N’avez vous jamais entendu cette phrase dans la bouche de votre conseiller « Pas de rendement, sans risque ». « Le rendement et le risque sont liés, si vous voulez plus de rendement, il faut prendre plus de risque » …

Mais à force d’être répétée, cette phrase perd son sens et nous sommes nombreux à considérer que le risque est synonyme de rendement à tous les coups ! Ainsi, pour augmenter le rendement de son épargne à tous les coups, il suffit de prendre des risques ! 

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Et là, une révélation grâce à un commentaire de notre lecteur attentif et régulier OlivierSPb (il nous exaspère parfois avec ces propos rarement nuancés, mais quel talent ! Quelle analyse ! Et c’est pour ça qu’on aime le lire 😉 : 

« Si vous vous servez de bon sens, le risque génère une espérance de rendement. Quant à écrire que « Le risque générerait du rendement à coup sûr » c’est une absurdité intellectuelle car qui dit certitude de rendement dit absence de risque. »

 

Un rendement élevé ne peut être obtenu qu’avec une prise de risque élevée… mais le risque élevé n’est pas systématiquement source de rendement supérieur ! Dans un contexte de marché ou tous les actifs sont fortement valorisés, la seconde partie de la phrase est fondamentale !

Ce n’est pas parce que vous prenez des risques sur votre épargne que son rendement sera élevé.

 

 

Ce n’est pas parce que vous prenez des risques sur votre épargne que son rendement sera élevé.

C’est le principe même de la notion de risque : Il faut accepter de prendre le risque de gagner moins ou de perdre pour espérer gagner plus !

Contrairement à ce que l’on entend tous les jours, le plus important n’est donc pas de chercher la prise de risque à tout prix pour améliorer le rendement de votre épargne, mais de prendre le bon risque ! 

Prendre le bon risque, c’est prendre le risque qui sera suffisamment rémunérateur pour compenser la perte statistiquement inévitable sur une partie de votre position à risque. Il est fondamental de se poser la question de l’opportunité de la prise de risque par rapport au potentiel de valorisation dudit actif.



Pourquoi investir à tout prix sur les marchés actions alors que nous sommes proche des records historiques de valorisation ? 

Cette prise de risque n’est elle pas incohérente et l’exemple même d’un risque qui ne sera pas source de rendement ?

 

A suivre et surtout à méditer dans cette période ou le gouvernement , via les députés de la majorité, vous explique : que « L’assurance vie et le livret A ne rapportent plus rien ; les PME, si ! »

Extrait de cette interview d’Amelie de Montchalin :

« La principale idée, c’est qu’il faut faire évoluer la relation entre le client et le conseiller. Certaines banques lancent des programmes de formation pour que leurs vendeurs proposent des produits beaucoup plus personnalisés à leurs clients. Des produits avec de meilleurs rendements ! Pour sortir de l’assurance vie ou du livret A, qui ne rapportent plus rien, ils pourront proposer d’investir dans les PME. « 

Pour aider les Français, l’Autorité des marchés financiers (AMF) va annoncer la création d’un portail numérique dans les mois futurs pour trouver, en fonction de votre âge, de votre profil et de vos projets quels sont les meilleurs produits disponibles. Cela passera aussi, en partie, par des investissements dans les PME. »

 

 

Quelle est la responsabilité du pouvoir politique qui semble oublier la notion même de risque !

Si un rendement élevé ne peut être que la conséquence d’une prise de risque élevé … Ce n’est pas parce que vous prenez des risques élevés que le rendement sera automatiquement acquis à l’épargnant !

En effet, si le rendement élevé était automatiquement acquis avec la prise de risque, ce ne sera pas un risque, mais un placement garanti !

 

 

 

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43 Comments

  1. bernadote says:

    « Ce n’est pas parce que vous prenez des risques élevés que le rendement sera automatiquement acquis à l’épargnant ! ».
    C’est tout à fait exact, mais , par contre grâce à des calculs de probabilités vous pouvez quantifier ce risque, c’est le cal de « la Value at Risk » : Le calcul de la VaR donne la probabilité qu’un actif dépasse une certaine perte sur une période donnée. Le modèle a ses limites, mais il offre une bonne approche sur le risque acceptable d’un investissement ( p.e. pour une espérance de gain de X%, vous avez p% de chance de perdre plus de Y%). Le risque 0 cela n’existe pas !

    • Si, la phrase est juste … mais il est vrai qu’un investisseur stratège, habille, et qui y consacrerait du temps et de l’énergie, peut mettre en place une stratégie pour réduire les risques et essayer de se positionner sur les risques rémunérateurs !

