexte. N oublions pas que notre économie est très faible . D ailleurs si le raisonnement était bon pourquoi les pays du nord y sont opposés ? ?

  12. Charles says:

    Je vous trouve bien optimiste et meme naif!Il ne s’agit pas ici du capitalisme mais de la capacité des Entreprises,seules créatrices réelles de richesse,de faire face à cette situation avec des salariés de moins en moins acteurs et surtout spectateurs!La partie est très mal engagée depuis le passage aux 35 heures et l’écologie va achever de tuer notre économie!Il suffit d’observer l’évolution de notre démocratie pour mieux comprendre l’engagement actuel des Français!

  13. Belle provocation …c est curieux cette capacité française a croire que notre petit pays peut décider dans son Coin et changer les règles des puissants .c est fascinant même .En attendant la comparaison des coûts internationaux ne disparaîtra pas .j attend Macron prenant des décisions coercitives contre les pays n appliquant pas de facto la bible de la cop 21 .Nous en avons les moyens …

    • adnstep says:

      Mais, Freddy, le verdisme ne se décide pas à Paris !

      Je ne suis pas adepte des théories du complot, mais force est de constater que les éléments mis en place dès les années 70, c’est-à-dire dès le début de la guerre du pétrole, sont en train d’aboutir, tant du côté de l’ONU, que du FMI, de l’OCDE, de l’UE : notre dépendance/soumission au pétrole, et donc aux pays Arabes, est en train de se terminer, avec toutes les conséquences géopolitiques qu’on peut imaginer.

      • Dans la pratique rien qu en Méditerranée TurcS et RusseS se ruent sur le pétrole et le gaz libyen et nous on interdit même la recherche Chez nous lol bref le nouveau monde va ressembler furieusement à l’ancien même si je partage votre théorie du complot onusien

        • adnstep says:

          Mais qu’ils se ruent sur le pétrole et le gaz, si nous n’en avons pas besoin ! Et qu’ils se coltinent les chinois, en prime, qui auront bien besoin de pétrole pour faire fonctionner leur usines, si on continue à se servir chez eux.

  14. Opinion | Les nouvelles années folles ?

    Cent ans après, sommes-nous sur le point d’assister à de nouvelles années folles ? Crise sanitaire, argent facile, fin de nombreux interdits… Notre contributeur Philippe Crevel voit un certain nombre de similitudes entre les années 1920 et aujourd’hui.

    https://www.lesechos.fr/idees-debats/cercle/opinion-les-nouvelles-annees-folles-1219489#utm_source=le%3Alec0f&utm_medium=click&utm_campaign=share-links_twitter

    Au XXe siècle, après la Première Guerre mondiale et la grippe espagnole, qui, à elles deux, ont tué environ 70 millions de personnes, un désir de vie, de plaisirs et de création s’est exprimé en Europe comme aux États-Unis. L’influence de ce dernier pays sur les comportements et les mœurs a été alors très important. «L’american way of life» devient une référence.

    Les années 1920 furent ainsi baptisées «années folles» en raison d’un goût pour l’excentricité de la rapidité des changements. Un bouillonnement culturel se fait jour grâce à la radio. Dans les foyers, des voix étrangères entrent, l’actualité en temps réel s’immisce dans le quotidien. C’est le temps du jazz et du surréalisme. Les années folles sont également une période de forte croissance économique.

    En parallèle à la reconstruction des territoires détruits par les combats, surtout en France et en Belgique, de nouveaux produits et services se diffusent. La vente de matériels électroménagers et d’automobiles s’accroît. L’utilisation du pétrole et de l’électricité se développe tout comme l’aviation. La production française d’hydroélectricité est multipliée par huit sur la décennie. À la Bourse de Paris, les cours des actions gagnent 500 %.

    Un siècle après les années folles, la pandémie du Covid-19 rend obsolètes bien des règles. En quelques semaines, de nombreux interdits, de nombreux murs comptables sont tombés. Les banques centrales injectent des milliers de milliards de dollars ou d’euros. Les États occidentaux financent les ménages, les salariés ou les entreprises sans limite ou presque. Les plans de soutien se succèdent à un rythme effréné au point qu’il est difficile de savoir ce qui relève de la pure communication ou de la réalité sonnante et trébuchante.

