Tout le monde connaît les performances incroyables des fonds H2o AM gérés par Bruno CRASTES, la star de la gestion obligataire. Depuis hier, les mauvaises nouvelles s’accumulent pourtant autour d’H2o et de la gestion de Bruno CRASTES :

Avant hier, le 18 Juin 2019, le Financial Times Alphaville publie un article dont le titre sème le doute : « H2O Asset Management:  illiquidité mon amour« . En effet, l’article en question reproche à H2O, l’investissement massif dans les titres obligataires d’une société dirigée par Lars Windhorst, société dans laquelle Bruno CRASTES vient d’intégrer le conseil d’administration.

Aujourd’hui, 20 Juin 2019, Morningstar annonce la suspension de la notation du fonds H2O allegro.

 

Faut il y voir un cygne noir ? ou tout simplement une petite affaire sans importance qui ne fait que confirmer qu’il n’existe pas de rendement sans risque (et ça tout le monde le sait) ?

 

Extrait de l’article du FT Alphaville :

« Proclamé «Grand connaisseur des obligations» par le Wall Street Journal, Bruno Crastes est le directeur général de H2O Asset Management – la société qu’il a créée au début de la décennie avec le soutien de Natixis.

On sait que le Français embrasse de tout cœur le risque dans l’espoir de récolter des fruits à plus long terme, M. Crastes étant peut-être le plus célèbre pour ses gros paris sur les obligations grecques au plus fort de la crise de la dette souveraine dans la zone euro.

H2O a connu une croissance rapide au cours des six dernières années: de 3 milliards d’euros de gestion en 2013, ses actifs sous gestion ont été multipliés par dix pour atteindre 30 milliards d’euros. Ce n’est pas difficile à comprendre non plus, étant donné que certains des fonds de H2O figuraient parmi les fonds alternatifs les plus performants d’Europe l’année dernière. Une stratégie a généré un résultat net impressionnant de 32,9%.

M. Crastes a été réticent à entrer dans les détails de la façon dont H2O a été capable de battre si facilement le marché. Lorsque nos collègues de FTfm lui ont demandé quelle était la formule magique de son succès plus tôt cette année, il était timide:

«Il n’y a pas de secret», déclare M. Crastes, en sirotant l’eau de marque propre de H2O dans son bureau chic à Mayfair, à Londres. Le Français est détendu mais peu disposé à être perçu comme un sage. Il attribue la performance de H2O à son «travail acharné», à son expérience et à son équipe «soudée».

Pour ceux qui ont suivi de près la stratégie d’investissement de la société, la relation de Bruno Crastes avec Lars Windhorst n’est certainement pas un secret non plus.

Pendant des années, H2O Asset Management a été un fervent supporter financier des efforts de collecte de fonds de M. Windhorst. Cela comprenait des investissements dans son mauvais billet Sapinda Invest, d’un montant de 1 milliard d’euros, qui n’avaient pas payé ses coupons prévus à temps en 2016. L’année suivante, Deloitte a démissionné de son poste d’auditeur du véhicule de titrisation – accusant son dépositaire Shard Capital de fournir « délibérément de faux » l’information financière. »

Maintenant que l’association de longue date de M. Crastes avec M. Windhorst a été officialisée par le nouveau siège du conseil d’administration, nous avons pensé qu’il serait utile d’examiner de plus près le montant que ses fonds ont investi dans les activités du financier coloré.

Étant donné que les obligations adossées aux sociétés de M. Windhorst sont extrêmement illiquides et que les fonds de H2O permettent aux petits investisseurs de retirer leur argent quotidiennement, l’ampleur apparente de ces investissements est considérable. »

[…]

Les six fonds de H2O qui détiennent des quantités substantielles d’obligations liées à Windhorst – Adagio, Allegro, Moderato, Multibonds, Multistratégies et Vivace – fournissent tous une analyse détaillée de leur situation financière tous les six mois.

Cependant, les dates qu’ils signalent ne sont pas synchronisées, il est donc toujours possible que les positions aient été déplacées à l’intérieur des fonds en interne, ce qui entraîne la disparition de nos chiffres globaux. Malgré les limitations, c’est ainsi que la fonction «HDS» de Bloomberg calcule le total des avoirs en titres individuels, par exemple.

En utilisant cette méthodologie, H2O semble détenir plus de 1,4 milliard d’euros d’obligations émises par des véhicules financiers liés à M. Windhorst dans les six fonds. Ils détiennent chacun une exposition allant de 5,5% (Adagio) à 13,7% (obligations multiples) à des obligations liées à Windhorst.

Les données suggèrent que H2O est de loin le principal détenteur de nombreuses obligations de Lars Windhorst, détenant souvent la majorité de l’encours dans l’entreprise et même des fonds individuels détenant jusqu’à 22% de titres spécifiques.

Une émission obligataire de Chain Finance , un véhicule utilisé par M. Windhorst en 2017 pour régler des actions en justice et rembourser des dettes existantes, s’est révélée être un investissement particulièrement apprécié de H2O. Les six fonds ont versé de l’argent et détiennent ensemble un emprunt obligataire de 383 millions d’euros, soit près de 77%.

À l'exception de ABN Amro, toutes ces obligations néerlandaises sont liées à Lars Windhorst

À l’exception de ABN Amro, toutes ces obligations néerlandaises sont liées à Lars Windhorst

Dans le cas de Chain Finance, H2O a explicitement reconnu que son investissement n’était pas exactement liquide. Le gestionnaire de fonds applique ce qu’il appelle une «décote liée à l’illiquidité de la valeur» de sa participation dans les obligations, ce qui la réduit considérablement dans son portefeuille (la valeur de marché est inférieure de 24% à la valeur nominale dans les fonds).

Il est intéressant de noter que cette approche n’est adoptée pour aucun de ses autres titres liés à Windhorst, qui sont également non liquides selon plusieurs personnes connaissant bien les obligations.

Vous pourriez bien demander: pourquoi est-ce important?

Après tout, les fonds de H2O rapportent beaucoup. Alors que beaucoup voudraient bien investir à hauteur de plus d’un milliard d’euros avec un entrepreneur largement connu pour ses difficultés juridiques, peut-être que M. Crastes a encore une fois découvert l’occasion de gagner de l’argent là où d’autres craignent de se lancer.

Et comme nous l’avons expliqué, ces positions ne sont pas secrètes – elles sont toutes divulguées publiquement dans les rapports de H2O.

Malgré tout, la grande exposition que la société de M. Crastes a bâtie sur les affaires de Lars Windhorst est importante en raison de la liquidité de ces investissements.

[…]

Il y a une raison pour laquelle ces obligations ne sont pas largement négociées. Plusieurs traders et gestionnaires de fonds de couverture nous ont dit que certaines banques appliquaient des restrictions sur les titres liés à Lars Windhorst, en raison du nombre d’institutions financières qui étaient prises au piège de transactions ratées sur des obligations et des actions de ses sociétés.

[…]

Bien que ces obligations soient indéniablement illiquides, les fonds de H2O sont tous au format Ucits, permettant ainsi aux investisseurs particuliers de sortir librement leur argent au quotidien. Ces règles de l’UE sont censées limiter le montant des investissements non liquides, mais nous constatons de plus en plus les conséquences dangereuses du respect de la lettre par les gestionnaires de fonds, mais peut-être pas de l’esprit de la loi.

….

Dans la foulée de cet article, Morningstar a suspendu la notation du fonds H2O Allegro. L’agefiactif partage cette information avec cette introduction « Morningstar a suspendu la notation du fonds Allegro, dont une petite partie est investie dans les obligations de la galaxie Windhorst.Des interrogations se font jour sur les conditions de certaines transactions et la valorisation de certains titres. »

Voici la réponse de la société H2o AM :

 

 

Qu’en pensez vous ? Faut il s’inquiéter devant cette remise en cause de la gestion de H2o ?

 

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95 Comments

  1. Natixis chute, un fonds de H2O en question

    (Boursier.com) — Natixis plonge de plus de 7% à 3,65 euros en début d’après-midi à Paris. Un décrochage que des analystes attribuent à la suspension par Morning Star de la notation du Fonds Allegro (2,4 milliards d’euros d’actifs sous gestion, soit 7,5% du total des actifs sous gestion de H2O), à la suite d’un article du Financial Times mettant en avant l’exposition de H2O à certains actifs non liquides.

    H2O est l’une des principales ’boutiques’ de Natixis avec environ 30 milliards d’euros d’actifs sous gestion, au même titre que DNCA (23,2 milliards d’euros) ou AEM (65 milliards d’euros).

    « Cette décision fait suite aux interrogations de l’équipe de recherche quant au caractère approprié et à la liquidité de certaines obligations privées détenues dans l’une des poches du fonds », explique Morning Star. « Au sein de cette poche, 4,2% des actifs sont investis dans des obligations illiquides émises par des sociétés contrôlées le financier allemand Lars Windhorst. Si cette poche est relativement limitée en taille, et si nous ne pensons pas qu’elle pose un risque immédiat pour la performance du fonds, la concentration des placements sur une série de sociétés liées au même individu est une source d’inquiétude. Nous observons en outre que depuis mai 2019, Brunos Crastes, directeur général d’H2O, a été nommé au conseil de surveillance (« Advisory Board ») de la société Tennor Holding, le fonds d’investissement de Lars Windhorst, laissant transparaître un risque de conflit d’intérêt ».

    Jefferies juge malgré tout la réaction du marché exagérée puisque H2O représente globalement 5%-6% du résultat net du groupe. La structure du fonds a toujours été divulguée par H2O, ajoute le broker, à l »achat’ sur Natixis.

    Alphavalue estime pour sa part la contribution de H2O au résultat net de la banque à environ 2%. Alors qu’il y aura des sorties de fonds chez H2O, il reste à voir si cela affectera d’autres boutiques et, surtout, dans quelle mesure cela affectera le modèle multi-boutique spécifique de Natixis, ajoute le bureau de recherche, également à l »achat’ sur la banque.

  2. Sénèque says:

    Morningstar ajoute également :
    « Nous observons en outre que depuis mai 2019, Brunos Crastes, directeur général d’H2O, a été nommé au conseil de surveillance (« Advisory Board ») de la société Tennor Holding, le fonds d’investissement de Lars Windhorst, laissant transparaître un risque de conflit d’intérêt. »
    La rémunération versée par H2O ne doit pas lui aller…

    A titre personnel, j’ai toujours été méfiant quant à ces fonds qui ont un levier énorme, ce qui pose des interrogations sur les risques en cas de retournement de tendance et de contreparties.

    Ma conviction reste inchangée sur cette société de gestion: je n’y suis pas allé et n’y irais pas, à chaque fois pour les mêmes raisons.

    • Laurent says:

      Bonjour Je partage totalement votre avis…
      Nous pouvons le porter plus clairement aujourd’hui..et être un peu plus écouté à minima…

  3. PhilippeC says:

    Madoff II ?

  4. J ai racheté mes 2 fonds allégro et multibonds
    Désolé mais Madoff est passé donc
    Je préfères reprendre mes billes

  5. JacquesHenri says:

    il n’y a pas de gains notable en obligataire sans prise de risque notable fut elle jugée excessive. plus de 95% des fonds ne sont pas de LARS, le souscripteur achète en connaissance de cause, pour sa poche risque obligataire. Le seul bleme, outre cette remarque, est le conflit d’intéret.

  6. Philippe says:

    même en investissant en oblig, high yield par ex. il y a risque de défaut. Cependant n’oublions pas que les anglo-saxons ont quelques casseroles avec Woodford ou que GAM a de gros problèmes. Sans en savoir beaucoup plus, H2O suscite des jalousies…

  7. Une interview de Bruno Crastres sera publié demain par H2O suite à cet article. Apparemment, dixit h2o, les arguments énoncés sont pour la plupart erronés et tendancieux.

  8. Sénèque says:

    En comparant avec la concurrence sur les mêmes typologies officielles de gestion, H2O surperformait, non explosait!, tous ses concurrents. Soit ces derniers sont tous nuls et H2O et le seul bon, soit il y a d’autres explications. Pour ma part, je penche pour cette 2ème option.

    Les clients lui confient leurs fonds pour les gérer et optimiser leur rémunération.
    En complément des fonds apportés, H2o doit vendre/acheter des dérivés dans tous les sens, ce qui se lit dans leur monthly factsheet de mai 2019 pour Allegro :
    – bond futures : Net -439.20% – gross 809.20% !!!
    – FX (excluding funding currency): gross 628.70% !!!
    http://www.h2o-am.com/fr-FR/p/Les-fonds/Toute-la-gamme-de-fonds-communs-de-placement/H2O-Allegro

    Cela signifierait qu’H2O capte les mêmes performances que ces concurents…mais avec un levier X x qui permet de multiplier les performances.
    Cela signifie aussi que le fonds ne devrait pas être dans une catégorie « obligataire » mais de « gestion alternative », dans ce dernier cas, la dimension d’illiquidité serait apparaît quasi légitime.

