Lorsque vous ouvrez un livre de macro-économie et que vous cherchez à comprendre le rôle des banques centrales dans l’économie, vous pourrez y lire que la banque centrale Européenne a pour objectif la stabilité des prix et qu’elle dispose pour ce faire du pouvoir de fixer les taux d’intérêt de court terme. Étonnement, pour la banque centrale, stabilité des prix, ne rime pas avec inflation nulle, mais avec inflation égale à 2%, soit une perte de pouvoir d’achat de la monnaie et de ses détenteurs.

L’action de la banque centrale est contre-cyclique :

  • La banque centrale augmente les taux d’intérêt pendant les périodes d’expansion économique afin de freiner une croissance économique source d’une inflation trop forte ;
  • La banque centrale baisse les taux d’intérêt pendant les périodes de récession économique afin de relancer une croissance économique trop faible source d’une inflation trop faible, voir même de la déflation.

Néanmoins, depuis 2008, nous vivons une crise déflationniste d’une telle puissance que les outils traditionnels à disposition des banques centrales ne sont plus suffisants. Le taux d’intérêt qui résulterait naturellement d’un activité normale de la banque centrale seraient trop élevé et insupportable pour l’économie surendettée (les états, les entreprises et les particuliers).

C’est alors que les banques centrales ont innové et en mettant en oeuvre une politique monétaire dite « non conventionnelle » qui consiste simplement à créer massivement de la monnaie en achetant des actifs obligataires disponibles sur le marché secondaire. Les banques centrales ont, depuis 2012, artificiellement fait baisser les taux d’intérêt en achetant des obligations.

On ne peut pas vraiment parler de planche à billet. En effet, le rôle de la banque centrale européenne n’est pas de détruire lest actifs qu’elle achète, mais simplement de les porter pour soit attendre leur échéance et se faire rembourser par l’émetteur de l’obligation, ou la revendre sur le marché lorsque l’économie sera assez forte pour accepter des taux d’intérêt plus élevé.

La banque centrale européenne est donc « propriétaire » d’obligation et elle continue toujours d’en acheter au rythme de 30 milliards de dollar par mois jusqu’en septembre 2018. Progressivement, la banque centrale européenne réduit l’ampleur de sa politique monétaire, c’est à dire de son impact sur la déformation des taux d’intérêt. Car c’est bien l’objectif majeur de la politique monétaire non conventionnelle dite « Quantitative Easing » : Faire baisser les taux d’intérêt de manière excessive pour améliorer la situation budgétaire des agents économique à l’endettement trop élevé. 

Cette répression financière conduit à favoriser les emprunteurs en réduisant leur charge de crédit… mais le corollaire c’est l’euthanasie des épargnants qui sont les créanciers du système.

Mais attention, le rôle de la banque centrale qui pratique ce quantitative easing n’étant que de « porter » les obligations avant de la remettre dans le circuit, la baisse excessive des taux d’intérêt (constatée pendant la phase d’achat des obligations) devrait être suivie d’une phase de hausse excessive des taux d’intérêt (constatée pendant la phase de revente des obligations). 

Cette seconde partie de la phrase est fondamentale pour comprendre ce qui va se passer en 2018. En effet, en 2018, et cela pour la première fois depuis le début de la crise, la banque centrale américaine va commencer à réinjecter les obligations achetées pendant les multiples quantitative easing.

Ce mouvement de politique monétaire non conventionnel n’est pas limité à la zone Euro. Tous les pays développés procèdent à cette même politique monétaire, à des seuils plus ou moins avancés. La banque centrale des états-unis est avancée dans le cycle et commence tout doucement à vendre les obligations accumulées depuis le début de la crise. En zone euro, nous sommes dans un cycle de ralentissement des achats, alors qu’aux états unis, ils en sont dans une phase de vente du stock d’obligation.

La Banque centrale Européenne devrait parvenir à ce stade en septembre 2018 et nous pourrons alors envisager des hausses de taux d’intérêt à partir de 2019 en zone euro.

 

 

Une tentative de normalisation trop lente ?

Bref, vous l’aurez compris, tout cela est très très lent. N’est ce pas trop lent ?

Est il bien raisonnable de poursuivre une politique monétaire aussi expansionniste alors même que l’économie tourne à plein régime ? Et oui, c’est un paradoxe, mais avec un niveau de croissance économique à 1.80% en France… nous sommes à plein régime et probablement au dessus du niveau de croissance potentiel estimé à 1.25%.

