Le monde accélère au rythme des réseaux sociaux et d’internet. Tout va très vite ! Notification, mail, radio, TV, réseaux sociaux… Notre attention est constamment mobilisée par l’actualité et le temps court, à tel point que nous ne sommes plus capable pour nous projeter dans le temps long.

Cette accélération du temps est une catastrophe lorsque l’on évoque la gestion d’un patrimoine.

Un patrimoine est par définition une construction lente qui ne doit pas être polluée par des décisions dictées par l’actualité et le court terme. Il est alors indispensable de prendre le temps de réfléchir à la direction de long terme que l’on souhaite donner à sa vie et à son patrimoine afin ne pas trop écouter le bruit du court terme qui pourrait vous faire prendre de mauvaises décisions.

Tous conseils pour mieux gérer votre patrimoine dans nos livres et guides pratiques :

– « Investir dans l’immobilier » pour réussir votre investissement immobilier ;

– « Succession » pour optimiser votre succession et réduire les droits de succession ;

– « Assurance vie et gestion de patrimoine » pour utiliser toute la puissance patrimoniale de l’assurance-vie.

Cette vision long terme explique peut être le succès incroyable de l’investissement immobilier dans le cœur des Français. Investir dans un bien immobilier, c’est être capable de se projeter pendant les 10 à 20 prochaines années, mais c’est surtout une telle inertie à l’achat ou la vente, qu’il n’est pas possible de prendre une décision irrévocable dans l’excitation d’une conjoncture momentanée peu favorable. Impossible de vendre dans la précipitation après la lecture d’un article catastrophique sur une hypothétique baisse des prix de l’immobilier ou d’acheter 15 minutes après avoir regardé une vidéo sur le potentiel du grand Paris.

L’investissement immobilier est par nature un investissement de très long terme parfaitement adapté à la construction d’un patrimoine.

 

L’investissement dans les entreprises cotées ou non cotées devrait suivre cette même logique du temps long !

En effet, il existe plusieurs manière d’investir en bourse. Vous pouvez :

  • soit vous comporter comme un spéculateur, c’est à dire « parier » à court terme sur l’évolution future d’une action ou d’un marché et vous laisser emporter par votre capacité à gérer votre stress et vos émotions. C’est la bourse casino ! Vous devez alors y consacrer beaucoup de temps pour essayer de gagner contre le marché (et vous n’y arriverez pas). Cette gestion spéculative, c’est la gestion active qui consiste a essayer de tirer profit à court terme des incohérence de marché pour essayer de réaliser des plus-values à court terme.

 

  • Soit vous comporter comme un investisseur de très long terme, c’est à dire « parier » sur la qualité d’un entreprise et de son marché à très long terme (20 ans). Ne portant qu’un faible intérêt à la volatilité du cours de l’action (sauf pour réinvestir après une forte baisse du cours), votre gestion se limitera à vérifier, une fois par an, la persistance des qualités long terme de l’entreprise et de son marché.Investir à long terme dans une entreprise cotée, c’est la véritable gestion passive. Avec une telle stratégie passive, vous n’avez rien à faire, sauf attendre et laisser les dirigeants de l’entreprise travailler et réinvestir les dividendes dans l’entreprise.

 

Lorsque l’on investit dans telle ou telle entreprise à long terme, n’est il est contreproductif de regarder le cours de bourse tous les jours ou de suivre l’actualité de l’entreprise au risque de se laisser envahir par une émotion « vendeuse court termiste » qui pourrait priver l’épargnant de l’intérêt long terme de l’investissement en action.



J’ai en mémoire, un lecteur qui me contacte, il y a quelques mois en m’expliquant sa stratégie :

En 1992, il ouvre deux PEA sur lesquels il verse le maximum (92 000€). Avec cet argent, il investit dans des grandes entreprises du CAC40 (les entreprises qui lui semble en accord avec des convictions de long terme).

Depuis 1992, rien ! Il ne gère pas ses PEA et se contente de réinvestir les dividendes en rachetant les actions qui viennent de distribuer leur dividende.

Aujourd’hui, les deux PEA sont valorisé 800 000€ pour l’un et 1 000 000€ pour l’autre (une valorisation différente, car les actions ne sont pas les mêmes).