    Les investisseurs ne voient que les performances délivrées et pas de quelle manière elles le sont. Ainsi, ils sont guidés par leur cupidité et non nécessairement leur raison ou leurs convictions (cf. les produits structurés financio-financiers sans aucune espèce d’impact sur l’économie réelle mais qui permettent avec de belles oblig à coupon 0 aux banques émettrices d’émettre des titres de dettes, couplé à des ventes de produits dérivés et vous avez plus de fonds à allouer ! c’est beau mais il conviendrait de savoir si avec un peu de pédagogie les clients souscriraient véritablement à ce type de produits ? encore faudrait-il que les distributeurs indiquent comment sont montés ces produits…s’ils le savent et l’ont compris ! délivrer des coupons de 5% dans l’environnement actuel pour des produits obligataires devrait un tant soit peu interpeller ! ).

    Affaire à suivre.

  9. Et ça change quoi cette histoire pour le détenteur de fonds h2o ?

    Sachant que le % d’obligations illiquides en question ne représente qu’une faible partie des fonds et n’a qu’une part infime de la perf incroyable de h2o multibonds.

    Le reste étant des obligations souveraines et devises liquides dont Bruno Crastes a montré son savoir faire depuis des années il me semble.

    Et en cas de conflit d’intérêt, une belle amende pour la société de gestion mais cela ne devrait pas impacté le souscripteur.

    Une raison pour vendre?

  10. 10% des fonds sur des positions high yield….. La fin du monde…..
    Par contre les fonds UCIT qui font du 100% high yield sont liquides peut-être??
    Les fonds small caps sont liquides aussi???

    De plus pourquoi Lars Windhorst est-il qualifié de peu fréquentable? Parce que des journalistes considèrent que quand on connait des échecs nous sommes condamnés à l’échec à vie?? Qui n’a jamais connu d’échec?
    Bruno Crastes nommé au conseil d’administration d’une entreprise de Windhorst est plutôt une bonne nouvelle, il connait au moins les dossiers dans lesquels il investit.

    Arrêtons donc avec ces conneries!

    On dirait vraiment un torpillage bien orchestré envers une maison de gestion qui a trop de succès et qui collecte trop….
    J’imagine déjà les autres gestionnaires se frotter les mains en récupérant les vendeurs des fonds H2O…

    • Pierre C says:

      100% d’accord !!!!

    • Madame, Monsieur,

      Vous parlez de VENDEURS des fonds….

      Excellente journée

      Christian PIRE

    • Independamment de ses nombreux défauts, Windhorst a plusieurs antécédents ou il payait des gestionnaires de fonds (Walid Chammas, Muhammed Yesilhark, MAlte Heininger) pour investir les fonds de leurs clients dans ses sociétés. Voila pourquoi il est décrit comme peu fréquentable.

  11. adnstep says:

    L’impact immédiat sur Natixis est conséquent.

  12. Voilà le véritable sujet : GAM. Woodford. H2O. Il n’y a jamais un cafard
    Les administrateurs de fonds doivent poser des questions difficiles sur la liquidité des fonds qu’ils supervisent.

    https://www.bloomberg.com/opinion/articles/2019-06-20/gam-woodford-h2o-there-s-never-one-cockroach

    Il n’y a jamais qu’un seul cafard. Ce stratagème de marché, noté il y a plus de dix ans par le stratège du marché, Dennis Gartman, a été utile pour dissiper les contrecoups de tout, du resserrement du crédit à la crise de la dette européenne en passant par le scandale de fraude des émissions de Volkswagen AG. Il ne devrait donc pas être surprenant que cela semble également s’appliquer au gestionnaire de fonds, Neil Woodford, et à ses déboires qui lui ont fait face en stockant son portefeuille avec des placements non liquides.

    Les actions de Natixis SA ont chuté à leur plus bas niveau en trois ans après que le Financial Times a écrit qu’un de ses fonds d’investissement, H2O Asset Management, s’était chargé d’obligations difficiles à négocier de sociétés liées à l’entrepreneur allemand Lars Windhorst. L’article incitait Morningstar à suspendre sa notation sur l’un des fonds gérés par H2O, qui gérait près de 33 milliards de dollars à la fin de l’année dernière.

    Les actionnaires de Natixis ont peut-être réagi de manière exagérée, l’unité du fonds ne représentant qu’environ 6% du revenu net de la banque française, a déclaré Maxence Le Gouvello du Timat, analyste chez Jefferies. Mais Morningstar n’a pas l’intention de laisser tomber aucun autre fonds qu’il estime risquer de piéger des investisseurs en raison de déséquilibres de liquidité, d’autant plus que GAM Holding AG met un an à liquider ses fonds d’obligations à rendement absolu après les avoir gelés.

    Les révélations sur l’ampleur des frasques de Woodford avant sa décision plus tôt ce mois-ci de geler les rachats de son fonds phare suggèrent que les investisseurs ne peuvent pas compter sur le régulateur pour protéger leurs intérêts.

    Dans une lettre publiée cette semaine , la Financial Conduct Authority a révélé que ses «enquêtes de surveillance préliminaires» suggéraient que Woodford avait investi environ 20% de son Woodford Equity Income Fund dans des titres non cotés en bourse en février de cette année. C’est étonnant.

    Le maximum autorisé pour le fonds était de 10%. Woodford n’a donc pas dépassé la limite, il l’a franchie. Pour chaque tranche de 100 livres (127 dollars) investie, 20 livres correspondaient à des placements illiquides, soit le double du montant attendu par les investisseurs de son fonds.

    En outre, la FCA a déclaré que c’était la troisième fois que le fonds dépassait ses limites d’illiquidité, à la suite de manquements survenus en février et en mars de l’année dernière qui «nous ont tous été notifiés comme résolus dans un délai convenu». occasions, les investisseurs ont été laissés dans le noir.

    « A aucun moment, il n’aurait été approprié pour la FCA d’informer une plateforme ou un investisseur de ces violations », a déclaré un porte-parole de l’autorité de régulation au Telegraph plus tôt cette semaine.

    Vraiment? Je peux à peine voir comment les transgressions de l’année dernière pourraient être pardonnées si elles étaient résolues par inadvertance et rapidement. Mais le fait que le fonds investisse deux fois plus en investissements non cotés en février me semble tout à fait opportun pour que l’organe de réglementation l’oblige à parler franchement avec les investisseurs auxquels il était tenu, même si la FCA n’a pas saisi le mot email ou signe la lettre les informant de l’infraction.

    On ne sait toujours pas combien de temps les 3,8 milliards de livres resteront gelés dans le fonds de Woodford, ni combien d’argent les investisseurs vont récupérer. Mais ce serait le bon moment pour les fiduciaires de chaque fonds dont ils sont responsables. Ils offrent des retraits quotidiens et posent des questions difficiles sur la facilité avec laquelle il serait facile d’acheter et de vendre les titres des portefeuilles si une avalanche d’investisseurs le demandait. leur argent en retour.

    Cette colonne ne reflète pas nécessairement l’opinion du comité de rédaction ou de Bloomberg LP et de ses propriétaires.

  13. William says:

    Ah ah , H2O c’est aussi et encore le chant des sirènes 😉 :
    https://www.youtube.com/watch?v=sdFrZtsUlAY

  14. Hamidat says:

    Lars c est 5%.vous appliquez moins 5 % à h20 multibonds…… Il en reste encore du profit…. Mais vous pouvez aller sur livret d épargne

  15. Christian Pire says:

    Un commentaire déposé par Guillaume FONTENEAU.

    Bonjour,

    J’ai reçu cette analyse dans ma boite mail ce matin. Je la trouve pleine de bon sens. Il s’agit de l’analyse de Christian PIRE :

    Réaction de l’équipe H2O suite à l’article publié hier sur le blog du Financial Times…
    Publié le 19 Juin 2019

    Préambule
    Je vous présent mes excuses pour les répétitions dans mes réponses mais j’ai tenu à publier cela avant mes rendez-vous.
    Mail envoyé par l’équipe H2O AM :

    Nous avons été interrogés par certains d’entre vous suite à un article publié par le Financial Times (FT). (Ndlr H24 : plus précisément, l’article a été publié sur le blog FT Alphaville)

    Par souci de transparence, nous partageons avec vous la réponse apportée à vos confrères.

    Le FT avait publié la même information il y a deux ans car nous avions déjà ces positions sur lesquelles nous avons performé.
    On ne performe réellement que si l’on peut vendre une majorité des titres sans faire chuter la valeur liquidative. Est-ce réellement le cas ? Pour le savoir, il faut analyser la cohérence des volumes détenus par l’outil d’investissement en rapport avec les volumes échangés quotidiennement sur le marché. Sans cela, la valeur liquidative des fonds communs de placement ne reflète que le halo comptable© de la valorisation mark-to-market. Un article devrait prochainement paraître sur ce sujet.
    Ce même FT a consacré près de deux pages sur Bruno Crastes il y a deux mois en l’encensant.
    Pour les professionnels, le problème n’est pas d’encenser ou non Monsieur Crastres, c’est de savoir dans quelle mesure la valeur liquidative publiée à une réalité financière. Les performances annoncées par les OPCVM sont des performances de valorisation comptable (valeur liquidative) qui dans 99% n’ont plus aucune cohérence ni faisabilité financière. Étonnamment, malgré les crises, elles restent présentées comme des réalités et l’objet de comparatifs etc… Cela fait plus de 10 ans que j’interpelle les principales associations de CGP, cela fait plus de 10 ans que sont commercialisés des FCP pyramide de Ponzi. Cela fait plus de 10 ans que Patrimonia est le salon des pyramides de Ponzi (à de très rares exceptions près). En France, comme ailleurs, il y a de réelles compétences de gestion. Ces compétences de gestion ne pourront sortir du lot qu’avec l’utilisation d’un système informationnel cohérent et compréhensible par tous. Ce système doit intégrer un regroupement de l’ensemble des positions des SGP qui savent gérer dans les volumes. J’ai eu l’opportunité de le faire, de le tester, de publier tous mes écrits (ce qui vous donne une base sérieuse pour les juger) et surtout de déposer l’ensemble de mes travaux et réalisations avant que certains textes juridiques restrictifs ne soient en application. Malheureusement, les trois principales associations de CGP ont toujours pratiqué le silence voire le dédain. Aujourd’hui, si elle porte techniquement la responsabilité des risques juridiques de votre profession, pratiquement vous êtes les seuls responsables. Vous en doutez ? Je vous propose de leur envoyer un courrier en RAR en leur demandant de dénoncer mes propos. Vous aurez peut-être plus de chance que moi, car elles n’ont jamais répondu à mes courriers RAR. Hormis l’ANACOFI, ou la seule interrogation de mon interlocuteur était de savoir si j’avais protégé mes travaux, le tout dans un entretien de moins d’une demi-heure. Le moment venu les juges apprécieront le professionnalisme de ces associations. Cotisez à ces associations parce qu’il y a un intérêt. Pour le reste et pour les professionnels, je vous propose d’analyser l’environnement professionnel que j’ai créé. C’est facile, tout est sur internet et je répondrai à vos questions au 06 70 32 70 15 ou/et par écrit.
    Nous étions, sommes et serons toujours soucieux de préserver les intérêts de nos clients dans la transparence la plus totale.
    Ci-dessous, il est mentionné « dettes privées »… Attention, le client et vous-mêmes devez être avertis. Quelle est la liquidité des dettes privées ? Sans liquidité, les cours ou évaluations n’ont aucune pertinence de réalisation, ce qui est le cas de quantité d’OPCVM usuels.
    Il est écrit « … de traiter ces obligations avec différentes contreparties, en dépit des conditions de faible liquidité, et ce à diverses reprises. » Trop aléatoire pour être commercialisé à un public non averti. Au demeurant, tout est écrit pour vous mettre en difficulté juridique « en dépit des conditions de faible liquidité, et ce, à diverses reprises ». Je vous rappelle que s’il y a une faible liquidité cela veut dire que les valorisations comptables et les performances annoncées ne sont réalisables que par un très faible pourcentage des investisseurs, et cela dans des questions très précises…et très rares. Dès lors, vous êtes bien en risque professionnel juridique. Je persiste à penser que ce type de fonds ne peut être commercialisé par un CGP sans prendre de multiples risques. Le client et le professionnel ne peuvent être « avertis » … sauf exception de compétence, de complète information du portefeuille et d’expériences significatives de marché. Aucune assurance RCP, vous couvrira sur ce type de fonds. La faible liquidité est écrite en toute transparence et donc une impossibilité de réalisation en cas de retrait un plus significatif que d’habitude. Réalité qui transparait lors d’un simple mouvement de volumes un peu plus important que d’habitude.
    Je persiste à penser qu’en l’état actuel, les fonds H20 comme les fonds à la mode de plusieurs milliards ne peuvent pas être commercialisés à une clientèle non avertie.
    Une progression de valeur liquidative COMPTABLE ne veut pas dire systématiquement réalisable en terme financier. En réalité, c’est bien le travail de vérification que doit faire le professionnel avant de proposer à la souscription des produits d’investissement. Voilà pourquoi il y a dans l’univers professionnel que je vous ai déjà proposé, une agence de cotation, une agence d’information, un outil de pédagogique à destination des clients non avertis etc… Le tout est naturellement en version ISR, ESG, IRD et dans sa version plus professionnelle en Humanity Invest.
    Voir les propositions qui vous ont déjà été faites de ma part.
    En pièces attachées d’anciens écris que je vous propose de lire à tête reposée.

