– Avertissement : le « Défi 6 % » est une initiative pédagogique qui vise à montrer qu’une prise de risque maîtrisée permet d’obtenir un rendement supérieur à celui des placements sans risque. Le défi 6% ne fournit aucun conseil ou recommandation d’investissement. – Une initiative d’Arnaud SYLVAIN, Conseiller financier indépendant.

La défiance des épargnants envers les placements financiers risqués (actions, SICAV…) est d’autant plus regrettable que ces placements procurent des rendements élevés à long terme. Ils sont donc adaptés à la préparation de la retraite, objectif régulièrement cité par les épargnants.

Le « défi 6 % » vise à vous réconcilier avec les placements financiers risqués. Il s’agit d’obtenir un rendement annuel moyen de 6 % à partir de supports disponibles au sein d’un contrat d’assurance vie (unités de compte et fonds en euros).

 

Les Français se méfient des placements financiers risqués qui sont pourtant parmi les plus rentables à long terme.

D’après l’Insee, le patrimoine des Français est composé de 61 % d’actifs non financiers (essentiellement immobilier) et de 39 % d’actifs financiers.

Parmi les placements financiers, les épargnants plébiscitent les placements bancaires et les fonds en euros des contrats d’assurance vie. Année après année, les enquêtes le confirment : les Français se méfient des placements financiers risqués.

 

 

Or, plusieurs études indiquent que les actions représenteraient pourtant un des meilleurs placements à long terme.

 

Comment dès lors expliquer cette désaffection, d’autant plus que la préparation de la retraite est l’un des principaux objectifs des épargnants français ?

Parmi les explications avancées, le pessimisme exacerbé des Français est parfois avancé. Mais s’ils avaient si peur de l’avenir, pourquoi n’épargneraient-ils pas sur les supports les plus rémunérateurs ?

Une autre explication serait le manque de culture financière. Cette piste semble beaucoup plus sérieuse, comme en témoigne l’appétence des épargnants Français pour les placements qui leur promettent à la fois la sécurité et un rendement élevé.

Cet engouement a d’ailleurs conduit l’AMF à multiplier ses actions de communication pour mettre en garde les épargnants.

Nul besoin de revenir sur les nombreux placements sécuritaires et rentables qui se sont finalement révélé des escroqueries, le Blog Patrimoine s’en fait régulièrement l’écho.

 

Que ce soit par pessimisme ou par manque d’intérêt, les Français ont-ils vraiment raison de se méfier des placements financiers risqués ?

 

Et si le risque payait ?

Face à la défiance et aux préjugés des épargnants, rien de mieux qu’un exemple pour montrer l’intérêt d’utiliser ces supports pour se constituer une épargne de long terme.

En conséquence, il semble intéressant de vous proposer (en accord avec Guillaume Fonteneau) l’expérience suivante : la construction et le suivi d’un portefeuille au sein d’un contrat d’assurance vie avec l’objectif d’atteindre un rendement annuel moyen de l’ordre de 6 %. Irréaliste ? Non, car ce n’est pas une promesse mais un objectif.

Pourquoi cet objectif ? Parce qu’un rendement de 6% est très supérieur à celui des placements sans risque, fonds en euros notamment, et qu’il paraît tout à fait atteignable. En revanche, il implique bien évidemment de prendre des risques.

 

Fonds en euros : des rendements qui se réduisent au rythme des taux d’intérêt

 

Cet objectif de rendement élevé vous permettra de vérifier la relation positive entre le rendement et le risque (n’oubliez pas qu’il n’existe pas de placement sans risque et à rentabilité élevée). Pour les placements financiers, le risque se matérialise entre autres par la volatilité.

Le portefeuille qui sera construit et suivi connaîtra donc des fluctuations. C’est pour cela que ses performances devront être appréciées sur le long terme. Il ne s’agit pas de procurer 6% par an, mais 6% en moyenne par an.

Vous l’aurez compris, l’objectif de cette expérience est de vous montrer que le risque paie à condition de disposer d’un horizon temporel suffisamment long et de respecter une stratégie éprouvée.

 

6%, c’est beaucoup ?

Si l’on se fie au rendement des placements sans risque – les fonds en euros « classiques » délivrent actuellement un rendement proche de 2% par an – cet objectif de 6% peut effectivement sembler ambitieux. Lorsqu’il est comparé à celui des différents actifs financiers, il apparaît plutôt raisonnable.

Il est ainsi proche du rendement des SCPI et des obligations sur longue période, et sensiblement moins élevé que celui des actions. Cet objectif ne devrait donc pas impliquer de prise de risque excessive.

 

Défi 6 % : Une expérience originale, transparente et sans filet

Afin que cette expérience soit la plus convaincante et la plus transparente possible, elle sera réelle. Je veux vous prouver que le risque paie et qu’un conseiller financier peut vous apporter une véritable valeur ajoutée.

Je souscrirai donc un contrat d’assurance vie et je vous montrerai pas à pas comment je construis et comment je gère une allocation d’actifs destinée à procurer un rendement moyen de 6% par an.

Chaque mois, je publierai sur le Blog Patrimoine une copie d’écran indiquant la composition et la valorisation du portefeuille.

 

Attention ! Certains pourront être tentés de répliquer le portefeuille expérimental, surtout si les performances sont bonnes. Ils devront préalablement s’assurer que ce portefeuille est cohérent avec leur profil de risque et leurs objectifs.Pourquoi tiens-je à vous convaincre d’investir sur des supports financiers risqués ? Parce que je pense que ce type de placements représente une véritable opportunité pour les épargnants qui souhaitent valoriser un capital sur le long terme.Placer son argent sur des supports sans risque alors qu’on dispose d’un horizon de placement conséquent est une erreur.

 

 

 

Et maintenant ?

  • Je vous expliquerai fin juin pourquoi j’ai choisi un rendement cible de 6% et ce qu’un tel rendement implique comme volatilité.

 

  • Fin juillet, je vous présenterai le contrat d’assurance vie que j’ai retenu et je vous expliquerai les raison de mon choix. Je vous annoncerai également les montants sui seront consacrés à cette expérience.

 

  • Fin Août, je vous détaillerai la stratégie pour atteindre un rendement annuel moyen de 6 % sur les dix prochaines années.

 

  • A partir de fin septembre, je vous livrerai un reporting mensuel.

 

Cette expérience est menée en partenariat avec Le Blog Patrimoine car c’est un haut lieu de débats et de controverses (merci Guillaume Fonteneau). Je compte donc sur vous pour formuler commentaires et remarques, et à poser vos questions.

 

Arnaud Sylvain

Conseiller financier indépendant




155 Comments

  1. Vincent says:

    Pourquoi les gens se tournent vers l’immobilier? Leffet levier du crédit peut être…
    Rdt net d’impôts de 5% avec des sommes que l’on n’a pas c’est intéressant. Mais ça prend plus de temps je vous l’accorde.
    Perso je fais les 2.

    • Gilles.DR315 says:

      L’investisseur français aime bien voir ce qu’il achète. Même une plaquette pour de l’immobilier sur papier glacé çà marche bien. Voiture, immeuble, bijoux, tableau… on admire avec ses yeux, et çà lui parle. La fluctuation est là, et pourtant elle en devient secondaire.

      Contrairement au placement, où la fluctuation est regardé tout de suite en premier. C’est une promesse, c’est du vent, c’est du simple papier avec un taux aléatoire. Mes clients s’en foutent. Ils ne voient que l’aspect négatif. C’est désespérant.

    • OlivierSPb says:

      Rendement net d’impôts à 5% dans l’immobilier, soit vous êtes non imposables soit vous avez la mine d’or, car cela suppose un rendement net avant IRPP à 2 chiffres si vous êtes dans une TMI élevée.

  2. 6% pourquoi pas, mais est-ce vraiment le rendement qui est important ? Pas certain. On a oublié le risque et le couple rendement/risque. Comme la valeur des actifs augmente globalement depuis 7 ans, en raison du crédit pas cher, tout le monde semble avoir oublié la notion de risque. Je serais plus intéressé par un sujet sur « une allocation patrimoniale à toute épreuve » qu’un sujet mettant en avant l’unique rendement. Et puis il y a le sujet de l’assurance vie et des fonds en général. Gestion de Fortune a récemment sorti une analyse des frais annuels. La moyenne ressort à 4,5% par an environ si on prend en compte le millefeuille de frais. Ce qui veut dire que le sous-jacent doit en réalité dégager une perf de 10% pour servir du 6% net in fine. Quel est le risque pris pour un rendement de 10% brut ? Sur une échelle DICI cela revient à sélectionner des fonds notés 6 ou 7. L’épargnant est-il alors prêt à vivre les drawdown de 2008 sans sourciller ? Quand tout va bien, le risque est facile à vendre, mais quand survient un krack, c’est une autre histoire… Il suffit d’en parler avec ceux qui ont vécu 2001, 2008 et 2011 pour comprendre que ce n’est pas si simple. Après, l’exercice demeure intéressant, et je impatient de lire les commentaires de chacun sur le sujet. Bravo d’oser le sujet dans tous les cas 🙂

    • Bonsoir Pierre,

      J’ai prévu d’aborder le risque et les frais ultérieurement. Je ne voudrais pas tout dévoiler maintenant mais effectivement, le rendement n’est pas le seul critère.

      L’objectif sera d’atteindre 6 % de rendement, mais avec une volatilité contrôlée et inférieure à 10%, soit un niveau de 4 sur l’échelle DICI.

      Quant aux frais, c’est parce qu’ils peuvent avoir un impact non négligeable que je choisirai soigneusement le contrat d’assurance vie qui accueillera le portefeuille expérimental.

      Je suis également d’accord avec vous, cet exercice aura d’autant plus d’intérêt que les marchés seront chahutés. Les chances de succès seront moindres, mais il y aura de l’action et de vraies décisions à prendre.

      A suivre 😉

      Arnaud Sylvain

      • Par expérience, ce qui est compliqué c’est d’anticiper d’où peut venir le risque et d’adapter une stratégie en conséquent. Par exemple un fond obligataire peut ne pas refléter la qualité du rating des actifs qui le compose, comme on a pu le voir avec la crise des subprimes. Le consensus n’a pas toujours raison (on le voit bien avec le pétrole par exemple) et les partis-pris d’outsider courageux et difficiles à tenir (cf. le très bon film « The Big Short »). Les notes DICI ne reflètent à mon sens que très imparfaitement le risque des fonds car se basent sur des comportements passés et une ultra normalisation des critères. Ainsi des fonds noté 2 ou 3 peuvent être en réalité très sensibles avec une crises qui intègre de nouveaux risques non identifiés auparavant. De la même manière un fond réputé risqué peut très bien se comporter en cas de crise. Donc l’exercice s’avère compliqué, car comme vous le dites, c’est une crise qui révèlera la pertinence de votre stratégie. Et les crises ne se ressemblent pas donc difficile à modéliser. Il convient également de mettre en place une allocation comportant des actifs qui ne soient pas corrélés entre eux. Or là encore c’est un exercice délicat. Mais par-dessus tout, je pense réellement qu’il convient de s’affranchir – dans la mesure du possible – du joug couteux de l’AV et des sociétés de gestion pour retrouver des solutions qui reflètent au mieux la performance brute des sous-jacents sur lesquels l’investisseur s’engage. Il existe en réalité une vie en dehors de l’assurance-vie et des société de gestion (si, si !) et encore trop rares sont ceux qui s’y intéressent vraiment. Ce sont les entrepreneurs actifs de leurs patrimoine, curieux et passionnés par d’autres critères extra financiers, n’ayant pas peur du regard des autres pour oser aller à contre-courant. Et dans ce cas on est dans des gains à 2 chiffres avec des risques bien compris et cantonnés. Mais je trouve néanmoins votre exercice intéressant et suis curieux d’en voir les résultats, que j’espère différents de ce que j’ai pu voir jusqu’à présent. Il y a toujours de la place pour l’innovation 😉

  3. Thierry says:

    Bonne idée, à suivre donc…

  4. Philippe says:

    Quantalys pour ne citer que ce site propose déjà des portefeuilles multiples en assurance vie, PEA eu autres supports en fonction des niveaux de risques, volatilités … que vous configurez

  5. Badtimes says:

    Regardez le nombre de français qui détenaient un portefeuille d’actions il y a 30/40 ans et ce nombre aujourd’hui réduit à peau de chagrin: pourquoi cette désaffection? Ils se sont pris 3 ou 4 crash qui leur a tout fait perdre, chat echaude craint l’eau froide!!

  6. julien bonnetouche says:

    Voilà un sujet intéressant et fort à propos concernant d’un client qui se présente chez un CGP dans le but de souscrire une assurance vie et qui espère du 6% comme expliqué ci dessus ;

    Nous avons un CAC à 5500. c’est à dire à son plus haut niveau depuis très longtemps sauf juste avant la crise des valeurs internet de 2000. Et un dow jones juste en dessous des 25000.

    Petit exercice de dissertation à l’intention des CGP : faut il rentrer maintenant ? si oui que privilégier, et de quelle manière ?
    Question subsidiaire : pour ceux qui seraient déjà investis, faut il sortir maintenant ?