      Mais, dans l’ambiance du moment, je tenais à cet article qui s’adresse aux néophytes qui croient les fakenews diffusées par le gouvernement et les professionnels de la finance qui veulent faire porter les risques sur l’épargnants pour protéger leur pouvoir !

      • J’ai fini par acquérir la conviction qu’il est préférable de s’éloigner des produits et solutions des banquiers et des assureurs qui pensent avant tout à se servir par des frais sur le stock en laissant à l’épargnant le soins de supporter le risque.

        Pour eux c’est donc toujours gagnant.

        Dans ces conditions il est logique qu’ils incitent les épargnants à aller sur les solutions qui comme les UC leur rapportent le plus tout en se débarrassant du risque qui est alors supporté uniquement pas l’épargnant.

  2. Vous écrivez : Un rendement élevé ne peut être obtenu qu’avec une prise de risque élevée…

    PAS TOUJOURS : lorsque vous avez l’opportunité d’acheter un bien à un prix très inférieur à sa valeur réelle et qu’en plus (mais ce n’est pas nécessaire) vous avez la possibilité d’accroitre son rendement. Le rendement peut alors être élevé voir très élevé avec un risque en théorie très faible mais dans la pratique inexistant ou quasi inexistant.

    C’est notamment le cas si vous achetez un bien qui a fait l’objet d’une saisie ou d’une personne qui dans l’impossibilité de le faire face à ses obligations doit brader un de ses actifs

    C’est aussi le cas lorsque vous avez la possibilité d’accroitre très fortement le rendement d’un bien que vous venez d’acquérir en lui apportant une forte valeur ajoutée chose dont le vendeur n’avait pas l’idée ou n’avait pas la possibilité.

    C’est encore le cas lorsque vous achetez à bon prix des parts d’une entreprise non cotée en fort développement, rentable, peu ou pas endettée, sur un marché avec une barrière à l’entrée et dont le management a fait ses preuves et est fortement intéressé….

    Les solutions d’investissement proposées à la masse ont en effet toujours un risque à la hauteur du rendement mais les solutions d’investissement réellement haut de gamme réservées à certains offrent des couples rendement risque bien plus intéressants.

    • NON, NON et encore NON ! Prendre du risque c’est accepter de perdre tout ou partie de son capital ! Sinon, ce n’est pas du risque.

      Néanmoins, il est possible de mettre en place des stratégies pour sélectionner son risque et rechercher à maximiser son gain et minimiser sa perte ! C’est la notion de rendement/risque.

      Mais, le risque induit la possibilité de perdre ! Prendre du risque est une condition essentielle pour espérer un rendement plus élevé… Mais ce n’est qu’un espoir de rendement qu’il faut chercher à satisfaire !

    • OUI, OUI, OUI vous avez raison d’avoir une réflexion sur cette sentence.
      « Un rendement élevé ne peut être obtenu qu’avec une prise de risque élevée…  »
      Avant de vous lire, je l’avais sélectionnée.

      Pour ce commentaire simple, sans avoir le talent d’Olivier, mais avec plus de pragmatisme peut-être: cette phrase ne veut rien dire tant que les mots ne sont pas explicités.

      Dans la même phrase, on lit:
      « rendement » vous savez quelle est ma position sur ce terme qui ne veut strictement rien dire et utilisé pour enfumer le bas peuple
      « élevé » c’est quoi? référence?
      « risque » ce mot n’a pas plus de sens que celui au-dessus. C’est facile à comprendre. Rouler à 300km/h pour Prost et moi, le risque est-il le même?
      Acheter des actions pour Guillaume ou moi, le risque est-il le même?
      « élevée » idem, aucun sens si pas de référence.

      Mais globalement, je suis assez en phase avec le sens de l’article. 😉

  3. Je ne comprend pas votre réaction.

    Exemple si j’achète un bien avec une décote de 35% sur sa valeur réelle actuelle et que je le revend immédiatement avec une décote de 5% pour m’en défaire rapidement je gagne donc 30%.

    Le seul risque c’est qu’il y ait une baisse des prix de plus de 35% en qq mois. La probabilité est tellement faible qu’elle peut être considérée comme nulle même si elle ne l’est pas. CQFD

    Bien évidement ce genre d’exemple est bien rare mais certains en trouvent et en profitent.

    Autrement dit, s’il existe bien des généralités comme celle que vous énoncez pour la masse des épargnants il y a quand même des exceptions.

    C’était le sens de mes propos.

    • « si j’achète un bien avec une décote de 35% sur sa valeur réelle actuelle « .

