La crise politique et constitutionnelle que traverse l’Italie pourrait nous permettre de savoir si la Banque Centrale Européenne est toujours décidée à sauver la zone Euro. Depuis 2012, nous sommes tous persuadés que la zone Euro est sauvée !
Plus rien de peut plus arriver puisque Mario Draghi a affirmé que la BCE ferait tout ce qu’il faut pour sauver la zone Euro : « BCE is ready to do whatever it takes to preserve the Euro ». Mais qu’en est il vraiment ? Le moment de vérité approche …
 

« BCE is ready to do whatever it takes to preserve the Euro » ou pas !

C’est cette petite phrase qui a mis fin à la crise de la zone Euro : Baisse des taux d’intérêt, réduction des spreads, …
La politique monétaire particulièrement agressive a mis la crise entre parenthèse, laissant le temps aux états pour se réformer et être capable d’affronter la réalité économique une fois la politique monétaire redevenue normale.
Malheureusement, les états ont profité de ce laxisme monétaire pour continuer à vivre comme si rien n’était … profitant de la manne des taux d’intérêt négatif pour continuer à s’endetter et faire croire aux peuples que tout allait très bien.
En France, le projet de loi de finance pour 2018 et les perspectives illustrent parfaitement cet état d’esprit. On parle de cagnotte fiscale pour mieux la dénoncer, mais on supprime la taxe d’habitation sans prévoir les modalités de financement escomptant sur l’éternelle croissance future et sur le coût de refinancement très faible (cf »La suppression de la taxe d’habitation sera financée par un « miracle » »).
Nous sommes donc en 2018, 6 années après la fameuse affirmation « BCE is ready to do whatever it takes to preserve the Euro », pourtant rien n’a changé sauf que les taux d’intérêt négatifs ont caché la misère mettant en avant le retour de la croissance économique sans évoquer les conditions monétaires exceptionnelles dans lesquelles cette maigre croissance est obtenue.
Mais ne nous inquiétons pas … les banques centrales seront toujours là pour sauver la zone euro … ou pas (« Et si les banques centrales ne sauvaient pas les marchés lors de la prochaine crise ? »). Extrait :

« Pour autant pas de panique, les banques centrales veillent et nous protègent contre la volatilité des marchés financiers ! Quoiqu’il arrive, le consensus est persuadé que l’inflation monétaire est infinie, c’est à dire que les banques centrales ne laisserons jamais tomber les spéculateurs !
Dormez tranquille brave gens, on s’occupe de votre argent, avec les banques centrales vous ne craignez rien !
Depuis 2012, nous sommes tous collectivement persuadés que plus rien ne peut nous arriver grâce à la toute puissance des banques centrales ! Les marchés financiers ne peuvent que monter et ce n’est surement pas la perspective d’une nouvelle crise financière ou ralentissement de l’économie qui doit vous effrayer.
En effet, dans une telle circonstance, les banques centrales reprendront de plus belle leur stratégie d’inflation monétaire et les bourses mondiales reprendront le chemin de la hausse en toute sérénité.
Et si les banques centrales rechignaient à poursuivre leur expérience monétaire ? Et si la prochaine fois, la banque centrale ne faisait rien ? ou du moins nettement moins qu’attendu ?
Le problème avec le consensus, c’est qu’il a toujours raison, jusqu’au jour ou on s’aperçoit qu’en fait il avait tord.
N’est il pas prudent de retrouver son bon sens paysan et abandonner l’idée selon laquelle cette fois c’est différent ?
Ne doit on pas abandonner nos certitudes et retrouver notre vigilance face aux discours dominant qui se veut rassurant ?
En effet, après 8 années de déformation monétaire, il est tentant d’être persuadé que plus rien n’arrêtera la liquidité mondiale. Mais pour quels résultats ? N’arrivons nous pas au période charnière, ou les inconvénients vont devenir plus importants que les avantages ?
J’en sais rien ! Mais n’oubliez pas « le consensus a toujours raison, jusqu’au jour ou on s’aperçoit qu’en fait il avait tord »

 

« Les marchés financiers vont apprendre aux électeurs italiens à ne pas voter pour les partis populistes aux prochaines élections » dit un commissaire européen à Bruxelles.

 

Après la Grèce, faut il punir le peuple Italien ?

Faut il aller toujours plus loin dans l’exemple punitif pour faire peur à ceux qui se croit libre de voter contre l’ordre établi ? comme l’écrit Bruno Bertez dans son dernier édito ?

Extrait : Editorial. Italie, sur la pente du plus grand risque. Le président choisit l’humiliation de son peuple.

« Car le fond du problème est là, de la même manière qu’on a sacrifié la Grèce pour l’exemple, on veut sacrifier l’Italie pour un exemple bien plus fort : il s’agit de mettre au pas ces Français braillards, ces Français qui n’ont aucune parole et qui sont incapables de la moindre discipline. Car, ne vous y trompez pas, le traitement qui est infligé à l’Italie est une sorte de coup de bande de billard. Il s’agit d’assommer le peuple français qui, de temps à autre, a des velléités électorales non conformes et qui se permet encore de descendre dans les rues. Macron ne s’y est pas trompé et ce n’est guère à son honneur ; lui qui a choisi d’être le porte-parole des Allemands dans l’espoir d’un petite récompense : il s’est solidarisé de Mattarella, il a dénoncé avec mépris la majorité italienne sortie des urnes. »

 

A suivre … Bienvenue dans une nouvelle crise de la zone Euro ?

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