L’idée originelle du crowdfunding est géniale : Utiliser la puissance des réseaux numériques (réseaux sociaux, internet, …) pour modifier en profondeur le mode de financement de l’économie. On pourrait se croire à l’an 1, de la création des banques mutualistes ou autre mutuelles d’assurances : Face à un financement de l’économie inefficient, quelques citoyens se regroupent, mutualisent leur économies pour financer des projets dans lesquels ils croient.

Comme vous le savez, nous sommes incroyablement enthousiastes sur l’idée même du crowdfunding et sur son potentiel disruptif pour l’économie. Il s’agit non seulement d’un nouveau mode de financement de l’économie, mais il s’agit surtout de la construction d’un nouveau monde ou l’épargnant décide de l’usage final de son argent.

Fini l’épargne bancaire et l’assurance vie qui financent les dettes publiques et la spéculation sur les marchés financiers. Le crowdfunding, c’est être local-investisseur. L’épargnant utilise son épargne pour financer directement des entreprises qu’il connaît; des projets dans lesquels il croit; des personnes qu’il connait; … Le crowdfunding redonne du sens à la finance.

Il y a beaucoup d’utopies (Construction imaginaire et rigoureuse d’une société, qui constitue, par rapport à celui qui la réalise, un idéal ou un contre-idéal) dans ces quelques lignes, j’en ai bien conscience.

 

N’exagérons pas, le système bancaire fonctionne bien : Il n’est pas compliqué d’emprunter de l’argent en France.

Le crowdfunding se développe sur l’idée de la non efficience du système bancaire traditionnel. Je ne suis pas d’accord : Il est aujourd’hui facile de trouver de l’argent dans une banque ou encore via la Banque Publique d’Investissement (BPI).

Une entreprise saine, capable de générer un bénéfice et donc de rembourser son crédit d’investissement trouve de l’argent facilement dans les banques, et à des taux très très avantageux. L’argent coule à flot et il n’est pas cher!

Il n’est pas vrai d’affirmer qu’il est complexe de trouver de l’argent dans les banques. Il est néanmoins exact d’affirmer que les banques ne prêtent qu’aux emprunteurs qui ont les moyens de rembourser ! (et c’est normal, non ? ).

Et malheureusement, j’ai parfois le sentiment que le crowdfunding lending profite de l’amateurisme des épargnants pour leur faire prêter de l’argent à des projets non viables !  Au moins, dans quelques temps, après les premières faillites, les épargnants comprendront mieux leur banquier quand il leur expliquera que la banque n’est pas là pour prendre des risques. 

 

Celui qui ne trouve pas de financement dans le réseau bancaire traditionnel doit être une entreprise qui porte un risque particulier que les banques ne souhaite pas porter. Cela explique le succès incroyable du crowdfunding immobilier.

Les promoteurs ne pouvant trouver l’intégralité de leur financement d’investissement dans le secteur bancaire traditionnel, ils font appel, et cela depuis très longtemps, bien avant l’avènement du crowdfunding, à des partenaires financiers non bancaires. Le crowdfunding immobilier permet simplement aux promoteurs immobilier d’industrialiser leur recherche de capitaux propre externe.

Le développement du crowdfunding immobilier est justifié, pertinent et assure le financement d’une activité risquée que les banques ne souhaitent plus accompagner. Les rendements proposés par les plateformes de crowdfunding immobilier sont élevés (-+ 10%) mais cette opération n’est pas sans risque.

Le rendement rémunère le risque ! (si le financement des promoteurs immobilier était une activité rentable et sans risque, les banques ne se priveraient pas…). Plus le rendement est élevé, plus le risque est élevé. Si les promoteurs acceptent d’emprunter à un taux de 10%, c’est vraiment qu’ils n’ont pas d’autres choix.

 

 

Le crowdfunding lending, le financement de projet trop risqués et pas toujours pertinents ?

Le crowdfunding lending, c’est à dire le crowdfunding qui consiste à réaliser un prêt rémunéré a donc vocation à financer des entreprises qui ne trouvent pas de financement de les réseaux bancaires ou à la BPI.

Ces entreprises acceptent d’emprunter des capitaux à des taux compris entre 7% et 10% car ces entreprises n’ont pas d’autres alternatives. Devant le refus des banques qui considèrent ces emprunteurs comme trop risqués, le crowdfunding est la seule solution.

Les projets à financer en crowdfunding lending sont parfois effrayants. Voici quelques exemples :

 

Exemple  – Le financement d’un véhicule.

unilend crowdfunding

 

Cette entreprise, qui n’emploie aucun salarié et réalise seulement 99 000€ de chiffres d’affaires recherche 50 000€ pour acheter deux véhicules utilitaires. Et tout cela au taux de 9.20% sur 48 mois, soit un remboursement de 15500€ / ans. L’excédent brut d’exploitation (avant rémunération du gérant) de cet entreprise est de 23 000€. Cela signifie qu’après remboursement du crédit, il reste 8 000€ pour rémunérer le gérant, payer le salarié qu’il compte embaucher … J’espère le chiffre d’affaires va exploser… sinon…

Cela signifie :

– Qu’aucune banque n’a accepté de financer le projet (le financement d’un véhicule n’est pas des plus complexe à obtenir) – Et personnellement, je comprends –

– Que le chef d’entreprise n’a pas la capacité financière personnelle pour s’endetter (même sur un crédit consommation dont le taux serait très inférieur) ;

 

Si le crowdfunding via des prêt rémunéré c’est ça … Fuyez vite ! Car n’oubliez pas qu’en cas de faillite de l’entreprise … la perte en capital peut être totale.

Fin 2014, cette même plateforme de crowdfunding lending a fait prêter aux épargnants 75 000€ au taux de 9.60% à une entreprise qui à déposé le bilan trois mois plus tard !

 

 

Exemple 2- Le financement d’un découvert bancaire

Encore plus incroyable. Le projet ci après est simplement le financement d’un découvert bancaire. L’entreprise à une difficulté de trésorerie, elle recherche alors un financement moyen terme pour rembourser son découvert bancaire. Le taux d’emprunt crowdfunding est alors moins élevé que le taux du découvert!