 

N’est ce pas là, la meilleure stratégie d’investissement ? Investir dans des entreprises solides, leader, sur des marchés porteurs à très long terme, en achetant des actions, réinvestir les dividendes.. puis faire confiance aux organes de direction de l’ entreprises pour valoriser le capital à long terme ?

Il s’agit là d’une véritable gestion patrimoniale de long terme qui permet de se dégager de la nuisance de l’actualité et de la psychologie de l’investisseur (et ce devrait être la seule qui vaille).

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35 Comments

  1. « Investir dans des entreprises solides, leader, sur des marchés porteurs à très long terme, en achetant des actions, réinvestir les dividendes »c’est de la gestion active non ? (par opposition à de la gestion passive indicielle)

    • Non, l’idée est justement d’investir dans une entreprise… puis la détenir passivement pendant 10 ans / 20 ans…

    • Une gestion active suppose une gestion active des lignes du portefeuille, c’est à dire l’arbitrage régulier des actions jugées trop chères pour la vente de nouvelle entreprise jugées peu onéreuse.

      La gestion active requiert un véritable investissement personnel (et beaucoup de chance).

      Au contraire de la gestion passive en direct qui consiste simplement à choisir quelques entreprises.

      • Richard ZERBIB says:

        La gestion active ne peut se faire qu’ à partir d’un capital au dessus de 100 000 euros , les rendements sont bien plus élevés (ainsi que les risques) , dans la gestion active il est essentiel de connaitre des outils de lecture de flow , identifier les stratégies des Traders haute fréquence ( un vrai Job en somme ).
        La gestion passive est aussi un travail passionnant mais avec des objectifs de rendements moindres , c’est à l investisseur de savoir ce qu’il veut .

      • OlivierSPb says:

        Il ne faut pas de chance pour choisir les bonnes entreprises et aucun investissement personnel pour les sélectionner? 😉

  2. Pourtant ça ressemble aux principes d’investissement de Warren buffet pour le quel il cherche à « investir pour toujours » et dans de bonne entreprise c’est les base de la gestion active

    • Warren Buffet utilise un processus de sélection basé sur une analyse fondamentale de la société (entre autre) ce qui ne semble pas être le cas du lecteur en question qui lui a opté pour la sélection d’un panier d’actions quel qu’il soit.
      Il est vrai qu’investir pour 15 ans mini et regarder les cours au jour le jour est quelque peut schizophrène… Qu’est-ce que cela donnerait si l’immobilier direct était côté comme les produits financiers?

  3. Bonjour,

    Le monde « accélère », je rajouterai qu’il « évolue » aussi fortement (technologie, innovation, mode de consommation, de transport, mobilité, priorités des nouvelles générations etc).

    Aussi, la sélection de titres pour un investissement long terme n’est-il pas d’autant plus périlleux ? L’entreprise d’aujourd’hui sera t-elle réellement celle de demain ? Celle-ci aura-t-elle réussi à prendre tous les « virages disruptifs » de son secteur et assurer sa survie ? Bien entendu, nous pouvons parier sur certains fondamentaux, faire confiance aux « entités morales » sélectionnées (et non aux personnes physiques en charge de la direction qui joueront aux chaises musicales sans aucun doute à un moment) … mais 10/20 ans … je suis sceptique; même en respectant la diversification chère à toute gestion financière. Une stratégie de veille, des gardes-fous et des arbitrages me semblent inévitables à un moment donné (oui 1* par an).

    Mais au final, est-ce réellement le travail d’un CGP(I) d’assurer la sélection de titres (même s’il en a les droits statutaires et les compétences) ? Et donc pour finir, n’est-ce pas là l’intérêt des sociétés de gestion et fonds (excluons le débat de l’indépendance dans ici) ? Société de gestion/fonds que le professionnel sélectionnera au regard des historiques des gérants, des univers d’investissements et autres indicateurs (il faut bien se baser sur quelque chose et la vérification annuelle sera de rigueur également).

    A mon humble avis, le CGP(I) – quant à la gestion financière d’un portefeuille – est gardien de l’analyse macro. et des choix qui en découlent; mais doit laisser la micro. à ses partenaires qui en ont fait leur spécialité. Il doit savoir s’entourer et développer l’interprofessionnalité au profit de ses clients.

