Il n’est jamais agréable d’annoncer les difficultés d’une entreprise, mais le monde des affaires est ainsi. Des entrepreneurs innovent, créent des concepts, se lancent, embauchent, cherchent des clients et parfois même en trouvent … et au final c’est le marché qui tranche, validant ou infirmant l’analyse de l’entrepreneur !

Intéressons nous au marché du crowdlending, un marché nouveau créé en 2014 sous l’impulsion d’Unilend, Il s’agissait à l’époque de mettre fin au monopole des banques dans l’activité des prêts aux entreprises. A l’époque, tous étaient certains que les banques ne faisaient pas le job et que des millions d’entreprise ne parvenaient pas à se financer à cause de la mauvaise volonté des banquiers !

4 années plus tard, selon crowdlending.fr, Unilend serait en cessation de paiement et pourrait être placé en liquidation judiciaire, malgré ses 12 millions d’euros de levée de capitaux auprès d’investisseur de renom ! 

La société, une fameuse « startup », par nature déficitaire comme tous les autres acteurs du secteur n’aurait donc pas réussi à convaincre de nouveaux investisseurs à participer à l’aventure. Cela en dit long sur l’analyse du secteur du crowdlending par les pros du capital investissement (et doit inquiéter les autres plateformes de crowdlending, non rentables, qui vont bientôt allez voir les même investisseurs pour rechercher des capitaux frais qui financeront les déficits d’exploitation).

C’est le problème avec la startup nation ! Les entreprises ne sont pas rentables et il faut lever des capitaux pour financer les déficits d’exploitation. Le jour ou les investisseurs n’ont plus d’argent (parceque les banques centrales commencent à retirer des liquidités par exemple) … les startup n’ont alors pas d’autres choix que de déposer le bilan. CQFD. – cf « Êtes vous prêts pour l’éclatement de la bulle de la start-up nation ? »

 

A écouter les chefs d’entreprises en 2014, le marché du crowdlending devait être énorme tant les banques n’étaient pas performantes pour assurer le financement des entreprises. Dès le lancement de ces plateformes de crowdlending, je vous faisais part de mes doutes sur la réalité de ce marché ! Pour avoir fréquenté le monde de la banque pendant quelques années, je suis toujours convaincu que cette histoire d’incompétence des banques à financer l’économie est une légende urbaine entretenu par certain pour expliquer leur médiocrité (il faut toujours un coupable pour expliquer une faillite ! C’est la faute de fournisseur, c’est la faute des clients, c’est la faute des concurrents, c’est la faute des politiques …et surtout c’est la faute des banques couvertes par le secret professionnel, qui refusent de prêter !)

Dans les faits, les banques prêtent et financent plutôt bien l’économie. D’expérience, il y a souvent de très bonne raisons derrière le refus d’un financement bancaire !

Dès 2016, en pleine euphorie autour du crowdfunding et plus particulièrement du crowdlending, nous vous faisions déjà part de nos doute sur la réalité du marché du crowdlending dans cet article « Le crowdlending est il vraiment viable ? Faire le métier de banquier n’est peut être pas si facile… »

extrait :

« Nous connaissons tous la tirade systématiquement clamée par les acteurs du crowdlending : Le modèle bancaire n’est pas efficient ! Entre contraintes de solvabilité et lourdeurs administratives, les entrepreneurs et plus globalement les entreprises ne parviennent plus à se financer correctement.

C’est bien connu, en France, il existe un vrai problème de financement des entreprises et c’est de la faute du banquier (vous me direz, tout est souvent de la faute du banquier). Les banques ne prêtent qu’aux riches et refusent systématiquement de financer la croissance et les investissements qui permettront au pays de sortir de sa torpeur.

[…]

L’ensemble de l’écosystème du crowdlending repose sur cette légende urbaine que le financement des entreprises n’est pas optimal et que les méchantes banques ne prêtent qu’aux riches … mais est ce vraiment la réalité ? Et si, finalement les banquiers faisaient bien leur métier de préteur ?

[…]

Depuis longtemps, je m’interroge sur la pertinence du modèle du crowdlending (cf « Crowdfunding, Attention, ça devient parfois du « grand n’importe quoi » ! et Qui emprunte sur les plateformes de crowdfunding lending ? Des exclus du financement bancaire ?). Dans ces articles, la question à laquelle je ne trouve aucune réponse convaincante est toujours la même : Pourquoi une entreprise irait elle se financer sur une plateforme de crowdlending et non dans sa banque ? Pourquoi accepterait elle d’emprunter de l’argent à 8% ou 10% au lieu des 2% de la banque ? A cause des lourdeurs administratives de la banque ?, je ne crois pas. 

