Depuis quelques années, les intervenants sur le marché actions se sentent protégés par le pouvoir quasi-divin des banques centrales ! Le marché action, qui n’est autre que le lieu de confrontation entre l’offre et la demande d’action représentative du capital des entreprise, est soutenu par cette certitude forte : En cas de crise, les banques centrales mettront en place de nouvelles politiques monétaire dites « Quantative Easing » et les cours de bourse augmenteront de manière automatique.

Pourtant, et c’est un sujet sur lequel nous vous avons déjà alerté, la question de ce soutien doit être posée et elle se pose de plus en plus dans les cercles dirigeants.Voici par exemple, ce que vient d’expliquer Ewald NOWOTNY, gouverneur sur le départ de la banque centrale autrichienne et membre du conseil des gouverneurs de la BCE :

« Au cours des dernières années, nous avons peut être suivi les anticipation des marchés de manière trop intensive et évité de les décevoir. […] Je pense que les banques centrales doivent être l’institution décisive et doivent en conséquence décevoir parfois les marchés » source : ECB should be ready to disappoint markets sometimes, Nowotny tells paper

La veille, c’est le vice-président de la BCE, Luis de Guindos, qui a appelé la BCE à se montrer critique à l’égard des anticipation de marché et à fonder ses décisions sur les données macroéconomiques.

Puis hier, Klaas Knot, gouverneur de la banque centrale des Pays-Bas, qui explique que la BCE n’a pas besoin de relancer le QE pour le moment ; Et cela, sans parler de la dernière prise de parole de Wens Weidmann, gouverneur de la banque centrale allemande, qui reprenait son combat contre un excès de soutien monétaire :

« L’appel à une intervention majeure de la part de la politique monétaire est devenu un réflexe courant. Nombreux sont ceux qui, depuis la crise financière, considèrent les banques centrales comme l’unique acteur capable d’agir. Je ne pense pas que cette attitude soit la bonne. Par ailleurs, elle ne reflète pas les récentes données conjoncturelles dans la zone euro. […] Si les taux d’intérêt demeurent bas et les stocks de titres achetés sont maintenus à un niveau constant, la politique monétaire sera toujours très expansive. La question est de savoir si de nouvelles mesures sont nécessaires d’un point de vue de politique monétaire compte tenu de notre anticipation de l’évolution des prix, notamment lorsque les effets secondaires gagnent en importance et l’effet des instruments diminue. » extrait d’une interview passionnante publiée sur le site de la bundesbank.

Bref, méfions nous de nos certitudes. Rien n’est jamais certain ! Ces prises de parole doivent vous alerter sur la fragilité actuelle du marché action. Le marché est soutenu par cette certitude d’une future politique monétaire de quantitative easing et sur l’idée que les banques centrales ne peuvent pas prendre le risque de décevoir les marchés.

Pourtant, ces mêmes banquiers centraux tentent de reprendre le pouvoir et expliquant qu’il va peut être falloir décevoir les marchés. Il est peut être important de les entendre comme nous vous l’expliquions dans cet article : L’inquiétante confiance des marchés actions dans la puissance des banques centrales

Le consensus autour de la toute puissance des banques centrales modifie le comportement des acteurs de marché rendant nécessaire une politique monétaire nouvelle dans son approche et son niveau d’intervention.

Le consensus croit dans l’irréversibilité des politiques monétaires non conventionnelles, c’est à dire dans la mise en œuvre d’un nouveau quantitative easing ou assimilé si les marchés financiers devaient baisser trop fortement face à un risque déflationniste ou de croissance faible.

Ainsi, certain de voir appliquer cette nouvelle politique monétaire qui s’est avérée particulièrement favorable pour les marchés financiers, nombre d’acteurs, qui ne veulent rater la perspective d’une nouvelle hausse des cours, se positionnent d’ores et déjà à l’achat afin de profiter de la hausse des cours qui découlera inévitablement de la mise en œuvre d’un nouveau QE.

