Je suis inquiet. Plus que jamais, j’ai l’intuition qu’il est urgent d’anticiper et de se protéger, dès aujourd’hui, avant qu’il ne soit trop tard. J’ai l’intuition irrationnelle qu’il est temps de prendre des décisions fortes tant qu’il est encore temps !

Demain, lorsque l’urgence exigera de prendre ces décisions, vous ne pourrez peut être plus les prendre. Aujourd’hui, tout va bien dans le meilleur des mondes, il fait beau, l’économie semble sortir de sa torpeur après 10 années de crise, les banques centrales annoncent maitriser le déroulement du monde, pourtant, sur le fond, rien n’est réglé et nous n’avons pas les moyens d’assumer une prochaine crise !

Dire que l’économie se porte mieux est une réalité incontestable au regard des statistiques… mais c’est ignorer les moyens mis en œuvre pour bénéficier de cette illusion enchantée. Comment apprécier l’amélioration de l’économie sans la mettre en rapport l’extraordinaire inflation monétaire et l’excessive faiblesse des taux d’intérêt, c’est à dire la destruction de la valeur de la monnaie, qui est à l’origine de cette sorte de lucidité terminale.

Fin 2016, j’écrivais cet article fondamental « L’épargne est une erreur, débarrassez vous en avant qu’il ne soit trop tard ! ». Je le crois aujourd’hui, plus d’actualité que jamais ! Il est urgent d’agir ! Maintenant !

J’ai l’intuition que votre épargne, c’est à dire cette accumulation d’argent placé dans divers produit de placement dont la valeur d’usage est nulle, est en danger !

Bien évidemment, il est naturel de considérer ce catastrophisme comme étant, soit trop tôt, soit trop tard. Je crois au contraire, qu’il faut saisir l’opportunité de cette lucidité terminale pour organiser votre patrimoine aux prochaines échéances qui se dessinent !

Pour être très pragmatique, je crois qu’il est urgent d’investir votre argent dans la vie, c’est à dire dans la recherche de la satisfaction d’un usage incontestable quelque soit la conjoncture économique !

Je crois par exemple, qu’il est urgent de sortir votre épargne de l’assurance-vie ! (Suggestion qui peut paraître paradoxal pour quelqu’un qui vient d’écrire un livre dédié à l’assurance vie et gestion de patrimoine – Mais rassurez vous, je le précise aussi dans le livre)

L’assurance vie représente l’exemple même du produit financier dont la valeur d’usage est nulle et qui sera balayée lors de la prochaine crise ! Vous devez probablement profiter du calme actuel pour prendre des décisions.

En effet, dans le meilleur des cas, le retour durable d’une inflation plus ou moins forte détruira la valeur relative d’une épargne en fonds euros dont le rendement réel sera durablement négatif.

Dans le pire des cas, et nous détaillons cette hypothèse dans le livre, lorsque tous les épargnants s’en rendrons compte en même temps, vous ne pourrez plus disposer de votre épargne, bloquée en application de la loi SAPIN 2 (cf »Assurance vie : le gouvernement pourra suspendre, retarder ou limiter les rachats, arbitrages, ou avances grâce à la loi SAPIN 2″).

 

Dans le même esprit, j’ai l’intuition que vous devez, à court terme, vous débarrasser de vos positions spéculatives sur les marchés financiers, même si il est incontestable que détenir des parts d’une entreprise qui satisfait un usage est source de valeur à long terme.

En revanche, après la correction des excès, vous devrez progressivement réinvestir durablement dans le capital des entreprises qui apportent un usage incontestable. INVESTIR dans le capital d’une entreprise, c’est bénéficier de sa capacité à s’adapter à la mutation de la société, c’est bénéficier de sa nécessité à démontrer sa valeur d’usage.

Ensuite, vous devrez vous comporter comme un investisseur passif de très long terme en suivant les réflexions de cet article « Bourse : Investir avec la véritable « gestion passive » pour tirer profit du dynamisme à long terme des entreprises ? ».

Plus globalement, vous devez vous débarrasser de l’ensemble des actifs dont sur lesquels vous n’avez aucune maitrise des mécanismes de valorisation tels que les SCPI par exemple, dont l’usage n’est pas incontestable malgré une valorisation très élevée.

 

 

Mais que faire alors de votre épargne ?

Vous devez investir votre épargne dans la vie, c’est à dire dans la satisfaction d’usage incontestable à long terme tel que nous vous le présentons dans cet article « Préparer votre patrimoine à la révolution « écologique » et « développement durable » qui s’impose ».




97 Comments

  1. PS ; Je ne suis pas survivaliste 😉

    • Georges BRAND says:

      Article intéressant comme d’habitume. Un exemple «  d’entreprise qui satisfait un usage « pour qu’on puisse bien comprendre?

      • Lorsque j’investis dans un semencier tel que Vilmorin, j’investis dans un fabriquant mondial de graine indispensable à l’agriculture et donc à nourrir la population ;

        Lorsque j’investis dans air liquide, j’investis dans le leader mondiale de l’hydrogène à l’utilisation incontournable dans de nombreux domaines et peut être demain pour les véhicules ;

        Lorsque j’investis dans un fabriquant de verre de lunette tel que varilux, j’investis dans une entreprise qui propose une solution indispensable pour une partie importante de la population ;

        Par contre, lorsque j’investis dans Coca-cola, facebook, twitter, amazon, … , j’investis dans une entreprise dont l’usage pourra rapidement être dépassé

        Attention, je ne dis pas que les valorisations de ces entreprises seront en hausse… je crois seulement que demain, ces entreprises garderont un modèle économique pertinent grâce à l’usage indispensable de leur produit, et donc que ces entreprises devraient « survivre » et s’adapter.

        • J’émettrais quelques doutes sur Varilux en long terme. Pourquoi ? Il est probable que la technologie dans le domaine de la santé et notamment sur la biologie génétique amène à se passer de lunettes dans les prochaines décennies !

          • Nicolas C says:

            Quelle vision (temps) avez vous avant que cela n’arrive ?

            • Avec le codage de l’ADN , les cellules souches et la nouvelle découverte nommée CRISPR, les savants ont créé un embryon dit synthétique (pour contourner la législation). On est sur le point de créer de nouveaux organes qui iront « réparer » les organes et tissus défaillants.
              A mon avis, si on arrive à adapter rapidement et intelligemment le législatif et ses lois éthiques (ce qui devra forcément arriver un jour ou l’autre), dans les 3 à 10 ans pour les premières expériences et 15 à 20 ans pour une généralisation.

              • Nicolas C says:

                Donc ça laisse encore le temps d’investir dans Essilor.
                Car 20 ans les premiers retours généralisé mais quid de l’acceptation de la population de se faire greffer un OGM plutôt que de porter des lunettes ?

                • Là faut voir ! Qui investissait sur les machines à vapeur quand fut découvert le principe du moteur à explosion ?
                  Qui achètera des actions Essilor quand il sera établi que l’on peut soigner la vue autrement et probablement plus efficacement ?