    • Merci Monsieur FONTENEAU. Excellent week-end Christian PIRE

      • Monsieur Pire,

        Votre analyse sur la liquidités des placements est tout à fait juste!
        Sauf que dans la vie, aucun placement, aucun achat n’est vraiment liquide.
        Votre maison n’est pas liquide, vos meubles ne sont pas liquides, votre voiture n’est pas liquide.
        La liquidité est valable quand vous avez un acheteur en face et à tout moment et pour n’importe quel actif vous pouvez ne plus avoir d’acheteur.
        Hyper focaliser la dessus c’est s’empêcher de vivre.
        Un jour peut-être, oui il y aura un collapse total du système…

        En attendant l’attaque que subit H2O est particulièrement absurde et je pense malveillante!
        Si on veut parler liquidité, allons-y!
        Que fait la grande majorité des français actuellement? Ils investissent dans l’immo, les SCPI, les OPCI, des obligations HY, un peu de private equity.
        Bref le piège ultime à liquidité! Et tout ça sous l’oeil bienveillant du législateur!

        Je souligne aussi que les fameux fonds en euros contiennent 5% de non côté, donc illiquide, et que la valorisation d’un fonds en euros n’est pas en mark to market, donc une escroquerie sans nom!

        • Madame ou Monsieur GD,

          Si je comprends bien vos propos, je tiens à attirer votre attention sur le fait que, contrairement à l’immobilier et autres investissements directs ou l’on échange son cash contre un investissement estimé financièrement de même valeur, dans le cas des fonds communs de placement vous échanger votre cash, non pas contre un investissement financier « égalitaire », mais contre une valorisation comptable mark-to-market n’ayant aucune contrepartie financière égalitaire. Le problème est bien là et est indépendant de H20. Tous les FCP qui ne gèrent pas selon une cohérence de volumes détenus/volumes échangés quotidiennement sur les marchés sont sujets à litiges juridiques et financiers, sauf à ce qu’il y ait eu une approche professionnelle spécifique corrigeant les effets néfastes de la règle comptable mark-to-market. J’espère avoir su répondre clairement à votre question. Merci Christian PIRE

  16. Pierre C says:

    N’est-ce pas la tout simplement le signe que H2O dérange ?????
    Il fait gagner de l’argent à ses clients ….. ce que la plupart des banques ne savent plus faire.
    C’est un placement à risque mais le risque n’est pas caché …..
    H2O dérange, donc on essaie de le discréditer …..

    • Monsieur,

      H2O n’est pas le problème, le problème est le type de gestion. Avec ce type de gestion, même géré avec brio, c’est la volatilité et le manque de fluidité (ne pas confondre liquidité et fluidité) du marché qui sont incompatibles avec les obligations des CGP…hormis si le client est un client REELLEMENT averti et qu’il a signé un mandat spécifique de gestion.
      H20 ne peut déranger, car ces mouvements font parties du type de gestion et du secteur sur lequel il travaille.
      La question est : ce secteur peut-il être vendu par des CGP à des client qui ne peuvent PROUVER leurs compétences techniques ?

      • En complément de cette réponse, je tiens à préciser que les fonds communs de placement ne délivrent aucune performance. Pour rappel, c’est des copropriétés qui connaissent une variation de valeurs liquidatives comptables. Valeurs liquidatives qui sont le résultat d’une règle COMPTABLE. De ce fait, pour avoir une idée de la performance financière, il faut retraiter les variations comptables en fonction des réalités du volume. Je propose aux professionnels de vérifier mes dires, car tôt ou tard (par exemple lors de la prochaine crise), les avocats d’affaires vont comprendre l’énorme business que représentera le marché des épargnants qui auront acheter des valeurs liquidatives comptables boostées par la règle comptable mark-to-market ,et qui après vendus se retrouveront avec la réalité financière. Réalité qui sera nettement moins « joyeuse ». L’impact de la règle comptable mark-to-market est quotidiennement de plus de 90%. Si vous désirez le vérifier, vous pouvez le faire quotidiennement sur le site http://www.agencedecotationihr.com et vous trouverez deux courriers émanant de la direction générale de l’AMF concernant cette réalité.Merci

  17. Il n’y a pas de problème, mais quand même …

    « Environ 600 M€ de décollecte pour H2O entre le début avril et hier indique #Natixis, qui a demandé au DG de #H2O de quitter ses fonctions à l’advisory board de Tennor Holding (porte parole Natixis à Reuters) »

  18. delperbe says:

    Comme d’habitude Morningstar n’a rien vu venir….

  19. Moreschi says:

    En cas de fermeture des fonds h2o
    Les clients peuvent ils vendre leurs parts ?
    Et quelles conséquences sur l action natexis qui détient presque 50%

    • Depuis la loi SAPIN 2, s’il s’agit d’une unité de compte dans un contrat d’assurance vie, la compagnie peut être autorisé à suspendre les arbitrages en sortie du fonds dont la cotation serait suspendue.

  20. Les loups….
    Arrêtez de crier.
    Depuis le début de l’année, Multibonds explose mais le reste de la gamme est plutôt sur des perfs modestes par rapport à ce qu’ils nous avaient donné habituellement.
    S’ils trichaient, ils seraient encore largement au-dessus de tous les autres.
    Regardez les DICI des fonds. Il n’y a pas de cachotteries.
    B. Crastres n’est pas au conseil de surveillance tel qu’il est défini dans la structure d’une SA, il est dans un comité de surveillance qu’il a demandé de créer et pour lequel il n’est pas rémunéré.
    Que tous ceux qui ont refusé d’y aller jusqu’à présent avec certainement de l’amertume dans la gorge l’incendient aujourd’hui ne fait qu’aggraver leurs regrets…
    Lorsque la BNP prend 9 milliards de dollars d’amendes aux US parce qu’elle ne respecte pas les règles de conformité, ça ne vous fait pas clôturer tous vos comptes.
    ici, on parle de 5 à 10% des positions des fonds. De quoi parlez-vous?

    Bien à vous.

    • avant de dire que c’est grave ou pas grave, on peut se poser les questions suivantes
      -pourquoi investir avec une personnalité controversée alors que ca n’aura aucun impact sur la performance du fond?
      -pourquoi continuer a investir avec cette personnalité alors que les trois premiers investissements réalisés ont résulté dans des défauts de paiement?
      -pourquoi dire que ces investissements ont été réalisés sous le controle du spécialiste crédit alors que les premiers investissements ont été fait avant l’arrivée du-dit spécialiste?
      -pourquoi le spécialiste crédit n’a-t-il aucune de ces obligations dans ses fonds?

      Si vous avez une réponse valable a ces questions, je suis intéressé.

  21. Performances ou variations de valeurs liquidatives ?

    En complément de cette réponse, je tiens à préciser que les fonds communs de placement ne délivrent aucune performance. Pour rappel, c’est des copropriétés qui connaissent une variation de valeurs liquidatives comptables. Valeurs liquidatives qui sont le résultat d’une règle COMPTABLE. De ce fait, pour avoir une idée de la performance financière, il faut retraiter les variations comptables en fonction des réalités du volume. Je propose aux professionnels de vérifier mes dires, car tôt ou tard (par exemple lors de la prochaine crise), les avocats d’affaires vont comprendre l’énorme business que représentera le marché des épargnants qui auront acheter des valeurs liquidatives comptables boostées par la règle comptable mark-to-market ,et qui après vendus se retrouveront avec la réalité financière. Réalité qui sera nettement moins « joyeuse ». L’impact de la règle comptable mark-to-market est quotidiennement de plus de 90%. Si vous désirez le vérifier, vous pouvez le faire quotidiennement sur le site http://www.agencedecotationihr.com et vous trouverez deux courriers émanant de la direction générale de l’AMF concernant cette réalité.Merci

  22. adnstep says:

    En tous cas, j’ai pris un peu de Natixis, à 3.6, puis à 3.30, qui semble un support solide, au moins pour aujourd’hui ?.

    J’ai eu du pot, j’avais commencé à vendre ce que j’avais en PEA il y a qqs temps.

  23. Merci pour l’information. J’ai tout soldé. Déjà en début d’année, je voulais en racheter mais mon intermédiaire ne le proposait plus.

  24. Bonjour à toutes et tous,

    Les fonds H20 sont des hedges funds. Désormais, c’est public voir https://www.lesechos.fr/finance-marches/gestion-actifs/les-deboires-des-fonds-de-h2o-mettent-natixis-dans-lembarras-1031603

    Dans l’absolu, les CGP sont obligés d’agir maintenant (pour limiter les dégâts au cas où) car ils n’ont pas autorité à commercialiser des hedges funds.

    Excellente journée.

    • La bonne nouvelle c’est qu’ils vont supprimer les droits d’entrée pour pouvoir en acheter.

      • Merci pour cette « bonne nouvelle » … pour celles et ceux qui voudraient faire une moyenne à la baisse. Cela dit, en dehors du fait de la qualité juridique d’hedge Fund actée dans la presse, attention aux risques juridiques potentiellement très importants de cette situation.

  25. Bonjour ,

    Désormais c’est clair, net et précis, les fonds H20 sont des hedges funds https://www.lesechos.fr/finance-marches/gestion-actifs/les-deboires-des-fonds-de-h2o-mettent-natixis-dans-lembarras-1031603 Dans l’absolu, les CGP sont obligés d’agir maintenant (pour limiter les dégâts au cas où) car ils n’ont pas autorité à commercialiser des hedges funds.Excellente journée.

  26. Guillaume FONTENEAU says:

    Dans les échos ce matin : Les déboires des fonds de H2O mettent Natixis dans l’embarras
    Quatre fonds vedette du hedge fund H2O -Allegro, Adagio, Multi Aggregate et MultiBonds- ont vu leurs actifs fondre de plus de 1 milliard d’euros jeudi dernier. Natixis et son hedge fund tentent de stopper l’hémorragie

    Difficile d’imaginer pire scénario pour Natixis et son affilié, le hedge fund H2O. La conférence téléphonique organisée à la hâte vendredi pour rassurer les marchés n’a pas convaincu. Le cours de la banque qui avait commencé dans le vert, après une chute de 11,76 % la veille, a terminé la journée à -2,13 %. En deux jours, Natixis a ainsi vu s’envoler près de 2 milliards de capitalisation boursière.
    En cause : les inquiétudes du marché sur 1,4 milliard d’euros d’obligations illiquides réparties dans six fonds de H2O, dont une partie ont été émises par des sociétés contrôlées par Lars Windhorst, un financier allemand à la réputation sulfureuse.
    Face à la défiance des investisseurs, selon nos informations, Natixis entend désormais mettre en avant le respect des règles de son modèle « multi-boutiques ». La banque considérerait que ses gestionnaires d’actifs affiliés portent seuls la responsabilité financière de leurs politiques d’investissement. Natixis jugerait, par ailleurs, n’être responsable que d’un contrôle de deuxième ou de troisième niveau réalisé sur la politique de risque, la compliance, ou le respect des règles de prospectus des fonds de ses affiliés. La banque considérerait donc n’avoir aucune relation avec Lars

    Message peu audible
    Vendredi, Natixis a tenté de rassurer sur deux points. Sur les retraits « nets » dans les fonds de H2O : ils atteignent 600 millions d’euros entre le début du deuxième trimestre et le 20 juin. Et sur un éventuel conflit d’intérêts lié à la présence de Bruno Crastes, le directeur général d’H2O, au comité consultatif de la société d’investissement de Lars Windhorst, Tennor Holding. Ce conflit « n’est pas averé », a assuré Natixis qui note que d’autres professionnels de la gestion comme Martin Gilbert, le directeur général d’Aberdeen AM, y siègent. Pourtant, vendredi, Bruno Crastes a cédé sa place dans ce comité à Vincent Chailley, le directeur des investissements de H2O.
    Ces annonces ont laissé les analystes sur leur faim. « Sur le fond du sujet ils n’ont pas apporté beaucoup de réponses », déplore un analyste. « Pour répondre à la question : pourquoi avez-vous pris ces positions dans des sociétés de Lars Windhorst ? Ils ont mis en avant une stratégie de diversification. L’argument est un peu douteux car s’il s’agit de diversifier, pourquoi investir dans des sociétés toutes dans la galaxie de Lars Windhorst ? », juge-t-il.
    Plus d’un milliard d’euros de sorties de capitaux
    Natixis et H2O doivent désormais stopper l’hémorragie. Les derniers chiffres disponibles montrent que les actifs du fonds Allegro ont fondu de 113 millions d’euros mercredi et de 225 millions jeudi. Mais la confiance étant entamée, les autres véhicules de la société de gestion ont également souffert. Sur l’ensemble des quatre fonds Allegro, Adagio, Multi Aggregate et MultiBonds, les retraits de capitaux ont atteint 1,1 milliard d’euros jeudi, calcule Bloomberg.
    Ils doivent faire vite. Car sur les marchés, on le sait, tout repose sur la confiance . Le risque est celui d’un « run », autrement dit une panique entraînant des retraits massifs de capitaux. Lorsque les investisseurs identifient des problèmes sur un fonds, ils veulent être les premiers à sortir, car plus ils attendent, moins ils ont de chance de récupérer leur mise. Pour faire face aux demandes de remboursement, les gérants commencent par vendre les actifs les plus liquides (actions de grandes sociétés, obligations d’Etat…). Reste ensuite à écouler les actifs les moins « traités ». H2O indiquait des proportions de 4,3 %, 9,7 % et 8,3 % d’obligations d’entreprises non notées dans ses fonds Adagio, Allegro et MultiBonds au 20 juin dernier. Mais compte tenu des sorties de la fin de la semaine dernière, ces ratios ont déjà mécaniquement augmenté. Rester en dessous du seuil de 10 % d’actifs illiquides, risque de devenir de plus en plus difficile pour Allegro.
    Conscients de l’exubérance du marché du crédit ces dernières années et des risques pris par certains gérants obligataires pour doper leurs performances, les investisseurs sont extrêmement sensibles au sujet, notamment après les déboires du suisse GAM et du britannique Neil Woddford.

