Les négociations sont ouvertes entre le gouvernement et les compagnies d’assurance-vie pour lancer la grande réforme du fonds euros. La réforme du fonds euros est inéluctable tant la construction de ce merveilleux produit financier, qui assure garantie du capital, disponibilité de l’épargne et rendement élevé, est devenu bancale dans une période annoncée de remontée des taux d’intérêt.

Ce constat d’une rénovation nécessaire du fonds euros semble partagé par tous. A défaut d’une rénovation profonde, le fonds euros perdrait toute crédibilité au titre de produit d’épargne de long terme, et les épargnants ne pouvant plus espérer un rendement attrayant n’auraient d’autres alternatives que de retirer leur épargne.

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Au delà des questions fondamentales et philosophique autour de l’utilité réelle de cette épargne, dont l’accumulation ne répond plus aux objectifs premiers et se transforme en avarice, la péremption du produit d’épargne qui recueille la grande majorité de l’épargne des Français est un défi important auquel il convient d’être attentif tant les parties, et notamment les compagnies d’assurance vie jouent gros.

 

Depuis l’annonce d’une prochaine réforme du fonds euros, les discussions sont ouvertes entre le gouvernement et les compagnie d’assurance vie (qui parle au nom des épargnants ? – Personne), et déjà, on voit poindre des propositions diverses et variées dont il est difficile de comprendre l’utilité pour les épargnants.

Une réforme simple pourrait simplement consister à laisser les épargnants choisir entre :

  • Un rendement élevé et donc un fonds euros placé à long terme avec une garantie du capital à une échéance de 8 à 10 ans par exemple. Pour obtenir un rendement plus élevé, il faut abandonner l’idée d’une garantie du capital à tout moment (un capital qui peut rester disponible, mais dont la valeur n’est plus garantie mais soumise aux marchés financiers) – Nous sommes alors très proche du mode de fonctionnement d’un contrat Euro-croissance ;

 

  • Une disponibilité de l’épargne garantie à tout moment, et donc abandonner l’idée d’une épargne dont le rendement sera suffisant pour satisfaire les objectifs de capitalisation long terme de l’épargnant.

 

 

La Fédération Française des Assurances propose la création du fonds euros bonifiés sur le modèle de la participation aux bénéfices différée.

Ainsi, l’une des propositions du lobbying des assureurs ne consiste pas à remettre en cause la disponibilité du capital garanti à tout moment, mais de créer un nouveau support « Fonds euros bonifié » au sein de contrat multi-support (à côté du fonds euros et de l’euro-croissance).

Ce nouveau fonds euros bonifié conserverait les caractéristiques principales du fonds euros traditionnel (liquidité, disponibilité et garantie), une partie de importante de la rémunération du contrat ne serait versée à l’épargnant uniquement s’il conserve son contrat d’assurance vie plus de 8 ou 10 ans.

La participation aux bénéfices (= rendement du contrat), serait capitalisée et versée après 8 ou 10 ans.



On comprend l’intérêt des compagnies d’assurance vie pour un tel mécanisme : Les épargnants seront libres de retirer leur épargne… mais ne pourraient alors plus percevoir les intérêts capitalisés.

C’est un encouragement fort à l’épargne longue sans remettre en cause le marketing et la communication autour de la garantie du capital à tout moment.

 

Et si la réponse était ailleurs ? Quelle est l’utilité réelle de votre épargne (pour vous) ?

Il est évident que votre argent attire les convoitises.

 

Et vous dans tout ça ? Vous êtes vous déjà posé la question de l’utilité pour vous de votre épargne ?

Et si vous preniez vos responsabilités et deveniez entrepreneur de votre patrimoine. N’est il pas incohérent de conserver cette épargne accumulée sans objectif, sans utilité ? Bien évidemment, c’est rassurant, parfois grisant, mais fondamentalement, ne croyez vous pas qu’il serait plus utile d’utiliser cette épargne pour vous investir ?

Définition de l’épargne : Partie non consommée du revenu d’un agent économique, employée pour constituer un capital ; Action consistant à mettre en réserve une somme d’argent qu’on ne dépense pas ; économie (source : Larousse). 

