Alors que tout le monde annonce une crise de grandes ampleurs dans les prochains mois, alors que le CAC 40 enregistre une baisse d’environ 10% depuis quelques semaines, alors que les taux d’intérêt extrêmement bas pourrait reprendre le chemin de la hausse dans les prochains mois, … Bref, il est facile de prédire la fin du monde, facile de prédire le prochain krach qui anéantira inévitablement votre épargne, mais cette obsession à chercher la nouvelle crise n’est elle pas contre-productive. (Ps : La certitude d’un prochain krach, me laisse à penser qu’il n’arrivera pas ! Lorsque tout le monde connaît par avance la nature de la prochaine crise… ce n’est plus une crise – Rien ne sert de prédire la prochaine crise. Elle n’arrivera pas tant que nous l’attendrons).

Ne faudrait il pas au contraire se saisir de cette opportunité pour progressivement investir sur les marchés actions ? L’adage « vendre au son du clairon, acheter au son du canon » n’encourage t’il l’investisseur de long terme à saisir les excès de marchés baissiers pour s’exposer à nouveau après quelques mois de prudence ?

Est il vraiment utile de jouer à se faire peur en permanence ? Internet, et l’accès illimité à une information plurielle, combiné à la nature humaine qui nous conduit naturellement à privilégier les vision « catastrophistes » ne sont ils pas contreproductifs ? Les crises sont des situations normales de l’économie, il n’est pas question de linéarité dans la progression du monde. L’investisseur doit alors être capable de saisir les moments de crise pour se constituer un portefeuille qui se valorisera inévitablement dans les moments d’euphorie.

En permanence, nous sommes le fruit d’une confrontation entre facteurs favorables et facteurs défavorables, l’investisseur doit alors être capable de se battre contre son tempérament naturel : Le pessimiste permanent doit être capable d’adopter une vision réaliste de la situation à défaut de devoir en permanence passer à côté de sa vie et de ses investissements ; L’optimiste permanent doit au contraire admettre les facteurs de risques qui se manifesteront inévitablement.

Personne n’est capable de prédire le comportement futur des marchés actions, mais une seule certitude : Après la hausse, viendra la baisse … et après la baisse, viendra la hausse. Investir sur les marchés financiers n’est pas plus compliqué que cela et celui qui essaiera d’appliquer cette règle sur les grandes tendances des marchés actions devrait s’assurer une valorisation sans trop de risque de son portefeuille.

  • Alors que les indices boursier affichent des records historiques, il est probablement une bonne idée de vendre et de sécuriser les avoirs afin de saisir des excès à la baisse pour investir à nouveau dans des conditions plus favorables ;
  • Alors que les indices boursiers baissent depuis ces records, il est probablement une bonne idée d’acheter progressivement au gré de cette baisse dans la perspective d’attendre l’inévitable remontée des cours et le recherche d’un nouveau sommet pour vendre.

Enfin, l’investisseur de très long terme ne portera qu’une attention très limitée à la volatilité des marchés financiers. Il veillera seulement à ne pas investir au mauvais moment (c’est à dire quand les cours sont au plus haut), et surveillera les excès baissier pour investir à bon compte dans des titres dans lesquels il a toute confiance à très long terme.

 

Ainsi, selon mon humble expérience, l’investisseur en action pourra investir en suivant cette règle simple :

1- Surveiller le niveau général des marchés actions. Il suffira d’essayer de répondre à cette question : A long terme, les cours de bourse sont ils élevés ou non ? Il ne s’agit pas de faire une analyse technique ou économique élaborée, il suffit de consulter un graphique des cours à long terme. S’ils sont proches des plus haut historique, l’investisseur prendra garde à ne pas investir ; S’ils sont proches des plus bas, l’investisseur habille prendra la décision d’investir en sachant qu’on ne vend jamais au plus haut et qu’on achète jamais au plus bas.

2- Sélectionner des titres d’entreprises dont le modèle économique apparaît pérenne à long terme. Il s’agit de sélectionner les entreprises capables d’adapter leur modèle économique à environnement mouvant afin de générer toujours plus de bénéfices.

3- Attendre la baisse des marchés actions pour investir dans le capital de ces entreprises. En réalité, le plus important, n’est pas d’investir au plus bas… mais seulement d’éviter d’investir au plus haut, c’est à dire au sommet de la crise d’euphorie qui autorise des niveaux de valorisation qui ne pourront que difficilement être atteints dans un futur, même lointain.

