En France, il est de bon ton de critiquer le régime de la retraite par répartition et de louer la retraite par capitalisation comme LE système vers lequel nous devons progressivement tendre.

La récente réforme des retraites et la mise en place du PER s’inscrit d’ailleurs dans cette dynamique d’une retraite minimum assurée par la collectivité, et une indispensable retraite par capitalisation qui permettrait de survivre décemment.

Il n’y a plus de mystère sur ce sujet maintenant : Malgré un régime de retraite par répartition qui n’est plus menacée grâce aux réformes passées (Nous sommes en quasi-équilibre budgétaire à long terme), le gouvernement semble vouloir s’acharner à réformer le régime actuel afin de prendre le contrôle sur une baisse future encore plus prononcée.

L’actuel régime des retraites est quasi à l’équilibre ! Il faut arrêter de croire que la présente réforme est obligatoire pour éviter la faillite ! C’est là une fakenews. En ce sens, vous pouvez relire cet article : Réforme des retraites : La baisse des retraites est il l’objectif caché du gouvernement ?

Demain, la retraite par point est un régime de retraite qui repose quasi-intégralement sur la valeur du point fixée, directement ou indirectement par le gouvernement. Ainsi, et contrairement à la situation actuelle, dans un système de retraite par point c’est le pouvoir politique qui décidera du niveau futur des retraites. L’exemple de la Suède ne doit pas nous rassurer !

Le rapport Delevoye sur la réforme des retraites confirme ce basculement majeur. Extrait : « Si la règle de revalorisation du point par défaut tiendra compte de l’évolution du revenu moyen par tête (RMPT), le Conseil d’administration aura la possibilité de proposer une autre règle de revalorisation, au regard d’une analyse pluriannuelle de la situation du système. » cf »Réforme des retraites : Ces préconisations inquiétantes du rapport DELEVOYE. 

Bref, nous avançons lentement mais surement vers une dégradation accélérée du montant de la retraite. Aujourd’hui, l’équilibre budgétaire est assuré par les partenaires sociaux ; Demain, le pouvoir politique pourra organiser la dégradation du régime de retraite (via une moindre revalorisation du point) afin d’imposer un régime de retraite par capitalisation complémentaire, mais indispensable.

Malheureusement, la retraite par capitalisation n’est pas le régime de retraite le plus performant du monde.

Aux USA, Selon Bloomberg, alors même que les marchés financiers sont au plus haut historique, c’est à dire que les valorisations des comptes de retraite par capitalisation doivent être au plus haut, à la fin 2018, il y a 560 milliards de dollars d’engagements de retraite sous-financés :

  • 22,4 milliards de dollars de GE représentent le déficit le plus important.General Electric va même suspendre la retraite par capitalisation de 20 000 de ses salariés ;
  • Boeing 2e déficit de retraite de 15,3 milliards de dollars ; 
  • Exxon 3e de 12,9 milliards de dollars ; 
  • Lockheed 4e de 12,5 milliards de dollars ;
  • GM 5ème de 11,5 milliards de dollars ;

 

 

En Allemagne, ce sont 120 milliards de sous-engagement qui sont à déplorer :

  • VolksWagen € 33 milliards représentent le déficit le plus important.
  • 2e Siemens avec € 8,9 milliards de déficit de retraite,
  • Allianz avec € 8,9 milliards,
  • Bayer avec € 8,4 milliards,
  • BASF € 7,4 milliards

 

La question est alors de s’inquiéter sur le sort de la retraite par capitalisation, demain, lorsque les marchés financiers ne seront plus à leur plus haut historique. 

Dans un monde ou le rendement n’existe plus, dominé par les taux d’intérêt négatifs comment peut ont encore croire que la capitalisation est un régime de retraite viable ! La retraite par répartition est au contraire un régime parfaitement adapté. (cf »L’avenir de la retraite n’est pas la capitalisation. Il faut sauver la retraite par répartition« ).

 

L’herbe n’est pas toujours plus verte ailleurs… Je me demande encore comment nous pouvons considérer ce pays comme un modèle tant les dérives sont inquiétantes. Par exemple, un taux de chômage apparent à 3.50% aux USA, mais une réalité nettement moins favorable comme nous vous l’expliquions dans cet article « Le « vrai » taux de chômage est il plus faible en France qu’aux États-Unis ? Serions-nous en plein-emploi ?« .

