Depuis quelques mois, les nuages semblent s’accumuler autour de la croissance économique : Guerre d’empire entre la chine et les états unis sous couvert de guerre commerciale, remise en cause du dogme neo-libéral et du mythe du marché auto-régulateur et donc des excès de la mondialisation, confirmation de l’inefficacité des politiques monétaires malgré des taux d’intérêt excessivement faibles et une monétisation rampante de la dette, … Même les esprits les plus optimistes ont des difficultés à voir les bonnes nouvelles à court terme dans le moment économique.

On a l’impression qu’il suffit d’une étincelle que notre monde économique bascule rapidement dans la récession. Cette étincelle, nous la sentons de plus en plus proche et toutes les conditions semblent réunies pour que ce petit évènement, cette étincelle, soit le déclencheur d’une réaction en chaîne dont on ne peut aujourd’hui anticiper la conclusion.

Cette étincelle est d’autant plus proche que les peuples l’attendent et même la souhaitent tant la désespérance du moment est grande. Nombre de nos concitoyens sont dans l’attente de cet évènement qui, ils l’espèrent, leur permettra de faire société à nouveau. Ce drôle de sentiment nous l’avons depuis longtemps comme nous le décrivions déjà en Mars 2018 dans cet article « Le système recherche le prétexte qui permettra de purger les excès et repartir sur de bonnes bases ? » (Je ne peux que vous encourager à relire cet article ! Tout y est)

Petit à petit, on avance vers ce prétexte qui sera le fait générateur d’une mutation latente qui attend le bon moment pour accélérer. S’agira t’il d’un évènement météorologique, d’un acte de trop dans le conflit Chine / USA, ou tout simplement de tout autre évènement que l’on ne peut anticiper mais qui bouleversera l’état du moment. N’oubliez pas cette phrase célèbre : Les cycles économiques ne meurent pas de vieillesse ! Nous attendons donc cette étincelle qui mettra fin au cycle… et l’histoire retiendra probablement que c’est évènement sera à l’origine de la crise alors même que nous savons tous qu’elle est latente.

 

Une nouvelle récession qui sera l’occasion de nouvelles expérimentations budgétaires et monétaires ou politiques.

Les récessions, les crises sont normales et mêmes fondamentales dans une économies ou l’affectation du capital et sa rémunération dirige le sens du mouvement économique. Malheureusement, cette nouvelle crise qui pourrait se dessiner intervient alors que les économies ne sont pas préparées : Plus de 10 ans après la crise de 2008, nos économies pataugent péniblement malgré des conditions monétaires incroyablement favorables.

Les taux d’intérêt sont excessivement faibles, les niveaux d’endettement des états, normalement insupportables sont rendus supportables et même en voie d’être encore augmentés grâce au soutien abusif des banques centrales qui préfèrent détruire la valeur de la monnaie plutôt que d’accepter l’effondrement de l’économie … et pourtant les peuples ne sont pas heureux et ont perdu l’espérance. Le mouvement des gilets jaunes illustre parfaitement l’état d’esprit des populations qui n’arrivent plus à trouver le sens d’une économie dont ils ont l’impression de ne pas profiter.

Bref, le moment est délicat. La récession arrive et nos économies n’ont plus de munition pour en limiter l’impact : Une accélération de la monétisation de la dette via l’euthanasie des épargnants et les taux d’intérêt négatifs pourraient créer plus de problèmes qu’ils n’en résorberaient. Pour le moment, les épargnants s’appauvrissent sans s’en rendre compte, mais cela pourrait ne pas durer si leur appauvrissement relatif s’accélérait (cf »Êtes vous prêt pour la destruction de la monnaie et de l’épargne ?« ).

La situation est critique et si les économies n’ont plus de munitions budgétaire ou monétaire, il est à craindre que les peuples utilisent l’unique arme à leur disposition : L’arme politique.

Aujourd’hui, le succès des extrémistes (qu’il ne faut pas confondre avec les populistes) est indéniable alors que la croissance économique est élevée, le chômage en baisse, bref que tout va mieux … demain, si la situation économique devait se dégrader, il y a fort à parier que l’attrait pour ce vote destructeur augmente de manière considérable.