                  Quant à l’acceptation des OGM, comme vous dites, ce sont toujours les premiers qui rechignent mais une fois le modèle rendu efficace (et accessible financièrement), tout le monde y va. Voyez le traitement anti cataracte !

  2. Sur le constat c’est facile il y a en effet un problème qui va soit :
    – finir dans la douleur
    – continuer indéfiniment avec une valorisation continue du prix des actifs.

    Si l’on anticipe le scénario 1 il faut acheter une RP a la campagne + une arbalète pour la chasse car la car ça va être très violent il faut stocker de la nourriture, de l’or et du bitcoin

    Si l’on anticipe le scénario 2 il faut faire comme les moutons et continuer d’acheter des actions.

    L’avenir s’annonce explosif et c’est passionnant je suis d’accord avec vous Guillaume

  3. Badtimes says:

    Donc pas de jardin au fin fond du milieu de nulle part!! Ouf je n’aime pas jardiner

  4. Badtimes says:

    Toutes les crises sont plus ou moins violentes et je n’ai entendu que ce mot depuis que j’ai commencer à travailler dans les années 70. Pour le moment j’ai survécu, sachant que nos ainés eux avaient traversés des crises autrement plus dures et terribles: guerres.
    Une crise économique ne met pas la vie en danger même si on perd un peu d’argent.
    Par contre si c’est une guerre qui se prépare ça ne sera pas beau à vivre, mais restons optimiste ils feront un beau Hair Cut et tout repartira comme avant!

    • « Une crise économique ne met pas la vie en danger même si on perd un peu d’argent. » restons optimiste ils feront un beau Hair Cut et tout repartira comme avant! »

      Nous sommes d’accord ! Mais le sujet est justement d’essayer de son donner les moyens d’éviter ce hair-cut…

    • 1- Cependant, une CRISE économique se termine généralement par une guerre ou une révolution ce qui revient à peu près au même, c’est historique! – je mets crise en majuscule pour parler d’une vraie grosse crise –

      2-L’épargnant qui suit le troupeau est tout le temps ou presque le DINDON de la farce !

      3- Je note le « revirement » de Guillaume sur cette crise à venir, comparée à ses dires d’il y a 3 ou 4 ans ! A cette époque son optimisme, dont celui sur l’assurance vie, me faisait peur.

      4- Guillaume, après les bons discours, dites nous précisément ce que vous allez faire de votre épargne et autres actifs ? Parce que pour ma part, à part acheter de l’or ou des forêts …..????

      • Non, je ne crois pas avoir changé d’analyse. Il vous suffit de relire mes perspective d’investissement 2018 « Stratégie d’investissement : 2018, Éclatement de la bulle des start-up et retour aux fondamentaux « développement durable ». »

        Mais si je dois confesser avoir réduit le nombre de publication traitant de ces sujets.

        • Non Guillaume je ne vous parle pas de 2018 mais il y a 3 ou 4 ans, à peu près à l’époque où vous avez écrit votre 1er livre sur l’AV, vous faisiez à longueur de blog de l’optimisme à la Julien Bonnetouche (Julien, si tu me lis 🙂

          • Je serai curieux de vous voir trouver des liens 😉

            • Voici un extrait de:
              « Assurance vie, les solutions pour un meilleur rendement de votre contrat en 2015 »

              [Enfin, mais je ne vous le présente plus car nous l’évoquons régulièrement ici, le nouveau contrat d’assurance vie EUROCROISSANCE devrait devenir la nouvelle référence de l’assurance vie dans les prochaines années.

              Nous croyons fortement (et nous avons parfois le sentiment d’être les seuls) au succès de ce nouveau pilier de l’assurance vie. Le nouveau support EUROCROISSANCE permettra aux épargnants d’investir dans un support :

              Dont le rendement sera supérieur au fonds euro traditionnel ;
              Sans aucune gestion ;
              Sans risque en capital : Le risque est assumé et géré par la compagnie d’assurance vie qui garanti le capital à une échéance libre contractuellement fixé avec l’épargnant (avec un minimum de 8 ans) ;
              Disponible à tout moment (mais avec une garantie de capital uniquement à date) ]

              ou en 2013:
              https://www.leblogpatrimoine.com/assurance-vie/eurocroissance-les-excellents-rendements-2013-devraient-finir-de-convaincre-les-sceptiques.html

              etc.

              Mais ne croyez pas que je vous reproche quoi que ce soit. Vous avez évolué comme tout le monde, peut-être également contre votre gré, vous vous êtes fait influencé par les « sceptiques » de ce blog.
              En tout cas, vous avez la lucidité de dire « que ce que vous savez, c’est que vous ne savez rien » comme chacun d’entre nous d’ailleurs.

  5. Je partage le point de vue que les marchés sont haut toutefois tous le monde ne peut se permettre de dépenser l’ensemble de son épargne. A court terme, une assurance vie au Luxembourg, non soumise à la loi Sapin, peut être une solution sur des fonds monétaires si l’on veut être trés trés prudent ou des fonds obligataire type Sunny Eurostrategic si l’on souhaite une performance similaire à un fond euro avec une stratégie d’investissement lisible facilement. Enfin je pense que pour les plus fortunés une diversification sur des fonds PE peut faire du sens (attention je ne parle pas des FIP/FCPI classique).

    • Qui a dit « dépenser » toute son épargne ? Je dis au contraire, ne plus épargner… mais investir.

      • Vous dîtes également de sortir de ses contrats d’assurance vie Francais. Ok mais on en fait quoi ? J’ai lu l’article sur l’écologie et le dev durable mais je n’ai pas trouvé de réponse…

        • Non, je précise pas seulement des contrats d’assurance vie Français ! Aussi des contrats d’assurance vie luxembourgeois qui ne sont qu’un habillage marketing 😉

          • Pourriez-vous préciser en quoi un contrat d’assurance vie pure player luxembourgeois est impacté par la loi Sapin?
            Vous n’avez pas répondu à ma question sur le thème de quoi faire si on sort de ses contrats d’assurance ?

            • Deux sujets passionnants.

              1 – Pourquoi l’assurance vie au luxembourg est concernée par la réflexion fondamentale de l’article ? La réponse est simple : Quels sont les supports sur lesquels vous investissez dans votre assurance vie : Des obligations ? Des actions ? Bref, des produits financiers dont vous ne maitrisez aucunement la valorisation .

              2 – Quoi faire de son argent ? Je ne sais rien, mais j’essaie de construire une réflexion autour de l’idée de l’usage. Une lecture rigoureuse de l’article et des liens doit vous donner un idée. J’ai conscience que les propositions ne vous apportent pas satisfaction, pour la raison simple qu’elle ne peuvent être intermédiées.

              • « Quoi faire de son argent ? Je ne sais rien, mais j’essaie de construire une réflexion autour de l’idée de l’usage. »
                Guillaume, soyez PRAGMATIQUE, qu’allez vous faire de votre argent ? Ça m’intéresse vraiment parce que ,somme toutes, je ne sais plus ce qu’il faut en faire de nos petites économies !