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33 Comments

  1. Capitalisation ou répartition est un faux débat.
    Si l’un fonctionne, l’autre Aussi car les 2 reposent sur le Meme fondement : la croissance.
    Pas de croissance, pas de dividendes ou de progression du cours des actions ni de cotisations sociales.

    Cela relève davantage à un débat sur l’individualisme ou la solidarité.
    À chacun son avis.

    • Il y a pourtant de la croissance aux Etats-Unis

      • Philippe says:

        J’ajouterai au commentaire de Laurent que le capital retraite d’une entreprise aux USA dépend de sa croissance et du rendement et du nombre de retraités. GE a vu son nombre de salariés gonflé au fils des années, face à un rendement médiocre et une croissance moins vive que chez Google, que va-t-il se passer ? Je parie sans trop de risque et si les conditions ne bougent pas à une implosion de GE et pas de la retraite par capitalisation.
        Regardez les déficits de Google, SAP en allemagne etc… nuls.

        Donc au lieu de voir un état défaillir (la France) on aura une ou des entreprises qui n’auront pas su ou pu évoluer. Perso, le moins pire est la faillite d’une entreprise. Pour Guillaume, un petit goût de communisme bien réconfortant et « équitable » au premier abord lui semble plus sûr. Je propose de diviser la France en 2. D’un côté, ceux qui veulent vivre avec un risque étatique et de l’autre ceux qui pronent la distribution des risques.

  2. Comment peut on prétendre être gestionnaire de patrimoine en faisant la promotion d’un système de retraite par répartition qui est une composante d’un système communiste de sécurité sociale en faillite (et dire le contraire…) et en même temps, dénigrer le système de retraite par capitalisation en sélectionnant des exemples de mauvaise gestion….?

    Est-ce à dire que vous êtes un fonctionnaire d’État ?

    Reprenez vos instincts d’entrepreneur Monsieur et cessez de tout attendre d’un État prédateur de richesses qui n’a plus aucune pitié pour ses administrés.

    Et si vous mettez un peu de sérieux dans vos enquêtes, parlez donc du capitalisme de connivence que pratique l’Etat Français avec par exemple des fonds de pension comme Blackrock…

    Raisonablement et statistiquement, il y a plus de chances d’avoir un retraite décente d’une société comme BlackRock que de la part d’un expert en mauvaise gestion nommé État Français….

    • Pouvez vous m’expliquer comment faire pour capitaliser dans un monde à taux négatifs ?

      La répartition est au contraire un système sain et équilibré pour peu que les retraités et les travailleurs aient conscience de leur interdépendance.

      • Certes, mais ce n’est déjà pas le cas en France et la tendance ne risque pas de s’inverser de sitôt surtout à l’heure où la pyramide des âges est inversée…

        La solution des retraites n’est pas dans l’assistanat des États en faillite, elle est plutôt dans une meilleure gestion individuelle des revenus de chacun d’entre nous.

        Pour la France, supprimer demain la sécurité sociale c’est retrouver immédiatement 10 à 20 points de PIB, RENOUER avec la compétitivité des entreprises et de la croissance, réduire massivement le chômage et solutionner rapidement le financement des retraites par capitalisation.

        Quand à faire des affaires en période d’inversion des taux et de taux d’intérêts négatifs, ce n’est semble t’il pas un problème pour certaines sociétés ou multinationales réellement libérales. Vous observerez que celles qui performent à l’international de nos jours, sont celles qui savent s’affranchir totalement d’un rapport de gestion qui dépend d’un État ou d’un capitalisme de connivence….

      • « Pouvez vous m’expliquer comment faire pour capitaliser dans un monde à taux négatifs ? »: parce que les obligations seraient le seul instrument patrimonial pour capitaliser ???