Néanmoins, en se comportant de la sorte, ces acteurs de marché obligent la banque centrale à changer de stratégie et de politique monétaire. La trop grande prévisibilité de la politique monétaire détruit sa probabilité d’être mise en œuvre.

 

Et n’oubliez pas « Le problème avec le consensus, c’est qu’il a toujours raison, jusqu’au jour ou on s’aperçoit qu’en fait il avait tord.« 

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49 Comments

  1. L’avis des gouverneurs de banques centrales européennes a aucune portée. C’est l’avis de la Fed Et donc de Trump qui importe .

    • Loïc Normand says:

      Oui je suis assez d’accord. L’article est intéressant mais parler du marché actions européen c’est parler d’un marché qui pèse 20% du marché financier mondial. Qui plus est, pour appuyer Laurent, c’est un marché suiveur… Enfin, Ewald NOWOTNY, Klaas Knot, Luis de Guindos et Jens Weidmann qui sont tous certainement très compétents eu égard à leurs formations sont surtout des hauts fonctionnaires aguerris et des théoriciens ou économistes 😉 comme vous voulez. Pour paraphraser d’une certaine manière Coluche, chercheur c’est bien mais trouveur c’est encore mieux. Or les américains savent faire du business et mettent régulièrement des businessmen à la tête d’institutions comme la FED, le trésor etc. avec les résultats qu’on leur connait. A ma connaissance, je ne vois aucun haut fonctionnaire dans le classement Forbes (hormis des russes mais c’est une autre histoire). Je ne parle pas de valeurs, de philosophie et autre morale. Je ne suis pas dupe non plus et ça n’est pas parce qu’un milliardaire sera aux commandes que le monde s’enrichira (la preuve en ce moment). Mais, c’est factuel et sans non plus rentrer dans le débat des statistiques il me semble que les USA mènent le bal. Il me semblait voir une certaine exaspération au sujet de ces politiciens professionnels qui n’ont jamais rien créé. Personnellement, une personne qui a réussit (je sais en France c’est mal) envoie beaucoup plus de signaux positifs qu’une personne et dans la psychologie des marchés cela a du poids me semble-t-il?

    • La Fed et les Etats Unis sont beaucoup plus matures que l’Europe sur ces sujets. La bataille Trump/Powell montre bien que la Fed veut sortir du piège de la ‘market dependance’ et des injonctions de Trump.

      C’est l’industrie financière (les marchés) qui décident de crédibiliser les tweets stupides de Trump (Allez sur son compte twitter pour voir ce qu’il dit, c’est du niveau 2e trimestre de CM2)…. Ils le lacheront quand ils n’auront plus besoin de lui ou quand il leur fera perdre plus d’argent qu’il ne leur en fait gagner….

  2. Il n’aura échappé à personne que la sortie des gouverneurs des banques centrales parmi les plus orthodoxes intervient le lendemain de l’annonce par les non moins orthodoxes et intransigeants Néerlandais et Allemands de leur conversion à la relance par la dette (ils ont beau avoir des réserves, leurs plans de relance à 50 milliards ne sont que le début du déversement des eaux du barrage. Une fois que les portes sont entrouvertes, tout déballe). Ces « avertissements » interviennent également peu avant le remplacement de Super Mario par Easy Christine, dont on dit qu’elle aime encore plus le QE que son prédécesseur. Et alors que le QE de la BCE devait être stoppé fin 2018, il y a 9 mois.

    Qui patirait de la fin du QE ?

    Les états tout d’abord, qui ne pourraient plus se financer gratuitement.

    Les grands fonds ayant d’énormes encours en obligations spéculatives (junk, alternative, High lied, …) avec un risque de liquidité pour certains.

    Les pays émergents, qui ont bénéficié de l’attrait pour les investisseurs de rendements élevés.

    Les grosses entreprises faisant appel au marché obligataire.