    Qu’en pensez-vous ?

    Merci pour vos articles.

    • Il est interdit pour un CIF de faire du conseil en titres vifs. L’avantage du titre de vif est de limiter les intermédiaires donc les frais et donc la performance…

      Quant à la macro, cette dernière peut être contradictoire avec la micro. A mon sens le rôle du CGP est de déterminer une stratégie (structuration des enveloppes, sociétés ou non puis allocation d’actifs-immo, mob, puis stratégie de gestion – rebalancement etc…) basée sur les objectifs et contraintes… nous sommes bien loin des velléités des économistes et autres visionnaires du passé.

      • Il me semblait que délivrer le conseil sur titres-vifs était autorisé pour un CIF sans pour autant exécuter l’ordre. Tout du moins, dans le cadre de l’AV (hors-CIF dans ce cas); pour certains contrats par exemple.

        Pour le reste, je vous rejoins. Je rebondissais sur l’article, sous-entendant « macro » par « sélection des partenaires » et autres points que vous citez; toujours en considération des objectifs et contraintes de la stratégie définie pour les clients.

        (Cela n’empêche tout de même pas de conserver une vision économique du contexte dans le cadre d’une gestion purement financière; sans prétention visionnaire ou marcher sur les platebandes des voyant.e.s 😉 ).

    • Bonjour,

      Oui, vous avez raison, je ne crois pas que le rôle du conseiller en gestion de patrimoine soit de conseiller la souscription de tel ou tel titre. En revanche, cette analyse que nous venons de produire dans l’article est au coeur du métier de conseil.

      Ne pas évoquer la question de la détention de titres en direct me semble être une grave erreur de conseil. Aujourd’hui, tous le conseil est orienté sur la gestion active et l’investissement financier sur des OPCVM avec une vision malheureusement trop court terme, trop spéculative.

    • « Aussi, la sélection de titres pour un investissement long terme n’est-il pas d’autant plus périlleux ? L’entreprise d’aujourd’hui sera t-elle réellement celle de demain ? Celle-ci aura-t-elle réussi à prendre tous les « virages disruptifs » de son secteur et assurer sa survie ? ».

      C’est la raison pour laquelle, je crois pas qu’il faille investir dans des entreprises dont le modèle économique pourrait être bouleversé par les prochaines évolutions de la société.

      Par exemple, je crois qu’il faut être prudent autour de l’investissement dans des entreprises liées au pétrole et à l’énergie ou la téléphonie, musique, divertissement, distribution, ou média.

      N’êtes vous pas d’accord ?

      • Sur le fonds oui Guillaume, mais aujourd’hui qui le fait? Dans les faits dès lors que vous faites de la gestion collective vous déléguez et donc vous vous en remettez à la gestion du/des gérants. Ce que cherche la majeure partie de ceux qui font appel à un CGP c’est de ne pas s’occuper de leur investissement (ce qui est à mon sens une erreur, je rejoins Mr Spb mais c’est un autre débat). Celui qui n’est pas délégataire et s’occupe de ses investissement n’a pas besoin d’un CGP distributeur. A la rigueur il pourrait avoir besoin d’un CGP conseil sur la structuration… mais sur la sélection de titres, sur la stratégie quel il y a peu de CGP encluns à le faire (rémunération minime au regard du travail fourni…c’est aussi un autre débat) et peu de clients encluns à se voir facturer des conseils en la matière. D’ailleurs moults techniques sont disponibles pour qui veut faire un effort d’implication (daubasses.fr puisqu’il était question de Warren BUFFET supra…qui équivaut à la stratégie majeure d’un fonds flexible bien connu).

        • « Sur le fonds oui Guillaume, mais aujourd’hui qui le fait? ». C’est justement l’objectif de l’article que d’ouvrir de nouvelles perspectives.

          Perso, je le fais !

          Je cherche des entreprises :
          – Dont l’activité correspond à ma vision de l’évolution de la société ;
          – Qui sont leader sur leur marché ;
          – Dont le bénéfice est récurrent et stable et qui distribue un dividende régulier ;
          – Dont le PER n’est pas excessif (J’attends donc des phases de consolidation pour y investir)

          – Et, je ne cherche pas à vendre … sauf si ma vision de l’évolution de société ne me semble plus en accord avec le modèle de l’entreprise. J’y investit à très long terme, sans aucun recherche de spéculation à court terme, dans le meilleur des cas, je profite des baisses de marché pour renforcer.