      Ma réponse est très simple : Pourquoi le vendeur accepterait il de vendre un bien à 65% de sa valeur réelle ? Quel serait l’idiot qui accepterait ce deal ?

      Et puis : Puisque le bien est à vendre à 65% de sa véritable valeur, il doit y avoir une quantité impressionnante de personne disposée à l’acheter ? La demande doit être très forte ?

      Et dans un marché, lorsque la demande est très forte alors que l’offre est constante, le prix augmente pour atteindre sa valeur de marché.

      Donc, pouvez vous m’expliquer pourquoi le bien serait il vendu à 65% de sa valeur réelle ?

      • Je pensais avoir répondu dans mon premier message.

        Si le bien est à vendre avec une décote de 35% c’est que le vendeur est pris à la gorge et qu’il n’a plus le luxe d’attendre (saisie ou faillite dans qq semaines)

        Dans ce cas très peu d’acquéreurs sont informés donc ils ne sont pas nombreux.

        En plus si le bien avec sa décote de 35% vaut quand même 200 millions avouez qu’il n’est pas facile de trouver un acheteur en si peu de temps.

        Mais il est aussi possible que le propriétaire n’ai pas intérêt à faire savoir qu’il est en difficulté ce qui rendra la diffusion sur la vente du bien moins large…

        Mais si par exemple 200 acquéreurs peuvent mettre chacun 500 K€ alors pour eux 200 millions c’est jouable avec un apport de 100 millions et un emprunt de 100 millions.

        C’est ce que propose certains Club Deal qui rassemblent des engagements de souscripteurs qui seront en mesure de répondre à un appel de fonds en qq jours lorsqu’une opportunité se présentera.

        Dans cet exemple avec une décote de 35% et un emprunt de 50% l’espérance de gain est de 70% et le risque, avouez le, est quasi inexistant CQFD

        • C’est donc qu’il s’agit du prix du marché ! Et dans ce cas, la prise de risque de l’acheteur tient dans sa capacité à ne pas avoir besoin de le vendre au moment moment et donc d’avoir le temps de trouver l’acheteur qui acceptera de le payer 35% plus cher.

          Il y a bien une prise de risque !

          • et c’est surtout le risque que dans 10 ans, au moment de la revente, le marché soit aussi porteur …

            • Mais il n’est pas question d’attendre 10 ans pour revendre le bien, le but c’est de concrétiser la revente rapidement, évidement…

              Le bien peut simplement être conservé le temps de lui donner de la valeur (travaux et recherche de locataire qui commencera avant la fin des travaux pour que celui-ci entre juste a la fin du chantier).

              Dès le locataire trouvé (avant la fin du chantier) le bien est mis en vente.

              Donc selon le bien acheté la durée de conservation peut aller jusqu’à 3 maxi mais dans ce cas le bien aura pris bien plus de valeur encore car il aura été rénové et en plus il sera occupé par un locataire (entreprise) avec un bail neuf d’au moins 9 ans ce qui rassure toujours l’acheteur et le locataire sera de première qualité.

              Dans ce cas le rendement de 70% grimpe et peut doubler.

            • Comme vous l’avez compris si le bien est conservé 2/3 ans et que donc pendant ce temps le marché peut baisser cela est plus que compensé par les 2 valeurs ajoutées que son les travaux et la signature d’un bail de 9 ans avec locataire de qualité. Donc dans ce cas en fait le risque a plus de chance de baisser.

              N’ais-je pas raison ?

          • Désolé mais je n’ai rien compris à ce dernier message pouvez vous reformuler.

            Tout ce que je dis c’est :
            Le club deal achète 35% sous le prix marché et le revend le bien qq temps après au prix marché.

            Le seul risque c’est qu’il y ait une baisse du marché de plus de 35% entre l’achat et la vente. La probabilité est tellement faible qu’elle peut être considérée comme nulle même si elle ne l’est pas. CQFD

            Le rendement de 70% est important et le risque est faible (à mon avis) le risque n’est donc pas en rapport avec le rendement.

      • Tant qu’une offre n’est pas émise, on ne peut pas soupçonner la décote…
        Une offre qui arrive au bon moment, auprès du bon vendeur, crée parfois une opportunité intéressante en remaniant/rénovant le bien et en se projetant sur un marché que n’avait pas exploité le vendeur. La décote se provoque, se devine, elle ne tombe pas tout cru sur le Bon C…
        Je n’ai encore jamais vu d’annonce du type « vendeur à bout de souffle, sans problème d’argent, se débarrasse de son bien à gros potentiel dont le crédit est remboursé. Faire offre » ^^

        • Merci de faire cette belle synthèse de ma pensée.

