L’édito hebdomadaire de Julien Bonnetouche.

La démocratie sociale redistributive survivra-t-elle encore longtemps ?

Les lecteurs de leblogpatrimoine qui ont un niveau de culture et de connaissances de l’Histoire supérieur à la moyenne de la population, ressentent certainement la nécessité d’un tournant indispensable dans l’évolution historique de notre société d’Europe occidentale.

La question sur la manière de procéder ne saurait tarder à se poser.

L’Histoire est rythmée par des cycles et des révolutions plus ou moins violentes, certaines carrément pacifiques.

Le cycle économique actuel, concernant notre pays, mais aussi l’ensemble de l’Europe à divers degrés, commence à la fin des années 70 et peut se définir en deux mots (maux) :

Endettement à visée sociale à laquelle on doit rajouter la désindustrialisation pour la France.

La décision d’une intégration européenne avec une monnaie unique et la supranationalité des institutions juridiques en est à l’origine. C’est l’objet des débats journaliers sur les chaînes TV d’information en continu. Nous le savons.

Nous le savons, et en tirons quelques avantages pour l’immédiat ( paix à l’intérieur de l’espace européen, baisse du coût de la main d’œuvre dans l’industrie, dans la construction, et les services non qualifiés, ainsi que la politique du chéquier chaque fois que l’occasion se présente).

Évidemment, la décadence ne va jamais sans créer quelques problèmes de société, dont nous abreuvent les mêmes chaînes de TV, alimentant un débat politique gauche/droite perpétuel, qui trouve ses sources dans la genèse de la révolution française.

Nos gouvernants des 4 décennies passées, sans nul doute, sont responsables de l’évolution délétère de la situation économique, mais le peuple, celui qui vote, ou qui ne vote pas, lui aussi devrait se regarder dans une glace : on a les gouvernements que l’on mérite.

À sa décharge, il faut admettre que le niveau de culture économique de l’ensemble des français frise le zéro absolu. L’enseignement scolaire, n’a rien fait pour l’élever, sinon le contraire, en martelant sans relâche un discours anti-libéral, relayé par les canaux de ce que l’on appelle le «pédagogisme», cet ensemble de lieux communs éducatifs issus du gauchisme libertaire et du christianisme social qui mettent en avant le respect absolu de l’enfant, ce qui donnera plus tard un adulte adepte du cocooning social.

Pas étonnant, alors, que les dirigeants politiques de tous bords renoncent devant la tâche apparemment insurmontable de réveiller les populations aux dures réalités, et qui nécessiterait ce qu’en médecine militaire, on appelle la «coupdepiedauculthérapie» méthode trop risquée pour le thérapeute, le patient de rebiffant à tous les coups.

À l’effort, on préfère donc la flatterie, la brosse à reluire, les incantations pour inconscient collectif, comme « nous sommes un pays riche, nous avons le meilleur système de santé du monde, la voix de la France est écoutée dans le monde, le rafale est le meilleur avion du monde » etc. En omettant de rappeler que concernant le matériel militaire, nous avons de quoi tenir une semaine au mieux en cas de conflit armé.

Comme je le disais plus haut, n’ayant plus vraiment les moyens de nos ambitions, et plutôt que de l’avouer en incitant les français à trouver par eux-mêmes des solutions à leurs propres problèmes, à chaque occasion, on sort le chéquier magique.

Oui, mais voilà :

La géopolitique prise dans sa globalité, évolue vers une opposition entre deux mondes, comme cela s’est souvent produit au cours de l’Histoire, sauf que maintenant, c’est à l’échelle planétaire.

Les dictatures d’un côté, les démocraties de l’autre.

Les conflits et tensions auxquels nous assistons en ce moment correspondent à un bouillonnement dans le chaudron de l’instabilité mondiale, et ce «géant aux pieds d’argile» constitué de l’ensemble des nations européennes de l’ouest, commence à prendre sérieusement conscience de ses erreurs passées, et du danger de l’attentisme léthargique.

Les politiques hésitent encore par couardise, mais les populations européennes, elles, identifient déjà le danger du déclassement et celui de rester faibles et désarmés devant les idéologies totalitaires.

L’affaiblissement des partis traditionnels et la montée des extrêmes, partout en Europe, est le signe d’un monde en mutation qui cherche sa voie pour sa survie. Cela même si l’immigration occulte un peu trop cette denrée nationale de base nécessaire à la pérennisation de toute civilisation, et qui n’a pas encore trouvé sa bonne place dans tous les esprits : Le fric, le flouze, le pognon, le blé, l’Ar-tiche, …. (cf les frères Jacques)

La social démocratie redistributive nous ayant mené dans cette impasse, les choix politiques de mode de société avenir pour en sortir, ne sont pas nombreux.

Il faut de l’argent, beaucoup d’argent, et comme l’emprunt indolore commence trouver ses limites, si nous voulons survivre en tant que civilisation, nous allons être obligés de devenir beaucoup plus libéraux pour en gagner, puisque c’est le seul système qui donne des résultats.

Un tournant libéral devient indispensable, on note d’ailleurs quelques timides signaux allant dans ce sens au ministère de l’Économie, Le ministre insistant sur la nécessité d’augmenter la productivité et le taux d’emploi…. Il faut bosser en sommes !

L’argent, c’est le pouvoir, et à l’échelle des nations, le pouvoir, c’est la liberté de leurs peuples.

C’est ce que font les américains et les résultats sont au rendez-vous.

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