Alors que la rentrée 2020 s’annonce délicate tant sur le front sanitaire que sur le front économique, les banques devraient être tentées :

  • De baisser les taux de crédit immobilier pour attirer les quelques meilleurs profils d’emprunteur … …
  • … dans une tendance générale à l’augmentation des taux pour faire face à la hausse des risques liés à la crise du coronavirus et la nécessité d’augmenter les marges dans un contexte de baisse des volumes.

Les banques sont des commerçants comme les autres. Les banques doivent prêter de l’argent pour réaliser une marge et donc espérer réaliser un bénéfice. Depuis 2017/2018, les banques se sont lancées dans la guerre des volumes. Les banques avaient alors facilité les conditions d’octroi de crédit immobilier afin de réaliser des volumes suffisants pour compenser la faiblesse des taux (et donc des marges).

Depuis la fin de l’année 2019, la guerre des volumes est terminée sous l’impulsion de la banque de France et plus précisément du HCSF. Plus question d’accorder des crédits immobiliers à tous ! Dorénavant, les banques doivent être plus restrictives et ne peuvent plus accorder de crédit immobilier lorsque le taux d’endettement du candidat emprunteur dépasse 33% sur 25 ans.

Depuis le début de l’année 2020, les banques doivent donc augmenter leur marge d’intérêt pour compenser la baisse du volume exigé par la banque de France. C’est la raison pour laquelle les taux de crédit immobilier ont augmenté au cours du premier trimestre 2020.

Avec l’arrivée de la crise du coronavirus, la donne se complique encore un peu plus pour les banques. La crise économique que nous vivons fragilise la situation budgétaire de nombreux ménages. Les banques se doivent d’être encore plus restrictives dans leur analyse risque. Elles ne doivent pas prendre le risque de prêter de l’argent à un emprunteur qui sera au chômage dans 6 mois ou du moins, si elles accordent le crédit, le taux d’intérêt devra refléter ce risque nouveau.

Ainsi, pour ce mois d’Août 2020 (et ce devrait être également le cas pour la fin de l’année), nous pourrions observer :

  • Des baisses de taux de crédit immobilier pour les profils les plus sécuritaires pour les banques (fonctionnaires, CDI dans un secteur non touché par la crise, …) ;

 

  • Des hausses de taux de crédit immobilier et une plus grande difficulté à obtenir un crédit immobilier pour tous les autres. CDD, intérim et secteurs touchés par la crise (tourisme, aéronautique, restauration, …) pourraient être quasi exclu du marché du crédit immobilier.

 

 

Barème des meilleurs taux de crédit immobilier pour Août 2020

Ce barème est la synthèse des meilleurs taux délivrés par notre comparateur de crédit immobilier, un outil gratuit qui vous permet de comparer les meilleurs taux entre plus de 100 banques : Accéder au comparateur de crédit immobilier

 

Durée du crédit immobilier – Août 2020 Taux immobilier « Excellent » Taux immobilier « Très bon » Taux immobilier « Bon » Taux immobilier « Standard »
7 ans 0.40% 0.70% 0.75% 0.80%
10 ans 0.50% 0.85% 0.90% 0.95%
15 ans 0.75% 1.01% 1.10% 1.10%
20 ans 0.95% 1.20% 1.30% 1.30%
25 ans 1.19% 1.41% 1.65% 1.60%

 

PS : Il s’agit là de taux de crédit immobilier sans assurance emprunteur. L’assurance de prêt est obligatoire si vous voulez obtenir votre crédit immobilier. Vous pouvez la souscrire auprès de votre banque ou auprès d’une compagnie d’assurance extérieure. Vous êtes libre de choisir, et cela malgré la pression commerciale de votre banquier qui voudra vous imposer l’assurance emprunteur proposée par sa banque. Lorsque vous comparerez les tarifs, vous comprendrez pourquoi 😉  – Cf « Comparateur d’assurance emprunteur »

Mais l’assurance de prêt, ce n’est surtout pas qu’une question de prix, c’est aussi et surtout une question de garantie. Vous êtes nombreux à ne pas pouvoir emprunter à cause d’un refus d’assurance de prêt parce que vous êtes (ou avez été) malade (VIH, cancer, diabète, …), souffrez d’obésité ou avez plus de 60 ans. Rien n’est perdu, il vous faut persévérer car des solutions existent comme nous vous le détaillons dans cet article « Quelles solutions face à un refus de prêt immobilier à cause de l’assurance emprunteur ? ».

 

A suivre.

