La crise des #giletsjaunes est elle la crise, l’évènement inattendu, qui servira de prétexte au déclenchement d’une nouvelle crise économique et financière ?

Cela fait des mois que nous vous faisons part de notre sentiment d’une atmosphère lourde, d’une croissance économique comme entravée par un manque d’envie d’avancer. Cela fait des mois que nous sentons que rien ne va malgré des chiffres et des statistiques qui devraient nous prouver le contraire.

Déjà, en Mars 2018, nous écrivions cet article « Le système recherche le prétexte qui permettra de purger les excès et repartir sur de bonnes bases ? », dans lequel nous vous détaillions cette drôle d’impression. Voici les premières lignes de cet article prémonitoire :

« Nous vivons une drôle de période ! L’économie bat son plein ; la croissance Française a atteint 1.90% et pourrait se prolonger au même rythme pour 2018 ; le taux de chômage semble baisser, trop lentement, mais il baisse ;

Bref, tout indique que nous allons bien … pourtant, rien ne va ! Nous sommes tristes, nous nous ennuyons… La confiance ne revient pas. Mais ou est l’euphorie ou est l’enthousiasme qui devrait aller de pair avec une tel renouveau économique ? Le poids des excès du passé sont ils trop lourds à gérer pour emporter l’insouscience des peuples ? 

Avez vous l’impression que les Français sont heureux, légers, confiants ? Non, l’air du temps est lourd malgré des indicateurs économiques qui affirment que tous va bien.

En réalité, le temps semble comme suspendu, dans l’attente de l’événement, du prétexte qui permettra enfin de purger ces excès passés et de repartir sur de nouvelles bases, saines, vertueuses et durables. Ne serions nous pas à la fin d’un système qui cherche à se réinventer et qui cherche le prétexte pour engager cette purge indispensable qui nous sauvera ? 

La question est alors de savoir quel sera ce prétexte ? Faut il construire un peuple ennemi qui sera l’excuse qui mènera à la prochaine purge ? Une crise financière ? Une crise écologique ? Une crise sociétale ?

Il est évident que nous ne pouvons pas continuer longtemps comme ça  ! La croissance est forte, supérieure à ce qu’elle peut être à long terme, pourtant, rien ne va. Les peuples ne sont pas heureux. »

 

Le soulèvement populaire et massif des #giletsjaunes confirme ce sentiment de tristesse, de desespérance que nous sentons collectivement depuis des mois. Le mouvement s’inscrit pleinement dans la continuité d’un mal être partagé par les classes moyennes d’une grande majorité de pays développés. Brexit, TRUMP, Populisme en Italie, Gilets Jaunes sont l’expression d’une même crise sociétale.

Nous sommes au bout de quelque chose. Les peuples demandent le renouvellement de la pensée économique et sociale. Les peuples demandent un nouveau pacte de sociale, une nouvelle organisation de la vie de la cité. Il ne va pas être possible de nier l’évidence éternellement ! Le peuple semble ne plus vouloir de ce système… Il va donc le détruire, pour espérer reconstruire autre chose.

 

 

Les #giletsjaunes démontrent l’impasse du moment ! La France s’engage vers la voie du défaut de paiement ! La confiance des marchés pourrait ne pas être éternelle.

La reculade du gouvernement, et leur obligation de tenir le cap démontrent la fragilité du moment ! Dans l’état actuel des choses, nous ne disposons d’aucune marge de manœuvre.

D’un côté, une part importante de la population crie sa désespérance. La classe moyenne ne peut plus payer. La classe moyenne à le sentiment d’un déclassement insupportable. (pour mémoire le revenu moyen est de 1692€ par unité de consommation, soit seulement 2368€ par mois pour un couple sans enfant – cf »Faites vous partie de la classe moyenne ? Êtes vous riche ou pauvre en revenu ? ») ; Les impôts et taxes ne peuvent plus augmenter ! La capacité de l’état à lever davantage d’impôt est remise en cause.

 

D’un autre côté, les gouvernements successifs sont incapables de réduire la dépense publique. Cela fait 20 ans que l’on nous promet en vain une réduction de la dette publique ; Les citoyens sont incapables d’accepter une baisse des dépenses publiques ! Combien sont d’accord, au nom de l’intérêt général, d’accepter une baisse de 10% de sa pension retraite ; une baisse de 10% des salaires ; une réduction drastique des remboursements de la sécurité sociale ; une augmentation considérables des frais de scolarité ; des péages urbains ; … Il est impossible de baisser réellement la dépense publique ! Les citoyens ne sont pas capables de l’entendre et de l’accepter… sauf lorsque ce sont les autres qui sont concernés. 

