Le massacre du 7 octobre résonne encore dans nos têtes autant que dans celle des marchés qui, eux aussi, ont accusé le coup « sur le moment ».

« Sur le moment » seulement, car l’islam d’aujourd’hui n’a que peu de choses à voir, hélas, avec celui plus «éclairé» de la période médiévale andalouse précédent la prise de Grenade en 1492.

La domination de la civilisation musulmane sur les rives sud de l’Europe, n’a pu s’étendre – à partir de 711 et pendant 5 siècle jusqu’au début du 13eme siècle qui marque un tournant dans la «reconquête» avec la prise de Cordoue et Séville- seulement parce qu’elle équivalait sur les plans de la richesse, du commerce, de la culture, des arts, de la médecine, et surtout des mathématiques à celles des pays catholiques du nord.

Toutes les religions de cette époque revendiquaient leur primauté dans le cadre de sociétés patriarcales, mais on buvait du vin à la cour de l’Émir Almohade de Grenade, les femmes, bien que de rang inférieur, allaient à l’école et pouvaient accéder à des postes importants, et une certaine tolérance administrait la société multiculturelle sur ce territoire.

L’esclavage, pratique courante du monde depuis l’antiquité, se fournissait alors des captures dans les pays de l’Est et du Nord de l’Europe pour alimenter les harems, et c’est ainsi que la littérature nous décrit des Émirs roux à Grenade.

Mais à la fin, nous sommes déjà à la renaissance, et l’artillerie catholique plus puissante finit par l’emporter.

De nos jours, mis à part les pétromonarchies du golfe (qui n’y sont pour rien), la quasi-totalité des pays musulmans de la planète sont pauvres – sans doute devraient ils s’interroger sur les raisons de cette généralité – et par conséquent incapables de mener une guerre moderne contre l’occident.

Tous au plus des actions terroristes.

Et les «tunnels de Gaza» rappellent ces villes souterraines découvertes en Cappa-doce, structures archaïques défensives du néolithique, construites par les Hittites.

Pour mener une guerre moderne, il faut de l’argent, de la technologie ainsi qu’une Histoire militaire.

Les marchés commencent à intégrer que cette guerre de Gaza restera localisée, et à ce jour, je ne crois pas qu’ils baissent beaucoup plus.

À moins d’un autre événement majeur imprévu, l’économie va donc poursuivre son cours entamé depuis 1 an maintenant, c’est-à-dire la lutte contre l’inflation avec des taux plus haut qu’avant, et surtout une récession programmée.

Nous y sommes presque en Europe, en Allemagne depuis quelques mois, et maintenant en France où la croissance du T3 est revue à la baisse à 0,1 %.

L’inflation baisse progressivement aussi : 4 % ce dernier mois contre 4,9 % précédemment.

La récession est encore la meilleure manière de lutter contre l’inflation.

Comme j’ai plusieurs fois eu l’occasion de l’exprimer ici, aux USA cela va plutôt mieux, et dans le futur, ils s’en sortiront également mieux que l’Europe comme d’habitude.

Nous venons d’avoir les décisions de la FED cette semaine avec un statu quo comme attendu sur les taux. Mais s’il existe un décalage dans les cycles économiques entre les deux côtés de l’atlantique, les tendances devraient rester les mêmes, c’est-à-dire une baisse de la croissance et de l’inflation. L’inflation «core» hors alimentation et énergie baisse aux US à 2,8 % d’avril à septembre.

La consommation reste élevée, mais après avoir dépensé tout leur cash du Covid, les Américains consomment maintenant avec leurs cartes de crédit à taux variables qui peuvent atteindre les 20 % !!, c’est trop cher pour durer longtemps.

Par ailleurs J.Powell doit tenir compte des marchés US (dont on connaît l’importance pour les retraités et les investisseurs américains) qui ont aussi pas mal faibli ces dernières semaines et son discours de mercredi marque une rupture sur laquelle les marchés de taux et les marchés actions, dont la dépendance aux taux 10 ans est maintenant devenue corrélée, ont immédiatement réagi :

«Nous regardons l’évolution des taux longs» (traduction : nous ne souhaitons pas qu’ils ne montent plus)

«Nous ne pensons pas à baisser les taux courts» (interprétation des marchés : Ah bon ! vous y pensez donc, ce qui nous étonne un peu puisque personne ne vous le demandait expressément à ce jour)

Car en réalité, c’est cela que les marchés attendent avec impatience : le signal de la baisse des taux !

Actuellement, la concurrence des marchés obligataires pèse sur les actions : avec cette hausse récente des taux, les investisseurs arbitrent de plus en plus vers les obligations, et nous constatons une baisse de la liquidité, qui est en temps habituel l’élément moteur premier de la hausse des marchés actions.

Sans compter, bien sûr, que les taux élevés freinent les investissements et la consommation.

Je ne sais pas si nous sommes au sommet de la courbe des taux, mais nous sommes autour de cette zone.

Les banques centrales ne pourront pas rester longtemps dans l’immobilisme et devront probablement prendre un virage sur les taux courts

Dans l’année 2024, car la récession n’est pas seulement un mot, c’est aussi un risque important pour les pays européens où commence à régner une certaine instabilité sociale.

Il y aura au moment de ce revirement de la politique monétaire des banquiers centraux, à gagner sur tous les tableaux : sur la valorisation des obligations déjà détenues en portefeuille ainsi que sur les actions.

Reste une inconnue tout de même, c’est d’une part la vitesse avec laquelle l’inflation va diminuer, et le niveau résiduel de celle-ci terme d’autre part. L’objectif officiel est de 2 %, mais ce peut être aussi bien 3 % ou au contraire 1 %….. Et alors cela change tout pour les marchés…

Patience, sérénité, confiance… Et croisons les doigts pour qu’il n’y ait pas encore tout de suite un nouveau conflit quelque part.

À suivre.

Pour prolonger cette réflexion sur les marchés, voici une vidéo passionnante :

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