La question du titre de cet article est violente, mais il est essentiel de vous poser la question ! L’épargne, c’est de la monnaie, de l’argent, non investie, rémunérée par un taux d’intérêt et une absence de risque.
L’épargne, c’est de la monnaie ou de la quasi-monnaie. Or, il apparaît de plus en plus clair que la valeur de la monnaie, c’est à dire la valeur de votre épargne placée en monnaie, est menacée.
Il ne s’agit pas d’évoquer le scénario catastrophe d’un éclatement de la zone Euro, mais tout simplement, la menace d’une politique monétaire excessivement accommodante pour une durée infinie. Souvenez vous, l’année dernière, à l’occasion de nos articles de stratégie prospective, nous vous annoncions, dans cet article « Stratégie d’investissement 2018 « Marché financier » : La tentative de normalisation ratée ?« , qu’il était vain de croire que les banques centrales pouvaient revenir dans le monde monétaire d’avant 2012.
Non, cela ne semble plus possible et la Banque Centrale Européenne vient de l’avouer à demi-mot devant les premiers signes de ralentissement de l’économie Européenne. Mario DRAGHI vient de préciser que « les rachats d’actifs sont « dans la boîte à outils » et peuvent être réactivés »
Les choses sont maintenant limpides ! La banque centrale Européenne pourrait bien abandonner ses velléités de durcissement de sa politique monétaire lorsque la croissance de l’économie ne sera plus au rendez vous. Nous sommes pleinement dans la réalisation de la vision stratégique que nous vous avons présentée à la fin du mois d’octobre dans cet article « Stratégie d’investissement 2019 : Forte baisse du marché action et hausse des taux d’intérêt avant retour de l’hyperinflation des actifs ? ».
Extrait :

« Les banques centrales ont conscience de l’impossible retour à une politique monétaire « normale ».

Elles perçoivent la destruction des modèles monétaires anciens… mais elles ne peuvent pas l’admettre. Les banques centrales se doivent de faire semblant de croire qu’il est possible d’augmenter les taux d’intérêt. Elles n’ont pas le choix, elles doivent maintenir la pression sur les états et tous les spéculateurs !

Des taux d’intérêt qui sont annoncés en augmentation, ce sont des états qui doivent se réformer, réduire leur dépense et se plier à ces nouvelles exigences financières ; Ce sont des spéculateurs qui doivent de perdre du capital, c’est la matérialisation de l’indispensable aléa qui justifie l’enrichissement des spéculateurs.

Nous entrons donc dans une période de la grande illusion. La grande illusion des banques centrales qui se doivent d’essayer l’impossible resserrement monétaire. Les banques centrales doivent crever les bulles… elles doivent faire baisser la valeur de tous les actifs tant que la croissance économique est suffisamment forte pour rendre ce moment le moins douloureux possible pour l’économie réelle…. Mais au fond, les banques centrales savent qu’elles devront remettre le couvert dans quelques mois, années tant les déséquilibres sont puissants. »

 
Nous sommes donc au cœur de ce faux semblant, de cette fausse détermination à revenir à une politique monétaire conventionnelle. Dans les prochains mois, nous pourrions assister à une très forte volatilité (forte baisse) sur les marchés actions et obligataires. Ce sera le passage obligatoire avant d’engager de nouvelle politique monétaire destructrice de la monnaie … qui seront donc source d’inflation de la valeur des actifs. Doit on considérer que la baisse de 15% depuis début octobre soit suffisante ? Je ne sais pas. Cela me semble un peu juste…
Ce qui se joue, c’est la destruction de la valeur relative de la monnaie et donc de votre épargne ! Les politiques monétaires pourraient avoir pour conséquence d’accélérer le niveau des taux d’intérêt négatifs au profit des entreprises et des états (il y a fort à parier qu’il y aura des limites pour la dette immobilière afin de ne pas favoriser une bulle immobilière excessive).
Cette nouvelle répression financière poursuivra l’euthanasie de l’épargnant créancier via son épargne bancaire ou le fonds euros de son contrat d’assurance vie … et au contraire pourrait faire le bonheur des débiteurs, des emprunteurs qui profiteront de taux de crédit excessivement faibles !
Il conviendra bien évidemment d’investir, directement ou indirectement, sur ces derniers. L’épargne est en danger, vous devez l’utiliser pour investir.
 
A suivre …

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