Alors que certains analystes anticipaient une remontée des taux d’intérêt qui aurait été la conséquence d’une hausse des anticipations de l’inflation due à l’instauration des nouvelles barrières douanières, le consensus a opté pour baisse significative.

Les taux d’intérêt ont fortement baissé cette semaine, profitant aux positions dans les ETF d’obligations. L’euro aussi été impacté et s’est apprécié. Les taux d’intérêt européens, déjà bas, ne peuvent pas baisser aussi amplement que les taux d’intérêt américains.

La capacité de l’Europe à adopter une position commune, malgré la présence des populistes en Italie, a aussi favorisé l’euro. Le consensus s’est accordé pour anticiper une baisse de l’inflation car celle-ci est la capacité du monde économique à être optimiste. Or Ray Dalio, fondateur du Hedge Fund Bridgewater (150 milliards sous gestion) a affirmé cette semaine « la guerre avec la Chine vient de commencer ». Non pas guerre commerciale, mais guerre.

Nos outils pour réussir votre investissement immobilier (locatif, location meublée ou résidence principale)

  • Notre nouveau livre « Investir dans l’immobilier«  (déjà plus de 1000 exemplaires vendus) pour y découvrir nos stratégies et conseils pour investir. Une lecture indispensable pour apprendre comment investir, sélectionner le meilleur bien immobilier, choisir le régime fiscal adapté, …

 

 


Cette interprétation est partagée par de nombreux analystes. Historiquement le protectionnisme a mené à la guerre, notamment les deux dernières guerres mondiales. Ce n’est pas de nature à renforcer l’optimisme et donc l’inflation. Nous croyons toujours que les USA sauront ne pas mettre le feu aux poudres et que le nationalisme économique de Trump est motivés, avant tout, par les élections des « mid term » de novembre.

 

Le cas de l’entreprise chinoise ZTE, dont on nous a parlé cette semaine, caractérise ce que nous évoquions récemment au sujet de la « global value chain ».

Suite aux sanctions américaines contre l’Iran, ZTE, qui vend des téléphones portables en Iran, a été sanctionné. ZTE utilise des composants américains pour ses téléphones. La conséquence est le lancement d’une nouvelle filière chinoise, faisant intervenir des entreprises françaises, pour se prémunir des sanctions américaines et instaurer une indépendance productive en matière de puces Wifi et Blue Tooth.

Les barrières douanières impactent la « global value chain » avec moins d’intensité mais de la même manière. Dans ce cas, l’économie américaine en sort perdante.

 

 

L’instauration des barrières douanière cette semaine réalise le risque politique dont nous avons parlé ces derniers mois.

L’augmentation des inégalités aux USA a entrainé la mise en place de politique pénalisant la croissance mondiale de moyen terme.

Les travailleurs pénalisés par la mondialisation et la crise de 2008, la cible des populistes aux USA et en Europe, ne profitent pas des mesures protectionnistes. Le pouvoir économique est une course en avant où l’innovation constitue l’arme durable. Il a été montré que la formation individuelle, la protection lors des reconversions et le développement des infrastructures, dont la protection des droits personnels et de la propriété individuelle, sont les politiques les plus efficaces pour maintenir le progrès technique.

Pour autant, ces sujets n’ont pas été abordés dans les campagnes électorales récentes. Il nous semble que cela s’explique par la collision entre les conséquences de la mondialisation, de la digitalisation et des crises démographiques. Le sujet des migrants aussi bien aux USA qu’en Europe cristallise le débat politique.

En Italie et en Allemagne, le taux de fertilité ne permet pas d’entretenir une croissance économique à long terme. Il est donc nécessaire d’accueillir des migrants, ce qu’ont fait et l’Allemagne et l’Italie.



Le monde ne pourrait soutenir l’endettement à 235% du PIB du Japon qui a été nécessaire pour maintenir son activité économique. Le Japon est un autre pays majeur dont le taux de fertilité est inférieur à 1,5 enfant par femme, comme en Italie et en Allemagne.

En France et aux USA, la fertilité est plus forte. En France, la politique nataliste a permis à toutes les catégories de population, y compris blanche, de maintenir un taux de natalité important. Les politiques natalistes permettent aux femmes de s’insérer dans la vie professionnelle moderne sans diminuer leur taux de fertilité. De plus, le système d’éducation français continue de préserver l’idéal républicain de méritocratie et de promouvoir le savoir du vivre-ensemble, quelles que soient sa couleur de peau ou sa religion. Non sans difficulté. Cela explique peut-être l’élection d’E. Macron, à contre courant de la montée des populismes.

L’absence d’investissement significatif aux USA dans l’éducation secondaire a polarisé l’émergence d’élites communautaires, privées du savoir du vivre-ensemble. Cela explique, selon certains analystes américains, l’explosion du « whitism » aux USA. Trump serait le premier président de la minorité blanche des USA. Même si les blancs restent majoritaires aux USA, ils sont devenus une communauté comme les autres. Les électeurs de Trump se caractérisent non pas par du racisme mais par une attitude pro-blanche et pro-culture-Américano-Européenne.

Il n’est peut être pas surprenant que le débat sur le droit à l’avortement a repris le devant de la scène aux USA cette semaine, au sujet de la nomination du nouveau juge à la cour suprême.

Des débats sur les liens entre le taux de fertilité et le dynamisme économique ou encore le taux de fertilité et la capacité des USA à soutenir leur dette sont menés au sein de l’ « heritage foundation », le « think tank » conservateur, à la manœuvre dans l’élection puis dans les directions politiques prises par l’administration Trump.

Cette collision explique, d’après nous, la confusion qui règne au sein du débat politique et économique depuis 2016. C’est pourquoi nous restons circonspects sur la capacité de la croissance mondiale à accélérer prochainement. Seul facteur qui ferait passer la météo d’Euphorie à Expansion.

Ces autres articles devraient vous intéresser :


59 Comments

  1. Encore une fois MERCI Mathieu pour cette lecture géoéconomique des marchés !

    J’adore te lire tous les lundis matins !

  2. Moi aussi d’habitude j’aime bien, mais lire ici :
    « En Italie et en Allemagne, le taux de fertilité ne permet pas d’entretenir une croissance économique à long terme. Il est donc nécessaire d’accueillir des migrants, ce qu’ont fait et l’Allemagne et l’Italie. » (avec quelles conséquences sur l’âme vive de ces pays !!)
    …fait un peu hérisser le poil par le choix des termes croissance eco… nécessaire….

    Le credo de la croissance sans se poser plus de question et de la « nécessité « de bras incultes alors que par ailleurs on nous prône l’IA remplaçante de jobs est un grand écart intellectuel qui ne met pas de bonne humeur de bon matin.

    des émigrés ininsérables pour alimenter le modèle et payer les retraites, c’est poursuivre le vieux pattern avec une politique de Gribouille

    Et puis le Japon a vécu des siècles en déflation (pour y retourner pour des raisons démographiques ?) et ne s’en portait pas plus mal…..

    • Totalement d’accord avec vous, en plus d’être plutôt mal écrit, ce billet est d’une rare démagogie et d’un parti-pris caricatural.