[…]

A suivre avec attention, mais j’ai bien l’impression que le marché est nettement plus étroit qu’espéré par ces entrepreneurs qui se voyaient déjà renverser le modèle bancaire.

 

 

Aujourd’hui, les chiffres consolidés du crowdlending confirment ces doutes. Deux chiffres (source baromètre crowdlending.fr) :

  • En 2018, le crowdlending, ce n’est que 515 dossiers de prêt (nous sommes très très loin de ces millions d’entreprises qui n’arrivent pas à se faire financer par les banques malgré des modèles économiques sains) et surtout une quasi stagnation par rapport à 2017
  • En 2018, le crowdlending c’est 107 millions d’euros prêtés dont 46 millions par le seul Lendix – Le second est à seulement 13.6 millions).

Mathieu George a une analyse cinglante sur l’état du marché :

« On peut en conclure que le marché se développe peu en France et que les plateformes risquent de devoir trouver des relais de croissance en Europe Continentale (ou disparaitre ?). On observe d’ailleurs ci-dessous que l’Espagne et l’Italie représentent désormais 40 % de la collecte de Lendix. Par ailleurs, Thomas de Bourayne (Credit.fr) vient d’évoquer l’internationalisation de sa plateforme dès 2019 lors d’une interview donnée à l’Agefi. »

 

 

A suivre ! Mais j’ai l’intuition qu’il va falloir vous habituer à ces annonces ! La liquidité injectée par les banques centrales commence à se rétracter … C’est la fin de l’argent facile pour la startup nation ! Attention, les conséquences sur l’emploi et le PIB ne seront pas anodin ! Combien sont employés dans des entreprises qui vivent avec l’argent des investisseurs ?




14 Comments

  1. Bonjour,

    Il serait intéressant de préciser le sort des prêteurs dont les prêts sont en cours pour quelques mois voir années !!!
    Merci pour ces précisions …

    • Voici la réponse de Finance Participative France (syndicat des plateformes ) :

      « Des rumeurs sont publiées à propos de plateformes de prêts en difficulté. Financement Participatif France (FPF) ne peut et ne veut pas interférer avec les décisions à venir, ni avec l’action et les pouvoirs des autorités compétentes. Néanmoins, nous tenons à rassurer les parties prenantes.

      Toutes les plateformes ont obligatoirement un plan de gestion extinctive prévu par les textes. En effet, le législateur (l’ACPR pour les plateformes ayant le statut d’intermédiaire en financement participatif) a donné l’obligation aux IFP de définir et organiser les modalités de suivi des opérations de financement et la gestion des opérations jusqu’à leur terme, y compris dans le cas où ils cesseraient leur activité. Dans ce contexte, la gestion extinctive correspond à l’ensemble des moyens et procédures visant à assurer que les opérations de financement peuvent être menées à leur terme en l’absence de l’IFP. [Pour plus d’information, voir la recommandation de l’ACPR sur la gestion extinctive publiée en décembre 2017]

      De plus, il n’y a pas de flux financiers gérés en direct par les plateformes : les flux passent par des prestataires de service de paiement (PSP). Donc les prêts, pour ce qui concerne les plateformes de prêts, continuent et sont gérés par le partenaire désigné, si une plateforme cesse son activité. »

  2. Merci pour cet article qui révèle en réalité que l’investisseur ne comprend globalement pas dans ce quoi il investi. Le crowdfunding, c’est du capital risque et même si certains compare les perf des projets avec celle du livret A en disant que c’est 10x plus important, ce n’est pas un livret A !! Rien à voir. Après, pour celui qui comprend ce qu’il fait et qui en assume les risques, il y a de très belles opportunités à mon sens. Je trouve génial cette possibilité d’investir via une plateforme dans plusieurs projets en direct, à partir de quelques centaines d’euro. C’est aujourd’hui un des seuls vecteur d’investissement de l’économie réelle, accessible à tous, et à moindre coût. L’investisseur fait son marché sur mesure et personnalise ainsi fortement ses choix. Si vous préférez les FCPI, FIP et autres fonds d’investissement couteux et nébuleux, bloqués sur 7-10 ans, je vous laisse juger des performances, qui sauf exception, sont assez médiocres…

  3. Toujours pas de réponse au sujet du sort des prêteurs quand la plateforme disparaît !!!
    C’est elle en sa qualité d’intermédiaire qui sert d’interface entre le prêteurs et le créancier …
    Quelles sont les obligations réglementaires dans ce cas?
    Merci pour votre réponse.

