La situation est incroyablement délicate sur les marchés financiers. Alors que la bourse semblaient pouvoir s’envoler et dépasser allègrement ses plus hauts historique, la situation se dégrade à une vitesse folle :

Grexit, et la probable sortie de la Grèce de la zone Euro ;

Krach boursier en Chine. Ce jour, 40% des actions sont suspendues de la cotation afin d’essayer de limiter la chute des cours après plus de 30% de baisse en trois semaines ;

– Hausse des taux d’intérêt aux états unis ;

Je vous propose une revue des gérants et des analystes qui devrait vous permettre de mieux comprendre les enjeux.
 

La grande transition a commencé par Carmignac gestion

Six ans après l’éclatement de la grande crise financière, traitée par des remèdes monétaires radicaux, le monde aborde une période de transition décisive. 
 
Aux États-Unis, l’ajustement principal concernera le mouvement vers une normalisation de la politique monétaire. La chute brutale du prix du pétrole l’an passé a permis de retarder le début du mouvement. Mais la transition est inexorable : les effets de l’amélioration régulière des marchés de l’emploi et de l’immobilier depuis trois ans ont commencé de se faire sentir sur les salaires et les loyers.
Dans le même temps, le rythme de la croissance américaine continue d’être modeste, et justifie la prudence affichée jusqu’à ce jour par Janet Yellen. Les chiffres de consommation se redressent, mais les chiffres de l’investissement demeurent faibles. La gestion de la transition est donc délicate : il est crucial pour la Fed de se redonner des marges de manœuvre dans sa politique monétaire (autant pour contrôler une éventuelle accélération des indicateurs d’inflation que pour pouvoir agir au prochain ralentissement cyclique), mais il est également impératif de ne pas resserrer trop vite les conditions de financement d’une économie encore fragile.
La conséquence pour l’ensemble des marchés de taux en est un changement de régime historique, qui perd le soutien de trente ans de tendance désinflationniste pour entrer dans une période plus instable.
 

En zone euro, la crise grecque constitue la partie immergée de l’iceberg qui se présente devant l’Union monétaire européenne. Car depuis cinq ans, le non-respect des critères de convergence est devenu la règle, si bien que la nécessité du retour à l’orthodoxie prive la majeure partie des pays de la zone de toute flexibilité budgétaire,
c’est-à-dire de capacité de relance.

La conséquence à moyen terme est qu’au prochain signe de ralentissement économique, la politique monétaire unique ne pouvant pas s’aligner sur les besoins de soutien des pays les plus faibles, ces derniers verront leur trajectoire économique et financière diverger encore de celle des pays les plus forts. Sauf à prendre le risque de lorgner de nouveau au-dessus du gouffre de la fragmentation, la zone euro doit par conséquent accélérer sa transition vers davantage d’intégration.

L’union bancaire a constitué la première étape de ce mouvement, qui va devoir être poursuivi au pas de charge après la crise grecque. La transition de la zone vers une réelle intégration fiscale constitue sa seule perspective constructive, mais sera très délicate à négocier compte tenu du regain de popularité des arguments souverainistes. Les marchés actions comme les marchés de change seront profondément influencés par le devenir de cet aléa politique.

En Chine, c’est la transition vers une économie ouverte et globale qui constitue l’horizon de moyen terme. L’ouverture des marchés de capitaux, la convertibilité du Renminbi, puis l’accession au statut de monnaie de réserve au sein du FMI, le financement du développement économique en Asie via la création de la Banque Asiatique d’Investissement pour les Infrastructures en constituent les jalons. Ils ouvrent des opportunités d’investissement considérables. Mais leur bonne fin nécessitera pour les autorités chinoises de juguler dans le même temps le ralentissement de l’activité industrielle, le dégonflement des marchés de crédit et la volatilité extrême des marchés actions locaux. La marche vers une croissance équilibrée et prospère ne sera pas une promenade confortable. Son succès conditionnera l’ampleur des flux de capitaux qui viendront s’investir sur un marché, dont le poids est susceptible de doubler dans les indices actions mondiaux.