1.25%, c’est le niveau de croissance que l’on peut atteindre à moyen terme. (cf « Trésor-Éco n° 206 – La croissance potentielle en France« ). Cela signifie que le niveau actuel de 1.80% est exceptionnel … et qu’il ne peut durer éternellement. Nous ne sommes pas dans un début de cycle de reprise économique … mais au maximum d’un cycle qui devrait faiblir dans les prochains mois.

Ne faudrait il donc pas profiter de cette croissance économique forte (du moins plus forte que son potentiel) pour adopter une politique monétaire plus restrictive afin de préparer l’avenir, c’est à dire se donner la possibilité d’adopter une politique monétaire plus expansive lorsque le cycle économique sera moins favorable ? C’est le sujet qui devrait animer l’année 2018.

Vous l’aurez compris, nous vivons une situation économique parfaite qui doit perdurer pour donner les moyens aux banques centrales d’assainir lentement, mais surement leur bilan. 

Malheureusement, la fin du quantitative easing et la vente des obligations achetées par les banques centrales devraient peser sur le niveau des taux d’intérêt et donc sur les taux d’emprunt (c’est la raison pour laquelle nous vous expliquons depuis des mois que les taux de crédit immobilier vont augmenter en 2018 et 2019). La question centrale est donc de savoir si les économies seront en capacité de maintenir le niveau de croissance malgré une hausse tendancielle des taux d’intérêt. Pourtant, cette croissance et cette situation stable est indispensable pour continuer à sortir en douceur de cette politique monétaire non conventionnelle. 

 

 

L’année 2018 pourrait être l’année de la tentative ratée de la normalisation des politiques monétaires.

Les économies ne peuvent supporter des taux d’intérêt trop élevés et la phase deux de la politique monétaire non conventionnelle semble donc très délicate à gérer. Il ne faut pas exclure la possibilité que cette phase deux soit un échec.

Que se passera t’il si l’inflation augmente plus rapidement ? ou si le cycle de croissance économique devait faiblir à cause d’une petite, mais trop forte augmentation des taux d’intérêt, causée par le début de normalisation de la politique monétaire ? Pouvons nous espérer encore 4 / 5 années de croissance élevée pour que les banques centrales disposent de suffisamment de temps pour revenir à la normal ?

Tout cela semble peu probable. Il faut se rendre à l’évidence, le quantitative easing va se transformer en « planche à billet » ! Il est fort possible que l’expérience monétaire ne fasse que commencer tant il peu probable que les économies soient capables d’encaisser une hausse des taux d’intérêt.

A court terme, cet échec de la normalisation des politiques monétaires pourrait être le signe d’une baisse forte des marchés financiers … mais la hausse pourrait reprendre de plus belle après lorsque les banques centrales officialiseront leur poursuite de la destruction de la monnaie pour l’adoption de nouvelles politiques monétaires non conventionnelles. 

 

La normalisation impossible et la poursuite de l’aventure monétaire vers l’infini et au delà ?

Les banques centrales ont déployé des masses de liquidités pour un résultat médiocre :  10 ans après la crise, nous n’avons pas retrouvé les niveaux d’avant crise malgré un niveau d’interventionnisme historique. Faire le constat d’une croissance retrouvée est inutile sans le mettre en rapport avec l’importance des efforts qui ont été nécessaire pour atteindre cette croissance.

Ces efforts, ce sont les milliards d’euros qui composent le bilan des banques centrales, mais aussi l’endettement devenu excessif des entreprises qui ont profité des taux d’intérêt trop bas pour racheter leur propre action à bon compte, plutôt que d’investir dans la croissance économique de demain.

Les banques centrales sont allées trop loin dans la perversion du système pour avouer leurs erreurs et revenir dans une économie telle que nous la connaissions avant 2008 : Les banques centrales vont persévérer dans leur expérience monétaire tant qu’il est possible et tant qu’ON les laisse faire. La question fondamentale est de savoir qui est le « ON ». 

Je crois qu’il faut analyser l’émergence du bitcoin comme le début de la remise en cause du pouvoir des banques centrales. Le « ON » est peut être parmi ces fous qui construisent un monde parallèle via les bitcoins et autres crypto-monnaies.

Le bitcoin est une folie, une spéculation sans intérêt pour celui qui a confiance dans la résilience monétaire du système actuel. C’est une opportunité incroyable pour celui qui n’a plus confiance et cherche une autre solution à la folie des banques centrales qui iront toujours plus loin pour sauver l’égo de leurs dirigeants.

