Nous vivons une drôle de période dans laquelle se mêle « innovation », perspective heureuse d’une société dans laquelle on ne meurt plus de faim, et « anxiété », peur de perdre une rente de situation fruit du travail de nos ancêtres.

Nous sommes confrontés en permanence à une multitude d’informations, parfois contradictoires, souvent interdépendantes, qui construisent une réalité difficile à saisir pour le citoyen, simple observateur, non averti à la subtilité des mots et des choses.

 

Nous sommes en crise permanente… pourtant, il faut agir pour avancer. On ne peut éternellement attendre (espérer) le meilleur ou le pire pour prendre avancer. Malheureusement, pour être capable de prendre une décision, il faut être capable de faire sien un discours, une pensée, une narration, et cela suppose malheureusement un esprit de synthèse « hors norme » que peu d’entre nous possèdent. Il ne vous restera alors que deux solutions : Faire confiance à un tiers qui possède cette esprit de synthèse et vous conseillera ou suivre le mouvement, faire comme tout le monde, considérant qu’il est toujours préférable d’avoir tort tous ensemble que raison tout seul.

Mais en tout état de cause, celui qui n’est pas doté d’un esprit de synthèse « hors norme » se retrouvera paralysé par l’abondance d’information dont il ne saurait tirer une narration source d’action. Il ne s’agit pas d’être doué de prédiction, mais d’essayer de comprendre une situation, un contexte afin d’en tirer profit et d’agir. Vous avez l’impérieux besoin d’être conseillé par une personne doté de cet esprit de synthèse.

Nous vivons surtout dans une société de l’immédiat, une société inondée par l’information, la désinformation, les fakenews et autres narrations… qui brouillent la capacité de nombres d’entre nous, incapables d’en faire une synthèse source d’action. Les exemples sont légions et notre exercice de rédaction quotidienne trouve peut-être ses effets néfastes : A force d’informer, d’analyser, d’essayer de comprendre, d’aller dans une sens, puis dans un autre, ne participons nous pas à votre incapacité à agir ?

 

 

Trop d’information nuit-elle à votre capacité d’action ?

Lors de mes premières années en tant que Conseil en Gestion de Patrimoine, en réalité vendeur d’assurance vie dans un réseau national, mon directeur me reprochait ma trop grande compétence technique avec cette phrase qui illustre parfaitement le propos : Plus on en sait … moins on vend. On bon commercial est rarement un expert. En effet, un expert sait qu’il ne sait rien, et ne pourrait réussir à emmener son prospect, futur client, dans la narration simpliste qui accompagne toujours l’acte de vente.

 

L’abondance d’information à laquelle nous sommes soumis suppose une capacité de synthèse hors norme pour agir. Vous devez lire, comprendre les différents points de vue, détecter la véritable information de la publicité déguisée, connaître les intérêts de tel ou tel intervenant pour réussir à utiliser cette abondance d’information au profit d’une prise de décision. Le trop-plein d’information concerne tous les domaines de votre vie, la gestion de votre patrimoine au premier lieu.

 

Cet esprit de synthèse devient une qualité primordiale que vous devez travailler ou que vous devez chercher chez les intervenants qui travaillent pour vous. Il s’agit à mon sens de la qualité première que doit avoir un conseil en gestion de patrimoine. Connaître les subtilités juridiques et fiscales de tel ou tel dispositif est utile… mais n’aura jamais aucune valeur si celui qui possède le savoir n’est pas capable de l’intégrer dans une vision globale qui intègrera une dimension juridique, fiscale, ou financière.

Un exemple parmi tant d’autres : Connaître les subtilités juridiques du pacte Dutreil est amusant et rend intelligent en société… mais n’a aucune utilité si vous n’êtes pas capable de comprendre l’esprit du texte et les motivations du législateur.

Le conseil en gestion de patrimoine est celui qui orchestrera la connaissance particulière de chacun des experts (notaire, expert-comptable, ou avocat). Il devra donc posséder un esprit de synthèse élevé afin de comprendre les enjeux de chacun des domaines d’expertise afin de les rendre simples et utilisables.