    Que peut on attendre de l’évolution des différents marchés, et Pourquoi ?

    On appréciera les réponses claires et argumentées. Merci d’avance

    Julien

  7. Patrick says:

    A ce stade du cycle, ce sera difficile de faire du 6% annuel, au moins sur les prochaines années.
    J’ai hâte de voir le développement de l’expérience promise par Arnaud.

  8. Très bonne initiative
    De la transparence dans l’investissement boursier ce n’est pas courant

    Toutefois 6% cela me paraît faible par rapport à l’immobilier ou si c’est bien mené les 10% sont souvent la règle (et je ne parle pas de la location saisonnière ou c’est plutôt dans les 20%)

    • Suis d’accord avec vous. Mais vous oubliez que l’assurance-vie est un support couteux, avec des frais de l’ordre de 4% par an en réalité. Il y aura toujours un gagnant, l’assureur. Moins certain pour l’investisseur qui ne fait que prêter en réalité ses fonds à ,l’assureur et qui prend tous les risques 🙁
      La location saisonnière est en effet une très bonne piste à mon sens.

      • il y a des frais aussi 🙂
        mais la fiscalité du meublé est plus douce

        • julien bonnetouche says:

          Désolé Pierre,
          pas d’accord avec vous .
          Vous n’êtes pas loueur en meublé ( saisonnier ou pas) sans quoi vous ne donneriez pas ces rendements fantaisistes qui n’ont rien à voir avec la réalité.
          NB : on peut atteindre du 10% brut dans certaines villes de province, mais depuis 10 ans on a une perte en capital de l’ordre de 30%
          Quant au saisonnier, c’est justement limité à la saison d’été en général. après il n’y a plus personne pour louer.
          Et pour Paris c’est maintenant interdit.

      • OlivierSPb says:

        Vraiment vous avez des chiffres surprenants. D’où sortez vous ces 4% de frais sur l’AV?

        • Effectivement, à part des frais de gestion de l’ordre de 0,5%/0,6% par an sur les UCs je ne vois d’où viens ce chiffre à 4%…d’autant plus que les arbitrages sont gratuits et sans fiscalité.

          • OlivierSPb says:

            Pas toujours gratuits les arbitrages… Cela dépend des contrats…

            Mais Pierre a vraiment des chiffres étonnants: 20% de rendement pour le saisonnier et 10% pour le reste…
            On doit vivre dans un monde parallèle… 😉

        • page 13 de l’édition spéciale « Guide 2018 des partenaires des CGPI » édité par Gestion de Fortune.

          • OlivierSPb says:

            Je pense qu’il s’agit d’une coquille et qu’ils visaient plutôt 0,4%.
            Certains CGP sont gourmands en commissions mais d’ici à proposer des produits chargés à 4%, quand même (A part les primes périodiques précomptées).

            • Je ne pense pas qu’il s’agisse d’une coquille. Cela rejoins également mes conclusions. Entre les frais du contrat lui-même (frais de gestion entre autres) et ceux internes aux UC, ce chiffre est vraissemblable.

              • Il semblerait que ces frais soient proches de 3 % lorsqu’on tient compte des frais internes. Attention néanmoins, les fraisinternes sont déjà comptés dans les performances (nettes) qui sont communiquées.

                Plus d’infos ici :

                https://www.cbanque.com/actu/67781/assurance-vie-en-unites-de-compte-3-de-frais-en-moyenne

                • Je vous rejoins sur les perf nettes. Mon propos souligne en réalité le coût global des solutions propoées à travers des fonds versus des solutions « en direct » (titres non cotés, club deal, crowdfunding, investissements en direct…) qui sortent des perf à 2 chiffres.

                  • Ok pour tenir compte des frais de gestion du contrat UC mais pour les frais internes d’une UC c’est porter à confusion puisque seule la performance nette est communiquée.
                    Quand au coût global,même avec des frais dépassant les 3% en tenant compte des frais de surperformance si les UCs en question affiche des performances à 2 chiffres ( H2o multibonds ,multistratégie, Indépendance et Expansion, Pluvalca Initiative pme, id france smidcaps…) c’est le plus important à mon sens.

                    • En effet quand tout monte, personne ne regarde rien. Si le marché est flat, la perf négative à cause des frais est plus compliquée à expliquée. Et si il y a un incident majeur, alors il n’y a plus personne… Il faut le vivre pour le croire et on a tendance à oublier cet aspect depuis 7 ans…

                  • OlivierSPb says:

                    Non ce n’est pas cela. Les frais « internes » qui sont les frais des UC correspondent aux commissions de gestion des UC, en général des OPCVM.
                    Vous les paierez de toute façon même si vous les mettez sur un compte-titres.
                    Donc rien à avoir avec le contrat.
                    Ces frais sont très faciles à connaître pour les OPCVM, il sont affichés sur le site de l’AMF pour les OPCM français ou passeportés et sur des tas de bases de données pour les autres, par exemple Morningstar.
                    Les seules commissions de l’assureurs sont les Fg du contrat en général de 0,60 à 1%.
                    Pour les OPCVM, comptez 0,8-1,2% pour les obligs, 1,2 1,5% pour les actions européennes et US, et 1,5-1,80% pour les exotiques: emerging…
                    Pour les ETP: de 0,15% à 0,45%.
                    Un contrat investit 100% en UC et dans de bonnes UC ne devrait pas voir la performance brute amputée de 0,8% pour le contrat et 1,2% en moyenne pour les UC.
                    Mais une fois encore, les frais des UC vont dans la poche du gestionnaire du fonds et pas de l’assureur.

    • OlivierSPb says:

      C’est quoi ce délire du rendement de 20% de la location saisonnière? J’aimerais bien voir un exemple…

      • Perso, je suis à 20% sur mes biens immo gérés en direct. Je suis en province, je précise. Le dernier a été acheté en 2017. Ca prend du temps et un peu d’imagination, mais ça tourne bien. Je suis CGP dans un cabinet associé avec d’autres CGP qui obtiennent également ces perf, donc rien d’extraordinaire…
        Il faut juste être entrepreneur de son patrimoine et bien acheter.

        • OlivierSPb says:

          Exposez nous donc un cas:
          – Description du bien
          – Prix d’achat
          – Prix de location
          – TO,
          – PNL.
          Etc…
          Cela contribuera à notre éducation et formation.
          Mais vous êtes un bien curieux CGP qui arrive à trouver 4% dur les AV.
          Puisque vous êtes professionnel, vous n’aurez donc aucun mal à nous citer quelques exemples.

          • Pour les frais relatifs aux actifs détenus dans les AV, je vous invite à vous procurer le guide 2018 des partenaires des CGPI, édité par Gestion de Fortune. Page 13 il ya un joli tableau qui détaille tout ça 🙂
            Pour mes cas d’investissement immo à 20% trop long à développer ici, mais pour faire simple: achat de grandes surfaces de bureau découpés en petits box, achat de terrain avec construction de petites unités louées en saisonnier, achat d’une maison pourrie mais bien placée sur axe passant avec transfo du RDC en local commercial avec vitrine + bureau à l’étage, découpage d’un T4 pour colocation, etc. Avec de l’imagination et du temps. Rendement brut de 20% permettant un autofinancement sur 15 ans environ.

            • OlivierSPb says:

              Je me fiche du guide 2018. Je voudrait voir des exemples concrets ce qui ne devrait pas vous poser de problèmes puisque vous êtes CGP
              Je sur que GF publierait avec plaisir un article de vous avec études de cas et chiffres précis car il est fan de la notion d’entrepreneur du patrimoine.
              Allez partagez votre martingale!

              • J’ai pas de martingale, juste du bon sens et du temps passé à étudier des solutions qui me semblent intéressantes, comme dans les cas immobiliers que je vous ai présenté. Si je vous dis que j’investis en direct dans des sociétés plutôt que d’investir dans des fonds qui eux-même investissent dans des sociétés, il n’y a rien d’extraordinaire. J’évite juste les frais de gestion, les com de superformance, les commissions des intermédiaires, les frais d’arbitrage, parfois les frais de constitution ou d’entrée… Rien de magique, juste une étude rigoureuse des dossiers. Une bonne diversification sur des convictions fortes, une enveloppe fiscale appropriée, et beaucoup de rencontres avec des personnes avec la même approche. Et je ne suis pas le seul à avoir cette approche, croyez-moi ! Je suis CGP mais mon client principal, c’est moi-même…;-)

                • OlivierSPb says:

                  Faites-nous une étude de cas comme dans les Grandes Ecoles, cela nous passionnera, parce que les conseils en termes génériques: huile de coude, bon sens, vigilance, c’est bof!

                  • Pas d’étude de cas comme dans les grandes écoles, j’ai déjà donné à Paris IX Dauphine et ailleurs, mais surtout du temps passé à faire son éducation financière sur le terrain, dans le réel, avec des prises de risques, des associations avec d’autres pros. Trop long à détailler ici, il faudrait écrire un livre sur le sujet et encore, chaque histoire est tellement singulière en immobilier en direct et sur la prise de participation dans des entreprises. C’est un métier qui ne s’apprend pas en 10 lignes sur un blog en geekant derrière un écran 🙂

                    • OlivierSPb says:

                      Oh my God! Dauphine une grande école? Premières nouvelles, j’ai toujours cru que c’était une fac.

                • OlivierSPb says:

                  Bien sur la demande d’étude de cas ne concerne pas l’AV et les titres mais concerne l’immobilier.

                  • Badtimes says:

                    20% avec l’immobilier avec la fiscalité actuelle même Julien Bonnetuche va se trouver ridicule avec ses rendements à lui qui même avec déjà un bon montage me semble t il est très loin de cette performance. Il va être écœuré!!!!

  9. 6% rendement annuel sur les 10 prochaines années…si on se fie 10 dernières années 2008-2018 cet objectif est facilement atteignable.
    Mais quoi qu’il en soit, c’est un objectif de rendement et non un rendement garanti…
    Un fonds comme h2o multistrategies a par exemple un objectif de 10/15% par an sur la durée…

    • Patrick says:

      Et si on déplace un peu le curseur, juste d’une année : de 2007 à 2017. L’objectif est-il toujours aussi facilement atteignable?

      • Même en comptant 2008, les années derrière ont été tellement haussières ( sur les actions / obligations) avec les QE que cet objectif a été atteint même par des fonds relativement prudent comme Sextant Grand Large ou Hmg rendement.
        Et largement dépassé si on mettait du risque sur des fonds actions.
        Même chez nous , les fonds petites capitalisations ont progressé de manière importante.

        Mais comme on ne sait pas de quoi sera fait l’avenir…curieux de voir la méthode employée pour obtenir ce rendement.

  10. Jean Claude says:

    Je salue cette initiative , car elle va avoir un caractére extrémement pédagogique car Arnaud Sylvain
    va expliciter les arguments qui le conduisent a ses choix , et cela permettra des échanges nourris .
    Au fur et a mesure nous verrons le marché bouger et le portefeuille réagir . Le blog va laisser une tracabilité des positions de chacun et un regard a posteriori sera ultra interessant !
    Bravo a l’initiateur car l’experience est en live , il va se  » mouiller  » !

  11. martins says:

    Très bonne initiative qui permettra de voir d’autres véhicules complémentaires à l’immobilier qui n’autorisent pas le levier du crédit, il est vrai, mais qui ont aussi d’autres avantages tels que la liberté de gérer ou arbitrer rapidement….
    Nous avons la chance en France d’avoir quelques maisons de gestion de très grande qualité avec des bons résultats sur de nombreuses années…
    bien amicalement
    Antonio

  12. Fredy Gosse says:

    initiative courageuse voir téméraire mais bravo

  13. OlivierSPb says:

    Très bien, mais faut-il attendre 10 ans pour voir si cela marche, parce qu’en 2/3 mois tout peut arriver et cela ne prouve pas grand chose.

    • En fait le concept revient à une gestion pilotée.
      S’il faut attendre 10 ans , c’est sur que c’est long pour la démonstration.
      Mais j’imagine que la stratégie sera expliquée au fur et à mesure.

      • OlivierSPb says:

        Oui mais le problème est qu’une stratégie conçue par un esprit bien constitué semble toujours judicieuse, en plus si elle est bien exposée…
        Après qu’elle marche ou pas , seule l’expérience le montre.
        Je pense que l’on va donc avoir en fait un modèle d’allocations d’actifs plus ou moins dynamique avec d’éventuels changements des allocations plus ou moins fréquents. Bon maintenant pour savoir si ce modèle produit 6% par en en moyenne (Et non 6% chaque année), rendez-vous en 2028!
        Et je pense qu’il serait intéressant de connaître les raisons du choix de la perf de 6% dès le départ et non à la fin (Laquelle d’ailleurs)?

        • Bonjour Olivier,

          Vous avez tout compris, ce sera une allocation cible qui sera ajustée et révisée régulièrement. pour l’alimentation du portefeuille, une mise initiale et des versement réguliers pour lisser les points d’entrée. Rien de révolutionnaire, juste une méthodologie simple appliquée avec rigueur.

          Pourquoi 6% ? Parce que ce rendement annuel doit pouvoir être atteint avec une volatilité relativement limitée. Cela permettra donc une convergence assez rapide (en termes d’années quand même) vers l’objectif moyen.

