Il y a 35 ans, l’investisseur en actions ne connaissait en permanence pas le cours des actions qu’il avait en portefeuille. Pour connaître le prix donné par le marché à ses actions, il devait prendre rendez vous avec son conseiller bancaire ou consulter les cours de la veille dans la rubrique « bourse » de son journal quotidien.

Pour vendre ou acheter une action, l’investisseur de long terme devait à nouveau se rendre dans sa banque et remplir un formulaire papier d’ordre d’achat ensuite transmis informatiquement par le conseiller bancaire (lorsqu’il avait le temps). La spéculation était difficile tant le temps d’arbitrage et le passage d’ordre était compliqué.

Aujourd’hui, nous sommes en permanence devait l’écran de l’ordinateur à consulter l’évolution à la seconde près des cours de bourse. Passer un ordre d’achat ou de vente est tellement plus facile et moins onéreux que nous sommes tentés de le faire à chaque instant. Il est quasi impossible de résister à la tentation de la spéculation. Les investisseurs de long terme n’existent plus ou du moins ce sont de rares exceptions tant il est facile de céder au plaisir du jeu qu’est la bourse casino.

Pourtant, investir en action n’est pas une affaire de spéculation et de capacité à jouer aux arts divinatoires. Investir dans le capital d’une entreprise en achetant des actions, c’est croire à la capacité de l’entreprise à générer toujours plus de bénéfices à long terme ; Investir dans une entreprise, c’est faire confiance au modèle économique, aux salariés de l’entreprise pour générer toujours plus de profit à long terme.

L’investisseur en action ne s’amuse pas à deviner l’évolution du cours d’une action à court terme ; L’investisseur en action sait être patient et laisser l’entreprise démontrer sa capacité à générer des bénéfices dans toutes les configurations de conjoncture.

Le spéculateur pari sur l’évolution du cours de bourse à court terme. L’investisseur pari sur l’évolution de la valeur de l’entreprise à long terme. C’est là une différence majeure !

Depuis le 31/03/2020, nous avons lancé une nouvelle expérience qui vise à vérifier l’opportunité d’investir à long terme dans le capital des entreprises. Nous avons donc initié un portefeuille modèle dont nous suivons l’évolution mensuellement.

Mois après mois, nous ne faisons rien ! Nous nous contentons d’observer l’évolution du cours des actions sélectionnées et réinvestissons les dividendes versés. A long terme, nous espérons obtenir un rendement proche du CAC40 dividendes réinvestis :

 

Sur les 32 ans du graphique, cela représente un rendement actuariel de 8.50% ! Cela signifie que celui qui aurait investi 100 000€ en 1987, serait aujourd’hui à la tête d’un patrimoine en actions de 1 360 666€ (après le crash de la crise du coronavirus et tous les autres crashs boursiers depuis 1988).

C’est vraiment pas mal pour un investisseur de long terme qui se contente d’attendre et de ne rien faire. Pourtant, le plus difficile est justement de ne rien faire et de ne pas se laisser tenter par la spéculation.

Ne rien faire est un combat de tous les jours. Celui qui croit pouvoir faire mieux en vendant au plus haut, puis rachetant au plus bas, doit savoir qu’il surestime probablement ses capacités !

 

Rapport de performance du portefeuille de l’investisseur passif au 28/07/2020

Voici donc la performance du portefeuille de l’investisseur passif au 28/07/2020 soit 4 mois après l’investissement.

 

 

Libellé

Cours

Var./1er janv.