      « Non pas guerre commerciale, mais guerre. » : Ca fait peur mais concrètement ca veut dire quoi? l’US NAVY en route vers Shangaï ? Les têtes nucléaires américaines orientées vers la Chine? Et épargnez nous la référence aux 2 guerres mondiales s’il vous plait, c’est d’un ridicule, un peu plus et c’était le point GODWIN.

      « …privées du savoir du vivre-ensemble » : Après le savoir-faire, le savoir-être, le savoir-du-vivre-ensemble. Merci pour cette notion totalement abstraite et économiquement vide de sens et inquantifiable.

      Comme dit au dessus, ramener des millions de gens sous-qualifiés pour la plupart, à l’ère de l’IA et de la spécialisation intellectuelle est un non-sens. Comment peut-on avoir la naïveté de penser que cela sauvera l’économie, les retraites, alors même que la fuite des cerveaux français est une réalité depuis des décennies (et où partent t-il en général? Aux USA, en Californie…).

      J’adore votre blog mais s’il vous plait, relayez des personnes qui analysent l’économie de manière neutre, objective et non-orientée politiquement, là j’ai l’impression de lire l’avis d’un étudiant en fac de socio à Lille 3.

      • Je crois au contraire qu’il est fondamental d’ouvrir notre esprit à d’autres sources de réflexion… même si celles ci nous sont désagréables car ne s’inscrivant pas dans notre biais de confirmation.

        N’oubliez pas… nous sommes narration !

      • Bonjour,

        Merci de réagir.

        Sur le compte de Ray Dalio :

        Ray Dalio

        Compte certifié

        Ce tweet a fait réagir tout le week-end aux USA. Oui, il est sujet à interprétation, mais est très explicite. Je passe la moitié de mon temps à Los Angeles, où je suis actuellement.

        Merci encore de réagir. N’hésitez pas à me poser des questions.

        Bien à vous,

      • Nous savons que le système est à bout de souffle. La croissance s’épuise structurellement, alors que nos économies sont submergées par la dette. Je ne vois pas d’échappatoire. Les banques centrales achètent du temps, pas la finalité. Aussi j’envisage une crise similaire à celle de 29, qui ne pourra être dépassée que par un modèle différent. Ne serait-ce que pour passer le cap, un agriculteur ou un maçon syrien pourrait être plus utile à la communauté qu’un ingénieur ou un informaticien. Sven, Cassius, le sentiment de supériorité que vous exprimez à l’égard des migrants ne vous honore pas. Redoutez qu’un savoir jugé grégaire et une aptitude à la survie puissent vous classer en fin de peloton. Pour paraphraser Audiard, « un con qui marche va toujours plus loin que deux intellectuels assis ».

        • Ronin, avec vos bons sentiments, vous vous fourrez deux fois le doigt où vous voulez et mélangez tout…..

          Aucun sentiment de supériorité vis à vis des immigrés opportunistes /économiques/sentimentaux/climatiques/politiques et autres catégories fourre tout dans lesquelles on voudra les mettre, puisque je connais, fréquente et appuie si nécessité depuis des décennies ceux que la doxa actuelle appelle « migrants » pour ne point nommer ce qui est.

          Mais sûrement pas dans le galimatias actuel pour décérébrés avancés qu’on nous sert.

          D’autre part, l’opposition du manuel et de l’intellectuel date un peu, puisque nous côtoyons chaque jour des personnes à la fois ingénieur et manuel, informaticien et maçon en tant que de besoin.

          Votre fable du maçon syrien est bien caractéristique de cet esprit bien pensant qui oublie que justement, il existe encore ici en France des individus qui bien que nantis de connaissances étoffées correctement articulées, savent aussi creuser un trou, cultiver, réparer un moteur ou vélo et se battre quant il le faut…. tout survivalisme mis à part.

          Donc , in fine, sachez que je ne cherche pas à être … honoré :=))) et que je ne « con »-voquerai pas les mânes d’Audiard pour un débat qui n’en est pas un.

        • Audiart a aussi dit:
          Ça ne s’adresse à personne en particulier et à tout le monde en général!

          – “C’est pas parce qu’on a rien à dire qu’il faut fermer sa gueule.”
          – “Deux milliards d’impôts ! J’appelle plus ça du budget, j‘appelle ça de l’attaque à main armée !”
          – “L’Etat ne participe jamais aux catastrophes mais participe toujours aux bénéfices.”
          – “Les Français m’agacent prodigieusement, mais comme je ne connais aucune langue étrangère, je suis bien obligé de parler avec eux.”
          – “Il faut user un grand nombre de femmes bêtes pour oublier une femme intelligente !”
          – “Faut pas parler aux cons, ça les instruit.”
          – “Faire confiance aux honnêtes gens est le seul vrai risque des professions aventureuses.”
          – “Un pigeon, c’est plus con qu’un dauphin, d’accord… mais ça vole.”
          – “Les cons, ça ose tout ! C’est même à ça qu’on les reconnaît.”

          et pour finir (liste non exhaustive):
          “La délicatesse est une façon de parler et l’amour une façon de faire.”

          • Je répondrais à Sven qu’il n’est pas raciste, son chien est noir. Inutile de faire dans le verbeux ou l’obséquieux, cela ne vous va pas. Michel, merci de rappeler de bons mots, mais je crois que celui qui porte le même prénom que vous mérite un D à la fin de son patronyme.

            • « je répondrais à Sven qu’il n’est pas raciste, son chien est noir. »

              Aucun rapport avec la réalité, encore une fois, mais beaucoup de leçons de morale, oui…..et l’anathème final renversé, pour illustrer l’abruti que je suis (qui se contrefout des races, sachez le), puisque vous déplacez votre vindicte sur ce terrain ultime, qui n’a comme d’habitude, que pour seul but de disqualifier l’autre.

              Je vous rétorque que les leçons de bien pensance ont assez pourri la réalité des faits pour que vous n’en rajoutiez pas avec, justement, votre supériorité fabulée et une mauvaise foi d’angélisme antiraciste dont on a assez soupé.

              C’est au pied du mur que l’on voit le maçon, et les donneurs de leçon ont souvent une faiblesse inversement proportionnelle quand il s’agit d’oeuvrer in concreto….

              • Pas besoin de vous disqualifier, vous le faites très bien tout seul. Je rappelle vos propos en substance : Migrants = « bras incultes », « opportunistes », « ininsérables ». On comprend vite qui vous êtres.

                • Je n’ai pas besoin d’être qualifié… :=))
                  De plus vous inventez des propos précis que je n’ai pas tenus et qui contredisent le réel.
                  Mais le réel vous vous en moquez, et cela est bien disqualifiant…..Toujours la moraline…. et le bornage intellectuel qui par mauvaise foi inverse le sens des mots….

                  • Votre message du 9 juillet, lignes 6 & 9, puis celui du 10, ligne 3. Chacun jugera, s’il a la flemme, bien compréhensible de vous lire.

                    • Sans vouloir vexer personne, j’apprécie toujours de lire Sven, au moins sur la forme et son « style » d’écriture personnel où il sait être concis avec des mots juste.
                      Je ne juge pas sur le fonds, mais arrêter de vous disputer comme des enfants, vous n’êtes pas d’accord et ALORS !!!

