Nous vivons dans une nouvelle ère du rendement zéro ! L’épargne n’est plus rémunérée. Il n’est plus possible d’espérer une revalorisation de son épargne grâce aux placements traditionnels. Si la question est délicate pour nous tous, il est une catégorie de la population pour laquelle cette absence de rendement est un véritable sujet : Ce sont les enfants.
En effet, l’épargne des enfants, ce sont les cadeaux d’anniversaire, les étrennes, parfois des cadeaux de Noël consciencieusement mis de côté par des parents qui ont à cœur d’offrir à leurs enfants un petit « pécule » qu’ils pourront utiliser pour se lancer dans la vie.
L’épargne des enfants, c’est parfois une épargne placée pendant 20 ans, sans aucune nécessité de se réserver la possibilité d’en disposer. L’épargne des enfants, c’est une épargne de très long terme par excellence.
Pourtant, force est de constater que l’offre d’épargne à destination des enfants n’est pas à la hauteur de cette perspective de long terme. Aujourd’hui, les parents peuvent placer l’argent des enfants sur :

– Un livret A dont le rendement à 0.75% est inférieur à l’inflation ;

– Un PEL au généreux rendement de 1% avant impôt de 30%, soit 0.70% net par année ;

– L’assurance-vie et la générosité du fonds euros qui devrait atteindre en moyenne 1% en 2019 net de prélèvements sociaux.

 
Historiquement, l’épargne des enfants, c’est l’absence de risque. Les parents refusent de prendre le risque de voir baisser la valeur des cadeaux de Noël de leurs enfants. Dans notre nouveau monde, accumuler de l’argent sur les Livrets A, PEL et les fonds euros des contrats d’assurance-vie est source d’appauvrissement pour les enfants.
Dans le nouveau monde, l’épargne sans risque ne rapporte plus rien (mais ça ne veut pas dire que l’épargne risquée rapporte). Ce nouveau monde est il durable ? C’est à craindre.
 

Mais alors, que faire pour l’épargne des enfants ? Quelles sont les alternatives ?

Face à ce constat d’une épargne sans risque qui ne rapporte plus rien, les parents doivent ils céder à l’idée qu’une prise de risque est indispensable pour espérer valoriser l’argent des enfants ?
Et c’est là qu’une difficulté majeure doit être levée. En effet, comme nous vous l’expliquions dans cet article « La gestion de patrimoine d’un enfant mineur. Quand demander l’accord juge des tutelles ? Quels pouvoirs des parents ? », l’article 385 du code civil précise que « l’administrateur légal est tenu d’apporter dans la gestion des biens du mineur des soins prudents, diligents et avisés, dans le seul intérêt du mineur ».
Qu’est ce que cela peut il bien signifier d’avoir une gestion « prudente, diligente et avisée » ? Est ce que cela signifie qu’il n’est pas possible de sortie du triptyque livret A, PEL et fonds euros d’assurance vie » ou qu’investir une part de l’argent des enfants sur les marchés financiers est envisageable dès lors que la part allouée à cet investissement est raisonnable ?
A mon sens, mais c’est une analyse qui n’est pas partagée par tous, cette prudence dans l’allocation d’actif ne doit pas interdire l’investissement sur les marchés financiers et conclure à la nécessité d’une gestion sans risque. La notion de prudence doit être appréciée au regard de la durée du placement réalisé par le mineur : Est il un risque d’investir en action pour un mineur qui ne disposera de ses capitaux que dans 15 ans ?  N’est ce pas, au contraire une gestion réalisée avec diligence que de diversifier sur les supports actions ?
En tout état de cause, cette prudence exigée limite les possibilités ; Les parents pourraient aisément s’en affranchir (au final, ils agissent dans l’intérêt de leurs enfants et pensent bien faire) au risque de devoir « indemniser » leurs enfants en cas de mauvaises décisions, mais trouveront ils une banques ou une compagnies d’assurance-vie qui assumera de prendre ce risque d’un défaut de conseil ?
Quels placements pourraient répondre à l’exigence d’une gestion « prudente, diligente et avisée » ?
 

L’assurance-vie Eurocroissance : Une épargne gérée avec prudence à long terme par une compagnie d’assurance-vie qui assume le risque.