          • Un peu de discernement néanmoins sur les « vrais » contrats Luxembourgeois et les réassurances .

    • LES marchés sont hauts ? Ha bon, Pas en France… en tout cas
      Il n’y a plus personne investi dessus !
      Ragardez CA, CGG, VALLOUREC, toutes les bios,
      leur valorisation est ridicule.. et très très basse Nons on ‘na pas monté
      les US oui ! on ne suit que les baisses surtout,
      Arrêtez d’écouter des gens qui n’ont pas les mêmes intérêts que vous…

      Si ça baisse, ce sont les gros qui vont perdre, il n’y a plus personne en bourse depuis lontemps ! Et comme il n’y aplus personne, si ça rebaisse de façon artificielle, ça ne sera pas mieux… Pourquoi voulerz que les gens reviennent alors qu’on les a déjà volé à des niveaux de valorisation qui ne tienne jamais compte des news ??? Soyons sérieux, svp !!!!
      ou tres peu
      Leut intéret c’est de sauver leur systême et de faire monter encore..

  6. Quand on voit que les institutionnels sortent des marchés actions et que ce sont les entreprises elles mêmes qui rachètent leurs actions (la rémunération des PDG dépend de la valorisation de l’action) et qui font monter les cours il faut commencer a s’inquiéter sérieusement.

    C’est pour cela que les smallcaps ont énormément dévissé, elles n’ont pas les même moyen que les grosses et les programmes de rachats de leurs actions sont souvent inexistants.

    Les montagnes de tunes déversées sur les marchés commencent a s’arrêter aux Etats Unis puis cela va se faire en Europe (été 2019)

    Je ne vois pas comment cela peut bien finir, a moins de faire du QE illimité comme les japonais et de payer les détenteurs d’obligation avec une monnaie de singe…ça va marcher un temps mais pas a l’infini.

    Nous sommes dans un nouveau monde incroyable où tous les actifs ont atteint des valorisations très élevées.

    Une inflation a 2,3% en juillet en France…et une croissance révisée en baisse.

    Peut être les prémisses de la catastrophe annoncée.

    • + Simon
      pauvre MONSIEUR ! Les valorisations sont extrêmements faibles en FRANCE, vous dites n’importe quoi !
      Si ça baisse, ce sont les gros qui vont perdre, il n’y a plus personne en bourse depuis lontemps ! Et comme il n’y a plus personne, ça stagne et si ça rebaisse « de façon artificielle », ça ne sera pas mieux…
      Pourquoi voulez que les gens reviennent en bourse, alors qu’on les a déjà volé, volé, volé, à de multiples reprises et à des niveaux de valorisation qui ne tiennent jamais compte des news ??? Soyons sérieux, svp !!!!
      ou tres peu
      Leut intéret c’est de sauver leur systême de mafia et de faire monter encore..

  7. Duglan Emile says:

    Beaucoup d ‘inquiétudes et pratiquement rien de concret , malheureusement .

    • Vous savez, Je ne suis pas un gourou ! Je sais que je ne sais rien.

      Parfois, lorsque la situation est complexe, il n’existe pas de réponse toute faite. Je vous livre un réflexion, une analyse que je crois fondée et réfléchie, mais croyez vous que je perdrais mon temps à écrire des conseils gratuitement, si je possédais toutes les réponses à toutes les questions ?

      Je crois que la réflexion fondamentale sur la recherche de l’usage est une piste de réflexion que chacun creusera en fonction de sa perception, de son expérience et de sa capacité à comprendre le monde qui nous entoure.

      Attendre des réponses précises, c’est subir ! Prenez vous en main !

      Je vous propose une réflexion, Va t’elle se réaliser ? Je n’en sais rien. J’essaie juste de réfléchir avec vous. humblement, sans certitude.

      En 2007, qui était capable de savoir ce qu’il allait se passer ? Personne ! Pourtant, certains croyaient bien déceler un problème…

      • Badtimes says:

        Je suis d’accord avec vous. Le seul problème sera de déterminer ce que sera « l’usage » demain pour la nouvelle génération. Ce ne sera pour partie qu’un usage que l’on connaît mais pour ce qui est de l’autre partie…?
        Par exemple depuis un siècle nous avons vécu avec l’usage de la voiture individuelle, qu’en sera t il dans 20 ans?

        • Il me parait évident que la voiture individuelle d’aujourd’hui vit ses dernières années. Restera bien entendu quelques nostalgiques et collectionneurs. L’avenir est à la voiture autonome connectée voire à la voiture/ avion tout autant connectée. Elle gardera cependant, à mon avis, son caractère individuel.

  8. Bonjour Guillaume. J’avais cru à vous lire que vous l’étiez devenu (survivaliste) 😉

    J’ai l’impression de revivre une discussion que l’on a eu ensemble il y a 3 ou 4 ans. Vous reprenez mes arguments. J’en suis flatté ! 😊

    • Vous avez raison. Rien n’a changé depuis 3/4 ans… seule l’illusion de la politique monétaire nous donne une impression meilleure. Malheureusement, c’est lorsque la marée se retire que l’on voit ceux qui se baignent nus 😉

  9. quoiqu’il arrive on sera coincé faut pas chercher plus loin!

  10. Sénèque says:

    « […] si ceux qui ont jugé le plus justement les erreurs et les insuffisances propres à la mentalité de notre époque s’en sont tenus généralement à une attitude toute négative ou n’en sont sortis que pour proposer des remèdes à peu près insignifiants et bien incapables d’enrayer le
    désordre croissant dans tous les domaines, c’est parce que la connaissance des véritables principes leur faisait défaut tout autant qu’à ceux qui s’obstinaient au contraire à admirer le prétendu « progrès » et à s’illusionner sur son aboutissement fatal. »

    extrait du « Règne de la quantité et les signes des temps » de René GUENON (1945)

    où on trouve également sur la monnaie:

    « Pour en revenir plus spécialement à la question de la monnaie, nous devons encore ajouter qu’il s’est produit à cet égard un phénomène qui est bien digne de remarque : c’est que, depuis que la monnaie a perdu toute garantie d’ordre supérieur, elle a vu sa valeur quantitative elle-même, ou ce que le jargon des «économistes» appelle son «pouvoir d’achat», aller sans cesse en diminuant, si bien qu’on peut concevoir que, à une limite dont on s’approche de plus en plus, elle aura perdu toute raison d’être, même simplement «pratique» ou «matérielle», et elle devra disparaître comme d’elle-même de l’existence humaine. On conviendra qu’il y a là un
    étrange retour des choses, qui se comprend d’ailleurs sans peine par ce que nous avons exposé précédemment : la quantité pure étant proprement au-dessous de toute existence, on ne peut, quand on pousse la réduction à l’extrême comme dans le cas de la monnaie (plus frappant que tout autre parce qu’on y est déjà presque arrivé à la limite), aboutir qu’à une véritable dissolution. Cela peut déjà servir à montrer que, comme nous le disions plus haut, la sécurité de la «vie ordinaire» est en réalité quelque chose de bien précaire, et nous verrons aussi par la suite qu’elle l’est encore à beaucoup d’autres égards ; mais la conclusion qui s’en dégagera sera toujours la même en définitive : le terme réel de la tendance qui entraîne les hommes et les choses vers la quantité pure ne peut être que la dissolution finale du monde actuel. »

    Si cela peut servir à la réflexion…

    • Merci Sénèque pour ces remarquables extraits de Guénon.