        J’avoue avoir de plus en plus de mal à démêler dans vos interventions ce qui relève de la gentille provocation volontaire, du parti-pris, de la méconnaissance de certains instruments, et de l’intérêt professionnel lorsqu’il s’agit de ‘vendre’ de l’immobilier locatif dans des zones detendues…

        • C’est pourtant bien le principe actuellement imposé aux gestionnaires de la retraite par capitalisation, telle que les compagnies d’assurance vie. Les ratios prudentiels sont construits autour d’une allocation diversifiées entre les différentes classe d’actif à dominante obligataire.

          • C’est faux.
            Les retraites futures sont estimes en utilisant les taux sans risques (pour faire simple) donc LA raison principale du déficit des fonds de pensions est justement le fait que les taux d’intérêts soit négatifs et que leurs actifs ne se soient pas valorises aussi vite.

            Concernant les ratios prudentiel, chaque classe d’actifs a un poids et la compagnie d’assurance doit mettre du capital en face. Détenir des actifs risques est très pénalisant en termes de capital donc la plupart d’entre elles ont beaucoup réduis leur investissement en actions depuis 2009.

            J’apprécie vos articles Guillaume mais je constate trop souvent que vous parlez sur des sujets techniques sans vraiment connaitre le sujet en question ce qui peut conduire vos lecteurs a de la désinformation.

            • Guillaume FONTENEAU says:

              « Les ratios prudentiels sont construits autour d’une allocation diversifiées entre les différentes classe d’actif à dominante obligataire. »

              Cette phrase n’est peut être pas très juste, mais avouez tout de même que la finalité est la même n’est ce pas ? La capitalisation est une allocation diversifiée entre les différentes classe d’actif avec un poids important donné aux obligations actif le moins gourmand en fonds propres.

              Sinon, pouvez vous nous expliquer comment est investie la capitalisation ?

              • Le portefeuille d’actifs est peut-être diversifie mais pas le passif qui lui est obligataire a 100%.
                Or le problème ici dont on parle est une question de passif essentiellement.
                Si votre passif a une durée moyenne de 30Y et que les taux passent de 2.5% a 0.5% (Comme c’est le cas sur la dette française a 30y depuis 5 ans, avant le début de QE), votre passif a augmente de 90% environ.

                Or sur 5 ans, regardons la perf des actions:
                – MSCI Europe +34%,
                – MSCI World +46%
                – S&P500 +67%

                Bref vous voyez bien que même si votre portefeuille diversifie a bien préforme, c’est toujours moins que la valeur du passif d’ou le déficit massif des fonds de pension dans le monde aujourd’hui.

    • Moi je pense que vous avez tout deux raison… G Fonteneau a raison en disant que la motivation principale de l’état n’est probablement pas l’équité universelle du système, mais plutôt la réduction du coût de ce système pour un état qui n’arrive pas à vivre dans la limite de ses moyens. Et Bart a raison en disant que dans ce contexte, on a probablement plus intérêt à faire confiance au capitalisme pour assurer (ou au moins compléter) nos retraites… 🤷🏻‍♂️

      • Je crois qu’il est un erreur de croire que la retraite par répartition ne repose pas sur le succès du capitalisme. La retraite par répartition suppose la réussite du capitalisme … mais, j’en conviens, pas du libéralisme, dont la volonté du tout marché suppose la réduction drastique des allocations sociales (y compris le retraite) qui sont vus comme un protectionnisme qui réduit la force du marché.

    • Jean Paul says:

      Ne soyez pas caricatural. Poser la question est légitime. Je crois pour ma part que confier la gestion d’un fonds de retraite à une entreprise constitue une mauvaise option, même si ce système fonctionne bien dans certains cas.
      Il faut également rappeler que les fonctionnaires bénéficient d’une retraite par capitalisation avec la Prefon. Le sujet est difficile et sérieux et doit être commenté avec modération

  3. Bonjour
    Je rappelle que dire bonjour, même à monsieur Fonteneau dont je partage de moins en moins le point de vue peut rester une façon courtoise d’entamer une reponse.
    Je crois que vous avez raison sur la volonté du gvt de réduire le coût des retraites. 26% des dépenses de l’état.
    Mais opposer un régime de retraite par capitalisation géré par une entreprise qui peut sous évaluer ses provisions, à un régime individuel géré par le citoyen n’est pas très correct car on ne parle pas de la même chose.
    Cordialement

    • Merci, vous avez raison de faire cette précision bienheureuse sur la différence entre la retraite par capitalisation à l’américaine et la retraite à point.