L’esprit de synthèse, c’est savoir faire la différence entre « connaître » et « comprendre ». Connaître la loi, le nom de la case de l’imprimé 2042 dans laquelle vous devez déclarer vos revenus fonciers, maîtriser l’art de l’évaluation financière, … ne servent à rien pour celui qui n’est pas capable de comprendre comment le mettre en œuvre et articuler ses notions les unes avec les autres.

Personnellement, je suis mauvais pour remplir une déclaration d’impôt sur le revenu. Il faut un temps infini pour trouver les bonnes cases dans lesquelles indiquer tel revenu ou telle réduction d’impôt. Et en plus, je n’aime pas ça !

Je suis mauvais lorsqu’il s’agit de faire des simulations chiffrées à la virgule de tel ou tel régime fiscal.

 

En revanche, je crois avoir une capacité d’abstraction et de synthèse qui me permet de comprendre et anticiper l’évolution des textes fiscaux ou encore de chiffrer globalement les enjeux afin de prendre des décisions juste, même si elles peuvent parfois sembler construite autour d’une sorte d’intuition.

Mes clients au profil « Ingénieur » ou « comptable » sont souvent perturbés par mon approche qu’ils peuvent considérer comme pas assez rigoureuse et mathématique. Je ne réalise pas de bilans patrimoniaux de 54 pages remplies de calculs ou de simulations d’une précision douteuse. Je me contente de donner un ordre de grandeur mais surtout d’expliquer la réflexion qui entoure ce chiffre ou une conclusion :

Donner le TRI d’un investissement PINEL ne sert à rien si les hypothèses retenues ne sont pas analysées et justifiées. La qualité du conseil n’est pas tant dans l’affirmation d’un taux hypothétique que dans l’explication et la réflexion sur la méthode et les hypothèses qui permettent d’y parvenir.

 

 

Devant l’impossible prédiction financière, la recherche d’objectif non financier de long terme est source d’action.

Pollué par l’immédiateté de la chose, nous essayons d’entourer nos prises de décisions de formule mathématique ou d’algorithmes qui nous rassurent, mais qui sont pourtant sans intérêt, tant il est impossible de réduire le champ des possibles lorsque les hypothèses sont infinies.

Il est vain d’essayer de prédire le cours d’une action à 6 mois ou 2 ans ; Il est vain d’essayer de prédire le prix de l’immobilier dans 4 ans ; Il est vain de prétendre connaître le niveau des taux de crédit immobilier dans 6 mois ou le niveau d’emprunt de l’état.

Personne n’en sait rien ! PERSONNE !

 

Puisque personne ne connaît la réponse, n’est-ce pas une perte de temps et d’énergie de fonder sa décision sur ces prédictions qui se rapproche de l’art divinatoire.

En revanche, celui qui fondera sa prise de décision d’action sur la satisfaction de besoin de long terme réussira à agir, quel que soit le contexte économique ou mathématique. On trouve toujours une raison de ne pas agir !

Ces objectifs et besoins de long terme seront rarement financiers. Il pourra s’agir de loger sa famille, partager des moments en famille dans une résidence secondaire ; générer un revenu complémentaire pour plus tard ; avoir les moyens d’aider ses enfants à financer leurs études et leur donner les moyens de bien démarrer dans la vie…

L’objectif n’est pas la recherche d’un taux, d’un rendement … mais la satisfaction d’un objectif prioritaire qui ne pourra pas s’apprécier en terme de rendement. Nous savons tous que ce rendement est trop imprévisible pour être à la base de votre décision d’agir.

 

L’acquisition de la résidence principale est un exemple parfait pour illustrer le propos. Depuis presque 15 ans maintenant, nous parlons tous de bulles immobilières et de baisse inévitable des prix de l’immobilier. C’est une certitude !

Acheter sa résidence principale est alors un suicide financier ! Qui serait assez incohérent pour acheter sa résidence principale alors qu’il est certain que les prix vont considérablement chuter dans les années à venir.

C’est ainsi que vous êtes nombreux à attendre, attendre et encore attendre pour vous lancer et vous construire autour de l’achat de votre résidence principale.