      • Bonjour,

        Sur le lien entre protectionnisme et guerre, c’est en effet complexe et difficile.

        Et bien que corrélation n’est pas causalité, il est intéressant d’avoir en tête certaines dates de l’histoire économique longue. En fait, ce n’est pas le protectionnisme qui entraine la guerre (contrairement à la déflation, mais c’est un autre sujet), mais le libre-échange qui, par le développement d’intérêts mutuels dans chacun des camps, prévient du risque de guerre entre pays.

        Pour donner les dates et lois les plus connues :

        Le rôle du Tarif Act of 1928 dans la guerre de sécession US (nord industriel protectionniste et sud agricole libre-échangiste)

        Tarif Bismarck de 1879 (Allemagne), Tarif Méline de 1892 (France) et loi Payne de 1909 (USA) et la cristallisation de la 1ere guerre mondiale.

        Pour les années 30, pas besoin, c’est de connaissance commune.

        Encore un fois, je vous renvoie ver Ray Dalio, adepte de l’histoire économique longue (dernier bouquin : Principles) ou Jean-Marc Daniel (source intarissable de savoir sur l’histoire des faits économiques).

    • Bonjour,

      Merci de réagir. Pour aller un peu plus loin sur le Japon :

      https://mariequantierdotcom.wordpress.com/tag/deflation-japonaise/

      La situation au Japon n’est pas bonne et le taux d’endettement à 235% du PIB est une preuve de ce déséquilibre.

      De plus, l’ouverture au son du canon du commerce par le commodore Perry en 1853 n’a pas été vécu positivement…

      Pour aller encore plus, loin, connaissez-vous l’histoire du commerce de l’argent entre les Hollandais, (avant cela les Portugais) et la Chine ?

      A votre disposition.

      Bien à vous,

      • On a besoin de tes lumières Mathieu 😉

        Question complémentaire. Toi qui passe du temps au états unis, pourrais tu nous dire comment la politique de Trump est perçue car j’ai le sentiment d’une certaine popularité qui pourrait le renforcer dans sa politique ? Me trompe je ?

        • Mes lumières je ne sais pas, mes réflexions oui 🙂

          (je vais au moins une fois par an aux USA depuis 1999, ai un numéro de sécu US depuis que j’ai travaillé comme Ice-Cream Maker en Caroline du Sud, ai séjourné dans pas moins de 19 états américains et passe maintenant la moitié de mon temps dans Greater Los Angeles Area. J’ai aussi travaillé pour feu la Banque d’investissement américaine Bear Stearns.)

          Les USA forment un pays très divers et optimistes. Très divers, donc les opinions peuvent être très différentes. Très optimistes, donc même les plus grands opposants de D. Trump, ont voulu ou veulent toujours lui laisser le bénéfice du doute et la chance de réussir. Les mid term sonneront la fin de cette phase.

          Dans Greater Los Angeles Area, que je connais le mieux, les différentes poches de la ville, tentaculaire, constituent une mini Amérique.

          Down Town (les buildings) : ressemble à la population de New York, blancs et noirs vivent ensemble, et depuis le renouveau, plutôt urbains et diplômés

          The Valley : middle-class, avec beaucoup de Latinos – Orange County : très blancs et proches idéologiquement du mid-west (pro Trump), de middle class à très riches. Avec Newport Beach pour la finance et Irvine pour l’aéronautique.

          Inglewood / Wats / Campton : équivalent à nos banlieues Est, population noirs et latinos, assez pauvres.

          Le triangle d’Or : Beverly Hills / Santa Monica / Malibu, cosmopolite, plutôt démocrate, middle class à très riches.

          Des poches comme Long Beach, le port de LA, avec les communautés asiatiques.

          L’année dernière, à Orange County, impossible d’avoir une discussion sans avoir préciser si on aurait voté pour D. Trump ou au minimum absolument pas pour H. Clinton. Cette année à Topanga (Malibu), impossible d’avoir une discussion si on ne condamne pas D. Trump ou si on refuse les excuses pour avoir élu un tel président.

          D. Trump polarise, mais amuse (au moins un peu) tout le monde. Certains américains que j’ai rencontrés sont convaincus que Michel Obama est un transexuel et que Barack a fait assassiner les journalistes qui voulaient le révéler. D’autres ont honte de parler à des étrangers car ils ont peur d’être jugés comme la lie de l’humanité pour avoir élu, en tant que pays, un « néo-nazi », prêt à « prendre » le pays tel un « dictateur », sinon « pourquoi chercherait-il à discréditer le FBI et la CIA ? ». Entre les deux, de nombreux américains commencent à organiser une riposte potentielle, une riposte démocratique et républicaine. Ceux qui pensent la République en danger, prennent la parole, peaufinent leurs argumentaires, préparent les levée de fonds.

          Je crois que D. Trump ne gagne pas de terrain. Je crois que l’Amérique traite depuis 2 ans des sujets qu’elle avait caché depuis 10, 20 ou 30 ans. Je crois que paradoxalement, l’Amérique se purge de ses démons grâce à D. Trump. A la radio, les débats sont profonds au sujet de la société multi raciale, multi-religieuse (chrétienne et musulmane), multi-genre (avènement des femmes au pouvoir), multi-énergie (fossile et renouvelable). Les gens parlent et, j’ai l’impression, plus librement qu’avant. Je crois que B. Obama a montré que les minorités pouvaient accéder au pouvoir véritable et que D. Trump est la réponse de la future minorité blanche qui dit nous aussi on veut participer au rêve américain de demain.

          Je crois que l’avenir de la politique américaine se joue au sein du parti républicain (GOP). Il y a maintenant 2 partis au sein du parti républicain. Le parti des Busch n’est pas celui de Trump. Le parti républicain doit se redéfinir. Si GOP choisit Trumpism, alors un 3e parti centriste apparaîtra. Le parti démocrate, qui manque de vision et de leadership, voit un mouvement « socialiste », au sens européen, se développer. Encore une fois les inégalités, extrêmes aux USA à des niveaux non-vus depuis les années 20, changent la donne.

          En somme, une fois que les blancs seront reconnus comme une des minorités des USA, avec des droits à défendre par le gouvernement, alors je crois que le Trumpism dégonflera et que le parti Républicain retrouvera sa ligne classique.

          Il me semble que Trump n’est pas populaire. Le besoin de défendre les classes laborieuses blanches, en revanche, est populaire. Plus qu’être pro-Trumpism, la popularité de Trump proviendrait, d’après moi, du rejet du politiquement correct d’Hillary Clinton et des démocrates en général, de l’absence de droits pour les classes défavorisées blanches, de l’avènement des femmes au pouvoir parallèle au développement d’une certaine haine des hommes, et du conflit psychique entre être une victime de la mondialisation tout en restant persuadé qu’en tant qu’américain on peut réussir à s’enrichir grâce à ses talents individuels. Pour les côtés un peu plus sombres, il y a aussi la peur de vivre dans une Amérique multi-culturelle qui intègre les musulmans (les musulmans sont statistiquement absent des USA) et l’incapacité à gérer la montée du sentiment identitaire d’auto-protection face à la montée des inégalités et de l’extrême pauvreté.