      J’ai en réalité « sauté » une étape dans mon raisonnement : La retraite par point aura pour conséquence la baisse de la pension retraite obligeant les citoyens à une retraite par capitalisation.

      • Oui car ce n’est pas a ma génération (25-35 ans) de payer pour les largesses des générations précédentes (60 ans +) et la seule raison pourquoi le système est a l’équilibre est parce que les cotisations sont trop élevés.
        On baisse les retraites, on baisses les cotisations et on redonne du pouvoir d’achat aux actifs. On arête enfin cette hérésie d’être le seul pays au monde ou les retraites gagnent mieux que les actifs.

    • Le régime de retraite par capitalisation, qu’il soit géré par une entreprise ou par un régime individuel géré par le citoyen de toute façon ne sera plus viable dans un monde de taux négatif. Il y a pourtant de la croissance aux USA, Le régime de retraite par capitalisation n’est plus viable, alors, imaginez ici … . D’ailleurs les Allemands l’ont vraiment mauvaise sur le sujet en ce moment.

  4. Philippe says:

    Si la logique des taux négatifs et de la décroissance rend toute épargne illusoire et stupide, pourquoi ne pas arrêter d’imposer cet épargne aux salariés ?

  5. Bonjour
    Pourquoi il y a un système de retraite par répartition alors que le système ancien était un système par capitalisation (les rentier)?
    Parce qu’après la guerre 14/18, la crise de 29 et la guerre 39/45 ou ce qui n’avait pas été déménagé en Allemagne avait été copieusement bombardé par les alliés ce système était simplement en faillite comme toute l’Europe. Tout le stock d’or était aux usa ce qui explique le système de Bretton Woods. Il a bien fallu trouver quelque chose. Le système par répartition s’est imposé car il est plus résiliant que le précédent.

    Je suis étonné de retrouver GM dans la liste car je croyait qu’il s’était débarrassé de sa dette des retraites lorsqu’il avait déposé son bilan il y a environ 10 ans. Aucune certitude mais à vérifier.

  6. Stupéfiant la passion dogmatique de Bart, qui nous récite la messe du libéralisme béat! Je vois que Rigal a fait le rappel nécessaire: la capitalisation s’est totalement plantée en France au 20 eme siècle, c’est la raison de la naissance de la répartition…
    Quand quelque chose ne fonctionne pas on fait autre chose, les théologiens du libéralisme donnent des leçons de réalisme en même temps qu’ils s’accrochent à leurs dogmes contre toute évidence!

  7. Bonjour Messieurs,

    Le système par répartition a pu fonctionner lorsque nous étions dans un plein emploi avec une croissance ++ et une espérance de vie générale moindre qu’aujourd’hui. Les paramètres essentiels sont beaucoup plus d’actifs que d’inactifs et une croissance suffisante.
    Actuellement, l’espérance de vie augmente mais pas celle en bonne santé. (Demain la dépendance sera un des sujets centraux, lorsque le capital transmis aura été consommé, qui assurera les 3 000€ mensuels de maison de retraite par parents ? La solidarité familiale est en voie de disparition ?)
    Les entreprises sont écrasées par la fiscalité et les charges sociales, comment créer des excédents de richesse et de croissance ? Comment augmenter les salaires, embaucher ?
    Concernant la retraite par répartition, je vous invite à comparer le taux de cotisation des actuels retraités lorsqu’ils étaient dans la vie active dans les années 70-80. Comment expliquer à un travailleur actuel diplômé qui gagne en province péniblement 2 000€ que certains retraités de la fonction publique, territoriale, éducation nationale, régimes spéciaux ont pu partir à 52 ans à la retraite avec 2 500€ de pension ???
    Je pense que la question sous-jacente est : la retraite est-elle un droit ou un privilège ? On peut étendre cette réflexion à la santé, éducation, etc.

    • Jean-Luc says:

      Je pense justement qu’il est beaucoup plus difficile d’expliquer à un travailleur actuel diplômé à 2000 € que non seulement il paye actuellement les régimes spéciaux mais qu’en plus il va se faire ratiboiser sa retraite dans l’avenir.