          Après, cela dépendra aussi des marchés. Il est certain que si une correction violente devait intervenir en septembre, ce serait un peu compliqué.

          J’aurais pu fixer 4%, mais cela aurait n’aurait eu que peu d’intérêt (qui veut prendre des risques pour 4% ?). J’aurais pu fixer 10%, mai il aurait fallu prendre de gros risques et l’expérience aurait pu tourner court.

          6% me paraît donc un bon compromis.

          AS

          • OlivierSPb says:

            Et puis pour les CGP, dire que l’on vise les 10%, ce la fait chimérique et peu sérieux, le client va se méfier s’il à un Q.I. supérieur à une paramécie.
            4% cela ne fait pas rêver!
            6% cela fait cossu et raisonnable.
            Pour faire scientifique vous auriez du dire entre 5,5 et 6,5%.
            😉

  14. Je suis impatient de suivre cette expérience, même si je l’ai déjà un peu vécue. 6% annualisé c’est en effet ce que j’ai réalisé depuis 2007 et c’est justement ce que j’espérais faire en débutant cet investissement. Mais cela a été tellement chaotique…Je me vois bien refaire autant sur 20 ans mais je ne saurais être aussi affirmatif sur 10 ans où c’est plus aléatoire. J’espère, comme d’autres que vous expliquerez ce qui vous rend si sûr de vous dès le départ.

    • Bonjour,

      Pour être franc, je ne dispose d’aucune baguette magique ni martingale et je ne peux vous garantir que j’atteindrai l’objectif de 6%.

      J’espère en revanche que cette expérience permettra de vérifier que le risque peut payer s’il est correctement maîtrisé.

      AS

  15. 6% c’est assez vague
    – Moyenne annuelle cible sur combien d’années (5,10,20 ?)
    – Quelle volatilité, sachant que le monitoring de cette dernière répond à deux objectifs:
    a/ offrir à bon compte le moyen de sortir (totalement ou partiellement) en cours de route
    b/ Gérer ses émotions lors des phases baissières
    – Frais inclus ?

    • OlivierSPb says:

      L’idée est assez intéressante.
      Mais au lieu de jouer aux jeux de piste en dévoilant certains éléments fin juin, fin juillet, fin août, fin septembre pourquoi ne pas faire un exposé clair et structuré donnant ces informations (Choix de l’objectif, support, stratégie, reporting) dès le départ.
      Le teasing c’est sympa en pub, cela fait du trafic sur le blog, mais en finance c’est un peu gonflant…
      Je repose donc la question, une fois que l’on sait tout cela, comment on vérifie que la stratégie et son exécution permet d’atteindre l’objectif car comme on se situe dans la durée, même 6 mois ne sont pas significatifs et poireauter plusieurs années, c’est un peu longuet…
      A moins que l’on soit dans une promotion éditoriale d’un mandat de conseil en allocation d’actifs…. 😉

      • Il m’est difficile de vous donner toutes les informations tout de suite parce que cela demande du temps et que j’en ai malheureusement assez peu. Je vais néanmoins essayer d’accélérer le calendrier.

        Comment vérifier que la stratégie permet d’atteindre l’objectif ? Il n’y a que les résultats qui compteront, cela demandera donc un minimum de temps. J’espère que nous le mettrons à profit pour échanger et débattre 😉

        AS

        PS : Je pratique en effet le conseil en allocation d’actifs (gestion conseillée) pour les particuliers mais ça, c’est une autre histoire qui n’a pas sa place ici.

  16. Lol, ok avec Ospb…..

    Le propos est louable, mais comme certains ici se sont déjà mangé les hausses et baisses, que le net regorge de youtubeurs à martingale immo et aussi abondamment financière, il serait bon d’avoir l’alpha et l’omega du processus utilisé dès maintenant.
    Sinon rien de nouveau…
    Et attendre si longtemps, nous sommes ici beaucoup à l’avoir fait.
    Avec un bonheur inégal.
    « car sur le long terme les actions blabla rapportent plus que tout »… oui mais le long terme c’est dix ans ? le terme en vérité ne veut rien dire.
    Et si votre momentum de vie/sortie ne correspond pas à ce long terme, on recule la retraite? on évite de mourir? ou ne vend pas sa RP? on n’arbitre pas son immobilier ?

    Car ce teasing de process doit s’encastrer dans une politique patrimoniale globale, aussi…

    • Michel says:

      Olivier et Sven, vous dites à peu près la même chose, pleine de bon sens.
      Et vous Mr Arnaud qu’en dites vous ?

      • J’en dis que si vous attendez quelque chose de révolutionnaire, vous serez déçus…

        L’objectif, c’est 6% avec une volatilité acceptable.

        Quant à la méthode, elle est simple :

        1. Définition d’une allocation cible à partir de la théorie moderne (plus tant que ça) du portefeuille

        2. suivi du portefeuille : rééquilibrages réguliers et contrôle de la volatilité pour ne pas dépasser le niveau maximal. Lorsque l’allocation cible n’est plus adaptée, elle est ajustée.

        Par ailleurs, le portefeuille sera alimenté par des versements réguliers pour lisser les prix d’acquisition.

        Ce que je veux montrer avec cet exercice, c’est qu’en suivant une stratégie relativement simple et sans procéder à des arbitrages frénétiques, il est possible d’obtenir des performances correctes.

        En revanche, cela demande du temps car il faut suivre le portefeuille attentivement. La définition d’une allocation cible est insuffisante, le suivi du portefeuille est tout aussi important, si ce n’est plus.

        AS

  17. julien bonnetouche says:

    Bonjour,
    De toutes façons, Arnault Sylvain n’a pas de baguette magique il le dit lui même et surtout n’attendez pas d’un CGP qu’il se mouille !!

    Moi je vais me mouiller chiffres à l’appui, à l’intention de tous, excepté d’Olivier et Michel qui connaissent déjà mes positions :

    Comme personne n’envisage de répondre à mon appel sur «  faut il rentrer ou sortir du marché maintenant » je vais le faire moi même.

    Petit préambule :

    La bourse est depuis la fin des année 60 un placement extrêmement risqué, et tous ceux qui l’ont expérimenté, s’en sont mordu les doigts à plusieurs reprises : les crises du pétrole (73 et 78 ) la crise due à la guerre d’afganistan 1979 heureusement sauvée la Regan , la crise boursière de 1987, la guerre du golfe de 1991, la crise obligataire de 1994, la crise des technologiques de 2000 et 2008 dont tous se souviennent.
    A chaque fois c’était prendre un bouillon terrible dont on se remettait difficilement si l’on était rentré peu avant. (il fallait au moins 2/3 ans)

    la première question à se poser est la suivante : le monde d’aujourd’hui est il différent des 40 années passées ?

    La réponse est globalement oui, pour plusieurs raisons émanant de la mondialisation.

    Première raison : La crise de 2008 est probablement la dernière grande crise due à l’instabilité du monde économique, où les acteurs agissaient chacun dans leur coin sans trop tenir compte des conséquenses sur les autres.
    Cela ne veut pas dire qu’il n’y aura pas d’autres crises, mais elles seront différentes, et surtout gérées différemment, par une coordination mondiale au niveau des 3 grand blocs que sont l’Europe, les USA et la Chine.

    La deuxième raison est la faiblesse durable des taux, qui ne peuvent monter que très lentement, parce que les Etats ne pourraient pas suivre une hausse trop forte. ( remboursement de la dette )

    La troisième raison, est la révolution digitale qui donne une accélération à la croissance économique similaire à la révolution industrielle du 19eme siècle.

    La 4eme raison est l’injection de liquidités de la part des banques centrales, qui manifestement ne s’arrêtera pas tout de suite.

    Une 5eme raison non négligeable, est une mise au pas, petit à petit des dernières dictatures de quelques illuminés qui persistent encore. (le péril migratoire et islamiste concernant plusieurs centaines de millions d’individus est réel mais éconimiquelent négligeable pour le moment)

    Tout cela fait que les cycles qui juqsqu’ici rythmaient l’économie, ne sont plus les mêmes et ont tendance à s’allonger.

    Donc , si l’on considère, que l’on se trouve devant une période de croissance soutenue à l’échelon mondial (environ 4%) et une croissance régulière de 2 % dans les pays développés, on est en droit de penser que globalement la bourse peut croitre elle aussi de 6 % / an assez régulièrement sur un objectif de 5 /7 ans par exemple. ( après on verra)
    En réalité les bénéfices des entreprises multinationales peuvent se situer aux alentours de 10 %/an

    Maintenant si l’on regarde les choses à quelques mois :

    Le dow jones avait jusqu’en février 2018 surperformé, ce qui explique son repli brutal de 15 % ( on est passé de 27000 à 23000) et le CAC lui n’a baissé que de 10 % ( de 5500 à 5050)
    Récemment, le CAC est remonté a son plus haut, alors que Wall street est encore à 25000.
    C’est logique, puisque nous étions plus sages et que les résultats des entreprises du CAC laissent penser qu’il y a une encore marge de 6/8 % d’ici la fin de l’année.

    Le CAC 40 ne montera pas sans la bourse américaine, c’est bien connu, et heureusement, celle ci a bien d’autres arguments pour dépasser ses plus hauts d’ici la fin de l’année ( février 2019) : les réductions d’impôts, les investissements des entreprises qui sont importants de même que la consommation des ménages qui sera relancée par des augmentations de salaire tant aux USA qu’en Allemagne d’ailleurs.

    La conséquence de tout cela, c’est que bien sûr il fallait acheter au mieux vers fin février 2018 soit au creux de la baisse de cette année, mais qu’il y a encore une marge de progression pour les 8 mois à venir, et l’on peut légerement surperformer en atteignant les 6000 points sur le CAC 40.

    On pourrait aussi se dire qu’après la récente remontée de 5050 à 5550 on peut saisir une petite correction à 5400, mais c’est loin d’être certain compte tenu de la dynamique actuelle des marchés et aussi de la remontée brutale du dollar favorisant les entreprises européennes. Autrement dit il y a autant de chances de voir le CAC à 5650 dans les jours qui viennent qu’à 5400.
    La hausse du pétrole elle ne semble pas perturber le marché, puisqu’elle essentiellement due à l’Iran et que ce problème se règlera certainement. ( Trump a raison de se montrer ferme avec ces gens là)

    Une politique d’investissement raisonable me paraît dès lors la suivante :

    Utiliser des fonds de gestionnaires connus pour leur sérieux et leurs performances.

    Acheter progressivement dans les mois qui viennent de semaine en semaine. Et si en fin d’année on note une emballement, surtout de la bourse américaine (+ de 10% au-delà des 27000) ne pas hésiter à vendre pour se repositionner dans la foulée après une baisse de 10 à 15%.

    • Julien Bonnetouche,

      ça veut dire quoi « n’attendez pas d’un CGP qu’il se mouille » ? Comment dois-je le prendre ?

      AS

    • Michel says:

      « La hausse du pétrole elle ne semble pas perturber le marché, puisqu’elle essentiellement due à l’Iran et que ce problème se règlera certainement. ( Trump a raison de se montrer ferme avec ces gens là) »

      La hausse du pétrole ne peut pas être imputé à l’Iran, pour la bonne et simple raison qu’en 2015/2016 avant la levée des sanctions contre ce pays, le pétrole était au plu bas à 35$ le baril. Non en fait, c’est majoritairement l’Arabie Saoudite et maintenant la Russie qui font les cours. Ce premier pays a tout fait pour « casser » l’arrivée du pétrole de schiste Américain avec les résultats que l’on connaît aujourd’hui dont le plus important est sans doute la baisse importante des coûts d’exploitation de cette nouvelle technologique et aussi l’idée désormais largement répandue qu’il y a du pétrole pour 100, 200, 500, ….ans.
      Les nouvelles sanctions contre l’Iran, à mon avis, ne seront qu’un « soufflet » sur les cours du pétrole. Quand les infrastructures Américaines seront terminées pour exporter leur or noir et leur gaz, les prix devraient normalement baisser.

      • OlivierSPb says:

        Il est clair que le lobby pétrolier a joué un rôle important dans la décision de Trump sur l’Iran.
        Du pétrole il y en a pour des centaines années et d’ici là de nouvelles énergies seront arrivées (Pas des foutaises comme le solaire et l’éolien mais par exemple la fusion d’uranium appauvri).On dit que pendant la préhistoire certains Cro-Magnons se plaignaient qu’avec l’augmentation rapide de la population, il n’y aurait bientôt plus assez de silex pour allumer le feu… 😉

  18. Fredy Gosse says:

    si vous le dites..
    la sortie de l’Euro de l’Italie envisageable ?ou pas? conséquences
    un embrasement moyen orient possible ou jamais
    France jouant à l’ultra gauche ? impossible

    effondrement construction européenne suite aux prochaines élections?

    etc etc… j’admire votre optimisme

    • Michel says:

      Julien a oublié de dire que ses propos, outre Michel et OSpb, ne s’adressaient pas à vous également cher Freddy !!!
      Un Bullish est un Bullish, seul une nouvelle et bonne crise pourra le faire changer d’avis.
      J’ai essayé à multiples reprises de lui inculquer la théorie du chaos récidivant, mais rien à faire. Allez bonne chance, et sait-on jamais, si c’était vous qui aviez raison ???