          • Oui mais cela vous concerne, vous y mettez d’ailleurs de l’affect (ma vision de l’évolution de la société)… la finance comportementale tout un sujet! 😉

  4. Pour le coup, vous êtes à côté de la plaque avec cet article en affirmant que :
    gestion active = gestion spéculative.
    Pas du tout d’accord.
    Les valeurs mobilières sont mobiles. Il est logique de les gérer en prenant des bénéfices partiels, sans couper la ligne, et y revenir si les cours ont corrigé, ou non d’ailleurs.
    Et ceci, sans avoir envie de vendre et acheter tous les jours. Simplement gérer à long terme ses lignes et sachant que toutes ne s’y prêtent pas. Chaque action est différente et doit être travaillée différemment.

  5. OlivierSPb says:

    Tout à fait d’accord avec Patrick, la gestion passive ne veut pas dire gestion spéculative.
    Prôner l’immobilisme complet avec des titres vifs est aussi aberrant que de prôner l’immobilisme avec des unités de compte. De temps en temps, il faut réaliser des arbitrages et revoir les allocations géographiques et les allocations sectorielles.
    Par ailleurs personne ne peut prétendre qu’il n’y aura jamais de mauvaises nouvelles sur titre qui amènerait à un allègement ou au contraire de bonnes nouvelles qui amèneraient un renforcement.

    Et pourquoi se priver de toute spéculation?De temps en temps il y a des opportunités à saisir pour des spéculations assez pépères, notamment dans le cas des fusions. Prenez l’exemple d’Actelion. Lors des discussions avec les différents racheteurs à la mi-2016, le cours a monté mais s’est stabilisé suite à des difficultés dans les pourparlers, difficultés que l’on pouvait difficilement penser insurmontables et ce à un niveau de près de 30% en dessous du prix d’offres. Quelques mois de négociations ont fini par se déboucler heureusement permettant en fait une PV de 40%! Les investisseurs détestent les incertitudes, quand il y a une incertitude, par exemple, fusion demandant l’aval des autorités de la concurrence ou même de l’assemblée générale, il y a toujours une décote à saisir comme par exemple la fusion Bayer/Monsanto, Tesla/Solar City, etc. Il y a toujours une ou deux opportunités par an. Le spéculateur « père de famille » n’hésitera pas à les saisir.

    Dans valeurs mobilières, il y a mobile. Se confiner dans l’immobilisme est une ineptie!
    Je sais que le politiquement correct de ce blog c’est de faire de l’enculage de mouche en célébrant l’investissement, méprisant le placement et vilipendant la spéculation mais l’idée d’acheter des titres vifs pour ne jamais y toucher pendant 30 ans par définition est une sottise.

    • OlivierSPb says:

      Correctif au lieu de lire « Tout à fait d’accord avec Patrick, la gestion passive ne veut pas dire gestion spéculative. » lire « Tout à fait d’accord avec Patrick, la gestion active ne veut pas dire gestion spéculative. »

    • Mais une fois acceptée l’idée d’une gestion active de vos lignes, les émotions ne vont elles pas l’emporter et détruire la capacité d’investissement long terme de l’épargnant qui n’écoutera son intuition et vendra donc au plus bas pour mieux acheter au plus haut ?

      • OlivierSPb says:

        Bof, ce n’est pas parce que vous faites quelques mouvements par an que cela générera plus d’adrénaline que quelques arbitrages dans les UC de votre contrat d’AV.

        • C’est un état d’esprit. Dès lors que vous vous mettez en situation d’une gestion active, c’est à dire ouvrir la possibilité d’arbitrer selon la conjoncture, vous prenez le risque de vous laisser envahir par votre émotion, psychologie qui vous fera faire n’importe quoi.

      • OlivierSPb says:

        Et il ya des gérants de portefeuille qui peuvent le faire pour vous.

        • Mais ils faut payer les gérants pour au final constater que 90% des gérants ont une performance inférieure à l’indice de référence.