      • Philippe says:

        Pas seulement aujourd’hui. Déjà dans les années 80, il était clair que nos cotisations retraite serviraient à d’autres tout en ayant aucun espoir de revenu étatique pour mes vieux jours.

  8. Triboulin says:

    D’après ce que je comprends, le sous-financement des fonds de pension US est de l’ordre de 3%, ce qui est du même ordre de grandeur que le déficit de la CNAV, il donc est tout à fait abusif de prétendre que le système par capitalisation US serait en faillite alors que le système par répartition serait en quasi-équilibre !

    D’autre part, il ne faut pas se leurrer, la baisse tendancielle des retraites par répartition est inéluctable, car inscrite dans la démographie et la faillite de l’éducation nationale (cf taux de chômage des jeunes !), et ne résulte pas d’une volonté politique perverse d’imposer la capitalisation .

    Un complément par capitalisation semble donc indispensable pour ceux qui voudraient partir à 62 ans en préservant leur niveau de vie, pour les autres, il leur faudra se résoudre à travailler jusqu’à 65, voire 70 ans.

    Au demeurant, il est réducteur d’affirmer que le rendement n’existe plus pour condamner la capitalisation, c’est seulement vrai du rendement « sans risque », mais les actions offrent des perspectives de rendement à long terme d’environ 5 à 6% dividende réinvesti, même avec des marchés « au plus haut », soit sensiblement mieux que la retraite par répartition (retour sur cotisations), ce qui montre que le système par capitalisation est tout aussi viable.

    Par ailleurs, les deux systèmes, qui ne sont jamais que des règles de partage de la création de richesse, sont tout autant vulnérables à un cataclysme économique.

  9. Ce débat entre capitalisation et répartition me fait vraiment bien rire. Rare sont ceux qui ont compris qu’au niveau macro économique… c’est EXACTEMENT la même chose. Et pour une raison bien simple: d’une manière ou d’une autre, ce sont toujours les actifs qui paient les pensions que des retraités. Après, que ce soit sous forme de cotisations sociales prélevées directement sur les salaires, de dividendes prélevés sur le résultat des entreprises (ce qui les empêche d’augmenter les salaires) ou de loyers (qui diminuent directement le pouvoir d’achat des locataires)… ce sont juste des modalités techniques. Dans tous les cas, ce sont les actifs qui paient pour les ‘vieux ». Et dans un monde qui vieillit, où les gains de productivité et la croissance s’épuisent, où les prélèvements obligatoires ont déjà atteints des sommets dans la plupart des pays développés (au 1ier rang desquels la France bien sur)… la seule issue est une diminution des pensions. Le seul avantage de la répartition est qu’elle permet de repartir la pénurie de manière plus egalitaire…

  10. Je suis rassuré Que la majorité des contributeurs (à part quelQues abrutis qui ne voient pas plus loin que le bout de leur nez) aient compris que répartition et capitalisation ne s’opposent pas.
    Un Bon système de retraite se compose des 2. Tout Comme une allocation d’actifs.

    Ce qui est regrettable en france (à mon sens), eSt de ne pas disposer d’un Fond de pension à la norvégienne, en complément du système par répartition , qui permettrait de mieux soutenir le capitalisme domestique et d’assurer de meilleurs pensions à nos concitoyens.

    • Bravo !
      Entre le noir et le blanc, il existe une grande palette de gris. Comment feraient les salariés les moins bien rémunérés pour épargner dans un contexte de retraite par capitalisation ?
      On peut faire un peu des deux pour tout le monde, une partie des salariés/indépendants, moins pour les hauts revenus …. Bref, la solution est dans la sagesse de Laurent !
      A mon humble, très humble avis.

  11. Guillaume, autant je suis assez souvent daccord avec vous, autant là, je ne peux pas l’être.
    Vous écrivez « L’actuel régime des retraites est quasi à l’équilibre ! »
    => c’est faux et archi faux !

