– Une chronique rédigée par Mathieu Hamel, fondateur de Mariequantier –

Le but de cette note hebdomadaire est de vous aider à suivre la narration des marchés afin de comprendre et d’anticiper ces derniers. Construisez ainsi une opinion critique sur nos recommandations et personnalisez vos investissements quand vous le souhaitez.

 

L’économie mondiale continue de s’améliorer.

Seuls les PMI, les indicateurs de l’activité industrielle, aussi bien aux USA, depuis mai, qu’en Europe, depuis janvier, ne sont plus en phase d’accélération. Pour autant, ils restent à un niveau élevé, indiquant une expansion économique soutenue.

Le ZEW, qui est l’indicateur de sentiment des industriels allemands, continue, depuis mars, d’indiquer une détérioration. Le sentiment ZEW corrobore les indications données par le PMI Européen, l’activité industrielle.

De manière plus structurelle, les points faibles de l’économie mondiale restent l’inflation en Europe et le niveau de la dette des entreprises américaines.

 

 

La valorisation des entreprises américaines reste au-dessus de 20 années de profit, ajustée des facteurs macroéconomiques comme la croissance économique et les taux d’intérêt.

Au-delà de 16, nous avons la certitude que celles-ci sont sur-valorisées. Pratiquement 150 actions du SP500 ont d’ailleurs connu une baisse de plus de 20% depuis le pic du 18 Décembre 2017, typique de l’état de marché Euphorie.

Les FAANG (Facebook, Apple, Amazon, Netflix, Google) constituent maintenant 11% du SP500 et expliquent l’essentiel de la hausse récente du SP500, des actions américaines.

Cette situation sur les actions américaines est extrême et déséquilibrée dans l’extrême. C’est pourquoi, dans notre dernière recommandation « prêt-à-exécuter » de cette semaine, nous n’avons pas sélectionné d’actions américaines.

Les actions européennes sont sous-valorisées, suite aux bons résultats d’entreprises. Les actions européennes baissent de manière plus violente que les actions américaines en météo Euphorie. Pour cette raison, Marie Quantier recommande dans son allocation « canonique » de toujours détenir une partie de ses actions en actions américaines pour mitiger la violence des baisses.

Pour autant, dans notre dernière recommandation « prêt-à-exécuter », du fait de la bonne santé de l’économie mondiale et de la faiblesse de la valorisation des actions européennes, il n’y a que des actions européennes. C’est aussi une manière d’investir dans les actions tout en restant en dehors des valeurs technologiques, qui sont moins représentées dans l’Eurostoxx 50, européen, que dans le SP500, américain, et qui sont selon tous les critères connus, sur-évaluées.

 

 

Dimanche dernier Angela Merkel, faisant échos à Emmanuel Macron, a annoncé la création d’un budget d’investissement européen et l’élargissement des prérogatives du mécanisme de stabilité européen, le transformant en Fond Monétaire Européen.

Nous interprétons cela comme la troisième étape importante de l’intégration fédérale de l’Europe après l’euro et l’Union Bancaire.

Nous croyons que c’est un facteur politique favorable à l’activité économique en Europe et aux entreprises européennes.

En parallèle, cette intégration semble d’autant plus profitable aux entreprises européennes que l’installation du nouvel ordre mondial « Eurasia », au sens de Maçaes ou Kaplan, a franchi de nouveaux paliers cette semaine avec l’isolationnisme exprimé par les USA lors du « G7″, mais aussi l’intégration de l’Iran à l’organisation de coopération de Shanghai, le « G7 » Eurasiatique, en pleine relance des sanctions américaines.

Nous avons aussi recommandé cette semaine la réduction de l’exposition au dollar après la baisse liée aux évènements politiques italiens qui ont, d’après nous, accéléré l’appréciation du dollar qu’aurait provoquée la réduction du bilan de la Fed.

Nous ne croyons pas que le gouvernement italien poussera ses mesures les plus anti-Europe et nous croyons de plus que l’Union Européenne, et donc l’Euro, ont des bases plus solides depuis dimanche dernier. Ces facteurs favoriseraient l’appréciation de l’euro au-dessus de 1,15, dans le contexte économique et financier actuel.




One Comment

  1. julien bonnetouche says:

    Bonjour,

    Comme d’habitude l’article ci dessus est bien construit.

    J’ai pour ma part le sentiment que les bourses mondiales sont en position d’attente, ballottées entre une trame de fond qui est la croissance mondiale , celle ci restant forte, et les éléments politico-médiatiques perturbants ( Italie, Trump,Iran)ainsi que hausse du pétrole et du dollar et leur conséquences sur les émergeant un peu fragilisés.

    Malgré tout les éléments positifs en faveur de la continuation de la reprise semblent plus solides que les éléments négatifs, lesquels restent modérés dans la situation actuelle.

    Les indices restent également au dessus de supports solides depuis plusieurs semaines sans arriver pour autant à franchir d’autres seuils.

    Bien que je sois d’accord avec l’analyse ci dessus sur la sous valorisation des actions européennes, je crois quand même que le redémarrage viendra des USA comme d’habitude, même si les actions américaines sont survalorisées. ( l’économie va très fort là bas et vive le dollar)

    Donc, sauf cataclysme imprévu, on devrait avoir une reprise boursière en seconde partie d’année, avant rechute de Wall street ensuite.

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