La bourse n’est qu’une succession d’excès. Excès de pessimisme, puis excès d’optimisme. Avec le déclenchement de la guerre en Ukraine, les marchés semblaient dominés par un excès de pessimisme.
Beaucoup de vendeurs d’actions, peu d’acheteurs ont conduit à une baisse plutôt forte des cours de bourse, une baisse salutaire pour nombres de titre surcotés, une baisse excessive pour nombres de titres devenus manifestement sous-évalués.
C’est comme ça à chaque pic de pessimisme. Les spéculateurs oublient la réalité des entreprises ; Les investisseurs de long terme qui sauront faire la différence entre le bruit et les fondamentaux sauront alors saisir ces moments d’excès de pessimisme pour investir dans le capital de ces belles entreprises excessivement vendues dans ces moments de panique.
Les excès de pessimisme.
Les excès de pessimisme, c’est la période préférée des investisseurs de long terme qui sont structurellement acheteurs. C’est dans cette dynamique que nous vous avons accompagné au gré de la baisse des cours :
- 25/02/2022 : « La crise en Ukraine fait chuter les cours de bourse. Investir au son du canon ?«
- 26/02/2022 : « Bourse : Ces actions en forte baisse depuis le début de l’année 2022.«
- 02/03/2022 : « Bourse : La baisse se poursuit. L’investisseur de long terme doit y voir l’occasion d’investir.«
- 04/03/2022 : « CAC40 à -+6000 points. La bourse baisse vite et fortement ! Le son du canon, encore et toujours.«
Il est impossible d’investir au plus bas. IMPOSSIBLE. Nous vous avons donc proposé une stratégie simple qui consiste à diviser le capital que vous souhaitez investir à long terme par 10, puis d’investir 1/10, tranquillement, au gré de la baisse des cours par seuil de 5% environ.
Ainsi, en suivant nos articles, vous avez investi :
- 1/10 alors que le CAC40 cotait autour de 6500 points ;
- 1/10 alors que le CAC40 cotait autour de 6300 points ;
- 1/10 alors que le CAC40 cotait autour de 6000 points ;
- 1/10 alors que le CAC40 cotait autour de 5700 points (même vous n’avez pas été nombreux à saisir ce dernier arbitrage tant le passage à ce niveau a été furtif)
Aujourd’hui, le CAC40 cote 6600 points, soit une hausse de 800/900 points depuis le point bas. Nous ne sommes plus en excès de pessimisme. Nous entrons dans une nouvelle phase qu’est l’excès d’optimisme.
Ces périodes de fortes volatilité sont très intéressante. Elles vous permettent de tester la solidité de votre portefeuille et surtout votre capacité à gérer votre réaction au stress de la volatilité. Lorsque l’on parle de bombe nucléaire et que votre portefeuille perd 100 000€ en trois jours, vous savez si vous êtes capable d’investir en actions.
Le niveau de stress est maximal ; Ceux qui ne sont pas fait pour l’investissement en actions ne dorment plus et n’ont qu’un objectif : Vendre pour retrouver la sérénité ; Les autres, acceptent le jeu de la volatilité, sont naturellement affectés par ces baisses, mais ont l’envie de profiter de ces périodes angoissantes pour construire les plus-values futures.
Les excès d’optimisme
Si les périodes d’excès de pessimisme sont les périodes favorites (mais stressantes) pour les ceux d’entre vous qui sont structurellement acheteurs, c’est à dire les épargnants et ceux qui ont du temps devant eux ; Les périodes d’excès d’optimisme sont les périodes favorites pour ceux qui sont structurellement vendeurs d’actions, c’est à dire ceux qui entrent en phase de desépargne, ceux qui peuvent profiter du niveau élevé des cours de bourse pour vendre et retrouver de la liquidité.
Nous sommes donc entrés dans cette nouvelle phase d’excès d’optimisme. Ce n’est plus le moment parfait pour acheter massivement des actions. Néanmoins, comme en réalité nous n’en savons rien, il doit être pertinent de continuer à investir.
Peut être que les plus opportunistes en profiteront pour investir 1/10 à ces niveaux, les plus prudents attendront une nouvelle phase d’excès de pessimisme pour y investir sérieusement.
Investir en période d’excès d’optimisme, c’est prendre le risque de subir de plein fouet la prochaine baisse des cours qui accompagnera l’inévitable prochaine période d’excès de pessimisme.
Les plus prudents d’entre vous devront donc arrêter d’investir massivement et reprendront tranquillement l’investissement progressif.
Tout comme il est impossible de connaître le point bas, il est tout autant impossible de connaître le point haut. Ainsi, il convient de continuer d’investir, toujours et encore, mais de manière plus limitée et avec beaucoup de progressivité.
Ainsi, ceux qui ont suivi nos analyses doivent encore avoir 7/10 du capital qu’ils souhaitent investir à long terme. Ce capital pourra être fractionné sur les 3 prochaines années pour être mensuellement investi à long terme. (fractionné sur les 3 prochaines années = capital / 36).
Tous les mois, 1/36 du capital restant pourra être investi sur le marché. Lorsqu’une prochaine période d’excès de pessimisme surviendra, il s’agira de reprendre la stratégie initiale et accompagner la baisse par 1/10.
A suivre.