Certains, réussissent même à se persuader que la propriété n’est pas un objectif et affirment qu’être locataire de sa résidence principale devient un choix de vie, source de liberté. Ce sont les mêmes qui affirment préférer rouler dans une vieille voiture par conviction mais qui achètent une berline allemande dès qu’ils ont un peu d’argent ou les mêmes qui prônent le partage de l’économie collaborative, jusqu’au jour où ils ont les moyens d’une détention exclusive de la chose qu’ils adoraient emprunter ou louer. Les convictions vont et viennent avec le budget.

 

Ainsi, seul celui qui accepte de donner la priorité à la satisfaction de projets non financiers pourra s’engager dans l’acquisition de sa résidence principale ou secondaire.  A long terme, est ce plus important de gagner 40 000€ ou 50 000€ (ou éviter de les perdre) ou de loger sa famille ou offrir des souvenirs à ses enfants ? (ps : Oui, je sais il est possible de loger sa famille ou offrir ses mêmes souvenirs en dehors de la propriété, mais ce ne sont que des exemples, même si l’immobilier est le seul actif qui permette de cumuler « jouissance » et « patrimoine »).




48 Comments

  1. « Regardons les choses comme elles sont, et non pas pour le bruit qu’elles font. »
    Je ne sais qui a écrit cela, mais c’est une phrase qui guide souvent mes décisions.

    Joli papier en tout cas, qui décrit joliment des comportements humains pour le moins paradoxal face à l’argent.
    Je n’échappe sûrement pas au phénomène, en ce sens, il est bon parfois de faire son auto-critique.

  2. Tout à fait d’accord. Investir en fonction de ses envies et des opportunités est le meilleur moteur pour se constituer un patrimoine. Le vrai problème, ce sont les accidents de la vie : accident, divorce, séparation, maladie,… rien à voir avec l’économie.

    • Miss Tip says:

      Certains accidents de la vie ont à voir avec l’économie au sens premier qu’en donne Littré « Bon ordre dans la conduite et l’administration de tout établissement qui s’alimente par la production et la consommation », si on considère que tout établissement = tout système humain (famille, réseau social, entreprise, voisinage…) et que la production et la consommation ne concerne pas que des biens et services faisant l’objet d’un échange financier (les parents ne font pas payer à leurs jeunes enfants le coût de la préparation de leur repas et leurs jeunes enfants ne leur font pas payer le coût de leurs marques d’affection)…

      Une famille où chacun ne pense qu’à consommer sans produire en retour (où en produisant le moins possible par paresse ou parce que toute son énergie est mobilisée pour produire dans d’autres systèmes)… va vite se disloquer et sera beaucoup moins résiliente en cas d’accident ou de maladie (cf la solitude croissante de nombre de personnes et les difficultés qu’elles rencontrent…)

    • « Investir en fonction de ses envies et des opportunités est le meilleur moteur pour se constituer un patrimoine. »
      Il y en a plein les « cimetières » de ces gens là avec des enfants désargentés !
      L’investissement est aujourd’hui, à mon sens, bien trop compliqué et technique pour faire confiance uniquement à ses envies et que dire des opportunités souvent tronquées voire trompeuses !

      • le mecreant says:

        Se constituer un patrimoine…. est un moyen, pas un but. Il faut aller plus loin un patrimoine pourquoi faire… qui sera déterminant dans les choix d’investissements et la nature de ce patrimoine.

  3. le mecreant says:

    Bien vu.

  4. babaloyne says:

    Intervention pertinente et rassurante, nous ne sommes pas seuls à prendre un cap selon une projection à plus long terme, en se laissant le moins possible distraire par les perturbations et bruits, ou raccourcis prétendus argumentés par les chiffres et rendements sur papier.
    Au fil de temps je réalise qu’il faut oublier la seule évaluation chiffrée et avec perspicacité savoir écouter sa propre intuition et prendre un chemin personnel, a fortiori pour un investissement pierre, qui in fine est en effet une combinaison de patrimoine et de jouissance. Le choix de ces actifs peut contribuer à un certain épanouissement, et cela à un certain prix.

