Initié le 30 mars 2020, le portefeuille de l’investisseur de long terme est un portefeuille modèle investi en actions. Il s’agit d’un exercice qui doit vous permettre de mieux comprendre la stratégie d’investissement en actions que nous développons régulièrement dans nos articles.

En effet, depuis plus de 15 années de rendez-vous quotidien auprès de mes clients fortunés, j’ai acquis la certitude qu’il n’est pas possible de s’enrichir grâce aux stratégies d’investissement (ou plutôt de spéculation) vendus par l’industrie financière.

Entre les frais de gestion exorbitants qui détruisent toutes perspectives de performance, la tentation de la spéculation et la psychologie de l’épargnant spéculateur qui investi toujours au mauvais moment, il est nécessaire de sortir de ces sentiers balisés par l’industrie financière et revenir aux fondamentaux de l’investissement en actions pour profiter de leurs excellentes performances à long terme.

Entre la hausse du cours des entreprises cotées et les dividendes réinvestis, le CAC40 affiche une performance de 7.76% par année sur les 34 dernières années.

Celui qui aurait investi 100 000€ dans les entreprises du CAC40 en 1987 via son PEA (oui, je sais le PEA existe depuis 1992, mais c’est pour l’image), serait aujourd’hui à la tête d’un portefeuille de 1 269 000€ au 30/10/2020.

Pourtant, dans la vraie vie, personne ou presque n’a profité de cette belle performance de l’investissement en action, et les raisons sont simples :

  • Les produits financiers vendus par l’industrie de l’épargne ne sont pas souvent des produits d’investissement, ce sont le plus souvent des produits de spéculation ; L’industrie financière vit grâce à sa prétendue valeur ajoutée et sa capacité à « battre le marché » ; Il ne s’agit pas tant d’investir dans les entreprises dont la valeur est élevée à long terme que de parier sur le comportement du marché à court ou moyen terme. Il s’agit de croire que l’on peut battre le hasard.
  • Les frais de gestion et la rémunération des intermédiaires sont tellement élevés que le rendement est impossible à long terme ; Dans une récente étude de goodvalueformoney, il ressort que les frais de gestion d’un investissement en action via les unités de compte du contrat d’assurance-vie sont chiffrés à 3% par année. Ainsi, sur un actif dont le rendement sur les 34 dernières années est estimé à 7.76%, le gérant doit générer une performance d’environ 11% par année pour simplement rémunéré les intermédiaires et son travail. Le vendeur de produit financier, banquier, compagnie d’assurance-vie ou conseiller financier indépendant, touche environ 1% par année pour avoir vendu le produit. Générer du rendement avec un tel contexte de frais est une mission impossible ou exceptionnelle. Pour y parvenir, les gérants doivent spéculer, et l’on retrouve le premier point et l’impossibilité de dompter le hasard.
  • Les épargnants, aidés par les réseaux de commerciaux et attirés par les bonnes performances récentes des actions, investissent souvent au mauvais moment. Au début de l’année 2020, l’investissement en unité de compte à été massif pour faire face à la baisse des rendements des fonds euros. Lorsque l’on débute son investissement avec -20% ou -30%… le chemin est long avant d’espérer réaliser un investissement rentable.

Ainsi, entre investissement au mauvais moment, produits financiers inadaptés et trop chargés en frais de gestion, il est presque impossible d’espérer profiter de l’excellente performance à long terme des actions.

Pour profiter de la bonne performance potentielle des actions, il faut sortir des dogmes imposés par l’industrie financière et revenir aux fondamentaux.

Pour espérer valoriser votre patrimoine en investissant en actions, vous devez investir comme l’a fait Liliane Bettancourt, c’est à dire, ne rien faire et laisser les dirigeants de l’entreprise dont vous êtes actionnaires créer de la valeur, s’adapter à la conjoncture pour au final faire toujours plus de bénéfices à long terme.

Investir en action est une décision d’investissement qui suppose d’avoir du temps ; On parle d’un investissement sur une durée de 10 ou 15 ans, minimum. Le temps, c’est la clef de la performance.

Investir en action est contraire à la spéculation. Il ne faut pas confondre spéculer et investir. On spécule pour deviner l’évolution de l’offre et de la demande d’actions à 3 mois ; alors qu’on investit dans le capital d’une entreprise parce que l’on croit dans sa capacité à générer toujours plus de bénéfices à long terme. Ce sont là deux visions opposées.

L’investisseur n’a que faire de regarder l’évolution du cours des actions, seules la capacité de l’entreprise à générer des bénéfices à long terme l’intéresse. Les errements de la cotation ne l’intéresse pas sauf s’il cherche à investir ou s’il a besoin d’argent et donc de vendre.

Ainsi, puisqu’il n’y a pas de gestion à réaliser, l’investisseur pourra éviter de payer les intermédiaires et autres gestionnaires qui doivent pousser à la spéculation pour justifier leur rémunération. La gestion passive de l’investisseur de long terme n’a pas besoin d’un gérant de portefeuille au quotidien qui surveille l’évolution du marché.

Il s’agit donc :

  • De profiter des baisses de marché pour investir à long terme dans le capital d’entreprise dont vous juger la capacité à générer des bénéfices à long terme solide ;
  • D’attendre que la croissance économique et que ces entreprises mettent en œuvre leur modèle économique ;
  • … Ne rien faire, et toucher les dividendes qui pourront être réinvestis dans ces mêmes entreprises ou dans d’autres entreprises dont les capacités à générer des bénéfices sont tout aussi puissantes.
  • Ne rien faire sauf s’assurer que le produit ou le service vendu par l’entreprise en question est toujours d’un usage qui vous semble indiscutable à long terme.
  • … et ainsi de suite pendant les 15 ans ou plus de votre investissement dans le capital de l’entreprise en question.
Conseil personnalisé 
Assistance patrimoniale
Bilan patrimonial
Accompagnement patrimonial
Livres / Formations 
Investir dans l'immobilier
Succession
Assurance-vie et gestion de patrimoine

22 commentaires