 

Dans cette configuration de politique monétaire irréversible (comme l’affirmait déjà Patrick Artus en 2013 « L’irréversibilité des politiques monétaires non-conventionnelles ? Plus rien n’arrête la liquidité mondiale …« . ), l’hyperinflation de la valeur des actifs pourrait se poursuivre.

Ainsi, comme nous l’écrivions dans cet article « La hausse de la bourse et des prix de l’immobilier est elle devant nous ? » : 

Dans un monde ou l’argent n’a plus de valeur à cause d’une offre abondante de monnaie par les banques centrales, c’est la valeur exprimée dans la monnaie locale qui explose.

La hausse des prix de l’immobilier ou des cours de bourse n’est pas le fait d’une appréciation de la valeur fondamentale de ces actifs … mais le simple fait de la perte de valeur de la monnaie dans laquelle la valeur de ces actifs est exprimée.

En 1997, vous étiez riche avec votre maison valorisée 1 000 000 FF, c’est à dire avec 150 000€. 20 ans plus tard, vous êtes pauvre avec votre maison valorisée 250 000€. Que valent vraiment 300 000€ lorsque l’on considère qu’un couple aux revenus moyens pour obtenir cette somme sans difficulté via un crédit immobilier sur 25 ans ? 

Vous devez revoir votre manière de valoriser les choses ! L’argent n’a plus de valeur… Il faut donc beaucoup plus d’Euros pour acheter la même chose. 

L‘hyperinflation monétaire détruit les patrimoines non investis :  L’inflation de la valeur des actifs (immobilier, bourse, …) détruit la valeur de votre épargne exprimée en Euros. En Euros, votre patrimoine est stable et progresse même un peu… mais en valeur relative, vous vous appauvrissez parce que tout le monde s’enrichit plus vite que vous !

Malheureusement pour les épargnants dont le patrimoine n’est pas investi, l’irréversibilité des politiques monétaires conduit à considérer la poursuite de cette hyperinflation de la valeur des actifs du fait de la destruction continue de la valeur de la monnaie : La valeur des actions et les prix de l’immobilier pourraient bien reprendre le chemin de la hausse au gré de la poursuite de la destruction de la valeur de la monnaie par les banques centrales…(cf »Comment se protéger contre l’effondrement de la monnaie ? Bitcoin, Or, valeur d’usage, immobilier ? »).




55 Comments

  1. Bel exercice de propective. Mais qui vivra verra!

  2. charlotte 2 says:

    Bonjour,
    J’ai bien compris le risque que l’on court : mais quelle est la solution quand on a 70ans et que l’on a la majorité de ses placements en fonds Euros, parce que il y a à peine 4 ans , il était recommandé de prévoir des liquidités, que l’on pourrait retirer des ses assurances-vie pour compenser la baisse des retraites ?
    Faut-il se résoudre à s’appauvrir quand on passe la barre des 70 ans et compter sur qui pour financer une maison de retraite médicalisée quand ce que l’on avait « mis de coté » ne suffit plus pour financer la dite maison ???

  3. Fredy Gosse says:

    j’adore les explications 1.80 % c’est bien avec un déficit annuel qui caracole au moins à 3%….
    les experts ne savent plus quoi nous dire…
    Charlotte 2 gardez vos liquidités et dépensez les pour vos vieux jours et oubliez la notion de s’enrichir.Avec un peu de chance ,vous ,comme moi,n’aurons pas à mendier à nos enfants ou à l’Etat de quoi finir dans la dignité..nous changeons de modèle parait il ,je n’ai pas compris le nouveau mais à lire à Droite à gauche ,il y a beaucoup de verbiage et zéro certitudes.maintenant je ne suis pas un gourou ,faites comme vous le sentez

    • charlotte 2 says:

      Bonjour,
      C’est en effet ce que je fais : j’ai mis une croix sur la notion de « s’enrichir » depuis 2 à 3ans environ . je suis toujours à l’affût du bon conseil , mais je n’en vois pas qui soit adaptés aux plus de 70ans à qui on a si longtemps enseigné de se reporter sur les fonds en Euros à cet âge là ; je ne vais pas basculer vers les UC bien que les conseillers fassent forte pression.

      • Je vous conseille de lire Charles Gave sur le site de l’institut des libertés.
        Il vous expliquera que les fonds euros c’est tout simplement la première chose dont il est urgent de se débarrasser.

    • « j’adore les explications 1.80 % c’est bien avec un déficit annuel qui caracole au moins à 3%…. »
      Non Fredy, encore ces foutus pour cents.
      Quand les personnes se rendront compte que ce type de raisonnement est incorrect?

