Nous sommes vendredi. Amusons-nous un peu.

J’ai 40 ans. J’ai commencé à travailler à 23 ans après mon master en gestion de patrimoine. Pendant toutes mes études, entre mes 18 ans et mes 22 ans, j’ai travaillé tous les étés et donc validé quelques trimestres.

Depuis mes 23 ans, je n’ai jamais arrêté de travailler. Aucune période de chômage, aucune année sabbatique ou congé parental.

Avant la réforme, je devais cotiser pendant 42 ans, soit, si tout va bien, jusqu’à mes 65 ans. La borne d’âge ne me concerne pas. 62 ans ou 64 ans ne change pas grand-chose pour moi. Ce qui m’importe, c’est le nombre de trimestres cotisés pour obtenir un taux plein.

Après la réforme, je vais devoir cotiser pendant 43 ans, soit, si tout va bien, jusqu’à 66 ans.

Pourtant, la réforme ne va rien changer pour moi… je n’aurais mon taux plein qu’à 67 ans.

Selon les estimations, je pourrais évidemment partir à 62 ans (hier) ou 64 ans (demain), mais la décote sur le montant de la retraite prévisionnel sera tellement fort qu’il y a de fortes chances que je parte avant 67 ans.

Avant ou après la réforme, je n’obtiendrais mon taux plein qu’à 67 ans, soit après 45 années de travail !

Bref, je ne suis pas concerné par cette réforme des retraites. Dès lors que l’on ne touche pas à l’âge du taux plein à 67 ans, je ne suis pas concerné.

En 2009, j’ai créé leblogpatrimoine et mon activité de conseil en gestion de patrimoine. Déjà 14 ans.

À l’époque, j’ai une erreur qui va m’obliger à travailler deux années de plus pour percevoir ma retraite à taux plein.

Lors du lancement de mon entreprise, j’ai fait l’erreur de croire que les cotisations sociales étaient une charge insupportable qu’il me fallait à tout prix éviter de payer.

J’ai donc créé une SARL et me suis rémunéré en dividendes (à l’époque non soumis aux cotisations sociales). Aujourd’hui, les créateurs d’entreprises créent des SAS et se payent en dividendes.

Pendant 2 ans, j’ai travaillé, me suis versé mes bénéfices en dividendes et je n’ai pas cotisé, même pas sur les niveaux minimums qui m’auraient permis de valider des trimestres.

Bref, j’ai travaillé deux ans sans cotiser ; Deux années qui vont me manquer en fin de carrière lorsqu’il s’agira de liquider mes droits à la retraite.

Dommage. Je suis donc parti pour continuer à m’amuser avec vous jusqu’à 67 ans (et peut être plus si affinité).

En réalité, peu importe. 65 ans, 67 ans 70 ans ne change pas grand-chose pour moi (aujourd’hui) car je n’aime travailler.

Repenser notre rapport au travail permet de relativiser l’importance de l’âge de départ à la retraite.

Je fais partie de ceux qui aiment travailler.

Pour moi, le travail n’est pas une contrainte.

Bien évidemment, écrire mes articles quotidiennement ou vous conseiller via mes consultations patrimoniales m’amuse beaucoup. Ce n’est pas une charge de travailler. C’est assurément fatiguant et très exigeant… mais ce n’est pas une charge. J’aime ça.

Et lorsque je ne travaille pas sur leblogpatrimoine, je travaille sur d’autres projets. Je fais des travaux dans mes maisons, travail dans le jardin… ou du sport (il faut être un peu fou pour prendre du plaisir à courir)

Bref, ce qui pourrait passer pour du travail et une contrainte pour beaucoup est une forme de plaisir pour moi.

La retraite n’est pas un sujet. Je ne me dis pas (mais peut-être parce que je n’ai que 40 ans), vivement la retraite pour ne plus rien faire.

Je crois qu’arrivé à 67 ans, je continuerais de travailler. Probablement moins, mais je ne sais pas faire autre chose. Je m’ennuie lorsque je ne travaille pas.

Le sujet serait plutôt d’avoir les moyens de moins travailler pour continuer à gérer ce plaisir de travailler. Réussir cette liberté qui est mienne aujourd’hui de choisir mon travail.

Je crois profondément que l’homme est fait pour travailler toute sa vie, même si évidemment, la fatigue de l’âge ne permet plus d’exercer le même niveau d’activité. La pension retraite permet alors de retrouver une forme de liberté.

Mais peut-on vraiment croire que l’on ne travaille plus en retraite ? L’activité est juste différente. Certains travailleront bénévolement, d’autres continueront une petite activité partielle ou travailleront à s’occuper de leurs petits enfants, ou bricoleront dans les logements de leurs enfants…

En réalité, nous sommes faits pour travailler ; L’ennui et le manque d’activité sociale ne sont ils pas des accélérateurs de vieillissement ?

À titre personnel, le fantasme du retraité qui se promène en camping-car ou en voyage toute l’année ne m’attire pas du tout.

Mais ce n’est là qu’une vision très personnelle qui évoluera peut-être avec mon avancée dans la vie.

J’ai l’impression que notre rapport au travail doit évoluer. La retraite ne peut plus être perçue comme le Graal à atteindre pour réussir à être heureux ! Quelle tristesse.

Le problème n’est pas l’âge de départ à la retraite ; Le problème, c’est de subir votre activité professionnelle au quotidien.

Celui qui vit son travail comme une charge ne peut décemment travailler sous contrainte forte jusqu’à 65 ans.

Celui qui travaille avec plaisir, peut travailler toute sa vie.

À suivre.

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