      C’est en effet vers ces grands penseurs subtils et pénétrants, parce que au delà de l’apparence des choses, voire travaillant sur l’invisible comme il le fit, , qu’il est nécessaire de se tourner afin de tenter de trouver des pistes de lumière, y compris dans la polis malmenée qui est nôtre.

      P.S. le style dudit ne sera pas toujours accessible à tous, on voit ici l’évolution du langage et son appauvrissement, mais les sens multiple de ses développements apporte beaucoup.
      Perséverez

      • Sénèque says:

        Sven, vous me rassurez quant à la réceptivité de tels propos formulés par René GUENON.

        En effet, face aux considérations quantitatives développées dans cet article avec ses commentaires, n’étaient apportées que …bah des considérations quantitatives (exemple: plus d’EUR mais à la place des USD ou des JPY, voire du BTC ! ou alors pas d’actifs financiers intermédiés mais au nominatif pur, etc).

        Cela confirmait d’ailleurs d’une certaine manière le premier paragraphe relayé ci-avant (« […] si ceux… »).

        Je ne jette pas la pierre, loin de là, nous sommes tous confrontés à diverses contingences, mais je désespérais de constater que des propos « autres » soient totalement ignorés, alors que, de mon point de vue, « l’épanouissement » provient plus de considérations qualitatives que de celles quantitatives.

        Quant à la non-accessibilité du style, je suis en accord avec cela…mais ce n’est pas une raison pour ne pas perséverer dans sa lecture (ou d’autres auteurs « Traditionnels » dirons-nous), bien au contraire (« Demandez, et l’on vous donnera; cherchez, et vous trouverez; frappez, et l’on vous ouvrira »).

        Encore merci.

        • Bonjour Sénèque,

          Rassurez vous, je lis vos commentaires avec toujours beaucoup d’attention tant votre vision permet de prolonger l’esprit de l’article. Je tiens d’ailleurs à vous en remercier.

          Il est vrai que les réponses apportées aux problématiques soulevées ne sont pas satisfaisantes, et je dois avouer me laisser emporter par des questions formatés par le monde dans lequel nous vivons. Dans ces commentaires mes réponses sont mauvaises… mais sommes nous capable d’entendre les bonnes réponses ? Nous les connaissons tous, mais sommes nous disposer à les accepter ?

          J’ai surtout le sentiment que les réponses sont personnelles à chacun et que devant la réflexion posée par l’article, l’évidence de la nécessité de changer de logiciel n’est pas facile à comprendre par tous.

          Jusqu’à quel point sommes nous capable de nous remettre en question ?

          Merci encore une fois pour votre prise de hauteur.

          ps : Je vais essayer de lire René GUENON. Quel ouvrage me suggérez vous pour commencer ?

          • Sénèque says:

            « La crise du monde moderne. »

            Cela permet, au travers d’un ouvrage moins dense que les autres d’accéder à la « pensée » relayée par RG…et de savoir si on va poursuivre ou non dans celle-ci !

            • P.S il est remarquable de noter que le premier extrait cité est issu d’un livre de… 1945

              L’on peut penser et écrire le ventre vide et alors même que des gens sont déportés et assassinés.

              Belle leçon de constance dans l’aboutissement de la pensée conceptuelle, nonobstant la barbarie vécue in situ.

              Guénon vaut le coup de s’accrocher, pour d’abord l’envers des cartes, l’envers du décor, enfin l’envers de la Vie telle qu’on la croit s’écouler…..

              Une pensée aussi puissante ne vieillit pas, et s’applique en presque toute époque.

              … comme Sénèque dont j’ai tant de fois repris » les lettres à Lucilius « (un vademecum pour les ados de 2018, on peut rêver?….) ou Marc Aurèle et « les pensées pour moi-même », sans oublier « l’homme de cour » de B.GRACIAN……

              On se décollera ainsi en apesanteur du crève-coeur du choix dollar /euro / yuan, ou des errements alzheimériens de la fiscalité française…

    • Certes nous savons tous que la valeur d’une monnaie tend vers zéro.
      Mais la société a cette capacité (parfois dans la douleur) à régénérer un système d’échange, c’est indispensable à son commerce, sa survie et sa croissance mêmes.
      Sera-ce une crypto ou un système basé sur une valeur tangible ???

  11. Pistes de réflexions.
    Des USD dans des banques hors Europe et USA, voire du Yen …
    Ces USD pourraient le moment venu servirent a acheter des minières (un actif bradé actuellement)
    Du PE comme suggéré plus haut mais surtout pas n’importe quoi chez n’importe qui.
    Du Club Deal immobilier mais la aussi pas n’importe quoi comme la promotion
    Ne rien avoir dans les banques européennes ni cash, ni titres qu’elles pourront vendre en cas de faillites cf Chypre (juste le strict indispensable)
    Ne rien avoir en AV mais la Guillaume s’est chargé de vous le dire enfin (je les ai quitté en 2014 et 2015)

  12. Donald Duck says:

    Je suis d’accord avec Guillaune et propose la méthode DSK : hookers et cocaine. La valeur d’usage et le plaisir retirés ne sont plus à démontrer…

    PS : en Normandie on dit “c’est à la fin de la foire qu’on compte les bouses”

    • Y a pas qu’en Normandie, en Charente on le dit aussi !
      Seulement quand la foire est finie, difficile de vendre ses boeufs si on a oublié de les emmener !

      • On compte les bouses ? mais elles s’enflamment spontanément suite au « réchauffement climatique » ??!!!

        Vous serez donc ruinés, adieu vovaschkoshon……

        • Là on s’enlise !
          Je vos connaissez plus subtil cher Sven !
          Cordialement

          • je vous connaissais plus « conjugué » MIchel….. ouille les temps !!

            Et faisons bonheur, marchons dans la bouse… financière

            • Effectivement cher SVEN, je n’arrive même pas à comprendre comment j’ai pu faire de telles fautes en si peu de mots !
              En fait si, c’est ma compagne qui pestait pour aller déjeuner et du coup je ne me suis pas relu !
              Sans rancune.