    La crise actuelle permet d’épurer les 20 ou 30 dernières années. Elle offre aux États la possibilité de renouer avec l’interventionnisme économique voire de renforcer les pouvoirs de contrôle de la population. Dans le passé, les épidémies ont toujours donné lieu à un renforcement des administrations et à des ruptures sur le plan économique et social. Avant la crise sanitaire, l’aversion aux risques atteignait des sommets. Avec l’épidémie en cours, les ménages seront peut être contraints d’accepter une dose supérieure de risques. Il en fut ainsi avec l’épidémie de choléra de 1832 qui provoqua, dans les premières semaines une peur sans précédent au niveau de la population avant de se transformer en une menace récurrente, mais acceptée.

    Le problème des années folles du siècle dernier est leur conclusion en 1929 du fait de la spéculation boursière. L’Allemagne n’a pas en la matière la même nostalgie sur le sujet car ces années 1920 préfigurent l’arrivée d’Hitler et qu’elles sont synonymes d’inflation. La double menace de la spéculation générée par une augmentation de la masse monétaire en circulation et de l’inflation qu’elle pourrait à terme générer n’est pas à prendre à la légère.

    Philippe Crevel est le directeur du Cercle de l’Epargne.

  15. Bonjour

    suivre

  16. Julien Bonnetouche says:

    Nous n’avons surtout pas le choix. La recherche de la croissance a tout prix est un impératif financier et monétaire. Je rappelle pour ceux qui l’ont oublié, que l’endettement phénoménal auquel nous assistons ne peut être accepté que si la croissance laisse supposer que les dettes pourront être remboursées un jour ………. Et nous avons aussi l’opportunité de le faire aujourd’hui parce que la crise de virus est passée par la, assoupissant les esprits les plus grincheux ( les pays du nord). Et enfin nous allons le faire car les hommes politiques ne pourront pas résister à la perspective de l’argent facilement dépensé.!!!

  17. Jean Claude says:

    C est le concept de la bonne dette ! ?? Que certains qui geraient mal ont mis en avant
    Je ne crois pas au sans limite c est comparable à l élastique qu’ on tend. Mais c est vendeur , c est tendance, et vulgarisé par des économistes qui ne sont intéressés que par leur réussite personnelle . Suffit de voir ou on en est après mise en oeuvre de multiples soit distantes bonnes solutions…

  18. Cyrille says:

    L’endettement illimité ne sera pas gratuit … tout se paie ou se paiera.
    Sans la BCE, c’est le château de carte qui s’écroule …

    • adnstep says:

      Un jour où l’autre, on mettra la BCE en faillite, avec son paquet de dettes, et on créera un autre organisme sous tutelle des banques centrales nationales, qui auront pris soin auparavant d’alléger leur bilan en refourgant leurs dettes à la première.

  19. La Cop 21 comme les 20 précédentes c’est de l’enfumage pour aider le citadin moyen, qui ne se déplace qu’à vélo ou à pied, qui ne mange que de la verdure acheminée jusqu’à sa bouche par des camions, des avions et des paquebots qui déversent du CO2 par tous les orifices, à se sentir gentil et responsable.
    Pendant ce temps, nous avons perdu la guerre. La récession que nous voyons poindre aujourd’hui n’est que la conséquence de cette défaite.
    La guerre était celle de la maîtrise de l’information.

  20. Votre article est fait avec humour et un tantinet cynique , mais j’apprécie.
    Le capitalisme n’est pas prêt de mourir c’est clair.
    Pourvu que les consommateurs n’aient pas faim au sens propre dans quelques années.
    Je pense qu’il va falloir s’habituer , se former techniquement et psychologiquement à consommer moins.
    Ce n’est pas un deuil que consommer moins ( de l’inutile).
    L’inutile dans la création artistique par exemple reste fondamental . Mais l’inutile consumériste devra être vécu autrement , notre éducation aura un rôle majeur pour cela.

  21. julien bonnetouche says:

    Chers amis bonsoir,

    vous connaissez mon franc parler aussi j’espère que vous me pardonnerez.

    A lire vos commentaires, vous ne comprenez rien aux enjeux du moment historique qui se présente à nous, et plus particulièrement à l’importance des idées développées dans l’article de Guillaume.

    Vous êtes habitués à une certaine légèreté, ainsi qu’à des commentaires souvent superficiels et moqueurs.

