Bitcoinmania, Cryptomania,  ICOmania, la fin de l’année  2017 a été riche en rebondissements et une agitation sans précédent  s’est emparée des marché autour des crypto-monnaies et de la blockchain.

Faut-il tout balayer d’un revers de la main en le qualifiant de scam, de fraude ou de bulle ou filtrer cette boue souvent putride dans l’espoir d’y trouver quelques pépites ?

Nous allons essayer d’apporter notre réponse.

« Investir dans l’immobilier » : Un LIVRE et une FORMATION pour réussir votre investissement immobilier

J’ai écrit ce livre, non pas comme un livre, mais véritablement comme un outil qui doit vous permettre de vous former avant d’investir. Il est le résultat de 18 mois de travail de rédaction, mais surtout plus de 10 ans d’expérience, de conseils et de formations prodiguées auprès de professionnels de la gestion de patrimoine, notaire, expert-comptable ou d’étudiants.

Ce livre doit vous donner les moyens réussir votre investissement immobilier et ce, quelque soit votre niveau de connaissance et votre expérience dans l’investissement immobilier. 

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Rappelons toutefois ce qu’est une crypto-monnaie et prenons pour exemple le Bitcoin, la plus connue d’entre toutes, les autres comme l’ETHER n’étant que des déclinaisons de la première avec des paramètres techniques différentes.

Le Bitcoin est une monnaie sui generis dont à mon avis la définition la plus simple serait celle d’une monnaie fiduciaire dématérialisée, la garantie d’intégrité étant donnée non pas par une banque centrale mais par une communauté. Il ne permet pas l’émission de monnaie scripturale contrairement aux monnaies classiques, la preuve de propriété étant non une inscription en compte mais la détention de cette monnaie dans un porte-monnaie électronique  une « wallet ». De par ce fait, la masse monétaire est quasi-constante et n’augmente que par le processus de minage, l’endettement et le crédit n’augmentant pas la masse monétaire en circulation.

 

Ces crypto-monnaies reposent sur la blockchain.  Contrairement à une idée communément répandue que j’ai partagée jusqu’à ce que je me décide à fouiller, la blockchain n’est pas une base de données décentralisée. C’est un système de données distribuées ne pouvant être mis à jour que par des évènements, reflet de transactions, les smart contracts. C’est à tort que l’article français de Wikipedia la qualifie de bases de gestion de données distribuées, puisque la blockchain ne contient pas de données mais des évènements dont l’agrégation constitue un résultat. (L’article français sur la blockchain étant truffé de contre-vérités, j’ai mis en lien hypertexte l’article en Anglais qui lui est simple et fort bien fait, il contient certaines erreurs ou omissions mineures sur la genèse de la blockchain).

 

Un des mérites à forte connotation anarcho-libertaire est que la preuve de détention et l’authentification d’un évènement est faite non pas par un tiers certificateur (Banque centrale, Organisme de paiement…) le plus souvent  détenteur d’une base de données centralisée (Visa, MasterCard,…) mais par l’écosystème de la blockchain qui inclut l’implication de tous les nœuds actifs dans un réseau peer-to-peer. Mais le corollaire de la validation par l’écosystème est qu’il est indispensable que les caractéristiques d’un évènement et de tous les évènements qui concernent une chaînes soient publiques (Montant d’un transfert de fonds,…), c’est la notion « d’open ledger ». Il n’est pas certain que les fanatiques du BTC aient tous compris que leurs mouvements financiers sont ou ont été publics bien que l’émetteur et le destinataire soient anonymes, ni ne sautent de joie en le découvrant !

La confidentialité dans la blockchain est en fait le négatif de certains systèmes d’échanges d’information comme WhatsApp. Dans WhatsApp, les grandes oreilles peuvent savoir avec qui vous avez été en relation et quand mais ne peuvent avoir le contenu du message, ces mêmes yeux indiscrets peuvent savoir quelle transaction a été effectuée et quand mais ne peuvent savoir entre qui.

 

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La similitude d’une blockchain avec un journal comptable est parfaite. Chaque évènement affectant un compte fait l’objet d’un enregistrement, il est impossible d’annuler une écriture comptable sauf à la contrepasser car chaque écriture comptable est par principe intangible. La seule différence avec un journal comptable c’est qu’il n’y a pas de gestion de solde ni de report à nouveau, le solde étant recalculé à chaque opération par l’agrégation de l’intégralité de l’historique. Certes, par rapport à ce que l’on lit sur Internet sur la blockchain, la comparaison manque de glamour  et on est habitué à plus de bling-bling sur la blockchain nécessairement révolutionnaire !