La question à se poser : Pourquoi existe t’il un découvert bancaire ? L’entreprise n’est elle pas suffisamment rentable ?

 

financement découvert

 

 

Mais aussi de formidables projets de croissance…

A côté de ces deux premiers exemples qui ne sont pas, à mon humble avis, à financer (mais ce n’est que mon avis) ; Le crowdfunding lending peut s’avérer particulièrement vertueux.

Le système bancaire est efficient lorsqu’il s’agit de financer des activités traditionnelles, mais il peut s’avérer inefficace lorsqu’il s’agit de financer l’innovation. Le rôle d’une banque n’étant pas d’assumer un risque en capital, le crowdfunding peur jouer ce rôle.

Il existe capital investissement et les business Angels qui entrent au capital des entreprises pour les accompagner dans leur croissance économique ; Il existe désormais le lending investissement, grâce au crowdfunding. C’est à dire le financement de l’innovation par le crowdfunding. L’épargnant prend des risques, les assumes pour financer une innovation et la croissance de demain.

Et ça c’est le crowdfunding que nous aimons ! Le crowdfunding qui rend meilleur le financement de l’économie – L’épargnant prend des risques, est rémunéré pour ces risques et prête de l’argent à une entreprise pour financer l’innovation (car les banques ne finance l’innovation qu’à ceux qui ont les moyens de les rembourser – Or les innovants ne sont pas toujours ceux qui ont un business models déjà rodé)

 

Voici quelques exemple du crowdfunding que nous aimons :

 

Exemple 1 – Le financement de recherche et développement pour développer des lunettes connectée.

lunette connectée

Bien évidemment que le système bancaire ne peut accompagner ce genre de projet et le financement de l’innovation et de la recherche et développement. Le crowdfunding et le prêt risqué rémunéré avec un taux d’intérêt trouve tout son sens!

Cette entreprise emprunte 100 000€, 60 mois au taux de 6.50% seulement ?! La question du niveau du taux d’intérêt laisse tout de même interrogatif. Quitte à prendre des risques en capital, autant être rémunéré à hauteur du risque. Je n’ai pas le sentiment que 6.50% soit suffisamment rémunérateur. En cas de succès de l’innovation, il eut été préférable d’être capital investisseur et propriétaire de quelques parts dans l’entreprise.

Net d’impôt pour une TMI à 30%, le rendement net est de -+3.50%. Une rémunération bien faible, sans avantage fiscal, pour prendre un risque en capital important.

L’abondance de l’épargne mal rémunéré et l’ignorance des épargnants permet de tirer le taux vers le bas. 

 

 

Pour le moment, malgré mon enthousiasme des débuts, je reste plutôt interrogatif sur l’avenir du crowdfunding ?!

 

Et vous qu’en pensez vous ?

 

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73 Comments

  1. Fini le crowfunding excepté sur des projets attractifs.
    il faut donc sélectionner que quelques projets.

    Sam

    • Pourrais tu détailler davantage ta pensée. Je crois que cela intéresse vraiment les lecteurs de comprendre ton expérience.

      Merci d’avance… (j’ai écris cet article parce que tu me l’as demandé 😉

    • Je suis aussi intéressé que vous développiez votre expérience, ou votre analyse.

      Merci

    • Bonjour, ne pas être dupe.
      On vous fait miroiter un rendement à 6 ou 7 %. A cela, il faut déduire les charges et autres impôts, bref, j’ai tenté l’expérience incrédule, quand j’ai reçu mon échéancier, j’ai bien vu que cela ne rapporterait pas les 6% proposés mais 2% maxi.
      Donc je ne recommencerai pas.

      • Bonjour,
        Pour nous permettre d’y voir plus clair, pouvez nous nous dire de quelle plateforme/projet il s’agissait ?

        • arnangu says:

          Bonjour,
          Je suis passée par la plateforme Lendosphere, auquel je ne fais aucun reproche.
          Le projet concerne des éoliennes à Albine dans le Tarn.
          Il se trouve que pour pouvoir gagner effectivement les 6 ou 7 % proposés, et bien il faut sans cesse réinvestir. Sachant qu’il faut attendre le remboursement des premières échéances afin de pourvoir réinvestir, mais c’est donc un jeu sans fin……

          Ou bien je n’ai rien compris.

          • Merci pour ce retour.
            Votre réponse est intéressante. Malgré le fait que le rendement qui vous était « promis » n’a pas été délivré, d’après ce que je comprends, vous n’en « voulez » pas à la plateforme. C’est une question que je me pose : quand les premiers échecs en crowdfunding vont avoir lieu, est-ce que les crowdfunders vont considérer que c’est la responsabilité de la plateforme ? Du porteur de projet ? Des 2 ?

          • arnangu says:

            La liberté d’expression s’est fortement réduite ces dernières décennies, donc je garde pour moi ce que je pense de la plateforme. Je ne veux pas de plainte pour diffamation !!!!!
            de plus, on va m’accuser d’être une « ignare » en finance, ce qui est le cas.
            Donc, je pense que :
            1 ce n’est pas comme cela que l’on va gagner de l’argent en tant qu’épargnant-investisseur.
            2 à force de payer autant que les divers livrets ou autres assurances-vie, les gens risquent à terme de s’en détourner.
            3 sinon, il faut penser finance éthique…..et presque philantropie.

            bon pour moi j’ai tenté une fois et je ne tenterai pas à nouveau autant laisser placé sur mon ass-vie

          • arnangu says:

            je laisse un deuxième commentaire, car en cliquant sur votre nom, j’ai vu que vous êtes de la partie………………………

          • Oui, je suis co-fondateur de la plateforme Lymo, qui fait du crowdfunding immobilier.
            Mais ce n’est pas pour autant que vous ne pouvez pas vous exprimer 🙂
            Merci en tout cas pour ce témoignage qui permet de comprendre une vision de crowdfunder

  2. basto007 says:

    Bonjour,

    Très bon article qui résume bien le crowdfunding.

    Ce mode de financement est effectivement une petite révolution, et à ce titre, il montre d’abord tous ses avantages, avant de laisser entrevoir petit à petit ses inconvénients.