    • Voici les recommandations de l’ACPR : https://acpr.banque-france.fr/sites/default/files/media/2017/12/22/recommandation_2017-r-02_ifp_gestion_extinctive_2.pdf

      Dans lesquelles vous pourrez lire  »

      L’article L.548-6 du Code monétaire et financier (CMF) dispose que les IFP « doivent définir et organiser les modalités de suivi des opérations de financement et la gestion des opérations jusqu’à leur terme, y compris dans le cas où l’intermédiaire en financement participatif cesse son activité

      A cette fin, l’article R.548-9 du CMF précise que «l’intermédiaire en financement participatif conclut avec un prestataire de services de paiement ou agent prestataire de services de paiement un contrat relatif à la gestion extinctive de ses activités, dans l’hypothèse où il ne serait plus en mesure de continuer à les exercer ».

      Bref, il doit y avoir continuité de service dans la gestion des remboursements. En revanche, quid du recouvrement ? Qui ira chercher l’argent si l’emprunteur cesse de payer ? Il semble que c’est la un sujet.

  4. Merci pour votre réponse et détaillée !
    Il est vrai que le prêteur ne se pose pas toutes les bonnes questions autour de ce sujet …

  5. Vous avez entièrement raison car pour ma part j’ai eu à affronter 1 redressement et 1 liquidation dans le lot de mes prêts!
    Au départ c’est la plateforme qui sert d’intermédiaire mais par la suite le prêteur se débrouille avec le liquidateur avec tous les désagréments associés … Le prêteur se sent alors bien seul vis à vis de ce liquidateur.

  6. rien de suprenant malheureusement
    5M€ de prêt par an çà fait 200K€ de commission et 15 salariés.
    je me souviens que l’ancien DAF d’Unilend est une ancienne banquière M&A. à ellle seule, il lui faut dejà 200K€.

    Dans ce modèle de crowlending soit on croit très très vite soit on meurt. quand on voit l’évolution des prêts ce n’était pas le cas. (4% de commission et un taux de 6% alors que la banque peut financer à 2.5% pour un prêt équivalent)

    NB: je suis un prêteur Unilend.

  7. OlivierSPb says:

    Le crowdlending est une des idées les plus débiles qui soient au moins pour la France.
    Aux US, vous arrivez toujours plus ou moins à vous financer, la marge bancaire peut simplement être monstrueuse, pour les emprunts des particuliers sur les cartes de crédit cela peut aller ,à des taux de 20-25%.
    En France mais c’est un des rares pays à avoir une telle législation le taux d’usure empêche ces marges (Pour info le taux d’usure au Royaume-Uni flirte avec les 180%).
    Mais les banques font plutôt bien leur boulot en France et si on entend souvent l’antienne: les banques ne savent pas prendre des risques, etc…, les gens oublient que sur les prêts les banques ne sont pas là pour prendre des risques. En fait ce que voudrait les gens, c’est que les banques prêtent en prenant les mêmes risques que le capital-investissement sans la rémunération qui va avec.
    En clair, si cela se casse la figure, tant pis monsieur le banquier ce sont les risques du marché, si cela marche voila vos 2% de marges, je me goinfre avec le profit…
    Et le gogo attiré par les rengaines à la mode: décentralisation, peer to peer, etc… récupère les raclures de bidet dont personne ne veut. Franchement les gens n’ont aucun bon sens: qui, à part les désespérés, peut accepter d’emprunter à 10% alors que si un dossier est bon les banques prêtent à 3%? Réponse: à 95% des dossiers pourris. Il y a certes des exceptions mais si rares!
    Et votre tête sera autre quand en fait de peer to peer, le peer va être un liquidateur bien décidé à plumer le gogo. Un faisan rencontre un pigeon…
    Cela fait des années que je fais du crowdlending mais sur une plateforme humanitaire de micro-crédit donc sans intérêt et grâce à des critères simples:
    – Pas de musulmans toujours prêts à dégainer la chariah.
    – Uniquement Asie du SE (Jamais ni Afrique ni Amérique du Sud) et éventuellement Asie Centrale.
    – Uniquement des femmes.
    Je choisis sur profil le récipiendaire mais le dossier est géré par une ONG locale.
    Je n’ai jamais eu de sinistre, cela ne rapporte rien mais je sais au moins pourquoi.