 

La blockchain de type Bitcoin (Blockchain 1) en l’état actuel des choses est donc un système aux caractéristiques suivantes :

  • Interopérabilité.
  • Inviolabilité.
  • Possibilité de minage (Facultative).
  • Autorégulation et auto-authentification et certification en peer-to-peer sans l’intervention d’une base de données ou d’une autorité centrale.

 

L’inévitable alourdissement de la blockchain est patent, non seulement le poids des blockchains croit proportionnellement au nombre d’opérations puisque l’intégralité de l’historique est repris à chaque évènement, mais l’augmentation du nombre de participants, les nœuds, alourdissent aussi la validation consensuelle de chaque opération, rendant la blockchain exponentiellement consommatrice de puissance de calcul à chaque nouvelle opération.

La publicité des caractéristiques des transactions est par ailleurs un frein à sa généralisation.

 

Il y a donc finalement peu de domaines ou la blockchain est utilisable. De diverses expériences ou études sont menées :

  • Par certains pays pour la gestion du cadastre et de la preuve de propriété. La blockchain est parfaitement adaptée, puisqu’un d’un seul clic on pourrait avoir la preuve de propriété d’un bien immobilier et l’intégralité de l’origine de propriété. Mais il n’est pas certain que la blockchain apporte des plus suffisant par rapport à une base de donnée avec traçage d’historique centralisée ou éventuellement décentralisée et l’appétence d’un pouvoir politique à renoncer à maîtriser la gestion d’un cadastre me parait faible.
  • La gestion des connaissements maritimes (BL). Le domaine du transport maritime vit à l’âge du papier, celui qui détient physiquement le papier de connaissement est le propriétaire juridique et effectif de la marchandise indépendamment du chargeur et du client initialement mentionnés. Mais la publicité des caractéristiques de chaque opération de fret est un frein sérieux à son adaptation.

En fait en l’état actuel des choses la blockchain de type Bitcoin ne trouve malgré la fanfare qui la promeut que bien peu de domaine auxquels s’appliquer en dehors des secteurs financiers, mais il existe cependant des applications dans le monde réel avec des blockchain privées.

Elle aurait été parfaite pour la gestion des titres au porteur ou des bons anonymes mais ce n’est guère dans l’heure du temps !

Il faudra attendre la blockchain 2.0 qui devrait savoir pallier les inconvénients de la lourdeur et l’émergence de smart contracts encore plus intelligents, avec par exemple,  la possibilité de programmer un événement automatiquement  lors de la réalisation de certains autres événements pour la voir se développer.

Certaines technologies comme « bulletproofs » commencent à émerger afin de donner plus de confidentialité à la blockchain mais un consensus ne s’est pas encore dégagé.

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13 Comments

  1. Bonjour,

    Merci pour cet article très intéressant.

    Je ne sais pas si vous avez eu vent de cette histoire : l’entreprise Long Island Ice Tea Corp, une entreprise américaine vendant des boissons non alcoolisées, a récemment décidé de changer de nom pour Long Blockchain Corp.
    Ce simple changement a eu un effet immédiat en bourse, le cours de l’action de l’entreprise passant, en une seule séance, de 2,44 dollars à 6,91 dollars.

    Incroyable non ?

    Bien à vous,

    Géraldine

  2. Article intéressant à ceci prêt que l’Ethereum n’a rien à voir avec le bitcoin. Il ne s’agit pas d’une cryptomonnaie mais d’une plateforme décentralisée. Vous pouvez à la rigueur comparer cela au Appstore de Apple ou Google.

    Quant aux mega resources consommées, la blockchain de Bitcoin fait 2 Go au moment où j’écris. Ceci reste ridicule par rapport aux capacités actuelles et futures des disques durs.

    Saviez-vous qu’en 1914 l’armée française à refusé de fabriquer en masse des mitrailleuses au motif que ces engins consommaient trop de munitions ?? Apparement les Allemands avaient une autre analyse…

    De même, dans les années 80 beaucoup disaient que les ordinateurs étaient inutiles et ne serviraient qu’a stocker des recettes de cuisine…

    La véritable menace pour les cryptos c’est l’avènement des ordinateurs quantiques.