        • Ce n’est pas parce que vous n’avez aucune chance de voir ce genre d’annonce tout simplement car elles n’existent pas que ce type d’opportunité n’existe pas et j’en veux pour preuve que le cas exposé correspond à une situation réelle sur laquelle je suis investi.

          Maintenant il est évident que c’est à l’acheteur de s’informer sur la situation du vendeur ce qui est plus simple lorsque celui ci est une entreprise. Et ce sont bien évidement ces informations qui font comprendre qu’une décote s’impose. C’est un rapport de force entre les parties, rien d’autre. Mais tout cela ne sont que des évidences…

  4. OK avec Solvinz…

    Le débat ci -dessus part de la séduisante phrase d’Olivier Spb :
    « « Si vous vous servez de bon sens, le risque génère une espérance de rendement. Quant à écrire que « Le risque générerait du rendement à coup sûr » c’est une absurdité intellectuelle car qui dit certitude de rendement dit absence de risque. »

    …avec laquelle on ne peut qu’être d’accord, et qui a sollicité les neurones de Guillaume au point de vouloir en faire un article…
    Malheureusement, on retrouve ici le biais bien français et cause de nos déboires nationaux, de vouloir à toute force trouver une illustration, un exemple, une situation réelle qui cadre et rentre – parfois avec reformatage- dans cette phrase, qui devient de facto un référent.

    On en vient presque à discuter du sexe des anges, à y investir une énergie folle dans le seul travail de faire coïncider les situations réelles vécues avec une assertion, qui bien que sensée, ne représente pas forcément tout le Réel.

    Il faudrait plutôt partir de situations ou opportunités advenant, et ALORS, se poser la question si cette affaire est risquée, et quelle part de risque notre psychologie peut accepter.

    La catégorisation à tout prix peut faire perdre du temps si elle est a priori de l’expérience proposée.

    Ce qui n’empêche pas le débat intellectuel, loin s’en faut…..

    Je dis ça……. :=))

    • « « «Si vous vous servez de bon sens, le risque génère une espérance de rendement. Quant à écrire que « Le risque générerait du rendement à coup sûr » c’est une absurdité intellectuelle car qui dit certitude de rendement dit absence de risque. » »

      Pour ma part c’est une telle évidence que je ne comprends même pas le débat !!!!!
      Et de là à y voir du « talent », il faut tout de suite que je regarde sur Wikipédia la définition de ce mot !

      • OlivierSPb says:

        Personnellement je n’ai aucune prétention en la matière. Je me suis contenté de relever un propos absurde qui démontre la faiblesse du raisonnement de son auteur.

  5. En effet risquer ne veut pas dire gagner à tout les coups, ce serait trop simple.

  6. Tiens, on illustre le sujet et on relance la polémique, à double tête qui plus est !!……

     » L’étude du NBER contredit ainsi l’une des hypothèses fondamentales de la théorie financière, selon laquelle un risque accru se traduit par un rendement supérieur. »

    https://www.letemps.ch/economie/2018/01/22/limmobilier-long-terme-cest-mieux-actions

    L’immobilier, à long terme, c’est encore mieux que les actions

    La performance à long terme des placements ignore souvent l’actif le plus important du portefeuille, l’immobilier. Pourtant, entre 1870 et aujourd’hui, son rendement est nettement supérieur à celui des autres classes d’actifs

    Karl Marx prévoyait un déclin du taux de rendement à long terme. Il a eu tort, sur ce point comme sur d’autres, même si l’anti-capitalisme reste à la mode. En effet le rendement du capital ne tombe de loin pas à zéro comme l’anticipait l’auteur du Capital. Ni dans les actions, ni dans les obligations, ni dans l’immobilier, ainsi qu’en témoigne une étude de quatre économistes travaillant à la Bundesbank, à la Fed, à l’Université de Bonn et à celle de Californie («The Rate of Return on Everything, 1870-2015», Òscar Jordà, Katharina Knoll, Dmitry Kuvshinov, Moritz Schularick et Alan M. Taylor, NBER Working Paper No 24112).

    Le plus performant de l’histoire moderne
    A l’inverse de nombreux autres documents, les auteurs intègrent dans leurs calculs le principal actif de l’épargnant, à savoir l’immobilier. Ils se penchent sur 16 pays, y compris la Suisse, durant la période de 1870 à 2015. Ils excluent toutefois les phases d’hyperinflation afin, disent-ils, de se concentrer sur les tendances sous-jacentes.

    Premier enseignement de l’étude, l’immobilier résidentiel est «le placement le plus performant de l’histoire moderne». Le rendement réel, mesuré selon la méthode des loyers, atteint 7,05%, contre 6,89% en moyenne pour les actions, 2,5% les obligations et 1% le marché monétaire.