  5. Merci pour le cours de Philo. Tout cela est bien dit.
    En redescendant sur terre,mon premier choix est l’achat de la résidence principale.Pour 2 raisons : 1- Je choisis le lieu ou je veux vivre et la demeure qui me plaît. 2- Ma résidence principale représente un revenu fictif du loyer que je ne paie pas. Car quand je paye un loyer,il faut d’abord que je gagne l’argent correspondant sur lequel je suis imposé.
    Lorsque cette situation est stabilisée et si je dispose encore de moyen j’investis dans l’immobilier( résidence secondaire ou immo de rapport) et ensuite j’investis dans l’immo.puis dans l’immo……

    • le mecreant says:

      « Ma résidence principale représente un revenu fictif du loyer que je ne paie pas. Car quand je paye un loyer,il faut d’abord que je gagne l’argent correspondant sur lequel je suis imposé. »
      Rassurez vous, vous allez être imposé a la fois sur l’argent que vous avez gagné, sur celui que vous n’avez pas dépensé, et même sur celui que « vous auriez pu gagner »

  6. Sébastien C says:

    D’accord à 100% avec votre article. Une forte capacité de synthèse est primordial !

  7. Investir en fonction de ses envies me semble être une excellente façon de se planter, sauf à avoir du bol. Pourquoi ?

    Parce qu’une envie est par nature subjective alors qu’investir doit être fait sur des critères / paramètres objectifs pour essayer de limiter le risque au maximum.

    Faire un investissement c’est avant toute chose faire une bonne évaluation des risques. Le gain passe ensuite. Et la fiscalité arrive toujours en dernier.

    Faire un investissement demande avant tout du bon sens. Chaque fois que je décide de faire un investissement avant de le réaliser je cherche toutes les raisons de ne pas le faire. C’est un excellent filtre.

    Faire un investissement c’est avoir des conviction fortes. Si vous ne le avez pas passez votre chemin. En effet mieux vaut ne rien faire que de faire quelque chose auquel on ne croit qu’à moitié faute d’avoir trouvé mieux.
    – Si vous êtes à l’affut voire si vous êtes en recherche d’investissement quasi constant il finira bien un jour ou une réelle opportunité se présentera. C’est la raison pour laquelle un bon gérant a toujours du cash pour être en mesure de saisir les opportunités. Et une opportunité cela peut simplement être un effondrement des valorisations…
    – Par nature il est quasi impossible d’avoir beaucoup de convictions fortes, ce qui aura pour conséquence d’avoir des investissements concentrés sur peu de thèmes. Et c’est un avantage car plus vous avez des investissements différents plus c’est difficile à arbitrer.

  8. Merci pour ce blog
    Comment se constituer une retraite quand on a pas beaucoup de trimestres et qui me garantira une retraite si je ne suis plus capable (alzheimer) de gérer mon argent ?
    Que pensez-vous des compléments de retraites à points des fonctionnaires ?
    Merci pour vos commentaires et peut-être des solutions.

    • Miss Tip says:

      1. L’ASPA (minimum vieillesse) vous fournira un complément de revenu pour que vos ressources toutes sources confondues atteignent 868 €/mois. Ce complément est récupérable sur la succession. En cas de dépendance, vous pourrez aussi bénéficier de l’APA pour employer quelqu’un, financer des protections…
      2. Quand une personne perd ses facultés, elle est mise sous curatelle, curatelle renforcée ou tutelle : un organisme gère son argent, ses biens, etc. Elle peut aussi avoir conclu un mandat de protection future avec une ou plusieurs personnes de confiance en précisant qui fait quoi…
      3. Vivre dans un logement facilement adaptable au handicap et avec une chambre d’ami (à louer à quelqu’un ? pour héberger un aidant ?) peut être un bon moyen de préparer ses vieux jours
      4. un bon investissement (surtout si on n’a peu de moyens financiers) : investir du temps et de la bonté dans sa famille, son voisinage et ses amis : J’ai souvent vu des réseaux de proches (familles, voisins, amis) être d’une très grand d’aide pour des personnes vieillissantes et désargentées qui se les étaient constitués…

    • CAPL conseils says:

      Bonsoir. Attention. Aux retraites des fonctionnaires par points tel Prefon et Corem basés sur un achat de points dont la valeur a l’achat augmente de manière continue alors que la valeur de revente stagne.
      En effet il s’agit de retraite par répartition qui ont besoin de cotisants mais ce sont ceux qui achètent en ce moment qui financent celles déjà versées aux épargnants. Chaque année est par définition moins intéressante que la précédente…
      Le rendement est faible et les gestions très contestées.
      Si vous souhaitiez bénéficier d’une déduction fiscale passée plutôt par un PERP avec des etf pour de la gestion passive ou un CGP.
      Cdlt

      • le mecreant says:

        C’est pas ça une pyramide de Ponzi ?