  3. OlivierSPb says:

    Exact, Ethereum est une plateforme vous permettant de générer une blockchain. ETHER est une monnaie. 2 Go ce n’est pas beaucoup en stockage, c’est beaucoup en trafic quand tous les nœuds de validation doivent se les échanger.
    Les ordinateurs quantiques permettront de miner plus vite, ce n’est pas une menace pour le Bitcoin, on se rapprochera encore plus de l’asymptote des 21 millions. C’est une menace pour les mineurs, à ce moment là, les investissements antérieurs vaudront 0 et la course à la puissance pour récupérer le max de bitcoins continuera mais avec d’autres outils…

  4. Nostradamus says:

    Bonjour,
    J’envisage de créer ma cryptomonnaie pour concurrencer le Bitcoin. J’ai les serveurs, la plateforme, les copains informaticiens et des partenaires à l’apparence sérieuse.
    Je lance donc le JOKECOIN.
    Qui veut placer ses économies ? Bon placement, plus values potentielles envisageables………..

  5. OlivierSPb says:

    Moi je pensais au SCAMCOIN. La seule crypto-monnaie totalement compatible SEC qui passe le Howey Test haut la main: elle ne sert à rien et ne vaut rien, mais je vous la vend très cher!

  6. Allez donc fouiller encore un peu.
    Cela vous évitera de dire des bêtises.

    « la blockchain n’est pas une base de données décentralisée.  »
    Bah non ca c’est vrai.
    « C’est un système de données distribuées ne pouvant être mis à jour que par des évènements, reflet de transactions, les smart contracts. »
    Ben non ça c’est faux. Cela ne concerne pas le BTC mais l’ETHER.
    Vous n’avez pas tout compris. Moi non plus mais je ne me permettrais pas d’écrire des articles sur un sujet que je ne maitrise pas complètement.
    En avez vous fait l’acquisition ?
    Surement pas sinon vous auriez d’autres points tels que les pb de sécurité de conservation, d’encombrements actuel des plateforme de trading, des arnaques ….
    Renseignez vous …

    • OlivierSPb says:

      Je crois que vous ne savez pas très bien lire. L’article ne traite pas du BTC ou autres ETHER mais uniquement de la blockchain. le BTC n’est mentionné que comme une application de la blockchain.
      Le fonctionnement de la blockchain se fiche complètement de l’encombrement des plateformes de trading et de la sécurité de vos précieux BTC. A la limite que des hackers vous pique vos précieux BTC ne fait que confirmer l’anonymat de la blockchain puisque vous êtes en général infoutu de les récupérer.
      Maintenant que votre plateforme de trading fonctionne bien ou mal, qu’elle conserve avec plus ou moins de sécurité vos petits BTC, tout le monde s’en fiche.

      • Rappel du titre : « Altcoin, blockchain, cryptomonnaie :  »

        Altcoin, cryptomonnaie ?? Et après cela tuy ne traite pas du BTC et autres ETHER

        J’espère au moins que ce n’est pas toi qui a écrit l’article cela te ferais une excuse
        🙂
        Non vraiment tu n’es pas sérieux.

  7. Pour un article du 04/01 cela ne me semble pas très à jour :
     » Fin 2013, le bitcoin avait passé le cap des 1.000 dollars avant de perdre près de 80 % de sa valeur au cours des mois suivants. Nouvel emballement début 2017 avec un bitcoin à 1.160 dollars, qui ensuite reperdu 20 % de sa valeur en quelques dizaines de minutes. Actuellement, le cours se situe aux environs des 865 euros. »

    La passage des 1000 € se situe début 2017. Et le cours actuel est > à 10 000 €

    WTF

    Pour qui veut voir : https://bitcoin.fr/cours-du-bitcoin/

    • Ce n’est pas la date qui est importante mais le principe de fonctionnement et d’utilisation du BTC, peu importe le cours.

  8. Ptitilouis says:

    Merci Guillaume,

    Ne pas oublier qu’une transaction Bitcoin est aujourd’hui :
    – lente
    – chère
    – énergivore
    Et que ce phénomène va s’accentuer avec les divisions à venir.
    Autre point, les plateforme d’échanges et Wallet sont moins sécurisés que la Blockchain elle-même donc il y a une certaine insécurité dans la détention de Bitcoin.

    Il y a de nouvelles solutions s’appuyant sur une architecture technologique Blockchain qui sauront vaincre ces obstacles. Si Bitcoin était tout simplement le Yahoo d’aujourd’hui en attendant le Google de demain ???

    NDLR :
    – HyperLedger pour les Blockchain privées et souple, performant et peu cher
    – Voir aussi les articles intéressant d’Hubert de Vauplane ou Gonzague Grandval sur le sujet

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