Ainsi, épargner, c’est avoir un revenu supérieur à ses besoins et à son train de vie. Si vous avez cette chance, vous devez la saisir pour vous investir pour l’utiliser et en tirer de la valeur qui n’est pas toujours financière. L’accumulation de l’argent sur un produit d’épargne, sans objectif, sans ambition, n’est elle pas inutile pour votre projet de vie ? L’épargne ne doit elle pas être un moyen et non un but ?

 

Honoré de Balzac (Tours 1799-Paris 1850) ; Beatrix « Quand l’avarice se propose un but, elle cesse d’être un vice, elle est le moyen d’une vertu. »

 

N’oubliez pas mon analyse de long terme « L’épargne est une erreur, débarrassez vous en avant qu’il ne soit trop tard ! ».

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28 Comments

  1. Je ne pense pas que la majorité des gens puissent devenir entrepreneur. C’est un discours indécent si l’on regarde les faibles marges d’épargne et les compétences nécessaires. Vous-mêmes vous trompez régulièrement et êtes étonné des réactions des marchés.
    Forcement que si disposez de sommes importantes, vous pouvez prendre le risque de placements plus ambitieux, mais vous aurez le loisir de vous faire aider. Mais ce n’est pas le cas de la majorité. Qui peut s’investir en plus de son travail dans une activité entrepreneuriale et en analyser tous les risques? Quant aux conseilleurs, pour en avoir rencontré, ils proposent le plus souvent des produits pour lesquels ils obtiennent des primes et ne s’intéressent pas aux faibles sommes. Quels conseils trouverez-vous si vous épargnez 200euros par mois?
    On veut nous faire croire que le fond en Euro est une rente et culpabiliser les petits placements. Qui peut croire cela une fois retirées toutes les taxes diverses? La plupart du temps les gens préparent les coups durs et espèrent ne pas trop perdre avec l’inflation, genre livret A en plus étendu.
    Il faut surtout limiter les frais fixes des contrats et les conditionner partiellement aux résultats. Cela obligerait les compagnies a toujours travailler même sur d’anciens contrats.
    On paie ces compagnies pour être nos entrepreneurs.

  2. Bonjour,
    Dans ce débat pour une telle réforme, le principal intéressé, l’épargnant, n’intervient pas. Il sera donc forcément lésé et se retournera vers d’autres produits. Quant à la question très pertinente sur l’utilité de l’épargne, j’y vois 2 réponses:
    – transmettre
    – consommer
    Transmettre est de plus en plus taxé ce qui arrange les finances de l’état.
    Consommer c’est bien souvent entretenir le déficit du commerce extérieur ou investir dans l’immobilier, ce que l’état taxe aussi de plus en plus.
    Conclusion: qui est le grand gagnant d’après vous ?

    • – Transmettre ;
      – Consommer ;
      – S’investir dans la satisfaction de projets de vie présent ou futur ; Par exemple, la question de la résidence secondaire illustre parfaitement l’idée d’utiliser son épargne pour satisfaire un projet de vie non financier « Acheter une résidence secondaire, un investissement au rendement non financier inestimable »

      Ce n’est qu’un exemple comme un autre… La réflexion de base est simplement l’idée selon laquelle épargner pou épargner n’a pas d’intérêt.

      La question de la transmission est intéressante pour celui qui ne veut plus s’investir ou qui n’a plus de projet de vie à construire. Transmettre, c’est alors donner les moyens à la génération suivante de s’investir pour construire son projet de vie.

      • Parfois, on épargne parce que justement on ne sait pas de quoi demain est fait… ça sécurise dans ses autres projets et ça tranquillise l’esprit ! On est tellement en quête de sens partout que ça ressemble à un crime de ne pas avoir d’objectif…

        • Oui, vous avez raison. Merci de cette nuance.

          • Vous oubliez le fait que nombre de français épargnent pour leur retraite qui sera rikiki.

            • Pourquoi Rikiki ? Non, je ne crois pas. Qu’entendez vous par rikiki ? Savez vous par exemple que le taux d’épargne des retraités est de 20% environ ? Cela signifie qu’en moyenne les retraités épargnent à hauteur de 20% de leurs revenus, alors que la logique serait plutôt qu’ils consomment leur capital.