      Il faut dire que pour s’enrichir de 1€, combien il faut que la Finance injecte d’euros?
      Aujourd’hui plus de 5?

      Et vous savez comme moi que ces 3% n’ont strictement aucun sens.
      C’est de 30% qu’il faudrait parler.

      • Fredy Gosse says:

        Quand vous avez une dette de 100 pour cent du pib mais que vous l augmentez de 3pourcent par an (« mr Fabius) et que la croissance est de 1,90 du même pib vous en déduisez quoi ?

  4. le mecreant says:

    « On » vous a dit , les fonds euros et aujourd’hui « on » vous dit les actions.

    Un tres riche americain qui est parti de zero, disait quand on lui demandait son secret : « quand on me propose une affaire, je cherche qui va se faire baiser… si je ne voit pas c’est que c’est moi.  »

    Donc demandez vous pourquoi, aujourd’hui, les ultra riches vous proposent de venir jouer dans leur cour avec leurs jouets . D’apres vous qui va se faire baiser ?

    Pour l’avenir: le systeme actuel est déjà en mort cerebrale, pour l’instant il tient grâce a l’assistance respiratoire, et ça peut durer longtemps, l’agonie de Franco a durée 35 jours …
    Qu’ y aurat-il demain, a mon avis a peu pres personne n’en sait rien. Qui il y a un siecle, disont en janvier 1917 aurais pensé que 2 ans plus tard TOUS les empires millenaires européens auraient disparu ? ce n’etait tout simplement pas imaginable pour la plupart des gens, et pourtant fin 1919 c’etait un tout autre monde qui avait remplacé l’ancien.

    Alors le nouveau monde c’est 2018 ? 2019 ? 2020 peut être mais c’est demain.

    Les règles de ce nouveau monde ? on en sait strictement rien.
    Qui des « grands partis » français aurai pensé en mars 2017 que 3 mois apres ils n’existeraient plus que pour mémoire ?
    Je pense que Macron est un Gorbatchef, le fossoyeur du passé pas sur qu’il s’en rende compte lui même.

    Donc aujourd’hui que faire de « nos sous » ? je crois que le mieux est déjà de se preparer son propre avenir, par exemple s’acheter un logement si on en a pas. Quoiqu’il se passe au moins on ne sera pas a la rue.
    Pour les plus de 70 ans, peut être s’organiser pour rester chez soi le plus longtemps possible, parce que personne ne sais si demain il y aura de quoi payer les maisons de retraite, ni même si elles existerons encore vu que de mon point de vue, investir dans un domaine dont l’insolvabilité de la clientèle est programmée, c’est pas forcement un truc qui va durer. En revanche dans le pire des cas, il y aura toujours des gens qui pourront venir vous aider a domicile. avec ce que vous avez.
    Se préparer au pire, (idée: la crise de 1929, ou ce qui se passe en grèce et dont on ne nous parle surtout pas) et faire avec ce qui vient….
    Les placements, une fois que l’avenir materiel et tangible est assuré… diversifier en fonction de SA situation pas des « conseils » emanant de ceux qui ne seront pas les payeurs.

    Ah oui, pour ceux qui croient que les arbres peuvent monter jusqu’au ciel regarder « le sucre » avec Michel Piccoli, Gerard Depardieu et Jean Carmet … a 8000 j’arrête … 🙂

    Sur ce, le pire n’est jamais certain, bonne année a tous.

    • Le travail d’un conseiller n’est pas de proposer une affaire, mais de gérer dans des conditions optimales de sécurité pour le client.
      Les produits à disposition permettent rarement de devenir riche mais souvent soulagent l’investisseur ou le souscripteur qui n’a plus à vivre exclusivement de ses revenus du travail ou de sa pension de retraite.
      Si on veut s’enrichir un peu dans 15 ou 20 ans et de manière très fastidieuse et pas très enrichissante intellectuellement il y a l’immobilier. Si on veut s’enrichir beaucoup, il faut prendre des risques et investir directement dans des entreprises, ce qui demande une certaine maîtrise au moins du secteur d’activité de l’entreprise en question.

      • le mecreant says:

        ???? j’ai parlé de s’enrichir ?
        « Les produits à disposition permettent rarement de devenir riche mais souvent soulagent l’investisseur ou le souscripteur  »

        « Soulager » le terme est plaisant… j’ai bien failli me faire « soulager » de quelques dizaines de milliers d’euros par un conseiller que je croyais sérieux jusqu’à là. Bon la mariée était trop belle, je me suis méfié, heureusement pour moi. Donc je le redit, les conseilleurs ne sont pas les payeurs, c’est donc a chacun de se méfier et de peser ses risques.