    • Monsieur FONTENEAU,

      Votre article est d’une importance considérable. En effet, il apparaîtrait possible (sauf erreur de lecture de ma part) que Natixis tenterait de se dégager de toute responsabilité juridique* laissant in fine les CGP à l’abandon de possibles aléas juridiques. Cette situation ne doit pas être prise à la légère et doit impérativement faire l’objet d’une analyse juridiques conservatoires des faits et, dès maintenant, d’une préparation des arguments de défense. Qui organisait les réunions, quel papier à en-tête, quels intervenants, quelles informations à vos associations respectives, quelle présence des cadres de ces associations lors des réunions H20/BNP etc…
      Ancien président d’une SGP qui avait conseillé 8 mois avant la dernière crise et répété mensuellement à son réseau d’apporteurs de vendre, je fus démissionné, car l’on n’avait encore jamais vu un président de SGP se « saborder ». La crise venue, j’ai opté pour reprendre la société et ai connu 10 ans de dossiers juridiques à tout niveau pour en arriver à un non-lieu. Cela, malgré des condamnations mineures incompréhensibles saufs à croire que…, des faux réalisés par quelques courtiers pour dégager leur responsabilité (manque de chance pour eux, ils s’étaient trompé de nom de FCP), des articles de presse tous plus faux les uns que les autres (aucun journaliste n’est venu nous voir), une déclaration de notre commissaire aux comptes truffée d’erreurs (faits reconnus), une fausse déclaration de la présidente de la commission des sanctions (constatée par huissier) et la condamnation à titre personnel de la personne nommée par l’AMF pour traiter ce dossier etc…. C’est au titre de cette expérience que je me permets d’attirer votre attention. Ayant mentionné l’AMF, l’ironie de mon expérience est la réception de deux courriers, plus que positifs, des deux derniers présidents de l’AMF, dont un à titre personnel de Monsieur Jouyet que je remercie pour son honnêteté ainsi que Monsieur Rameix. Bonne journée. Christian PIRE

      *Natixis entend désormais mettre en avant le respect des règles de son modèle « multi-boutiques ». La banque considérerait que ses gestionnaires d’actifs affiliés portent seuls la responsabilité financière de leurs politiques d’investissement. Natixis jugerait, par ailleurs, n’être responsable que d’un contrôle de deuxième ou de troisième niveau réalisé sur la politique de risque, la compliance, ou le respect des règles de prospectus des fonds de ses affiliés. La banque considérerait donc n’avoir aucune relation avec Lars

  27. Lire Natixis en remplacement de BNP

  28. «  »H2O a réduit son exposition à ce qu’il appelle des «obligations privées», tout en réduisant la valorisation de ses avoirs restants. Afin de limiter les sorties d’investisseurs, H2O a également mis en place un «swing pricing», imposant des rabais aux investisseurs qui souhaitent récupérer leur argent. »

  29. Toujours dans les échos ce matin : H2O : Natixis tente une nouvelle fois d’éteindre le feu
    Confronté aux doutes sur la liquidité d’une partie de ses actifs sous gestion, le hedge fund H2O a annoncé ce lundi avoir vendu une partie de son portefeuille obligataire et procédé à des dépréciations. Propriétaire de la moitié du capital d’H2O, Natixis confirme le plan de son gestionnaire affilié, tout en niant une quelconque responsabilité financière dans ses agissements.

    Dans un communiqué transmis à la presse, la banque apporte son soutien aux mesures prises par son gestionnaire affilié H2O, qui a annoncé en tout début de matinée avoir vendu une partie de son portefeuille obligataire, et procédé à des dépréciations sur ces titres. Pour ce faire, la société de gestion a obtenu auprès de banques internationales indépendantes de Natixis un prix équivalent à la valeur que ces titres pourraient valoir s’ils étaient cédés immédiatement. En comptabilisant ces titres à leur valeur de « cession complète immédiate », qui intègre généralement une décote, H2O réduit mécaniquement la valorisation de ses fonds et leur exposition relative à ces titres.

    Recours au « swing pricing »

    Aucun de ces actifs (des titres de dette privée de sociétés) « n’est en situation de défaut », assure Natixis, qui ajoute qu’ils représentent désormais « une exposition totale pour les fonds de H2O de moins 2 % des encours de ces fonds ». « La liquidité de ces titres est assurée et permettra de faire face à d’éventuels retraits supplémentaires si certains clients […] décidaient de vendre une partie de leurs fonds », indique encore la banque d’investissement.

    H2O a également annoncé avoir recours au « swing pricing » ou « valeur liquidative ajustée » depuis 2017. Cette méthode permet d’ajuster la valeur des parts du fonds dans le cas de mouvements importants de rachats. Les coûts de transaction sont alors supportés par les investisseurs à l’origine de ces mouvements et les investisseurs restants sont protégés contre le risque de dilution de la performance induit par les coûts de transaction. Dans le cas de H2O, outre l’ajustement de la valeur des fonds liée à la dépréciation de ses actifs illiquides, les investisseurs souhaitant récupérer leurs mises devront accepter une décote de 3 % à 7 % selon les fonds, a prévenu la société de gestion.

    Défense du modèle multi-boutique

    Natixis défend par ailleurs son modèle multi-boutique de gestion d’actifs, une façon pour elle d’écarter toute relation avec le sulfureux investisseur allemand Lars Windhorst. « Le modèle de gestion d’actifs de Natixis s’appuie sur 25 sociétés de gestion indépendantes les unes des autres, autonomes dans leur politique d’investissement et se reposant sur des gestionnaires de talents ». La banque expliquant, de son côté, n’assurer que « la supervision des fonctions de contrôle et de compliance ».

    Audit anticipé

    Histoire de restaurer durablement la confiance des investisseurs envers ce gestionnaire d’actifs, Natixis a décidé d’anticiper l’audit périodique sur H2O Asset Management, l’engageant dès le 21 juin 2019.

    « H2O Asset Management représente environ 3,7 % des actifs gérés par Natixis Investment Managers et sa contribution au résultat net part du groupe de Natixis s’élevait à environ 5 % en 2017, 11 % en 2018 et 6 % au 1er trimestre 2019 », explique encore la banque d’investissement.

    Les marchés ont réagi plutôt positivement à l’ensemble des annonces ce lundi matin. Le titre Natixis gagnait plus de 2 % en début de séance à la Bourse de Paris.

    https://www.lesechos.fr/finance-marches/banque-assurances/affaire-h2o-natixis-tente-une-nouvelle-fois-deteindre-le-feu-1031712#xtor=CS1-26

    • Monsieur FONTENEAU,
      Vu les possibles poursuites juridiques, j’engage vivement les professionnels potentiellement en risque à envoyer AUJOURD’HUI, date de parution de l’information juridique de Natixis, un courrier RAR mentionnant que s’ils ne peuvent que prendre acte de la lecture de ce document, ils se réservent toutefois toutes possibilités juridiques.

      Cela n’est point un conseil juridique, juste le fruit d’une expérience juridique que je porte à la connaissance de toutes et tous.
      Merci.
      Excellente journée
      Christian PIRE

  30. Venant de recevoir H24, voilà ce que je viens de lire : A noter par ailleurs que H2O AM a mis en place en 2017 des règles de swing pricing. Elles sont destinées à protéger les porteurs de parts restant dans les fonds des coûts liés aux sorties, qui sont donc supportés par les investisseurs demandant le rachat de parts.

    En ce qui me concerne, je trouve cela révoltant. Si je n’avais pas émis d’avis négatif jusqu’ici sur cette société, ce n’est plus le cas aujourd’hui. Est-ce aux porteurs de parts de payer les errements de gestion de H20 ?

    H20 qui propose/commercialise un fonds spéculatif (hedge funds) à une clientèle non avertie.

    Il est vrai que dans cette situation que je qualifie de lâcheté absolue, c’est le CGP qui est mis en première ligne. J’espère que les CGP sauront s’organiser pour tous sortir le moment venu et planter, non leur client, mais H20.

  31. adnstep says:

    « H20 qui propose/commercialise un fonds spéculatif (hedge funds) à une clientèle non avertie. »

    Sur ce point là, je serais d’accord avec vous si H2O commercialisait directement ses produits auprès du grand public. Est-ce le cas ?

    • Bien vu, Adnstep.

      Par ailleurs, il ne me semble pas que les agences de notation aient sous-évalué le risque des fonds H2O. A titre d’exemple, H2O Multibonds est noté 6 sur une échelle de 7. Pas mal pour un fonds obligataire, non ?

    • Oui, via votre intermédiaire…sauf si vous avez une sélection de clients avertis. Ce type de fonds ne peut être commercialisé qu’auprès de clients avertis et avec une information complète permettant une analyse professionnelle. Au demeurant, ils ont a priori changé de système valorisation comptable. Je ferai une note sur ce point demain pour celles et ceux que cela intéresse.

      Excellente soirée.

    • Oui via votre action pour laquelle vous êtes logiquement rémunéré.

      Ci-dessous mes commentaires, au cas où cela vous intéresserait, sur base d’un écrit de Moringstrar expliquant le « Swing Princing » utilisé par H2O

      25 juin 2019 Fin de rédaction à 00:16:11

      A) Il est écrit : Source Morningstar Mathieu Caquineau, CFA 22.07.2016 Cet article a été initialement publié dans la revue Banques, en novembre 2015. « Swing Princing » Une technique qui peut servir les investisseurs sur le long terme, si les sociétés de gestion GERENT CORRECTEMENT LES CONFLITS D’INTERET.

      Ma remarque : en l’occurrence dans cette situation, il n’y a absolument pas de conflit d’intérêts puisqu’il y a simplement une gestion décevante d’H2O qui fait partir logiquement les porteurs de parts mécontents. De ce fait, cette « arme » du swing princing pénalise encore plus l’épargnant mécontent, car ayant perdu un potentiel de gains, s’il n’est pas déjà en perte.

      Je pense qu’il opportun de rappeler qu’il est trop souvent fait un amalgame entre liquidité et fluidité du portefeuille. Il est du devoir de bonne gestion du gérant d’investir et de GERER en cohérence avec les volumes échangés quotidiennement ou hebdomadairement afin d’avoir une fluidité. Dans les cas inverses, c’est aux gérants à maintenir une liquidité suffisante pour répondre aux premiers retraits sans devoir vendre à la casse. Il est vrai que cette base de saine gestion fait perdre de la profitabilité sur les liquidités du portefeuille. Liquidités qui sont ajustées en fonction du cycle et des tendances en cours. Il est vrai que dans le cas où le gérant pratique des leviers dans tous les sens et expose directement ou indirectement son portefeuille aux risques pour augmenter les chiffres de gestion, le retour de manivelle peut s’avérer plus que problématique.

      B) Il est écrit : le « Swing Pricing » est un mécanisme d’ajustement de la valeur liquidative des fonds qui vise notamment à décourager les sorties massives des investisseurs sur un fonds donné.