    Le marché action ? Oui, certainement. Mais pas dans des proportions énormes. En Europe, on estime que la baisse serait de 10%. Allez, soyons hyper-prudents, disons 20% sur le CAC.
    Or, le CAC40GR (div réinvestis), par exemple, s’est apprécié de 113% en 10 ans (de 6979,70 le 27/08/2009 à 14874 ce jour). Même, avec une baisse de 20%, ça laisse tout de même +70,5% de hausse en 10 ans. C’est pas génial, mais y’a pire.

    Néanmoins, l’investisseur prudent aura tout intérêt à alléger ses positions où se couvrir avec du bx4. Ça risque de tanguer à l’automne.

    Et tant pis si on se trompe et qu’on rate le rallye de fin d’année, on a déjà bien gagné ces dernières années.

  3. julien bonnetouche says:

    Bonjour,

    En dehors des commentaires de Laurent et LoÎc ci dessus que j’approuve, je ne vois pas très bien un décideur politique bénissant l’effondrement des actions, uniquement pour des raisons idéologiques !!

    Car c’est bien de cela qu’ il s’agit : ces gens dont parle Guillaume sont des idéologues datant de l’époque où la BUBA décidait seule dans son coin des taux d’intérêt du mark pour des raisons germano-allemandes.

    Mais bon, encore une fois Guillaume nous fait du « teasing » : ça prend de moins en moins …

    Et puis, Il semble bien que plus personne ne veuille de crise : tout la monde la guète comme le lait sur le feu.

    Les banques centrales ont la baïonnette au canon.

    Et n’oublions pas qu’en Europe Christine Lagarde va remplacer Draghi. Elle devrait être encore plus interventionniste que lui. Nul doute que c’est la mission que lui a confié Macron.

    Je dirais même que notre président ambitionne surement de voir la BCE insuffler directement de l’argent dans l’investissement et la consommation, ce qui boostera les bourses.

    • Sénèque says:

      Bon, bah si « plus personne ne [veut] de crise », en effet, il faut tout faire, quitte à agir inconséquemment (…), pour qu’aucune crise n’intervienne (je ne pense pas que ceux qui souhaiteraient revenir à une gestion plus saine, où le rendement est corrélé au risque lui-même corrélé à une probabilité de perte, « veulent » nécessairement une crise…).
      S’il faut prendre une décision pour faire plaisir à tout le monde, cela s’appelle de la démagogie: je ne pense pas que cela soit la meilleure méthode et cela révèle plus une absence de courage politique, mais bon, c’est une vue exclusivement personnelle.

      Le fait que la BCE soit indépendante des gouvernements est donc réduit à néant par « la mission que lui a confié Macron »: donc Mme LAGARDE recevrait ses objectifs exclusivement du Président de la République française ? Bah, pourquoi pas… Il faudrait qu’ils actualisent leur site internet du coup: https://www.ecb.europa.eu/explainers/tell-me-more/html/ecb_independent.fr.html

      « Je dirais même que notre président ambitionne surement de voir la BCE insuffler directement de l’argent dans l’investissement et la consommation, ce qui boostera les bourses. » Donc le bon démago doit faire hausser les bourses pour qu’a priori les gens soient plus riches avec effet richesse théorique (vraiment théorique car évidemment, toute la population n’est pas investie sur les marchés actions, voire pour certains n’ont pas d’épargne financière…). Il vaut mieux distribuer directement de l’argent aux citoyens, ce que certains économistes encouragent: à nouveau, est-ce une bonne idée ?

      • Michel 2 says:

        La crise, c’est comme la guerre, c’est quand personne n’en veut qu’elle arrive.

        • Philippe30 says:

          Pourquoi parce que parfois on souhaite une crise ou la guerre ?

          La crise fait suite à un dérèglement du capitalisme.

          Si la crise ne suffit plus alors le recours à la guerre devient nécessaire.

          « La guerre est la continuation d’une politique par d’autres moyens » selon Clausewitz

    • Michel 2 says:

      Baïonnette molle au canon !!!! et de plus en plus inefficace.