      • Si on veut s’enrichir beaucoup, il faut prendre des risques et investir directement dans des entreprises, BRAVO

        Je vais vous donner 3 exemples simples.
        Les pharmaciens gagnent très bien leur vie, les boulangers aussi, les vendeurs d’appareils auditifs également et ont pourrait en trouver d’autres. Supposons qu’un boulanger veuille acheter une seconde boulangerie pour y mettre son fils par exemple ou son second afin de développer son affaire mais qu’il ne dispose pas d’assez de fonds propres et que vous puissiez prendre par exemple 20% du capital de cette seconde boulangerie vous deviendriez actionnaire d’un commerce très rentable surtout s’il est parfaitement bien placé. En procédant ainsi vous évitez les aléas de la bourse et vous jouez la carte de la sécurité. Il n’y a pas d’intermédiaire et le dirigeant qui a fait la preuve de son savoir faire est engagé plus que vous financièrement donc il fera tout pour que ça marche.

        Donc arrêtez de chercher des conseils aller chercher des entrepreneurs qui ont des affaires qui tournent et qui ont besoin de capitaux pour leur développement. Faites votre propre étude sur les risques, faites vous assister si besoin par un expert comptable, interroger les clients et les concurrents et puis c’est tout.

        Les actions hors de la bourse est une excellente solution en restant toujours prudent et en diversifiant ses investissements…

        Après il existe d’autres solutions plus simples pour faire la même chose mais ce n’est pas l’objet ici.

        En ce qui me concerne je suis sur des investissements qui procurent des gains entre 15 et 30% par an avec une moyenne de 22% et sans le risque de perte en capital qui existe sur les fonds euro lorsque la hausse des taux se produira …

        • OlivierSPb says:

          Je suis d’accord avec vous. Lais cela suppose des capacités d’analyse, une très bonne connaissance des mécanismes comptables et bref tout ce qu’il est convenue d’appeler des Due Diligences qui sont chronophages et pas forcément à la portée de tous. En en plus du flair!
          Il ne faut pas oublier un investissement initial assez élevé, un pacte d’actionnaires bien charpenté (Il fera une 20aine de pages) qui devra être adapté à chacun des cas. En plus, il faut aimer cela et avoir du flair.
          Quant à dire que c’est moins aléatoire que la Bourse, c’est loin d’être évident, mais chacun son opinion. Et la liquidité n’est pas simple…
          Donc un sport très rentable mais réservé aux athlètes des cellules grises.
          Ce qui est sur c’est qu’il y a une place dans le VC de proximité.
          Quant aux plateformes de crowdfunding, je suis toujours étonné de la faiblesse des dossiers et de l’incertitude juridique des montages…

          • OK mais c’est justement parce que tout le monde n’est pas forcément compétent et ou motivé pour faire cela soit même qu’il existe des solutions toutes faites. En effet s’il existe des solution toutes faites pour investir dans des entreprises cotées SICAV FCP il en existe d’autres pour celles qui ne le sont pas…

            Je ne parle surtout pas des plateforme qui d’ailleurs ne sont pas des solutions toutes faites.

          • le mecreant says:

            Liquidité : zero. plus value aléatoire, risque en capital réel. Mais le pire risque c’est les relations entre associés… Franchement sur le principe ok, mais dans la pratique c’est vraiment pas pour tout le monde.

            • Fredy Gosse says:

              Question stupide comme dab pourquoi le boulanger n emprunte pas vu les taux et s embarrasserait de partenaires qui eux veulent une rentabilité?

              • le mecreant says:

                En ce moment les banques préfèrent acheter de la dette d’etats insolvables que de prêter aux indépendants. De toute manière les banquiers ne font plus leur boulot de banquier.

              • Dans l’exemple donné du boulanger il est bien précisé que c’est pour les fonds propres autrement dit ces capitaux servent à financer ce que la banque ne finance pas. CQFD

                • Fredy Gosse says:

                  cqfd??
                  il n’ pas d’apport personnel ,le boulanger ,donc il va emprunter à des tiers ce que la banque ne va pas lui prêter: donc les tiers ne seront pas ses associés….mais des créanciers secondaires par rapport à la banque-:)
                  s’ils sont associés c’est cette association qui empruntera à la banque et seront propriétaires à hauteur de leurs quote parts non?

                  • Il n’emprunte pas puisqu’il serait financé par des actionnaires.