PER N-1

PER N

Div. N

Rendement N-1

Prix de revient

Perf. en %

139.650 +10.66% 29.223 28.366 2.766 +1.941% 112.600 +24.023%
139.650 +10.66% 29.223 28.366 2.766 +1.941% 115.500 +20.909%
31.180 -17.69% 9.909 23.796 1.700 +5.412% 27.530 +13.258%
59.840 -19.03% 15.777 17.256 2.100 +3.457% 57.120 +4.762%
149.250 +1.84% 39.945 38.880 0.722 +0.480% 132.900 +12.302%
10.830 -24.79% 10.403 14.368 0.561 0.000% 9.450 +14.603%
114.750 -15.50% 25.740 51.250 1.343 +1.943% 99.420 +15.419%
285.600 +8.18% 36.809 40.297 4.250 +1.492% 246.300 +15.956%
70.480 -2.97% 21.036 26.914 1.340 +1.904% 57.580 +22.404%
10.385 -20.85% 10.431 10.174 0.700 +6.579% 11.210 -7.360%
33.210 -9.01% 9.439 15.517 1.160 +4.142% 21.450 +54.825%
89.120 -0.56% 14.826 15.207 3.212 +3.547% 80.510 +10.694%
100.650 +10.00% 18.643 26.169 2.550 +2.571% 79.220 +27.051%
57.760 -45.33% 11.474 36.289 0.350 +4.814% 59.480 -2.892%
26.140 +9.05% 24.867 34.995 0.170 +0.839% 19.400 +34.742%
32.390 -32.87% 8.183 33.004 2.589 +8.370% 33.570 -3.515%
19.620 -17.25% 18.365 25.032 0.700 +5.089% 19.730 -0.558%
78.840 -17.96% 13.643 27.645 1.640 +3.841% 73.000 +8.000%
78.840 -17.96% 13.643 27.645 1.640 +3.841% 71.880 +9.683%
Il s’agit bien évidemment d’une performance exceptionnelle qui trouve son origine dans cette décision prise le 31/03/2020 de créer se portefeuille modèle alors même que nous étions au cœur de la crise du coronavirus.
Nous nous sommes contenté d’appliquer froidement l’adage « Acheter au son du canon, vendre au son du clairon » et depuis nous nous contentons d’attendre, percevoir les dividendes et puis résister à la tentation de nous croire plus fort que le hasard.
Voici l’historique des opérations passées depuis le mois dernier :

Date

Libellé

opérations

Qté

Cours €

Frais

Montant

+/- Values €

2020-07-14 Dividendes 88.00 2.10 0.00 +184.80
2020-07-03 Dividendes 20.00 3.85 0.00 +77.00
2020-06-29 Dividendes 148.00 0.68 0.00 +100.64
2020-06-23 Dividendes 2.00 1.25 0.00 +2.50
2020-06-23 Dividendes 69.00 1.25 0.00 +86.25

A suivre.

Besoin d’un conseil ?

Vous rêvez d’un conseil en gestion de patrimoine qui n’a rien à vendre à part ses conseils ? Ça tombe bien, c’est notre métier !

Qu’il s’agisse d’une simple question ou d’un audit complet de votre situation patrimoniale, nous sommes en mesure de vous accompagner au gré de vos besoins et de vos projets de vie. Pour bénéficier de nos conseils, trois solutions :

 

 

L’assistance patrimoniale – Une solution rapide et efficace pour bénéficier de notre expertise pour gérer votre patrimoine ou trouver les réponses à vos questions fiscales, juridiques, financières. L’assistance patrimoniale, c’est un rendez vous téléphonique d’une durée moyenne de 45 minutes à 1 heure pendant laquelle nous travaillons ensemble sur votre situation patrimoniale – Un service au tarif unique de 89€ TTC –

 

Découvrir en détail notre offre d’assistance patrimoniale

 

Nouveau ! L’accompagnement patrimonial PREMIUM– Un abonnement mensuel pour bénéficier à tous moments des conseils de votre conseiller en gestion de patrimoine indépendant ! – Un service proposé au prix de 350€ TTC / mois (sans engagement de durée – 1 mois, 3 mois, 6 mois, 10 ans, c’est vous qui choisissez pendant combien de temps vous avez besoin de nos conseils).