  8. Régis BRYMAN says:

    Bonjour à tous,

    Je me permets d’intervenir en tant que bon connaisseur et investisseur en Crowd Lending. Il y a plusieurs idées à développer ici :

    Concernant le Crowd Lending en lui même, il faut à mon sens le voir comme un complément aux financements bancaires permettant justement d’obtenir d’autres lignes de crédit moins chères et non pas comme une offre de substitution à ceux-ci. Le très fort développement du Crowd Lending immobilier qui repose sur ce principe prend désormais nettement le pas sur le Crowd Lending Entreprise montre qu’il y a un modèle possible sous certaines conditions.

    Du côté des entreprises, ce sont surtout des TPE pas toujours très sérieuses qui se sont financées les premières années, ce qui représente beaucoup de travail pour les plates-formes pour une rentabilité par dossier faible. Par ailleurs, elles ont été la cause de d’un certain nombre de défauts qui ont entraîné eux aussi beaucoup de frais de recouvrement et de procédures pour certaines plates-formes.

    La tendance de fonds montre donc effectivement qu’il faut du temps pour que cette activité soit rentable ce qui nécessite une collecte abondante pour équilibrer son budget (moins de projets mais plus gros unitairement). C’est pour cela que plusieurs plates-formes se sont rapidement adossées à des actionnaires puissants comme Credit.fr , Lendix, Lendopolis par exemple et ont en même temps travaillés sur des dossiers de plus en plus gros et plus solide. C’est là une bonne façon de survivre en attendant que le volume soit suffisant et que la consolidation du marché soit là par la disparition des acteurs les plus faibles. Mais cela a aussi entraîné une nette diminution des rendements bruts servis entre 2016 et aujourd’hui (au moins -1,2% en moyenne).

    Enfin, concernant le cas plus spécifique d’UNILEND, je pense que le site a fait un pêché d’orgueil en s’acharnant à faire de l’enchère inversée (le seul du marché alors que le tendance était justement l’inverse, c’est à dire du taux fixe). Cela entraîné des collectes trop longues pour des taux servis plus faibles (concurrence entre les prêteurs) et découragé progressivement les investisseurs comme moi. Par ailleurs, UNILEND étant l’une des premières plates-formes elle a aussi frais d’un modèle de sélection des entreprises pas assez rigoureux qui a généré beaucoup de défauts et encore maintenant.
    Dernier éléments, une sous évaluation manifeste de ses propres besoins en financement ou peut être la volonté de conserver son capital sans s’adosser à un gros actionnaire ou encore son impossibilité de prouver la pérennité de son modèle auprès d’un institutionnel pour justement rentrer dedans.

    Il y aurait encore beaucoup de choses à dire, mais, en résumé, le marché est toujours jeune et en mouvance, d’autres surprises sont possibles dans les prochains mois…en attendant d’arriver à une vraie vitesse de croisière pour ce mode de financement.

    Régis BRYMAN
    Auteur du livre Boostez votre épargne avec le Crowd Lending

  9. Communiqué officiel UNILEND sur la cessation de ces activités

    Après cinq années passées à permettre aux Français de prêter aux entreprises, Unilend cesse ses activités.
    Unilend a confié à la SFPMEI le soin de gérer vos prêts et vos opérations jusqu’au terme de votre dernier prêt en cours :

    La SFPMEI gère depuis toujours vos opérations et s’assure de la protection de vos fonds sous l’autorité de l’ACPR.
    Elle gèrera désormais, à partir du système d’information développé par Unilend, les opérations de remboursement, organisera le recouvrement si nécessaire, se chargera des déclarations des encours et des incidents auprès du fichier central des entreprises de la Banque de France et éditera chaque année les documents fiscaux.
    Aucun nouveau projet ne sera présenté.
    L’argent disponible sur votre compte Unilend pourra continuer d’être retiré d’un simple clic.
    Vous ne pourrez plus alimenter votre compte Unilend.
    Toutes vos opérations et tous vos documents continueront à être accessibles dans votre espace prêteur.