              • vilain de reporter la fôte sur la compagne atrabilaire et ventre vide……..

                pour ne point être relou, soyez relu…

  13. Donald Duck says:

    PPS : je radote mais en plus de l’or il y a l’argent métal dont le potentiel de hausse est incroyable… le ration actuel gold/silver est proche de 80:1 tandis qu’il était de 15:1 ces derniers siècles et qu’il est de 10:1 sur une base d’extra géologique… je dis ça je ne dis rien hein…

    Moi j’ai choisi bullionvault (entre autre)

  14. Je lis régulièrement vos commentaires. Vous dites :
    « Qui a dit « dépenser » toute son épargne ? Je dis au contraire, ne plus épargner… mais investir. » Vous dites également :
     » INVESTIR dans le capital d’une entreprise, c’est bénéficier de sa capacité à s’adapter à la mutation de la société, c’est bénéficier de sa nécessité à démontrer sa valeur d’usage. »

    Pour investir dans une entreprise il faut acheter des actions. Dans les OPVCM actions il y a des actions. J’ai investi la majorité de mes économies en OPVCM actions bien choisies.
    Je viens de tout vendre après une moyenne de gain de 20 % sur 2 ans.
    Et j’attends la crise pour réinvestir comme après 2008 où presque toutes les OPVCM qui avaient perdues entre 30 et 50 ans se sont refaites en 2009 avec un gain positif qui était presque du même pourcentage que les pertes de 2008.
    Suis je dans le fil de ce que vous préconisez et que j’ai cité plus haut dans ou ai-je aussi tout faut?
    Et le tout je l’ai fait au travers d’une A.V. multi support que j’avais ouvert il y a 10 ans .
    ?

    • Oui, je crois qu’il s’agit d’une stratégie cohérente, peut être perfectible en supprimant les intermédiaires que sont la société de gestion et l’assurance vie.

      Pourquoi ne pas acheter directement des actions d’air liquide, l’Oréal, total, saint gobain… ect

      • Nicolas C says:

        On pourrait même supprimer un autre intermédiaire qu’est le CGP i ou pas i.

        Même si le temps est notre plus grand allié et qu’investir sur des ETF et laisser faire le temps s’avèrera sur le très long terme, certainement gagnant, laisser un gérant s’occuper de l’allocation à notre place pour une autre partie de nos investissements actions n’est pas dénué de sens.

        • Je ne sais pas !

          Le métier d’un gérant n’est il pas de gérer avec une vision à Court terme ? C’est à dire en essayant d’organiser son portefeuille, et l’arbitrer afin de battre son indice de référence ?

          Il se comporte comme un spéculateur.

          Je crois qu’il existe une autre solution : Investir dans l’entreprise à très long terme ! Sans arbitrage intempestif dont la seule vocation est d’essayer d’anticiper l’impossible.
          Investir dans une entreprise dont le modèle économique est conforme à votre vision du monde à long terme. Profiter des excès de baisse pour investir à nouveau, percevoir les dividendes, attendre les excès de baisse, puis investir et attendre sans rien faire …

          Pas d’intermédiaire, pas de CGPI, pas de frais de courtage, pas de frais de gestion, rien, sauf une détention directe d’une entreprise…

          • Nicolas C says:

            Une gestion au jour le jour oui plutôt d’accord avec ça.
            En cela réside la différence entre « j’achète et j’attends », donc là autant le faire par soi-même. Et le gérant qui va essayer, je dis bien essayer, d’anticiper et saisir des opportunités de marché.
            Parfois avec succès, souvent avec insuccès. Faut juste espérer que les phases de succès surcompensent celles d’insuccès.

            Investir dans une entreprise dont le modèle est conforme à notre vision personnelle des choses ? Ou bien de notre vision du monde tel qu’il évoluera pour la majorité des gens ? Cette différence aura pour incidence une différence de vision d’investissement financier.

            Investir dans le futur d’on souhaiterait voir ou dans celui qui est le plus susceptible d’apporter une plus-value financière et des bénéfices ?

          • – achetez au nominatif bon’d’là !!!

            ……des entreprises assez internationalement diversifiées, pour échapper à la c… rie fiscale française qui ne les aide pas….

        • « On pourrait même supprimer un autre intermédiaire qu’est le CGP i ou pas i. »

          OUI ! Je suis d’accord.

    • Stratégie cohérente sauf si la crise amène une inflation importante voire une hyper inflation et là, votre argent ne vaut plus rien si vous n’avez pas pris la peine de le convertir (or, argent BTC, etc…)

      • L’inflation, c’est la hausse des prix. L’enjeu pour les entreprises est d’augmenter le prix de vente de ces produits afin de tenir compte de l’augmentation de ces prix de revient.

        L’entreprise qui y parvient réussit à maintenir son bénéfice.

        • Merci pour cette définition mais mon propos s’adressait à Eugène qui pourrait envisager de tout vendre pour racheter après « la crise ».
          C’est une bonne / cohérente stratégie SAUF si entre temps une hyper inflation fait que son capital d’aujourd’hui ne vaudra par exemple que moitié dans 5 ans .

  15. Et quand vous dites « directement », vous sous entendez quoi? Sans passer par un intermédiaire? (courtier banque etc..)

  16. si je comprends bien vous envisagez un scenario à la Chypriote ?

  17. VOUS nous faites schier à faire peur et inciter certains à vendre !

    • Monsieur Dalton, « chier » s’écrit sans « s ».
      Personne ne vous incite à vendre et si vous avez peur d’avoir peur, ne lisez pas ce blog, c’est aussi simple que ça !

  18. En me tenant un peu au courant de ce qui se passe sur les marchés je pense, comme Guillaume, qu’une correction se profile mais personne ne peut prédire le moment de cette baisse.
    Pour ma part je n’ai pas vendu en lisant les commentaires de Guillaume mais de ma propre initiative.
    Avec des hausses de 20 % sur mes économies en 2 ans j’ai pris mes gains et réduit un peu plus mon exposition aux actions tous en laissant 20 % de capital investi.
    S’il y aura une baisse sur ces 20 % je ne vais pas en mourir mais avec les 80 % mis en sécuritaire j’aurais de quoi réinvestir pour faire un levier intéressant une fois que la correction aura été faite.

    Il faut savoir prendre des décisions. S’il n’y aura pas de baisse prochainement et que la bourse yoyote ou monte encore un peu et avec les gains sécurisés je ferai toujours autant de gain que le livret A qui ne rapporte plus rien.
    Si comme je le pense la correction sera effective je réinvestirai petit à petit des sommes allant de 15 à 20 % du capital sécurisé en étant sûr qu’une remontée de la bourse me permettra de refaire du gain même s’il faudra attendre un peu…car la patience en bourse est une vertu primordiale.

    C’est une stratégie simple que tout le monde peut mettre en place. Il existe des OPVCM pour les actions USA, Européennes, les émergents, asiatiques, les PME etcc…idem pour les obligations.
    Il faut juste avoir un bon contrat d’A.V. souscrit en ligne (0% de droit d’entrée, 0 % de frais d’arbitrage) et être assez assidu pour se tenir un peu au courant des marchés et déterminer sur quelle classe d’actif il est opportun d’investir.