    L’amplitude des cycles immobiliers (au maximum 16% et un plus bas de –4%) a été inférieure à celle des bourses. Les actions ont souvent été victimes de phases de bulles et de krachs, à l’image de 1929, 2001 et 2008. Les écarts de rendement ont été plus modestes pour la pierre que pour les actions. L’étude du NBER contredit ainsi l’une des hypothèses fondamentales de la théorie financière, selon laquelle un risque accru se traduit par un rendement supérieur.
    L’immobilier surperforme entre 1870 et la Deuxième Guerre. Les actions prennent certes le relais et font mieux que l’immobilier après 1950 (8,28% contre 7,44%), mais seulement au prix d’une augmentation du risque, mesuré en termes de volatilité. Le meilleur rendement ajusté du risque est donc celui de l’immobilier, selon l’étude.

    Après la Deuxième Guerre mondiale, l’immobilier est la meilleure classe d’actifs au sein de trois pays, les actions au sein de neuf autres. Mais sur les presque 150 ans, dans les 16 pays, l’immobilier présente le meilleur rendement ajusté du risque (ratio de Sharpe, soit l’écart de rendement du placement par rapport au rendement sans risque, double de celui des actions).

    En termes de diversification des risques, la pierre est de meilleure qualité que les actions. Le rendement de l’immobilier est resté très local, si bien que les divers marchés immobiliers sont peu corrélés. Par contre, la corrélation entre les bourses s’est sensiblement accrue ces dernières décennies sous l’effet de la globalisation.

    La corrélation entre les deux classes d’actifs les plus performantes, les actions et l’immobilier, a été forte avant 1939, mais les deux classes d’actifs ont suivi des chemins divergents par la suite. Pendant l’inflation des années 1970, les actions ont souffert alors que l’immobilier s’est révélé une protection satisfaisante.

    L’exception suisse
    Durant les guerres, les rendements des placements ont souvent été très bas, selon les pays, et parfois négatifs. Mais, étrangement, certains pays sont parvenus à offrir de solides rendements réels pendant la Seconde Guerre mondiale. C’est le cas de l’immobilier suisse (3,08% par an) et des actions suisses (1,32%).

    En Suisse, sur toute la période analysée, le rendement annuel réel des actions (6,71%) dépasse celui de l’immobilier (5,63%). A partir de 1980, l’avantage en faveur des actions est encore plus marqué (10,06% contre 6,19%). Les pays qui confirment la règle d’une surperformance de l’immobilier par rapport aux actions sont: France, Allemagne, Suède, Pays-Bas, Japon, Portugal, Norvège, Danemark, Belgique.

    En Suisse, le rendement réel des obligations (2,41% en moyenne) est légèrement supérieur à la moyenne mondiale. Il se limite à 2,33% après 1950 et 3,35% après 1980. Dans certains pays, dont la France, le rendement réel du marché monétaire, le placement «sûr» par excellence, est négatif en moyenne sur toute la période. En Suisse, il est proche de la moyenne mondiale (0,89%). Les placements réputés sûrs comme les obligations d’Etat offrent une bien maigre sécurité. Leur volatilité est forte en raison des périodes d’inflation et de guerre. En temps de paix, la performance annuelle moyenne ne dépasse pas 1 à 3% dans la plupart des pays.

  7. OlivierSPb says:

    Un rendement à venir sur un investissement n’est jamais qu’une espérance de rendement.
    Un risque n’est jamais qu’une probabilité qu’un évènement contraire à mes anticipations ou un évènement non anticipé surviennent. Un évènement négatif est ce qu’on appelle dans l’assurance dommage un sinistre.
    Dans le cas des opérations financières (Pitié, foutez-moi la paix avec vos conneries sur les pseudo-différences entre investissement, placement et spéculation), un sinistre se traduit par:
    – Une rentabilité de mon opération inférieure à celle anticipée, voire nulle.
    – Une perte de toute ou partie du capital.

    Puis-je chiffrer un risque?
    Bien évidemment non. Je peux tout au plus l’évaluer, c’est d’ailleurs le travail des actuaires dans les compagnies d’assurances qui sont des mathématiciens et des statisticien pointus.
    Mais la seule information dont nous disposons en général fait référence au passé, et faute de références autres, nous sommes bien obligés de nous en satisfaire.
    C’est le cas des titres vifs et des OPCVM ou pour nombre de prévisions on est obligé de se fier à la volatilité historique, pour essayer de modéliser l’évolution future. Cette volatilité historique peut éventuellement être corrigée d’une façon en fait pifométrique si nous estimons que la probabilité d’un autre évènement que nous anticipons aura un impact sur la volatilité.
    De même, un assureur-dommages peut introduire une variable comme les modifications climatiques pour corriger les probabilités de survenance de catastrophes naturelles. Et ils ont tous des équipes de haut niveau qui travaillent là-dessus.
    Jusque là que des tautologies, »Il pleut des vérités premières, tendons nos rouges tabliers! » (Courteline).