  4. julien bonnetouche says:

    Je vois qu’adnstep partage mon avis :
    les 50 milliards néerlandais ne sont que le début d’un nécessaire déversement de liquidités pour l’Europe, afin de tenter de récupérer un peu le retard accumulé depuis des années sur les chinois et américains.

    • Ce déversement de liquidités directement aux consommateurs, qu’évoque Julien, est par ailleurs poussé au parlement européen par de nombreux économistes députés zécolos (EGP, EELV) ou populiss (MS5, RN) dont on dit qu’ils ont le vent en poupe, sous le nom de « QE for people ».

      Étant curieux de nature, et aimant les sports à risque, j’aimerai bien voir ça…

      • Le QE répond à des impératifs économiques de maintenir un niveau de consommation et de cours de Bourse.
        Mais Aussi Comme le souligne adnsep, des objectifs politiques de « socialistes » reconvertis à l’économie de marché. La création de monnaie de singe permet de distribuer du pouvoir d’achat a ceux qui en ont pas, Et d’assurer un nouveau mandat électoral.
        Cela me rappelle tant la volonté de Clinton de permettre aux Sans ressources d’acheter leur logement. On a vu les conséquences.
        On va droit dans le mur en klaxonnant. Mais à l’instar des subprimes, les effets ne se feront ressentir que dans une dizaine d’années…..

  5. Misseline says:

    Oui enfin les banques centrales soutiennent le marché action, mais aussi le marché immobilier, le marché de la transmission d’entreprises, bref elles soutiennent tous les marchés d’actifs.

    Le jour où elles redonneront une valeur à la monnaie, tout s’effondrera. C’est pourquoi elles ne le feront pas avant bien longtemps …

    • Le pb, c’est que les QE sont des moins en moins efficaces, si tant est qu’ils l’ont été un jour. On a beau déverser des tombereaux d’argent gratuit, creuser les déficits, …, Pas d’inflation, pas de croissance, peu d’investissement. Va arriver le moment où même avec du QE, on va avoir récession, déflation, bref, crise.

      Comme je ne suis pas devin, je ne vous dirai pas quand.

  6. Christian says:

    Bonjour,

    Le QE me laisse perplexe. En effet ça favorise l’argent et le prêt facile. Mais on reste toujours endetté et pris à la gorge lors d’une éventuelle hausse des taux.
    Ne faudrait-il pas revenir vers une inflation, des prix, salaires, … et taux au delà de 2%, voire 4 ou 4%.. Cela permettrait in fine de faire baisser le montant des emprunts, et enfin assainir, .. un peu l’économie. Il n’y a pas que la bourse et l’immobilier dans la vie

  7. De nouveaux QE mais un attentisme de la conso et un stockage d’épargne : les inconscients collectifs et individuels seraient donc en alerte ?
    A l’évidence cela ne marche pas….

    Enfin on parle à juste titre des « orthodoxes » et « des moins orthodoxes » en matière de banques centrales : on a vu ce que donnait une guerre souterraine des clans religieux lorsque l’apparent ciment politique général se lézarde ; des dissensions telles que plus personne ne veut obéir, puisque que chacun pense incarner à juste titre la règle.

    Et c’est toujours le plus fort qui impose la « bonne règle »!

    Après le sac d’Aurum avec Draghi, Lagarde meurt mais ne se rend point.

    Habemus helicopter papam ??

  8. julien bonnetouche says:

    Alors….

    Réponse sur les QE et l’inflation :

    l’argent des QE n’a servi et ne servira essentiellement qu’à soutenir les institutions financières (Banques et organismes de crédit…)

    Le ruissellement ne se fait pas vers ce que l’on a coutume d’appeler l’économie réelle.

    Pourquoi ?

    Il semble que l’argent soit capté par les banques européennes et aussitôt retourné vers la BCE. c’est une sorte de coussin de sécurité, auquel tout organisme de crédit en difficulté peur faire appel de sorte que les créanciers soient rassurés. La confiance revient aussitôt jusque là du moins.