 

Découvrir notre service d’accompagnement patrimonial

 


32 Comments

  1. Guillaume G. says:

    Bonjour Monsieur Fonteneau,
    Je pensais que vous auriez évoqué le record de valeur atteint par l’or hier (1 945 $ l’once), certes en valeur absolue seulement (non retraité du coefficient d’érosion monétaire moyen sur la période considérée, i.e. non retraité de l’inflation) ; mais tout de même, cela méritait d’être remarqué.
    Ce d’autant qu’en bourse, les actions de société aurifères ne sont pas en reste (+30% depuis mars sur le fonds Amundi Actions Or en UC adossées à des contrats d’assurance vie).
    Pour le reste, votre article relance le sempiternel débat investissement (long terme) / spéculation (court terme).
    Autant comparer des serviettes et des torchons.
    Chacune de ces activités est respectable en soi.
    Pour ma part, j’ai choisi l’investissement car je n’ai pas le temps de trader, c’est une activité à temps plein.
    Cordialement,

  2. Bonjour Monsieur Fonteneau,
    je trouve qu’il est étrange de se référer au CAC pour un stratégie on ne fait rien alors que le CAC varie régulièrement dans sa composition et sa pondération.
    Qu’en pensez vous ?

  3. Article très intéressant et plein de bon sens, j’y rajouterai une règle que vous n’avez pas appliquée.
    Il est préférable d’investir progressivement plutôt qu’une grande somme d’un coup.
    Vous l’avez dit et vous avez raison, on ne peut jamais savoir si le timing pour acheter ou vendre est le bon, c’est pourquoi l’achat progressif et régulier me semble bien plus judicieux que miser d’un coup une grosse somme.

    • Philippe30 says:

      Regardez les hauts et les bas sur une période d’un an permet d’avoir une vision de l’action.
      ensuite une forte baisse sera suivie d’une hausse mais pas à la hauteur de la baisse dans ce cas nous sommes sur du spéculatif très court terme avec des figures en W.

      Prendre le train en marche quand ça remonte sur du long terme est clairement très compliqué car on ne sais jamais où se trouve la manipulation.

      Certaines actions ont des historiques de hausses et de baisses réguliers avec des cycles faciles à percevoir pour les bio c’est la roulette russe sans infos précises

  4. julien bonnetouche says:

    Bonjour,

    spéculer est une affaire de professionnels qui d’ailleurs se trompent également souvent.
    Mais ils sont les mieux placés pour le faire.
    Le danger pour l’amateur, est de prendre les choses à cœur, de s’angoisser et de s’affoler, et donc de se tromper.,

    Prendre une décision d’achat ou de vente induit une décharge d’adrénaline, il ne faut pas la renouveler trop souvent, et seulement quand la situation parait en valoir la peine.( trop de hausse ou trop de baisse manifeste)

    Franchement moi qui achète et vends de temps en temps, je déconseille la spéculation à ceux qui veulent dormir tranquille !!!!

    • @Julien bonnetouche
      Les décisions d’achat doivent privilégier avant tout les valeurs avec une espérance de progression des bénéfices, car certains secteurs délaissés en raison d’un contexte défavorable peuvent rester atone durant plusieurs années.
      Autre facteur d’importance : le choix du point d’entrée, car dans un marché fortement orienté à la baisse sur le moyen terme, toutes les valeurs sans aucune exception peuvent être affectées par un décrochage massif !(voir les kracks précedents,notamment celui des TMT des années 2001-2003, où le « solide » Air Liquide était descendu à 50 € !)

      il va de soi que rater ses points d’entrée représente donc une erreur fondamentale trop souvent passée sous silence et pouvant remettre en cause la stratégie souvent conseillée des investissements régulier pour « lisser » les fortes baisses de long terme,qui peuvent dés lors ne jamais être compensée,en dépit du versements des dividendes sur une longue période de plusieurs décennies !

  5. Tiens, très interessant. Le cac était à 1000 pts en 87, il a donc multiplié par 5 en 33 ans. Néanmoins, en réinvestissant les dividendes, on a donc multiplié la mise par 13 en 33 ans sans rien faire, beau pactole. Surtout que compte tenu de l’inflation, le pouvoir d’achat de 655000 Francs en 1987 ( 100 000 euros) est le même que celui de 168 000 Euros en 2019 , soit une multiplication de seulement 1,7. Ah, si j’avais su……. !!!! 😉

    • il aurait été interessant de faire le même calcul en partant de 2001, quand le cac était à presque 7000 points, pour voir, si c’est vraiment exact que l’on ne peut jamais perdre à long terme en réinvestissant les dividendes…..