      • OlivierSPb says:

        De toute bfaçon, Julien n’a même pas besoin de poster. On sait ce qu’il faut faire selon lui: j’achète, j’achète, j’achète, j’achète, j’achète, j’achète, j’achète, j’achète, j’achète, j’achète, j’achète, j’achète, j’achète, j’achète, j’achète, j’achète, j’achète, j’achète, j’achète, j’achète, j’achète, j’achète, j’achète, j’achète, j’achète, j’achète, j’achète, j’achète, j’achète, j’achète, ….

        • Michel says:

          Quand j’étais jeune et que je jouais au monopoly, je faisais cela, j’achetais, j’achetais, ..j’achetais, …. et très souvent je perdais tout…. ah cette put… de case « Prison » !!!

    • OlivierSPb says:

      Oui Fredy,
      Cela fait partie de toutes les incertitudes qui existent en ce moment. Et on peut faire confiance à Trump pour en rajouter.
      Cela peut créer des gros trous d’air mais pas déclencher l’Apocalypse.
      Bon JB considère que -10 à -20%, ce n’est pas bien grave moi cela me fout les boules….
      Examinons si vous le souhaitez vos hypothèses:
      – Italie. cela peut secouer mais une sortie de l’Euro semble peu probable, car le Président Mattarella a prévenu qu’il ne signerait pas une mesure qui ne soit pas financée. Et même si cela se produisait, certes ce n’est pas anodin, mais cela ne serait pas la fin du monde comme le disait Draghi lors de la crise grecque. Depuis le Brexit, même si les Rosbifs ne faisaient pas parti de la zone Euro, on a appris à relativiser. certes ce n’est pas prévu mais on peut faire confiance aux Italiens pour aider les Teutons à improviser. en cadeau Bonux, on aurait des vacances pas chères en Italie car il se dépêcherait de dévaluer leur nouvelle Lire. Cela secouerait fortement mais dans le supportable. mais il aurait mieux valu se mettre à l’abri avant. Risque d’occurrence faible.
      – Embrasement du Proche-Orient. Oui et non. Cela restera sans doute dans le domaine du raisonnable mais cela peut péter vraiment fort sans dégénérer totalement. Là, risque moyen mais très sérieux. Et puis Vladimir Vladimirovitch est là pour faire la police au moins en Syrie. A ce propos dans un discours d’ily a quelques semaines Vladimir Vladimirovitch avait annoncé que la Russie avait des armes de l’Apocalypse en montrant des images de synthèse ce qui avait fait rigoler les experts qui disaient que ce n’était que de la propagande. Manque de pot, certaines de ces armes ont défilées le 9 mai dont par exemple un missile à capacité nucléaire crédité jusqu’à 10 fois la vitesse du son donc inarrêtable avec les boucliers antimissiles et un chasseur furtif de supériorité aérienne le Soukhoï 57 qui fait passe le tout nouveau F35 Lightning pour un monomoteur de club. Curieux ces Russes, ils sont infoutus de faire une bagnole ou un avion civil mais dès qu’il s’agit de faire des armes, ils sont vraiment très bons. Au pentagone on est devenu moins jovial.
      – L’Ultra-Gauche. Là, je n’y crois pas. Mélenchon peut faire éventuellement de très bons scores mais cela s’est déjà vu dans le passé. Souvenez-vous qu’en 1969 le PC avec Jacques Duclos avait fait plus de 21% des voix au premier tour de la présidentielle. Risque très faible.
      – Effondrement de la construction européenne. S’il s’agit de tout détricoter, c’es grave, s’il s’agit de mettre en pause et de faire le ménage, c’est carrément une bonne nouvelle. Quand on voit les candidats (Albanie, Bosnie-Herzégovine, Kosovo, Macédoine, Monténégro, Serbie sans oublier la Turquie plus ou moins encore candidate), on se dit qu’il vaudrait mieux passer un interlude de 10 ans! Sans oublier qu’il yb a des candidats à l’Euro comme la Croatie qui aimeraient bien entrer pour faire un peu de QE! Effondrement non, longue pause, oui et c’est vraiment souhaitable.
      – Sans oublier tout ce que peut encore inventer Trumpy le Clown.
      Donc péril en la demeure non, incertitudes fortes, oui.
      Ma conclusion: Par prudence, ceusses qui ne sont pas en Bourse, allez jouer aux billes un peu ailleurs pour le moment, ceux qui y sont allégez vous. Vous louperez peut être un train de hausse mais dès que le brouillard se dissipera vous pourrez prendre cet éventuel train en marche. C’est l’avantage du train boursier par rapport à ceux que des feignasses de cheminots de la SNCF empêchent de rouler, on peut les prendre en marche!

      • Michel says:

         » A ce propos dans un discours d’ily a quelques semaines Vladimir Vladimirovitch avait annoncé que la Russie avait des armes de l’Apocalypse en montrant des images de synthèse ce qui avait fait rigoler les experts qui disaient que ce n’était que de la propagande. Manque de pot, certaines de ces armes ont défilées le 9 mai dont par exemple un missile à capacité nucléaire crédité jusqu’à 10 fois la vitesse du son donc inarrêtable avec les boucliers antimissiles et un chasseur furtif de supériorité aérienne le Soukhoï 57 qui fait passe le tout nouveau F35 Lightning pour un monomoteur de club »

        — Certes mais pensez-vous que les US sont en reste ? Ce serait une grave erreur de penser cela car avec un budget 3 fois supérieur à celui du 2ème mondial (La Chine) et presque 9 fois supérieur au 3ème (Russie), il n’est pas pensable que les US ne préparent pas la 3ème guerre mondiale. Et, à l’instar de la bombe atomique en 1945, quelle serait l’arme ultime pour les US ?
        Je pense qu’elle est ce qui ferait le maître technologique incontesté de ce 21ème siècle et qu’on appelait il y a quelques années encore « La guerre des étoiles ». Fort probable que les US n’ont pas abandonné ce projet de pouvoir frapper à partir de satellites appropriés, avec une précision chirurgicale et une puissance adaptée n’importe quel endroit de la planète en un temps très court. Ils y travaille en secret et au prochain conflit, tels les avions furtifs sortis de nul part pendant la guerre du golf, cette arme ultime ramènerait chacun à sa place !
        N’importe quel terroriste, groupe ou camp d’entrainement, …. pourra être détruit en quelques secondes seulement. Que vaudra le Soukhoï 57 de Vladimir Vladimirovitch face à une telle arme ?

  19. Badtimes says:

    De toute façon les US veulent conserver leur suprématie impérialiste à tout prix et Trump est suivi par toute la classe dirigeante. C’est pour ça que la Chine qui a une vision du temps différent du notre fait le dos rond en ce moment car ils savent que militairement ils ne sont pas prêts.
    A un moment pourtant, l’histore Nous l’a souvent appris seule la guerre peut régler ce problème, ce qui ne serait pas beau cette fois ci.
    Faisons comme Julien Bonnetouche restons optimiste invétéré et espérons que la révolution digitale donne de la croissance au monde entier. Ce que je doute. Seule les nouvelles energies ont permis de faire un bon en avant économique et pour le moment je n’en vois pas poindre à l’horizon, croisons les doigts.

    • Michel says:

      Vouloir la suprématie impérialiste, tous les grands pays la voudrait, même le moyen orient la voudrait. Mais entre vouloir et pouvoir, il y a une grande différence et c’est là qu’intervient la Technologie avec un grand T. Et il est vrai que là les Amerlocs ont une « guerre » d’avance. La question importante qui se pose est: est-ce qu’ils sont (toujours) prêts à venir défendre leur partenaires, notamment l’Europe, en cas de conflit majeur ?

      Quant à l’autre point que vous évoquez sur la guerre pour régler les pbs, complètement d’accord avec vous, et aussi sur le fait que ce ne devrait pas être très beau.

      Sur le plan économique, il y a quand même de l’espoir avec les nouvelles technologies (là encore trop Américaines): la voiture autonome, l’hyper loop, CRISPR Cas9, Falcon Heavy de Musk, IA, robots humanoïdes, etc…

  20. A Juju Bonnetouche

    Lire tout cela me laisse rêveur…

    Quand je pense que l’on en a brûlé ou exécuté pour moins que ça en place publique, se risquer à des pronostics avec des sous- jacents pseudo mathématiques entrelardés de supputations géopolitiques de basse volée…voyez les faits confrontés aux médias d’il y a 3 mois (Corée) ,5ans, 40 ans vous verrez que c’est le meilleur miroir de la vanité de l’extrapolation.

    Je ne découragerais personne ici de croire en des lendemains qui font chanter le tiroir caisse, mais votre serviteur ici présent s’est comporté comme les fameux singes des tests boursiers, et s’était risqué ,notamment lors de la poussée « dotcom de 2000, à trader plusieurs fois par jour en oubliant les fondamentaux des entreprises, et en revendant « au bon moment », avant la grande glissade et les chaussettes définitivement trouées de « moiJMMessiermaitredumonde »
    La récolte fut au delà des espérances, à l’abri pour 10 ans avec aucune technique digne de c e nom, donc je n’ai aucun mérite, que cela soit dit !!

    Aucune vaine gloire, aucun exemple, aucun enseignement à dispenser, mais le hasard ruine souvent le projet, le process étant au détour d’un mini-krach toujours plus fort et déroutant que ledit projet.

    Oui, Sysiphe aime son rocher, qui le lui rend bien…..

    Ainsi va notre sort d’inveestisseur, pas si terrible au demeurant….. :=))

  21. julien bonnetouche says:

    « ça veut dire quoi « n’attendez pas d’un CGP qu’il se mouille » ? Comment dois-je le prendre ? »

    Arnaud,

    l’intérêt d’un forum comme celui là, c’est de pouvoir dire autre chose que des platitudes ou de tomber dans le déjà vu et connu :

    Prenez le comme une incitation à la réflexion sur le dépassement de soi.

  22. Fredy Gosse says:

    SPb a ecrit
    « ar exemple un missile à capacité nucléaire crédité jusqu’à 10 fois la vitesse du son donc inarrêtable avec les boucliers antimissiles et un chasseur furtif de supériorité aérienne le Soukhoï 57 qui fait passe le tout nouveau F35 Lightning pour un monomoteur de club. Curieux ces Russes,  »

    on vous montre une maquette ? ou un vrai missile avec les caractéristiques prétendument annoncées… comment pourriez vous savoir,

    Pareil pour l’avion..
    les russes il ya quelques mois avaient amené leur plus gros porte avions au large de la Syrie après 2 avions perdus au décollage est à l’atterrissage il est vite rentré à la maison Pourquoi?
    mauvais pilotes .défaillance technique? mauvais farce électronique americaine?

    • Michel says:

      « …crédité jusqu’à 10 fois la vitesse du son donc inarrêtable avec les boucliers antimissiles… »

      Dommage pour les Russes, les bons « vieux » Français font désormais du Mach 15 !!!

      https://www.usinenouvelle.com/article/tir-d-essai-reussi-pour-le-missile-nucleaire-m51.N397107

      • OlivierSPb says:

        Tir d’essai réussi après un ratage. En série dans combien de temps: 5 ans, 10 ans?

        • Michel says:

          Je pense beaucoup moins: 1 à 3 ans! Y a du savoir faire à la DCN et autres Thalès,…

          • OlivierSPb says:

            Entre le 1er tir d’une fusée civile et son exploitation commerciale, il y a au moins 5 ans. Les technologie sont les mêmes.
            Plus dans le cadre de missile l’industrialisation de la production en série.
            5 ans cela serait déjà une prouesse.

            • Michel says:

              On est pas dans un « premier tir » mais l’amélioration/ perfectionnement d’un technologie existante.

    • OlivierSPb says:

      Le Soukhoï 57 qui ne doit entrere en service en 2019 a été utilisé avec les appareils de pré-série pour des opérations en Syrie.
      Non, ils n’ont pas utilisé leurs missiles pour aller vitrifier un coin de la planète histoire de convaincre!
      Un crash sur un PA, cela arrive tout le temps.
      Leur matériel militaire est reconnu internationalement. En 2017 ce sont les 2ièmes exportateurs au monde après les US et avant la France.

      • Fredy Gosse says:

        Forcement comme avait dit Vladimir moi vos embargos militaires c’est trés bien moi je ne suis pas concerné -:) mais il espionne bien aussi et parfois réalise mal le concordoff ?

        • OlivierSPb says:

          Le concordoski c’était les Soviets! Ben évidemment, tout le monde espionne tout le monde, c’est plus simple de voler les secrets que de trouver les procédés soi même.
          Tout le monde le fait. Les Ivanov bouclent tous les ans une poignée d’agents de renseignement qui s’intéressent de trop près à leur torpille Shkval. Torpille à supercavitation capable d’atteindre 200 nœuds!
          Cela fait 20 ans qu’un Allemand, le groupe Diehl, essaie de la mettre au point.