    L’autre action de la BCE est de racheter les obligations des États endettés.

    D’ailleurs une des formules d’hélicoptère money envisagées serait tout simplement de tirer un trait sur ces dettes d’État là.
    Si on n’y réfléchit un peu, personne n’envisage sérieusement de les rembourser de toutes façons !!

    C’est la raison pour laquelle les QE n’entraînent pas d’inflation. Cela n’a pas d’incidence sur les prix.

    Cela n’est pas à confondre avec un endettement public et privé, visant à moderniser les infrastructures, développer la recherche, améliorer l’enseignement et surtout augmenter les salaires.
    Dans ce dernier cas, ( augmentations de salaires) nous aurions une incidence sur les prix. et donc de l’inflation.

    Mais ces augmentations de salaires seront certainement les dernières sur la liste des dépenses envisagées, comme aux pays bas cités plus haut.

    Bien que les hollandais envisagent tout de même une augmentation de salaire des professeurs.
    On voit bien qu’ici l’effet attendu est une amélioration de la qualité de l’enseignement et non pas la recherche d’une politique de la demande.

    Ces investissements ( massifs pour être efficaces) ne doivent en aucun cas générer de l’inflation, car alors les taux risqueraient de remonter et de rendre insolvable les emprunteurs. Ce serait la catastrophe.

    N’oublions pas en effet que pour que tout cela tienne la route il est impératif que les taux restent légèrement inférieurs à l’inflation, mais juste un peu.

    Une remarque afin de bien cerner le problème de la concurrence mondiale en matière de recherche et développement.

    Aux USA, rien que le budget annuel de chacune des GAFA représente environ 10 milliards de dollars.
    en Chine c’est surement plus important encore.

    Chez nous, le budget du CNRS, est de 4/5 milliards/an.

    Vous voyez donc que l’on est loin derrière et qu’il faut s’endetter massivement si l’on souhaite se mettre à niveau.

    Et cela est possible sans problème dans les conditions actuelles du crédit.

    • Sénèque says:

      « Si on n’y réfléchit un peu, personne n’envisage sérieusement de les rembourser de toutes façons !! »
      Donc, des dettes ont été émises par des Etats, alors en besoin de financement, auprès d’agents en capacité de financement.
      Ensuite, ces mêmes dettes ne seraient pas remboursées (aujourd’hui, elles sont remboursées grâce au roulement de la dette), soit donc en quelque sorte comme les emprunts russes du début du siècle donc qui n’ont pas été remboursés ? Vous préconisez à vos clients ou à votre portefeuille de détenir des titres de dettes qui ne seront jamais remboursées ???
      Enfin, plus personne ne prêtera aux Etats (car vu qu’ils ne remboursent pas, à l’inverse des autres agents) l’obligeant de fait, n’ayant pas d’autres ressources à lever encore plus d’impôt (sauf à ce que sa structure change substantiellement ainsi que ses prérogatives).

      Remarquez, vous êtes dans l’air du temps avec cette fameuse théorie moderne de la monnaie qui voudrait que les dettes des Etats ne soient pas remboursées avec comme corollaire, le versement d’une allocation à tous d’une somme d’argent par l’Etat (ce qu’au passage le Sénat, dans son rapport sur le revenu universel, voyait comme une libération du travail ET de l’Etat). Cela participe d’une déresponsabilisation de tous les agents, je ne vois pas véritablement les « bénéfices ».

      Du coup: « il faut s’endetter massivement si l’on souhaite se mettre à niveau »: vous êtes cohérent dans votre raisonnement puisqu’en suivant ce dernier et en y adhérant, il apparaît « logique » (?) de s’endetter massivement. Personnellement, je ne suivrai pas cette préconisation et je formule une inverse à mes clients qui ont du cash bien supérieur à leurs encours d’emprunts (je vous rassure, ils ne suivent pas tous mes préco car certains ont un rapport au crédit proche du vôtre)..