    Oui, le COR nous dit chaque année que ça va passer, et que l’équilibre est à venir, d’ici 10 ou 20 ans (ou 30 …), mais dans le scenario favorable, avec une croissance et un taux de chômage qu’on n’a pas vus depuis plus de 20 ans, et ce, de manière continu, pas juste une année. QUi peut raisonnablement croire au retour des 30 glorieuses pendant les 20 ans qui viennent ?
    Dans le scenario moyen, ça ne passe pas, et dans les secnario défavorable, c’est carrément foutu. D’ailleurs, pour information, le scenario défavorable repose sur les conditions …. actuelles ! Grooooooooossssssssssse blague de la part des gouvernements pécédents qui ont toujours voulu nous rassurer. En effet, si jamais on dit aux jeunes aujourd’hui qu’ils vont payer plus qu’avant (les taux de côtisation ont augmenté régulièrement ces dernières années), beaucoup plus longtemps que leurs parents, pour toucher nettement moins, je ne suis pas sûr que tous aient l’esprit de sacrifice suffisant pour en redemander.

    D’ailleurs, plus globalement, on est passé d’environ 5/6 actifs par retraité ds les années 50 à moins de 2 en 2010 et à peine 1.5 ds qq années. Comment verser les retraites promises dans ces conditions tout en restant à l’équilibre ? En demandant à chaque salarié de verser 1000 à 1500e ds le système de retraite chaque mois ? En plus de son impôt sur le revenu, sa taxe d’habitation (pour ceux qui la paieront) et de sa taxe foncière (ceux qui la paient paieront davantage), en plus du loyer ou le remboursement du crédit immo ou le loyer ? EN mangeant des pâtes à tous les repas ?

    Soyons sérieux ! Le système par répartition a bien fonctionné car il fallait subvenir aux besoins de ceux (pas très nombreux) qui ont survécu à la guerre et à des conditions médicales bien plus rudes qu’aujourd’hui, le tout financé par les nombreux baby boomers tous au boulot pendant les 30 glorieuses.

    Maintenanty il faut financer les retraites de ces nombreux papy boomers, avec leux enfants qui sont pour certains au chômage. C’est nettement moins facile. Et en plus, l’espérance de vie a beaucoup augmenté dont cette situation de financement compliquée va durer.

    Pour résumer, en forçant le trait pour être clair : il était plus facile de financer les besoins de quelques uns pendant un temps limité grâce à beaucoup de salariés (rarement au chômage) que de financer les besoins de beaucoup de retraités pendant plus longtemps grâce à moins de salariés et plus de chômeurs (qui en plus doivent faire face à des prix de l’immobilier qui ont beaucoup augmenté entre deux).

  12. D’accord avec Laurent sur toute la ligne : le régime qui pourrait perdurer repose a mon sens sur un régime « mixte » répartition / capitalisation ce système fonctionne en Norvège!!
    Répartition: cotisations obligatoires et taux limités a 50% des cotisations actuelles pour tout les salariés , TNS , et fonction publique (petite retraite de base pour les « cigales »!)
    Capitalisation : régime facultatif mais déductible fiscalement a hauteur de 50% des cotisations annelles versées sur l’année avec sortie en rentes défiscalisées partiellement ou capital pour inciter les salariés a cotiser!
    deux avantages : diminution importante des charges sociales (création d’emplois et moins de chômage)
    augmentation du pouvoir d’achat ,donc de la croissance , qui sera de toute façon nécessaire a la pérennité des deux régimes!
    a vous lire!

  13. Il serait bien que les uns et les autres lisent le dernier rapport du COR publié en Juin 2019.

    Par exemple, le COR a simulé avec certaines hypothèses l’impact des mesures venant des réformes de notre système de retraite pour les 50 ans à venir.

    Ainsi si la masse des pensions versées en 2018 représente 13,8% du PIB (325 milliards), elle représenterait à peine 14% du PIB pour un taux de croissance en volume moyen annuel du PIB de 1% et tomberait en dessous de 12% pour un taux de croissance de 1,8%.

    Grosso modo cela signifie qu’avec l’augmentation du nombre des retraité.e.s, les pensions seront réduites entre 20 à 30% dans le futur, alors qu’elles ont déjà baissé (mon exemple: ayant toujours cotisé au dessus du plafond de la Sécu pendant ma carrière complète, ma pension de base dite Sécu représente seulement 42% du plafond actuel au lieu des 50% auxquels on avait droit avant ces réformes régressives).