    Les intervenants sont-ils égaux devant une opération?
    Bien évidemment, non. Et pour des tas de raisons.
    Par exemple:
    – Une différence de moyens. Exemple, dans l’immobilier la vente à la découpe permet de faire des marges très confortables avec des risques que je juge très faibles simplement parce que l’opérateur à les moyens ou la surface financière pour acheter en bloc un ou des immeubles.
    – Une différence de connaissance du marché. Autre exemple immobilier, un marchand de bien éventuellement rénovateur sait mieux apprécier le potentiel de revente d’un bien éventuellement après rénovation que l’épargnant moyen. Il achète en dessous du marché moyen pour vendre au dessus du marché moyen. Tout le monde comprend que le prix du m² moyen n’est qu’une référence assez vague et que les variations de valeur entre des biens ayant le même m² moyen de référence peuvent être importantes en raison d’une foultitude de critères: voisinage, exposition, etc…
    – Une différence de technicité. Dans le cadre des opérations complexes sur les marchés financiers, de brillants mathématiciens planchent sur des modèles, chaque intervenant à son propre modèle et tous les modèles ne se valent pas.
    – L’accès à l’information. Le délit d’initié est répréhensible mais le fait que ce soit un délit prouve l’importance de l’information. Le fait de l’avoir avant tout le monde. Nathan Rothschild a multiplié par vingt la fortune familiale déjà colossale en une nuit en ayant avant tout le monde l’information sur la défaite à Waterloo de Napoléon. Aujourd’hui quelques secondes, voire millisecondes suffisent à faire une différence. Les banques qui font du trading à très haute fréquence installent leurs ordinateurs le plus près des ordinateurs centraux du marché pour gagner des millisecondes.
    etc.
    Donc le but du jeu c’est d’avoir la plus fiable prévision du bénéfice possible avec la meilleure estimation des risques en ayant le meilleur avantage compétitif.
    Après c’est à chacun de décider si le jeu en vaut la chandelle.
    C’est pour cela que, malgré ce que je lis parfois dans ce blog, personne ne détient la solution miracle. Il n’y a pas d’investissement sans risque.
    Et surtout n’oubliez pas de vous servir de votre bon sens.

    • « Pitié, foutez-moi la paix avec vos conneries sur les pseudo-différences entre investissement, placement et spéculation), »

      => si vous y arrivez OSpb je vous paye un magnum, car c’est une quasi scie musicale ici…. !!!!

      Enfin, je ne pense pas avoir lu ici que qqun détenait la solution miracle ????? ou cela m’a échappé…..

      • OlivierSPb says:

        Ben, il y a quelqu’un qui a quand même écrit qu’il suffisait d’acheter de l’immobilier et que c’était sans risque et rentable…
        Elle pas belle la vie?
        Ps: Bien noté pour le magnum.
        @Ankou et @GF: fichez-moi la paix et je vous offre une bouteille pour 2 (Très belle manipulation de marché! Encore un avantage compétitif! 😉 )

        • « Ce qui se conçoit bien s’énonce clairement – Et les mots pour le dire arrivent aisément »
          C’est pas moi qui le dis, mais je sais que dans le monde fou qui est malheureusement le notre aujourd’hui, là où la Finance a plus d’importance que l’Homme, on se fiche complètement de la poésie, encore plus de l’Art Poétique.

          On connait Draghi, mais pas Despréaux.

          C’est triste.

          Utilisez donc avec le même mot des choses qui n’ont strictement rien à voir entre elles, vous tombez dans le panneau tendu par lémédias et les castes au Pouvoir.

          Alors @sven pseudo différences dites-vous? les mots peut-être, le français est si riche, mais pas ce qui est sous-tendu derrière les mots a bien plus d’importance. Désolé de le redire, mais un investissement n(a rien à voir avec un placement, quant à la spéculation ça n’a rien à faire ici, ce n’est que qualifier les 2 mots précédents.

          Il y a des Placements spéculatifs
          Il y a des investissements spéculatifs

          Si ce sont les mots qui vous hérissent, peu importe, utilisez-en 2 autres dont le sens correspond à l’idée.