    Ensuite il faut choisir des OPVCM qui sont bien gérés mais les outils gratuits qu’on trouve sur le net tel qu’OPVCM365, Morningstar et d’autres permettent de bien suivre les OPVCM et de vérifier leurs évolutions dans le passé.
    Cela devient même une passion.
    Ensuite on peut aussi investir en direct sur des actions au travers d’un PEA mais j’ai remarqué que les conseils arrivent toujours quand le train est passé alors que les bons gérants auront su saisir les opportunités bien avant notamment pour ce qui concerne les PME-PMI..
    Et pour terminer j’ai toujours en tête l’adage qui dit que les arbres ne montent jamais jusqu’au ciel.
    Ceci dit je trouve que les articles publiés par Guillaume sont intéressants.

    • Les OPCVM dans le PEA ça marche aussi 😉

      Il y a des trackers WORLD, EUROPE, EMERGEANT, SMALL CAP, MID CAP. Bref de quoi couvrir à peu près toutes les topologies d’entreprises dans le monde entier.

      OC.

  19. Nicolas C says:

    Un titre racoleur + une vision un peu catastrophique de l’avenir = 50 réactions dans les commentaires et un peu d’audimat.

    • Et alors …. la peur, de tous temps, a toujours été plus « ressentie » par les humains que le paradis !
      Cela n’en fait pas pour autant (des peureux), des gens qui auront raison !

  20. julien bonnetouche says:

    Finalement c’est une question de choix. Et de faire le bon choix.

    Si vous pensez que la catastrophe est proche, alors le repli sur des valeurs défensives, terres, or et cultiver son potager, sont à privilégier.

    Mais si vous vous gourez, et que la crise ne vient que dans plusieurs années (disons 5 à 10 ans) alors vous perdez votre culotte !! (je parle d’argent naturellement, le temps restant de l’argent)

    Moi je crois que la crise viendra, mais pas tout de suite. Je crois que l’on a le temps d’investir avant.

    Tenir un discours plutôt que l’autre est une question de ressenti et aussi un peu d’expérience.

    J’ai l’expérience des discours alarmistes dans le passé, lorsque les soviétiques devaient envahir le monde par exemple. cela ne s’est jamais produit.
    La liquidation du crédit à la fin des années 70 non plus n’est pas arrivée.

    Tout cela ne s’est pas produit car à chaque fois le développement de l’activité économique a terrassé tous ces spectres (avec Regan à l’époque). Puis il y a eu 87 effectivement.

    Or nous sommes aujourd’hui, avec le développement mondial tel qu’il se présente, en présence que quelque chose de similaire , mais fois 10.
    Et en plus on a Trump qui est une sorte de Regan ..

    Alors oui après, ça finira surement par déborder, mais quand on arrivera à une certaine saturation des possibilité de développement, alors que les PER auront trop et mal anticipé le futur.

    Pour le moment j’ai l’impression que l’on a bien 5 ans devant nous : Trump devra se faire réélire dans 2 ans, et pour cela il ne doit pas y avoir de crise ; les chinois ont encore pas mal de monde à amener au standard de vie mondial ; les entreprises ont encore beaucoup de transformations à effectuer au niveau digital ; bref et aussi avec la mondialisation, on doit franchir une étape dans l’évolution du monde.

    Et puis il n’y a plus personne pour vouloir une guerre. Cela compte aussi.

    je reste conscient malgré tout qu’ un accident peut toujours se produire. Cela reste un pari.

    C’est mon sentiment pas plus. Et c’est aussi une question de chance. J’ai toujours eu de la chance dans la vie, alors je compte dessus..

    Je pense par exemple que nous aurons 6000 points sur le CAC dès que Trump décidera de mettre le couvercle sur sa guerre commerciale.

    Mais moi Michel, je ne cherche à convaincre personne.. Je suis égoïste, je ne m’intéresse qu’à mes sous à moi !

    @ Nicolas C ci dessus, oui d’accord, Guillaume, en agissant de la sorte, cherche avant tout à alimenter son blog en commentaires ; ça marche.

    • Bonjour Julien,
      Revenons un peu sur nos différences, juste un peu:
      « Et puis il n’y a plus personne pour vouloir une guerre. »

      Certes, personne de NORMAL ne veut la Guerre ! mais il n’y a malheureusement pas que des gens normaux et dans les gouvernants de cette planète aussi. Je pourrais en faire une liste importante tant dans les morts que les vivants, mais inutile, vous les connaissez aussi bien que chacun d’entre nous. La question importante est « qu’est ce qui amène à la guerre ? ». Il y a à mon avis 2 raisons principales:
      – Le pouvoir au sens large du terme : César, Napoléon, Hitler, EI, …
      – La révolte envers « soumission » et l’humiliation.
      Aujourd’hui le pouvoir est entre les mains de ceux qui ont la meilleure technologie militaire (US) et ceux qui voudraient s’y attaquer comprennent bien le risque d’être rayé de la carte en quelques heures. Cela maintient un équilibre, équilibre fragile cependant quand on voie la progression exponentielle des budgets militaires des « concurrents ».
      L’humiliation et les inimitiés portée par cette super puissance – dont le budget militaire de presque 700 Mds$ est de 3 fois plus important que la Chine et 10 fois plus que la Russie, respectivement 2ème et 3ème – font de plus en plus de mécontents et des alliances ANTI sont en train de s’opérer.
      Donc cela pour dire que la guerre dans les prochaines années, peut-être décennies n’est pas aussi improbable que ça !

      Quant à la chance ça n’existe pas pour le modeste scientifique que je suis, vous devriez vous cultiver sur le sujet. Ce que vous appelez chance, c’est tout simplement des concours de circonstances favorables. Cela ne peut éternellement durer, une mauvaise circonstance un jour, un mauvais « pari », un accident … et boum la chance disparaît !

      Si Julien, par le fait d’écrire dans ce blog, vous cherchez à convaincre à votre manière, comme chacun d’entre nous d’ailleurs. Remarquez que votre ton change quand quelqu’un se rallie à votre vision, c’est normal, c’est tout simplement humain.

      Quant à votre dernière remarque sur Guillaume, c’est effectivement son job de faire vivre son blog. Il est toutefois, me semble t-il, « trop partisan » d’une cause ou d’une autre, je veux dire en tant que gestionnaire du blog et non à titre personnel.

  21. et moi je prophétise que je mourrai un jour, mais pas encore maintenant, du moins je l’espère…..
    un commentaire en plus sur le blog, et d’une intelligence………

    • Ça vous fait une belle jambe pour votre patrimoine …. du temps de votre vivant et le cas échéant pour votre descendance !

  22. ma devise : tout bouffer

  23. oui, sodexo donc je resterai ultime actionnaire lol

    La France n’est pas l’ultime destination pour finir sa vie……..