    Une des questions posées avec le projet Macron-Delevoye est de savoir si celui-ci va aggraver et/ou accélérer ce recul du niveau de pension et conjointement de l’âge de départ en retraite.

    Pour le COR, le déficit du système n’est que de 0,5% alors que les gouvernements successifs ont décidé de ne pas compenser en totalité les exonérations de cotisations sociales, entrainant de ce côté un manque à gagner en 2019 de 4,5 Milliards.

    Les régimes spéciaux dont celui de la Fonction Publique portent ce qualificatif car à la création de notre système après la seconde guerre les opposants qui sont les aïeux de ceux qui aujourd’hui veulent lui porter un coup fatal ont refusé d’intégrer les meilleures dispositions de ces régimes préexistants dont celle de la reconnaissance de la pénibilité de certains métiers.

    Ces régimes du fait de l’arrêt depuis des lustres des embauches aux statuts correspondants comme de la réduction des effectifs sont ainsi mis volontairement en difficulté financière et vont disparaitre progressivement si rien ne change.

    Des solutions de financement existent au delà des causes venant du chômage, du blocage des salaires et des inégalités de carrière entre les hommes et les femmes: ainsi la part de la masse salariale dans notre PIB a chuté de 70% dans les années 80 à 62% aujourd’hui, soit un manque de 180 Milliards pour les salarié actifs et retraités!

    Il faut donc intégrer dans l’assiette toutes les rémunérations comme la participation, l’intéressement, l’abondement, certains avantages en nature.

    Il faut arrêter les exonérations, remplacer la CSG par une cotisation, rétablir la répartition (40% pour les salariés, 60% pour les employeurs) et asseoir la part employeur des cotisations sur la valeur ajoutée des entreprises en mettant en place un système de bonus-malus sur la base de critères sociaux (emplois, salaires, formations, conditions de travail) et économiques (investissements en liaison avec ces critères sociaux).

    Il faut faire cotiser les produits financers des entreprises au même niveau que la part employeur.

    Nous sommes face à un choix de société, un choix de civilisation: l’espérance de vie a augmenté parce que nous travaillons moins, moins durement et moins longtemps. IL est désespérant de vouloir voler les meilleures années potentielles de retraite, celles en bonne santé alors que tant de nos jeunes ne trouvent pas de boulot ou seulement des boulots précaires qui leur interdisent de construire une vie normale.

    Notre pays n’a jamais été aussi riche, connaissant une croissance permanente même si parfois faible, mais les inégalités de distribution des richesses créées par le travail n’ont jamais été aussi grandes. Amplifiées aussi par inégalités fiscales qui correspondent à la seconde phase qui est celle de la redistribution!

  14. Ange Leruas says:

    RETRAITE PAR REPARTITION OU PAR CAPITALISATION
    Les commentaires le prouve le sujet est loin d’être tranché et il est normal puisque l’essentiel s’oublie
    La monnaie a, en plus d’être de transfert d’une main à l’autre, d’avoir en parallèle un transfert d’un bien ou d’un service qui va circuler dans une chaîne de production pour devenir consommation.

    Si la monnaie circule sans disparaitre ce n’est que parce qu’elle est matérialisation de valeurs qui dans la production sont des avances de droit à consommer et, au passage à la consommation, sont des remboursements de cette avance. Les valeurs (avances) se créent lors de la production pour être des valeurs :
    – de rétributions des actifs
    – d’attributions pour différentes catégorie d’inactifs
    – de contributions pour des dépenses de santé
    – de contributions à des dépenses collectives

    Tout le long de la production la valeur change (valeurs ajoutées)
    Et à la consommation la valeur (les quatre avances citées ci-avant) rembourse pour effacer l’avance.
    La monnaie redevient, alors, par une nouvelle production une nouvelle avance.

    Si vous le pouvez démontrez : que notre réalité économique où la monnaie (devise nationale) n’est pas une matérialisation de valeurs d’un – droit de consommer- qui peut se transférer d’une main à l’autre pour céder une droit à consommation ou bien pour consommer ce droit de consommation.