              • Vous avez raison de le préciser Guillaume, mais les inégalités sont énormes également chez les retraités. Je serais curieux de savoir quelle proportion de retraités épargne effectivement…
                Il faut également tenir compte des dynamiques au sein même des retraités, entre ceux qui débutent leur retraite en bonne santé et épargnent pour couvrir d’inévitables frais vers leur fin de vie…

              • parce que connu à l’avance et riquiqui, indépendant on paye peu de charges … ou plutôt on minimise … pour etre entreprenant … et investir. exemple j’ai milité au cdca pour payer moins de charges maladie … bref il me manque plein de trimestres … j’ai 65 ans et pas demain la retraite … de … 900 et des poussières … je ne doit pas être le seul ? … ( on éteient nombreux au CDCA ;-)) des sous j’en ai gagné … ( de temps en temps ) et mis de coté … pour les vieux jours … pourquoi pas ? … les PER les percoi !!! la les banque se gavent … des frais énormes … 130 € de percoi et autant de frais annuel … 130 placé ( par erreur … ) il y a plus de 10 ans … et en gros 130 € aujourd’hui ? … chercher l’erreur … en tout cas, merci pour vos textes … ca donne des idées … il manque juste le comptoir et un bon café … cordialement philippe

  3. Le meilleur deal avec les conseilleurs de tout poil serait de leur dire : « Faites moi gagner de l’argent, et je vous retournerai 25% des ces montants gagnés…mais si vous m’en faites perdre , alors c’est vous qui me compenserez mes pertes « .
    Vous verrez, il y aura beaucoup, beaucoup moins de prétendants. C’est pour cela que j’ai décidé de prendre ma destinée en main, en assumant mes pertes et en prenant mes gains…comme cela je n’ai qu’à m’en prendre qu’à moi-même et ne doit rien à personne.

    • Bonjour, ce qui suppose que vous maîtrisez outre la finance, le fiscal et le juridique.
      Ces deux aspects non maîtrisés vous font perdre ou gagner de l’argent…

      • C’est vrai mais inévitable dès qu’on dispose d’un peu d’épargne. Je rejoins tout à fait Bernadote et me méfie de la plupart des conseillers de tout poils

      • Je n’aurai pas l’outrecuidance de dire que je maîtrise tout ces domaines, mais cela m’intéresse… peut-être par nécessité, j’en conviens. Avec le temps, anticiper les évolutions de marché est devenu un jeu et essayer de les comprendre , une obligation; la fiscalité érigée en dogme, c’est à dire privilégier un investissement plutôt qu’un autre parce qu’il est fiscalement plus intéressant, c’est la meilleure façon de faire des bêtises; quant au juridique, il s’impose à nous car il est incontournable.

        • Là je suis moins d’accord avec vous. Pourquoi l’assurance vie est le placement préféré des français ? Il me semble que son attrait fiscale est la principale raison. Mais c’est en train de changer

          • C’est la preuve, que céder à une promesse fiscale est une erreur. J’ai le sentiment que tout ceux qui, il y a plus de 8 ans, ont souscris une AV, se retrouve aujourd’hui avec un catalogue de fond qui ne leur procurera pas suffisamment de profits pour surperformer l’inflation majorée de l’augmentation du PIB, leur K n’est plus préservé( en tout cas pour la grande majorité des contrats), il ne leur reste que « l’avantage fiscal » du placement à condition d’en optimiser ses rachats. Ce n’est pas une fin en soi.

          • @bernadote les marchés de demain, attendez, je vais jeter un oeil dans mon marc… 🙂
            @Gharbi »Placement préféré des français », formule journalistique. On leur a fait croire que c’était sans risque depuis des années, nous savons ce qu’il en est. Il y a bien d’autres solutions qui ont de nombreux atouts et avec des risques modérés. Encore faut il qu’on leur en parle et ce n’est pas le cas.Certains CGP s’y attellent avec succès quand on veut bien les écouter.

            • Vous pouvez préciser svp ?