      • Sénèque, je suis pleinement d’accord avec vous sur la nécessité d’utiliser son épargne pour rembourser les crédits ! Malheureusement, personne ne m’écoute non plus ! Ils sont tous dans l’impression de richesse en cumulant épargne et dette qu’ils ont peur de s’appauvrir en remboursant leur crédit.

        • Tout à fait, dès lors la baisse des taux continue orchestrée par la BCE n’est-elle pas un aveu de l’incompétence économique de ces hauts fonctionnaires qui ont montré leur incapacité à « enrichir » un peu plus la population.

    • Michel 2 says:

      « …..serait tout simplement de tirer un trait sur ces dettes d’État là. »
      Que deviennent nos assurances vie gorgées de ces dettes dans ce cas là ?
      Une révolte à la Française ! Ce serait pire que les GJ.

  9. Julien bonnetouche says:

    Seneque, à monde nouveau , politique budgétaire nouvelle. : traditionnellement les dérives budgétaires des États se traduisaient par des dévaluations voire des faillites. Or, quoi que l’on fasse, personne n’attaque le dollar, et personne n’attaquera l’euro. C’est la première force des ces monnaies. Donc on peut y aller !! Et si vous avez bien lu ce que je dis , c’est absolument indispensable à notre survie économique.

  10. Easy Christine a parlé :

    «Il est clair que la politique monétaire a besoin de rester très accommodante dans un avenir prévisible».

    On rase gratis et pour longtemps.

  11. julien bonnetouche says:

    He oui !!
    Le problème n’est pas de savoir ce qui serait bien ou bon !!
    c’est ce qui se passe qui est important.
    Moi aussi je suis d’accord pour dire que rembourser ses dettes est une bonne chose.
    Mais d’une part les États sont les premiers à ne pas le faire, et en l’occurrence les dettes sont tellement énormes que c’est inimaginable.
    Le fuite en avant est par conséquent la seule voie possible, en espérant que la croissance remboursera un jour ce que nous sommes dans l’incapacité de faire aujourd’hui.

  12. Historiquement, les états ont été endettés et notamment la France.
    Comment les équilibres budgétaires étaient assurés ? Par les conquêtes millitaires qui rapportaient les richesses.
    Il n’y a plus de guerres dans l’OCDE alors il faut trouver d’autres moyens.
    L’autre arme, c’est inflation mais interdite au nom de l’orthodoxie.
    Donc on a trouve le QE.

    • Michel 2 says:

      Dans l’histoire on manquait de tout ou presque, d’où l’inflation(autre que monétaire)
      Aujourd’hui, on a trop de tout où presque. Où alors aller chercher de l’inflation ? Une guerre ?

  13. Julien bonnetouche says:

    Michel, si l’on ne s’y sort pas par le haut, nous serons relégués à la traîne des chinois et des américains définitivement. S’en sortir par le haut signifie utiliser nos resources intellectuelles, qui sont encore de très bon niveaux, afin de créer des entreprises puissantes qui rivalisent avec les autres. Il nous manque deux choses pour cela : énormément d’argent, qu’il est possible d’emprunter, et la volonté politique a l’échelon européen. C’est dans la main des allemands. On verra bien…

    • Michel 2 says:

      Mouais !!!! Il nous manque surtout et c’est le moteur de la croissance, la CONFIANCE, confiance en l’avenir, nos dirigeants, la finance, la liberté, la sécurité à tous niveaux, etc. etc. et mettre fin aux influenceurs, aux mensonges, aux corrupteurs et corrompus, aux « religions », etc. etc.

    • Les Allemands ne serviront pas la soupe aux Français. La solution n’est pas l’Europe. Elle est une partie du problème.

  14. Julien bonnetouche says:

    Tout cela est vrai. Mais peut-être que l’instinct de survie finira par l’emporter !!!!!

  15. oui Goodtouch
    Souhaitons bonne vie à l’intelligence reliquataire que vous exposez à très juste titre, et à l’instinct de survie.

