Nous vivons une drôle de période dans laquelle se mêle « innovation », perspective heureuse d’une société dans laquelle on ne meurt plus de faim, et « anxiété », peur de perdre une rente de situation fruit du travail de nos ancêtres.
Nous sommes confrontés en permanence à une multitude d’informations, parfois contradictoires, souvent interdépendantes, qui construisent une réalité difficile à saisir pour le citoyen, simple observateur, non averti à la subtilité des mots et des choses.
 
Nous sommes en crise permanente… pourtant, il faut agir pour avancer. On ne peut éternellement attendre (espérer) le meilleur ou le pire pour prendre avancer. Malheureusement, pour être capable de prendre une décision, il faut être capable de faire sien un discours, une pensée, une narration, et cela suppose malheureusement un esprit de synthèse « hors norme » que peu d’entre nous possèdent. Il ne vous restera alors que deux solutions : Faire confiance à un tiers qui possède cette esprit de synthèse et vous conseillera ou suivre le mouvement, faire comme tout le monde, considérant qu’il est toujours préférable d’avoir tort tous ensemble que raison tout seul.
Mais en tout état de cause, celui qui n’est pas doté d’un esprit de synthèse « hors norme » se retrouvera paralysé par l’abondance d’information dont il ne saurait tirer une narration source d’action. Il ne s’agit pas d’être doué de prédiction, mais d’essayer de comprendre une situation, un contexte afin d’en tirer profit et d’agir. Vous avez l’impérieux besoin d’être conseillé par une personne doté de cet esprit de synthèse.
Nous vivons surtout dans une société de l’immédiat, une société inondée par l’information, la désinformation, les fakenews et autres narrations… qui brouillent la capacité de nombres d’entre nous, incapables d’en faire une synthèse source d’action. Les exemples sont légions et notre exercice de rédaction quotidienne trouve peut-être ses effets néfastes : A force d’informer, d’analyser, d’essayer de comprendre, d’aller dans une sens, puis dans un autre, ne participons nous pas à votre incapacité à agir ?
 
 

Trop d’information nuit-elle à votre capacité d’action ?

Lors de mes premières années en tant que Conseil en Gestion de Patrimoine, en réalité vendeur d’assurance vie dans un réseau national, mon directeur me reprochait ma trop grande compétence technique avec cette phrase qui illustre parfaitement le propos : Plus on en sait … moins on vend. On bon commercial est rarement un expert. En effet, un expert sait qu’il ne sait rien, et ne pourrait réussir à emmener son prospect, futur client, dans la narration simpliste qui accompagne toujours l’acte de vente.
 
L’abondance d’information à laquelle nous sommes soumis suppose une capacité de synthèse hors norme pour agir. Vous devez lire, comprendre les différents points de vue, détecter la véritable information de la publicité déguisée, connaître les intérêts de tel ou tel intervenant pour réussir à utiliser cette abondance d’information au profit d’une prise de décision. Le trop-plein d’information concerne tous les domaines de votre vie, la gestion de votre patrimoine au premier lieu.
 
Cet esprit de synthèse devient une qualité primordiale que vous devez travailler ou que vous devez chercher chez les intervenants qui travaillent pour vous. Il s’agit à mon sens de la qualité première que doit avoir un conseil en gestion de patrimoine. Connaître les subtilités juridiques et fiscales de tel ou tel dispositif est utile… mais n’aura jamais aucune valeur si celui qui possède le savoir n’est pas capable de l’intégrer dans une vision globale qui intègrera une dimension juridique, fiscale, ou financière.
Un exemple parmi tant d’autres : Connaître les subtilités juridiques du pacte Dutreil est amusant et rend intelligent en société… mais n’a aucune utilité si vous n’êtes pas capable de comprendre l’esprit du texte et les motivations du législateur.
Le conseil en gestion de patrimoine est celui qui orchestrera la connaissance particulière de chacun des experts (notaire, expert-comptable, ou avocat). Il devra donc posséder un esprit de synthèse élevé afin de comprendre les enjeux de chacun des domaines d’expertise afin de les rendre simples et utilisables.
L’esprit de synthèse, c’est savoir faire la différence entre « connaître » et « comprendre ». Connaître la loi, le nom de la case de l’imprimé 2042 dans laquelle vous devez déclarer vos revenus fonciers, maîtriser l’art de l’évaluation financière, … ne servent à rien pour celui qui n’est pas capable de comprendre comment le mettre en œuvre et articuler ses notions les unes avec les autres.
Personnellement, je suis mauvais pour remplir une déclaration d’impôt sur le revenu. Il faut un temps infini pour trouver les bonnes cases dans lesquelles indiquer tel revenu ou telle réduction d’impôt. Et en plus, je n’aime pas ça !
Je suis mauvais lorsqu’il s’agit de faire des simulations chiffrées à la virgule de tel ou tel régime fiscal.
 