          • Ce constat que vous faites n’est pas juste.
            Hormis des fonds indiciels, l’indice de référence n’est jamais pur et s’apparente à un composite de ces indices de base, notamment pour les catégories à allocation d’actif :
            50% Msci Word – 50% ML global (indice obligataire) par exemple (cas fréquent).
            Ou utilise un mix d’indices qui ne sont pas médiatisés.
            Le CAC 40 doit être connu de pas mal de monde, mais qui connait le CAC Small ou le CAC Mid & small ?
            La performance globale peut alors s’éloigner des grands indices, surtout si un indice obligataire, ou l’Eonia sont pris en compte.
            C’est l’objectif du fonds qui compte, et là, il faut prendre un minimum de temps pour lire la documentation relative au fonds en question.

              • Un indice est une gestion active les valeurs changent

                • La gestion active c’est votre action sur tel ou tel indice en gros la manière dont vous appréhendez et un marché quel qu’il soit. Un indice n’est donc pas une gestion. Si vous achetez les actions du CAC 40 en respectant le poids de chaque titre dans l’indice et que vous ne faites rien cela s’apparente à de la gestion passive.

            • Le CAC est un indice moribond avec peu de transactions… Bref, ce qui ne me plait guère dans la gestion indicielle ce sont les volumes souscrits aujourd’hui. Peu de monde aborde la question du volume d’ETF/ETC (d’après Le Temps.ch >4 000 milliards $) au regard du volume des sous-jacents. Dès lors que les marchés prendront la tangente je serais curieux de voir comment les émetteurs qui sont les teneurs de marché vont assurer la liquidité…

              • Ces ETF sont tradés en majorité par des algo calibrés sur des modèles de risque et dès lors que le cadre est dépassé l’algo vend…ceci explique bon nombre de flash crashs.
                En épargnant que je suis j’aurais plutôt tendance à shorter ce marché pour couvrir mes positions longues…

            • Même les fonds indiciels ne sont pas purs ils concentrent les positions sur un échantillon représentatif de l’indice et concentre de fait les positions sur une faible diversification…ont est bien sur du physique et pas du synthétique.
              Quant au synthétique l’ETF possèdes des actifs qui peuvent ne rien à voir avec l’indice sous jacent et les complète avec des contrats de swap…et là j’aimerais connaitre la qualité de l’émetteur du contrat, le renouvellement des contrats fonction de l’évolution du portefeuile etc….

          • Si on délègue on paye…mais je pense que le prix est un faux problème. Nous devrions envisager je paye pour quel service ou pour quelle plus value? Payer comme le dit une récente, étude AMF/finance pour tous, 56% de la perf d’un OPCVM en frais revient à parler que de la moitié du problème… je suis provocateur pour l’exemple mais si les 44% permettent de répondre à mes besoins où est le problème? Vertueusement aller vers un 50/50 voir un 40/60 (pour l’épargnant) est à espérer mais nous y arriverons très certainement, il n’y a qu’à voir la baisse des frais depuis 10 ans sur la gestion collective.

            Après, comme je suis un sodomisateur d’arthropode invétéré et pour le plus grand plaisir de Mr SPB je renvoie ce dernier à l’étude de Brinson Hood et Beebower qui montre que que 75 à 90% de la performance totale provient du choix des actifs stratégiques+de l’allocation tactique (étude réalisée via la gestion des fonds de pension US dont le fonds Calpers) (https://www.cfapubs.org/doi/abs/10.2469/faj.v51.n1.1869). Cela revient à dire que la gestion du risque dans le temps (rebalancement, arbitrages…) ne compte que pour une partie largement moins significative « qu’on » voudrait le croire.
            Certes on pourra certainement trouver des études contradictoires. Pour ma part j’applique ce concept en plus de principes simples (réinvestissement des dividendes si je n’en ai pas besoin, détermination d’un horizon, versements programmés…). Souvent ce que je constate c’est le manque de stratégie, car aucun projet n’est attaché à la souscription de tel ou tel placement, puis de discipline…c’est aussi un autre débat.