Face à ce risque destructeur, les gouvernants visionnaires n’ont d’autre choix que d’innover pour essayer de redonner l’espérance aux populations. Cette innovation passera selon moi par l’acceptation d’une remise en cause des excès de la mondialisation comme je vous l’explique dans cet article stratégique du début de l’année : « Stratégie d’investissement 2019 : L’année de tous les possibles sur fond de remise en cause de la mondialisation financière« … mais les gouvernants sont ils capables de remettre en cause leur dogme du tout marché autorégulateur ? C’est pas gagné…

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38 Comments

  1. julien bonnetouche says:

    Boudiou ! Guillaume vous voyez le verre non pas à moitié vide, mais complètement vide !

    La récession que vous évoquez, c’est le déséquilibre induit par les difficultés commerciales actuelles, . rien d’autre.

    Cette guerre commerciale, avant de devenir un jour (que l’on espère lointain) sans doute une vraie guerre, participe aussi à la morosité ambiante.

    Mais le source essentielle de ce malaise trouve son fondement dans l’éclatement social lui même directement dû à la mondialisation et aux phénomènes migratoires excessifs.

    A cet égard, on peut se dire que les systèmes politiques actuels ( tous socialistes) ont vécu.

    la disparition du PS ainsi que des républicains, , n’est surement que le début de la fin de la « social démocratie » dont Macron est également un représentant.

    Mais cela ne veut pas dire pour autant que le populisme, et pourquoi pas le fascisme à l’état pur vont revenir.

    En effet, la mondialisation n’a pas eu que des effets négatifs : aussi bien pour le pouvoir d’achat, que pour les progrès techniques. Personne ne peut s’en passer et se replier sur soi même pour vivre en autarcie.

    Mais effectivement le retour à un certain conservatrice sur le plan des valeurs aurait surement les faveurs d’une majorité des populations européennes.

    Par contre, Il faut quand même vivre, et pour cela travailler, se moderniser, produire, exporter ..Et cela doit continuer.

    Alors, le problème majeur pour les mois à venir, c’est Trump, et sa guerre contre la Chine.

    Il va falloir qu’il choisisse bientôt entre cette guerre et les marchés.

    Si il choisit la guerre, alors là, on n’a plus qu’à se retirer loin de tout !!

    Si il choisit les marchés, ce ne sera pas un choix définitif naturellement. Mais la croissance reviendrait pour quelques temps

    Le temps peut être de passer d’un système politique à un autre, faisant davantage référence aux valeurs traditionnelles, mais qui peut parfaitement être performant sur le plan économique.

    On n’est pas obligés de subir tout de suite la descente aux enfers.

  2. Michel says:

    Ha Guillaume, vous me surprenez, à chaque article un peu plus ! Vous que j’ai connu, au début, emprunt d’un optimisme béa (un temps soit peu) vous avez viré dans le pessimisme destructeur, peut-être à force de lire le flot de commentaires qui vont dans ce sens.

    En fait vous résumez dans ce dernier article, au demeurant fort intéressant, ce que j’écris sur ce blog depuis une dizaine d’années déjà.
    Je ne vais pas donc pas essayer de vous contredire, contrairement à Julien, mais néanmoins vous faire part d’une note que j’ai relevé ce matin même de M. Fiorentino

    [LE JOUR DE GLOIRE
    Le jour de gloire est arrivé. Il a suffi d’une enquête de EY pour que la presse française s’emballe. Une enquête sur le nombre de projets d’investissements étrangers. Une enquête qui montre que…la France a dépassé l’Allemagne. Et c’est l’euphorie…médiatique.

    C’est le nombre de projets d’investissements étrangers en France en 2018. Une hausse de 1% seulement.
    Mais comme l’Allemagne n’en a que 973, on est devenu champion d’Europe.
    Enfin non, pas tout à fait, la Grande-Bretagne est devant avec 1054.
    Mais cela ne peut pas gâcher la fête. We are the champions.

    Sur les centres de Recherche & Développement financés par des capitaux étrangers.
    Normal, nous avons un système de crédit d’impôt recherche, financé par nos impôts, extrêmement généreux. Mais cocorico quand même. ]

  3. Marrant ces cocoricos, peu d’effet d’entraînement dans la vie éco de tous les jours, et c’est ce qui compte.

    Parce que les nouvelles macro à faible effet de seuil ne compensent point l’état d’esprit de la France par rapport à d’autres : « are you liberal (=free-minded) et business friendly, yes or no ?????

    Le reste n’est que fariboles et billevesées de l’écume économique des jours….