    Le choix qui est devant nous n’est pas seulement français, mais mondial.

    La crise du covid 19 restera certainement dans l’Histoire comme le marqueur du tournant où nous passerons du monde de l’humanisme à celui du post humanisme et de l’intelligence artificielle sous tous ses aspects.

    La financiarisation de l’économie, en dehors des schémas connus antérieurement, n’est qu’un des versants du tournant, mais essentiel pour ce qui nous concerne dans ce blog :

    Là aussi il s’agit d’un monde nouveau, et les hommes, qu’ils soient politiques ou de la rue, n’en ont encore qu’une conscience partielle.

    Croyez moi, rien ne peut modifier la trajectoire décrite par Guillaume ci dessus, tout simplement parce que toute autre voie choisie se heurtera(it) à des obstacles, à des tensions financières insurmontables.

    Bien entendu on peut imaginer que nous ayons le choix de de ne pas épouser la trajectoire du futur et d’en rester aux concepts anciens de rigueur budgétaire, qui n’ont d’ailleurs jamais été réellement bénéfiques ; mais qui serait catastrophique aujourd’hui : la liquidation mondiale du crédit serait alors immanquablement au bout du chemin.

    Mais cette voie ne sera pas choisie, c’est certain, tant les risques sont grands.

    Réfléchissez juste un moment aux nouvelles données économiques : on crée autant d’argent que l’on veut, sans que cela n’ait de conséquences sur les prix à la consommation ni sur les taux.

    Évidemment, cela ne peut pas durer éternellement.

    Alors, mettez vous à la place des décideurs politico-économiques : que préférez vous : payer la dette immédiatement, ou tenter le tout pour le tout ?

    Un général digne de ce nom préférera toujours essayer de tirer avantage d’une situation problématique en portant son regard plus loin.

    Bonne nuit.

    • On ne produit pas de nouveaux produits écologiques pour les produire mais pour les vendre ….donc le probleme de la non compétitivité française est toujours intact..,.et comme nous avons toujours un second pied social très important on ne voit pas comment cela va s arranger ..bien au contraire la manne déversée sans compter que dis je ,quoique il en coûte Va encore creuser l écart .cela signifie que nous aurons le choix entre importer massivement au moins cher pour sauver un tant soit peu le pouvoir d achat des français soit nous allons jouer à l autarcie (Macron peut causer l
      UE. est aussi composée de nations commerçantes ) donc il faudra sortir de l UE avec l ensembles des conséquences dont nous avons maintes fois débattues sur ce blog .. vous posez la bonne question faut il
      trancher maintenant ou dans 50 ans ( la vous êtes optimiste ) égoïstement ,la solution étant infiniment douloureuse dans tous les cas vu mon âge je préfère plus tard .😀

      • adnstep says:

        « je préfère plus tard . »

        Mais c’est ce que préfèrent aussi les gouvernants.

        On cache la poussière accumulée des boomers soixante-huitards sous le tapis depuis 50 ans. Maintenant, on ajoute la poussière verte et magique des millenials, et on espère que ça va tenir encore 50 ans sans se voir.

        Quant à la dette : voir le système de Law, à l’époque de Philippe d’Orléans. Et plus tard, le gvt révolutionnaire fit de même.

        • On est d accord mais depuis les années 70 Je mepoumonne en vain pour dire le socialisme mène irrémédiablement aux pertes des libertés et à la misère , que notre système est une catastrophe ..Vu que le système accélère avec une grosse pastèque à partager il est inéluctable que ça finisse mal …je ne me sens absolument pas responsable de tout ce qui arrive même si les générations actuelles disent c’est la faute des vieux ….alors qu ils redemandent plus d État de contraintes et d assistanat

    • François says:

      +1

  22. Concrétement ?? tartiner les dettes sur 50 ans ? ? comment se finit l’histoire ? ?
    tout cela est trés conceptuel , trés francais ,
    Si maintenant j’atterris et suis votre raisonnement , pas de souci par exemple sur l’assurance vie avant longtemps , excepté que ca ne rapporte plus rien ? Eclairez moi , je ne comprends rien aux enjeux historiques qui se presentent a nous !

