Lentement, sans trop de bruit, ni fracas, l’univers bancaire monopolistique est en train de se fissurer de partout. Le financement de l’économie évolue, lentement mais surement, vers moins d’intermédiation et davantage d’implication de l’épargnant.

Les récentes innovations mises en avant par le gouvernement pourraient passer inaperçues, mais il s’agit, à mon sens, d’un virage stratégique et structurel du financement de l’économie.

Nous sommes en train de passer d’un financement bancaire de l’économie à un financement désintermédié ou l’épargnant décidera de l’affectation ou de l’investissement de son épargne. Il s’agit là d’une véritable révolution financière pour l’épargnant habitué au Zéro Risque, ou du moins habitué à ce que d’autres assument le risque à sa place : Les normes de solvabilité, les crises financières successives ont démontré la fragilité du système bancaire, la croissance de demain passera très certainement par une épargne (abondante en France) davantage investie dans l’économie réelle.

Les récentes nouvelles dispositions législatives abondent très largement en ce sens. Nous parlons bien évidemment du contrat d’assurance vie Euro-croissance, mais également de la récente création du PEA-PME ou encore de l’avancée majeure sur le thème du Crowdfunding

Retenez bien ces trois sujets majeurs (Assurance vie Euro-croissance, PEA-PME et crowdfunding) car ils seront au cœur de la gestion de votre patrimoine dans les années à venir. Comme nous l’écrivions dans cet article « Le crowdfunding, une révolution financière pour investir dans l’économie réelle ?« : 

Votre épargne participe au développement de la croissance mais rarement directement. L’épargne rentre dans le cycle de financement de l’économie et parfois s’y perd.

C’est la multiplication des intermédiaires (banque, société de gestion, promoteur, …), mais surtout des règles de contrôle et de surveillance de ces derniers qui se révèle contre productif et limite le financement de la croissance.

L’épargne est abondante mais le dysfonctionnement du cycle de financement de l’économie conduit à une mauvaise affectation de cette épargne

Le PEA-PME, Le crowfunding et le contrat d’assurance vie Euro-croissance pourrait permettre de fluidifier le financement de la croissance et permettre un meilleur niveau de rémunération pour l’épargne des Français.

 

Pour mémoire, vous pouvez relire ces articles qui vous expliquerons l’intérêt de ces nouvelles solutions :

 

Avec ces nouvelles solutions d’investissement, l’épargnant est encouragé à investir directement dans l’économie réelle. Plus besoin de passer votre épargne aux banques pour assurer le bon financement de l’économie, les épargnants pourront choisir l’usage qu’il feront de leur épargne. Pour le moment, tout cela n’est qu’embryonnaire, mais le développement pourrait être considérable.

 

Comment PEA-PME permet il d’investir dans l’économie réelle et dans la croissance ?

Le PEA-PME permettra à l’épargnant d’investir dans les entreprises de la catégorie des PME de deux manières différentes : soit directement en se portant acquéreur de parts de l’entreprise (action) mais également, et c’est la véritable innovation du PEA-PME, en ce portant acquéreur d’obligation de la PME (via des FCP). L’épargnant pourra seulement « prêter » de l’argent au PME pour financer leur croissance.

Les FCP éligibles au PEA-PME devront investir au moins 75% de leur actif dans les PME ETI, dont 50% d’actions. Autrement dît, pour un FCP intégralement investi, la part obligataire pourra représenter jusqu’à 50% de l’encours. C’est une excellente nouvelle ! L’investissement obligataire est limité à l’investissement indirect par l’intermédiaire de FCP, mais cette première ouverte donne un véritable avantage à l’ouverture d’un PEA-PME. (Cf article « PEA PME : Possibilité de l’ouvrir dans une autre banque, mais pas d’obligation en direct)

Au delà d’un simple « placement » en actions, qui revêt parfois un caractère spéculatif éloigné de l’économie réelle, le PEA-PME de part son ouverture sur l’investissement obligataire remplit parfaitement son objectif de faire participer l’épargnant au financement de l’économie.

