La crise mondiale et celle, plus récente, dans la zone euro ont eu tendance à raccourcir l’horizon prévisionnel et décisionnel de nombreux agents économiques. 

Dans le même temps, les incertitudes (sur l’emploi, les retraites…) poussent plutôt à la remontée du taux d’épargne des ménages. 
Le problème de l’épargne dans la plupart des pays européens, y compris la France, est donc moins quantitatif que qualitatif. Il s’agit d’attirer une fraction accrue de l’épargne privée vers les investissements de long terme, afin de doper la croissance et l’emploi. 
L’orientation d’une épargne « longue » abondante vers des investissements rentables tant économiquement que socialement est l’enjeu crucial des dix années à venir pour créer les emplois et l’activité. Pour les auteurs, la France, à l’instar des autres pays industrialisés, doit favoriser l’émergence d’investisseurs de long terme en capacité de porter le risque long.

Télécharger le rapport « investissements et investisseurs long terme »

Un rapport au cœur de la réforme de la fiscalité du patrimoine.

Ce rapport publié en Juillet 2010 pourrait bien servir de base à la commission chargée du projet de réforme fiscale du patrimoine, prévue en printemps prochain. 
Même s’il semble acquis que la réforme fiscale du patrimoine a pour objectif apparent la suppression de l’ISF et du bouclier fiscal, l’objectif principal est bien d’orienter l’épargne vers les investissements économiquement rentables pour la croissance Française. Les pays industrialisés ne peuvent plus compter sur les emprunts d’états pour financer leur croissance économique, c’est l’épargne des ménages qui doit servir de relais et permettre de relancer la croissance. 

Depuis la fin des années 70 et l’émergence de budgets nationaux en déficit structurel, la croissance Française étaient principalement financés par l’endettement de l’état et l’émission d’une dette obligataire toujours plus importante.
D’un point de vu patrimonial, ce mode de financement a autorisé le développement exponentiel de l’assurance et surtout du désormais célèbre « fonds euros », composé en majorité de dette d’état.

Les fonds euros des contrats d’assurance vie investissent principalement dans la dette de l’état et de manière trop marginale dans les entreprises et dans l’économie. L’épargne des ménages, historiquement importante en France n’est pas orientée vers la croissance de l’économie mais principalement vers le financement  du déficit structurel de l’état.

Les assureurs ne participent pas suffisamment au financement de la croissance Française avec trop peu d’investissement en Actions.

La prochaine réforme fiscale du patrimoine pourrait bien avoir pour objectif une réorientation de l’épargne des ménages vers les investissements productifs pour l’économie.

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