  24. julien bonnetouche says:

    Michel,

    reprenons les arguments un par un :

    Pour qu’il y ait guerre il faut certes des gens belliqueux mais aussi de l’argent.Actuellement il y a quelques fanatiques mais qui n’ont pas d’argent :
    les iraniens, les turcs, le coréen du nord et c’est à peu près tout.
    les russes et les chinois n’ont pas de velléités agressives. ces derniers préfèrent le commerce.les russes la vodka.

    Et globalement plus il y aura d’échanges commerciaux donc plus d’argent à partager, moins il y aura de guerre. C’est comme ça !

    Peut être un jour y aura t il des guerres civiles du fait de l’excès d’immigration. Mais vous et moi ne seront surement plus là pour le voir.

    Maintenant la chance :

    Je ne vous citerai pas Napoléon sur le point de nommer un général, mais peut être que tout bonnement vous n’avez pas l’habitude de faire les bons choix ?
    Car c’est tout simplement cela « avoir de la chance ». « Avoir du nez » « saisir l’occasion au moment opportun ».
    Mais surtout il faut choisir en se disant  » à la louche, ça devrait marcher » !!
    Rien de scientifique là dedans, juste un tiers de savoir faire, un tiers de réflexion, un tiers de confiance en soi un zeste d’inconscience,

    Le blog,

    Je sais très bien que je n’arriverai à convaincre personne qui ne le soit pas déjà.
    Ce qui m’amuse le plus dans ce blog, (ou d’autres) c’est surtout que la majorité ne partage pas mes idées, souvent iconoclastes, et se contente d’un comportement moutonnier, parfois même  » lèche botte » vis à vis des théories énoncées par Guillaume, dont nous savons tous évidemment qu’il est là pour alimenter son blog.
    C’est pourquoi chaque fois qu’il est possible je les tacle. Je suis certain d’ailleurs que Guillaume en est ravi, car cela apporte un peu de couleur…

    • A peu près d’accord sauf:

      Dmitri Medvedev a dit que toutes nouvelles sanctions de la part de l’Amérique seraient considérées comme une déclaration de guerre ! (humiliation dont je parlais dans mon précédent message)
      https://www.lemonde.fr/europe/article/2018/08/09/affaire-skripal-moscou-compte-repliquer-aux-nouvelles-sanctions-americaines_5340932_3214.html

      Et bien ça si ce n’est pas belliqueux, quand par ailleurs les budgets militaires de la Chine ont augmentés de 423% en 16 ans et 239% pour la Russie !!!

      Quant à votre définition de la chance, c’est exactement ce que je dis: un concours de circonstances, avec lune d’entre elles qui est l’intuition, elle même développée par la connaissance, l’intelligence et l’expérience.

    • Sénèque says:

      « Il faut de l’argent » pour mener une guerre, certes.
      Comment Hitler a-t’il fait pour que l’Allemagne, suite au diktat de Versailles, l’hyperinflation, la crise de 29… devienne une telle machine industrielle de guerre ???
      Certainement en piochant dans les bas de laine de la seule bourgeoisie allemande ou en faisant marcher la planche à billets ???
      Ou plus vraisemblablement en recevant également des capitaux de l’Occident… (cf. http://www.historia.fr/parution/mensuel-669)
      Du coup, pour ma part, je ne vois pas dans vos propos une dimension iconoclaste, bien au contraire.
      Cordialement.

      • L’argent, les Chinois et dans une moindre mesure les Russes en ont des tonnes dans les réserves de change Occidentales notamment en Amérique et en réserve d’or ! et s’il faut faire la guerre pour le récupérer, il la feront mais sans s’attaquer au plus fort directement. N’oublions pas que sans l’Amérique, l’Europe ne fait pas le poids face à ces puissances précitées. Je n’ai personnellement pas trop confiance en l’Otan vu par D. Trump.
        Quant à Hitler, un mégalo qui ne respectait rien et surtout pas les accords, tout comme Napoléon, Louis xiv et autres César … c’est le propre des mégalos.

  25. Super

    Ils sont d’accord……

  26. Quelle chance donc….

  27. Notre époque est celle de l’information. Nous avons les moyens de nous informer en temps réel et à l’infini. Il y a quelques décennies , il fallait beaucoup plus de temps entre la source de faits et l’information divulguée.
    Cela a été possible dés lors que l’énergie , sous toutes ses formes , a pu être accessible par un nombre croissant de personnes.
    Tout mouvement est une source d’information ( rouler , voler , faire circuler les atomes , gérer des satellites ).
    Cette croissance de l’information a accéléré la soif des humains de vivre plus vite , plus loin , toujours plus intensément .
    Pour autant , la notion de progrès n’est pas synonyme de bonheur assumé.
    La vérité dans la gestion de patrimoine est multiple . Une règle : ne réaliser que ce que l’on comprend.
    Y a t il une montée des risques particulièrement en ce moment ? Financièrement je ne le crois pas parce que ce sont les riches et très riches qui en profitent le plus et leur intérêt est bien que la machine continue de fonctionner ( je veux dire la spéculation à moyen et long terme).
    Par contre je crains une accélération de conditions de vie dégradées pour les plus démunis , cela dû au réchauffement climatique . Ce réchauffement semble s’accélérer et pourrait entrainer une cascade de risques tels que crises sanitaires , mouvements spontanés de population , prise de conscience des plus démunis et émeutes. Les coûts sociétaux risquent d’en pâtir , en aurons nous les moyens ?
    Saurons nous remettre en question nos modes de vie trépidants en mode de vie de meilleure qualité et plus tranquille ?

    • LES NOTES DE DAMIEN THEILLIER

      Peut-on prévoir l’avenir ?

      Nous n’aimons pas l’incertitude, nous tentons par tous les moyens de l’écarter, de la dissiper. Pourtant elle fait partie intégrante de notre condition humaine. Et il arrive que certains hommes surestiment leur capacité à interpréter le réel, à anticiper le futur et à en maîtriser les risques. Qui sont-ils ? Ce sont les planificateurs : prévisionnistes économiques, universitaires, régulateurs, faiseurs d’opinion. Bref, ce sont les « experts ».

      Dans ses livres, Nassim Nicholas Taleb, philosophe et ancien trader, remet en cause les illusions confortables de ceux qui « savent ». Certains biais cognitifs les poussent à accorder trop de validité à leurs intuitions. Par ailleurs, les statistiques ne sont toujours pas pertinentes pour prendre une décision, notamment dans le domaine de la finance. Enfin, les experts ne « jouent pas leur peau », ils ne subissent pas les conséquences négatives de leurs décisions ou de leurs conseils.

      Selon Taleb, l’esprit humain souffre de trois maux :

      L’illusion de comprendre ou de savoir, dans un monde complexe et aléatoire.
      La déformation rétrospective, ou comment notre cerveau trouve des raisons logiques pour expliquer les choses rationnellement après qu’elles se soient produites. Par exemple, la chute de Lehman Brothers. Des commentateurs expliquaient après coup que sa faillite était inéluctable. On théorise facilement le passé mais on est incapable de prévoir l’avenir.
      La surestimation des informations factuelles en provenance des figures d’autorité et des personnes instruites (ce sont les « experts »).