  4. Le temps au temps ??

    …..marre de ces formules éculées…

    D’autant que ce temps là n’est pas celui du développement des « choses »

  5. Mercure says:

    Il ne faudrait pas que le verre soit le tonneau des Danaïdes.

    Une récession, réelle ou fantasmée, la faute à qui, à quoi ? Trump pareil…
    Aucune idée, toujours est-il que je vais vous faire partagé un avis rapide, il est ce qu’il est.

    La mondialisation a fait explosé l’économie par sa croissance. Cette mondialisation a exacerbé la concurrence et son coté impitoyable, seul les plus forts survivent.
    Afin de « gagner » ou tout du moins à ne pas être manger par d’autres, il est demandé aux personnes d’être toujours plus performant. Que ce soit dans la production, l’innovation ou tout autres domaines, l’Homme est toujours à sa place, centrale.
    Ces compétences demandent un investissement personnel toujours plus grand et très souvent plus long. Les personnes doivent continuellement augmenter leurs niveaux de compétences aux risques de devenir « obsolète ». L’obsolescence mène à la disparition (pas de la personne hein !! mais de sa fonction)
    Un scoop, les femmes travaillent maintenant !!! Et en plus elles veulent faire carrière !! Sacrilège
    (Il s’agit d’un trait d’humour, je tiens à préciser pour les âmes chagrines) Revenons à nos moutons.
    Donc M. et Mme travaillent, plus d’investissement perso, compétences etc etc.
    Et bien, pour « fabriquer » du futur consommateur c’est plus difficile, plus le temps et surtout moins d’argent.
    Et oui M. Mme coûtent globalement toujours trop cher pour l’employeur.
    Les nanny c’est pas pour tout le monde.
    Comment palier au problème du manque de futur travailleur et surtout, Surtout, de consommateurs, et bien, on les fait venir. Problème d’immigration
    Autres problèmes à venir, c’est que certain n’ont rien demandé (les pays subissant), il y a un coût quoiqu’on en dise, que ce soit humain ou financier mais aussi à ne pas cacher, culturel.
    Bref, mondialisation, immigration se tiennent la main.

    Ah oui ce bon vieux Trump… le réchauffement climatique c’est lui, la crise c’est lui, la récession c’est lui, Notre Dame c’est … ah non c’est pas lui mais presque, les canadair c’est juste pas possible Don

    Il n’a jamais caché ses intentions, America First !! Et il fera tout pour suivre cette ligne.
    Les chinois ont bénéficié pendant longtemps de l’outrecuidance des occidentaux, les choses changent. En fait, elles changent pour les USA pour nous faut attendre encore un peu. Comme toujours.
    Un président se doit de défendre les intérêts de son pays et de ses citoyens, certains le font, d’autres pas.
    Pour info, regardez juste certains discours d’Obama, si c’est Trump qui le dit c’est pareil.
    Nous ne pouvons comprendre les actions des USA car nous n’évoluons pas sur les même registres.
    Une chose fondamental que nous autres français avons oublié et pourtant…Triste que la plupart de nos hommes politiques, autoproclamé brillant, ne lisent pas un certain Jean de la Fontaine et surtout la fable du Loup et l’agneau.
    Le mot de la fin ce ne sera pas le mien, pas assez intelligent pour cela, donc je le pique à un autre.

    « Dieu se rit de ceux qui maudissent les conséquences des causes qu’ils chérissent »
    Jacques-Bénigne Bossuet

  6. Mais la « tentation destructive de l’arme politique » que vous évoquez est déjà largement à l’œuvre : USA, Brexit, Italie, Europe de l’Est etc. Hélas je crains qu’il soit bien tard pour une transition raisonnée vers un système de valeurs réformé. Les colères vont s’agréger dans les nationalismes réveillés et la redécouverte des « peuples ennemis » comme vous l’évoquiez, dans une inflammation générale que les populistes se font déjà un plaisir d’alimenter.

    • Michel says:

      Voici un avis qui va dans votre sens, avec en prime les retraites qui sont « foutues »

      [LES NOTES DE BRUNO BERTEZ

      Ce qui va ruiner le système des retraites…

      La Fed et ses suiveurs utilisent une équation idiote qui met en relation la valeur des actifs financiers et les taux d’intérêt.