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21 Comments

  1. chysalide says:

    je ne comprend pas ces taux, moi il y a un mois j’ai demandé a plusieurs banques un prêt de 13000 euros pour des travaux sur une maison secondaire, toutes étaient au même taux, 5,62 assurance comprise, meilleur durée, la banque postale 14 ans
    comme si elles s’étaient donner le mot, exactement même taux au dessus de 5%
    donc oui je me pose des questions, et oui les réponses c’est que les taux faibles c’est quand on demande des petites sommes à payer en peu de temps, ou emprunter de grosses sommes sur moins de 25ans donc pour des revenus « aisés » ou métier sans risque

  2. Guillaume G. says:

    Bonjour,
    Hormis quelques cas désespérés, l’ADI reste accessible mais à des montants de primes élevés.
    Ce qui risque d’augmenter un peu plus les situations de taux usuraire et, de facto, d’écarter plus de dossiers de demande de prêts.
    Pas de miracle, donc.
    Cordialement,

  3. Tout est très bizarre, les banques sont plus restrictives, les personnes physiques ont eu une baisse de revenu à cause du covid, de nombreuses personnes ont perdu leur emploi, des centaines de milliers d’autres sont plus près de la porte que de l’augmentation, et pourtant, on nous serine que les ventes immobilières sont là, soit ( rien de surprenant après 2 mois de blocage total, rattrapage..), mais ce qui me semble incroyable, c’est que les prix semblent être en augmentation partout en France, (même à Paris, alors que les riches étrangers qui y font habituellement monter les prix ne peuvent même pas venir). Je dois bien admettre que j’y perds mon latin.

    • Si baisse il y a, il est trop tôt pour le voir dans les chiffres. Pas avant la fin de l’année.

    • Je partage votre sentiment sur la situation actuelle.
      Nombre de personnes dans mon entourage proche s’empressent de placer leurs liquidités dans la pierre (recherche de la valeur refuge) en sus de leur portefeuille boursier.
      Des zones géographiques très prisées (comme c’est déjà le cas) vont profiter d’autant plus de ce phénomène que d’autres verront s’accroître leur appauvrissement.
      Des disparités patrimoniales de plus en plus criantes risquent de se faire jour et augmenter de fait le sentiment d’inégalité et d’injustice présent déjà chez beaucoup de français.
      Voilà pourquoi je doute fort, quant à moi, que les prix augmentent et augmenteront partout en France.

    • Guillaume G. says:

      Bonjour,
      Il n’y a rien d’anormal avec l’immobilier ; il y a un effet d’inertie.
      De nombreuses transactions actuelles étaient déjà dans les tuyaux avant le confinement et le gros de la casse sociale ne fera que commencer à l’automne.
      De plus, de nombreux propriétaires préféreront, dans un premier temps, renoncer à vendre plutôt que de trop baisser leurs prix.
      On pourrait donc assister d’abord à une (probable) baisse du nombre des transactions dans les mois qui viennent puis à une baisse des prix du fait de la baisse du pouvoir d’achat et de la capacité à s’endetter.
      En résumé et à mon avis, il ne faudra pas s’attendre à un effondrement brutal ni même de grande amplitude des prix de l’immobilier mais plutôt à une baisse nette des transactions mais pas avant la fin de l’année, suivie d’une baisse en pente douce des prix.
      De plus, en province, la plupart des prix constatés avant la crise n’étaient pas excessifs vs le coût de la construction à neuf des immeubles ; autrement dit, dans ces zones, pas de véritable bulle immobilière donc la baisse des prix devrait être limitée.
      Cordialement,

  4. Les prix ne baisseront pas en IDF, surtout pour les maisons, car nombreux sont ceux qui vont rechercher plus d’espaces à vivre pour avoir un jardin et pouvoir faire du télétravail ailleurs que dans sa cuisine/salon si celui-ci tend à devenir la norme (2 jours par semaine).
    En Province les prix sont « normaux » hormis les zones tendus près des côtes, mais dès qu’on s’éloigne de quelques km les prix sont corrects.

  5. Le tour que prennent ces échanges me font penser à ceux que nous avons eu il y a un an sur le même sujet, dans un billet de GF. Il faudrait que je le retrouve, ce serait amusant.

  6. Les prix dans les Hamptons s’envolent du fait de la demande des familles aisées new-yorkaises post-Covid.

  7. chrysalide says:

    il ne faut pas se faire d’illusions, et je le dis depuis le confinement!! tout va changer, des structurations importantes vont se mettre en place, et soutenir les entreprises s’est bien, des clients c’est mieux!!!!!!!!!!!!
    bien sur les français vont dans un premier temps consommer du français (quand ils pourront) mais les priorités vont se faire sentir dès l’approche des fêtes (et si on a pas de nouveau un confinement)
    quant au reste du monde………..eux n’auront peut être pas la chance d’être soutenu par leur gouvernement, et donc vont tenter d’autres approches, dont nous, si on continue à les aider à outrance, (j’ai discuté avec un sdf trentenaire et sa compagne « en France on a rien si on a pas au moins deux enfants!!! »)
    les deux / trois grandes puissances du monde sont au ralenties et par conséquences il va falloir qu’on se protège pour ne pas être trop impacté!!………….
    laissons nous être inventif, créateur, lâchons du lest sur les taxes et impôts divers, a mon avis il n’y aura que de cette façon que le système commercial sera relancé, les grosses entreprises du cac 40 ne donnent pas du travail elles en enlève au gré de leur bilan comptable pour ne pas payer (ou moins) d’impôt
    se sont tous les petits métiers, services, etc.. qui font de l’emplois, et c’est ceux qui sont le plus lourdement taxer, on ne devrait pas payer de la plus value sur le travail des mains…si on fait l’addition de A à Z de ce que paye un entrepreneur on arrive à 60 % de ce qu’il perçoit du client imaginez si sur une feuille de paye d’un ministre on lui enlève 60 % « pour équilibrer….
    emprunter aux banques (même à taux très bas)c’est pas çà qui les fait tourner!!!!!!!! c’est les découverts sur tous les comptes de ceux qui essayent de joindre les deux bouts !!!!!
    pour l’Etat c’est plus facile de prendre 1 euros sur 30 millions de têtes, que de taxer deux millions d’euros à vinci (ou autres)