      Faut-il supprimer les prix Nobel d’économie ?

      Plus la finance est mathématisée, plus elle inspire confiance. Mais selon Taleb, tous les modèles théoriques censés prédire l’avenir sont faux. Ce sont des instruments supposés scientifiques mais qui aveuglent plus qu’ils n’éclairent. Pourquoi ? La philosophie nous apprend que l’avenir est fondamentalement imprévisible. C’est pourquoi la statistique financière n’est pas une science, c’est du charlatanisme.

      En effet, les économistes commencent par se représenter l’économie de marché comme un système de concurrence pure et parfaite. Puis ils appliquent des méthodes d’ingénierie mathématique aux risques des marchés.

      Mais cette représentation fictive ne correspond pas à la condition humaine, caractérisée au contraire par l’incertitude et l’imperfection. La science économique en sort discréditée car elle apparait déconnectée de la réalité concrète. De plus les économistes sont aveuglés par leurs modèles théoriques et sous-estiment les risques à faible probabilité.

      Or les méthodes mathématiques de calcul des risques dominent les comités de gestion de risque des grandes banques. Ils sont convaincus de la pertinence de leur modèle.

      La crise financière de 2008, dite du crédit « subprime », en est 1’exemple le plus parlant. Fannie Mae et Freddie Mac sont des institutions de prêts hypothécaires soutenues par le gouvernement américain et employant de nombreux experts de la gestion du risque.

      Mais il y a un risque qu’ils n’ont jamais pris en compte, parce qu’il était faible : la baisse du prix des maisons. Or en quelques jours, ce qui n’avait que 0,5% ou 1% de chances de survenir s’est produit.

      Le problème est que le risque n’est pas seulement une affaire de probabilités mathématiques, c’est aussi une affaire d’expérience humaine et historique. Taleb reconnaît qu’il est difficile de faire comprendre à des intellectuels la supériorité intellectuelle de la pratique.

      Les cygnes noirs

      Ni la chute du mur de Berlin en 1989, ni l’apparition d’Internet, ni le 11 septembre 2001 n’ont été prévus par les experts. Ce sont des « cygnes noirs », dit Taleb (en référence à la croyance selon laquelle tous les cygnes étaient blancs, jusqu’à la découverte de l’Australie).

      Les cygnes noirs sont des événements :

      1° hautement improbables, aléatoires et donc inattendus

      2° qui ont des conséquences énormes, positives ou négatives

      3° que l’on cherche toujours à justifier rationnellement A posteriori

      La plupart des investisseurs sous-estiment la survenance possible d’un cygne noir. Ils expliquent systématiquement ce qui est déjà arrivé mais ne peuvent concevoir ce qui n’existe pas encore. Le bon investisseur est celui qui se prépare à ces événements très rares et pourtant d’une ampleur considérable.

      « Le vrai ou le faux n’a pas d’importance, écrit Taleb, car c’est de la croyance. Ce qui est réellement important ce sont les conséquences du vrai et du faux. »

      Il prend comme exemple ses collègues de trading, qui empruntaient pour acheter des titres tout en disant : « il n’y a qu’une chance sur un million que la valeur de ce que j’achète s’effondre ». En théorie oui, la probabilité semble faible. Mais en cas d’erreur, la conséquence est dramatique, c’est la faillite immédiate. Mieux vaut anticiper les événements les plus improbables et donc une ruine toujours possible.

      Comment survivre à l’incertitude

      Le problème du cygne noir est le suivant : il est impossible de calculer les risques d’événements rares et de prévoir leur apparition. En revanche, explique Taleb, nous pouvons mesurer la fragilité d’un système, c’est-à-dire sa sensibilité aux dommages causés par ces événements. Il est beaucoup plus facile de savoir si quelque chose est fragile que de prévoir un événement qui pourrait causer des dommages.

      Ainsi, vous êtes fragile si votre sensibilité aux cygnes noirs est maximale. Par exemple, si vous n’avez pas conscience de l’incertitude du monde, si vous êtes aveuglé par vos modèles de prévision.

      Au contraire, vous êtes « antifragile » si vous êtes capables de vous améliorer au contact des chocs, du désordre, de l’incertitude. Ce qui est résistant ou « robuste » supporte les chocs et ne change pas ; ce qui est « antifragile » s’améliore.
      Certaines choses se renforcent au contact des chocs et du stress : notre corps (à dose modérée), notre concentration et notre psychisme. Il existe même des contrats financiers antifragiles : ils sont explicitement conçus pour bénéficier de la volatilité des marchés.

      Sur le plan politique, des organisations décentralisées résisteront mieux que des Etats hypercentralisés et bureaucratisés. La Suisse est un exemple de la façon dont fonctionne une société antifragile. Son système fédéral, décentralisé, lui permet de mieux s’adapter aux besoins des citoyens.

      Sur le plan monétaire, Bitcoin est antifragile car il est également décentralisé et sa technologie s’améliore constamment au fil du temps.
      [NDLR : Bitcoin et les cryptomonnaies survivront mais comment discerner aujourd’hui les meilleures opportunités et les dominants de demain ? Découvrez ici comment transformer chque euro investi en bitcoin en plus-value.]

      Un modèle d’antifragilité : l’entrepreneur

      Si la société moderne veut progresser, dit Taleb, nous devrions honorer les entrepreneurs comme des preneurs de risques, avec autant de respect que nous le faisons pour les soldats. Tout comme il n’y a pas de soldat raté (même mort au combat), il n’y a pas d’entrepreneur raté (même ruiné). Ce sont des héros qui prennent parfois des risques suicidaires pour la survie de l’économie.

      Voici trois recommandations de Nassim Taleb :

      Méfiez-vous des plans, surtout produits par des fonctionnaires ou de grosses corporations. Les régulateurs, avec leurs pseudo-mathématiques financières, croient qu’ils vont nous protéger du risque et de l’incertitude. Ne sont-ils pas eux aussi des charlatans ?
      Ignorez ceux qui font des prédictions. Leur travail est futile, ne perdez pas d’énergie à les écouter.
      Faites plutôt confiance aux entrepreneurs, à ceux qui ont la pratique du risque et de l’incertitude. Ils ne mentent pas car ils « jouent leur peau ».

      En conclusion : comme un entrepreneur, pratiquez la prise de risques, les essais et erreurs, sans honte d’échouer et de recommencer. Vous deviendrez antifragile.

  28. Julien bonnetouche says:

    Iconoclaste dites vous ? Ce n’est pas grave si les pauvres sont très très pauvres du moment que les riches sont très très riches !!🤪. (Don saluste la folie des grandeurs)

  29. Ca recommence avec le réchauffement climatique………

    • Hé oui ! moi qui ai cru un instant qu’avec la démission de Hulotaxes, on allait avoir un répit
      sur cette « escroquerie » mondialisée !

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