      Ma remarque : ce qui est mentionné est une dérive totale, à moins que cette logique ait été clairement expliquée aux investisseurs. Le rôle du gérant est justement de GERER. Si le fonds est géré réellement, rare son les cas de sorties massives et, même dans ce cas, il y a des actions de couverture à prévoir en cas d’absolu besoin.

      Dans le cas de H2O et si j’ai bien compris l’utilisation de cette technique, cela s’apparente à un soutien de cours, non parce qu’il y a quantité de retraits, mais parce qu’il y a un actif qui dépérit et qui fait partir les porteurs de parts pour limiter leurs pertes.

      Dès lors, le « swing princing » est inopportun, car si H20 avait réellement voulu protéger ses investisseurs, H20 ou Natexis pouvaient se porter une contrepartie d’une façon ou d’une autre.

      C) Il est écrit : concrètement lorsque les rachats dépassent un certain seuil, la valeur liquidative est ajustée à la baisse afin de refléter les coûts de transactions, particulièrement élevés en cas de vente forcée, pour céder des titres et fournir les liquidités aux investisseurs sortants. Le mécanisme peut également fonctionner en sens inverse.

      Ma remarque : ce type de gestion n’est ABSOLUMENT PAS COHERENT pour des produits d’investissement grand public. Je crains que dans leur notion de « coûts » mentionnés, ce soit en fait des pertes dues à une trop forte exposition.

      D) Avec ce dispositif, les porteurs de parts existants ne supportent plus les coûts de transactions qui résultent des mouvements, parfois fréquents, d’autres investisseurs.

      Ma remarque : comment des porteurs de parts pourraient-ils supporter les coûts de transactions des autres investisseurs ? Les coûts de transaction sont des frais fixes ou variables en fonction des mouvements demandés qui, dans tous les cas sont payés par le donneur d’ordre. À la réflexion, mais je dois nécessairement me tromper, cela pourrait vouloir dire que : comme le taux d’exposition au marché est maximal avec des effets de levier voire d’autres techniques (type des emprunts) d’augmentation des volumes gérés générant des charges financières de multiplication de la masse en gestion, tout retrait plus important qu’indiquer dans les modèles de gestion deviendrait une charge financière problématique, voire un risque significatif de remise en cause de la globalité du produit d’investissement lui-même. Dans ce cas, les clients seraient ni plus ni moins que les dindons de la farce. Mais je dois nécessairement me tromper.

      E) Le gain pour l’investisseur de long terme est appréciable notamment sur des classes d’actifs avec une liquidité réduite.

      Ma remarque : s’il y a une liquidité réduite c’est que nous détenons des volumes incohérents avec ce qui est échangé usuellement. Dans ce cas, c’est le manque de fluidité (possibilité de vendre un volume de titres sans déstabilisation massive du cours) de notre portefeuille qui est sanctionnée. Il y a soit erreur de gestion, soit gestion adaptée aux seuls professionnels SPECULATEURS. Ce qui n’est absolument pas le cas de 99,99% de la clientèle des CGP. Il est vrai que ce type de gestion peut permettre de communiquer sur des performances importantes voire très importantes…mais non-réalisables car uniquement mathématiques. Il est évident que ce ne peut être le cas d’H20. Cela et évoqué dans le cadre d’une explication globale.

      F) Ce mécanisme est déjà utilisé dans plusieurs pays européens, mais plus timidement en France où l’AMF l’a autorisé en 2014.

      Ma remarque : apparemment, c’est bien cela qui est mis en place. Je doute très sincèrement qu’il y ait une autorisation de vendre ce « mécanisme » à une clientèle de CGP. La simple utilisation du mot « mécanisme » pourrait vouloir tout dire. La gestion en Bourse, oui ; la mécanique, non, car cela se termine toujours en catastrophe.

      G) Aux Etats-Unis, son utilisation éventuelle fait actuellement l’objet d’un vif débat.

      Ma remarque : C’est le moins que l’on peut dire vue les dégâts après l’euphorie.

      H) Certains font remarquer à juste titre que l’investisseur particulier risque d’être pénalisé s’il vend ou achète son fonds en même temps qu’un investisseur institutionnel.

      Ma remarque : pénalisé en coûts de transaction ou en prix de transaction ?

      H) La transparence et la précision des mécanismes de calcul sont donc au cœur de cette problématique.

      Ma remarque : là nous ne sommes plus en gestion boursières mais en gestion technique, gestion purement technique qui ne peut être commercialisée sans prendre des risques inconsidérés de « retour de bâton ».

      I) Le « Swing Pricing » peut néanmoins être un bon moyen de protéger les intérêts des investisseurs de long terme à condition qu’ils soient attentifs à la culture de la société de gestion.

      Ma remarque : comment un investisseur long terme ou même un épargnants pourrait « être attentif à la culture de la société de gestion » ? De quelle culture parle-t-on ? De celle de l’exposition maximale voire de la sur-exposition ?

      J) Celle-ci doit en effet être irréprochable dans la gestion des conflits d’intérêt potentiels entre les différents types d’investisseurs.

      Ma remarque : Il se fait tard et je ne veux pas commenter ce que je crois comprendre tant c’est délirant.

  32. Message ce matin de quantalys : https://www.quantalys.com/ACTU/ACTU/12829/article_H2O_Les_decisions_de_Quantalys_suite_a_l_evolution_de_la_situation.aspx

    Nous poursuivons notre notation quantitative sur les fonds H2O

    Suite à notre dernier article sur les récents évènements concernant la société H2O AM, nous souhaitions expliciter certains points de notre méthodologie de notation des fonds. Les étoiles Quantalys sont basées sur une méthodologie exclusivement quantitative. Seuls certains évènements comme une sanction lourde d’un régulateur comme l’AMF ou l’ACPR nous forcerait à suspendre notre notation ou à supprimer un fonds de notre base de données. Dans le cas présent, aucune fraude n’ayant été révélée à ce stade nous ne disposons d’aucun motif pour suspendre la notation des fonds de la société H2O AM.

    Nous rappelions par ailleurs dans notre article l’importance d’une analyse qualitative pour ce type d’évènement dont l’impact peut difficilement être estimé de manière systématique.

    Nous restons attentifs à cette situation exceptionnelle

    Dans les jours qui ont suivis la publication de l’article par le Financial Times, la société de gestion aurait essuyé une décollecte d’environ 2 milliards d’euros selon nos estimations. La défiance a donc gagné les marchés, réduisant ainsi la liquidité des titres incriminés et contraignant la société à prendre des mesures exceptionnelles.

    En accord avec Natixis, H2O AM a décidé de revoir sa politique de valorisation et a procédé à une vente d’une part de ces actifs. La part restante ayant ainsi été valorisée sur la base d’une cotation obtenue « auprès de banques internationales indépendantes de Natixis » selon le communiqué publié par Natixis ce lundi 24 juin. Cet ajustement a pour objectif de refléter les craintes des investisseurs et les conditions auxquelles la société de gestion doit faire face. Du fait de ces deux mesures, la part d’actif illiquide représenterait désormais moins de 2% des encours des fonds et entraineraient une décote des fonds H2O AM comprise « entre 3% et 7% » selon un communiqué publié par la société de gestion qui viendraient s’ajouter à la perte de l’ordre de 5% des fonds sur 2 jours (mercredi et jeudi dernier) en attendant de voir leur valorisation de vendredi soir, non publiée pour le moment.

    Comme nous le rappelions dans notre article, cet évènement arrive dans des conditions de marchés normales. L’exposition à ces titres illiquides ne représente aucun risque systémique pour le moment. Bien que Bruno Crastes, fondateur de H2O AM, nous ait assuré « être en capacité de faire face à des sorties de l’ordre de 1 à 2 milliards d’euros par jour », une décollecte plus forte sur une durée plus ou moins longue est envisageable dans un futur proche. Cela impacterait la performance des fonds de manière significative.

    Si les demandes de rachats devaient se poursuivre de manière importante et prolongée, le gérant risquerait de devoir brader à la casse ses positions illiquides au détriment des porteurs restants. Nous avons en mémoire l’exemple récent de la société de gestion Woodford Funds en Angleterre fondée par Neil Woodford qui avait dû faire face à des problèmes d’inadéquation entre Actifs et Passifs.

    La législation française offre plusieurs options au gérant pour éviter cette situation. D’une part, l’étalement des rachats de parts est permise depuis la loi Sapin 2 de 2016. D’autre part, le gérant peut aussi isoler dans une poche à part les actifs illiquides. Enfin, la suspension des rachats de parts est également une possibilité, à la demande du gérant ou du superviseur. Le journal Les Echos signale le 24 juin à 18h30 que « l’Autorité des marchés financiers (AMF) indique pour le moment suivre la situation de près ».

    Nous sortons les fonds H2O de nos portefeuilles modèles par mesure de précaution

    Nous publions des portefeuilles accessibles gratuitement depuis notre site. Ces portefeuilles ont pour objectif de refléter l’intérêt des méthodes quantitatives de sélection de fonds développés par Quantalys dans le cadre du compte-titres mais également pour 10 contrats d’assurance vie. Conscients que ces portefeuilles peuvent être répliqués librement nous avons pris la décision, dans ce contexte exceptionnel, d’enlever les fonds H2O AM des univers d’investissement en attendant que la situation se stabilise.

    N’hésitez pas à vous rapprocher de votre conseiller afin de prendre une décision éclairée. De notre côté, nous restons attentifs à l’évolution de la situation et ne manquerons pas de vous tenir informés et de partager avec vous nos analyses en cas d’éléments nouveaux.

  33. Monsieur FONTENEAU,
    Une notation n’est qu’une perception limitée des réalités, en l’occurrence dans l’écrit ci-dessus « une méthodologie exclusivement quantitative ». En l’occurrence, la définition du Larousse est très précise : « Qui concerne la quantité, en particulier par opposition à qualitatif ». Une notation est un des outils alternatifs d’analyse exogène. Dès lors, que ce type d’outil de notation suspende leur notation ne peut avoir d’incidence que pour les personnes qui ont besoin commercialement d’un support extérieur NON QUALITATIF. En réalité, son aspect qualitatif ne dépendra que de la seule analyse de la cohérence des volumes détenus par le fonds (et du flottant plus précisément) en rapport avec les volumes échangés quotidiennement. Tout le reste n’est que du commercial basé sur la vente d’un outil non-qualitatif. Tout est dit dans la phrase  » H2O AM a décidé de revoir sa politique de valorisation ». Pour rappel, la valorisation est une notion quantitative comptable qui n’a AUCUNE réalité financière. Dès lors, tout acte professionnel impose une analyse qualitative raisonnable de la cohérence de l’information financière publiée. Je porte à l’attention de vos lecteurs que le strict respect de l’information juridique administrative n’est pas suffisant. Elle doit impérativement être complétée par une information juridique opérationnelle qui peut prouver que l’épargnant non avertis à bien compris les RÉALITÉS de la faisabilité ou non des performances qui servent de références dans le conseil. Sans cela, ce n’est que la vente de pyramide Ponzi avec ou sans l’aval d’informations ou d’outil dit quantitatifs. Personnellement, je trouve la déclaration qui suit comme stupéfiante et aberrante. « L’exposition à ces titres illiquides ne représente aucun risque systémique pour le moment. » Toute exposition illiquide est toujours à risques systémiques, y compris juridiques. Seule l’analyse des volumes détenus, des réalités sociologiques, économiques, politiques et financières du moment peuvent tempérer intellectuellement les risques ou non. Dernier point, s’il y a illiquidité de la valeur liquidative comptable, il est évident qu’elle ne peut seule servir de référence financière. S’il y a des questions techniques, j’y répondrai avec plus de développements techniques financiers et juridiques. Cette réponse n’est que partielle (et non corrigée) par manque de temps.Merci.

    • Complément à la réponse ci-dessus
      Il est écrit : Si les demandes de rachats devaient se poursuivre de manière importante et prolongée, le gérant risquerait de devoir brader à la casse ses positions illiquides au détriment des porteurs restants. Nous avons en mémoire l’exemple récent de la société de gestion Woodford Funds en Angleterre fondée par Neil Woodford qui avait dû faire face à des problèmes d’inadéquation entre Actifs et Passifs.

      Mon commentaire : Le fait qu’il y ait des positions illiquides valorisées comme si elles étaient liquides est très limite en terme humain et répréhensible en terme juridique. Les porteurs sont sur un boulevard pour demander réparation. Accepteriez-vous d’acheter un ordinateur bas de gamme présenté comme haut de gamme et vendu au prix de haute de gamme, sans porter plainte pour abus de confiance et escroquerie ? En fait, ce que je perçois de H20 et sauf erreur, (c’est certainement une erreur) c’est cela.

      Il est écrit : La législation française offre plusieurs options au gérant pour éviter cette situation. D’une part, l’étalement des rachats de parts est permise depuis la loi Sapin 2 de 2016. D’autre part, le gérant peut aussi isoler dans une poche à part les actifs illiquides. Enfin, la suspension des rachats de parts est également une possibilité, à la demande du gérant ou du superviseur. Le journal Les Echos signale le 24 juin à 18h30 que « l’Autorité des marchés financiers (AMF) indique pour le moment suivre la situation de près ».