      • « Pour aller encore plus, loin, connaissez-vous l’histoire du commerce de l’argent entre les Hollandais, (avant cela les Portugais) et la Chine ? »

        oui et so what ?
        On peut en rajouter une couche avec l’entrisme jésuitique, si vous voulez….

        • Oui, tout à fait. Donc vous savez que le Japon, sur les derniers siècles, n’a pas connu une histoire facile. Invasion, humiliation, subordination.

          Je ne suis donc pas sûr de bien comprendre votre question, ou votre réflexion, sur la déflation et le Japon. Pouvez-vous préciser ?

  3. Philippe says:

    « De plus, le système d’éducation français continue de préserver l’idéal républicain de méritocratie et de promouvoir le savoir du vivre-ensemble, quelles que soient sa couleur de peau ou sa religion. Non sans difficulté. Cela explique peut-être l’élection d’E. Macron, à contre courant de la montée des populismes. »

    D’après moi, le système éducatif français peut être invoqué comme facteur explicatif à l’élection de Macron dans la seule mesure où il alimente notre culture du débat… au cours duquel son adversaire s’est brillamment vautrée. Son élection correspond pour grande partie à un vote par défaut, pas d’adhésion. Ne l’oublions pas. A ce titre, l’influence des médias pourrait être invoquée pour une part équivalente dans l’arrivée au pouvoir de Macron.

    Prêter à nos politiques le mérite de constituer un rempart contre les communautarismes me semble témoigner d’un aveuglement préoccupant sur l’état de délitement de notre société: les mandatures successives l’ont porté en germe depuis ces 30 dernières années.

    En conséquence, partageant l’opinion que nous devons nous préparer à une guerre pas seulement économique, je crains que nos dirigeants ne soient pas d’une meilleure étoffe que les Daladier et Chamberlain de triste mémoire… En tant que gestionnaires de patrimoine, ne devons-nous pas nous attendre au pire en espérant qu’il ne se produise pas?

    • Je comprends votre question.

      Gérer son patrimoine, c’est 1/ gérer le risque, pour ne pas faire faillite et sortir de la course 2/ trouver les opportunités qui génère de la performance.

      Dans la gestion des risques, il y a la gestion des risques « classiques ». Par exemple, chez MQ, nous gérons cela par le biais de la météo des marchés. Et il y a les risques, dits « extrêmes ». Les « black swans », les signes noirs, pour reprendre l’expression de Taleb. Ces risques « extrêmes » peuvent être financiers. Par exemple chez MQ, nous les prenons en compte dans les stress test lors de la simulation des pires scenarios possibles, de manière à assurer nos clients de ne jamais sortir de leur budget de risque, même dans les pires scénarios extrêmes « financiers ».

      Enfin, il y a les risques extrêmes « armaggedon », comme les guerres, les catastrophes naturelles majeures (ex: tremblement de terre de Lisbonne) ou les épidémies. Peu, voire aucun investissement ne permet de bénéficier de ces risques là tout en faisant fructifier son patrimoine s’ils n’interviennent pas. Il faut une conviction extrêmement forte pour adapter son patrimoine à ces risques là.

  4. julien bonnetouche says:

    Je partage ces avis :
    Le discours » droitdelhommiste » issu de Rousseau a gangrené les cerveaux européens. Et en France l’interdiction des statistique ethniques montre bien qu’il s’agit d’un aveuglement volontaire.
    Mais les politiques ont toujours un temps de retard : autant on aurait pu autrefois imaginer que des individus sans formation finissent par trouver leur place ( eux ou leurs enfants) autant aujourd’hui, l’excellence scientifique est devenue nécessité pour s’adapter aux progrès technique lié au développement de l’intelligence artificielle par exemple.
    Savoir lire, écrire et compter, reste indispensable pour travailler dans les services à la personne par exemple, mais ne permet pas d’en faire beaucoup plus.
    Alors si on ne possède même pas ces bases là …..

    Mais le pire dans tout ça, c’est à terme la probabilité d’un affrontement voire d’une guerre civile entre groupes d’individus partageant un même territoire, sans aucune assimilation possible entre eux.
    l’ opposition culturelle, religieuse, économique et raciale, nous mènent à l’évidence au conflit.
    Mais chutt !!!!!! faut surtout pas le répéter.

    • Bonjour Julien,
      Vous dites:
      « ….autant on aurait pu autrefois imaginer que des individus sans formation finissent par trouver leur place ( eux ou leurs enfants) autant aujourd’hui, l’excellence scientifique est devenue nécessité pour s’adapter aux progrès technique lié au développement de l’intelligence artificielle par exemple. »
      Je ne souhaite pas débattre sur ce sujet, car s’agissant de l’intégration de travailleurs potentiels migrants, je ne suis pas sûr que les tenants du contre aient plus raison que les tenants du pour, seul l’avenir nous dira ce qu’il en sera!
      Je voulais juste rapporter une anecdote concernant un de mes neveux, qui issu d’un père migrant, mais cela n’a probablement pas d’importance, qui a juste 4 ans, je répète 4 ans, qui ne sait pas lire ni écrire (ou très peu), manipule un IPHONE, avec une dextérité extraordinaire, mieux que moi bien-sûr et mieux que n’importe quel adulte ou adolescent. J’ai été subjugué, de le voir retrouver entre autres manipulations, dans un répertoire caché de l’IPhone de sa mère en trois ou quatre cliks, une photo datant de plusieurs mois !
      Ça fait réfléchir sur la capacité d’adaptation de certaines personnes quelle que soit leur origine et quelle que soit la technologie !

      • julien bonnetouche says:

        Michel,

        Pas bon exemple encore une fois.
        l’Iphone est conçu comme un jeu. C’est fait pour que n’importe qui s’en serve sans aucune connaissance préalable (ils en ont tous dans les coins les plus reculés de la terre.)
        Le sujet de notre discussion n’est pas l’intelligence, également partagée par tous les hommes normaux, mais c’est celui des connaissances, de l’acquis, qui fera la différence parmi les adultes.

        Le difficile, voyez vous ce n’est pas de l’utiliser, mais de concevoir ce qu’il y à l’intérieur !!!

        • Vous n’avez pas compris ENCORE UNE FOIS, le sens de mon post.
          Je voulais montrer la faculté d’adaptation de certains individus quelle que soit leur origine et le fait que, si l’individu est intelligent, volontaire et « adaptable », l’acquisition de connaissances n’est qu’une formalité avec un peu de temps bien entendu.

          • julien bonnetouche says:

            L’acquisition des connaissances une formalité ????!!!
            C’est justement tout l’enjeu de ce 21eme siècle. la différence entre ceux qui y parviendront et les autres.
            Je comprends très bien ce que vous dites justement : et vous ne mettez pas le doigt là où il faut :
            les gens sont tous à peu près intelligents de la même manière (et risquent sous peu de l’être moins que l’intelligence artificielle lorsque celle ci sera auto évolutive)
            le plus difficile pour eux sera l’acquisition des connaissances de plus en plus complexes.

            • La connaissance est importante … mais la valeur est elle toujours dans l’intellectualisme ? Celui qui apporte le plus à la société est il le producteur ou l’intellectuel ?