Source : La grande transition a commencé par Carmignac gestion

 
 
 

Quel reflet de la crise grecque en France ? par Bruno Cavalier – Chef Economiste ODDO SECURITIES

La crise grecque a suscité dans le « commentariat » français les réactions les plus diverses allant de l’exaspération à la sympathie. Notre appréciation est que la sympathie prédomine. Il est vrai que s’apitoyer sur le sort des Grecs, c’est une manière de s’en prendre aux institutions européennes qui sont un bouc émissaire idéal pour toutes sortes de problème. Des partis politiques français, seul le Front National fait de l’abandon de l’euro un pilier de sa plateforme économique et assure que le retour au franc pourrait être organisé sans trop de difficultés. La panique bancaire grecque, alors qu’un Grexit n’est même pas 100% sûr, montre qu’un divorce monétaire est un événement lourd de conséquences.
Dans l’euro, hors de l’euro ? Depuis quelques jours, cette question est posée au sujet de la Grèce mais il est largement admis que les autres pays de la zone ne seront jamais confrontés à ce choix. L’euro est une décision irrévocable… sauf circonstances uniques et exceptionnelles. En France, beaucoup de commentateurs considèrent que la crise grecque n’a pu prendre cette ampleur qu’en raison des erreurs d’appréciation et de l’intransigeance des institutions européennes. S’exprime ici tout le paradoxe des relations entre la France et l’Europe dans l’après-guerre. D’un côté, la France est la patrie de certains des pères fondateurs de l’Union européenne (Jean Monnet, Robert Schuman) et de l’euro (Jacques Delors). De l’autre, elle a torpillé la Communauté européenne de défense en 1954 et, en 2005, sa population a rejeté par référendum le projet de Constitution, élaboré d’ailleurs par un Français, Valéry Giscard d’Estaing.
Le Traité de Maastricht instituant l’euro n’a été ratifié que d’une très courte majorité en 1992. Aujourd’hui, selon l’Eurobaromètre de la Commission, bien plus de Français pensent que l’euro est une bonne chose plutôt qu’une mauvaise. Le solde d’opinion est malgré tout plus faible que la moyenne, et surtout il s’est un peu dégradé depuis 2012 (graphe de gauche). Critiquer la Commission et la BCE est bien ancré dans l’ADN du politicien français lambda, mais de là à abandonner l’euro, seul le Front National, parmi les forces politiques puissantes, ose franchir le pas. Ce serait le moyen, prétend-il, de rétablir la compétitivité-prix.
Est-ce que personne au FN ne s’est avisé que l’euro avait très fortement chuté depuis un an (graphe de droite) ? Quant au retour au franc, l’argumentaire de ce parti affirme : « Sortir de l’euro constitue un défi technique, mais ne provoquera aucunement le cataclysme décrit par les idéologues et autres fanatiques de la monnaie unique ». La vertu de la crise grecque, espérons-le, est qu’elle démontre le contraire. Le coût d’un divorce monétaire est très élevé, pour un gain très illusoire.
 
taux change effectif euro
Source : Quel reflet de la crise en France
 
 

Grèce : « Là où il y a une volonté, il y a un chemin » par Hixance AM

L’évolution boursière des marchés financiers de cet été va encore largement dépendre de la résolution du problème grec. La nette victoire du non crée des incertitudes politiques mais devraient rendre encore plus nécessaire la recherche d’un accord entre les parties. En dehors de cette interrogation, l’environnement des marchés devrait être assez calme. Nous allons entrer rapidement dans la saison des résultats des entreprises pour le 1er semestre 2015 et nous n’attendons pas d’éléments particulièrement négatifs. Nous retrouverons une volatilité classique sur des titres qui dépasseront à la baisse ou à la hausse le consensus. Logiquement, les analystes ont eu tendance à réviser fortement en baisse les perspectives de croissance aux Etats-Unis et en Europe, nous pourrions avoir quelques surprises positives surtout pour les sociétés les plus internationalisées. En effet, ce qui revient en leitmotiv, c’est une conjoncture difficile et divergente en France alors que les autres pays européens sont en amélioration sensible.
A la différence de la semaine précédente, le risque grec a été réintégré par les marchés après l’annonce de la fin des négociations entre Athènes et ses créanciers et surtout après l’annonce du référendum. Le CAC 40 a ainsi chuté de 4,96%, le DAX de 3,78%, et l’Eurostoxx de 4,96%. Les marchés américains ont été un peu plus résistants puisque le Dow Jones a reculé de 0,90% et le Nasdaq de 2,01%. Le Nikkei s’est replié de 0,8%, mais c’est surtout la bourse de Shangai qui a fortement dévissé. Depuis son plus haut le 12 juin, elle a perdu près du quart de sa valeur, mais pour des raisons internes autres que la Grèce !
 