      Mon commentaire : Cette technique appelée side-pockets se concrétise toujours par une vente à la casse, bien en-deça du prix qui pourrait être obtenu en temps normal. Cette technique consiste surtout à planter le professionnel gérant et nourrir, ainsi, un dossier juridique à charge.

  34. Natixis H20 Funds Hemorrhage $6.4 Billion as Crisis Deepens

    Les encours ont baissé de 20% depuis l’article de FT :

    https://www.bloomberg.com/news/articles/2019-06-25/h2o-saw-assets-saw-assets-fall-3-billion-as-slump-continues

  35. Je ne vois pas où on peut acheter les fonds h2o à 0%. Ils n’ont pas encore actualisé.

    La décollecte doit être du aussi à la baisse des valeurs liquidatives comme h2o connait de temps en temps.

    Le rebond de la vl semble en cours sur vl du 26 . Donc fin de la décollecte ? Les mains tremblantes sont sortis ? Dans quelques semaines affaire terminée si les positions global macro sont gagnantes et permettent un retour d’une bonne perf additionnée aux frais à 0%.

    • Ideo,

      Votre expression « les mains tremblantes sont sorties » est des plus étonnantes pour un professionnel. Pour rappel, sur des dettes privées, ils peuvent travailler quasiment comme ils veulent la valeur liquidative. En effet, les valorisations comptables ne prenant pas compte le critère des volumes détenus par rapport à l’actif, mais seul le dernier cours d’échange (qui dans l’absolu peut être réalisé sur quelques titres à la fermeture), dès lors tout est possible. Jusqu’au jour où un retrait plus important est demandé ou qu’un organisme de classification constate des errements et publie une alerte. Le temps de l’alerte passé (ce qui est la situation actuelle), le gestionnaire peut tout à fait reprendre ses actions passées jusqu’à la prochaine alerte, etc…jusqu’au jour où l’ensemble des marchés baisse et puisse remettre en cause cette façon de « gérer » non les titres mais la formation d’une valeur liquidative. Pour rappel, il vous appartient en temps que professionnel de faire vos compliances pour constater, voire éviter les abus. Sans cela, vous risquez d’être appelé en responsabilité le moment venu. Là, l’expression « mains tremblantes » pourrait devenir une réalité car, dans certains cas, le pénal pourrait être activé.

  36. adnstep says:

    Pour Natixis, il semblerait bien que le support de 3.3 ait tenu. Après quelques jours de stagnation, on repart à la hausse.

  37. adnstep says:

    Morningstar vient de reprendre la notation de H2O Allegro à Neutre après l’avoir suspendue.

  38. adnstep says:

    Mark Carney, le gouverneur de la Banque d’Angleterre, y est allé de son petit
    mot. Si le dirigeant n’a pas expressément cité H2O, il a réprimandé les fonds
    d’investissement qui détiennent des actifs illiquides mais qui permettent des
    retraits illimités. « Ces fonds reposent sur un mensonge, c’est-à-dire que vous
    pouvez avoir des liquidités quotidiennes, et cela pour des actifs qui ne sont
    fondamentalement pas liquides ». Devant un comité parlementaire, Mark Carney a
    ajouté : « D’un point de vue plus large autour de la structure de ces fonds, il
    s’agit d’une affaire importante… Vous pouvez voir quelque chose qui pourrait
    être systémique ».

    • adnstep,

      Merci pour cette information, car tout est dit. Dès lors, cette déclaration d’une des plus haute instance étatique européenne est un élément à charge contre les professionnels et rejoint le commentaire que je viens de faire ci-dessus à Ideo.
      Pour ma part, je confirme que vendre du H20 a des particuliers non professionnels des marchés n’est pas compatible avec les obligations juridiques. Les CGP doivent se libérer de H20. La multiplication des alertes le moment de la crise venu et les multiples déclarations (comme celle reprise dans votre écrit) seront des éléments à charge. Aucune professionnel ne pourra dire qu’il ne savait pas. Il y aura bien un acte volontaire de vente viciée. Et si vous vous demandez la position de l’assureur RCP de votre association professionnelle ? Dernier rappel, votre client doit être averti pour comprendre le produit qu’il souscrit sur vos conseils ou sur votre de solutions proposées.

      • Je me faisais la réflexion suivante : les investissements à effet de levier (emprunt, couverture etc…) sont de manière générale vecteurs de crise notamment en cas d’illiquidité. Etes-vous plutôt d’accord avec cette réflexion?
        Pour en revenir à H2O, il me semble que certains fonds à faible rendement sont bien plus proches du profil habituel des clients non pro. Doit-on alors paniquer dès que l’on voit du H2O ou devons-nous juste nous inquiéter des 6 fonds qui font l’actualité?

  39. Bonjour Damien,

    Tout dépend de l’utilisation de l’emprunt. Si ce dernier est utiliser pour investir avec une logique cohérente de respect des volumes échangés ou non. Les couvertures bien réalisées sont une protection en cas de crise d’illiquidité.

    Concernant les fonds à faible rendement, l’aspect proche du client non pro a certainement plus de chance d’être une réalité. Cela dit, on ne peut systématiser une réponse.

    Ce qui est important ET CE QUI DEVRAIT ETRE SYSTEMATIQUEMENT REALISE c’est une analyse de la cohérence des volumes échangés et des volumes détenus pas l’opcvm en rapport avec le flottant (nombre de titres libres à l’achat/vente) Si ce sujet vous intéresse je vous propose de visiter http://www.agencedecotationihr.com qui pondère tous les jours la variation boursière des titres du CAC 40 par la faiblesse des volumes échangés. Tout est expliqué (j’espère clairement) et vous avez deux courriers des deux derniers présidents de l’AMF qui confirme l’intérêt de ces travaux. Pour les professionnels qui se sentent bien avec H20 pourquoi ne pas leur proposer de faire fonds remplissant les obligations spécifiques des professionnels ? H2O en tant que société ou personnes n’est absolument pas l’objet des critiques. C’est bien le type de gestion qui est totalement inadapté aux clients non avertis et, ce faisant, fait prendre de gros risques juridiques aux professionnels. J’espère avoir répondu à vos attentes. Dans l’inverse, je répondrai cette nuit car je vais au lac. J’habite Annecy/Saint-Jorioz. Excellente soirée.

  40. Lu dans H24 à l’instant : « H2O confirme par ailleurs vouloir réorganiser à moyen terme ses positions dans les obligations non notées afin d’éliminer totalement les questions d’illiquidité dans les produits UCITS. Nous ne comptons pas les transférer dans un autre véhicule. »

    Il y avait bien totale inadéquate entre les obligations des professionnels et la gestion « dans les obligations non notées afin d’éliminer totalement les questions d’illiquidité dans les produits UCITS. » ……

  41. L’ expression « mains tremblantes » me semble bien adapté
    Vendre pour un article de presse avec effet moutonnier…et souvent au plus bas!

    Il est fort à parier que l’affaire sera vite oubliée si les fonds h2o continuent à offrir de belles performances décorélés des marchés actions , ce qui amènera de nouvelles souscriptions.
    D’ailleurs le rebond des vl des fonds h2o devrait ramener le calme et attirer de nouveau la collecte.

    C’est ainsi la vie des fonds , ça collecte quand ça monte et ça décollecte quand la perf est décevante.

    La perf globale des fonds ne venant que d’une partie infime des obligations decriées dans l’article qui a mis le feu au poudre.

    La volatilité est habituelle, même cette épisode de juin a été moins prononcé que l’an dernier.

    • Bonjour Ideo, désolé pour les failles de ma réponse mais je suis en mer du Nord et communiquer n’est pas des plus aisé. Merci pour vos remarques Christian Pire
      A) Vous écrivez : L’expression « mains tremblantes » me semble bien adapté
      Vendre pour un article de presse avec effet moutonnier…et souvent au plus bas !
      Ma réponse : au plus bas H2O ne vaut rien. H2O travaille sur un marché où l’on peut faire ses propres cours…À condition de ne pas exagérer et qu’il n’y ait pas de volumes à la vente non maîtrisés. Cette remarque est faite en fonction de ce qui est publié et non sur des réalités de gestion que seule la société H20 connaît. Cette réalité engageant le professionnel en responsabilité, car il ne peut justifier ses prescriptions par une analyse professionnelle. Cela en dehors du fait que les produits H20 ne peuvent ABSOLUMENT PAS être vendus à des épargnants non avertis
      Si je connais l’expression la « mains tremblantes », à ma connaissance, elle est surtout utilisée dans le domaine des jeux, et notamment ou poker. Effectivement, c’est une façon de voir l’activité de commercialisation de produits financiers .

      B) Vous écrivez : Il est fort à parier que l’affaire sera vite oubliée si les fonds h2o continuent à offrir de belles performances décorélés des marchés actions, ce qui amènera de nouvelles souscriptions.
      D’ailleurs le rebond des vl des fonds h2o devrait ramener le calme et attirer de nouveau la collecte.

      Ma réponse : tout est dit. Des performances décorrelées des actions…mais d’où viennent-elles alors ? Comment vous, professionnels, pouvez-vous effectuer vos compliances légales ? Comment rendre votre client averti ? etc…
      Dès la souscription du ou des fonds H20 le client NON AVERTI s’est fait entraîner vers un (ou des) fonds inadaptés à sa qualité d’investisseur non averti. Ces fonds ne sont aucunement adaptés à ce type de clientèle. Cela dit, je vous accorde qu’il est très aisé de vendre des performances de valeurs liquidatives réalisées sur des marchés à la fluidité et à la liquidité plus que problématiques (voire non réalisables), ce qui permet d’annoncer des performances incohérentes avec le marché des portefeuilles « liquides » réalisables par un pourcentage significatif des porteurs de parts. Cela, vous devez le savoir, puisqu’en bon professionnel que vous êtes, vous avez dû faire vos compliances et étudier la fluidité et donc la liquidité des lignes d’investissements détenues. Surtout, gardez en trace car ,si je comprends votre logique (qui serait de rester de marbre face aux évidences et aux déclarations de Natixis H20 et ne pas réagir dans les moments de baisse), il se pourrait que vous en ayez besoin pour une défense juridique ultérieure.

      C) Vous écrivez : C’est ainsi la vie des fonds, ça collecte quand ça monte et ça décollecte quand la perf est décevante.

      Ma réponse : vous êtes un professionnel, le processus que vous décrivez est un processus de crise généralisée. En l’occurrence, les deux très fortes baisses ne relevaient pas de ce cas. Ces deux baisses étaient des baisses incohérentes avec un fonds à destination du public. Au demeurant, H20 n’a pas réellement communiqué l’ensemble des éléments professionnels permettant d’émettre une quelconque analyse. Donc dans votre synthèse, le client investisseur serait sous dépendance d’un jeu de roulettes financières.
      D) Vous écrivez : La perf globale des fonds ne venant que d’une partie infime des obligations décriées dans l’article qui a mis le feu aux poudres.

      Ma réponse : je vous propose de communiquer les éléments professionnels du portefeuille, des engagements, positions et opérations sur produits dérivés, des couvertures etc… Ce fonds est un hedge fund qui ne peut être commercialisé qu’à un public dûment averti par des professionnels agréés et parfaitement informés. Seule l’importance du volume échangé donne la crédibilité du cours de Bourse comme référence de réalisation financière possible pour les autres titres. Malheureusement, cette crédibilité est totalement absente dans la valorisation comptable des OPCVM. Pour rappel, un OPCVM n’est pas un produit financier. Un OPCVM est une copropriété de détention de titres. Pour rappel, le cours de Bourse médiatique est le dernier cours de Bourse réalisé lors du dernier échange quotidien pour un échange de volume de titres très limité. Dit-on à tous les possesseurs d’un billet d’un jeu quelconque qu’ils ont gagné le même montant que le gagnant (s’il y a eu un gagnant) ? Toute utilisation professionnelle du cours de fermeture comme seule référence de valorisation comptable des OPCVM doit faire l’objet d’une analyse de cohérence volumes détenus par l’opcvm/volumes échangés quotidiennement et volumes du dernier échange. Sans cela, toute action professionnelle est caduque. Ce qui, dans nombre de cas, mène à percevoir des rémunérations indues voire à effectuer des analyses de patrimoines faussées, etc..Dès lors, le mouvement des souscriptions que vous mentionnez est des plus litigieux car il ne provient que d’une publication présentée TOTALEMENT ABUVIVEMENT comme de crédibilité financière. Cela vous, professionnels, ne pouvez pas ne pas le savoir. Vous écrivez « La perf globale des fonds ne venant que d’une partie infime des obligations décriées dans l’article qui a mis le feu aux poudres. » Vous avez raison. Ce qui a mis aujourd’hui est « le feu aux poudres » est la réalité de l’absence de crédibilité de la réalisation possible des performances.