    Il peut s’avérer néanmoins très lucratif pour le petit épargnant lorsqu’il est combiné à d’autres systèmes tels que le Capital Investissement, et je me réjouis que des clubs tels que Viral Angels proposent ces alternatives. Le petit épargnant avisé peut désormais reprendre le pouvoir !

    Cordialement.

    Romain.

  3. Dubitative says:

    Bonjour,
    Les banques et les plateformes gestionnaires et l’Etat, perçoivent leur dus ( gestion, bénéfices, fiscalité) difficile de savoir ce qu’il reste après la participation d’un actionnaire ( co-investisseur dans un projet immobilier de rapport, par exemple ) ou d’un donateur…ou encore un prêteur…
    Qui risque le plus? Celui qui finance, ou bien celui qui reçoit et n’a rien d’autre qu’un projet invérifiable…
    Tout cela, a besoin d’éclaircissement…
    Non? pour les uns donnent et pour les autres qui ramassent!
    Pour moi, c’est le brouillard, hormis les appels aux dons sans passer par le système crowdfunding…
    Par exemple:
    Recevoir une aide pour se soigner ou autre chose de caritatif…
    Qui éclairera ma lanterne?
    Merci…
    Cordialement vôtre..
    Dubitative

  4. Bonjour,

    Je ne sais pas si le crowdfunding en equity est moins risqué que le prêt… d’ailleurs j’en doute. En effet combien de startups réussiront ? Par contre les plateformes de crowdlending ne s’intéressent qu’à des sociétés ayant plus de 2 voire 4 années d’ancienneté. On peut donc penser que ce sont des sociétés qui ont commencé à faire leurs preuves. Par contre il faut faire attention au sérieux de la plateforme qui analyse les dossiers et surtout il faut diversifier le risque sur de nombreux projets…
    D’ailleurs d’autres plateformes essaient de sécuriser les prêteurs… Voici un lien d’un article que j’ai écris (si Guillaume accepte de le garder 😉 ) : http://www.crowdlending.fr/5-solutions-pour-proteger-les-preteurs/

    On verra comment se comportera ce marché d’ici quelques mois car n’oublions pas qu’il est encore très récent en France.

    • Non, l’équity est plus risqué. C’est certain.

      Mais statistiquement, mettre en place un fond d’indemnisation c’est une excellente idée, mais cela devient une banque … Placer de l’argent avec l’assurance d’être remboursé.

      Le risque est inhérent à toutes les opérations de crowdfunding. Mais il ne faut pas financer n’importe quoi. Si les emprunteurs ne trouvent pas de financement bancaire pour des opérations de financement basiques c’est qu’il existe une raison. Les banques connaissent leur métier, si elle refuse de prêter c’est qu’elles estiment prendre le risque de perdre davantage qu’elles auront gagné. et pas pour le plaisir de refuser!

      Ps : Quel beau nom de domaine! Bravo ça vaut de l’or…

      • Guillaume,

        En même temps placer de l’argent à des taux intéressants avec l’assurance d’être remboursé.. qui refusera ?

        Je ne suis pas d’accord sur le fait de penser que les projets financés sur les plateformes ont d’abord eu des refus bancaires… En effet je connais plusieurs projets qui passent par le crowdlending afin de gagner en indépendance par rapport à leur banque justement.

        Merci pour le nom de domaine 😉

        • Non, parce que le taux n’est que la rémunération d’un risque. Si vous placer la coût du risque dans une cagnotte commune, vous devrez y placer la différence entre le taux sans risque et le taux du prêt crowdlending.

          Donc, le taux net sera faible, car sans risque…

          Etes vous d’acccord ?

          • Justement je ne suis pas d’accord. Sur une plateforme notamment, je peux placer à 9 % et c’est la plateforme qui prélève une somme à l’emprunteur pour garantir en partie les prêteurs…

          • Matthieu ca revient à prêter à 10 sur d’autres plateformes…
            et bonnes entreprises paieront pour les mauvaises :^)

          • @Sam, je ne suis pas d’accord… Dans ce système, le fonds d’indemnisation n’a pas d’influence sur les taux… Et puis sur quelle plateforme peut encore prêter à plus de 10 % 😉

  5. Article pertinent, les gogos découvrent la poule aux oeufs d’or, mais il y a effectivement des oeufs en platine !

    Plus sérieusement, le CWD immo par exemple, voit se cotoyer le pire (CWD sur du viager en lamelles ou de la sci de jouissance en RF, au secours) et le meilleur type Ly…o qui enclenche des opérations avec des certitudes préalables et des projets modestes pour le moment.
    Ceci dit Guillaume, si la niche se développe c’est qu’il y a un manque,nonobstant les risques, et que les banques n’ont pas toujours été là, donc la Nature ayant horreur du vide….

  6. Bonjour Guillaume, Bonjour Ankou,

    Je suis un fervent du Peer to Peer to lending depuis son début mais je m’apercois du vice de ce système qui a mon humble avis ne durera pas. c’est une phase et on passera à autre chose.
    1/ On traite malheureusement très mal le prêteur par rapport à ce que ca devrait être. ( qualité de l’information très faible sur le bilan et le Compte de résultat). Au tout début on pouvait avoir plus de détails mais comme les acteurs du Peer to Peer ont besoin de volumes importants pour faire vivre leur entreprise, la communication au prêteur se réduit à néant.
    Peut on prêter 100K€ sans avoir des justificatis ?…
    2/ Dans tout financement avec une banque, il y’a des indicateurs à respecter (Dette/Ebitda, niveau d’endettement, etc etc … J’ai vu une entreprise emprunter et quelques mois plus tard faire une réduction de capital et les dirigeants recupèrent le cash.. ca revient à un crédit consommation 🙂
    3/ Enfin, il y’a le suivi du projet, le prêteur doit par exemple recevoir chaque année le bilan et le compte résultat de la société à laquelle il prête c’est la moindre des choses…. mais non on prête et tout part dans la nature…

    4/ Le prêteur risque d’avoir des pertes à la fin de son investissement ou sinon un rendement qui ne depassera pas le fonds € d’une assurance vie. il y’a une affiche avec un rendement de 9% par exemple soit après fiscalité de 6% environ mais le potentiel de perte est illimité car en cas de défaut la perte est de 100% au tout début du projet et se réduit au fur et à mesure. Je te donne un exemple précis j’ai prêté 1300 euros à 7.5% sur une durée de 36 mois soit capital +interets à recevoir de 1455 euros brut sur 36 mois. Pour récupérer son capital, il faut attendre 32 mois. Ainsi si l’enteprise fait défaut entre le mois 0 et le mois 32, le prêteur est en perte… le prêteur ne commence à gagner de l’argent qu’à partir du 33 ème mois…

    On a donc un investissement avec un rendement maximum de 6% net et un upside de perte en capital de 100%..