  23. julien bonnetouche says:

    @ Arnaud Sylvain,

    je n’ai peut être pas été assez clair :

    Vous nous expliquez que vous allez construire un portefeuille d’actions (dans le cadre d’une assurance vie)avec lequel vous envisagez ( sans certitude) de gagner en moyenne 6%/an.

    Je vous dirai déjà que les portefeuilles « modèle » on en trouve un peu partout dans la presse.

    Mais ce n’est pas l’essentiel :

    Cela fait 40 ans que j’entends cela de la part des CGP qui expliquaient haut et fort déjà dans les années 70 que si l’on investit dans la bourse, sur le long terme on est gagnant par rapport aux autres placements, avec un rendement moyen annuel de 7/8%/ .

    Le problème est que la succession des crises depuis 1973, ainsi que les taux d’intérêt très hauts des années 1980 à 2000 ont mis à mal ce raisonnement, et qu’il fallait absolument rentrer dans le marché action juste après une crise pour s’en sortir correctement.( on a eu plusieurs fois des baisses des indices boursiers de l’ordre de 50%!!!)

    Si vous n’expliquez pas pourquoi vous pensez que le monde économique d’aujourd’hui est différent depuis la fin de la crise de 2008/2011, vous n’êtes absolument pas crédible, et vous ne pouvez pas convaincre les investisseurs qui se sont fait rincer dans le passé de revenir sur le marché action.

    Si vous relisez mon analyse ci dessus, vous comprendrez que j’ai fait une bonne partie du travail que vous devriez faire si vous voulez être convaincant, et que vous pouvez d’ailleurs compléter avec d’autres arguments de bon sens que j’ai négligés.

    De plus, si vous voulez vous différencier de vos collègues CGP vous devez absolument agir avec réactivité sur la composition du portefeuille et le choix des gestionnaires de fonds, en fonction des éléments du marché ( rester sur le qui vive en somme) et expliquer ce que vous faites d’une manière argumentée en essayant de ne rien négliger tant sur le plan macro que micro.
    Bref c’est du boulot!!

    • Merci pour vos conseils 🙂

      L’objectif n’est pas (uniquement) de construire un portefeuille modèle car oui, vous avez raison, vous pouvez en trouver un peu partout.

      Il s’agit plutôt de montrer qu’il est possible d’obtenir un rendement de 6% par an avec une volatilité contenue et une stratégie assez simple. J’ai abordé ces points un peu plus hauts dans les commentaires, je vous invite à les lire.

      Je partage avec vous cette idée que la création d’un portefeuille est finalement secondaire par rapport au suivi régulier et aux ajustements correspondants. Oui, ce sera du boulot. Mais j’espère bien que vous (tous) m’aiderez par la pertinence de vos analyses.

      Concernant ma crédibilité, je préfère qu’elle soit évaluée à l’aune de cette expérience plutôt qu’à partir de ma vision du monde économique et de ses évolutions. Je ne partage pas votre optimisme et je pense pourtant être crédible en termes d’analyse économique.

      AS

      • Arnaud, peut être pourrais tu nous rappeler ton cursus ?

        • Ok.

          Economiste-statisticien pendant un peu moins de 15 ans, puis conseiller financier indépendant depuis 2011 (après avoir vendu des produits de défiscalisation immobilière pendant 1 an :-)).

          Installé à Nantes depuis 2007, parisien d’origine (personne n’est parfait).

          Docteur en économie
          Master 2 en gestion de patrimoine

  24. julien bonnetouche says:

    @Arnault Sylvain,

    Nous savons tous les deux que si on réduit la volatilité, on réduit les performances. Et que c’est proposé uniquement pour rassurer les clients.

    Car de toutes façons si l’on a un objectif de 6% c’est déjà ce que l’on appelait autrefois un portefeuille relativement dynamique puisqu’il n’est pas question de panacher avec des obligations de nos jours. Et cela n’empêchera pas d’essuyer une baisse en cas de crise.

    C’est là qu’effectivement la notion de » prendre le vent du marché  » revêt toute son importance :

    par exemple :

    Nous venons d’avoir une purge de 10 à 15% en février, Et les conditions macro sont plutôt favorables actuellement, et comme nous sommes audacieux, nous pouvons prendre le risque de sur pondérer pendant quelques mois le portefeuille en actions ou même en produits dynamiques si cela est possible, car la fenêtre de tir de durera pas éternellement. Dès que l’on aura atteint 5800/6000 sur le CAC il sera temps d’alléger.
    Peut être même avant, ou après, cela dépendra de l’évolution de dow jones qui est un peu à la peine actuellement.
    Si de DJ ne repart pas à la hausse, il y a de quoi s’inquiéter pour l’avenir proche, car le CAC ne fait que reprendre le retard qu’il avait accumulé.
    De même pour le DAX, dont les valeurs industrielles sont davantage liées à l’économie US que la France. lui aussi patine un peu.
    J’ai le sentiment que DAX et DJ devraient repartir. Mais c’est à surveiller de près;
    Il faut surveiller les bancaires aussi : sans elles ce sera plus dur.
    le luxe lui, a le vent en poupe et ça devrait durer.
    Nous aurons probablement dans l’année qui vient une autre baisse de 10/15% Définir à peu près quand est essentiel.
    j’essayerai de vous le dire. Mais ce n’est pas encore pour maintenant.

    @ Guillaume, les diplômes donnent le droit d’exercer, et aussi des connaissances de base et juridiques indispensables, mais c’est à peu près tout dans ce secteur d’activité.

    Comprenez bien tous les deux que je ne vous fais aucun reproche. J’essaye seulement de de vous faire toucher du doigt des paramètres que l’on apprend justement pas à l’école.

    • Je crois que vous faites erreur. La proposition d’Arnaud, n’est pas de jouer au spéculateur et au gestionnaire de portefeuille, mais de constituer un portefeuille de long terme, avant peu d’arbitrage dans l’année, comme pourrait le faire un épargnant qui ne souhaiterait pas consacrer un temps et une énergie importante dans la gestion de son épargne.

      Me trompe je Arnaud ?

      • Badtimes says:

        Moi qui suit reste encré uniquement dans l’immobilier et l’AV (mauvaise expérience d’un ami expert-comptable de mon père qui dans les années 30 a tout perdu!) je suis assez intéressé par l’experiMentation de Arnaud Sylvain, sachant qu’aujourdui j’aimerai pouvoir me diversifier sur une partie de mon patrimoine sans prendre les risques d’un boursicoteur mais tout en gardant la main sur cette parie de gestion.
        J’attends donc avec impatience cette expérience qui en plus enrichira ce très bon blog dont certains intervenants me semblent très qualifiés et expérimentés au vu de leurs posts dans ce blog et de leur passé professionnel.
        Merci à Guillaume pour cette initiative.
        On jugera sur pied au fil du temps.

        • OlivierSPb says:

          Les années 30? Oh my God! La crise de 1929 vous a marqué à ce point? 😉 On devrait vous appeler BadOldTimes!

      • @Guillaume

        Effectivement, je ne m’inscris pas dans une optique où je cherche absolument à profiter des mouvements de court terme. Cela sera fait de manière indirecte par un investissement progressif.

        J’arbitrerai donc surtout pour rééquilibrer le portefeuille ou modifier l’allocation d’actifs cible.

        Bien entendu, j’essaierai de limiter l’impact de la future crise et de maximiser l’impact de la reprise qui suivra. Toute la difficulté sera de pouvoir intervenir au bon moment. Je compte d’ailleurs sur la communauté du Blog Patrimoine pour identifier ces périodes-clés.

    • Oui, vous réduisez les performances si vous réduisez la volatilité.

      Oui, quand il y aura des turbulences, le portefeuille sera affecté. Son rendement pourra même parfois être négatif.

      En revanche

      Non, vous n’êtes pas obligé d’être investi à 100 % en actions pour dégager 6% en moyenne par an.

      Non, vous n’êtes pas obligé d’arbitrer frénétiquement et fréquemment pour obtenir 6% et « prendre le vent du marché ». Mais bien entendu, vous le pouvez si vous le souhaitez ;-).

      Par ailleurs, cela fait bien longtemps que je suis sorti de l’école et j’ai eu l’occasion d’apprendre plein de choses.

      Je précise que je ne cherche pas à vous apprendre quoi que ce soit, ce serait prétentieux. Je veux juste tenter une expérience dont j’espère qu’elle permettra d’illustrer de grands principes, et notamment que le rendement et le risque sont liés. cela peut vous paraître trivial mais beaucoup d’épargnants pensent qu’il existe un produit miracle qui délivre un haut rendement sans risque.

      Si j’atteins l’obectif fixé, j’aurai réussi mon pari.

      Si j’échoue, au moins j’aurai appris ;-). Cela me permettra de recommencer.

  25. ROLAND GARNIER says:

    Se diriger vers des valeurs mobilières …Pourquoi pas ? Mais la bourse est très haute, je me dis que je pourrais y retourner (car j’ai pris des fessées par le passé), mais pas maintenant
    Car lorsque les années sont là, a-t-on le temps t’attendre 10 ans et de laisser un capital minoré à ses enfants ?

    • Michel says:

      La bourse est « corrompue » notamment par le trading HF. Impossible de lutter, comme c’est un jeu à somme nulle, devinez qui sont les gagnants … et les perdants. Il existe certes des petites valeurs qui n’intéressent pas (encore) les traders HF, mais là aussi c’est souvent truqué.

      • OlivierSPb says:

        Désolé la Bourse n’est pas un jeu à somme nulle.
        J’achète à 100, je vends à 110. Celui qui m’achète à 110 n’a pas perdu 10 par contre j’ai bien gagné 10. Dire que c’est un jeu à somme nulle c’est dire que la hausse de la capitalisation des titres a été perdue par quelqu’un. Ce qui n’est évidemment pas le cas.
        Quant au trading HF il ne se fait que sur les capitalisations hyper-liquides, c’est-à-dire une infime minorité.

        • Michel says:

          Ah bon, ce n’est pas un jeu à somme nulle ! Hé bien si, ne vous en déplaise!
          https://www.boursorama.com/bourse/forum/1rPALT/detail/375471539/

          Il y a les gagnants (les gros, initiés et bien informés en général), et il y a une multitude de perdants, les petits comme moi. En tant que boursicoteur, perdu 40% en 5 ans !
          Tout ce que j’en pense est exactement expliqué dans le lien ci-dessous, mais probablement que vous allez me démontrer le contraire. Cdlt

          • OlivierSPb says:

            Le lien ci-dessous n’est que le commentaire d’un client de Boursorama qui donne une explication débile qui prouve qu’il n’a rien compris et a un Q.I. de méduse..
            Non la Bourse n’est pas un jeu à somme nulle
            Perdre 40% en 5 ans alors que le CAC a augmenté de 40% c’est effectivement une prouesse. Vous auriez acheté n’importe quelle action du CAC 40 et auriez attendu sans rien faire vous auriez une belle plus-value.
            Il est probable que vous vous soyez cru plus malin que tout le monde et lancé dans le day-trading.
            Et effectivement le day-trading est un jeu à somme nul dans lequel l’amateur est sûr de se faire plumer par les professionnels qui disposent d’outils et de modèles autrement plus puissants que ce que vous allez trouver chez les brokers en ligne. Plus l’expérience.
            Pourquoi voulez-vous qu’ils se privent de plumer les gogos qui s’essayent au day-trading attiré par le mirage de l’argent facile?

            • Michel says:

              C’est fou, quand vous avez tord, ce qui semble difficile pour vous à admettre, les autres ont un QI de méduse ou autre roitelet!
              Vous connaissez sans doute Marc Fiorantino, a t-il lui aussi un QI de moineau ?

              https://www.monfinancier.com/archives/questions-argent/bourse/bourse-jeu-a-somme-nulle-2990.html#zone-question

              Ou cet autre lien qui explique que la bourse (actions) est un jeu à (quasi) somme nulle à quelques opérations de marché marginales près.
              Pour ma part, je suis parti de zéro et j’ai appris en boursicotant meilleur moyen de comprendre quand on est actif. C’est une perte « investissement » sur mes futures connaissances, espérant quand je serais plus formé faire des gains… Mais le fait de comprendre que le système est « contaminé » m’a quelque peu dissuadé de persévérer, sinon à un tout petit niveau. Cdlt

              • OlivierSPb says:

                Comme quoi même certains « spécialistes » peuvent proférer des âneries.
                D’ailleurs je suis toujours sidéré de voir comme quoi certains préfèrent croire sur parole un soi-disant « expert » plutôt que de faire fonctionner leurs neurones;
                Prenons un exemple simple: une Bourse qui n’a qu’une seule valeur, Apple par exemple.
                En janvier 2000, un investisseur A achète une action à $1. Il la vend à B en janvier 2005 à $6. B vend a C en janvier 2010 à $27, C vend a D en 2015 à $117, D détient toujours l’action qui vaut $186. (chiffres réels arrondis). Expliquez-moi qui a perdu de l’argent et combien?
                La valeur de l’entreprise ayant été multipliée par 400 compte tenu des splits, si c’est un jeu à somme nulle vu la capitalisation boursière actuelle, il y a quelqu’un qui a perdu environ 800 milliards d’USD. Qui donc?
                Mais il faudra vraiment que vous nous expliquiez comment on peut faire -40% dans une Bourse à +40%.
                Remarquez que cela arrive. Dans ma prime jeunesse (Les années 1980), j’étais dans une charge d’agent de change. On avait un client qui était une véritable mascotte. Membre d’une très grande famille fortunée, il spéculait sur le marché à terme, non en day-trading qui n’existait pas car les actions cotées à terme l’était en fixing et non en continu, mais spéculait sur la durée du mois boursier.
                Il était célèbre pour avoir systématiquement tout faux qu’il prenne une position à la hausse ou à la baisse. Pas très actif, il passait quelques ordres par mois, toujours dans le mauvai sens. Il était adoré du service Bourse, dès qu’il passait un ordre tout le monde se mettait à l’envers de lui, on avait même fait un petit programme de répartition des titres car les marchés étaient peu liquides à l’époque donc on voulait prendre position contre lui mais sans influencer trop le cours. Vraiment on l’adorait et en plus il était hyper-sympa tous les mois il passait déposer un chèque pour régler le déficit abyssal de son solde de liquidation. On lui avait même fait demi-courtage pour être sûr de ne pas le perdre..
                Il y en a qui ont une scoumoune sans faille.
                Bon tout de façon, je ne vais pas passer ma vie à polémiquer sur un sujet sans intérêt.
                La Bourse n’est pas un jeu à somme nulle et ceux qui le prétendent sont des ânes.
                Point barre. Fermez les guillemets et les parenthèses.