      E) Vous écrivez : la volatilité est habituelle, même cet épisode de juin a été moins prononcé que l’an dernier.

      Ma réponse : donc on sait qu’il faut vendre ce fonds avant juin. Pourquoi juin ? Est-ce parce que l’importance des retraits met à mal les modèles de gestion ? Est-ce parce que le besoin de liquidité de cette période est incohérent avec la fabrication des performances via des investissements de papiers souffrant d’absence de fluidité et donc de liquidité sans une baisse importante ? Qui est l’acquéreur du papier décoté dans cette hypothèse ? Hypothèse qui serait des plus favorables pour l’acheteur à prix cassé alors que l’épisode de la baisse passé, les prix seraient travaillés à la hausse … Sans aller trop loin, vous pourrez constater que l’on ne peut professionnellement se contenter de certains scénarios.

      • Bonjour

        Quelques remarques concernant votre post précédent:

        Des performances décorrelées des actions…mais d’où viennent-elles alors ?

        Il suffit de regarder le reporting de H2O multbonds pour comprendre d’où viennent les performances http://files.h24finance.com/opcvm/129.pdf
        Principalement de l’achat de dette italienne ( ce qui explique la perf de ces derniers jours et la crise l’an dernier en juin) , de la vente d’obligations US et allemandes (pas favorable en ce moment), et de positions sur les devises (achats Usd, Peso mexicain contre d’autres devises) , des positions liquides.
        On nous détaille pas les autres positions sur les obligations privés comme celle décrié dans l’article , peut-être dans le reporting annuel mais je le rappelle elle ne représente qu’une faible ligne sur la répartition du fonds.

        Dès la souscription du ou des fonds H20 le client NON AVERTI s’est fait entraîner vers un (ou des) fonds inadaptés à sa qualité d’investisseur non averti. Ces fonds ne sont aucunement adaptés à ce type de clientèle.

        Je pense que le client qui a investi sur H2O multibonds n’a pas à se plaindre depuis la création, et l’an dernier quand tout baissait, il était bien content d’avoir du H2O multibonds dans son Portefeuille.
        Car l’avantage de ce genre de Hedge fund c’est justement de pouvoir tirer de la performance dans différents contexte de marché baissier ou haussier.

        Tout est une question de % dans son patrimoine , et s’il accepte ou non la volatilité car effectivement il est important d’avertir que ce genre de fonds H2O multibonds, moderato, Multistratégies, Allegro et à un degré moindre H2O adagio peuvent perdre 20/30% voir plus. C’est arrivé à de nombreuses reprises en particulier sur H2O multistratégies en 2011,2015,2016,2018 , heureusement jusqu’à présent toujours vite rattrapé.
        Ne pas le mentionner serait effectivement une erreur.

  42. Bonjour et merci pour notre échange,

    Vous écrivez : Des performances décorrelées des actions…mais d’où viennent-elles alors ?
    Ma réponse : Réponse générale : La performance est une notion de réalité (après une vente par exemple) ou de faisabilité (exemple : si je possède 1000 titres et que je veuille les vendre sur un marché où s’échange des millions de titres, il est évident que je n’aurai aucune difficulté à les vendre au cours du marché. Par contre, si je possède 100 000 titres et qu’il s’en échange 10 000 quotidiennement, il est tout aussi évident que je ne pourrai pas les vendre sans baisse de cours…sauf à espacer les ventes dans le temps en cohérence avec la faiblesse des volumes échangés quotidiennement. Voir http://www.agencedecotationihr.com
    Les OPCVM étant valorisés comptablement et non selon une logique financière, les valeurs liquidatives ne sont que très rarement synonymes d’un prix de vente réalisable.

    Vous écrivez : Car l’avantage de ce genre de Hedge fund c’est justement de pouvoir tirer de la performance dans différents contexte de marché baissier ou haussier.

    Mon commentaire : 1) Vous ne pouvez pas vendre de hedge funds à un client non averti et, sauf erreur dans certains cas, même à un client averti sauf s’il en fait la demande explicite.
    2) On ne tire pas de performance dans différents contextes baissiers ou haussiers, l’on spécule et le résultat de la spéculation est amplifié par l’application sans discernement de la règle comptable mark-to-market…sauf dans les cas où l’on a mouvementé 100% des lignes d’investissement.
    3) Vous citez des pertes de 20/30% voire plus qui « heureusement » vite rattrapées… Ok pour des investisseurs avertis mais pour l’épargne d’épargnants non avertis… Excellente journée.

    • En général le CGP ou le client lui-même ne se fie qu’à 2 choses le profil de risque d’une échelle de 1 à 7 ( le DICI) même si cette échelle n’est pas complètement fiable et/ou la performance passée ( sur 3/5 ans ou plus et pour les plus pointilleux par marché baissier).

      Très peu vont rentrer dans le détail de chaque fonds, regarder le reporting alors je ne parle même pas de quelques % d’un fonds comme dans le cas des obligations de Lars Windhorst noté uniquement dans le rapport annuel.

      H2o même en étant un Hedge Fund est accessible pour les particuliers via les assurances vies ou CTO broker en ligne , les CGP y ont accès aussi , et h2o multibonds reste évidemment très alléchant compte tenu de la perf passée et de l’historique du gérant.
      A partir de là, je ne vois pas de restriction pour une clientèle qui a du temps devant lui et cherche à obtenir de la performance sur du long terme.

      • Ideo,

        Le DICI est un document juridique administratif qui n’a pas à être opérationnel en terme de couverture du professionnel. Le DICI est un document générique. « Regarder » et analyser le reporting est le travail du professionnel. Quand aux cas « des obligations de Lars Windhorst noté uniquement dans le rapport annuel », vous avez tout écrit. Si les hedge funds sont accessibles pour les particuliers via les assurances ou CTO, le particulier qui y investi est responsable de ses actes. H20 n’ a pas de performances il a une évolution positive ou très positive de valorisation comptable. J’insiste sur ce fait car les fonds sont des copropriétés. ATTENTION AU JURIDIQUE. Le temps en Bourse est le temps de la spéculation. Dans votre cas, c’est un temps de détention qui ne couvre pas le fait que vous pouvez rester plusieurs années avec une évolution très positive de votre valeur liquidative pour ensuite, du jour au lendemain, après plusieurs mois ou années prendre la perte. La Bourse impose une spéculation avec prises de bénéfice(s). Sans cela, votre richesse est sous totale dépendance de chiffres comptables sans réelle contrepartie financière réalisable pour les investisseurs. Bonne fin de journée.

        • Un courtier qui achèterait pour le compte d’un client des actions Total sans que celui-ci ait bien conscience que l’exploration et l’exploitation pétrolière sont des métiers à risque (volume de réserves très aléatoire, exploration tout aussi aléatoire, exploitation dans des zones très risquées comme le Yémen, échecs industriels comme le désastre de Kashagan …) serait-il comptable des éventuels déboires de Total ?

          Sommes-nous dans des situations semblables, ou bien le cas H2O est-il particulier ?

          • Bonjour adnstep,
            Hors achat dans le cadre d’un environnement « éthique » ISR (Investissement Socialement Responsable), ESG (Environnement Social & Gouvernance), Investissement Responsable Durable (IRD) ou Humanity Invest lorsque le courtier achète un titre Total, il l’achète sur une perception et/ou une analyse financière de la socitété. Dès lors H20 doit faire l’objet d’une analyse adaptée aux obligations du professionnel. Un titre Total est un acte d’achat unitaire, un FCP est un acte d’achat d’une gestion collective et d’un suivi professionnel adaptés. Dernier cas, il y a le mandat de gestion d’un portertefeuille qui lui délimite clairement les rôles et responsabilitésJ’espère avoir répondu à votre question.
            Dans l’inverse, n’hésitez pas et je vous répondrai ce soir. Merci et excellente journée

            • Pour être plus précis, lorsque j’investis sur Total j’achète un titre propriété sur des bases d’analyse de réalité financière. Lorsque j’achète une part de FCP, j’achète des compétences de gestion. Malheureusement, les résultats des performances financières réalisables de ces compétences de gestion financière sont soumises à un retraitement comptable (mark-to-market voir http://www.agencedecotationihr.com). Retraitement comptable qui fait fi de la prise en compte de l’offre/demande. C’est pour cela que les chiffres présentés abusivement en « performances », pendant un certain temps, finissent logiquement par imploser. Il évident qu’il ne peut y avoir de mis en cause des gérants ou des sociétés puisqu’ils appliquent les textes. Cela dit, les professionnels CGP, courtiers et autres, eux, doivent constituer un rempart professionnel entre le gérant et l’épargnant. Sans cela, ils deviennent des revendeurs de chiffres comptables n’ayant aucune crédibilité de réalisation financière. Là, tôt ou tard, les responsabilités juridiques risques d’être lourdes. Bonne nouvelle, les réalités évoquées offrent les bases d’une structuration professionnelle pérenne.

              • Bonjour, et merci de vos éclaircissements.
                Si j’essaye de bien résumer : quand j’achète une action, j’achète des compétences industrielles, et je prends un risque dépendant du succès ou de l’échec industriel de l’entreprise.

                Quand j’achète un FCP comme H2O, j’achète des compétences de gestion et je prends un risque dépendant non seulement des performances directes des obligations ou actions du panier, mais aussi de leur évaluation « juste et honnête » au plan comptable.

                • Bonsoir adnstep, ma première réponse n’étant pas « passée » par erreur de ma part, je vous confirme votre synthèse. Précision : Si l’évaluation comptable normative choisie n’est pas « juste et honnête », sachez qu’il existe deux autres règles comptables qui permettent de mettre en pratique d’autres solutions, qui elles sont justes et honnête. Dès lors, il existe des solutions, dont la solution de l’information dite IHR (information humainement responsable. Excellente soirée

  43. Je veux préciser que le problème n’est ni H20 , ni l’équipe gestionnaire. Pour moi, le problème est la distribution de ce type de produit auprès d’une clientèle non avertie par des professionnels CGP, courtiers et autres

  44. Moreschi says:

    Bonsoir j ai des uc qui ont des performances légèrement au dessus de leurs indice
    Si j ai bien compris je risques d être déçu
    Lors du rachat !
    A part des tracker qui ont 1 marge d erreur
    De quelques% eux sont soumis aux carnets d ordres qui peut être inférieur a leurs indices
    Ma question que pouvons nous acheter
    Comme produit à leur juste valeur ?
    Sachant que même 1 fond euro couple à de l immobilier lors de la vente la valeur peut être inférieur au prix estimé
    J ai eu ce souci dans les année 199x
    Au bout de 6 ans j avais recupere que mon capital les sci étaient surévalués

    • Vous pouvez avoir des surprises en cas d’absence de liquidité. Si les sous-jacents sont liquides pas de souci hormis si des frais de sortie sont prévus.
      La notion de valeur n’est pas simple à définir dans la mesure où de nombreux paramètres entrent en compte et si vous avez déjà essayé d’évaluer une société non cotée je pense que vous avez une bonne vision de la difficulté.
      A titre personnel, je pense que je ne risque pas trop de me tromper de prix en investissant sur les marchés boursiers, les prix reflètent bien les tendances. Les banques sont en difficulté, les prix sont bas, le luxe se porte bien, les prix sont hauts etc…
      Pour les autres catégories d’actifs : obligations, immobilier ou autre, je pense que les prix sont tout simplement faux.

    • Bonjour,
      Bonsoir,

      Vous écrivez : J’ai des uc qui ont des performances légèrement au-dessus de leurs indice
      Si j’ai bien compris je risque d’être déçu

      Ma réponse : Pourquoi seriez-vous déçu ? De nouveau, l’indice est une construction comptable plus que perfectible. Dès lundi, la mise à jour quotidienne de l’indice CAC 40 pondéré par la faiblesse des volumes échangés sera reprise sur le site http://www.agencedecotationihr.com En ce qui me concerne, je pense qu’il faut s’extraire des diktats des indices, en expliquant aux clients leurs incohérences et rappeler que les indices ont eu pour principale vocation d’être une base comptable sur laquelle l’on pouvait développer des produits à effet de levier, des couvertures, produits indiciels etc… L’indice présenté comme boursier est un indice COMPTABLE boursier. Ce sont des dérivés marketing et commerciales qui ont fabriqué le diktat actuel des indices. Il faut s’en libérer totalement. En ce qui me concerne, j’essaye de rester le plus pragmatique possible. Historiquement, la Bourse corrigée des phases de baisses, crahs, krachs fait du 7%. Mon objectif est de CAPITALISER (et non rejouer) le plus de fois possible les 7% lorsque l’on approche une zone à risque.

      Votre question : Ma question que pouvons-nous acheter comme produit à leur juste valeur ?