  23. Thierry says:

    Je crois que nos hommes politiques sont devenus fous, croire que l’écologie puisse être un vecteur d’expansion économique à long terme, ils ne sont plus à un oxymore près, puisque les travaux que nous ferons à court terme, ( rénovation thermique des logements…, pose de panneaux thermiques et photovoltaiques…) ont juste pour but de faire des économies d’énergie… donc la croissance des fournisseurs d’énergie, ( engie, total, ect…) ne sera pas au rendez-vous.. Les primes pour voitures électriques , au lieu de relancer la production hexagonale favoriseront la Chine, les voitures électriques Chinoises débarquent en france, et elles ont l’air très bien, et pas frop chères, ( https://www.autoplus.fr/aiways/u5/actualite/Aiways-U5-SUV-electrique-Livraison-France-Voiture-Verte-1548766.html) . On fait partie du monde, on dépendra toujours des autres, si les pays arabes ou sud-Américains font faillite du fait que le prix du pétrole baisse, , ils n’achèteront pas non plus ce que nous produirons « proprement »., alors, «  la croissance….. » , vous l’attendrez longtemps. nous sommes déjà dans l’inconnu quant à la capacité des pays du Sud à éloigner les menaces de stress hydrique, d’épuisement des sols..

    • adnstep says:

      « ont juste pour but de faire des économies d’énergie…  »
      Et donc de diminuer les dépenses contraintes pour pouvoir dépenser ailleurs 😁.

      « Les primes pour voitures électriques , au lieu de relancer la production hexagonale favoriseront la Chine, » Et les zécolos, une fois au pouvoir, s’ils y arrivent, les augmenteront encore. Parce que c’est bien. Et n’oubliez pas qu’une voiture électrique, c’est 25% de main d’oeuvre en moins, ce qui diminue d’autant l’intérêt de les faire construire dans des pays à bas coût. Les usines d’Europe de l’Est pourraient être très compétitives.

      « si les pays arabes ou sud-Américains », « ils n’achèteront pas non plus ce que nous produirons « proprement ». »
      C’est loin d’être au coeur de nos échanges, qui se font essentiellement avec les autres pays européens, l’Amérique du Nord, et un peu l’Asie. Et puis, on peut toujours compter sur eux pour nous acheter une des premières sources d’exportation française : l’armement. Oui, parce qu’à part les gros avions et les sacs Louis Vuitton, heureusement qu’on exporte des armes pour ne pas être complètement ridicules dans ce domaine.

    • Les économies d’énergies c’est une blague ,on nous pousse à investir à faire attention ,depuis 50 ans d’économies d’énergie avec le fameux » On a pas de pétrole mais on a des idées »…le peu d’économies qu’on arrive à faire sur une facture sont bouffées par l’augmentation du coût de cette même énergie ,des taxes pour financer l’utopie éolienne entre autres et de nouvelles taxes.Le prix de l’eau ne cesse d’augmenter assorti de nouvelles taxes notamment inondation à discrétion du maire (qui des fois en profite bien) pour payer les inondations causées par les constructions et la bétonisation galopantes qu’il a lui même décidé!!!!!!!!sans parler des réseaux d’évacuation mal entretenus.

  24. Je viens d’acheter un short une paire de sandales et un jean de qualite Tous made in germany … cherchez l erreur technologie Supérieure ?

    • adnstep says:

      Si seulement ça pouvait être vrai !
      La fin du « centralisme démocratique », écrasé sous le poids de la dette !

      Je vote pour.

  25. adnstep says:

    Collectivisation

    L’Etat va investir dans 100 foncières publiques pour loger 6000 petits commerces

    La Banque des Territoires proposera aux collectivités territoriales de déployer avec elles des foncières pour acheter des locaux vacants ou des commerces sur le point de fermer, les rénover et les louer à tarif préférentiel

  26. Un article intéressant :
    Du krach de la désinflation au boom inflationniste

    Selon Peter de Coensel, CIO taux fixes, DPAM, à plus long terme, nous devrions assister au retour d’un cycle économique plus marqué, fondé sur des bases plus solides. Ce boom inflationniste permettra aux actifs risqués de connaître un nouvel essor.

    Les commentaires concernant les résultats du 1er semestre 2020 vont démarrer d’ici environ une semaine et demie et il est à parier que le mot « surprise » sera très présent. Le fait que les marchés financiers n’aient subi qu’une correction modeste alors que l’économie s’est arrêtée et que les PIB mesurés à prix constants se sont effondrés, reculant de 5 à 15%, est pour le moins étonnant. Quelle que soit la forme que prendra la reprise, le délai nécessaire pour que l’économie mondiale retrouve son niveau de fin 2019 se calculera en années et non pas en trimestres.