      Il faut comprendre la signification de cette équivalence radicalement, c’est-à-dire à la racine.
      C’est une équivalence qui pose que le champ des actifs financiers et patrimoniaux est unifié, qu’ils sont tous comparables.

      Cette équivalence est idéologique car elle est fausse : une action est une part de réel. Son véritable ancrage c’est le réel, c’est la propriété, c’est la vie – et non pas une abstraction fixée, manipulée par les banquiers centraux. Une dette ou un crédit ne constituent que des contrats.

      3 000 € viennent d’être crédités sur votre compte…

      … Et ils vous ouvrent l’accès à des gains à trois chiffres grâce à LA tendance la plus lucrative en ce moment : les OPA.

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      L’équivalence de la Fed a pour objectif idéologique de faire croire que la rentabilité intrinsèque procurée par un investissement est de même nature que la rentabilité totale extrinsèque. Cette dernière est quant à elle procurée par la rentabilité interne augmentée par le Ponzi, c’est-à-dire bonifiée par le fait que la banque centrale manipule les taux.

      Or ces deux types de rentabilité sont très très différents.

      Des créations de l’esprit

      L’équation de la Fed, qui relie la valeur des actifs aux taux et au risque (primes de risque) conçu comme volatilité des prix, crée un monde imaginaire. C’est ce que je décris souvent comme le monde des ombres, le monde de la névrose : on prend les créations de son esprit pour le réel et on agit en conséquence.

      Les créations de l’esprit deviennent autonomes, comme si elles existaient. Elles se combinent entre elles dans une logique purement formelle, qui conduit à des aberrations comme les taux négatifs ou les produits dérivés… et aux catastrophes comme les crises financières.

      On se prend à rêver qu’un jour un grand philosophe rigoureux spécialiste de la philosophie des sciences, de l’épistémologie des modèles et critique des formations idéologiques comme Alain Badiou se penche sur le corpus de la pseudo-science financière : cela fera ou cela ferait des dégâts !

      La mise en place de ce corpus idéologique qui déborde bien sur le champ de la finance n’est pas innocente. Cette création d’un monde imaginaire a pour but d’unifier le champ des actifs financiers, de le désancrer du réel, de le libérer de la gravitation du réel, afin de le mettre sous la coupe des banquiers centraux.

      Si un jour, à la faveur d’une crise, les travaux s’orientent vers l’épistémologie du savoir financier, c’en sera fini du « pouvoir » des illusionnistes que sont les banquiers centraux.

      Les banques centrales contrôlent les marchés

      Si la banque centrale peut fixer les taux courts, si les taux longs ne sont qu’une succession de taux courts et si les actions ne sont que des véhicules de taux assortis d’une prime de risque définie comme liée à la volatilité des prix, alors, de proche en proche, les banques centrales contrôlent le marché financier !

      Elles les contrôlent à tel point que l’on reste dans l’imaginaire, dans le monde de la névrose financière, dans le monde des marchés tels qu’ils sont enserrés dans le maillage idéologique des PhD.

      La crise, les crises sont impossibles dans le corpus de pseudo-savoirs des banquiers centraux et de leurs mercenaires… mais comme elles surviennent – de plus en plus souvent, même –, il faut alors les nier, les dissimuler, puisqu’elles sont impossibles.

      En réalité, en pratique, les crises existent bel et bien ; elles se définissent comme les ruptures, les trous, les lapsus du discours des PhD. Les crises, c’est quand le monde imaginaire se déchire et que la réalité fait son retour.

      Lorsque je participais aux études sur la dérégulation financière début des années 80, comme quasi-personne ne se préoccupait du réel, j’ai affirmé que la dérégulation était la quadrature du cercle résolue, le mouvement perpétuel, le Graal…

      … A condition que les capitaux ne sortent plus jamais des marchés et que les autorités réussissent à toujours les y maintenir. Pour que « cela tienne », il faut que l’argent ne parte jamais à la recherche de sa valeur, qu’il ne circule que dans le monde des ombres. S’il en sort et exige un jour des valeurs réelles en contrepartie de son prix, alors c’est la crise.

      C’est ce qu’il s’est passé en 2008 : l’argent est sorti des marchés. Il a fallu créer des quantités phénoménales de monnaie de base pour faire face au run et ainsi le noyer sous les liquidités.