 

 

Comment le crowdfunding permet il d’investir dans l’économie réelle et dans la croissance ?

Le crowfunding, c’est le financement participatif : Chaque épargnant peut prendre part à une aventure entrepreneuriale et participer à la création ou au développement d’une entreprise.

Chacun peut devenir Business Angel. Bien évidemment, il ne s’agit pas d’un placement sans risque, mais cette capacité disruptive à créer de la valeur (ou du moins à participer à la création d’une nouvelle valeur ajoutée) doit être source de rentabilité pour l’épargnant. La seule manière de s’enrichir c’est la création d’entreprise … avec le crowfunding chaque épargnant pourra profiter des bonnes idées de certains pour valoriser leur capital.

C’est véritablement enthousiasmant !! (D’ailleurs peut être qu’un jour, lorsque leblogpatrimoine.com aura des velléités de croissance, nous ferons appel au crowdfunding pour vous associer à notre croissance 🙂 ). Voilà une illustration parfaite du crowdfunding.

 

Comment le contrat d’assurance vie Euro-croissance permet il d’investir dans l’économie réelle et dans la croissance ?

De la même manière que la PEA-PME ou l’avènement du crowdfunding, le contrat d’assurance vie Euro-croissance permet d’investir dans la croissance, mais contrairement au deux autres solutions, l’épargnant ne prend aucun risque en capital. La compagnie d’assurance vie reprend son rôle originel et assume les risques à la place de l’épargnant.

La compagnie d’assurance vie investir l’épargne des contrat d’assurance vie Euro-croissance dans l’économie réelle via des emprunts obligataires corporates, des actions ou autres mais proposera une garantie intégrale du capital à échéance d’une période de 8 ans. Aucun risque pour l’épargnant, rendement meilleur … Le contrat Euro-croissance pourrait bien être au coeur de vos placements financiers dès 2015 (date des premiers contrats).

 

 

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5 Comments

  1. Si on prend les performances avant frais de gestion des Fip et FCPI (source morningstar au 31Dec2013), depuis leurs « inception », 80% ont un rendement annualisé négatif. Depuis 2010, 75% des fonds ont un rendement annualisé compris entre -6% et 2%. Seul le quartile supérieur répond aux attentes en terme de rendement, mais toujours avant frais de gestion. Aussi après les frais de gestion, qui devraient être l’équivalent des Fip et FCPI, soit 5% en moy, le PEA PME, fera perdre de l ‘argent aux particuliers au bout de 5 ans (durée de détention pour bénéficier de la carotte fiscale)… J y vois juste une manière de reporter un risque, historiquement géré par les banques, sur les particuliers. Les banques se constituant une nouvelle situation de rente avec les frais de gestion, et en diminuant son risque sur le financement du tissu économique local… Ai je un regard trop critique??? L’avenir nous le dira…

    • Je ne suis pas suffisamment expert, mais pas loin de votre analyse.

      La clé c’est: quels sont les frais à payer, et à qui?

    •  »
      J y vois juste une manière de reporter un risque, historiquement géré par les banques, sur les particuliers
       »

      Je ne pourrais pas dire mieux. A 100% d’accord et plus généralement, c’est l’attitude globale de ce type d’établissements: ils abandonnent leur métier premier (celui de gestionnaire/assureur de risques) pour devenir rentier

  2. Et que fait l’Etat, trop stupide ou trop complice???

    Joseph Stiglitz, prix nobel d’économie et qui fut chef économiste à la Banque Mondial, explique bien, dans son livre « Quand le capitalisme perd la tête », comment le modèle économique des banques a changé dans les années 70 (Vive les 3D « Dérèglementation, Décloisenement, Désintermédiation), oubliant les obligations de moyen (car je ne parle pas des obligations de résultat), et percevant des frais et commissions pour toutes opérations bancaires.