    En synthèse, il vaut mieux investir sur une entreprise comme Total en Bourse avec un rendement de 4% net envirion et un upside sur la partie action car l’action peut doubler ce qui n’est pas le cas du peer to peer lending sans oublier que la note de Total est bien meilleure que beaucoup des sociétés.

    5/ Il y’a un bon côté on se sent utile et on proche de la décision, mais l’argent sera mieux gérée par un gérant qui se déplacera voir les sociétés quitte à lui payer un salaire, rédigera des notes, participera à un comité d’investissement.

    6/ il y’a par contre des projets intéressants avec un bon business model à qui on peut prêter mais pour beaucoup d’autres il faut passer son chemin.

    NB: Pour l’instant, j’ai misé 24 projets à un taux moyen autour de 9%brut sans aucun défaut mais il faut vraiment savoir se remettre en question et quitter la partie. Je miserai malgré tout sur quelques projets auquel je crois profondément mais remiser des petites sommes sur tous les projets devrait être perdant pour les prêteurs. Je comprends mieux l’activité de la banque qui est de prêter et qui doit avoir un taux de défaut maitrisé. ( un acteur comme Unilend a proposé du crowfunding sur ses projets mais il ne l’a pas fait pour sa levée de fonds… à méditer)
    Sam

    6/ D

  7. Bonjour,

    Ce qui m’a épaté c’est du crowfunding en SCI pour acheter un studio…..
    Alors là c’est le pompom. (Propulss)
    dans une SCI l’associé est redevable des pertes à hauteur de sa quote-part, de plus tout l’interet de l’immobilier est de financer avec un emprunt pour minimiser sa fiscalité…

    Je prends un calcul tout bête
    Rendement brut 4.9% (c’est plutôt honnête en IDF) auquel il faut déduire les charges, la gestion locative, la taxe foncière, la vacance, les travaux. on va arriver à 2.5%-3% environ
    Sur le 2.5% de rendement net, il faut maintenant passer à la caisse fiscalité ( 15.5%CSG CRDS+14% de TMI)
    On arrive à un rendement net de 1.7% sans oublier le risque de moins value et la faible liquidité des parts…

    une SCI familile en cas de décès c’est dejà la guerre, alors si il y’a 50 associés…. Good luck

  8. Bonjour,
    Merci pour cet article.
    Toutes les plateformes en se valent pas dans la qualité des projets proposés.
    Il faut tout de même reconnaître que certains arrivent à boucler leur projet en l’espace de quelques jours seulement, je suis assez impressionnée de cet essor.

  9. Gwen,

    L’essor est tout simple. c’est la magie de l’amortissement 🙂
    on a 3000 prêteurs à 2000 euros chacun, on a donc 6M€ de fonds prêtés sur une durée de moyenne de 48 mois.
    Chaque mois, les prêteurs recoivent 125K€ de capital pour prêter à de nouveaux projets hors interets.

    Si on arrive à recruter de plus en plus de prêteurs actifs, on peut prêter de plus en plus.

    Sam

    • « Si on arrive à recruter de plus en plus de prêteurs actifs, on peut prêter de plus en plus. »

      Une Ponzi moderne en quelque sorte.

      • Ankou,

        Dans le système de Ponzi, c’est une fraude. On utilise les fonds des uns pour payer les autres ce qui n’est pas le cas ici.

        Sam

        • Oui, raison pour laquelle j’ai rajouté le « moderne ».

          Pour faire un rapprochement osé sur le « moderne », Apple a une trésorerie de 180 milliards, fait 40% de marge brute, et en toute légalité paye moins de 2% d’impôts.

          Ils ne fraudent pas non plus.

  10. Re,

    A mon humble avis ce qui va se passer c’est qu’ils vont commencer à vendre des fonds à des particuliers de prêts aux PME un peu comme pret d’Union..

  11. Vaste sujet sur lequel nous avons produit plusieurs articles sur http://www.mon-patrimoine.fr

    Enthousiasmes au départ, nous avons même fait intervenir 5 plateformes devant nos clients. Aujourd’hui nous sommes volontairement en « pause » malgré des mandats signes pour investir l’argent de nos clients par ce biais. Pourquoi :

    – la multiplicité des projets fait peur tant les projets sont inégaux entre eux.
    – on fait passer un prêt à un infirmer (libéral) pour du prêt au PME
    – le but de ma belle motivation initiale v’est que mon argent et celui de mes clients serve à financer la création d’emploi…..dans 2/3 des cas c’est pas gagné
    – enfin l’AMF laisse faire avant de taper un grand coup sur la table aux premiers gros soucis. Et donc je suis inquiet.

    En résumé, j’ai mis des règles strictes qui permettent de sélectionner 2 ou 3% de projets comme éligibles. J’ai « blacklisté » pour mes clients U…..d par exemple,même si j’y suis investi à titre personnel. J’ai investi sur 5/6 plateforme pour avoir l’experience utilisateur.

    En CrowdImmo peu de projets valables. Ce qui sont correctement montés (risque à hauteur du rendement) sont souscrits en 3 voire 20 minutes…. Pas pour mes clients non plus. Nous avons donc des partenariats en cours de montage pour sécuriser une offre de qualité pour nos clients.

    Nous nous rémunérons en fixe (faible) et sur le perf, le tout détaillé dans un « Mandat d’Accompagnement » clair. C’est le client qui nous paye de notre travail de Selection et d’analyse. Si la plateforme rétrocède des frais nous les déduisons des factures faites aux clients.

    Voilà, vous savez tout.