        • Exactement, Prefon et Corem sont une arnaque totale, maintes fois analysée, c’est donc un Ponzi, mais institutionnel et soutenu comme tel.

      • Merci pour votre réponse, mais en dehors d’une déduction fiscal , j’ai contacté un CGP qui m’a conseillé par les temps qui courent de vendre la maison que j’ai eu en donation partage et dont la plus-valu ne sera plus imposée dans eux ans. Et son projet c’était de fermer tout ce qui était assurance-vie.
        Je n’ai pas continué avec ce monsieur qui ne m’a proposé aucune stratégie .
        Mon gros soucis c’est de trouver la personne qui pourra s’occuper de mon patrimoine sans avoir l’impression de me faire roulée.
        Je vous remercie

        • Parler de strtaégie ici alors que on ne sait rien de vous semble prématuré.

          Monique vous êtes incroyable : adressez vous à l’auteur de ce blog, si vous lisez bien, il répond aux critères que vous recherchez

        • CAPL conseils says:

          En effet, sa « stratégie » était bien étrange car en vous faisant vendre votre bien et fermer vos assurances vie, quel était l’objectif ?
          Vous faire perdre l’antériorité de votre fiscalité avantageuse et vendre trop tôt votre maison ?
          Allez à la rencontre de plusieurs qui adhèrent à une Chambre voire à Fidroit pour leur Charte juridique afin que le feeling passe… La confiance est primordiale dans le cadre de la gestion de patrimoine. Vous a t’il fait signer un document d’entrée en relation et une lettre de mission avant ses  » préconisations » ?

          • Non je n’ai rien signé car le fait qu’il m’ai proposé de vendre la maison je lui ai demandé un peu de réflexion il a voulu faire le courrier pour la clôture des assurances vie , je lui ai dit que je m’en chargerai plus tard.
            C’est une drôle de façon de faire. Mais maintenant j’ai la solution grâce à ce blog et il me reste à attendre la rentrée pour prendre contact avec Monsieur FONTENEAU;
            Bonnes vacances et merci pour votre réponses

            • CAPL conseils says:

              Ne confirme qu’il n’était pas sérieux car il aurait dû vous faire signer ce premier document puis établir un bilan de votre situation pour ensuite vous proposer une lettre de mission en fonction de vos objectifs.
              Vous avez bien fait et en effet Guillaume vous conseillera au mieux
              Bonnes vacances

            • Monique,
              Juste une petite astuce. Si vous liquidez vos assurances vie laissez y quelques centaines d’euros, pour garder l’antériorité fiscale.
              Et n’oubliez pas l’assurance vie Luxembourgeoise ( non réassurance) bien plus « protectrice » que l’av Française.

              • CAPL conseils says:

                Votre astuce ne concerne que la fiscalité des rachats mais pas en cas de décès si elle a plus de 70 ans avec l’art 757B du CGI et le 990I
                Le triangle de sécurité luxembourgeois à un prix en général et à un intérêt principalement sur le fond euros…
                Seul un vrai bilan/audit personnalisé effectué par un professionnel pourra permettre de conseiller Monique car suite aux commentaires ci dessus on ne connaît même pas ses objectifs et la qualité de son patrimoine

                • C’est vrai mais je pars du principe et d’autant plus en l’absence d’objectifs précis : « qui peut le plus peut le moins ».

                  • Si vous me permettez je vais encore profiter de vos conseils.
                    Est-ce qu’il est intéressant d’investir 30 000€ avec 15 000 € de travaux dans un F5 de 110 m2 au 13ème étage d’un immeuble qui en compte 14 avec salle de bain et douche séparées avec un palier indépendant, 2 entrées 10 placards, une cave et une place de parking sécurisé Il faut compter 3000€ de remise à niveau de l’immeuble. La toiture et les pignons sont rénovés les ascenseurs aux normes Le loyer pourrait se monter à 600 € . C’est un immeuble qui se trouve à 5 mn du centre ville, câblé haut débit . Est-ce que ce serait un bon achat pour ma fille en tant que primo accédante. J’habite dans cet immeuble depuis très longtemps je le connais depuis 1970, c’est un quartier en rénovation.
                    Je pensais éventuellement le confier à une association qui s’occuperait de trouver les locataires et la remise en état si il y a des dégradations.
                    Merci pour vos avis qui m’ont bien aidée