    Parlons de la gestion de votre épargne! Qu elle perde 42% (2008) ou gagne 13% (2013), la facture sera toujours la même : frais de gestion + frais de garde… Vive la recherche de performance relative par nos gérants de fonds, tant qu’on suit l’indice de référence (ex CAC40) à +ou- 2%, tout va bien, mission accomplie… Alors quid de notre épargne de long terme dont le rendement doit, un jour répondre à nos attentes patrimoniales. Peut importe, dans 20 ans, ces gérants ne seront plus là (sauf quelques rare exceptions).

    A quand la généralisation de ces gérants impliqués financièrement dans leur fond, comme dans ces belles maisons de gestion que sont Carmignac ou Financière de l’Echiquier ou ces gérant recherchant une performance absolue et régulière (jusqu’ici réservée surtout aux plus haut revenus via des véhicules du type gestion alternative).

    Soyons factuel et parlons de chiffres : Depuis 1997, la performance absolue fait moins bien que le CAC en territoire positif, mais beaucoup mieux en territoire négatif. Résultat, la performance absolue est plus régulière sur le long terme. On obtient sur la période (1997-2013), + 372,62% (indice BHFI de référence, regroupant 2510 hedge funds et fonds alternatifs dans le monde) contre +12,18% pour le CAC40 et +144,25% pour le S&P500.

    Heureusement, avec la norme européenne UCITS, nous devrions rattraper notre retard sur les anglosaxons.

    Malheureusement, le rapport de Reinhold & Partner, sur l’attractivité de la France en matière de gestion alternative, commandé par l’AFG est sans appel : Performance décevante compte tenu du style de gestion, par manque de … prise de risque, ou devrais je dire, une très mauvaise gestion du risque, tant les banques françaises n’ont plus l’habitude d’en prendre…

    La grande question est sur quelle classe d’actif investir sur le long terme, quand nos objectifs patrimoniaux prioritaires sont nos retraites ou le financement des études de nos enfants…?

    Merci pour vos solutions!

  3. Fredy Gosse says:

    Euro croissance??déjà dépassé selon Montebourg , avant même la sortie des décrets d’application..Notre grand Timonier a eu une révélation , il faut empêcher le capitalisme étranger de s’emparer de nos entreprises nationales ruinées ou trop endettées par les efforts de nos politiciens depuis 40ans.Comment faire ?l’Etat n’a plus un sou et ses représentants ont promis à l’UE de ne plus s’endetter .Euréka, il a trouvé ne pouvant plus nationaliser les entreprises , il va nationaliser les sous des épargnants ayant souscrit des fonds en euros.. 1300 milliards c’est son fonds de pension à lui .aurait il déclaré…il faut obliger les assureurs à transformer les fonds en euros en machines obligatoires à renflouer les vaisseaux fantômes français « nanardisés » par 40 ans de fuite en avant et de refus de la mondialisation
    sauf le respect que je devrais lui montrer en tant que ministre….le seul mot qui me vient à l’esprit c’est « jobastre » (désolé je voudrais être plus poli mais là je ne vois pas)
    si les assurances vies ne souscrivent plus aux émissions du Trésor …les taux des emprunt français vont ils rester ce qu’ils sont? A combien la dette française montera?d’autant que si Montebourg arrive à ses fins,il a oublié que beaucoup d’investisseurs sont étrangers ,si on touche à leurs libertés d’allocation du capital alors ils iront voir ailleurs.quelqu’un peut il lui expliquer comment fonctionne le capitalisme?
    Par ailleurs un tel afflux de liquidité ferait monter dans un premier temps les actions des nanards mais ….très rapidement le meilleur système au monde que personne ne copie ,continuera ses effets et après avoir brûlé le capital des épargnants on sera de nouveau dans la situation présente…
    ça sent le sapin toute cette histoire

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