                    • Fredy Gosse says:

                      donc ils vont se retrouver actionnaires minoritaires d’un mec qu’ils ne connaissent pas plus que cela .C’est comme jouer en bourse la liquidité en moins

                    • Oui c’est pour ça qu’investir dans l’artisanat ce n’est pas une bonne idée sauf si l’artisan fait partie de votre famille. Et encore…
                      Par contre, une belle PME avec des perspectives de développement ça peut le faire.

            • OlivierSPB says:

              Quand au tout fait 5FIP, FCPI, FCPR) n’en parlons pas. Comme il y a(vait) un gros avantage fiscal, cela a toujours été géré en dépit du bon sens. Pressés d’investir pour respecter les ratios, ils ont toujours pris n’importe quoi. D’ou dans la plupart des cas des performances minables et très souvent négatives. J’en ai vu un à peu près correct mais il avait investi 40% en foncières. Comme le dit le mécréant, ce n’est vraiment pas pour tout le monde. les relations entre associés peuvent effectivement tourner au vinaigre voire à l’acide chlorhydrique. Comportement classique: l’affaire tourne mal, ben c’est tant pis mais ce sont les risques du métier, l’affaire génère du bien, le promoteur trouve rapidement que vous gagnez trop d’argent sans rien faire et essaye de vous baiser dans toutes les positions.
              Pacte d’actionnaires, clause de sortie en fonction de l’EBITDA, statuts bétonnés, validation préalable de toutes opérations entre sociétés liées,… Reporting trimestriel au moins – Pas évident d’aller expliquer à un boulanger ce qu’est le contrôle de gestion – Un vrai boulot qui coûte cher à chaque opération

            • @ le mecreant
              c’est bien parce que ce n’est pas pour tout le monde d’autant que cela demande du temps et des compétences que je disais aussi :
              il existe des solutions toutes faites. En effet s’il existe des solution toutes faites pour investir dans des entreprises cotées SICAV FCP il en existe d’autres pour celles qui ne le sont pas…
              Autrement dit des solutions collectives faites par des professionnels eux même investisseurs avec des historiques de performance excellents depuis 25 ans.
              Est ce clair à présent ?
              Et perso c’est ce que j’utilise

              • OlivierSPB says:

                Ben j’aimerais bien que vous nous donnu*iez les références des fonds qui font de telles performances! Cela pourrait intéresser pas mal de monde… En tout cas, ce que j’ai trouvé dur Internet c’est vraiment de la daube.

                • Ma réponse est dans celle plus bas de 11H08
                  Ces fonds vous ne les trouverez jamais sur internet.
                  Ils sont proposés uniquement par la société de gestion. Il n’est possible de les souscrire que pendant une période très courte de 1 mois environ et il faut pouvoir mettre 250 K€.
                  Voilà en bref
                  La période d’investissement est de 12 mois, maxi 18 mois et la sortie entre 4 et 5 ans en général.
                  Pour le derniers fonds ils ont étudié 160 dossiers et 7 simplement ont été sélectionnés

            • Oui la liquidité c’est compliqué puisqu’on est sur le marché secondaire lorsqu’on choisit cette voie. Il est possible pour un actionnaire de rechercher un acquéreur mais cela demande de prospecter et surtout de le convaincre d’acheter alors que vous voulez en sortir… Pour ce qui est du risque de mésentente entre associés, il peut être réglé assez facilement, soit avec des statuts bétons qui préviennent les situations de blocage (peu de chances) soit en raison de la taille de la PME qui aura alors un C.A un C.S un DG et un Président.

        • OlivierSPB says:

          J’aime bien votre démarche mais affirmer qu’il y a moins de risque en capital que sur les fonds en Euros c’est pousser le bouchon un peu loin et décrédibiliser votre propos d’une façon un peu grotesque.
          Soyons sérieux: c’est ultra-risqué. Cela a peut être marché jusqu’ici, mais le joueur qui croit avoir trouvé la martingale idéale peut se réveiller avec une langue de bois sérieuse…

          • Je vous comprend car les gestionnaires dont vous parlez sont la ainsi que les clients d’ailleurs en raison de la fiscalité. Et ces gérants n’investissent pas eux même dans le fonds. Et en plus ils ne peuvent afficher un historique de perf sur longue période etc alors vous vous retrouvez avec que des problèmes.

            Mais s’il est facile de trouver ces gérants il est beaucoup plus difficile de trouver ceux qui réservent leur compétences a une clientèle disons plus choisie (vous voyez surement ce que je veux dire)

            Croire que les CSP+++++ investissent sur des produits commercialisés à Patrimonia serait faire preuve de bien de naïveté…

            • OlivierSPB says:

              Donnez donc le site de vos gérants miracles…

              • Sur leur site il n’y aura que des généralités.
                Le but est de ne pas allécher les clients par de la pub tapageuse. donc aucun chiffre utile.