            • @OPC: voila 2 ans que je m’intéresse à ce compartiment, je prends des risques quotidiennement sur les évolutions à venir à plus ou moyen terme, et croyez moi, mes résultats n’ont rien à envier aux solutions que proposerait un CGP à ses clients (peut-être en êtes vous un …du reste).

              • @ Gharbi A titre d’exemple et non de vérité
                SCPI en PP avec un écart de 10% max autorisé et la valeur des parts => automatique une revalorisation. Si ne plus cumulé avec un démembrement, le résultat est pas mal du tout. Du financier bien mené + une fiscalité nulle + du juridique bien conçu, il y a de quoi être satisfait.
                @bernadote, je ne doute pas de vos compétences, mon expérience me dit que sur le long terme, l’exercice devient vite périlleux….

                • Fiscalité nulle ? Avec des frais d’entrée de près de 10% (equiv aux FN) ?

                • Il faut être patient et discipliné, avoir de bons outils et se focaliser sur la vrai valeur des choses, et surtout ne jamais aller sur des vecteurs que l’on ne comprend pas. N’importe qui peut le faire

        • Vous êtes à coté de la plaque sur le juridique et le fiscal. Ce sont les seuls leviers d’économies ou de gains substanciels avec l’investissement direct en entreprise. Vous pouvez rester attaché aux placements ou à l’immobilier si vous le souhaitez et dans ce cas il n’y a pas grand chose à maîtriser n’importe quel CIF ancien prof de tennis ou de français peut vous aider sur ces sujets. En revanche, pour ce qui est du conseil juridique ou fiscal vous avez besoin d’un vrai CGP c’est-à-dire votre notaire, votre avocat, votre expert-comptable ou un CGPI ayant les mêmes qualifications de base.

    • C’est le cas aujourd’hui. Un CGP dont une partie de la rémunération dépend des encours va normalement tout faire pour que vous fassiez des gains. En effet, si votre encours diminue sa rémunération diminue.

      • Si je gagne , il gagne, …si ses conseils me font perdre, il finance toute ou partie de ma perte…c’est du gagnant /gagnant. Comme personne ne veut jouer, alors j’assume tout seul mes pertes mais heureusement plus souvent mes gains.

  4. Il y a des gens qui parlent pour l’épargnant. Après, est-ce qu’ils sont représentatifs…

    http://faider.org/images/Communique2018b.pdf

    • Précision : ils mettent le doigt sur le sujet le plus critique dans ce débat à mon avis, à savoir l’équilibre de Solvabilité 2 entre protection (via un matelas en capital suffisant) et risque (via un investissement croissant en actions susceptible d’apporter une meilleure valorisation).

      Il est évident que si les assureurs veulent conserver une identité au niveau de l’assurance-vie, il leur faut apporter une plus-value à leurs assurés qui n’est pas que fiscale, et la garantie du capital en est une. Que les assureurs puissent diversifier leurs placements via un assouplissement de Solvabilité 2, sans nouveau risque pour l’assuré, est à mon avis la meilleure réponse à ce problème.

  5. Si les droits de succession n’étaient pas aussi élevés, car on est très vite à 20% – les français – surtout d’un certain age hésiteraient moins à investir . Pour rappel à Madrid droits de succession de 0,34% et en suisse 450.000 FS sans droits !
    je ne parle même pas des français qui sont à 30 ou 40% de droits de succession !
    C’est une spoliation !

    • Très vite à 20% ?

      Avec l’assurance-vie (sujet du post de blog) vous avez 152 500 qui sont totalement exonérés *par bénéficiaire*… sans même parler des possibilités ouvertes par le contrat vie-génération, qui crée un abattement à la transmission de 20% avant même l’application de ces 152 500 € par bénéficiaire, en contrepartie d’un fléchage d’1/3 des versements vers l’économie sociale et solidaire ou les PME/ETI… Quelle spoliation effectivement !

      Le problème plus grave est qu’une très forte minorité peut à peine épargner ou investir, alors parler de spoliation en comparant avec des pays qui font du dumping fiscal pour améliorer leur compétitivité ou d’autres pays dont le niveau de vie est bien supérieur…

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