  12. Bonsoir LdeFroissard,

    Bravo et merci pour esprit critique.
    Par contre, je ne suis pas un specialiste, quelle est votre travail d’analyse ? si je comprends bien vous avez accès uniquement à la plateforme avec un bilan et un Cdr réduit.
    On ne peut pas se fier et faire une analyse détaillée vu le peu d’informations à disposition
    Qu’en pensez vous ?

  13. Bonjour

    Nous avons accès aux infos comme tout ceux qui sont inscrits sur les plateformes de
    – crowdfunding (actions)
    – crowdlending (obligations)
    – CrowdImmo (fonds propres De promotion ou autres…)

    Par contre par notre expérience et notre formation nous permet une analyse plus fine des dossiers comme peut le faire Guillaume. Nous avons pris le parti de nous mettre aux côtés du client faceà ce marché complexe mais qui peut représenter :
    – une bonne diversification patrimoniale
    – un investissement Dan se l’economie réelle
    – une performance interessante (couplée à du risque…)

    Bien cordialement

  14. Bonjour, l’erreur est peut être de vouloir trop sélectionner les projets par soi-même justement. Il faut peut être choisir d’investir dans tous les projets … Sans choisir … A condition d’investir des plus petit montant et sur une plateforme sérieuse bien sûr 😉

    • Désolé d’insister de nouveau, le CF n’est pas un investissement, comme semble aussi le dire Guillaume ici: « Le crowdfunding, c’est être local-investisseur. », c’est un placement.

      Je dirais donc si vous voulez que c’est être local-placeur de son épargne, avec un « rendement » à la mesure du risque encouru.

      • @Ankou, vous jouez sur les mots ! Le crowdfunding par le don n’est pas investissement, par contre en équity ou en prêt il s’agit bien d’un investissement qui est censé rapporter de l’argent. Vous appelez ça placement 😉

        • Non, je veux être précis et respecter notre belle langue.

          Mais au delà de cette assertion, il y a une grosse différence de principe: http://fr.wikipedia.org/wiki/Investissement

          En fait il s’agit bien d’un placement de votre part qui va permettre à la société supportée d’investir.

          Je n’ai jamais placé de ma Vie, mais beaucoup investi…… avec beaucoup ….. d’investissement personnel. 🙂

    • Mathieu,

      A mon humble avis investir une petite somme sur chacun des projets devrait assurer un rendement négatif à 95%.
      Je prends un cas tout simple : Investir 10 euros sur 100 projets à 10% brut pour une durée de 5 ans.
      L’investisseur recevra environ 250 euros d’intérêts ( un emprunt amortissable sur 5 ans équivaut à un emprunt de 2.5 ans, on a donc 1000*0.1*2.5= 250 euros)
      Fiscalité : 75 euros ( TMI 14% et CSG/CRDS 15.5%). pour les hautes tranches c’est encore moins intéressant. ll reste en poche 175 euros au maximum avec 0 défaut.

      Ce qu’il reste à faire mais chaque investisseur doit prendre ses paramètres pour voir l’intérêt du projet.. ( taux de défaut, à quel moment la société fera défaut,……) . Avec un défaut de 5%, la première année, on perd 50 euros environ plus les intérêts non reçus soit 12.5 euros.

      Sur les 175 euros, il ne vous restera que 112.5 euros d’intérêts à recevoir.

      La selection est donc très importante Mathieu,

      Sam

  15. @Sam, toujours pas d’accord. En effet la sélection doit a priori être faite par les plateformes (sérieuses j’entends). Par ailleurs le taux de défaut aux USA ou au UK est de 1,5 % et non de 5 %. On peut facilement se référer aux stats de Funding Circle ou Lending Club. encore une fois à condition que les plateformes fassent leur boulot. Si j’ajoute le fonds d’indemnisation que j’évoquais, ça s’avère rentable. vaste débat et c’est l’avenir qui nous donnera raison … Ou tord …

  16. Mathieu,
    1.5% de défaut c’est à mon humble avis pour une banque qui a des volumes énormes….
    Je ne connais pas parfaitement Lending Club mais on prête à des particuliers si j’ai bien compris ? il y’a bien une hypothèque sur le bien ou c’est un prêt sans garantie ?

    A mon humble quand je vois des sociétés comme Smok-it ou Vision du Ciel Industries, la société recupère de l’argent et après liquidation….

    Peux tu nous détailler le fonctionnement de Funding Circle et Lending Club avec ton avis critique vu que tu as l’air de bien connaître,

    L’avenir nous dira tout çà.

  17. Cette entreprise a emprunté sur 5 ans a 8,7% : tout y est pour démontrer les excès du CF :

    Pourquoi nous allons rembourser : (sic)

    Les derniers comptes approuvés au 31 décembre 2014 font apparaître un chiffre d’affaires en progression de 12% par rapport à l’année précédente, à 527 000 euros. L’excédent brut d’exploitation progresse de 30% sur le même exercice, et représente 7% du chiffre d’affaires.

    La société dispose de 88 000 euros de fonds propres qui représentent 32% du total du bilan de la société.
    L’endettement de 63 000 euros est réparti entre 60 000 euros de dettes à moyen terme et 3 000 euros de dettes à court terme. La part à rembourser dans l’année est de 19 000 euros.

    Sur le dernier exercice clôturé, la capacité d’autofinancement est de 27 000 euros, ce qui permet d’amortir la charge maximale du financement Unilend de 13 000 euros mais ne couvre pas totalement les charges de remboursements des emprunts en cours. Les gains de productivité et les baisses de couts associés à cet investissement doivent permettre de générer rapidement une rentabilité complémentaire significative.

    • Incroyable … « la capacité d’autofinancement est de 27 000 euros, ce qui permet d’amortir la charge maximale du financement Unilend de 13 000 euros mais ne couvre pas totalement les charges de remboursements des emprunts en cours. Les gains de productivité et les baisses de couts associés à cet investissement doivent permettre de générer rapidement une rentabilité complémentaire significative. »

      c’est dément! et le vrai problème c’est que des particuliers néophytes feront confiance à cette plateforme et ne comprendront pas pourquoi ils ont perdu leur argent!

