Cela semble incroyable, les boursiers viennent de se rendre compte d’un point essentiel dans les déterminants de la hausse des actions : La croissance économique. En l’absence de croissance économique, point de salut !
La reconnexion entre les marchés financiers et l’économie réelle est en marche comme nous vous l’annoncions déjà début Octobre 2014 dans cet article « Bourse : la déflation plus forte que les Banques centrales. Depuis l’article, le CAC40 a baissé de plus de 8%.
 

Sans croissance, point de salut. Les banques centrales et la liquidité mondiales ne peuvent pas tout.

Face à une économie réelle atone en Zone Euro, mais également aux États-Unis comme le laisse penser le beige book de la FED qui annonce une activité économique qui a continué de croître de façon « modeste à modérée » de la fin août à début octobre.
Les États-Unis, dernier oasis de croissance dans le monde développé serait il en train de ralentir ?
L’interventionnisme massif des banques centrales et les politiques monétaires non conventionnelles ne peuvent pas lutter contre les forces déflationnistes fortes. L’économie mondiale en surcapacité de production de parvient plus à croître et à s’endetter pour investir et ce n’est pas la baisse des taux d’intérêt qui changera les choses.
Pour utiliser une phrase comprise de tous, on pourrait résumer la situation actuelle dans ces mots : On ne fait pas boire un âne qui n’a pas soif.
 
 

La schizophrénie déflationniste encore et toujours.

Bref, comme nous vous l’annonçons depuis le début de l’année, et notamment dans cet article « Gestion pilotée : Une gestion du risque indispensable dans une économie manipulée et déflationniste« , nous sommes dans une schizophrénie déflationniste, les marchés alternent entre :

  • Des phases euphorique et optimiste d’un espoir d’un retour durable de la croissance sous l’effet des politiques monétaires non conventionnelles;
  • Des phases de retour à la réalité marquées par les craintes de la déflation et sur l’absence définitive de croissance économique ;

Les craintes déflationnistes sont dorénavant au plus fort, les investisseurs craignent la disparition définitive de la croissance économique et les marchés financiers s’effondrent.
 
 

A court terme, profitons de cette consolidation pour réinvestir prudemment : Acheter au son du canon, vendre au son du clairon.

Ce changement de perception du marché et ce retour de l’aversion au risque pourrait être l’occasion de mettre en œuvre une tactique de marché à court terme : Pourquoi ne pas profiter de cette consolidation pour investir à nouveaux sur les actions ?
Lorsque les banques centrales seront à nouveaux au cœur de l’attention, les craintes de déflation passeront au second plan et les perspectives de croissance pourraient alors porter les marchés vers le haut.
Restons pragmatique : Les banques centrales et la manipulation des marchés est allée trop loin pour tout arrêter maintenant.
 
 

…sans oublier les conséquences à moyen/long terme d’un marché en déflation.

Mais attention, il ne s’agit là que d’une stratégie de court terme éloignée de notre vision à long terme. Nous sommes toujours dans un marché baissier caractéristique d’un monde sans croissance en déflation. Les marchés peuvent croître à court terme, mais la tendance de fond reste l’érosion des cours.
Pour connaître nos objectifs d’investissement, je vous encourage la (re)lecture de ces articles « Déflation : Oubliez les sources d’enrichissement du passé et adoptez de nouveaux réflexes » et « Placement et Investissement : Quelle stratégie pour le second semestre 2014 ? »
 
 

Et vous qu’en pensez vous ? Croyez vous opportun de profiter de cette consolidation à court terme ?

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