            Etude AMF:
            1)https://www.lafinancepourtous.com/pratique/placements/produits-de-gestion-collective-opc/les-frais-des-sicav-et-des-fcp/

            2) http://www.amf-france.org/Publications/Rapports-etudes-et-analyses/Epargne-et-prestataires?docId=workspace%3A%2F%2FSpacesStore%2F016fd25c-b4e5-49c9-998e-0935ab62ff47

            3) http://www.amf-france.org/Epargne-Info-Service/Autres-infos-et-guides-pratiques/A-savoir-avant-d-investir/Reperes-utiles-sur-les-frais-des-placements-financiers

          • Pour rappel un indice est une gestion active, les valeurs du CAC 40 on bien changé depuis les années 80

  6. OlivierSPb says:

    Sauf quelques OPCVM ayant des objectifs très spécifiques, je suis d’accord avec la notion qu’il est aberrant de souscrire à un fonds dont le benchmark est un indice du type CAC 40, FTSE 100, SP 500.
    Effectivement comme GF l’avait fait remarquer dans un précédent billet, bien peu battent leur indice de référence et encore moins si on prend les indices de référence avec dividendes réinvestis.
    La faute n’en est pas nécessairement à l’incompétence supposée ou réelle des gérants mais aux frais de gestion. La plupart de ces OPCVM sont lourdement chargés entre 1,5% et 2% auxquels il faut rajouter entre 0,2 et 0,4% de frais divers (Conservation, gestion administrative,…) qui ne sont pas inclus dans les frais de gestion.
    Et bien évidemment la situation empire si on les inclut dans un contrat d’AV avec des frais de gestion entre 0,8% et 1,2% et des frais d’arbitrage typiquement de 0,6%!
    Avec de tels handicaps, vous n’avez quasiment aucune chance de faire une performance correcte, dans un contrat d’AV si vous cumulez tous les frais, vous dépasserez les 2?5% voire atteindrez les 3,5%, alors qu’avec des ETF et une banque low-cost vos frais de gestion vont de 0,15% à 0,45%. Sans compter qu’il existe des ETF bien gérés comme ceux de Paribas Easy qui battent très légèrement leur indice de référence.(Publicité gratuite!).

    Quant à la stratégie évoquée d’acquisition pour 30 ans de titres, elle me parait aberrante.
    Les exemples évoqués, s’ils sont vrais, font état d’une performance remarquable mais finalement sur la période pas si éloignée, bien que supérieure, à celle du CAC 40 NR.
    Donc ne nous laissons pas influencer par un cas d’espèce et ne tirons pas une règle générale d’un cas particulier.

    Vouloir conserver les même titres pendant 20 ans ou 30 ans me paraît personnellement une aberration.
    Il y a 20 ans voire même beaucoup moins les pétrolières avaient le vent en poupe et l’avenir semblait tout tracer. Aujourd’hui on peut les considérer comme valeurs de rendement mais comme valeurs de fonds de portefeuille c’est moins sûr.

    Il n’a fallu que quelques années à JM. Messier pour conduire au bord du gouffre la vénérable et supposée inébranlable Générale des Eaux, rebaptisée Vivendi. Un parcours similaire a été suivi par l’ex-incontournable Compagnie Générale d’Électricité pour n’être en Alcatel que l’ombre d’elle-même.
    La liste des exemples pourrait être sans fin.
    Donc prétendre savoir sélectionner ceux qui seront les « Blue Chips » dans 20 ans est d’une outrecuidance rare!

    Regardez l’indice CAC 40 à sa création. Qui aurait pu dire avec certitude s’il fallait choisir Accor ou Club Med? Qui se souvient encore de ce qu’était la CGIP? Pouvez-vous me dire sans tricher quels étaient les secteurs d’activité de Pechelbronn et de la Générale Occidentale?
    A l’époque d’excellentes valeurs comme Legrand étaient des valeurs quasi-inconnues, en tout cas étaient des small caps, alors que l’on est en bon droit de considérer que Legrand est aujourd’hui une valeur de fonds de portefeuille.

    Rééquilibrer un portefeuille tant au niveau des valeurs qu’au niveau des secteurs géographiques, prendre en compte les variations des taux de change, saisir des opportunités, pourquoi se priver de tout cela?

  7. Ok avec Ospb, il faut bouger le portif si cela est nécessaire, pas si on est mû par le désir.. de bouger !

    La référence aux fous furieux de MoiJMMEssier maître du monde et Tchuruk est pertinente.

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