          Tiens, je vais faire un HS: savez-vous que 90% de la richesse produite dans le monde en 2017 est allé aux 1% les plus riches?
          Trouvez-vous ça normal?
          Pas moi.

          En toute amitié 😉

          • OlivierSPb says:

            Tout d’abord votre statistique me semble erronées. Elle est probablement issue de la très contestée étude Oxfam.
            Mais ce n’est pas ce que dit cette étude. Elle dit que le top 1% possède plus que les autres autres 99%, c’est-à-dire que les 1% possèdent plus de 50% de la richesse mondiale.
            Et en plus ainsi que dit en préambule, elle est largement contestée.
            Merci de citer vos sources cela éclairerait le débat.
            Mais admettons ce chiffre.
            Et alors? Je sais bien que vous allez jeter à la figure les dictateurs, les mafieux, les trafiquants de drogue, etc…
            Mais si vous parcourez le Top 500 de Forbes, vous constaterez qu’il y a bien peu d’héritiers.
            Plus de 90% du TOP 500 doivent leur fortune à leur talent.
            Je ne vois rien de honteux à cela.
            Et comme ils continuent à exercer leurs talents, il me parait logique que leur fortune s’accroissent plus vite que celle des autres. Pour moi rien de scandaleux.
            Que M. Jack Ma fondateur d’Alibaba soit dans cette liste et qu’il continue à s’enrichir à une vitesse météoritique suscite de ma part plus des applaudissements que des sifflets. A ce que je sache il ne vole personne.
            Bon maintenant si vous voulez être Robespierriste, Khmer rouge ou Mélenchoniste et couper toutes les têtes qui dépassent, allez-y mais avant cela regardez le passé (URSS, Cuba, Cambodge) et constatez vous-même que quand les riches maigrissent, les pauvres meurent de faim.
            Qu’il y ait des fortunes malhonnêtes, je suis d’accord mais il y a des lois pour cela, qu’on les applique mais foutez la paix aux fortunes honnêtes.
            Pierre Daninos dans Les Carnets du Major Thompson faisait dire à son héros qui entendait quelqu’un récriminer sur le quai d’une gare à propos de ceux qui voyageaient en première: je te fouterais tout le monde en seconde! que c’était un trait bien français, ce désir d’égalité par le bas.
            Plutôt que de raboter tout ce qui dépasse, je pense qu’à moins qu’il ne se satisfasse de son sort, toute personne désireuse de voyage en première devrait songer à le faire par son travail et en utilisant ses talents.
            Maintenant si vous considérez que les riches voyageurs de première doivent payer pour que tout le monde voyage en première cela à un nom le communisme. Et cela ne marche pas, n’a jamais marché et ne marchera jamais.
            Mon but dans la vie n’est pas de figurer dans le Top 500, mais l’existence d’un Top 500 ne me gêne pas.
            Quand j’étais petit et que nous nous disputions sur la taille des parts du gâteau dominicale (C’est pas juste il en a une plus grosse part que moi!), mes parents nous disaient qu’on ne regarde pas dans l’assiette des autres.
            C’est ce que je fais aujourd’hui, je regarde ma part de gâteau, je suis très content qu’elle croisse le plus vite possible et je me contrefiche que celle du voisin soit plus grosse ou croisse plus vite.
            Donc:
            1) C’est normal qu’ils s’enrichissent plus vite que les autres simplement parce qu’ils ont plus de talent.
            2) Cela ne me choque pas.

            • OlivierSPb says:

              Ps: Mais il est vrai que je ne suis qu’un cynique spéculateur et non pas un altruiste investisseur flottant au dessus de la mêlée sur un nuage de vertu.

              • OlivierSPb says:

                PPs: Parabole des talents  » À celui qui a, on donnera encore,
                et il sera dans l’abondance ;
                mais celui qui n’a rien
                se verra enlever même ce qu’il a. »
                🙂

            • « Tout d’abord votre statistique me semble erronées »

              Ce n’est pas la mienne. Et je n’ai pas l’habitude de dire de (grosses) erreurs, c’est pas le genre de la maison.

              Voici la source, désolé, je ne faisais qu’appel à ma mémoire qui est très mauvaise, c’est 82% et non 90 mais strictement rien à voir avec ce que vous dites.

              http://www.liberation.fr/planete/2018/01/22/les-plus-riches-ont-accapare-82-de-la-richesse-mondiale-en-2017_1624294

              « A ce que je sache il ne vole personne » Si, vous, moi, et tous les autres. La distribution des richesses est scandaleuse.
              Refusant la polémique, et le détournement de mes idées, je stoppe mes commentaires sur le reste.

              Mais votre conclusion me choque beaucoup, vraiment beaucoup.