    Lorsque ce niveau sera atteint, il sera possible de parler à nouveau d’une économie « en plein essor ». Entretemps, il paraît justifié de parler de contraction de l’économie. Les défauts de paiement vont se multiplier, que ce soit au niveau des États, des entreprises ou des ménages. Les politiques monétaires et budgétaires mises en place rendent ce processus moins douloureux, mais elles pourraient également avoir pour conséquence d’en allonger la durée.

    Les modèles d’affaires qui sont dans l’incapacité de s’adapter à l’évolution des comportements d’achat des consommateurs et des entreprises, ni à celle des conditions de travail et d’approvisionnement des facteurs de production, ne survivront que difficilement. Il en ira de même pour les acteurs qui ne sont pas mesure d’exercer leur influence sur la fixation des prix. Le bas niveau des taux d’intérêt ne les protégera que temporairement. De plus, si l’on admet que l’économie se trouve en pleine mutation, il faut également accepter le fait qu’un tel environnement est de nature déflationniste.

    Cette analyse s’inspire des travaux de Charles Gave qui considère que, pour les investisseurs, il convient de distinguer quatre types d’environnement économique (ndlr : système des quadrants). L’économie croît ou se contracte et les prix augmentent ou diminuent. Chaque scénario d’expansion ou de ralentissement économique dépend de l’écart entre les taux observables sur le marché et le taux optimal ou naturel (ndlr : celui que l’on ne peut qu’inférer selon l’économiste suédois Knut Wicksell).

    Le boom de la désinflation

    Depuis 2009, les taux d’intérêt sont pratiquement nuls ou proches de zéro et la désinflation est la règle. La période 2009 – 2019 peut donc être qualifiée de période de boom de la désinflation. Durant cette phase, les grands gagnants ont été les investisseurs qui ont acquis les titres d’entreprises en croissance capables de dicter leur prix. A l’inverse, les valeurs de substance ou les entreprises n’ayant qu’une faible capacité à influencer les prix ont été à la traîne. Relevons néanmoins que la plupart des segments du marché des titres à taux fixes ont continué à offrir de belles performances grâce aux politiques monétaires très interventionnistes. Cependant, comme les taux pratiqués sur le marché étaient inférieurs au taux naturel, la mauvaise allocation des capitaux s’est aggravée.

    Le krach de la désinflation

    Depuis le premier trimestre 2020, la pandémie due au coronavirus a déclenché un épisode de contraction désinflationniste. Dans un tel environnement, les investisseurs devraient acheter ou conserver les obligations d’État de qualité et vendre les actifs risqués. C’est effectivement ce qui s’est produit : les bons du Trésor américain, les obligations des États membres de l’UEM ainsi que les obligations indexées sur l’inflation ont tous dégagé des performances positives durant le 1er semestre 2020.

    En outre, les entreprises qui ont le plus bénéficié du boom de la désinflation qui a précédé la période actuelle sont parvenues à se maintenir sur leur lancée. Cependant, cette poignée de gagnants fait oublier l’existence d’un lent processus de contraction sous-jacent. Durant cette phase de contraction, la mauvaise allocation des capitaux devrait se corriger. Reste la question de savoir combien de temps cette phase déflationniste durera.

    Nous tablons sur deux années. Une forte sélectivité sera nécessaire pour distinguer les gagnants des perdants parmi les actifs risqués, sachant que les seconds seront les plus nombreux. Tous les instruments de politiques monétaires n’ayant pas encore été utilisés, le contrôle de la courbe des taux pourrait avoir pour conséquence de faire encore baisser les taux, ce qui permettra d’atténuer l’impact de la contraction que nous subissons actuellement.

    Le krach inflationniste

    La politique budgétaire permettra de passer à la phase suivante que Charles Gave décrit comme le « krach inflationniste ». Elle pourrait se dérouler entre 2022 et 2023. Une situation similaire s’est produite au début des années 1970, lorsqu’Arthur Burns présidait la Fed. Dans de telles circonstances, le cash, pour autant qu’il soit détenu dans les devises les plus sûres, devient roi et il convient d’éviter les actifs financiers. Les obligations indexées sur l’inflation peuvent néanmoins représenter un deuxième choix. Et dans ce cas, c’est un choix qu’il convient d’envisager dès à présent.