              • Non c’est FAUX, les gens ne sont pas TOUS intelligents et loin s’en faut. Si vous vous l’êtes, regardez autour de vous ! (sauf à donner à l’intelligence, une définition différente de la mienne).
                Pour quelqu’un d’intelligent et ayant envie d’apprendre, en France, oui ,avec les moyens mis à notre disposition: système éducatif, Internet, vidëos, réseaux, etc., l’acquisition de connaissances, certes chronophage, est une, ne disons pas banalité parce que péjoratif, facilité qui n’a jamais existé dans l’histoire.
                Les problèmes liés à l’acquisition de connaissances que vous soulevez sont plus ceux de l’environnement social, que les moyens mis à disposition.
                L’acquisition de connaissances ne sera pas plus complexe, c’est encore faux, le cerveau est plastique
                https://www.futura-sciences.com/sante/definitions/corps-humain-plasticite-cerebrale-15833/

                et s’adaptera à son environnement, technologique soit-il, tout comme il l’a fait depuis bien longtemps et notamment depuis que l’homme a mis en place des systèmes et moyens d’apprentissage.
                Pensez-vous qu’il plus difficile aujourd’hui, pour une personne formée dans son milieu, de démonter et comprendre un ordinateur, qu’un moteur thermique il y a 40 ans ?

              • Erreur d’aiguillage, mon message d’adressait à Julien.

                Quant au votre Guillaume, j(aimerais pour le comprendre plus de détails:
                – qu’entendez vous par valeur ? (ou valeurs)
                – donnez-vous à l’intellectualisme la définition Larousse ou y voyez-vous d’autres notions ?
                http://www.larousse.fr/dictionnaires/francais/intellectualisme/43548

                – pareil pour producteur: qui, quoi ?

                Cdlt

  5. Vous oubliez dans votre analyse, me semble t-il, deux éléments essentiels qui handicapentà la base notre système économique:
    – la CONFIANCE,
    https://www.youtube.com/watch?v=jF-GjJeCDfE

    – l’hypertrophie du système étatique et politique

    • Bonjour Michel,

      Bien sûr, la confiance est la clé de tous les systèmes économiques.

      (Attendons de voir les effets du Brexit sur l’Angleterre. N’oublions le passé de paradis fiscale et de plaque tournante de l’argent sale de la Suisse – même si son économie ne s’est pas cantonnée à cela. Attendons aussi de voir les effets désastreux du taux de fécondité de la région de Zurich, encore plus dramatique qu’en Allemagne. M. Gave a fait du dénigrement de la France, son fond de commerce. De plus, sa manipulation hasardeuse de l’école autrichienne – en économie – en fait plus un idéologue qu’un analyste. Je ne suis pas un grand amateur.)

      Pour le 2e, pouvez-vous être plus précis sur ce que vous voulez dire ?

      • Bonjour,
        Je pense que vous faîtes erreur sur Mr Gave parce que justement il N’A PAS DE FONDS DE COMMERCE ! Ce Monsieur est à la retraite et a cédé toutes ses entreprises. Il ne dénigre pas la France, c’est une deuxième erreur, il dénonce un système de copinage socialo pseudo démocrate, autrement dit une sorte de communisme occidental issu des années Mitterrand qui nous a amené là où nous sommes aujourd’hui. Avouez que pour un grand, un vrai LIBERAL, que ça peut lui faire « mal au coeur ». Par ailleurs si vous prenez un peu de temps pour le lire (ou l’écouter mais ce n’est pas un grand orateur), vous verrez que ce Monsieur DEMONTRE ses logiques économiques au lieu d’affirmer, ce que peu, dans son milieu, savent faire. Quand en 1999, je vais me répéter, un économiste prétend que l’Euro amènera plus de béton/maisons en Espagne, plus d’usines en Allemagne et plus de fonctionnaires en France, je dis regardez aujourd’hui ce qu’il en est, et… respects Mr Gave!
        Dire « une manipulation hasardeuse de l’école Autrichienne » de C. Gave, dont le maître à penser et ami était Milton Friedman me paraît hasardeux de votre part, s’agissant entre autres d’un prix Nobel, développeur de l’école de Chicago et conseiller officieux du candidat républicain Ronald Reagan, rien que ça !
        https://fr.wikipedia.org/wiki/Milton_Friedman#Jeunesse_et_formation

        Quant au 2è, je veux dire sans vouloir m’étendre sur le sujet , que d’une part, la gouvernance Monarchique Prédidentielle avec en corollaire 2 chambres dont une qui ne sert à rien et l’autre (dont les représentants élus n’assistent même plus aux réunions ou qui parfois piochent dans la caisse), à la botte du Président, n’est plus adaptée à une démocratie moderne et indépendante telle elle devrait être au 21 ème siècle. Ceci est handicapant pour la croissance.
        Et d’autre part vu la situation économique, d’ENDETTEMENT et sociale dans laquelle ces politiques nous ont mis, voilà ce qu’est l’hypertrophie du système étatique. Ce ne sont que quelques aspects du système et il me faudrait plus qu’un blog pour en dénoncer plein d’autres.
        La France a à mon avis un fort potentiel, handicapé par le système politique et de gouvernance avec une liste à rallonge de lois à la c.. En même temps je suis pour la démocratie directe ! Elle devrait s’inspirer de la gestion Suisse moderne, plutôt que de la dénigrer.

        Par ailleurs, je pense qu’il a une connivence entre les 3 piliers fondamentaux de notre pays comme beaucoup d’autres d’ailleurs, que sont Les banques, les médias et les gouvernants. Il en ressort un « capitalisme de copinage » néfaste au développement de notre économie et une multitude d’injustices probablement entretenues ! Méfiez vous des apparences, et de la pensée unique également entretenues, c’est un peu comme les « fake news », ces plaies du début du 21ème siècle.

        • julien bonnetouche says:

          Michel,
          Arrêtez de faire de Charles Gave, le deus ex machina de l’économie, ce n’est qu’un homme du passé qui voit tout en noir, et qui peut même nous assez facilement nous « gaver » !!

          • Cher Julien,
            Pensez ce que vous voulez, c’est votre affaire tout comme votre optimisme béa qui vous empêche, je le pense, d’avoir un œil objectif sur la situation économique, politique et financière.!
            Vous savez que nous ne sommes pas d’accord sur un certain nombre de problèmes. Vous ne savez probablement pas, en revanche, que j’ai échangé avec ce Monsieur à titre personnel et que l’image qu’il peut donner à certains à la télé n’est pas représentative de l’homme qui est tout ce qu’il y a de plus, c’est en tous cas mon impression, humble, réaliste et clair dans sa tête.
            Cordialement

        • Bonjour Michel,

          Il faut, je vous l’accorde, respecter les accomplissements de M. Gave. Je m’inspire moi-même de sa capacité à avoir su mener de front une carrière de financiers (ces enfants n’ont-ils plus de parts dans ses entreprises d’ailleurs ?) et d’analystes économiques. C’est aussi pour cela que je me suis BEAUCOUP intéressé à ce qu’il dit.