      Cela a fonctionné en raison de la peur. Les gens ont accepté cette monnaie, ils l’ont gardée, ils ont demandé des liquidités… et avec, ils ont acheté du sans-risque : des emprunts d’Etat ! Ils sont restés dans la névrose. C’est la fonction de l’idéologie du risk-on/risk-off que de faire rester l’argent dans l’imaginaire des marchés.

      Mais chut, c’est le grand secret !

      Les apprentis sorciers aux commandes

      C’est ce que je démontre depuis longtemps – mais il était opportun de le refaire ici, car on entend sans cesse chez les analystes et investisseurs l’idiotie suivante : les marchés ne sont pas chers car les taux sont bas.

      En clair, ils avalisent l’équation de la Fed, laquelle équation est une création idéologique grotesque qui ne sert qu’à une chose : donner le pouvoir de fixer les prix des actifs aux apprentis sorciers.

      L’analyste et gestionnaire de hedge fund John Hussman démontre que l’utilisation de cette équation de la Fed comme guide de l’investissement est invalidée par les observations historiques.

      L’utilisation de cette équation sur une longue période ne peut prétendre servir de guide à une politique d’investissement, car elle n’est pas corrélée à la rentabilité de l’investissement que l’on fait avec elle !

      La seule bonne corrélation qui donne des résultats fantastiques pour une politique d’investissement de long terme, c’est la corrélation avec la valorisation intrinsèque d’un investissement.

      Le meilleur critère pour investir, c’est le prix que vous payez pour votre investissement. Si vous payez bon marché en regard des normes historiques, vous avez une bonne rentabilité ; si au contraire vous payez cher, comme maintenant, vous ne vous pouvez espérer une bonne rentabilité… et vous avez en outre des chances énormes de risquer des pertes entre temps.

      Un investissement fondé sur une analyse financière correcte façon Graham and Dodd n’a nul besoin d’hypothèses sur les taux.

      Les valorisations actuelles permettent de dire que les investissements réalisés à ces niveaux ne rapporteront rien en réel sur 12 ans et occasionneront des pertes intercalaires considérables.

      C’est pour cela que je suis certain que les systèmes de retraites seront détruits. La vraie destruction des systèmes de retraites ce n’est pas la démographie, c’est la finance.]

      • adnstep says:

        « On se prend à rêver qu’un jour un grand philosophe rigoureux »…
        « comme Alain Badiou ».

        Aie !
        Marxiste, Maoïste, défenseur du communisme, anti-occidental forcené, …

        Je ne connais pas Bruno Bertez, mais ça ne m’inspire pas trop confiance.

    • adnstep says:

      Disons que certains (Les plus touchés ? Les moins idéologues ?) ouvrent les yeux avant les autres.

      « dans une inflammation générale que les populistes se font déjà un plaisir d’alimenter. » Je ne pense pas que ce soient les « populistes » qui alimentent l’inflammation générale, mais ceux qui les précédent, et les traitent de « populistes ».

      Au sujet de l’Europe de l’Est, voici le point de vue d’un journaliste polonais : http://www.lefigaro.fr/vox/politique/vu-de-pologne-macron-risque-de-tuer-l-europe-20190604

  7. En début d’année, les commentateurs s’inquiétaient de l’inversion de la courbe des taux longs/courts, annonciateurs d’une récession prochaine…. Résultat, les courbes ne se sont pas touchées et les marchés ont gagné 15%….. A présent, les courbes se sont croisées mais personne n’en parle…. Ce n’est pas très bon signe

    • Michel says:

      J’ai vu et entendu en effet plusieurs commentateurs nous alerter de cette inversion des taux longs et court – on paye moins cher sur des taux longs que sur des taux courts – ce qui ne s’est, paraît-il, jamais vu dans l’histoire.

      Mais … comme rien ou presque ne se fait plus comme avant ?????

  8. Julien bonnetouche says:

    A propos des taux US. Vous l’avez entendu aussi, la FED envisage maintenant ( sous l’égide de Trump) 3 baisses de taux. C’est à dire que l’on passerait de 2,25 à 1,50 dans l’année qui vient. Or 1,50 c’est le taux de l’inflation. Parallèlement la croissance US est autour de 2,5/3%. Cela signifie sans doute que Trump se prépare à utiliser l’arme monétaire a tout va car les conditions de la fameuse TMM seront réunies. En effet si il continue sa guerre commerciale, il y aura besoin de vraiment beaucoup de $ pour maintenir les marchés à flots. Par ailleurs on noté actuellement une hausse de l’OR qui pourrait traduire une inquiétude vis à vis d’un scénario monétaire non conventionnel. A moins naturellement que cela fasse partie de sa stratégie pour faire céder les chinois en leur sous entendant : vous voyez j’ » j’ai les moyens de maintenir wall street et donc de me faire réélire tout en continuant ma pression sur vous « 