      Vite, il faut arrêter le massacre…

  18. Bonsoir Guillaume, Bonsoir LdeFroissard,

    Je suis en train de fermer tous mes comptes sur les plateformes de CF j y reviens peut être dans 2 ans quand le secteur aura pris de le casse et s’assainira.
    On sent chez les intervenants que la casse d’Unilend nuit au secteur.
    Un commercial au demeurant très bon compare le rendement à celui du Livret A..

    Enfin et c’était ce que j’avais en tête, Lendopolis estime le taux de défaut entre 0% et 4% sur sa plateforme, j’ai informé l’intervenant qu’avec une hypothèse de défaut de 5%, le rendement est très négatif.

    Bon courage à tous,

    Wait and see

  19. Bonsoir à tous,

    Ce qui devait arriver arriva, mon premier incident de paiement pour du crowfunding…
    Il s’agit de Digital Systems une société de location de voitures…
    CA affiché 2013 7.4M€… Immo corporelles 4.2M€ qui nous informe d’un retard de paiement..
    Unilend affiche 9 incidents de paiements à ce jour…

    Je vous informerai du suivi.

    Pour les investisseurs sur la plateforme, pouvez vous nous informer si vous êtes touchés par des défauts sur des plateformes de crowfunding ?

    Voici une eventuelle perte non déductible 🙂

  20. Décalage d’une semaine sur un projet Unilend (3ème paiement ), pourtant choisi aux petits oignions…. Pour plus de crédibilité ils devraient mettre un tampon de 3 mois et puis basta !

  21. De quelle société s agit il?
    Le taux de défaut est déjà a 3%…tout en sachant que c est le début… A 5% de défaut le rendement est négatif a coup sur….

  22. Un événement de Crédit n’est pas un défaut. Un événement de crédit est un report d’echeance, un retard de paiement ou une annulation d’echeance (comme Groupama en 2012 – Eh Oui, ils ont été sauvés dans le WE par la CDC a l’epoque)

    Donc à part smok-it qui est en défaut sur U….d ?

    Autre anomalie une société d’evennnementiel y revient pour la 3ème fois en 18 mois. Pas safe surtout à ces taux.

  23. Bonjour,

    @LdeFroissard : Des membres de mon forum tiennent les comptes sur ce post : http://www.crowdlending.fr/forums/sujet/deja-beaucoup-de-defaillances/

  24. Ca sent très mauvais pour Digital Systems…
    https://www.google.fr/maps/@48.844056,2.260505,3a,75y,297.7h,90t/data=!3m4!1e1!3m2!1sxBFP3bwd0gMdgAXFMxUdQw!2e0
    Le local est à louer…
    à nous la perte 😉

  25. Bonsoir à tous,

    Sur ce blog, plusieurs fois est revenue la discussion sur le caractère dangereux ou non du crowdfunding, et au vu des échanges je pense qu’on est tous d’accord pour dire qu’il y aura des bons et des mauvais projets, des plateformes rigoureuses et d’autres non, et qu’au final il convient en tant qu’investisseur de faire son travail de manière rigoureuse et rationnelle. Bref, la même conclusion pour des produits d’investissement/placement Internet qu’hors Internet finalement.
    Une question me laisse beaucoup plus perplexe, et j’aimerais avoir votre avis.
    1/ La plupart des plateformes de crowdfunding sont contraintes pour vivre d’avoir du volume : elles se rémunèrent sur des commissions prélevées sur chaque opération.
    2/ Par ailleurs, dans la course à la visibilité sur Internet, la plateforme va avoir intérêt à multiplier les projets pour attirer des membres. Donc là aussi, son intérêt va vers plus de volume.
    3/ Sauf exception, qui dit volume dit analyse moins poussée des projets (à équipe égale moins de temps d’analyse sur chaque dossier), et donc risque plus grand pour l’investisseur. Il en résultera probablement un taux de défaut croissant ou du moins > aux prévisions (visiblement d’après ce que vous dites c’est un peu ce qui se passe avec U…..d)

    Ma question : êtes vous bien sûr que cette stratégie soit néfaste pour la plateforme ? Est-ce que les investisseurs qui se feront planter sur un projet sur U…d se diront « Plus jamais sur U…d » et iront voir ailleurs, où se diront-ils « C’est la société dans laquelle j’ai investi qui m’a plantée, pas U…d », d’autant plus que les process d’inscription sur les plateformes sont longs et que les investisseurs peuvent avoir la flemme d’en changer.
    Dit autrement, quelle est la plateforme de crowdfunding qui va émerger parmi les autres selon vous : celle avec le taux de défaut le plus bas quitte a être moins visible, ou celle qui va dominer en taille le marché quitte à avoir un taux de défaut relativement acceptable ? (et d’ailleurs, quel serait ce taux ?)

    • Bonjour Jean Baptise,

      C’est également une question que je me pose : Quelle plate-forme de crowdfunding sortira du lot ? et même : A quoi servent les plate-formes de crowdfunding ? Quelle valeur apporte t’elle pour l’épargnant ?

      Aujourd’hui, l’enjeu est la visibilité sur le web et non la recherche de projets : Les plate-formes dépensent les millions qu’elles collectent dans les levées de fonds pour faire de la pub et générer du trafic sur leur site.

      La valeur d’une plate-forme est elle d’attirer du flux sur son site ou d’être capable d’attirer les bons projets ? Quelle perte de temps et d’argent. Imaginez demain, un site à très forte visibilité auprès des investisseurs (boursorama par exemple … ), lancent une plateforme de crowdfunding… plus besoin de dépenser des millions et de l’énergie pour attirer les investisseurs, priorité à la sélection des meilleurs projets.

      Aujourd’hui, leur priorité est la visibilité et le dvpmt de leur notoriété avant même la sélection des projets (quand je vois U…d devenir sponsor d’un voilier.., gaspiller de l’argent fraîchement levée); Cela pour une raison simple : Comme je le dis dans l’article, les banques jouent leur rôle et les seuls entreprises qui ne trouvent pas de fonds (en crowdlending) sont les entreprises qui présentent un niveau de risque trop élevés.
      Il est aujourd’hui facile de trouver de l’argent dans les banques (pour les entreprises solvables) PS : je ne parle pas du crowdfunding lending immobilier qui souffre réellement de l’absence des banques.