L’assurance-vie Eurocroissance est une première offre d’épargne qui pourrait parfaitement répondre à cette exigence d’une gestion prudente, diligente et avisée. Il s’agit d’une gestion financière prudente, dont le capital est garanti à une échéance (pourquoi ne pas fixer la garantie aux 18 ans de l’enfant), et qui bénéficie surtout d’une gestion délégué à une compagnie d’assurance-vie qui assume le risque financier à la place de l’épargnant.
La notion de garantie du capital n’a pas beaucoup d’importance tant l’échéance lointaine limite l’utilité de cette garantie. En revanche, l’idée même d’une compagnie d’assurance-vie qui assume ce risque est porteur de sens : La compagnie s’engage dans une gestion prudente, diligente et avisée de l’épargne confiée par son assuré. Les intérêts de la compagnie et de l’assuré sont convergents (et c’est peut être du fait de cette convergence d’intérêt que les compagnies sont réticentes à commercialiser l’eurocroissance)
L’eurocroissance est une idée intéressante pour placer le capital d’un enfant à long terme. Le ratio rendement /risque doit être adapté pour recevoir l’épargne des enfants. L’assurance vie eurocroissance est une alternative sérieuse au fonds euros de l’assurance vie (cf »Assurance vie : Pourquoi l’euro-croissance va remplacer le fonds euros ?« ) même si dans un monde à taux zéro, il n’est pas raisonnable d’attendre un miracle (cf »Assurance vie : L’eurocroissance est la moins mauvaise alternative au fonds euros, mais … »).
Depuis son lancement, les performances de l’eurocroissance sont relativement satisfaisantes et confirment l’intérêt de cette nouvelle génération d’assurance-vie même si l’effondrement des taux d’intérêt explique une part non négligeable de ces rendements depuis 3 ans.
 

Investir en unité de compte dans un contrat d’assurance vie ou un PER

A défaut d’un fonds euros capable de générer un rendement attrayant à long terme, une diversification prudente sur des unités de compte pourrait être une solution attrayante.
Malheureusement, l’enveloppe assurance vie ne semble pas réellement adaptée à une gestion prudente du fait de l’importance des frais de gestion qui devront être payés par l’épargnant. Les frais de gestion du contrat d’assurance-vie représente ente 0.75% et 1% du capital épargné par année.
Ainsi, dans une gestion prudente, synonyme de performance prudente, ce pourrait être 25% de frais par an (1% / 4% de performance), sans compter les frais d’entrée, les frais de gestion de l’OPCVM et les frais de gestion sous mandat pour ceux qui souhaiteraient déléguer la gestion de leur contrat d’assurance vie à la compagnie d’assurance.
Bref, l’assurance-vie en unité de compte, c’est trop de frais pour une gestion prudente ! (cf »Assurance vie : avec 2.96% de frais de gestion, investir en unité de compte est rarement rentable »).
 
ps : Depuis quelques mois, l’idée d’ouvrir un PER pour les enfants semble être mis en avant par les vendeurs de PER (Plan Epargne Retraite) au motif qu’il est possible de sortir en capital pour l’acquisition de la résidence principale du souscripteur (c’est à dire des enfants); Néanmoins, notez que la sortie en capital est lourdement imposée à l’impôt sur le revenu et que la question de la lourdeur des frais de gestion pourrait, tout comme pour l’assurance-vie, anéantir les performances (cf »PER Bancaire ou PER Assurance-vie ? Quel Plan d’Epargne Retraite est le plus intéressant ? ») ; Bref, ce ne semble pas être l’idée du siècle (sauf pour la compagnie d’assurance-vie qui s’assure des frais de gestion à très long terme).
 

Investir sur les marchés financiers en achetant des actions sur un compte titre

La dernière solution est l’acquisition d’actions pour les enfants dans le cadre d’une véritable gestion passive. Il s’agit tout simplement d’ouvrir un compte titre au nom des enfants et d’acheter des actions en direct. L’objectif n’étant pas la spéculation mais la détention à très long terme de part dans le capital d’entreprises cotées et le réinvestissement annuel des dividendes distribués (cf »Bourse : Investir avec la véritable « gestion passive » pour tirer profit du dynamisme à long terme des entreprises ? »).
Il s’agit là d’une excellente stratégie de valorisation à très long terme d’un capital, qui sera néanmoins complexe à mettre en œuvre tant les banques et autres courtiers seront craintifs devant l’idée d’autoriser un parent à prendre des risques avec l’argent des enfants.
Notez qu’au 18 ans de votre enfant, il sera possible de lui ouvrir un PEA jeune. A quelques années de l’utilisation probable des capitaux (achat de la résidence principale, voiture) pour l’enfant, l’intérêt peut être limité.
 
 

Et vous comment placez vous l’argent de vos enfants ?

Besoin de nos conseils ? Découvrez nos offres et services :
Conseil personnalisé 
Bilan patrimonial
Accompagnement patrimonial
Livres / Formations 
Investir dans l'immobilier
Succession
Assurance-vie et gestion de patrimoine
Crédit immobilier 
Comparateur de crédit immobilier
Comparateur d'assurance de prêt
Expertise comptable 
Expert-comptable spécialiste
en location meublée et SCI

23 commentaires