      • Philippe30 says:

        +1 , les dividendes sont une bonne chose mais il faut les coupler avec des opportunités pour doper son cash management
        On constate une plus forte stabilité sur les actions à dividendes réguliers ce qui les rend plus sûres mais moins spéculatives.
        Je joue sur la spéculation pour augmenter mes capacités d’achats d’actions à dividendes

  6. Philippe30 says:

    Amusant de commencer un portefeuille début 2020 après le chaos boursier enregistré et les baisses importantes qui se retrouvent en partie lissées depuis quelques semaines.

    La tendance à aller vers le dividende est une bonne chose par contre quand la plus value à la revente atteint plusieurs années de dividendes inutile de continuer à conserver le titre.
    C’est juste de la bonne gestion sachant que la probabilité du titre à repartir à la baisse est forte après une hausse importante.

    S’accrocher à ses dividendes sans tenir compte de la hausse est un hérésie de gestion.

    2voquant souvent le cas de Total avec 4 dividende annuels avant Mars le titre oscillait entre 38 € et 50 € , j’ai souvent fait des achats vers 38-40 pour des reventes vers 50 €.
    Ce qui n’empêche pas de revenir quand il repart à la baisse , suis je pour autant un spéculateur ?
    Non il s’agit de faire tourner la trésorerie disponible au mieux.

    Depuis le début de l’année , les occasions de plus value sont très importantes , j’ai soldé plusieurs positions au début de cette semaine car Aout n’est pas une bonne période et on ne sais pas ce que donnera Septembre donc autant prendre les plus values.
    Ceci dans les secteurs de la banque et de l’assurance ( Axa , CNP , BNP , Credit Agricole , Société générale ).
    Les gains ont été réinvesti dans des actions US qui tournent bien en terme de dividende et j’ai conservé un matelas de réserve pour la rentrée.

    Si c’était mieux avant sans rien en tout cas maintenant il faut être actif et surveillé car certaines cotations peuvent partir très vite à la hausse ou à la baisse.

    Les moyens de communication et d’informations ont évolué en vitesse donc il me semble logique que l’approche se doive d’être plus rapide de la part des investisseurs sans pour autant qu’ils puissent être montré comme des spéculateurs.

    La spéculation vient des robots qui passent des ordres sur des millièmes de secondes puis les retirent afin d’influer le marché.
    Le petit boursicoteur travaille sur quelques minutes le temps de passer son ordre et sur des volumes infimes par rapport aux fonds donc il faut essayer de suivre la tendance et sortir avant que les tirs de barrage fassent plonger une cotation.

    Une action qui perd 50 % doit reprendre 100 % pour retrouver sa valeur initiale et combien de petits porteurs scotchés sur des baisses de cotation qui ont suivi une démarche attentiste et se retrouve à perdre des opportunités car avec un portefeuille dans le rouge pour plusieurs mois ou années.
    Je connais cette problématique et je trimballe des actions dans cette situation , certaines biotechs ont évoqué dans des communiqués covid 19 et hop ce fût un feu de paille qui m’a permis de sauver des meubles mais pas encore pour toutes les actions en rouge foncé.