          Fréquenter Milton ne fait pas de vous un libéral. Au concours de Normale Sup, j’ai à la fois minoré l’épreuve de culture Générale avec un 1 ou un 2 et majoré l’épreuve d’histoire des faits économiques. Ma thèse ? L’impact de Friedman sur Reagan et des néo-Classiques sur Thatcher. Il y avait des subtilités mais je ne m’en souviens plus. Tout ça pour dire que je me suis intéressé de près au sujet. Je continue de penser que M. Gave mélange les enseignements économique des monétaristes (Friedman) avec les thèses, beaucoup plus anciennes et archaïques, de l’école autrichienne (Von Mises). Il ne prend jamais en compte les avancées de la nouvelle économie classique, notamment Kydland et Prescott dans ses analyses sur les banques centrales. Pourtant extrêmement puissantes, surtout lorsqu’on est familier de Friedman.

          J’en veux pour preuve son analyse de la zone euro, erronée à mon sens, du à son biais « autrichien » sur ce qu’est ou doit « devenir » une zone monétaire optimale (Mundell). Il analyse mal aussi, mais c’est lié, l’importance des effets d’échelle positif en économie industrielle (Tirole, Krugman) lié à la taille des marchés.

          Comprendre l’émulation lié à la concurrence « libre » (Allais) passe aussi par la compréhension des systèmes d’externalités, positives (Barro, Lucas) et négatives. En cela, il passe souvent à côtés des externalités positives des systèmes étatiques robustes (infrastructures, éducation, droit).

          M. Gave est à la limite entre l' »objectif » nécessaire à l’économiste et le financier et le « normatif » du politique ou de l’intellectuel. Et j’en viens au dernier argument. Je crois mais n’en suis pas certain, son « nationalisme », pas dans le mauvais sens du terme, dévie ses analyses économiques.

          Quoi qu’il en soit M. Gave reste une personnalité qui mérite l’écoute et l’étude.

          • julien bonnetouche says:

            Bonjour Mathieu et Michel,

            Je ne suis pas économiste comme vous Mathieu, dans le sens où je n’ai pas fait un cursus d’études économiques, et pourtant je m’intéresse à l’économie par nécessité.
            Ce faisant, je me place donc en béotien, observateur du temps qui passe sans les connaissances approfondies dont vous faites état tous les deux.
            Et ce qui me frappe, voyez vous, ce sont les références aux maîtres passés reconnus en leur temps ( et parfois dépassés de nos jours) comme si les dires de tel ou tel fut il prix Nobel, devaient être prix comme argent comptant ( c’est de circonstance!!!)
            Or justement, mon sentiment est que nous basculons d’un monde à un autre, et que les règles en tous domaines y compris économiques, ne seront plus les mêmes avec l’arrivée du digital, et de l’intelligence artificielle.
            Nous n’en sommes qu’au tout début, mais la progression de ces technologies se fait de manière exponentielle, quasiment doublant tous les ans et demi, c’est du jamais vu en matière de règles de substitution.
            Or si cela entraînera un accroissement extrêmement rapide de l’efficacité industrielle et commerciale, c’est aussi un véritable gouffre à investissement, qui va recycler une bonne partie des excès monétaires émis par les banques centrales.
            Les gens je crois, n’ont pas encore réellement pris conscience de ces bouleversements, mais ressentent comme une sorte de malaise à l’idée de ce qui peut arriver.
            Je ne suis pas voyant non plus, mais j’ai acquis la conviction que si nous sommes sortis de la crise de 2008 finalement sans trop de casse, c’est parce que en quelques années la nouvelle économie a pris le relai de l’ancienne.
            On le voit déjà dans les ratios bénéfices / coût d’exploitation entre industrie traditionnelle et nouvelle.
            Et encore une fois ce n’est rien à côté de ce que nous allons connaître dans le futur.
            Et ce que je ressent, ( mais c’est très subjectif) c’est que tant que nous aurons ce moteur de croissance phénoménal, nous n’aurons pas de crise.
            Un élément de réponse sera la poursuite ou non du cycle de reprise américain qui dit on, devrait d’arrêter : si il continue, alors il me donne raison, parce que ce sera à cause des technologiques.

            Voyez vous Mathieu, on en revient au cours des techno : ils sont très élevés certes, mais si la technologie elle ne cesse de progresser à ce rythme, demain sera meilleur qu’aujourd’hui …

            • Bonjour,
              « Je ne suis pas économiste comme vous Julien, contrairement à Mathieu, dans le sens où je n’ai pas fait un cursus d’études économiques, et pourtant je m’intéresse et m’instruis sur l’économie et la finance par nécessité et par curiosité (mis à part l’optimisme vs pessimisme, on est pas si différent en fait!).

              Concernant CG, je vous rappelle que Mr Gave est Mr Gave et non pas M. Friedman même si celui-ci a été « son maître » et ami.
              Vous dites par ailleurs: « Je continue de penser que M. Gave mélange les enseignements économique des monétaristes (Friedman) avec les thèses, beaucoup plus anciennes et archaïques, de l’école autrichienne (Von Mises). Il ne prend jamais en compte les avancées de la nouvelle économie classique,…. »

              Je pense que vous vous trompez une nouvelle fois, ce Monsieur a vécu et fait sa carrière principalement en Asie donc en pleine émergence de la » nouvelle économie » comme vous dites. Il connaît mieux que quiconque ces marchés qu’ils soient concurrentiels ou étatiques et il connaît très bien la France et son HISTOIRE, ce qui lui donne de sérieux éléments de comparaison.
              A titre d’anecdote à la question (en 2011) sur quelles 10 ou 20 actions investiriez-vous ?
              La réponse est: « Je n’ai pas de connaissance spéciale dans le domaine des actions individuelles (= humilité). Une recommandation cependant serait de n’avoir que des actions a fort quotient intellectuel du type IBM, Air Liquide, Schneider Electric. Essilor, Schulumberger et/ ou a acheter des fonds de technologie ou de biotechnologie, en vendant tout ce qui est matières premières ». Il conseille également à titre personnel 50% Ricardo, 50% Schumpeter.
              Si vous appelez ça un « homme du passé », je ne sais plus ce que les mots veulent dire !!!

              Quand à l’euro il est convaincu et m’a également convaincu (même si tout le monde s’en fout, notamment ceux qui ne comprennent rien à l’économie et j’en ai pléthore autour de moi, vous aussi sans doute) en creusant un tant soit peu le sujet, que c’est la plus grosse imbécillité de ce 21ème siècle que d’avoir instituer une monnaie commune pour des états très différents économiquement parlant, sans le levier qu’était le taux de change au paravant pour « ajuster » leur économie. Il a développé ses théories sur l’euro et alerté envers et contre tous et ses dangers bien avant qu’il ne soit mis en circulation. Vous conviendrez qu’aujourd’hui nombre de voies qu’elles soit économiques, politiques ou encore statistiques vont dans le sens de Mr Gave. Qui l’eut cru il y a 17 ans ? Je ne sais pas si l’avenir lui donnera raison au moins partiellement, mais l’Europe va bien dans ce sens sans savoir quand le schisme aura lieu et quoi remplacera l’Euro.