    Mais dans le quotidien, je vois plutôt globalement des conduites inverses…..

    Qui l’emportera : la masse ou le petit groupe ?

    • Michel 2 says:

      L’instinct de survie est un réflexe individuel pas de groupe.
      Le groupe, la masse court après une idéologie ou est sous l’emprise d’un « entraîneur »

  16. je précise :
    – la masse à rebours de l’instinct de survie
    – ou le groupe qui cultive l’éducation et l’intelligence ,

  17. Cela me rappel la BNS qui avait abandonné le taux planché au grand DAM des spéculateurs de toutes sortes .
    C’est avant tout le marché immobilier dans le grandes villes qui doit être cassé , les jeunes vont se retrouver a devoir prendre la KALACH si rien n’est fait .

    Guillaume vous feriez un bon président de La BCE

  18. « C’est avant tout le marché immobilier dans le grandes villes qui doit être cassé ».

    Le gouvernement actuel s’y emploie de toute la force de ses petits bras musclés. Pas sûr que les djeuns en sortent gagnant. Pas d’investisseurs, pas de logements.

    • Voilà

      C’est exactement ce qui se passe à Paris, marché locatif difficile depuis toujours, en cette rentrée

      La panique pour les étudiants/doctorants/jeunes actifs pour se loger ( des dizaines d’appels angoissés, à juste titre )

      Un succès inversé à mettre au crédit des gouvernements successifs, celui-là n’y fait point exception…. lol

      Parlez-en à votre député (si vous croyez encore qu’il a un quelconque pouvoir)

  19. Premiers vacillements dans l’équilibre Septembre 2019.

    Les marchés dans la première partie de 2019 avaient été régis par le retour à un certain équilibre entre la perspective d’un ralentissement économique global, et l’annonce d’un soutien des banquiers centraux. À la sortie de l’été, cet équilibre s’est toutefois fragilisé.

    Le risque s’est accru que les politiques de relance économique s’avèrent insuffisantes pour contrebalancer un ralentissement global qui donne des signes d’amplification. En effet, les indicateurs avancés américains suggèrent que le ralentissement global se propage outre-Atlantique. Or à la différence de 2016 (et a fortiori de 2009 et 2012), la Chine ne s’apprête visiblement pas à jouer de nouveau le rôle de locomotive de la relance globale.

    Par conséquent, c’est à la politique monétaire américaine menée par la Fed qu’échoue désormais le rôle d’éviter un ralentissement global plus marqué. Or, le président de la Fed n’a guère donné l’impression, lors de son discours du 23 aout, qu’une action forte d’assouplissement monétaire était imminente.

    L’équilibre actuel est ainsi menacé par le retard que pourrait prendre la politique monétaire américaine sur le ralentissement mondial, justifiant le positionnement prudent des marchés.
    L’économie américaine contaminée par le ralentissement global

    La résilience à ce jour de l’économie américaine s’explique en partie par des « stabilisateurs » naturels classiques : l’accélération de la baisse des taux d’intérêt en 2019 qui a soutenu le marché immobilier, la baisse des prix des matières qui a libéré du pouvoir d’achat et enfin, la force du dollar qui a réduit le coût des produits importés.

    Il faut toutefois garder à l’esprit que ces stabilisateurs sont également des révélateurs d’un ralentissement économique qui s’installe. La baisse des taux grève la profitabilité des banques, tandis que la force du dollar freine les exportations, renforce les pressions déflationnistes, et pénalise les économies émergentes.