    « Un bon tien vaut mieux que 2 tu l’auras…. »

    • Guillaume G. says:

      Bonjour Philippe30,
      Pardonnez-moi mais, au-delà de votre exposé passionné, il me semble que vous nous entraînez dans un faux débat.
      L’opposition distribution de dividendes / valeur vénale de la société distributrice n’est en effet qu’un leurre.
      Tous les économistes vous expliqueront que les sociétés qui ont une politique de distribution de coupons agressive perdent mécaniquement en valeur de cotation à chaque distribution.
      Vous l’avez d’ailleurs certainement remarqué vous-même dans votre portefeuille titres.
      Cela est au demeurant fort logique puisque la société, en distribuant ses résultats, entame son actif net (capitaux propres), c’est-à-dire le noyau dur de sa valorisation.
      Aussi n’est-il pas préférable de percevoir plus rapidement et régulièrement le fruit de son investissement boursier sous forme de coupons plutôt que l’essentiel d’un seul coup mais à un horizon lointain (plusieurs années voire plusieurs décennies plus tard) ?
      Cordialement,

      • Philippe30 says:

        C’est certain mais les actions de qualité à dividendes remontent assez rapidement après le détachement.
        C’est aussi la perception qu’en ont les investisseurs.

        • Guillaume G. says:

          Juste.
          Précisément parce-que dans l’esprit des investisseurs, la notion de valeur de rendement prend ici largement le pas sur la valeur patrimoniale de la société émettrice.
          Suivant le principe que la société vaut essentiellement ce qu’elle rapporte (et surtout ce qu’elle rapportera probablement) aux actionnaires sur un horizon donné, et nettement moins ce qu’elle a accumulé (en termes de richesses, de patrimoine) par le passé.
          Cordialement,

          • Philippe30 says:

            Je connais ce discours sur la valeur des entreprises mais autant je peux quantifier la valeur d’un bien immobilier par rapport à son emplacement et son état autant pour une entreprise nous sommes dans le flou absolu pour un investisseur.

            Les modalités de détermination par le PER , EBITDA etc sont des indicateurs qui ne prennent pas en compte la subjectivité et les variations de la bourse.

            Je n’ai jamais été adepte de la valorisation d’une entreprise car je ne suis qu’un petit acheteur d’action et je n’ai pas la prétention de racheter une entreprise donc ses bilans ne intéressent pas.
            Je regarde l’historique des cotations , les avis , les projections possibles et ensuite je me fais mon idée avec le recul de l’expérience.

            On ne sait jamais trop comment une entreprise évoluera dans le temps , je préfère prendre les gains au vue des fluctuations boursières

            • Guillaume G. says:

              Certes, mais l’on ne peut évoluer très longtemps sans casse dans le brouillard, simplement au jugé et à l’intuition.
              Aviez-vous liquidé votre portefeuille titres juste avant la crise du Covid en réalisation une forte plus-value puis, quelques semaines plus tard, avez-vous reconstitué votre portefeuille à prix cassés ?
              Cordialement,

              • Philippe30 says:

                Non pas de liquidation car les actions détenues n’étaient en plus value mais j’ai profité de cet épisode pour recharger sur des bancaires , assurances qui ont positiver depuis Mars.
                Pour le reste une bonne moitié des actions étaient sur des fonds US qui ont plongé mais sont bien remontés depuis.

                Bref même en naviguant dans le brouillard , je profite d’une éclaircie pour lofer au plus près afin de profiter des meilleurs vents.

                Par contre rester toujours avec la même direction et la même voilure n’empêche pas d’être dans le brouillard

                • Guillaume G. says:

                  J’aime votre pragmatisme et votre abnégation, Philippe30, et j’admire le brio avec lequel vous avez su manœuvrer pendant la tempête de février/mars.
                  Néanmoins, ne risquez-vous pas, à continuer de naviguer ainsi dans la même direction et dans le brouillard, de finir par échouer sur un récif ?
                  Cordialement,

                  • Philippe30 says:

                    Certains récifs font rêver tels les massifs coralliens , s’y échouer est le rêve de nombreux rentiers…

                    Je vous rassure je ne suis pas dans la brouillard , je m’adapte et quand c’est nécessaire soit je laisse la ligne reprendre de la vigueur quitte à couper celle -ci sans gain sinon je continue à percevoir les dividendes et quand la hausse est significative j’arbitre.

                    Même avec tous les calculs possibles l’imprévisibilité des réactions de la bourse est telle que faire des plans n’apportent rien.