                    • CAPL conseils says:

                      Bonsoir, je ne sais pas si votre message était à mon intention mais les informations communiquées ne suffisent pas à vous orienter malgré votre connaissance du secteur où se trouve l’immeuble.
                      Je vous conseille, si vous en avez la patience et ou la possibilité d’attendre les disponibilités de M. Fonteneau ou de contacter un professionnel.
                      Mon mail est indiqué si vous souhaitez des précisions sur votre sujet.
                      Bon courage dans vos projets
                      Cdlt

              • Je vous remercie Michel pour votre conseil, avec les rumeurs sur l’assurance vie française je serai bien tentée par l’assurance vie luxembourgeoise mais vers quel organisme s’adresser pour en souscrire une et à partir de quel montant ?
                Mercie

                • CAPL conseils says:

                  Il existe un grand nombre d’organismes qui se valent sur l’AV Lux, c’est ce que vous voulez y mettre qui va les différencier (ETF. SICAV. FCP produits structurés etc) et combien de temps et enfin pourquoi…
                  Soyez patiente et faites vous accompagner 😉

                • Bonjour Monique,
                  L’AV Luxembourgeoise est certes plus protectrice que l’AV Française, je parle de la vraie AV du Luxembourg et non pas d’une réassurance (compagnies du Luxembourg qui sont des filiales de groupes Français).
                  Ce n’est pas non plus la panacée universelle, il y a quelques inconvénients, bien moindres qu’en France, mais inconvénients tout de même, notamment sur les frais (qu’il faut négocier !) ou sur le montant initial.
                  http://la-chronique-agora.com/limites-contrat-assurance-vie-luxembourgeois/

                  Pour le choix de l’AV il faut se faire accompagner comme dit CAPL, après avoir bien potassé Internet auparavant et en tenant compte à minima des conseils ci-dessus. Cdlt

                  • Bon, on va faire bref
                    – pour l’appartement que vous voulez acheter, si votre fille est primo accédante, vous voulez dire qu’elle va l’habiter ? puis plus loin vous voulez le louer via une association : alors là oubliez de suite, les résultats sont catastrophiques et vous serez laissée en pleine nature si problème…
                    Choisissez de bonnes scpis, vous serez tranquille…..

                    – pour l’AV LUX, non CAPL son intérêt n’est PAS le fond euros mais…. tout le reste bien négocié !!

                    • CAPL conseils says:

                      Les devises étrangères pour les initiés ou autres avantages (fonds dédiés) ne sont pas à la portée des néophytes…
                      La protection du capital avec le triangle de sécurité n’est pas aussi anodin que vous le certifier Sven ?
                      Quant à conseiller des SCPI plutôt que de l’immobilier en direct est étonnant… Sauf si Monique ne recherche que des loyers mensuels ?
                      Je suis totalement d’accord avec votre avis sur l’associatif ! Quel intérêt pour vous ? Au pire, employez quelqu’un de confiance si vous faites du meublé mais ça n’a pas l’air d’être votre volonté à 600€/mois à 110m2 (dans une ville?)

                    • Mon idée est la suivante ;
                      Ma fille en fin de compte ne l’habitera pas car en en parlant avec elle elle ne sait pas trop ce quelle fera car elle est infographiste et les commandes sont de plus en plus importantes.
                      Ce qui fait que c’est moi qui l’achèterai pour le louer avec une assurance loyers impayés comme je loue la maison que j’ai eu en donation-partage. Cette assurance m’a évité 3 années impayés.
                      Mon calcul est le suivant ; si j’achète l’appartement 45000€ après rénovation. Je le loue 600€ par mois ce qui fait 7200€ par an ce qui fait du 16%. Pour avoir 7200 € par an en assurance-vie à 2,5% il faudrait que je place 288 000 €. En SCPI à 4% il faudrait que je place 180 000 € sans trop espérer de plus-value. Je demanderai une avance sur mon assurance-vie à un certain taux que je rembourserai sans frais sur versement.Ce qui fait qu’au bout de 6 ans l’appartement sera remboursé et ce ne sera que du bonus par la suite et peut-être une plus-valu.
                      Cet appartement se trouve à Metz à 5 mn du centre-ville dans un quartier en rénovation.
                      Bien sure il que je fasse les comptes avec les impôts, taxe foncière et les Assurance loyers impayés, appartement, assistance juridique
                      Merci pour tous vos avis et conseils