              • OlivierSPb says:

                Allez voir sur le site de l’Oxfam nulle part vous ne trouverez cette statistique.
                C’est pas parce que c’est écrit dans le journal que c’est vrai…
                En plus prendre l’Oxfam comme référence quand on connait son activisme, c’est comme prendre la Pravda de l’URSS comme source d’information.
                Si vous vous sentez volé par Bill Gates et Microsoft, prenez Linux, c’est gratuit ou par M. Bezos n’achetez pas sur Amazon. je ne vois pas en quoi ils volent qui que ce soit.
                La répartition des richesses est scandaleuse, ce n’est jamais qu’une affirmation gratuite qui est votre opinion et pas la mienne.
                Mais il est vrai que l’on peut peu contre l’envie, l’aigreur et la jalousie.
                Quant à votre état de choc sur ma conclusion, je vous laisse deviner cela ce que cela me fait….

          • Ankou, je ne faisais que reprendre les termes d’OSpb, d’où les guillemets, vous eussiez du le savoir, vous, si féru de poésie….

            Rappelez-vous que les dissensions premières des humains viennent du sous-jacent des mots, différents pour tout un chacun qui le colore de sa subjectivité intense, de par son histoire, ses blessures jamais refermées, son contexte politique, bref tout ce petit paquet prétendument « personnel » qui adhère si bien à la psyché brinquebalante qu’on s’écharpera sur la sémantique alors même que l’on est d’accord au delà des mots, et ce jusqu’au meurtre !!

            Voyez les joutes au sein des CA, des assemblées (cela commence à deux) des associations, des amis….

            C’est le triste privilège de nos sociétés évoluées que de détacher le signifié et le signifiant, et ce jusqu’à la nausée délétère.

            Sans oublier le manque d’écoute du au nombrilisme smartphonesque….

            Mais ce ci est une autre histoire, dont on ne fait que commencer à mesurer les effets sidérants…….

        • … A manipulateur, manipulateur et demie….. qui vous dit :

          – que le magnum ne sera pas que le simple contenant, donc bien en deça de vos espérances

          – qu’il ne s’auto-détruira pas si vous le transmettez à d’autres (double retour de flamme)

          – que les deux autres précités vont se laisser soudoyer ainsi sans dénonciation préalable au grand master des fèqueniouz?

          ……. Que la déloyauté et la vilenie sont monnaie courante en ce bas monde :=))

          • OlivierSPb says:

            Et oui, belle démonstration que les manipulations de marché peuvent finir en flop!
            Remarquez que je ne suis guère étonné mais c’était fait pour le fun!
            Tant pis je boirai de l’eau de Vichy en disant 3 rosaires pour le pardon de mes péchés!
            Sven, serrez ma haire avec ma discipline,
            Et priez que toujours le Ciel vous illumine.
            (Tartuffe)

            • « Croyez bien que le Ciel ne m’oublie point
              Alors même que scpis déclinent
              Car bureaux éhontés se montent au loin
              Pour que foncières à jamais ne se minent »

              Pourtant…..

              Boire ainsi de l’eau de Vichy
              LIquide choisi par dépit
              Vous mène droit à forfaiture
              d’un Maréchal sans nul azur
              (Sven)

              J’ai eu la chance il y a une quinzaine de voir Michel Bouquet dans Tartuffe, justement, un grand moment de théâtre français, par ce jeune monsieur de 93 ans, qui montre de façon éclatante l’actualité incroyable de Molière.
              Une illustration qu’hélas il est des choses qu’on ne peut voir en villes plus petites, il ne fait plus de tournées (et illustrant ainsi, par le menu et sans mépris aucun, notre propos sur « pourquoi habite t on les métropoles? »)

    • bernadote says:

      Votre démonstration est très claire. Donc à chacun de déterminer son « risque acceptable ».

  8. Ah Immo, Immo chéri !!

    En français, surtout en français dans le texte

    Quand je pense qu’un quotidien titre que les élus veulent réorienter l’épargne des français… vers autre chose que l’immobilier….

    Pourquoi pas si cela semble déséquilibré (cela reste à prouver que cela est néfaste) mais la vraie question demeure :

    Avec les résultats dont tout gouvernement depuis des décennies a montré amplement les limites, de quoi je me mêle ????

    • OlivierSPb says:

      Pouce levé! +1
      Que le gouvernement s’occupe de couper dans les dépenses inutiles et fiche la paix à l’épargnant!

      • Gouvernement, régalien tu dois être, régalien tu dois rester, tel est ta limite !
        Sinon … hé bien tu vois où tu as mené ton pays !

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