    Que devient mon argent ?

    Rien ne change. Depuis toujours, votre argent est déposé sur les comptes de la SFPMEI, prestataire de service de paiement agréé par l’ACPR. Il n’a jamais transité sur les serveurs ni sur les comptes bancaires d’Unilend. Comme vous l’avez toujours fait, vous pouvez retirer l’argent disponible sur votre compte Unilend vers votre compte bancaire.

    Qui va s’occuper des remboursements des prêts ?

    Les remboursements des emprunteurs seront administrés par la SFPMEI. Les échéances de remboursements de vos prêts continueront d’être versées sur votre compte prêteur. La SFPMEI continuera à prélever les emprunteurs et à vous verser leurs remboursements ainsi qu’à opérer les prélèvements fiscaux et sociaux. Vous retrouverez toutes ces opérations dans votre espace prêteur habituel.
    Qui va s’occuper du recouvrement et des procédures collectives ?

    Les procédures de recouvrement ainsi que les procédures collectives initiées jusqu’à maintenant se poursuivent. Leur suivi est désormais assuré par la SFPMEI. Les éventuels problèmes de remboursement ou les nouvelles procédures collectives seront également gérés par la SFPMEI selon les mêmes modalités qu’Unilend.
    Combien ça coûte ?

    Rien. La SFPMEI se rémunère par le biais des commissions de remboursement payées par les emprunteurs lors des remboursements.
    Comment accéder à mon compte prêteur ?

    Comme avant. L’accès à votre compte continue de se faire à la même adresse. Vos identifiant et mot de passe ne changent pas. La mise à jour de vos coordonnées bancaires, de votre adresse fiscale ou encore de vos informations personnelles, se fait toujours depuis cet espace. Vous y retrouvez également vos imprimés fiscaux uniques, mis à votre disposition en début d’année.
    Pour contacter les équipes de SFPMEI, l’adresse email suivante est mise à votre disposition : support.unilend@sfpmei.com.
    Y aura-t-il de nouveaux projets ?

    Non. Seuls les prêts en cours seront gérés jusqu’à leur terme.

    Par conséquent, vous ne pourrez plus alimenter votre compte prêteur, ni par carte bancaire ni par virement. Si vous avez programmé des virements réguliers pour alimenter votre compte Unilend, ils seront rejetés par la SFPMEI. Pensez donc à les annuler auprès de votre banque.

    Pourquoi Unilend cesse-t-il ses activités ?

    Depuis la création d’Unilend en 2013, les conditions de marché ont totalement changé.
    En créant le financement participatif sous forme de prêt en France, Unilend a permis à de nombreuses entreprises d’obtenir rapidement un financement sans prise de garantie auprès du grand public. Le crédit en faveur des entreprises était à la fois long et plus onéreux qu’aujourd’hui à obtenir auprès des banques.

    Aidées par les liquidités très abondantes disponibles sur le marché et par les mécanismes de garantie mis à leur disposition, les banques ont fini par prêter de plus en plus aux entreprises à des taux d’intérêt toujours plus faibles.

    Ces taux d’intérêts anormalement bas constatés depuis 2015 ne nous permettent pas d’espérer rémunérer correctement le risque pris par les prêteurs tout en finançant suffisamment d’emprunteurs pour assurer notre rentabilité. Et nous ne souhaitons pas vous présenter des projets plus risqués pour accroître nos volumes.
    Face à ces conditions de marché défavorables, Unilend doit donc cesser ses opérations.

    Sachant que la gestion de vos avoirs est confiée en de bonnes mains, toute l’équipe d’Unilend vous remercie chaleureusement de la confiance que vous lui avez accordée.

  10. Certains incompétents remettent en cause la compétence des banquiers dans d’autres domaines et font exactement la même chose mais en beaucoup moins bien.
    On peut rager contre les banques pour beaucoup de choses mais pas sur la compétence.
    Sinon comme d’habitude les start-up veulent la révolution alors qu’il suffit juste de regarder ce qui existe. Il est possible de faire autrement en matière de prêt. Le mieux restant tout de même que les taux d’intérêts soient élevés.

  11. Rares sont les start up vraiment révolutionnaires dans le concept fondamental, c’est plus souvent un opportunisme de modèle existant évolutif…..

    Et pour les vraies révolutionnaires, c’est aussi dur, car avoir raison trop tôt…….

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