                  • Le récif risque en l’occurrence d’être conséquent car il n’apparaît pas encore dans les radars de la torpeur estivale, même s’il peut être logiquement envisagé ,or la psychologie de masse montre que ce qui n’est pas visible ne peut exister dans quelque domaine que ce soit !

    • L’exemple du pipoteur boursier comme de nombreux pipoteurs immobiliers sur ce site :
      « 2voquant souvent le cas de Total avec 4 dividende annuels avant Mars le titre oscillait entre 38 € et 50 € , j’ai souvent fait des achats vers 38-40 pour des reventes vers 50 €. »

      Avant Mars, le titre oscille davantage entre 40 et 46. Donc tes reventes à 50, elles sont exceptionnelles et d’autant pour tes achats à 38 « j’ai souvent fait des achats vers 38-40 »

      Le souvent doit signifier 2 fois 🙂

      • Philippe30 says:

        Intéressant de parler sans avoir rien à dire…

        Pensez ce que vous voulez mais je connais le sujet aussi bien en immobilier qu’en bourse pour gérer des biens locatifs ,des CTO , PEA et 1 CTO en société IS depuis pas mal d’années.

        Ceci avec un recul suffisant pour en vivre et je n’ai aucune formation à vendre , ni rien à prouver , je donne mon avis sur le sujet immobilier ou bourse

  7. Guillaume G. says:

    Bonjour Philippe30,
    Pardonnez-moi mais, au-delà de votre exposé passionné, il me semble que vous nous entraînez dans un faux débat.
    L’opposition distribution de dividendes / valeur vénale de la société distributrice n’est en effet qu’un leurre.
    Tous les économistes vous expliqueront que les sociétés qui ont une politique de distribution de coupons agressive perdent mécaniquement en valeur de cotation à chaque distribution.
    Vous l’avez d’ailleurs certainement remarqué vous-même dans votre portefeuille titres.
    Cela est au demeurant fort logique puisque la société, en distribuant ses résultats, entame son actif net (capitaux propres), c’est-à-dire le noyau dur de sa valorisation.
    Aussi n’est-il pas préférable de percevoir plus rapidement et régulièrement le fruit de son investissement boursier sous forme de coupons plutôt que l’essentiel d’un seul coup mais à un horizon lointain (plusieurs années voire plusieurs décennies plus tard) ?
    Cordialement,

    • Philippe30 says:

      Votre message s’est doublé mais je vais apporté une réponse complémentaire.

      J’ai profité de la baisse lors du Brexit 2016 pour acheter de nombreuses actions que j’ai revendu ensuite pour récupérer la plus value , j’ai fait de même cette année avec la crise sanitaire.

      J’ai eu et j’ai encore des biotechs qui me plombent malgré le fait que j’ai pu en revendre certaines qui ont flambé de manière injustifiée car un article de presse mettaient le mot covid dans une déclaration.

      Hormis ces boulets , je m’oriente au maximum sur les actions à dividende , ce que j’ai fait en Mars 2020 sur les bancaires , assurances.
      Bon pas de dividendes en 2020 mais pas grave elles allaient forcement remonter.
      J’ai soldé plusieurs lignes avec des + 40 % à + 60 % en début de semaine.
      Je repris des actions US à dividende qui tournent entre 12 et 15 % avec versement mensuel et surtout celles qui ont conservés les versements avec les montants de Janvier et Février sans faire de coupure et avec une vision jusqu’à Septembre.
      Une bonne partie sont décotées même si certaines ont repris 50 % depuis Mars.
      J’ai pu baissé mes PRU sur certaines US.

      Voilà donc c’est une stratégie opportuniste basé sur une base de versement de dividende mais si une action prend une forte hausse alors je préfère revendre , prendre une part du produit de la vente pour recharger une action à dividende qui a baissé.
      Avec le reste je vois si je peux élargir à une autre action à rajouter.