    Par ailleurs, d’autres indicateurs économiques américains majeurs pour l’avenir se sont déjà détériorés, en particulier l’investissement des entreprises. On peut craindre aujourd’hui que le niveau d’incertitude provoqué par le mode opératoire de Donald Trump dans ses négociations avec la Chine ait affaibli durablement la confiance que les dirigeants d’entreprises. Même si un accord rapide semble aujourd’hui être l’intérêt des deux parties, il est difficile d’en faire un scénario central fiable compte tenu des agendas politiques et géostratégiques respectifs.
    L’Allemagne à la peine

    La contagion du ralentissement général à l’Allemagne est beaucoup plus directe et plus ancienne qu’aux États-Unis, donc bien plus forte aujourd’hui. La grande coalition au pouvoir en Allemagne parle d’ores et déjà d’un plan de relance budgétaire. Malheureusement, l’ampleur et le calendrier envisagé sont soumis au destin d’une coalition fragile, qui rendent sa mise en œuvre et son efficacité douteuses à court terme.

    La bonne nouvelle pour l’Europe d’une politique budgétaire allemande en soutien du cycle économique risque d’arriver tardivement.
    La Chine n’est plus la bouée de sauvetage de l’Occident

    L’espoir que la Chine prenne des mesures de soutien à son activité domestique, bénéfique à la croissance globale, s’estompe. Notre interprétation de cette attitude est que la Chine dispose de marges de manœuvre plus réduites que lors des ralentissements précédents, et que face aux enjeux stratégiques de ses rapports avec les Etats-Unis, elle choisisse de prendre le risque d’un coût économique élevé à court terme. La Chine semble souhaiter demeurer en mode « résistance à la douleur » pendant encore quelque temps.
    La Fed toujours hésitante

    En l’absence d’une relance chinoise, seule la Fed dispose de munitions suffisantes qui lui permettraient, peut-être, d’enrayer l’aggravation du ralentissement économique global. Mais c’est la seconde déception des dernières semaines : l’hypothèse de travail de la Fed ne justifie pas encore l’annonce d’un cycle complet d’assouplissement monétaire.

    La perspective semble donc se dessiner d’une poursuite du ralentissement économique global, qui ne provoquera de mesures de soutien fortes que tardivement.
    Conséquences pour une stratégie d’investissement

    A la sortie de l’été, Le comportement des marchés témoigne d’une bonne efficience : la détérioration des perspectives économiques globales s’est largement reflétée dans une poursuite de la baisse des taux longs, tandis que les investisseurs actions ont fortement privilégié les valeurs défensives et renforcé leur allocation aux disponibilités. La possibilité d’une reprise technique existe donc. Il convient néanmoins de conserver un positionnement stratégique prudent, notamment par une faible exposition au risque de variations des taux d’intérêt et un portefeuille actions toujours centré sur les secteurs de croissance et de consommation de base. La surperformance déjà engrangée par ces derniers exige une grande sélectivité. Mais à condition d’y avancer de façon disciplinée, il est encore possible de trouver des valeurs dont la visibilité des résultats et la profitabilité leur permettra de continuer de se bien comporter.

    Source ; https://www.carmignac.fr/fr_FR/analyses-marche/carmignacs-note/premiers-vacillements-dans-l-equilibre-3309

  20. julien bonnetouche says:

    Oui je suis d’accord avec cette analyse sur le ralentissement, et que je fais d’ailleurs dans ce blog depuis un certain temps.

    Par contre, comme je suis optimiste, je pense que cela est de nature à précipiter les plans de relance, et les mesures non conventionnelles de la BCE.

    Il est probable que nous ayons une première attaque sur les marchés boursiers bientôt, afin de stimuler les banquiers centraux et les politiques ramollis.

    En réalité le gros morceau c’est Trump qui doit absolument trouver un accord avec la Chine, sans quoi ça finira mal.

    Et à ce moment là un simple tweet ne suffira pas.

    Mais il est obligé de la faire, ou bien cela finira mal pour lui.

    J’hésite un peu, mais je pressent qu’il faudrait vendre au niveau actuel pour racheter 10/15/% plus bas.

  21. extrait du discours de Christine LAGARDE aujourd’hui :

    « La BCE doit écouter et comprendre les marchés, mais aussi écouter et comprendre les citoyens. Parce que la monnaie est, après tout, un bien public qui appartient au peuple »

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