    • Guillaume G. says:

      Chrysalide,
      Bien que la situation ne soit pas rassurante et qu’il est clair que ça va saigner, ne nous emballons tout de même pas…
      Tout d’abord, vous assénez des contre-vérités : il existe de nombreux dispositifs fiscaux permettant de contenir la taxation des plus-values de cession d’entreprises, soit en les neutralisant temporairement, soit en les exonérant partiellement ou totalement, et ce au profit des petites entreprises.
      En ce qui concerne les grandes entreprises et contre une idée répandue, elles acquittent de lourdes charges sociales et fiscales, et notamment la C3S pour les entreprises dégageant un CA annuel net HT supérieur à 19 M€.
      Vieux réflexe bien français de taper sur les gros ; on a les élites qu’on mérite et on devrait s’estimer heureux d’avoir encore quelques fleurons de notre industrie présents sur notre sol…
      Cordialement,

    • François C says:

      Malheureusement, beaucoup de mélange.
      En plus des commentaires de Guillaume, j’ajouterait que le nerf de l’économie française repose sur la consommation, en particulier des ménages.
      Le système de redistribution, dont l’assurance chômage, soutient ce système.
      Mais, le coût du made in France ne permet guère à l’industrie locale d’en profiter. La ruée vers les vélos fait le bonheur de la Chine, car la production française repose essentiellement sur du haut de gamme.
      Le moyens de la compétitivité nécessite une baisse des coûts. En ce domaine, l’action peut se faire par :
      – l’encadrement des distributions de dividendes qui nécessite d’abord que les entreprises soient bénéficiaires, après prise en compte des (éventuels) coûts de recherche et développement. Au risque que les investisseurs se tournent vers d’autres société (ou délocalisation des sièges) pour conserver le rendement sur les fonds investis.
      – la baisse des coûts de production soit par des achats moins chers, mais à qualité équivalente ? Soit par la baisse du coût du travail donc des salaires et des redistributions.

      En comparaison l’Allemagne a une économie qui repose sur les exportations. La crise du COVID réduit drastiquement celles hors CEE, du coups le pays s’associe à la redistribution de la BCE au travers de subvention par dette partagée pour soutenir ses exportations vers son deuxième client : l’Europe.
      En revanche, les autres européens vertueux (Pays-Bas, Autriche, Suède, …) pour lesquels la consommation intra-européenne est moins importantes privilégie des prêts remboursable.

  8. Bonjour
    L’économie Français est basé sur les VISAS des Marocains ,et surtout les visas refusés
    ils volents des Millions de $ Montuiel au Marocain avec leur système /Visa refuse/pour juste vous dire que votre Économie est Basé sur l’Afrique
    le Phosphates
    le budget des étudiant
    les Refuses ….c’est du vol ..
    It’s wired la France,le Français doit avoir le meilleur salaire au monde grâce à l Afrique
    vous devez être riche et très heureux ….?

  9. Bonjour Guillaume,
    Dans la lignée de vos derniers articles sur la retraite à 50 ans, je pense que vous devriez nous concocter un joli article sur les prises de contact récentes de la part des assureurs auprès de tous les détenteurs de support retraite, Madelin ou autre pour un transfert vers les nouveaux PER (et ce qu’ils contiennent !).
    Il y a matière… D’ailleurs, une option a été prévue avec le covid pour les détenteurs de Madelin qui sont dans la capacité à sortir une partie de leur Madelin en capital dans la limite de 8k€ vraisemblablement (avec 2k€ exonérés d’impôts), ce qui peut être intéressant pour réinvestir ces sommes de manière plus intéressante (et donc sur tout sauf ces nouveaux PER que les assureurs veulent à tout prix voir se substituer aux Madelin, étrangement !).

  10. Bonjour a tous,
    en tant que courtier, je vois que les banques prêtent de plus en plus difficilement , la demande en apport passe sur certains dossier à 10% du projet plus les frais de notaire…
    on a toujours le problème du taux d’usure pour les seniors, ou même avec des délégations d’assurance certains dossiers ne passent pas. vivement un assouplissement .

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