  9. Très compliqué de suivre la géopolitique et ses implications sur l’économie….Par contre, c’est assez simple de suivre ce que font les élites financières… Les flux vers les marchés actions sont négatifs en Europe depuis 1 an, et le phénomène commence aux Etats-Unis. L’Equity américain a casé ses grosses licornes (il reste Airbnb mais les autres ont été refourguées au marché). La France fait cadeau de Renault à la famille Agnelli précipitamment, le lendemain des élections européennes…. Les premiers de cordée prennent leur précaution.

    • adnstep says:

      Il y a encore des dizaines de licornes, WeWork, Airbnb et Slack. Et vu que les dernières IPO n’ont pas été fameuses, les equity vont en tirer bien moins que prévu si elles les mettent sur le marché.

      « Les flux vers les marchés actions sont négatifs en Europe depuis 1 an ». Oui, au profit surtout des actions des pays émergents et américains.

       » La France fait cadeau de Renault à la famille Agnelli ». C’est le jeu de l’acheté de dire que l’acheteur n’offre pas assez… En passant, John Elkann est aussi un peu d’ascendance française : https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Jean-Paul_Elkann

      • Michel says:

        Désolé pour Renault, vous auriez dû attendre quelques heures ….
        En effet Agneli vient de retirer son offre sur Renault ce matin !!!

        • Excellent nouvelle en effet l’arrêt de cette fusion Renault/Fiat… Probablement un fond américain qui possédait des actions Renault qui a refusé de se faire plumer et menacé de porter l’affaire devant un tribunal…. Je ne pense pas que Fiat serait parti à l’abordage sans garanti de l’Etat Français. A suivre….

          • adnstep says:

            En attendant, le titre Renault chute.

          • adnstep says:

            DANS LES COULISSES D’UNE RUPTURE

            Le journal Les Échos révèle les raisons du divorce entre Fiat et Renault. Un « incroyable drame en plusieurs actes » qui s’est déroulé dans la nuit de mercredi à jeudi au siège de Renault.

            Comme prévu, Nissan n’est pas favorable à l’accord et s’abstient de voter. Martin Vial, le représentant de l’État, indique alors que la France ne validera rien sans un « go » explicite de Nissan.

            Jean-Dominique Senard appelle ensuite John Elkann, l’actionnaire de Fiat-Chrystler pour lui indiquer que le vote est reporté. Quelques minutes plus tard, Senard reçoit un message d’Elkann qui lui signifie que FCA retire son offre.

            1) Voilà. Bravo messieurs.
            2) De quelle information disposent les Japonais pour avoir ainsi la main sur le cou du gouvernement français ?

      • Michel says:

        Mauvaise langue, va !!! 🙂 🙂

  10. adnstep says:

    RÉCESSION, VRAIMENT ?

    Alors que la Banque centrale américaine est montée au créneau mercredi pour prévenir qu’elle était prête à baisser les taux en cas de ralentissement de l’économie américaine, le Fonds monétaire international a revu à la hausse les prévisions de croissance 2019 et 2020 pour les États-Unis.

    L’institution de Washington, qui avait abaissé en avril ses prévisions, estime désormais que le Produit intérieur brut (PIB) américain va s’accroître de 2,6% (+0,3 point) cette année et de 2% (+0,1 point) l’an prochain. Et on cherche toujours les signes de ralentissement voire de récession aux États-Unis, dont tout le monde parle, analystes et banque centrale notamment.

    • Michel says:

      « …. qu’elle était prête à baisser les taux en cas de ralentissement de l’économie américaine… »
      A force de mettre de l’huile dans les rouages, il se pourrait bien que le système s’encrasse et déraille !!!

    • Michel 2 says:

      Oui la récession manufacturière est désormais effective.
      Les « buybacks » qui font actuellement le marché vont disparaître assez rapidement et ceci va être violent sur les marchés, n’investissez que sur du court terme !
      Pour vous en convaincre, des indicateurs parlent:

      https://www.youtube.com/watch?v=wv8YKz3Rlco

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