  9. CAPL conseils says:

    L’esprit de synthèse auquel vous faites référence est en effet indispensable, surtout avec la législation instable de notre beau pays.
    On croirait être en cours de gestion de patrimoine H24 7j/7J tellement tous les fondements, stratégies et montages que l’on utilise, changent tous les ans (PACTE , ELAN ou encore la dernière loi de finances avec IFI, Flat tax etc)… En plus de cela, l’économie actuelle est de plus en plus incompréhensible et imprévisible, alors je pense également que l’intuition et la conviction sont primordiales pour accompagner au mieux nos clients dans leurs projets de vie (moyen ou long terme) et que les calculs ou stats ne suffisent plus même s’ils nous servent de socle pour l’investissement.

  10. La posture vis à vis de ces questions changent tout au long de sa vie. Quand on est jeune on est aventurier ou pas. La réflexion aboutie dans la complexité est vaine ou à tout e moins paralysante dans tous les cas. Il faut donc se lancer dans les projets avec un peu de réflexion mais aussi beaucoup d’intuition. C’est la période de la prise de risque maximum.
    Et puis, l’âge aidant, l’expérience accumulée, la posture est de plus en plus réfléchie.
    La construction de son patrimoine est progressive mais la complexité reste avec l’empilement de nouvelles lois. La prise de risque est toujours là, surement mieux maitrisée.
    et puis il y a le caractère de chacun.
    A 70 ans, un tel pourra encore se lancer dans des projets car ils structurent son quotidien alors que tel autre aspire à la tranquillité et ne s’intéresse absolument pas à son patrimoine..
    Les origines familiales et l’éducation dimensionnent l’individu.
    Cela dit l’esprit de synthèse et l’intuition restent indispensables dans tous les domaines pour être plus efficace en toute circonstances sur tous les sujets.
    très bon papier qui suscite bien la réflexion !
    merci encore

  11. julien bonnetouche says:

    Les français sont médiocres quand il s’agit de « faire de l’argent » Seule une minorité en est capable.

    Ils sont meilleurs sur le plan du développement des idées…

    Et cela explique tout :

    -la faiblesse de notre économie parce la minorité doit payer pour entretenir les glandeurs.

    -l’attachement atavique à l’héritage parce que c’est plus facile.

    -leur passion pour l’immobilier qui rassure tout en dormant bien.

    Et tout cela est soigneusement entretenu par un discours idéalisant de l’éducation nationale : « soit brillant intellectuellement, mais surtout de cherche pas à t’enrichir. (c’est caca !!) »

    Alors évidemment c’est toujours les mêmes qui vont réussir financièrement, ceux là, qui ont la chance d’avoir eu un entourage familial qui leur a formaté le cerveau dans le bon sens.

    C’est surtout comme cela que les » inégalités » dont on nous rebat les oreilles se transmettent de générations en générations.

  12. A l’attention de Mécréant.
    J’adore votre humour et malheureusement je pense un peu la même chose puisque déjà,certains envisagent de faire payer un impôt sur les revenus fictif de notre résidence principale..Dans un pays où on finance par un déficit une réduction d’impôt (taxe d’habitation),il faut s’attendre à n’importe quoi.Bientôt nous irons travailler pour des bloutes (expression personnelle).Malgré tout le baratin que j’entends,je constate : que ma retraite diminue ,que j’achète tout plus cher et que je suis encore un nanti ( Macron l’a dit)Pendant ce temps là on amuse le peuple avec le foot,l’immigration,une bavure policière,un détenu qui s’évade.Bref, les chiens n’aboient plus et la caravane passe……..

  13. Ah,j’avais oublié quelque chose:Les grèves fictives où les grévistes sont payés au noir .Ils ne travaillent pas,touchent une indemnité du syndicat et ne payeront pas d’impôts…..