  6. Patrick D says:

    L’histoire de la société chinoise qui passe le blocus américain avec une pirouette, c’est la 1ère goutte d’un stunami. Voila ce qui pourrait arriver :
    _ Les européens, canadiens, mexicains et chinois passent des alliances économiques fortes pour contrer l’impérialisme américains sous l’égide (et la férule) des chinois.
    _ Les USA casse ainsi leur modèle économique et la suprématie du dollar au niveau mondial. Une autre monnaie émerge qui permet une grande fluidité des échanges et qui sort tous les pays sous embargo de leur stase de sous développement.
    _ Le marché mondial se porte mieux au détriment des USA. La Chine prend la main. L’Europe se trouve des partenaires économiques nouveaux.
    _ Les USA sont acculés et déclarent la guerre avec leurs alliés restants pour continuer à exister.
    _ Les israéliens sont obligés d’accepter une solution (pacifique ?) à deux états.

    C’est ce que j’ai prévu de plus logique. Mais bon, je peux me tromper !

    • julien bonnetouche says:

      J’espère que vous vous trompez !!!
      La limite de tout cela, est que le consommateur américain est presque toujours le premier client, que ce soit pour l’Allemagne, la Chine ou la France (ici le 2eme) et les autres aussi.
      Et puis il y a aussi les industriels américains qui eux savent que le protectionnisme n’est pas bon.
      Je vois donc les choses de la manière suivante : Trump gagne une partie de son bras de fer en obtenant des concessions, et les élections de novembre, puis les choses reprennent leur cours.
      La question que je me pose : est ce que Trump relâche un peu la pression à la rentrée afin que Wall street ait le temps de remonter avant novembre ? En a t il besoin pour gagner les élections ?
      Peut être mais pas forcément, car l’économie est en croissance de 3 % aux US.

    • Personnellement je vois plutôt:
      – dans la « guerre » économique, les US se mettent à dos les grandes puissances telles Chine, Europe, Russie (c’est déjà fait), moyen Orient, …,
      – de surcroît, les US rompent le pacte de l’OTAN et ne sont plus sûr de venir soutenir les pays de l’Europe de l’ouest en cas d’attaque asiatique ou Russe (ou les deux),
      – une nouvelle monnaie émerge, DTS, Blockchain ? (adossée?) et détrône progressivement le dollar,
      – ces pays de l’UE sont englués dans la dette et pour une bonne partie en faillite ,
      – idéal pour la deuxième et troisième puissance mondiale pour envahir l’Europe. N’oublions pas qu’en Europe, il y a seulement 2 armées, la France et l’Angleterre
      – à partir de 2022, danger!

      Bien sûr ce n’est que de la fiction !

    • Tout à fait d’accord. Nous travaillons sur plusieurs de ces scenarios.

      Il ne faut pas oublier, d’après M. El Erian, le scenario où les USA ressortent renforcer car c’est le seul marché de taille importante, auto suffisant, et qui possède le capital confiance le plus grand pour attirer les capitaux et le entrepreneurs sans marché domestique.

  7. Bonjour Guillaume,

    J(ai recu un message mais pas le lien qui va avec (et ce n’est pas la premiere fois) sur;

    – 2019, risque de faillite de l’assurance vie et des fonds euros ?
    Cdlt

  8. Bonjour,
    Quel optimisme !
    Bref, vouas avez aussi oublié l’Iran dont les habitants manquent d’eau et l’embargo imposé par les US (et suivi par les « dépendants » de l’USD) ne va rien arranger.
    Si j’ai une certitudes, c’est que les événements s’accélèrent et que nous allons vite voir qui a raison.
    Quant au billet, il est la pour faire réagir et ça marche.
    OP

  9. Bonjour à tous,

    Merci de prendre le temps de lire et de réagir à ces notes hebdomadaires dont le but est d’aider à suivre la narration (désolé pour le terme !) des marchés afin de comprendre et d’anticiper ces derniers. Le but est d’aider nos clients à se construire une opinion critique.

    Merci à toi Guillaume, par ton travail, de nous donner un espace de discussion et de réflexion.

    Pour répondre à certains commentaires généraux, je vais vous ennuyer avec une présentation de qui je suis et de ce qui m’anime. Ma fille de 6 ans me le dit tout le temps : « Papa, ce n’est pas parce qu’on fait une vidéo sur Youtube, qu’on ne doit pas être poli. » Être poli, y compris sur un blog, c’est aussi accepter de se présenter.

    J’ai étudié l’économie à Normale Sup Cachan. L’enseignement y est excellent, non doctrinaire, focalisé sur les outils méthodologiques de la réflexion économique. En cela, l’enseignement de l’économie y est très différent de Science Po ou de l’ENA. C’est pourquoi, l’école produit des économistes aussi bien « atterrés » que « néo-libéraux ». Nous sommes formés à réfléchir de manière individuelle et originale et non pas à obtenir des conclusions consensuelles. (j’ai ensuite étudié la finance et les mathématiques appliqués en doctorat à Inria, ai été conseiller éco pour le président des jeunes de l’UMP en 2007 pour la campagne de Sarko et ai voté Macron aux présidentielles, connu la crise de 2008 à Londres sur un desk de trading chez Bear Stearns, ai décidé de me lancer dans les FinTech avec l’envie de faire du monde bancaire un monde meilleur grâce à la « transparency and inclusion ». Je partage maintenant mon temps entre Paris et Los Angeles et voyage au mois une fois tous les 6 mois en Chine, ai vécu en Inde. J’aime l’Amérique et j’aime Voltaire. Je ne goute guère Rousseau et, fut un temps, récitais du Tocqueville dans le texte. Je m’appelle Mathieu, avec un « t », donc suis issu d’une famille de « gôche », et, pour continuer dans l’intimisme, j’ai grandi dans le 93. Tout cela pour couper court à tous les procès d’intention. Je suis sur les marchés financiers depuis 2005, ai connu les 1ères émissions radio de Marc Fiorentino. Je dédie ma vie professionnelle aux marchés, ai eu la chance d’être aux 1ères loges en 2008, ai reçu une formation parmi les meilleures au monde et suis convaincu de faire fortune depuis tout petit.

    Investir sur les marchés financiers avec sa casquette de citoyen-électeur est la meilleure manière de faire faillite. Il faut être un observateur « clinique ». Le but n’est pas de faire avancer ses idées sur les marchés financiers, mais d’anticiper les flux d’investissement. Il faut savoir se mettre dans la tête des « big money movers », de la « real money », de ceux qui font le jeu. Il faut de l’empathie, se mettre dans leurs têtes, à ceux qui font le consensus, ce barycentre pondéré par les actifs gérés. Tout ce que nous faisons dans ces notes, c’est chercher les manières dont ces personnes envisagent le monde. Sur le long terme, les lois économiques rappellent à tout le monde ce qu’est la réalité, mais dans l’intervalle, tout est perception, narration, théorie … spéculation. Au sens originel, et positif de « speculare » en latin, le fait de s’interroger sur les conséquences d’une hypothèse si elle était vraie, sans nécessairement la considérer au départ comme telle, comme nous le rappelle wikipedia.

    Nous ne traitons que des sujets évoqués lors de la semaine écoulée. Nous ne gagnons pas d’argent ici. Nos revenus proviennent des abonnements que souscrivent nos clients. Nous ne sommes par des journalistes. Le trafic ne nous importe pas. Nous cherchons la vérité de ce qu’il se passe dans la tête des gros investisseurs. Car c’est cela qui fait gagner de l’argent à nos clients. Ah oui, nos clients nous reversent aussi une partie de leurs gains.