En revanche, je crois avoir une capacité d’abstraction et de synthèse qui me permet de comprendre et anticiper l’évolution des textes fiscaux ou encore de chiffrer globalement les enjeux afin de prendre des décisions juste, même si elles peuvent parfois sembler construite autour d’une sorte d’intuition.
Mes clients au profil « Ingénieur » ou « comptable » sont souvent perturbés par mon approche qu’ils peuvent considérer comme pas assez rigoureuse et mathématique. Je ne réalise pas de bilans patrimoniaux de 54 pages remplies de calculs ou de simulations d’une précision douteuse. Je me contente de donner un ordre de grandeur mais surtout d’expliquer la réflexion qui entoure ce chiffre ou une conclusion :
Donner le TRI d’un investissement PINEL ne sert à rien si les hypothèses retenues ne sont pas analysées et justifiées. La qualité du conseil n’est pas tant dans l’affirmation d’un taux hypothétique que dans l’explication et la réflexion sur la méthode et les hypothèses qui permettent d’y parvenir.
 
 

Devant l’impossible prédiction financière, la recherche d’objectif non financier de long terme est source d’action.

Pollué par l’immédiateté de la chose, nous essayons d’entourer nos prises de décisions de formule mathématique ou d’algorithmes qui nous rassurent, mais qui sont pourtant sans intérêt, tant il est impossible de réduire le champ des possibles lorsque les hypothèses sont infinies.
Il est vain d’essayer de prédire le cours d’une action à 6 mois ou 2 ans ; Il est vain d’essayer de prédire le prix de l’immobilier dans 4 ans ; Il est vain de prétendre connaître le niveau des taux de crédit immobilier dans 6 mois ou le niveau d’emprunt de l’état.
Personne n’en sait rien ! PERSONNE !
 
Puisque personne ne connaît la réponse, n’est-ce pas une perte de temps et d’énergie de fonder sa décision sur ces prédictions qui se rapproche de l’art divinatoire.
En revanche, celui qui fondera sa prise de décision d’action sur la satisfaction de besoin de long terme réussira à agir, quel que soit le contexte économique ou mathématique. On trouve toujours une raison de ne pas agir !
Ces objectifs et besoins de long terme seront rarement financiers. Il pourra s’agir de loger sa famille, partager des moments en famille dans une résidence secondaire ; générer un revenu complémentaire pour plus tard ; avoir les moyens d’aider ses enfants à financer leurs études et leur donner les moyens de bien démarrer dans la vie…
L’objectif n’est pas la recherche d’un taux, d’un rendement … mais la satisfaction d’un objectif prioritaire qui ne pourra pas s’apprécier en terme de rendement. Nous savons tous que ce rendement est trop imprévisible pour être à la base de votre décision d’agir.
 
L’acquisition de la résidence principale est un exemple parfait pour illustrer le propos. Depuis presque 15 ans maintenant, nous parlons tous de bulles immobilières et de baisse inévitable des prix de l’immobilier. C’est une certitude !
Acheter sa résidence principale est alors un suicide financier ! Qui serait assez incohérent pour acheter sa résidence principale alors qu’il est certain que les prix vont considérablement chuter dans les années à venir.
C’est ainsi que vous êtes nombreux à attendre, attendre et encore attendre pour vous lancer et vous construire autour de l’achat de votre résidence principale.
Certains, réussissent même à se persuader que la propriété n’est pas un objectif et affirment qu’être locataire de sa résidence principale devient un choix de vie, source de liberté. Ce sont les mêmes qui affirment préférer rouler dans une vieille voiture par conviction mais qui achètent une berline allemande dès qu’ils ont un peu d’argent ou les mêmes qui prônent le partage de l’économie collaborative, jusqu’au jour où ils ont les moyens d’une détention exclusive de la chose qu’ils adoraient emprunter ou louer. Les convictions vont et viennent avec le budget.
 
Ainsi, seul celui qui accepte de donner la priorité à la satisfaction de projets non financiers pourra s’engager dans l’acquisition de sa résidence principale ou secondaire.  A long terme, est ce plus important de gagner 40 000€ ou 50 000€ (ou éviter de les perdre) ou de loger sa famille ou offrir des souvenirs à ses enfants ? (ps : Oui, je sais il est possible de loger sa famille ou offrir ses mêmes souvenirs en dehors de la propriété, mais ce ne sont que des exemples, même si l’immobilier est le seul actif qui permette de cumuler « jouissance » et « patrimoine »).

Besoin d'un conseil ? Découvrez nos services :
Conseil & services 
Bilan patrimonial
Abonnement patrimonial
Formation
Au service de vos projets de vie 
MonImmoLocatif.fr
MonPatrimoine.io
IA Patrimoniale