Le non ne signifie pas Grexit mais doit amener un succès des négociations
Reprenons les faits et quelques hypothèses d’évolution de cette nouvelle situation. Première remarque, comment en est on arrivé à ce point de crispation ? Il est anormal que les différents créanciers ne se soient pas accordés sur une négociation d’une dette globale de 322 Mds d’euros, détenue majoritairement par l’Europe (222 via le FESF, la BCE et des prêts bilateraux). Ce montant amène le poids de la dette à 174% du PIB, ce qui la rend non remboursable surtout en 2015 puisque ce pays doit cette année plus de 25 Mds d’euros. Même avec un excédent primaire de 2% du PIB, l’asphyxie est totale avec un taux de chômage de 26,5%, même si ce chiffre doit être modéré par le poids significatif de l’économie souterraine. La raison de l’impossible accord tient à ce que les deux camps sont restés sur des positions très et trop stéréotypées : Tsipras prend la défense d’un peuple qu’il présente comme spolié par les précédents gouvernements et l’Union Européenne ne parle que de données financières, certains dirigeants européens souhaitant aussi un renversement du gouvernement grec. Les différents bailleurs ont aussi des positions divergentes sur l’hypothèse et les modalités d’une renégociation. Il existe pourtant une urgence, l’économie s’effondre ; il faut alors trouver rapidement des mesures de relance immédiate, tout en amenant la Grèce à mener des réformes structurelles d’envergure. Par exemple, ce pays consacre 4% de son PIB à la défense nationale contre 2% pour la France, une réduction de ce budget de 50%
permettrait de dégager des marges de manœuvres nouvelles. Mais reconnaissons, et ceci est souvent peu évoqué, que ce gouvernement reste nationaliste, allié à une droite dure et finalement proche d’une Eglise orthodoxe pour l’instant épargnée par des mesures d’envergure. Paradoxalement, la victoire du non va conforter le pouvoir politique en place, sa légitimité, mais peut l’amener à approuver un nouvel accord si tant est que les bailleurs de fonds le veuillent vraiment ; mais ont-ils vraiment le choix ?.
 
Pourquoi un accord est-il plus que nécessaire et sur quels principes ?
Pour la stabilité future des marchés financiers, le Grexit ne peut constituer une hypothèse car ce serait entériner l’échec de la construction européenne, de l’euro, et plusieurs pays (Italie, Portugal et Espagne) deviendraient des cibles de la spéculation financière. Il y aurait alors un risque financier systémique important au plan européen. Ce serait un retour en arrière catastrophique d’où les réactions positives hier soir des partis extrémistes que ce soit à droite ou à gauche, qui font coincider, à contre-sens, le « non » avec une sortie probable de l’euro. Au delà des questions purement financières, on ne peut sous-estimer les risques géopolitiques. Garantir une Grèce politiquement stable et économiquement performante doit aider à stabiliser la région et à européaniser les Balkans. Inutile de faire l’inverse en balkanisant la Grèce ou en l’envoyant du côté de Poutine. Enfin, c’est une place stratégique pour les Etats-Unis et l’Otan, d’où la pression faite aussi par Obama pour trouver un accord dans un contexte aussi du Proche-Orient en voie d’explosion. Alors quelles solutions ? D’abord pour faciliter les discussions, en ne multipliant pas les interlocuteurs, l’Europe devrait reprendre la partie de la dette détenue par le FMI (32 Mds d’euros) pour faciliter les négociations globales. Ensuite, on devra restructurer la dette grecque mais aussi les dettes des autres pays afin d’éviter de faire de la Grèce un cas spécifique. L’idée déjà évoquée par certains économistes serait de mettre la partie des dettes supérieures à 60% du PIB dans un fonds commun, résorbé dans le temps ou/et annulé partiellement. N’oublions pas que la croissance européenne post années 50 s’est faite par l’annulation des dettes du passé de l’Allemagne et de la France.
 