      Je crains que le marché du crowdfunding lending ne soit pas suffisamment porteur : Il y a beaucoup de fonds levés, mais malheureusement pas suffisamment d’entreprises en demande de financement pour investir. Le crowdfunding lending ne peut se développer sur le financement de la trésorerie des entreprises, seul le financement de l’investissement doit trouver sa place dans le crowdfunding (mais ce n’est que mon avis).

      Tout cela est symptomatique du mal des start-up : Vouloir devenir un géant et révolutionner le monde avant même de commencer à travailler. Il n’y a pas de honte à commencer petit et grandir au fur et à mesure des succès commerciaux… Ne croyez vous pas ?

      • En échos à cette réflexion, sur l’avenir du crowdfunding et l’enjeu de la visibilité : Le journal économique lance un service de crowdfunding en partenariat avec lendopolis…

        Ou comment mettre en relation le champion du trafic internet orienté « économie » et une plateforme de crowdfunding!

        Plus besoin de dépenser des millions pour attirer les visiteurs…

        Qu’en pensez vous ?

        • 55% de l’audience des Échos sont des entrepreneurs

          • Guillaume

            Désolé de te contredire mais ce partenariat est ancien car annoncé à l’automne 2014. D’ailleurs, certaine pubs sont limites au niveau règlementation.

            Pour échanger régulièrement avec Vincent Ricordeau le problème vient aujourd’hui des projets à financer.

            Mathieu me disait que les plate-formes dépensent entre 60 et 80€ pour trouver un prêteur. Mais combien de projets analysés pour 1 financé ? 20?

            Les levées de fonds sont nécessaires mais pas suffisantes. Il n’est pas exclu que le cas ISODEV se répète…plusieurs fois !

        • Merci pour ces commentaires. Je suis également assez étonné que U……d sponsorise un voilier avec l’argent fraîchement levé ! On le comprend cependant à l’interview de Nicolas Lesur (merci à Mathieu!), qui est limpide et intéressante : chez U……d l’investisseur doit être dans une logique de volume. On gagne statistiquement, en misant sur 100 à 200 projets (dixit N.Lesur). Par conséquent, la plateforme aussi doit être dans une logique de volume. Et pour être dans une logique de volume, on lève, on devient visible, etc…
          Je partage un certain nombres de vos commentaires : à voir ce que cela donne dans le futur !

  26. Bonsoir Jean-Baptiste,

    Je donne mon humble avis qui n’engage que moi.
    Pour gagner de l’argent en crowfunding et à titre perso, je n’en avais pas conscience jusqu’à ce point, le taux de défaut pour gagner de l’argent doit être mais vraiment très faible ou sinon le taux de défaut doit avoir lieu très tardivement dans le projet..
    On oublie dans le crowfunding que la perte en capital est maximum. On perd toute sa mise en bourse on peut perdre 10% -20% ou même 50% et on peut couper sa mise. En crowfunding, l’évènement de défaut arrive et on perd toute sa mise…
    Chaque plateforme s’entoure de gens ayant fait Harvard, l’ENA pour s’acheter de la crédibilité.

    A titre perso également, j’ai déjà fermé tous mes comptes sur les plateformes on en reparle dans deux ans si le secteur est mature(Lendix, Finsquare, etc..), un mail suffit pour clôturer.
    Peut être qu’une fiscalité plus clémente aidera mais je vois mes chiffres, depuis le début de l’année, le montant des intérêts reçus vont compenser un éventuel défaut d’un projet. J’ai donc un rendement négatif vu que je dois payer les intérêts reçus.

    Quand on dématérialise les relations avec des entreprises, ca ne pourra que péter. On ne peut faire une demande 100% en ligne, il faut se déplacer dans les locaux de l’entreprise, voir les dirigeants, avoir un historique, voir l’activité, prêter un peu pour prêter un montant plus élévé après etc etc.

    Après la technique de diluer le risque en mettant 20 euros sur chaque projet, c’est pour que le client lambda ne rale pas… Si l’entreprise me plante 20 euros, je ne vais pas envoyer un recommandé à 5 euros 😉

    Sur beaucoup de forums, je vois les commentaires je retire mon argent..

    du 3% de rendement autant acheter des actions Total, BNP ou Unibail Rodamco 🙂

    Bonne soirée,

    Sam

  27. Bonjour à tous,

    Contrairement à vous, je crois au crowdlending mais en effet nous sommes au tout début du phénomène et certaines plateformes peu sérieuses vont disparaitre. et je crois aussi à la diversification.

    Pour le taux de défaut, il est de 1,5 % chez Funding Circle en Angleterre.

    Comme on parle souvent d’Unilend ici, je vous fais part de l’interview de son fondateur, Nicolas LESUR, que je viens de mettre en ligne : http://www.crowdlending.fr/unilend-interview-exclusive-de-nicolas-lesur-son-fondateur/

  28. Bonjour,

    Merci Mathieu pour cet interview qui est conforme à ce que je ressens chez Unilend.
    Malheureusement, l’information égale entre les prêteurs ne veut pas dire une qualité d’information faible pour tous les prêteurs. Quand on veut prêter, on sort une note de crédit tout en disant qu’Unilend donne son analyse qui ne l’engage pas. mais une analyse un peu plus détaillée.
    On ne peut pas juste avec un petit descriptif du projet miser sur une société.

    Après avoir lu l’interview, j’ai l’impression que Nicolas Lesur demande aux prêteurs de ne pas sélectionner les projets mais de miser sur tous les projets pour diversifier le risque ce qui implique que le prêteur n’est pas doué d’analyse. Donc miser sur 100 projets 20euros chacun et si le taux de défaut est faible, on gagnera de l’argent. C’est une stratégie qui est conforme à celle d’une étude américaine qui dit qu’un « singe » qui fait mieux qu’un trader 🙂
    En tout cas, U…d est une belle société mais vu la fiscalité sur le financement participatif, j’ai l’impression que le jeu n’en vaut pas la chandelle en partant du fait que le taux de défaut sera autour de 5%.
    Enfin, LendingClub prête à des particuliers et j’ai l’impression que le particulier qui emprunte fera tout pour honorer sa dette sinon sa maison est saisie, alors qu’avec une société l’emprunteur un peu tordu liquide la société part avec l’argent.
    Pour que ca fonctionne correctement, les plateformes doivent payer directement le fournisseur en cas d’achat de matériel par ex, ou payer les travaux.
    Un tabac demandait un financement pour travaux, on est d’accord. Deux mois plus, il pratique une réduction de capital et verse le cash aux associés.. donc les fonds n’ont pas été utilisés pour le descriptif du projet.