            • Michel says:

              « 1 Vous auriez acheté n’importe quelle action du CAC 40 et auriez attendu sans rien faire vous auriez une belle plus-value.
              2- Il est probable que vous vous soyez cru plus malin que tout le monde et lancé dans le day-trading. »

              1- Facile à dire à postériori. Il es clair que si j’avais su que le CAC allait monter de 40%, j’aurais pris un tracker sans me soucier de quoique ce soit et je le revendrais aujourd’hui. Mais à l’époque (2011/2012) la narration comme dit Guillaume n’était pas à la hausse du CAC,
              2- Non je n’ai pas fait de Day-trading, ni du Week-Trading, mais j’achetais un peu à l’intuition et en glanant par ci par là sur internet. Mais qui pouvait penser que par exemples Engie (Ex GDFSUEZ) ou EDF allait passer de 30 à 11/12€ ??
              En tous cas, j’ai perdu de l’argent, mais en revanche j’ai acquis une culture bien plus enrichissante !

              • OlivierSPb says:

                Les banques dépensent des fortunes en analyse financière pas toujours très fiables d’ailleurs.
                A l’intuition et en bricolant sur Internet, vous êtes sûr de commettre des erreurs.
                Désolé mais le stock-picking est un sport de riches. Un abonnement correct à une source d’analyse financière de grand renom coûte environ $15 k. Un analyste financier confirmé à plein temps ne suit qu’une dizaine de valeurs au grand maximum.
                Et ils sont loin d’être infaillibles. Pensez vous qu’en vous baladant sur Internet vous allez faire mieux qu’un pro?
                Possible mais peu de chances.

                • Michel says:

                  Ce n’était pas mon objectif de faire mieux que les pro et j’avais bien en tête que si cela arrivait, cela aurait été un peu comme gagner au Loto, du hasard pur. Mon objectif était de comprendre, lorsque sur des avoirs gérés par les autres (FCPE, épargne salariale, retraite supplémentaires, etc.) en 2009, j’ai également perdu des sommes relativement importantes, comprendre pourquoi et comment ce « machin » fonctionnait. J’ai donc ouvert un compte à 10k€ et appris au rythme de mes achats/ ventes. J’ai également tenté les turbos et me suis pris quelques dégringolades. Je me reconnais(sait) dans votre mascotte, membre d’une grande famille, quand j’achetais une valeur, une bonne valeur avec les meilleurs attributs, j’avais l’impression qu’un gros faisait le contraire pour la décapiter et lorsque je l’avais vendue, à perte bien sûr, la valeur remontait
                  Aujourd’hui, j’investis moins sur intuition, mais plus en fonction des conseils notamment de « MonFinancier » où je suis abonné. J’ai cependant 40% à rattraper, ça va être difficile. Si vous avez de (bons) tuyaux, je prends.

                  Concernant la somme nulle, le raisonnement tiens à l’instant t mais pas sur un autre pas de temps, plus long. Et avoir une capitalisation de 800 Mds de $, n’est que du virtuel à l’instant t. Si un jour les 800 ne deviennent que 10, il y aura bien des gens qui auront perdus, n’est ce pas et là si vous faîtes la somme algébrique, vous serez proche de zéro- Dans tous les cas, somme nulle ou pas, pour qu’il y ait des gagnants, il faut des perdants et réciproquement- Cdlt

  26. Fredy Gosse says:

    C est la roulette russe et le casino réunis
    Les intermédiaires gagnent les inities qui n’existent pas gagnent et mr. Nobody excites par son gain de 10 va rejouer rejouer et avec un effet de levier va se faire sucrer comme dans l excellent film eponyme

  27. julien bonnetouche says:

    Bonjour,

    je lis déjà quelques commentaires traduisant la crainte ( justifiée) de prendre une douche froide en investissant en bourse, parce que les expériences passées sont souvent douloureuses.
    C’est exactement ce que j’expliquais à Arnaud plus haut.
    La confiance ne sera pas facile à obtenir si l’on a pas réellement d’arguments convaincants.Et même avec ….
    Nous devons nous rappeler que sur le très long terme, finalement les gains en bourse sont grosso modo les bénéfices des entreprises sans plus. D’où l’attention que l’on doit porter sur le choix et le moment d’entrée.
    Si j’étais jeune et en situation de commencer un plan d’investissement en action je procèderais de la manière suivante :
    je rentrerais extrêmement progressivement sur une longue période, un petit peu à chaque fois , mais sans date fixe, en essayant de profiter du moindre repli.
    En espérant aussi qu’il se produise , disons dans les 1 an ou 2 une bonne baisse de 10/20% comme celle qui vient de se produire en février, et là j’en profiterais pour prendre des positions plus importantes, en deux ou trois fois plus rapprochées.

    Tout cela en faisant très attention au choix des valeurs :
    par exemple : le pétrole atteint les 80$ le baril ce dont bénéficie l’industrie pétrolière et para-pétrolière.
    On entend déjà des voix ( total) qui expliquent que ça va monter à 100$ : c’est mauvais signe en général, et annonciateur d’une pause ou d’un retournement .
    Par conséquent il ne faut pas prendre de risque sur tout ce qui touche au pétrole surtout les cycliques comme technip par exemple qui a pris 80% en un an.

    Eviter aussi les foncières qui n’ont pas le vent en poupe tant à cause des taux qui remontent un peu que de la politique gouvernementale anti immobilier.

    Privilégier le luxe, LVMH et KERING dont la croissance des bénéfices à l’étranger est constante. LOREAL qui ne faiblit jamais…
    Puis des valeurs comme VINCI ou AIR LIQUIDE qui sont solides et constantes dans leurs résultats.
    Les banques, on doit attendre que le vent tourne. pas de précipitation.

    Allez Arnaud, comme dit Olivier, on vous regarde faire !!

  28. Fredy Gosse says:

    Tesla bagnole qui brûle en Suisse il y’a 48 h le conducteur mort…,barrez vous

    • Michel says:

      Ou miser sur un Put :

      Tesla Inc. CT Bts 336.1886 29-12-2026 5,32 22,86 % 70 18:30:01 5,31 5,33 Euronext Paris 5,47 10 CT

      Bonne chance !

      • OlivierSPb says:

        Michel,
        Une bonne analyse financière vous permet de prendre une décision. Cette décision doit être le fruit de vos très fortes convictions et pas de vagues intuitions. Une intuition c’est de la m****, il faut construire un raisonnement argumenté et se concentrer sur des secteurs que l’on connait. Ce n’est pas pour rien non plus que les analystes sont spécialisés en général sur un seul secteur.
        Après si votre conviction n’est pas assez forte ou que vous sentez mal à l’aise, abstenez vous.
        La stratégie qui consiste à vouloir y aller sans y aller avec des options est dans les cas comme Tesla une stratégie d’amateur car étant donné la volatilité du cours la prime que vous payez lors de l’achat d’option est colossale. C’est de l’argent inévitablement perdu.
        Quand vous y allez, vous y allez franco donc avec effet de levier. Jamais aucun gérant de hedge fund n’achètera d’options, au contraire ce sont les plus grands vendeurs.
        N’oubliez pas de vérifier les positions ouvertes du marché. Pas question de faire le mouton, mais si vous êtes le seul à avoir eu une bonne idée, il faut peut-être relire sa copie et ne pas se prendre pour Eisman!
        En ce qui concerne Tesla, pas de problème c’est le titre le plus shorté de la planète.
        Tout ce qui a trait à l’analyse financière est parfaitement clair, Tesla c’est de la daube, ils vendent des produits idiots qu’ils ne savent pas produire. Il me faudrait 3 pages pour vous lister les raisons objectives pour lesquelles Tesla va être un fail.
        Tiens je pourrais proposer un article à GF!
        Musk est un bateleur qui passe sa vie à promettre des choses irréalisables et les rares choses qu’il arrive à produire perdent de l’argent et ont en plus une mauvaise technologie.
        Le problème c’est qu’avec Tesla on sort du rationnel. Tesla n’est pas une entreprise mais une secte dont le gourou Musk hypnotise les membres de la secte (Actionnaires et clients) en leur promettant des choses impossibles et en livrant des produits qui perdent de l’argent. Mais cela marche, du moins pour le moment! Et quand on sort du rationnel, là je ne sais pas faire.
        D’où ma timidité de jeune fille effarouchée pour shorter Tesla.

        En fait l’auto-formation, c’est comme les gens qui apprennent à jouer un instrument de musique tout seul. Ils pensent avoir trouver comment faire et en fait ils n’ont contracté que de mauvaises habitudes. Je le sais car j’ai un fils qui a appris à jouer du piano tout seul, il a fallu pas mal de cours après pour lui faire perdre ses mauvaise habitudes et ses mauvais gestes.
        Les gens qui se forment tout seul avec un portefeuille fictif puis un portefeuille maquette croient souvent avoir réinventé la roue et en fait passent à coté des vraies techniques.
        Je suis nul en mécanique mais je songe plus ou moins à m’intéresser à la mécanique des diesels marins. Si je le fais je prendrais des cours et je ne m’amuserai pas à essayer de m’auto-former en ouvrant le capot moteur et en démontant le moteur pour voir comment cela marche.
        Si vous voulez investir en Bourse en stock-picking, munissez vous d’analyses financières de pros et pas de machins glanés sur le web, si vous êtes d’accord appliquez vos convictions et tenez vos positions.
        Maintenant si vous voulez spéculer avec effet de levier, formez vous.
        Comment je n’en sais fichtrement rien, en tout cas certainement pas avec les formations d’un broker en ligne. elles sont forcément bas de gamme pour être à la portée du maximum de gogos, forcément biaisées pour utiliser le miroir aux alouettes de l’argent facile pour générer énormément de mouvements.
        Mais si vous voulez faire du fric sur ce genre de marchés, je vous est donné un truc: vendez des options sur les titres les plus volatils et hors de la monnaie mais pas trop. Cela ne marche pas à tous les coups, mais si vous vous débrouillez bien c’est vous qui vous goinfrerez avec les primes. Par contre, c’est du full-time et il faut vraiment avoir des logiciels de pros sur la gestion du risque et des nerfs d’acier. Ce n’est pas pour rien que les traders sur ces desks s’explosent le pif avec de la coke, par contre ils ratissent les gogos.
        Enfin si vous n’avez pas aimé vos investissements avec Suez, fuyez Engie.
        Allez, bonjour chez vous et sans rancune!