    Le risque actions doit se limiter aux entreprises qui bénéficient de modèles d’affaires solides et qui sont en mesure de prospérer malgré une inflation croissante.

    Comme évoqué plus haut, l’estimation de la durée de cette phase est difficile, car elle dépend de l’audace des banques centrales vis-à-vis de l’inflation. Sauront-elles s’abstenir de resserrer les taux lorsque cette dernière franchira le seuil des 2,5 à 3,5% ?

    Le boom inflationniste

    Durant cette période, la croissance reprendra de la vigueur et permettra à l’économie de dépasser son niveau de fin 2019. L’immobilier, les matières premières et l’or vont connaître une réévaluation et atteindre des niveaux plus élevés. Il conviendra alors d’éviter les titres d’emprunt à échéance longue. Par contre, les marchés actions pourraient sortir de leur longue phase de consolidation et offrir à nouveau des performances décentes.

    En parcourant brièvement ces « quadrants » de l’investissement, l’idée était de prendre du recul après une période caractérisée par une pléthore d’informations telle qu’il était devenu difficile de se forger une opinion quant à l’avenir. La réalité sera vraisemblablement différente de ces prévisions, mais il importe de garder la tête froide. Les durées des différentes phases du scénario présenté ci-dessus pourraient être beaucoup plus longues ou beaucoup plus courtes que prévu. Mais aucun élément ne permet de le savoir aujourd’hui. Par conséquent, il convient de suivre attentivement les marchés pour se faire une idée de la vitesse à laquelle ils valorisent une évolution économique incertaine.

    En fin de compte, le krach de la désinflation suivi du krach inflationniste ne devrait pas effrayer les investisseurs. Il s’agit plutôt de les inciter à allouer correctement leur épargne et à se diversifier pour préserver et accroître leur capital, même si cette croissance pourrait n’être que modeste à court et moyen terme.

    À plus long terme, nous devrions assister au retour d’un cycle économique plus marqué, fondé sur des bases plus solides. Ce boom inflationniste permettra aux actifs risqués de connaître un nouvel essor.

  27. La crise va « changer profondément » nos économies, selon Christine Lagarde

    Présente en visioconférence aux rencontres économiques « Aix-en-Seine » à Paris samedi 4 juillet, la présidente de la BCE a estimé que la crise du coronavirus allait « profondément » changer nos économies, tout en assurant que l’Europe était en « excellente position ».

    Cette crise va être une accélération de transformations qui étaient déjà latentes dans nos économies, a prédit la présidente de la Banque centrale européenne.

    « Une augmentation de la robotisation »
    En fabrication, en travail, en commerce, ce que nous venons de vivre va accélérer les transformations et va entraîner probablement une évolution vers un mode vie plus soutenable et plus écologique, a-t-elle ajouté.

    Elle a notamment évoqué le télétravail, qui va transformer les modes de fonctionnement de l’ensemble des salariés, au moins des pays développés, et l’accélération de la numérisation, dans les services ou l’automatisation dans les industries.

    On estime en ce moment que la crise devrait entraîner une contraction des chaînes d’approvisionnement de l’ordre de 35 % et une augmentation de la robotisation dans les industries de l’ordre de 70 à 75 %, a indiqué Christine Lagarde.

    Par ailleurs, du fait du confinement qui a concerné au même moment la majorité des habitants de la planète, le commerce en ligne s’est fortement développé.

    « Au détriment du commerce plus traditionnel »
    Cette évolution devrait encore s’accélérer à l’avenir au détriment du commerce plus traditionnel, a-t-elle ajouté.

    Face à ces transformations, l’Europe est en excellente position pour prendre cette transition en marche, a-t-elle jugé. Le continent héberge déjà le plus vaste secteur d’économie circulaire et d’innovation écologique au monde, a noté Christine Lagarde, ajoutant que l’euro était la première monnaie utilisée pour l’émission d’obligations vertes.

    Elle a toutefois estimé que cela ne serait pas suffisant et qu’il faudrait mettre en place un cadre de politique économique qui permette de mobiliser les financements nécessaires.

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