                De plus Mr Fonteneau supprimerait immédiatement mon message si je mettais ici le nom de cette société de gestion?

                Personnellement j’ai fait beaucoup de recherche pour arriver à les trouver donc c’est tout de même possible mais c’est pas simple en effet.

              • Encore une chose.
                La clientèle de ce genre d’établissement est très difficile a conquérir. Donc s’il devait y avoir un problème il est clair qu’elle disparaitrait à tout jamais. Donc pour le risque vous repasserez.
                Les TRI annoncés sont de 15% + et les délai annoncés sont de 5 à 7 ans. Tout est fait pour qu’au final les résultats obtenus soient supérieurs à ceux annoncés et les délais réduits

              • Ils gèrent ainsi 1 milliard pour 120 clients sous mandat de gestion et 70 petits clients sans mandat comme moi.

                Mais il gèrent aussi 1 autre milliard en bourse

                • OlivierSPB says:

                  Donnez donc ce site… Les gens ici sont adultes et se feront leur opinion.

                  • OlivierSPB says:

                    odebuyer@tutanotacom

                    • Désolé mais j’ai dit si GF accepte.
                      Nous sommes ici chez lui et c’est donc lui qui décide
                      Mais vous vous donneriez la peine de chercher vous trouveriez sachez par exemple qu’il existe une revue de la profession ou tout le monde fini par être cité, interviewé etc

                • Bonjour Polo, après une recherche fastidieuse, j’ai identifié plusieurs sociétés de gestion, mais aucune ne correspond vraiment aux chiffres que vous avez évoqués. Je vous serai donc fortement reconnaissant de m’envoyer par mail le nom de ladite société de gestion : tonnick@live.fr
                  Merci d’avance et bonne journée

  5. OlivierSPb says:

    Personnellement, j’ai du mal à me faire une opinion sur le Bitcoin ou autres. Qualifier ses zélotes de fous comme vous le faites ou de visionnaires comme d’autres le font est bien embarrassant.
    Habitué à pratiquer le doute cartésien, je ne trouve pas d’arguments pour une thèse qui en contrepartie n’ait un autre argument tout aussi valable pour l »antithèse.
    On peut comme M. Dimon de J.P. Morgan asséner sans aucune justification que c’est une fraude, et il est vrai qu’il est expert en la matière: J.P. Morgan a été la banque américaine la plus lourdement sanctionnée pour son rôle dans les subprimes (13 milliards de Dollars d’amendes) pour avoir sciemment menti à ses clients. Et que dire des CDOs synthétiques, si ce n’est que c’était un pur scam! J.P. Morgan selon LeFigaro.fr fait objet d’une enquête dans l’affaire Madoff et est soupçonné de corruption en Chine pour avoir recruté des enfants de dignitaires chinois en échange de nombreux avantages.Et je comprends d’autant plus l’attitude de M. Dimon car si le Bitcoin est une fraude, il a en plus le défaut impardonnable de ne pas générer de grasses commissions. Bref, M. Dimon dont la banque a joué un rôle central dans une fraude qui a ruinée et mis à la rue des millions d’Américains ferait mieux de la fermer et de balayer ses propres ordures devant sa porte! Et je parierai qu’il serait un chantre du Bitcoin si celui-ci lui permettait d’amasser de gigantesques commissions comme il en a l’habitude.
    Le Bitcoin a l’avantage de nous permettre de ses poser la question: qu’est-ce qu’une monnaie? Depuis l’abandon de l’étalon Or , c’est un actif servant de moyen de paiement qui ne repose sur rien, si ce n’est sur consensus qui fait qu’elle est acceptée comme moyen libératoire. Et force est de reconnaître qu’à part la montagne de dettes qui accompagnent le $ et l’€, tout repose sur la confiance que l’on accorde aux banques centrales.
    Et force de reconnaître que en cas de crise grave, les banques centrales ne se gênent pas pour renier leur parole. Sans remonter au Reischmark, les moratoires se multiplient dans des pays plus ou moins exotiques, l’Islande ayant été un exemple d’un pays ou l’État a refusé d’honorer ses engagements. Personne n’en a fait un fromage car c’est un tout petit pays. Mais finalement les multiples dévaluations qu’a subies le Franc ne sont-ils pas mini-crash monétaires car l’épargnant a été privé de son pouvoir d’achat international et que les dévaluations entraînent une inflation qui appauvrit l’épargnant.
    L’Euro est une fiction qui repose sur une montagne de dettes douteuses, qui peut croire que la Grèce remboursera un jour quelque chose autrement que par l’émission de nouveaux emprunts et que le problème de l(Italie soit négligeable? On fait semblant de penser que tout ira bien, tout va très bien, madame la marquise! En attendant on aménage la dette de la Grèce en baissant autoritairement les taux et en augmentant la durée des emprunts, ce qui revient à un abandon partiel de créance mais déguisé.
    Voulez-vous vous faire peur, voila un scénario catastrophique: L’Allemagne fatiguée d’être le seul pays rigoureux en Europe et ne voulant plus financer l’indiscipline budgétaire des autres pays se retire de la zone Euro, les populistes ayant gagné les élections. Peu probable? Sans doute. Impossible? Certainement pas. Et dans ce cas là vos précieux zeuros rimeront parfaitement avec zéro! Et vous aurez beau argumenter, le merveilleux Quantitative Easing n’est rien d’autre que la version high tech de la planche à billets.
    Les adeptes du Doomsday essaieront de se protéger.
    Quelle est la bonne solution? l’or, le Bitcoin, le Franc Suisse? Je ne sais pas! N’oubliez pas le lopin de terre: vous pourrez au moins y faire pousser des patates et élever quelques poules!
    Mais une pincée de Bitcoins n’est pas forcément un pari stupide quoique j’aurai tendance à lui préférer le Monero.