      Le fond de la stratégie est les actions à dividende mensuelle ou trimestriel et la revente si la hausse produit 4 à 5 ans de dividende.
      Ceci pour revenir dessus ensuite avec analyse des graphes et historiqsues

  8. Plusieurs commentaires
    Le débat sur les dividendes est vieux comme le monde. La distribution de dividendes ne crée pas de valeur. C’est un pur leurre, une illusion.
    Si l’objectif est de reproduire un indice, il est bien plus simple d’acheter le dit indice que de s’embêter à créer un portefeuille.
    Bien a vous

    • Philippe30 says:

      Les indices sous forme de tracker , ETF n’ont pas les performances que vous pouvez obtenir en direct car ils sont assujettis à des frais de gestion.
      Tout dépend du temps dont vous disposez pour la gestion boursière.

      Personnellement j’apprécie d’apprendre , d’anticiper et de voir l’évolution des cotations suivants les perceptives envisagées.

      • Oui sauf que 0.3% de frais de gestion pour détenir tout l’indice est plus abordable dans un ETF à quelques dizaines d’euros que d’acheter chaque action pour détenir l’indice.

    • Guillaume G. says:

      Bonsoir Monsieur Perrot,
      Vous êtes-vous intéressé à la notion d’actif incorporel économique et au principe qu’il sous-tend, savoir qu’une société vaut ce qu’elle rapporte à ses actionnaires ?
      Autrement dit, vous êtes-vous déjà intéressé à la méthode d’évaluation DCF (Discounted Cash Flows), qui a valu un prix Nobel d’économie à son inventeur dans les années 70 ?
      La démarche consiste à évaluer une société sur les revenus futurs (dividendes) que rapportera une société à ses actionnaires et à les actualiser à une date t donnée (ex : horizon à 5 ans) puis à ajouter la valeur dite terminale de l’entreprise établie sur son taux de croissance en supposant une politique de distribution constante sur une période tendant vers l’infini (formule de Grodon et Shapiro).
      Imprégnez-vous de cette méthode et vous comprendrez à quel point la valeur d’une entreprise est étroitement corrélée à sa politique de distribution de dividendes.
      Cordialement,

      • Guillaume G. says:

        Erratum : lire bien sûr ci-dessus  » Gordon  » en lieu et place de  » Grodon « .
        Cdlt,

      • Gaullame G,
        Quand on mobilise les économistes dans un débat, autant le faire correctement et avec un peu d’humilité…
        La notion d’actualisation des flux pour pour la valorisation d’un actif financier a été formulée par Irvin Fischer en 1930.
        Gordon et Shapiro ont simplement développé le concept en proposant une formule permettant d’évaluer le cours d’un titre à partir de ses dividendes, et cela avec une hypothèse forte, leur croissance régulière.
        Cela ouvre une première question: comment évaluer un titre qui ne distribue pas de dividendes?

        Mais le débat ne se trouve pas au niveau de l’évaluation, mais au niveau de la création de valeur: une entreprise qui distribue des dividendes crée-t-elle de la valeur?
        Cette question a été formalisé par Modigliani et Miller (qui eux ont eu un prix Nobel) et ont formulé en 1961 le théorème d’irrelevance des dividendes. Aujourd’hui, c’est un consensus général.

        Alors pourquoi les entreprise distribue-t-elle quand même des dividendes? Principalement pour trois raisons: car cela plait à des investisseurs qui sont myopes de la non création de valeur, car ils en sont conscients mais cela leur permet une gestion passive de leur portefeuille, car la fiscalité est parfois plus faible que celle du rachat d’action.
        Mais est-ce que cela les rend plus riche? La réponse est non…

        • François C says:

          Le paiement de la dividende ne correspond-elle pas au paiement de la location de l’investissement ?
          En contrôle de gestion cette rémunération est un des facteurs important de détermination de la rentabilité du produit, du site, de l’entreprise, …., En revanche sa redistribution, ou non, relève d’un aspect décisionnel stratégique entre communication, développement, …..

  9. pour suivre

  10. bonjour

    suivre

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*

 

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

NewsletterInscrivez vous gratuitement à la lettre du patrimoine