    En tout cas, malgré nos commentaires, je trouve le crowfunding comme une très bonne idée qui je l’espère pourra durer mais ca necessite un vrai contrôle des fonds sinon les investisseurs vont se détourner de tout çà et continuer à acheter de la pierre 🙂
    Sam

  29. Concernant les promoteurs et le crowdfunding immobilier, je pense que vous avez parfaitement résumer la situation dans une de vos interventions (Les Echos) : « Le rendement rémunère le risque ! (si le financement des promoteurs immobiliers était une activité rentable et sans risque, les banques ne se priveraient pas…). Plus le rendement est élevé, plus le risque est élevé. Si les promoteurs acceptent d’emprunter à un taux de 10%, c’est vraiment qu’ils n’ont pas d’autres choix ».
    Les plateformes de financement ne sont pas des organismes à but non lucratif. Il me semble que les plateformes les plus sérieuses prélèvent environ 5 à 6% des fonds levés en frais de gestion. Ajouté aux rendements servis (+ de 10% sur 1 à 2 ans), ça fait cher le coût de financement des fonds propres !
    Simon Huet http://www.ipatrimonium.com

  30. Bonjour Jean-Baptiste,

    En cas de défaillance, l’investisseur en voudra au porteur du projet et par la même occasion car il n’a pas choisi le bon cheval.
    Il ne voudra également à la plateforme si jamais la plateforme n’a pas fait tout le travail nécessaire pour sélectionner des projets viables.(utilisation des fonds conforme au projet, un suivi des réclamations, etc etc) je vois déjà un taux de défaut très élévé sur une plateforme dont je ne citerai pas le nom.
    Avec un taux de défaut de 5%, l’investisseur aura un rendement négatif.
    J’ai participé depuis 2013 à financer 26 entreprises.
    sur 2014 aucun défaut donc rendement max 9% soit environ 6% net. En 2015, j’ai une entreprise qui va faire défaut, j’ai reçu 186 euros d’intérêt et une perte estimée à 170 euros donc le rendement minime en 2015 proche de 0. et je n’ai eu qu’un défaut avec une société sur laquelle j’avais peu misé.

    Quand je vois çà, je me dis que la banque a de beaux jours devant elle 🙂 quand j’entends les fintech vont déclasser les banques ca me fait doucement rire… Les grands entreprises se financent à pas cher mais quand elles ont des services annexes ( fusions acquisitions, gestion des flux, analyse et études, affacturage,etc etc,) la banque arrive à s’en sortir….

  31. Le montant de 186 euros d’intérêts correspond à la somme des intérêts recus sur la plateforme en 2015 pour les 26 projets et non les intérêts juste sur ce projet 🙂

  32. Eh oui Ankou, il faut tester 🙂 donc oui c’est malheureusement gagne petit 😉
    Après ca dépend toujours de l’encours mon cher Ankou. Je me voyais investir plus au fur et à mesure mais finalement le test a été concluant next 🙂

  33. Vous avez tous lu cet article du Monde: http://www.lemonde.fr/argent/article/2015/09/21/la-bulle-du-crowdfunding-immobilier_4765784_1657007.html

    Pas un placement exempt de risques cette chose! 🙂

    • Dommage que l’article mélange financement de fonds propres et achat d’immobilier.

      Mais il faut faire le tri. Tiens un exemple : a…….o vient de commercialiser une opération que W…..d n’a pas commercialisé dans l’attente de meilleures garanties…..

      D’où le Mandat d’accompagnement que nous proposons.

      Enfin pas sûr qu’etre promoteur et plateforme crowdfunding en même temps permette une analyse des risque vraiment exigeante….

      A voté disposition et rendez-vous à http://www.bxfintech.com pour en parler !

  34. Vous avez lu cette dernière étude de l’UFC: https://www.quechoisir.org/action-ufc-que-choisir-financement-participatif-alerte-sur-les-risques-et-abus-n24530/

    Ce placement, comme je disais en juin 2015 est loin de tout risque.

    « Soucieuse d’obtenir au bénéfice des consommateurs un assainissement du système de financement participatif, en plein essor, l’UFC-Que Choisir :

    • Saisit l’ACPR afin qu’elle s’assure du respect par les plateformes de leurs obligations légales d’information et qu’elle sanctionne les manquements persistants ;
    • Met en demeure les plateformes Lendix, Unilend, Lendopolis, Pretup, Bolden et Prexem de purger leurs conditions générales d’utilisation des clauses jugées abusives qu’elles contiennent ; et se réserve à défaut d’une réponse satisfaisante, le droit d‘agir en justice.
    • Presse les pouvoirs publics de légiférer pour obliger les plateformes à fournir une information pertinente et impartiale quant aux rendements auxquels les consommateurs peuvent objectivement s’attendre et aux risques encourus. »

  35. fuyez le site lendopolis , je suis déjà à plus de 350€ – 3 sociétés ont déposé le bilan + des défautes de paiement des autres sociétes
    leurs estimations sur la santé des sociétes sont trés mal faites

    Donc fuyez, n investissez pas

    • P'titlouis says:

      Bonjour

      Avec notre offre CrowdValue nous sommes pour l’instant à 0 défaut depuis 2015. (Pourvu que cela dure).

      Toutefois, quand nous analysons 100 projets nous en finançons rarement plus de 10.

      Nous avons définitivement écarté certaines plateformes. Mais regardons toujours ce qu’elles proposent, on ne sait jamais.

      Dans une stratégie de portefeuille Cœur/satellite, nous pensons que cette classe d’actif apporte un plus pour les choix « satellite », avec de bonnes performances.

      Nous digitalisons notre outil de sélection et de suivi de portefeuille pour nous clients.

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