  14. julien bonnetouche says:

    Bonjour Michel,

    Je crains malheureusement que ce soit incurable à l’échelle de plusieurs générations.

    J’ai deux filles (qui ont maintenant 27 et 30 ans) que j’ai poussées à faire des études « utiles » c’est à dire qui débouchent sur un vrai métier de haut niveau.

    Eh bien toute ma vie j’ai été obligé de lutter contre le travail de sape qu’exerce l’éducation nationale sur le cerveau de nos enfants, à savoir leur expliquer qu’il fallait beaucoup travailler pour devenir meilleur que les autres, que gagner un maximum d’argent ne pouvait être que bénéfique, et que accessoirement le mélange des religions, des cultures et des races n’était pas obligatoirement la meilleurs voie à suivre pour assurer la pérennité d’un couple, ni même tout simplement la réussite sociale.

    Naturellement toutes ces années, je me suis fait traiter de facho, de raciste, et de ne penser qu’au fric (ce qui n’est pas exact).

    Aujourd’hui, alors qu’elles gagnent bien leur vie, elles se rendent compte qu’aller dans des bons restaurants, des bons hôtels, et devenir propriétaires à Paris, (parce que figurez vous, ça ne leur vient pas à l’idée de partir en vacances au camping) nécessite encore un peu plus qu’elles ne peuvent avec leurs salaires.
    Heureusement que les parents sont là pour aider ….
    (C’est pour l’une d’elles que je cherche un appartement actuellement, pour l’autre je l’ai trouvé l’année dernière).

    Je vois bien que mon travail éducatif n’est pas tout à fait terminé, et que je dois saisir toutes opportunités pour les inciter à se dépasser en tous domaines.

    Bref, je suis convaincu que si les parents ne font pas le boulot, ce n’est pas les autres qui le feront!!!
    Or il semble bien que dans la majorité des cas les parents baissent les bras.

  15. Bonjour Julien,
    C’est bizarre, nous ne sommes pas d’accord sur « l’immobilier à Paris » mais sur le reste le parcours est quasiment identique, mes 2 garçons 40 et 33 ans ont été élevés dans le même esprit que vos filles et ils gagnent bien leur vie surtout l’aîné qui est parti à 18 ans faire sa « carrière » à Paris puis la Suisse très rémunératrice pour le moment et j’espère pour lui que ça va durer. Le deuxième est moins entreprenant, plus casanier et est resté dans sa région natale.
    J’ai divorcé alors que ceux ci avaient 11 et 16 ans et j’ai eu la charge de mes enfants pour les élever dans cet esprit d’études et de réussite, ce qui n’aurait pas été le cas, j’en suis convaincu, si c’est leur mère qui en avait eu la charge.
    Je me suis et me fait traiter encore d’homme qui ne pense qu’au fric, comme vous, c’est probablement ce qui se passe quand quelqu’un essaie de s’intéresser et de comprendre le fonctionnement du système économique et monétaire. Comme c’est compliqué pour les autres, ceux qui n’y connaissent rien comme vous le disiez dans un post, c’est plus facile pour s’en exonérer (de leur méconnaissance) et de traiter péjorativement « d’homme à fric » ceux qui comprennent et essaie de préserver voire de faire fructifier leur patrimoine.
    Pourtant pour ma part, je suis parti de zéro, zéro de chez zéro !

    Comme vous dites si les parents faisaient leur boulot ….
    Cordialement

    • le mecreant says:

      Je vois très bien l’intérêt des « acteurs du secteur » je vois très bien l’intérêt des entreprises, et je vois aussi qu’on « promet » aux epargnants (par exemple 10% de decote fiscale a perte de vue) des truc dont strictement personne ne peut savoir ce qu’il en adviendra.
      Les entreprises, a 20 ans que seront elles devenues ? la fiscalité, a 20 ans, ce sera quoi ? etc…
      Comme disait un investisseur célèbre : quand on me propose une affaire, je cherche qui va se faire baiser, si je ne vois pas, c’est que c’est moi…

      Et franchement je me demande pourquoi on veut absolument envoyer les petits epargnants a la bourse… ( un fil a visionner en priorité https://www.youtube.com/watch?v=BNWV9LtcV9I )

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