        • Michel says:

          Merci pour ce cours qui tombe sous le sens, le bon.
          Je vais réfléchir à tout cela, mais à mon âge l’enthousiasme et le désir d’investir dans des formations s’est quelque peu amoindrie.
          Vous abordez les options, véhicule sur lequel j’ai hésité à investir mais je ne me sentais pas suffisamment armé pour « attaquer » ce marché.
          Vous dites vendre des options mais pour en vendre il faut en avoir acheté, à moins de vendre à découvert ou acheter un Put. Comment faites-vous ?
          Quand à GDFSUEZ (Engie), j’y ai investi un peu par obligation, car je travaillais dans ce groupe et y ai placé mon épargne salariale (intéressement / participation/ abondement/ blocage 5 ans et tutti quanti.). En fait, je n’y ai pas perdu 40% en valeur absolue même si le titre a dévissé de 50%.
          Je voulais simplement dire que si vous avez choisi à un instant donné de soi-disant « bonnes » valeur, comme EDF, Alcatel, Areva ou autres Nokia il y a quelques années, avec un consensus positif, vous vous faites plumer sans trop savoir pourquoi.
          Pour ma part, quand j’ai commencé en 2011, j’ai trop misé sur la baisse des valeurs Américaines que beaucoup de conseillers voyaient s’effondrer avec leurs QE et autres assouplissements monétaires et sur les minières qui, consécutivement, auraient dues accompagner une hausse de l’or … et j’ai perdu !
          Cordialement

          • OlivierSPb says:

            « Vous dites vendre des options mais pour en vendre il faut en avoir acheté, à moins de vendre à découvert ou acheter un Put. Comment faites-vous ? »
            Pas du tout. N’essayez pas de faire de l’arbitrage sur des options en espérant gagner de l’argent avec une position neutre en risque. Cela ne marche pas, cela n’existe pas.
            Je vous parle de prendre une position spéculative pour ratisser le gogo. Donc avec des risques qui peuvent être importants mais très rémunérateurs.
            La logique de base est la suivante:
            Vous vendez des options à découvert call ou put un peu mais pas trop out of the money mais assez suffisamment vu votre analyse sur le potentiel sur le titre.
            Vous êtes donc en risque sur le titre, risque qui se concrétise par une perte si le titre monte ou baisse au delà du prix d’exercice plus la prime perçue.
            En dessous que du bonheur, vous encaissez tout ou partie de la prime.
            Et bien sur vous faites cela sur les titres les plus volatils possibles pour maximiser la prime.
            Évidemment vous êtes en risque mais pratiqué à grande échelle, car vous devez faire cela sur des dizaines de titres pour répartir vos risques, c’est très rémunérateur eu égard aux capitaux investis.
            Évidemment un jour ou l’autre vous allez prendre un bouillon.
            C’est pour cela que ce n’est pas un sport pour amateurs, il faut avoir des réserves pour absorber un bouillon, avoir des nerfs d’aciers pour accepter d’absorber un bouillon (C’est pour cela qu’il y a un middle-office pour éviter que le trader s’obstine et remette au pot, une paume c’est une paume, tout seul vous allez forcément déconner un jour en étant persuadé d’avoir raison), des logiciels de gestion du risque et avoir le nez derrière son écran toute la journée pour surveiller ses positions.
            Et en moyenne cela est très rémunérateur (Toujours eu égard aux capitaux réellement investis et ridicule par rapport à la taille de la position). Et en plus vous avez la joie de ratisser le benêt qui s’est cru malin en spéculant à la baisse mais sans trop de risque en achetant un put Tesla. En terme polis, on appelle cela « apporter de la liquidité au marché ».
            « Comment faites-vous ? » Ben, justement ayant quitté le monde de la finance pour l’industrie il y a belle lurette je ne le fais pas. C’est un truc de pros.
            2 conseils:
            1) Oubliez les options:
            – Encaisser des primes: un truc de pro.
            – Payer des primes un truc de gogo.
            2) Si vous tenez à spéculer oubliez les considérations macro-économiques genre impact du QE sur l’économie américaine, c’est du café du commerce. En macro-économie jouez à pile ou face, le résultat sera meilleur que les avis d’experts. En termes de pros, cela s’appelle faire une simulation selon la méthode de Monte Carlo 😉 Garanti, réel…
            Ne travaillez que sur des cas précis donc des titres individuels et non des indices ou des classes d’actifs (minières,…). le tout avec des informations fiables (Pas des trucs glanés dans des newsletters ou des sites de soi-disant experts) en ayant des raisonnements cartésiens et construits et en fuyant l’intuition à tout prix.
            Prenez des positions franches à l’achat ou à la vente avec un éventuel effet de levier selon la taille de vos machines et l’épaisseur de votre portefeuille en cas de coup dur.
            Bouclez votre ceinture de sécurité et prévenez bobonne de ce qu’il faut faire en cas d’excès d’adrénaline.

            • Michel says:

              Ouais … ça me semble très risqué !
              Déjà que je ne dors pas bien ! :))

              • OlivierSPb says:

                Bien évidemment que c’est risqué. C’est de la spéculation et pas de spéculation sans risque.
                Je vous le déconseille fortement.
                C’était simplement pour illustrer que votre stratégie précédente: spéculer sans trop de risque avec des options sur des intuitions macro-économiques ou sectorielles ne pouvait aboutir qu’au résultat que vous avez obtenu.
                Mon vrai conseil: oubliez le trading ou la spéculation, fermez votre compte chez votre broker en ligne et sortez respirer les odeurs du printemps.

                • Michel says:

                  Oui mais si je fais cela, je ne suis (verbe suivre) plus rien de ce monde en « danger » et je me désabonne de « Le Blogpatrimoine » :))

                  • OlivierSPb says:

                    Ben non! Le blog patrimoine ce n’est pas pour les traders et les spéculateurs! D’ailleurs GF les repère pour les faire exécuter! Faites vous un petit portefeuille titres bien pépère et suivez la Bourse. Ajoutez une ETF ou 2 pour le bon prix et diversifier puis attendez un verre de pure malt à la main que les arômes de votre nectar s’épanouissent et que les dividendes fleurissent!

                    • Michel says:

                      Oui par exemple avec Engie, EDF ou Nokia !!!!! C’est bien du « bon père de famille » :))

                    • OlivierSPb says:

                      Mais non, il y en a qui ont toujours tout faux. Préférez Air Liquide, Legrand et Unibail…

                    • Michel says:

                      « Mais non, il y en a qui ont toujours tout faux. Préférez Air Liquide, Legrand et Unibail… »

                      Toujours le « malin » qui fait des conseils à postériori ! Vous dites investissez dans ce que vous connaissez.
                      Hé bien Engie (ex GDFSUEZ), j’y travaillais. Après Fukushima, les fournisseurs d’énergie (Direct Energie, Iberdola, ENI, etc.) se faisaient une rude concurrence pour raccorder des centrales à cycle combine gaz (CCCG), nous recevions en moyenne une demande d’étude de raccordement au réseau HP gaz par mois ! Il y avait un potentiel énorme avec la remise en cause des centrales nucléaires, je connaissais bien ce marché. j’y ai donc investi par le biais de l’épargne salariale. Badaboum! 3 ans plus tard, la majorité des CCCG sont arrêtées ou mises sous « cocon », le titre Engie s’écroule de 50% sur fond de baisse du pétrole et de réchauffement climatique et paradoxe, du gaz moins cher qui aurait du permettre une meilleure productivité sur la production d’électriciré. Qui aurait pu prédire ?

                      Legrand, vous dites. Très bonne valeur, c’était un de mes clients. Du très bon matériel, mais beaucoup plus cher que la concurrence notamment Chinoise voire même Allemande. En 2010 / 2011, je ne pensais pas objectivement que ce titre pouvait tant monter, tant le marché était concurrentiel.
                      Quant à Air Liquide, très bien, une des meilleures valeurs (sûres) du CAC 40, je la suivais avec attention et quand je l’ai achetée en fin 2015, je me suis fait plumé de plus de 20%, dommage pas de chance, mauvais créneau temporel !
                      Voilà, pour résumer, comme dit Freddy, la bourse c’est un casino, sauf à être initié ou baigner dans le système intelligemment corrompu !

        • Michel says:

          « Musk est un bateleur qui passe sa vie à promettre des choses irréalisables et les rares choses qu’il arrive à produire perdent de l’argent et ont en plus une mauvaise technologie….. »

          Et si vous aviez tort !

          https://www.capital.fr/entreprises-marches/elon-musk-pousse-tous-les-autres-a-aller-de-lavant-on-a-parle-a-la-chercheuse-de-la-nasa-qui-prepare-les-futures-missions-sur-mars-1267555

  29. julien bonnetouche says:

    Michel et Olivier,

    Comme entrée en matière question formation, il y le salon du trading le 21 septembre à Paris porte de Champéret.

    C’est très intéressant de comprendre les fondamentaux de l’analyse technique, car même si en soi cela peu sembler absurde de baser l’évolution de cours boursiers sur les calculs mathématiques, comme tout le monde les utilise, cela finit par donner une orientation aux cours.

    On en a déjà parlé, je crois Olivier, et tout ce que vous dites ci dessus est exact.
    J’ai connu plusieurs traders de métier avec lesquels j’ai échangé, et j’ai moi même essayé de trader (sur les monnaies) en ayant suivi une petite formation.

    Il en ressort que ce n’est pas une activité pour gens normaux : le stress est trop important.
    Là aussi vous avez raison : on peut et on doit acquérir une conviction avant d’y aller, moyennant quoi les chances de réussites sont bonnes, sauf que, il y a l’imprévisible, et à ce moment là ça fait mal. Et ça c’est ce que disent les professionnels et aussi ce que l’on constate quand on est à l’œuvre.

    l’affaire Kerviel est la pour nous le rappeler : il avait beaucoup gagné avant de perdre tout et plus …
    Je vois les choses de cette manière pour être gagnant ( et encore) :

    Mettre de son côté, absolument tous les paramètres tant fondamentaux que techniques et avoir la certitude d’avoir raison avant de prendre position.
    C’est possible ( sur les monnaies d’après mon expérience) mais pas plus de 4 ou 5 fois par an peut être. c’est d’ailleurs suffisant pour faire de gros gains.

    Mais voilà : c’est du jeu et c’est grisant, et le difficile là dedans c’est de rester en alerte permanente tout en étant lucide, car c’est indispensable, et ne pas jouer avant que tous les facteurs soient réunis.

    Dans l’ensemble les gens ne tiennent pas et jouent quand même, et ils perdent.

    En tous cas, comme j’aime bien dormir, maintenant je m’abstiens , et je préfère tenter de gagner du 6% en dormant (Ha Ha !!)

  30. OlivierSPb says:

    Le salon du trading c’est bon pour les gogos. Le miroir aux alouettes de l’argent facile, l’insuffisance de bagage intellectuel et de formation et d’expérience (N’oubliez pas qu’une banque met 3 ans à former un trader doté de solides diplômes, sans compter l’agilité intellectuelle d’un petit jeune) vous fera agir en dépit du bon sens en vous appuyant sur de fortes convictions tirées du bistrot du commerce (L’économie américaine est en plein boom donc le Dollar doit monter…) et ce qui vous attend est parfaitement décrit dans « Le Joueur » de Dostoievsky.
    Comme dans la ruée vers l’or, les vrais gagnants sont les intermédiaires et ceux qui vendent les pelles et les pioches. Ne tradez pas sur les marchés prenez une participation dans un broker en ligne, n’achetez pas du Pinel, faites une promotion immobilière et vendez du Pinel, n’achetez pas du BitCoin, faites votre propre ICO…
    Et là, vous ferez vraiment beaucoup d’argent…
    Et surtout ne travaillez pas, faites travailler les autres. Si vous maitrisez un secteur, voyez grand, ne rénovez pas un appartement mais un immeuble, réservez vos compétences au suivi et au contrôle et faites travailler un petit jeune qui sera ravi de se défoncer 60 heures par semaine pour des fifrelins et qui vous dira merci parce qu’il apprend.
    C’est cela être entrepreneur de son patrimoine (Notion chère à GF) et non pas de s’enquiquiner soi-même le dimanche sur des problèmes de chasse d’eau. ou de se promener avec un pot de peinture pour faire des raccords. Vous ne serez pas un entrepreneur mais un artisan de votre patrimoine. Ce qui n’est pas une honte d’ailleurs.
    Prenez un exemple: Au hasard la boulangerie. Vous avez l’artisan, meilleur ouvrier de France qui concocte amoureusement sa baguette dans la recherche de la perfection, toutes mes félicitations, je me fournis d’ailleurs chez lui et puis vous avez le « Paul » ou le « Kayser » qui font des produits honorables; bien présentés, en vogue dans une boutique soigneusement étudiée. Il se lance tout de suite à grande échelle car il sait que la réussite dépend de l’effet de foisonnement.
    Et bing, pour qui est le jackpot?
    Comme disait ma grand-mère le monde est à celui dont les ouvriers se lèvent tôt!

    • Michel says:

      « C’est cela être entrepreneur de son patrimoine (Notion chère à GF) et non pas de s’enquiquiner soi-même le dimanche sur des problèmes de chasse d’eau. ou de se promener avec un pot de peinture pour faire des raccords. Vous ne serez pas un entrepreneur mais un artisan de votre patrimoine. »
      J’ai pourtant fait cela une bonne partie de ma vie …. je ne suis pas riche mais beaucoup (qui ne foutaient justement rien le dimanche! ) m’envient aujourd’hui !
      Pour voir grand, acheter un immeuble par exemple, il faut au départ soit avoir un solide capital (= bien né), soit être convainquant envers son banquier !

  31. Julien bonnetouche says:

    Dommage que l’ on apprenne pas cela à l’ecole !!

  32. julien bonnetouche says:

    Michel,

    Olivier ne dis pas le contraire lorsqu’il parle du boulanger qui fait du bon pain. Celui ci peut même devenir suffisamment riche pour être très à l’aise.

    Non il parle de philosophie de l’entreprenariat, en le définissant comme une fin en soi. Être riche au départ peut aider ou au contraire être un handicap.

    En fait tout dépend, de la volonté, de l’éducation, de la hargne de l’individu, et autres paramètres insaisissables, toutes choses qu’il a (ou n’a pas) acquises dans son enfance.