En conclusion, après la baisse de ce lundi à l’ouverture des marchés, et avec l’hypothèse d’un accord à venir, c’est maintenant qu’il faut acheter le marché pour jouer un rebond estival qui pourrait être d’envergure.
Source : Là où il y a une volonté, il y a un chemin
 
 

OXI disent les grecs par Philippe WAECHTER

Avec un peu plus de 60% des votes, le « non » l’a largement emporté lors du référendum en Grèce tenu le 5 juillet. Alexis Tsipras, qui avait claqué la porte des négociations le vendredi 26 juin, a renforcé son poids en Grèce puisqu’il avait appelé à voter « non » aux réformes et contraintes proposées par le la troïka. Le grand vainqueur du référendum c’est lui.
La difficulté maintenant va être de revenir dans la négociation avec la troïka, mais avec un rapport de force qui n’est plus du tout le même. En d’autres termes, les négociations si elles reprennent, prendront en compte le résultat du référendum.
Si la troïka suggère que les termes qui avaient été validés doivent être repris au début des nouvelles négociations alors il y aura un désaccord immédiat puisque les grecs souhaitent d’abord intégrer la réduction de la dette dans la négociation (et pas simplement une restructuration comme suggéré par la troïka).
Le refus de la Grèce de participer à la négociation dans ces conditions pourrait forcer sa mise à l’écart ou forcer la troïka à revoir ses conditions pour ne pas prendre le risque d’une sortie de la Grèce. C’est ce dernier point qui est exposé systématiquement par Alexis Tsipras qui a indiqué, tout au long de la semaine, qu’un vote négatif serait un moyen de forcer le passage.
La troïka peut ne pas rentrer dans ce jeu et indiquer, comme l’a fait la semaine dernière Sigmar Gabriel le vice chancelier allemand, qu’un « non » massif poussait la Grèce vers la sortie de la zone.
La situation, en Grèce et en Zone Euro, a besoin de clarification politique.
Il faut que les responsables européens prennent des positions politiques sur ce qu’ils désirent faire de l’Europe. Il faut sortir du calcul d’épicier constaté pendant les négociations pour indiquer clairement ce que pourrait être l’Europe que l’on souhaite.
Qu’est-ce que l’on veut faire politiquement et pas simplement sur la dimension économique et financière ? Il faut une sorte de discours fondateur pour définir définitivement le cadre politique souhaité pour la zone Euro. Cette première étape pourrait se faire dans le cadre de la réunion de l’Eurogroup mardi prochain.
La deuxième question portera sur l’attitude de la BCE.
Celle-ci doit se réunir lundi pour décider du prolongement ou pas des conditions d’apports de liquidité au système bancaire grec. Celui-ci dispose de moins en moins de cash à distribuer aux grecs. Une éventuelle réduction des apports de la BCE (diminution des montants ou haircut supplémentaire) se traduirait par l’incapacité des banques à rouvrir mardi prochain (quoi qu’il arrive les banques auront du mal à rouvrir le 7 juillet).
Les grecs seraient encore plus pénalisés alors que le cash manque et que les magasins se vident de façon inquiétante créant alors davantage d’incertitudes et d’inquiétudes.
Le système bancaire en difficulté majeure pousserait alors à la possibilité de créer une nouvelle monnaie. La première solution serait une monnaie interne utilisée par le gouvernement pour payer les fonctionnaires mais sans remise en cause, au moins à court terme, de l’appartenance à la zone Euro. Je ne crois pas à cette solution qui apporterait surement plus d’instabilité que de solutions durables. L’autre solution pour disposer davantage de marges de manœuvre est de créer sa propre monnaie. La Grèce de façon endogène créerait alors sa propre monnaie et sortirait de la zone Euro d’elle-même. Les pressions sur la BCE vont s’accentuer, de toutes les façons, car la Grèce doit rembourser 3.5 Mds à la BCE le 20 juillet.
Un dernier point à souligner sur le référendum est qu’a priori le vote ressemble à celui des jeunes.