    Si vous n’y arrivez pas à démontrer que cette réalité n’existe pas, pensez alors que ces valeurs (avances), décomposées suivant les quatre postes indiqués ci-avant, ont deux aspects
    1° l’aspect purement économique : la circulation des productions, ou des patrimoines
    2° l’aspect social le partage des consommations nationales entre actifs/inactifs ou entre types de consommations familial, mutuel ou collectif :

    La monnaie (devise) pour usage de la consommation a donc cet aspect économique et social ce qui fait que les monnaies du type hypermarché mondial ( LIBRA) ou petit commerce local (SEL) ne peut plus être nommée monnaie (devise) et sont donc illégale dans une nation pour un usage de consommation, faute de ne pas avoir cet aspect social qui se traduit dans la construction du prix des choses qui sont des valeurs partageable en des dizaines de composantes votées par nos gouvernances qui en finalité se recompose en seulement quatre.

    Tout est dit sur la monnaie matérialisation de valeur qui trouve son origine dans la production (droit de consommer) (*) qui peut se transférer ou s’éteindre par la consommation

    Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ?

    (*) la production des uns devenant la consommation des autres, chacun dans sa vie doit produire (de va-leurs ajoutées) pour les autres autant que les autres produisent pour lui.

    Partant là : la retraite par répartition c’est celle institué qui a pour particularité d’être une des composante du prix des choses, et particulièrement l’attribution faite à des retraité en droit de consommer une partie de la consommation nationale soustraite à la consommation des actifs qui sont à l’origine de cette con-sommation (consommation non exportée plus importation en remplacement des importations). En fait nous n’avons pas une retraite mais une solidarité des actifs envers les inactifs, comme pour le chômage ou tout autre droit à attribution pour inactivité.

    Le vrai problème qui se pose est alors qu’elle part de consommation nationale réserver aux actifs, aux ensemble des inactifs, à chaque types d’inactivité, et à chaque ayant droit dans chacun des types, mais encore quelle par attribuer au dépenses collectives ou au dépenses de santé ?

    Est-ce un problème d’équation mathématique issue de règles sociales, où une décision démocratique qui dirait que la consommation nationale va se répartir ;
    • la consommation familiale des actifs avec une partie de leurs rétributions.29,7%
    • La consommation familiale des inactifs avec une partie de leurs attributions 25,3%
    • la consommation mutuelle des actifs et inactifs avec une partie de leurs rétribution ou attributions 13%
    • la consommation collective des actifs et des inactifs avec une partie de leurs rétri-bution ou leurs attributions.32%

    Puis pour satisfaire l’iniquité entre ménage, à capter les progrès de la société, ins-tituer une solidarité où les ménages captif offre 11% de leurs consommation fami-liale aux ménages moins captif.

    Tous ces taux ne sont que ceux que nos statistiques nous disent. Faut-il en chan-ger ? A qui lever pour donner ?
    La réponse doit être démocratique, mais ne faudrait-il pas avant mettre de l’ordre entre ayants-droit dans chacune des catégories ?

    La retraite par capitalisation.
    Que capitalisons-nous ?
    Des avances (droit à la consommation) qui prennent naissance dans lors de la production et sont rembourser par la consommation de cette production.
    Epargner (capitaliser) ces droit à consommation n’est-ce pas supprimer le rem-boursement de l’avance faite et ne pas consommer à hauteur de cette capitalisa-tion, donc produire pour rien, arrêter la production, d’où chômage ?
    Sauf si cette épargne devient un transfert de droit à consommer (un différé de consommation) pour d’autres (consommation anticipée) et attendre que ces transfert droits soit rendus plus tard par ce qui ont fait une consommation anticipée?
    Résoudre la certitude que le consommateur par anticipations se dispensera de consommer le moment voulu pour restituer la consommation à celui qui l’avait différé, auras la capacité de le faire, ou, que l’investissement fait porte ses fruits reste, alors le problème.

    DE toute façon un % ne nous dit rien puisque ce n’est que quelques chose et ce quelque chose c’est la production donc c’est de productioin que nous devons parler.

    Voila pourquoi Karl MARX nous à dit  » la monnaie masque la réalité: la production et sa vitesse »

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