    Parler de soi n’est jamais une référence que l’on peut généraliser, mais je me souviens très bien, aussi jeune que la mémoire le permet, jamais je n’ai envisagé d’être un jour salarié, et vers 14/15 ans je savais déjà ce que je serais capable de faire ou pas. (en occurrence profession libérale)

    J’ai deux enfants que j’ai poussés à faire de bonnes études supérieures ( j’entends par là de haut niveau et professionnalisantes) et ils pourraient se lancer dans l’entreprenariat comme je les y ai souvent encouragé, Eh bien, non, ils ont un patron !!

    Et quand je vois tout ce qui est possible de faire aujourd’hui dans des créneaux en devenir comme les nouvelles technologies, cela me fait parfois bouillir de ne plus avoir l’age (ni les capacités scientifiques ) pour foncer.

    Parlons simple : un salarié de haut niveau, peut très bien gagner sa vie, posséder finalement son appartement, avoir un certain nombre d’avantages ( mutuelle , retraites complémentaires, participations en actions …) mais jamais il ne peut devenir riche.

    Riche c’est quoi ? Des millions, des dizaines de millions des centaines peut être, de quoi ne plus jamais compter, de quoi acheter ce que l’on veut sans se poser de question, avoir le pouvoir que donne l’argent sur les hommes. (et les femmes naturellement qui trouvent souvent beau, un homme riche même quand il ne l’est pas vraiment!!!!)

    • OlivierSPb says:

      Vouloir devenir riche à tout prix n’est pas une fin en soi ou alors c’est un misérable but de vie.
      L’homme est l’esclave de l’argent qu’il vénère et le maître de celui qu’il méprise.
      Un entrepreneur entreprendra généralement non pas pour devenir riche en accumulant des centaines de millions mais pour faire réussir une idée, un concept. mais s’il devient riche, très riche ce n’est pas une nuisance!
      Finalement pour l’entrepreneur la richesse n’est que le thermomètre de son épanouissement personnel. Un effet secondaire pas désagréable de sa réussite.
      Mais beaucoup s’en passent très bien et mènent des vies très heureuses sans parler de ceux qui atteignent le bonheur par l’épanouissement spirituel.

    • Michel says:

      Le débat n’était pas d’être riche ou pas, mais sur ce qu’affirme Olivier à savoir:

      « Et surtout ne travaillez pas, faites travailler les autres. Si vous maitrisez un secteur, voyez grand, ne rénovez pas un appartement mais un immeuble, réservez vos compétences au suivi et au contrôle et faites travailler un petit jeune qui sera ravi de se défoncer 60 heures par semaine pour des fifrelins et qui vous dira merci parce qu’il apprend.
      C’est cela être entrepreneur de son patrimoine (Notion chère à GF) et non pas de s’enquiquiner soi-même le dimanche sur des problèmes de chasse d’eau. »
      Ce qui laisse entendre qu’il faut être entrepreneur, voir grand et ne pas s’emmerder à faire la peinture le dimanche! L’idée de l’entreprenariat est très respectable, et je respecte profondément ceux qui sont dans cet esprit . Cependant, je n’ai pas fait carrière dans ce milieu, j’ai été salarié et c’est bien le samedi/dimanche et jours fériés que j’ai « entrepris » et construit un modeste patrimoine, modeste mais patrimoine tout de même.
      Olivier n’est pas seulement un « esprit entrepreneur » mais également, me semble t-il, un « esprit de dirigeant » qu’il a du probablement acquérir dès son enfance et adolescence.
      Le monde est ainsi fait: des sous fifres, des salariés soumis, d’autres insoumis voire révoltés, des chefs, des entrepreneurs qui vient petit, d’autres plus grand, des dirigeants et des virevoltants passant de l’un à l’autre, etc … et au bout des riches, des pauvres et des classes moyennes.

      • OlivierSPb says:

         » j’ai été salarié et c’est bien le samedi/dimanche et jours fériés que j’ai « entrepris » et construit un modeste patrimoine, modeste mais patrimoine tout de même. »
        Comme précédemment dit, je respecte parfaitement les artisans du patrimoine, tout le monde ne veut pas nécessairement être un entrepreneur ou un dirigeant de l’entreprise.
        L’esprit le mieux fait de ma promo est un homme d’une intelligence lumineuse qui voulait faire de l’enseignement et de la recherche. C’est aujourd’hui une sommité internationale spécialiste de la finance alternative titulaire d’une chaire à l’INSEAD sur le campus de Singapour et conseiller de nombreuses banques et hedge funds.
        Il n’a jamais eu l’envie de créer une entreprise ni de lancer son propre hedge fund.
        Mais rassurez vous, il est très heureux et vit très, très bien.
        L’important c’est de faire ce que l’on a envie de faire que ce soit de l’entreprise, de l’enseignement, de la recherche ou de l’action humanitaire. J’ai même un cousin énarque qui est passionné du service public.

        • Michel says:

          « J’ai même un cousin énarque qui est passionné du service public. »
          Rien de surprenant, ils y sont tous ou quasiment !!!!
          Et c’est bien le problème de la France!

          • OlivierSPb says:

            Déjà, qu’un fonctionnaire qui bosse ce n’est pas monnaie courante. alors un fonctionnaire (même un haut fonctionnaire) passionné par son travail et qui bosse énormément sans ambition de devenir politique, c’est un cas rare!
            Les seuls autres exemples que je connais ce sont des juges.

  33. Fredy Gosse says:

    la suite c’est quoi : grandeur et méfaits de la richesse…?
    faut il être riche pour être heureux
    Donald Trump est il heureux?

  34. Badtimes says:

    Un jour quequ’un A poser la question suivante à un chanteur Canadien qui avait réussi et continuez de vivre normalement : que vous apporte le fait d’etre Riche? Et sa réponse m’ait toujours resté en tête: l’argent ça m’apporte la liberté. Et je crois que chacun peut trouver son niveau de liberté + ou – grand sans avoir à devenir riche pour riche qui n’est malheureusement( ou pas) donné a tout le monde.

  35. julien bonnetouche says:

    Olivier,

    Je m’inquiète un peu pour vous, Olivier, car si la réussite financière n’est pas le moteur unique de la réussite entrepreneuriale, il en est le fil conducteur, la trame sans laquelle toute entreprise est vouée à l’échec.
    D’ailleurs l’entreprise a encore comme but premier le profit dans ses statuts. ( on a essayé récemment de modifier cela, puis finalement le gouvernement a préféré le choix optionnel)

    J’ai connu dans mon entourage et ma clientèle , des hommes qui se pensaient entrepreneurs, parce que leur but était le pouvoir de diriger, la position sociale, l’image de soi en somme, et non l’argent :
    tous sans exception ont connu l’échec, avec à chaque fois le refinancement avec des fonds propres, qui étaient systématiquement engloutis.

    Et pourquoi cela ? Deux raisons :

    la première, c’est que si la rentabilité n’est pas la motivation du projet entrepreneurial, le choix de celui ci a de bonnes chances d’être un mauvais choix, car non fondé sur la réalité du marché.

    La deuxième, c’est parce que la concurrence elle, n’a pas d’états d’âmes , elle est impitoyable et quand elle peut vous couler elle n’hésite pas.

    Faire réussir, une idée, un concept, c’est très bien,( encore faut il que cette idée ou ce concept corresponde à un marché en demande), mais la marge que l’on réalise c’est la clé de voute du système.

    Alors je sais bien, que en France, parler d’argent est toujours un peu comme sentir le mazout, mais il ne faut jamais oublier que pour les américains et les chinois, c’est une valeur essentielle.
    Et c’est sans doute pour cela qu’ils sont les premiers.

    Quant à Trump messieurs, ce n’est pas parce qu’il a une culture restreinte que c’est un imbécile dont il faut se moquer en entrant les pas des journalistes français qui se croient plus intelligents et plus intellectuels ( de gauche ) que tout le monde.
    le bilan de sa première année de gouvernance des USA est bien meilleur pour l’économie son pays et même pour la paix du monde que certains ne l’imaginaient.

    • Michel says:

      Julien,
      Une fois n’est pas coutume, mais j’adhère pleinement à vos commentaires …. En même temps tout le monde s’en fiche !!!!

    • OlivierSPb says:

      Julien,
      Ne vous inquiétez donc pas pour moi!
      Ce que je veux dire c’est que jamais je ne me lancerai dans un business qui ne m’intéresserait pas uniquement parce qu’il est très rentable.
      A l’inverse jamais je ne me lancerai dans un business qui m’intéresse s’il n’est pas très rentable.
      Mes exigences de rentabilité sont colossales à partir du moment où je dois y investir mon énergie et mes sous.
      Mais à partir du moment ou le business ne m’intéresse plus, je vends!
      C’est ce qui m’a fait quitter la France en 2008.
      Je me souviens très bien de mon dernier comité d’entreprise et CHCST la dernière semaine de juillet 2008. J’étais en phase de fin de négociation de vente de l’entreprise et j’ai passé 2 heures à me battre contre une pouffiasse ultra-gauchiste de la médecine du travail sur des histoires croquignolettes de nettoyage de tenues de travail et autres.
      Pendant qu’elle me cassait les bonbons avec le code du travail, je pensais in petto que si tout allait bien d’ici quelques jours, tout ceci ne serait plus qu’un lointain cauchemar.
      Ce fichu code du travail à la main j’ai refusé de céder un pouce de terrain ni accepté aucun compromis et le 4 août à 3 heures du matin apposait avec les avocats ma signature pour recevoir le lendemain un virement avec 7 zéros et un chiffre devant suffisamment sympa qui représentait 40 fois ma mise initiale 16 ans avant fait avec un gros levier.
      En septembre 2009 mon usine russe démarrait sa première production en étant parti d’un greenfield, en janvier 2010, elle tournait comme une horloge.
      Dans le même domaine mais pas vraiment concurrente de mon usine française, elle est beaucoup plus rentable. Travaillant des métaux chers (Cuivre, nickel…) en France avec une valeur ajoutée sur achat d’environ 25% on était vraiment bon au niveau européen par rapport à une concurrence sauvage qui perdait de de l’argent mais nous nous étions spécialisés sur des niches où l’on avait 80% du marché, en Russie quand les cours sont bas, j’ai 40% et quand ils sont haut 70% (Je sais c’est paradoxal cela devrait être l’inverse). En France, j’avais 650 clients actifs, à 80% des sous-traitants de l’automobile, avec tous les mois des problèmes de clients qui pétaient les plombs, décalaient les échéances et autres problèmes avec 3500 références , en Russie je fais un produit et j’ai un client. Non, ne vous inquiétez pas mon risque est nul!
      Je n’ai aucun prix à négocié c’est fixé tous les jours par le cours des métaux au LME à Londres. Je produis, je charge dans un container, je le met à FOB, et j’envoies le connaissement maritime au client. 2 jours après j’ai mon virement SWIFT. Enfin quand je dis « je » ce n’est pas moi qui me tape le boulot bien sûr!
      Relation avec le client: Une bouffe par an à Zoug en Suisse pendant laquelle on papote sur le métier.
      Mon produit est complètement low-tech (Cathodes de métal), pas de R&D, pas de mutation technologique. Par contre, la façon dont je le fais et dont je m’approvisionne qui sont particulières me condamnent à rester à ma taille, pas de possibilité de croissance organique et aucune envie de faire de la croissance externe.
      L’inconvénient c’est que vu le pays et la taille du business c’est en fait invendable à un bon prix, les acteurs du secteurs pesant des milliards voire des dizaines de milliards d’€ et je suis loin de la centaine de millions, mais ce n’est pas grave cela m’amuse encore et c’est une vache à lait qui distribue 100% de ses bénef à sa « maman » sous les cocotiers offshores.
      Le dernier investissement « industriel » que j’ai fait dans l’usine, c’était il y a 2 ans. Après une soirée trop arrosée j’ai décidé de refaire tous les sols de l’usine (12.000 m²) en granit poli acheté en Chine ($6.5 le m², 20 mm d’épaisseur), les chiottes, les douches, la cantine tout a été refait en marbre blanc pour les sols ($18/m²), les cuvettes des chiottes sont en marbre noir taillées dans la masse ($600 chacune), les lavabos aussi.
      Cela ne sert à rien, ne génère aucun cash-flow mais c’est joli. Et puis cela me permet de dire au personnel que d’accord, je ne les paie pas très bien mais qu’ils travaillent dans un palais!

      • Michel says:

        Quand vous irez à Zoug la prochaine fois, faites un tour chez BrainLoop, c’est dans cette boite que travaille mon fils Loïc, dont je vous ai déjà parlé.
        https://www.brainloop.com/fr-fr/it-security

        • OlivierSPb says:

          Ah ouais OK mais vous m’aviez dit qu’ils n’avaient pas de version localisée russe.

          • Badtimes says:

            J’ai une question peut être un peu indiscrète mais qui me taraude l’esprit : pourquoi la Russie?
            Ce n’est pas apparemment la destination principale que prennent les Français quand ils quittent la mère Patrie.
            (Si c’est personnel et indiscret je comprendrai que vous n’y répondrez pas).

          • Michel says:

            A priori non, mais c’est peut-être une opportunité pour les faire « attaquer » ce marché, avec votre expérience dans ce pays et leurs compétences dans le « confidentiel de l’information ».
            Cdlt

    • martins says:

      +1 avec Julien
      amicalement
      Antonio

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