Les plus de 55 ans semblaient plus favorables au « oui » alors que les jeunes plébiscitaient le « non ». Ce passage vers les jeunes est peut être un signal d’une économie et d’une société qui veut se reconstruire suivant de nouvelles règles. Si cela se met en place ce sera un élément clé positif pour la Grèce.
La situation a changé en zone Euro. Le vote « non » oblige nécessairement à repenser le cadre européen.
Le précédent créé par les grecs peut renforcer d’autres voix divergentes dans d’autres pays de la zone. C’est pour cela qu’il faut définir un nouveau cadre politique.
Une dernière remarque est de souligner que la zone Euro, sans ce cadre politique, oblige chacun des pays à avoir des attitudes similaires sans aucune marge majeure d’ajustement. C’est l’idée que l’Europe doit « rouler » avec exactement les mêmes règles et peu ou prou à la même vitesse. Dans une union monétaire sans ajustement via les mouvements de population ou via des politiques budgétaires coordonnées, les pays doivent suivre le rythme imposé par la banque centrale. L’absence de cette dimension politique est clairement un handicap pour la zone Euro. Cela doit pouvoir permettre des comportements économiques un peu différents. Cet élément que l’on constate dans tous les régimes fédéraux est nié en zone Euro. Il faut l’introduire. Et là, la zone Euro disposera d’un cadre plus flexible avec une dimension qui ne se résume pas simplement à la politique monétaire de la BCE.
Le vote en Grèce doit avoir la possibilité de créer une réflexion sur cette question. La sortie de la Grèce de la zone Euro ne doit pas être considérée comme une conséquence mécanique du vote sur le référendum. L’Europe est un peu plus complexe que cela. Elle ne peut pas se résumer à sa politique économique et à sa monnaie.
Le Grexit peut être une conséquence du vote hellène mais il ne doit pas y avoir de caractère automatique.
Ceux qui sont déçus par le résultat doivent se demander si la zone Euro fonctionnait bien jusqu’alors et si la politique budgétaire avait un rôle fort dans les ajustements macroéconomiques. Ils doivent aussi s’interroger sur l’absence de reprise significative de la croissance au sein de la zone depuis 2011. C’est ce type de question qu’il faut évoquer aujourd’hui et profiter de l’instant grec pour penser l’Europe et la zone Euro comme un cadre susceptible de redonner de la vigueur et de la dynamique à la zone. Le référendum doit être une source de renouveau, l’obligation de repenser notre propre construction afin de lui donner une dimension politique plus marquée. Si cette étape n’est pas franchie, des forces centrifuges au sein de chaque pays de la zone pourraient faire pression sur un modèle qui manque de capacité à s’adapter au risque de le briser.
De ce point de vue, les élections générales en Espagne seront majeures surtout après la prise des mairies de Barcelone et de Madrid par des candidats ne partageant pas l’orthodoxie économique et financière. L’Europe doit désormais être capable d’intégrer ses propres contradictions afin de les contourner et de les résoudre. Elle ne sait pas spontanément le faire, la crise grecque peut l’y aider.
A court terme, la nécessaire redéfinition d’un cadre va engendrer de l’incertitude et pénaliser les actifs risqués. L’attention portera aussi sur les spreads des pays périphériques. Un écartement pousserait la BCE à être plus active afin de ne pas pénaliser les banques de ces pays (en Italie et en Espagne les banques portent des montants significatifs de dette souveraine). Un spread plus important pénaliserait les banques et leur capacité à prêter. L’objectif de la BCE d’améliorer la dynamique du crédit bancaire serait alors pénaliser. C’est aussi pour cela qu’il faut trancher rapidement et éviter ainsi des périodes d’incertitudes qui pénalisent tout le monde. Ces périodes créent des comportements plus attentistes. Pour éviter cela et disposer d’un cycle plus robuste, il faut vite définir la dimension politique de la zone Euro.
 
Source : OXI disent les grecs par Philippe WAECHTER
 

Crise grecque : quelles conséquences sur les marchés ?


 
 

Alors : Début d’un nouveau krach boursier ou consolidation saine pour mieux repartir de l’avant ?

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