    • Pour abonder dans votre sens, le prix des actifs aujourd’hui est essentiellement déterminé par l’inflation en raison de l’argent « pas cher ». Ce qui devrait d’ailleurs nous alerter sur la valeur de notre monnaie.

    • La réponse à vos questions est encore donné par Charles Gaves de l’IDL. Le yen, les obligations asiatiques etc… lisez le bon sang

  6. Nous ne savons pas encore qui tire les manettes du bitoin, peut être des surprises.

  7. Fredy Gosse says:

    En tous cas la Corée a décidé de s’attaquer au bit coin,la Chine n’en veut pas cause coût électrique de la création du produit .j ‘ai déjà dit que les Etats l’empêcheront mais par contre ils peuvent y penser pour eux… et oui dans l’histoire de l’humanité ce sont les Etats qui ont volé leurs administrés par la monnaie -:(

    • OlivierSPb says:

      Pour la Corée, ils songent à interdire les cryptos mais selon Reuters ce n’est pas pour demain:
      « Once a bill is drafted, legislation for an outright ban of virtual coin trading will require a majority vote of the total 297 members of the National Assembly, a process that could take months or even years. »
      https://www.reuters.com/article/uk-southkorea-bitcoin/south-korea-plans-to-ban-cryptocurrency-trading-rattles-market-idUSKBN1F002A

    • D’accord avec vous cher ami en ce début d’année.
      On est tombé sur la tête.

      J’ai lu que aujourd’hui c’est 50 milliards de téraWh annuel, soit 5 à 6 centrales nucléaires.
      En fin d’année on prévoit le double.

      C’est équivalent à l’alimentation en énergie plus de 50 millions de personnes, et encore pas des américains, vous voyez ce que je veux dire.

      Mais pourquoi les États si vertueux ne stoppent pas le massacre.

      Et le sieur Hulot qui pollue avec ses 10 voitures, pourquoi ne l’entend-on pas sur le sujet.

      Çà ne change pas, en 2018, comme en 2017 on nous prend pour des c..s
      Je sais, le parachutage de milliards d’euros par la BCE, ça consomme aussi! 🙂

    • JP Morgan, ce ne sont pas eux qui ont revendu rapidement les titres adossés aux subprime en 2007?
      Pendant qu’ils vous parlent de bitcoin ils doivent être en train de les revendre et de prendre des PUT pour se faire de l’argent au cours légal.

      • OlivierSPb says:

        Ils ont surtout écopé d’une amende de 13 milliards de $ pour avoir vendu de la daube…
        Mais depuis que le BTC est sur le CME, M. Dimon a compris que le BTC pouvait générer de grasses coms notamment sur les dérivés qui ne vont pas tarder à apparaître.
        D’où sa conversion…

  8. Bonsoir Paulo, mon message s’adresse à vous uniquement, car après lecture de tous vos commentaires, je serais intéressée par la Sté de Gestion, dont vous parlez , exemple le 7/01/2018 à 11h08. Pourrais-je obtenir par mail ( cité ci-dessous ) leur Coordonnées.

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