    La beauté de l’exercice de l’investissement sur les marchés financiers est de savoir facilement si nous avons raison ou tord. Soit on a gagné de l’argent, soit on a détruit de notre richesse. C’est là la seule chose qui nous anime dans ces notes. Pas de politique. Simplement aider nos clients à gagner de l’argent, grâce à leur intelligence, leur curiosité et leur capacité à prendre des décisions.

    Merci aux plus patients d’avoir tenu jusqu’à la fin de ce long commentaire. Je vais maintenant répondre aux questions plus spécifiques.

  10. julien bonnetouche says:

    Bonjour Mathieu,

    Voyez vous comme citigroup le cac à 6000 d’ici 6 à 9 mois ?

    https://www.boursorama.com/bourse/actualites/citigroup-voit-le-cac-40-passer-6-000-points-d-ici-6-a-9-mois-7b8d42f599cfe1c8326c3483fa4b5f55

    J’y crois assez volontiers si ……. Trump se calme un peu !!!
    En effet ses rodomontades coûtent à l’économie mondiale depuis le début de l’année presque 1/2 point de croissance, de par l’inhibition qu’elles entrainent chez les acteurs économiques.

    On voit bien que les bourses en général suivent un nouvel indicateur : « les humeurs de Trump »

    Or je note une inflexion hier dans son attitude, quand revenant du sommet de l’OTAN il se déclare satisfait des promesses des autres pays de payer d’avantage, alors que justement rien n’est moins sûr.

    Et puis il y a aussi les élections de midterm le 6 novembre, et un retour au calme sur Wall Street serait plutôt un atout pour lui. ( d’ailleurs insensiblement, le DJ remonte vers les 25000 actuellement)

    Enfin, sur le plan purement français, le dernier trimestre devrait se révéler meilleur avec une augmentation de la consommation due à la suppression de la taxe d’habitation.

    Qu’en pensez vous ? ( tout le monde peut répondre)!!

    • Bonjour Julien,

      A titre personnel, j’ai surpondéré mon portefeuille par rapport à la suggestion MQ, avec 20% de CAC en plus. Je crois que les grandes entreprises françaises sont très internationales. Je fais la différence entre globales et internationales. Globales = capacités à déployer dans le monde entier une même stratégie; internationales = capacité à déployer des produits et des services dans le monde entier en s’adaptant aux spécificités nationales.

      Chez MQ, nous ne faisons pas de prévision de niveau. Nous pensons que l’exercice est pure devinette. Nous nous attachons à définir si les conditions économiques et financières sont porteuses ou pas. Il existe bien évidemment un niveau de valorisation qui fait la frontière entre le sous évalué et le sur évalué. Mais celui-ci dépend du niveau des EPS agrégés (bénéfice par action agrégés au niveau de l’ensemble des entreprise du composant le CAC 40), du niveau des estimation de croissance économique pour les années à venir et enfin du niveau des taux d’intérêt. Chacun de ces facteurs peut évoluer avant que le niveau d’équilibre soit atteint. Et dans 6 ou 9 mois, qui peut avoir des certitudes sur le niveau des estimations de croissance économiques à ce moment là, voire du niveau des taux d’intérêt ? C’est pourquoi nous ne faisons pas de prévision mais des diagnostics.

      Actuellement les actions américaines sont surévaluées. Cela fait donc peser un risque de baisses violentes sur tous les marchés actions, à n’importe quel moment, comme en février. Donc si on a une opinion forte sur les actions, et qu’on alloue une partie importante de son portefeuille en action, il faut garder en tête que l’état de marché est « Euphorique » et que les baisses peuvent être violente. La clé de la performance de long terme est la gestion de son budget de risque, seul garantie contre les ventes « paniques » qui détruisent la performance lors des périodes où l’incertitude sur l’avenir augmente.

      Je ne crois pas que l’économie française ait un impact sur le marché actions sauf lorsqu’elle est très mauvaise et qu’elle met en danger la cohésion de l’UE.

      D. Trump n’a que le pouvoir de faire baisser drastiquement les actions. En aucun cas, il n’a la capacité de déterminer une hausse. Seule la FED a ce pouvoir et elle est indépendante.

    • Au sujet de l’OTAN, n’oublie pas que D. Trump a terminé le sommet en appelant des budgets à 4% (et non plus 2%), ce qui est de facto une demande intenable.

  11. julien bonnetouche says:

    Bonjour Mathieu,

    Personne n’est devin, c’est entendu, c’est pourquoi on ne peut en vouloir à quelqu’un qui se « mouille » sur un raisonnement fondé.
    Les CGP devraient se mouiller davantage qu’ils ne le font, cela donnerait un peu de couleurs à leur image…
    En dehors des éléments connus de tous comme le niveau de valorisation, il en est d’autres plus subjectifs, tant pour les marchés que pour l’investisseur.
    La bourse réagit d’une manière pusillanime, surtout en mode panique, mais les facteurs « chagrin » peuvent tout aussi bien céder la place à l’euphorie sans pour autant que les fondamentaux aient changé.
    De mon point de vue, c’est à ce moment là que l’on peut envisager des prévisions sur un mode plus ludique qu’autre chose, dans le genre de ce qui suit : (je fais court exprès)

    On l’a dit, les marchés ne sont ni chers ni bon marché. sauf la tech américaine, mais qui fait de plus en plus de super bénéfices. Alors est elle vraiment chère ? ( c’était d’ailleurs le sujet de mon dernier questionnement pour vous auquel il est super-important de répondre, car si elle n’est pas si chère que ça, les risques sur les marchés sont considérablement réduits.)
    Si ils sont réduits, et qu’il y a pas mal de liquidités comme cela semble être le cas depuis la crise de février, alors si Trump la met en veilleuse, un rebond est quasi certain.

    • Il n’y a aucune ambiguïté dans notre diagnostic : les actions américaines sont EXTREMEMENT chères.

      Ce n’est pas que je ne veux pas me « mouiller », c’est que je pense que faire une prévision de cours est un exercice absurde. Cela ne veut pas dire qu’on ne sait pas quoi suggérer à nos clients. Nos clients ont toujours une suggestion d’investissement qui dépend des conditions économiques et financières du moment et de leur tolérance à la peine financière. C’est juste que ces suggestion sont fondées sur des diagnostics et nos pas des prévisions. Je laisse tous ceux qui veulent en faire dans leur coin, tranquille. Notre but chez MQ est de faire gagner de l’argent à nos clients et non pas de fanfaronner sur des pronostic.

      Je pense qui si D. Trump la met en veilleuse alors le consensus aura plus de temps pour se focaliser sur les fondamentaux. Trump sature l’attention. Si il redonne de la bande passante, je crois au contraire que le marché baissera.

  12. julien bonnetouche says:

    Merci Mathieu,
    Je retiens de votre commentaire que vous voyez plutôt le marché baisser.
    Vous voyez que ce n’est pas si difficile que ça !!
    Je suppose que vous conseillez à vos clients de se désengager pour rester le plus liquide possible ?

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*