4- Laisser l’entreprise se valoriser au rythme du déroulement de son modèle économique. Les investisseurs actifs pourront attendre le prochain cycle de valorisation excessive pour vendre leur position et attendre l’inévitable baisse des cours… les autres, c’est à dire les investisseurs passifs pourront se contenter d’attendre… et profiter de la capacité de l’entreprise à générer des bénéfices à long terme et à verser des dividendes.

 

Prenons un exemple concret :

1 – A 5600 points, le CAC40 apparaît relativement élevé depuis les points bas de 2008/2009. Il était donc opportun d’attendre la baisse inévitable des cours… L’investisseur doit donc profiter de ce niveau de valorisation pour sélectionner les entreprises dans lesquelles il souhaite investir.

2 – A 5000 point, la modeste baisse des cours encourage les investisseurs à s’exposer à nouveau progressivement. Le niveau de baisse final ne pouvant être assuré, il est prudent d’investir progressivement. Les cours baisseront t’ils jusqu’à 4000 points avant de rebondir… ou s’arrêteront ‘ils à 5000 points ? Personne ne le sais ! Une certitude, celui qui réussit à acheter au point le plus bas… aura un meilleur espoir de rentabilité… Mais celui qui attend éternellement la baisse des cours, prendra le risque de ne jamais investir.

3- La baisse des cours n’étant pas linéaire, certains titres baissent plus que d’autres. Prenons des exemples concrets tels que Michelin en baisse de 27% depuis le 01/01/2018, une hausse limitée à 6% depuis 5 années et un rendement des dividendes de -+ 5%  ou encore Bouygues en baisse de 30% depuis le  01/01/2018 et seulement +11% depuis 10 ans et également un rendement de -+ 5% (même si les bénéfices venaient à baisser, je crois qu’il y a encore un peu de marge).

Nous avons là, je crois, deux belles entreprises dont les cours actuels doivent satisfaire les investisseurs de très long terme. Mais ce n’est qu’un avis très personnel, en aucun cas un conseil ! Je ne suis pas conseiller financier !!! Ce n’est là l’avis personnel que d’un modeste épargnant.

 

4- On profite des baisses fortes pour investir … et on attend et on touche les dividendes que l’on réinvestira dans le titre ou des titres aux qualités comparables. On verra bien dans 15 ans.




5 Comments

  1. Sénèque says:

    Il convient aussi d’observer ce que font les insiders.
    En effet, j’avais lu un papier que je ne retrouve pas qui indiquait que les insiders vendaient en masse sur les marchés US comparativement à d’autres périodes.
    Il y a les FANG/GAFAM pour biaiser les variations, mais cela ira un temps.
    Par ailleurs, les small et mid en France pour certaines sont à -30%, -45%, -60% depuis 1 an…
    Lorsqu’on lit les réévaluations des chiffres d’affaires, des bénéfices, certains indicateurs… un Jubilé en préparation ?
    Personnellement, pour répondre à l’interrogation de l’article, non, je ne rentrerai pas du tout maintenant, même dans une optique à long terme anticipant une poursuite importante de la correction sur les 12-24 mois à venir. Après -45% comme en 2008, oui, j’irai sur les marchés actions.

  2. Je suis complètement le raisonnement précédent en allant plus loin:
    – Faire ses devoirs: analyser son PF et conserver uniquement les actions resilientes au mieux de la recession (cf 2008)
    – Les small Caps Euro sont revenus à un momentum 0 sur un an et ca continue => Cash
    – Ne pas oublier que les robots ETF font les indices en achetant « globalement » les actions des indices donc font monter/baisser artificiellement certaines valeurs sans raison (surtout US)
    – Attendre les soldes avec 40% mini de cash et majoritairement en USD (IB paie 1.8% le cash USD actuellement)
    – L’Europe est dans un « corner » sans pouvoir augmenter les taux (dette), sans pouvoir relancer (déjà à 0) .. sans parler de la divergence des économies européennes

    Il va forcément se passer un truc en Europe pour commencer, les banques sont beaucoup trop exposées (leverage de 30 ! versus 10 aux US …)

    Je trouve l’ambiance beaucoup trop calme par rapport aux pbs qui s’accumulent …

    Let’s see

  3. perso, je bouge un peu à -50 % et fais mon marché, pas avant.

    les CA ne sont pas terribles actuellement, les embauches non plus, les fermetures de sites et magasins, importantes…..

    Après une bonne purge, on rejoint le banquet.

    merci pour le tuyau sur IB et sa rému du dollar….

  4. Euh, c’est qui IB ? 🙂

  5. InteractiveBrokers

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