      Précision : la valeur est économique, la valorisation est comptable et le prix est financier. Je pense que cette précision est très importante à rappeler aux clients par le professionnel, car libératrice des carcans médiatiques dans lesquels le professionnel a été enfermé.

      Ce qui est important à expliquer au client est le prix résultant de l’offre/demande. Pour le reste, c’est des chimères qui ont rendu le professionnel dépendant de fausses performances et sous dépendance d’une information médiatique totalement inadaptée. Ici, je ne parlerai pas des commentaires quotidiens censés expliqué les hausses et baisses du jour qui relève des meilleurs Benny Hill. Expliquer ces réalités et apporter des solutions simples et compréhensibles, là est le créneau de développement des CGPI. Stop à la vente de FCP pyramide de Ponzi. Aux cocktails culs et chemises, il faut travailler avec des professionnels qui savent ciseler leur gestion quotidienne à la réalité des volumes de titres et expliquer leur politique des gestion des volumes de titres. Le reste c’est du baratin construit sur base de l’actualité. En clair, des films, des fictions.

      Proposition : Amusez-vous à prendre le reporting d’un OPCVM que vous appréciez et regardez la cohérence des volumes des lignes d’investissements (lignes d’actions) qu’il publie par rapport aux volumes échangés quotidiennement. Je pense que vous serez étonné. Si certains veulent faire part de leur découverte, NE PAS PUBLIER LE NOM DE L’OPCVM. TRES IMPORTANT.

      Vous écrivez : Sachant que même 1 fond euro couple à de l immobilier lors de la vente la valeur peut être inférieur au prix estimé
      J ai eu ce souci dans les année 199x
      Au bout de 6 ans j avais recupere que mon capital les sci étaient surévalués

      Ma réponse : pour l’instant, tout est surévalué, car la réalité du prix réalisable par le plus grand nombre a été faussée par une politique de taux, d’aides, de concentration territoriale et de défiscalisation aboutissant à des hausses délirantes de prix pour une qualité de construction inverse à la hausse des prix. Tout cela menant à une concentration de population sur le plus petit espace possible…

      De tout ce qui est décrit, naît une logique de crises répétitives. Crises qui sont NOS crises.

      J’espère avoir répondu à vos questions. Pas de souci, si je dois apporter d’autres commentaires.

  45. Moreschi says:

    Oui mais investir dans 1 assurance vie
    On ne peut avoir que des unités de compte
    Via des fcp sicav
    À part des tracker qui ont 1 carnet d ordre
    Et qui le choix sont limite (2) via Generalie
    Le reste c est des uc de différents organismes avec aucun frais d achat ou de vente
    J espérés que l afer va être suvie dans sa démarche de proposé des tracker
    Mais combien de tracker seront proposé aux clients chez l afer

  46. Moreschi says:

    Merci de votre réponse
    Concernant le cac nous devrions tutoyer
    Les 5800 fin juillet
    Et pourtant l éco réel n est pas haussier
    Les carnets de commandes de la » feraille »
    Sont dans les choux !
    Arcelor devait embaucher et vient d arrêter les contrats intérim
    Les sous traitants ont des carnets de commandes inférieur de 45%
    L éco virtuel et de phase de la realite

    • Votre synthèse veut tout dire des errements actuels.
      Actuellement, je suis à Ostende en Belgique, que des biens immobiliers à vendre, des commerces désertés, etc.…En fait, de par nos comportements et errements, nous fabriquons nous-mêmes le cycle de crises. La crise est là, reste à savoir quel est l’élément qui la déclenchera. Habitant Annecy, j’ai pu voir des prix immobiliers gonflés à plus de 60% par un accord inter agences immobilières et les taux bas actuels. Etc.
      Plus de 95%, telle est l’influence de la norme comptable mark-to-market dans les 5800. La prochaine crise rendre impérative la publication en version IHR (Information Humainement Responsable) du CAC 40. L’échange cash contre valorisation comptable des OPCVM faussée à plus de 95% sera certainement LE scandale qui sortira lors de la prochaine crise. Il faut revenir aux comptes gérés ou/et aux OPCVM gérés dans les volumes avec un système d’informations adaptées. Là, est l’un des créneaux de différenciation des professionnels. Là, est le créneau actuel commercial de développement et de différenciation. Seul problème, la mode actuelle n’est plus de réfléchir financier, mais de suivre les modes médiatiques et les actions de prises de pouvoir par les organisations dites représentatives ne sont bâties que sur la satisfaction d’égos et non plus sur une vue professionnelle collective. En fait, je pense qu’il faut être ambidextre en respectant les réalités actuelles tout en structurant une offre se différenciant des offres actuelles sur la base de rendre le client averti. Quel plus bel outil commercial que d’expliquer les errements actuels pour faire de son client un interlocuteur averti ? Client qui n’étant plus dupe deviendra très certainement votre commercial. C’est cette voie que j’ai prise. Il est à noter que l’existence d’un blog comme « blog patrimoine » marque indéniablement une évolution des mentalités vers le retour à la prise de consciences objective et professionnelle des réalités. Prise de conscience qui ne pourra être suivie que de son pendant en terme de produits et services. Merci à blog patrimoine.

  47. Réflexion sur document H 24 « mise au point » du 9 juillet.

    Dans ce document (https://h24finance.com/news-12449.html), il est écrit : Cette remise en cause de la liquidité de nos fonds est équivalente à proclamer l’incapacité d’une banque à rembourser ses dépôts, avec les conséquences dévastatrices que l’histoire économique nous a enseignées. Nous le confirmons de nouveau : 95% de nos stratégies étaient et restent parfaitement liquides.

    Ma réponse : Cette réponse est plus que fallacieuse. En effet, comment osez comparer les réalités et garanties bancaires à un hedge funds voire à un fonds commun de placement ?
    Le problème n’est pas la liquidité. Dans l’absolu, sauf cas extrême, elle sera toujours présente. Le tout est de savoir à quel cours ? En l’occurrence, il est bien mentionné « stratégies » et non investissements. Dès lors, il existe deux inconnues de gestion : la réalité du cours en fonction du respect des volumes investis par rapport aux volumes quotidiens échangés et les effets (voir surprise) de la stratégie. Stratégie qui cumule les effets des cours, des systémiques de formules mathématiques ou prospectives etc…

    Il est écrit : De plus, il n’y a aucune causalité entre la liquidité quotidienne de nos fonds et notre relation professionnelle avec la société Tennor.

    Ma réponse : Pourquoi l’écrire ? Pourquoi un tel enchainement et déchainement ?

    Il est écrit : Tout d’abord et compte tenu du monde surmédiatisé dans lequel nous évoluons, la remise en question de la liquidité d’un fonds créé un risque de convexité majeur, celui d’un effet « boule de neige ».

    Mon commentaire : Il n’y a un risque de convexité majeur que s’il a eu risque inconsidéré ou pari sur le fait que certaines situations ne se produiraient pas. Pour les investisseurs réellement avertis, ok. Pour l’épargnant non averti, non.

    Il est écrit : Ensuite, de nombreux investisseurs, inquiétés par la récente suspension de la liquidité de fonds offerte par d’autres sociétés de gestion, ont craint le risque d’un nouveau cas similaire.

    Mon commentaire : Cette phrase pourrait être considérée comme tendancieuse. En effet, dès qu’il y a risque majeur d’effet systémique comme cela a été (et est encore) le cas avec les fonds H20 et d’autres produits de ce même type, il est tout à fait logique que l’on ferme momentanément certains sas. Les sociétés de gestion qui ont suspendu sont bien des « victimes », et non des autres cas potentiels de risque H20.

    Il est écrit : Enfin, la performance remarquable de nos fonds, qui mettait la plupart de nos investisseurs en situation de plus-value latente, a facilité le choix de l’option de cession.

    Mon commentaire : Comment parler de « performances remarquable de nos fonds » pour ensuite transformer cette affirmation de « performance remarquable » en « situation de plus-value latente » ?
    Comme vous l’aurez compris toute notion de performance dans ce cadre est TOTALEMENT fausse. Toute notion de « performance » est un résultat. Dans le cadre d’un fonds commun de placement ou d’un hedge funds ce n’est pas une performance, mais une évolution de valeur liquidative comptable. Evolution de valeur liquidative comptable qui, pour avoir une notion financière de la faisabilité de performance, doit IMPERATIVEMENT faire l’objet d’un retraitement adapté. Quant à la notion de plus-value latentes… Rappelez-vous le diction grivois « Si ma tante en avait on l’appellerait mon oncle ». Une valeur liquidative comptable ne peut en aucun cas aboutir à une quelconque notion de résultat sans intégration d’une logique de probable faisabilité financière pour l’ensemble des porteurs de parts.
    Quels enseignements pouvons-nous tirer de ces dernières semaines ?

    Il est écrit : Vous connaissez notre capacité à vous offrir de la performance sur le moyen terme. Celle-ci est attestée par un « track-record » reconnu de près de trente ans. La variété de notre gamme Global Macro vous permet de choisir les fonds offrant le couple risque/rendement convenant le mieux à chacun.

    Mon commentaire : La nous sommes dans le monde des vendeurs de soupe. En quelques années deux gamelles sur des mouvements de titres plus importants que d’habitude… Quant au couple risque/rendement convenant le mieux à chacun…

    Il est écrit : Nous ne pouvons pas vous promettre de répéter demain nos performances passées, mais notre volonté de préserver nos moteurs de performance est indéfectible. C’est un gage de la pérennité de nos rendements.

    Mon commentaire : Quelles performances passées vus les baisses sur une simple demande de liquidité plus importantes que d’habitude ? Il n’y a pas de moteurs de performance. Il y a gestion dans les volumes ou bidouillage hors respect des volumes. Attention aux mots marketing sans aucun fondement professionnel qui pourraient cacher une gestion d’affectation comptable et non une saine gestion financière.

    Il est écrit : Notre engagement sur la liquidité quotidienne de nos fonds était connu et il vient d’être mis à l’épreuve, à balles réelles.
    Nos portefeuilles sont construits afin d’affronter tous les scénarios de liquidité. Nous privilégions les actifs dont la liquidité est stable pour un score de liquidité globale élevé. Nos équipes et notre modèle ont démontré leur très grande résilience.

    Mon commentaire : Là, je dois avoir mal lu car si « les portefeuilles ont été construits pour affronter tous les scénarios de liquidité », il est par contre évident que le manque de fluidité (possibilité de vendre sans provoquer une baisse des titres) a été aux abonnés absents dans leurs scénarios. Comment oser parler de résilience dans ce qui vient d’être vécu ?

    Il est écrit : Nous sommes une des rares sociétés de gestion à avoir pu tester un tel scénario extrême sans dégâts : nous avons perdu plus de 30% de nos encours en fonds UCITS en quatre jours et nous avons été obligés de baisser la valeur de certains titres dans le sillage des turbulences de marché.

    Mon commentaire : Désolé, mais là je pense que c’est clairement du « foutage de gueulle ». Suis-je dur ? Il parle scénario SANS DEGAT pour des pertes bien réelles. Ou comment retourner en sa faveur des réalités négatives. Vous en doutez encore ? Que pensez-vous de cela « nous avons été obligés de baisser la valeur de certains titres dans le sillage des turbulences de marché. » En fait, c’est la deuxième fois qu’en peu de temps qu’H20 vient de manquer de provoquer un krach systémique et ils osent sortir cette phrase que je réécris « nous avons été obligés de baisser la valeur de certains titres dans le sillage des turbulences de marché. » En fait d’obligation, sans cela il y aurait krach et responsabilité d’H20. Qui ont été les acheteurs sauveteurs ? Etc… tout cela sur un hedge funds.
    Vous avez d’excellents gestionnaires de fonds en France qui gèrent dans les volumes, travaillez avec eux et avec eux seulement. Il est évident que le prochain krach fera ressortir l’ensemble des dérives actuelles en risques financiers pour vos clients, et pour vous en risques financiers et JURIDIQUES. Soyez INDEPENDANT dans vos analyses de fonds et ayez une vue et une analyse basée sur les volumes de titres détenus par l’ensemble de vos prestataires. Quittez les FCP pyramide de Ponzi avant la crise.

  48. Et deux mois après, où en est-on ?

    • Bonjour adnstep,

      Le propre de ce type de fond géré hors respect des volumes échangés quotidiennement est que l’on ne peut que très rarement répondre à la question « Où, en est-on ? ».

      Pour cause, la réponse attendue à cette question étant de nature financière (« Quelle performance ? » ou « quel risque de gestion financière ? »), elle ne peut être apportée par des copropriétés de gestion (fonds) valorisées en termes comptables. Valorisation comptable qui ignore les réalités financières du prix issu de l’offre/demande.

      En réalité, à la souscription, vous échangez votre cash contre des chiffres comptables enrobés de l’histoire commerciale qui « va bien », et en cas de choc vous connaissez le retour des réalités financières.

      Ensuite, rebelote ou vous revenez à des solutions professionnelles financières cohérentes.

      Bonne journée

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