 

Nous sommes, dans un impasse qui rend impossible le désendettement ou le respect de critère d’endettement maximum. 

Demain, lorsque les marchés financiers se rendront compte de l’inévitable risque de défaut, l’impasse budgétaire se transformera en crise majeure ! Nous survivons grâce à la complaisance des marchés financiers qui accordent un crédit très élevés à la France. Le taux d’emprunt de la France sur les marchés obligataires est excessivement faibles. Le taux de l’OAT 10 est autour de 0.59% !

La France bénéficie d’une abondance d’argent gratuit … Mais combien de temps cela peut il durer ? N’allons nous pas inévitablement prendre le chemin de l’Italie dont le taux d’emprunt atteint 2.94% ?

Cette complaisance excessive peut elle durer ? Je ne crois pas ; Face à l’impossible augmentation des impôts et l’impossible réduction de la dépense publique … Une conclusion s’impose : La dette Française n’est pas sans risque.

Une hausse des taux d’intérêt est alors tout à fait plausible et serait même cohérente au regard de la situation de rejet révélée par le mouvement des #giletsjaunes.

Cette hausse des taux serait alors insupportable pour le budget en alourdissant encore le déficit publique … Nous serions alors dans un cercle vicieux d’une violence non estimable. 

 

 

Une hausse des taux d’intérêt… à l’origine d’une crise majeure de la zone Euro ?

L’enchaînement est alors limpide … Face à une France (et une Italie) confrontée au risque de défaut de paiement (et à une hausse forte de ses taux d’intérêt), la question de la solidarité au sein de la zone Euro se posera. L’Allemagne acceptera t’elle de payer les déficits Français et Italien ? Sous quelles conditions ? Accepteront nous l’extrême rigueur budgétaire, le diktat, imposé par l’Allemagne pour sauver la zone Euro ?

Je ne crois pas possible d’accepter une telle soumission. C’est alors que la viabilité de la zone Euro devra être posée.

 




39 Comments

  1. Je serais fort étonné d’une croissance de 1,9%, puisque la croissance au 1er trimestre est estimée à 0,2%, 0,2% aussi au second, puis 0,4 au 3ème, et j’ai le pressentiment que la croissance du 4ème trimestre sera nulle, voire franchement négative…

  2. C’est bien possible

    A l’heure actuelle, la situation semble absolument insoluble et presque incroyable, surréaliste.

    Les gilets jaunes ne sont pas les plus pauvres, comme lors de toutes les autres révoltes (je ne sais pas comment appeler ce mouvement, mais il semble bien que ce soit au moins une révolte).

    Non, non, les gilets jaunes sont en fait les « riches » de notre société, les 47% qui paient de l’impôt sur le revenu et qui ont l’impression d’être les dindons de la farce entre :

    – d’un côté ceux qui n’ont pas besoin de travailler et se contentent des minima sociaux et pour qui tout est moins cher (frais de justice pris en charge, amendes gratuites car minimas sociaux non saisissables, etc…),

    – et de l’autre ceux qui ont de gros revenus et qui peuvent négocier l’impôt ou n’en paient pas en optimisant pas toutes sortes de moyens sans risques importants également (quand les gens voient qu’un ministre du budget, qui augmente fortement les impôts, est en fait un fraudeur fiscal et qu’il écope d’une peine pour le moins faible par rapport à ce que l’on verrait dans d’autres pays développés cf C Goshn, ils se posent des questions).

    D’un côté, les gens veulent moins d’impôts, mais avec autant de services publics. Ce qu’ils veulent dire c’est qu’ils veulent moins de gaspillage de l’impôt et ne comprennent pas comment nous faisons pour avoir des soucis alors que nous avons le plus de prélèvements obligatoires au sein de l’OCDE.

    Il y a eu tellement de démagogie qu’ils ne croiront plus jamais en la parole publique.

    De l’autre côté, le gouvernement (et d’une manière générale tous ceux qui connaissent l’envers du décors) savent qu’il n’est pas possible réglementairement d’améliorer les dépenses publiques sur du court terme.

    Par suite, tout est possible.
    De l’apaisement avec le temps des manifestations, qui se reporteront dans les urnes et l’arrivée au pouvoir d’un parti extrême qui pronait quand même la sortie de l’euro (au fait, vos crédits sont en euro, il va se passer quoi si on repasse au franc avec une dévaluation ?), à un printemps français avec dépose du pouvoir en place et ensuite… ??

    • Là où ça fait quand même peur, c’est quand on imagine que les gilets jaunes, les « riches » dont tu parles Pierre, vont recevoir leur feuille de paie fin fanvier amputée du prélèvement à la source obligatoire, même avec toute la communication faite autour, l’effet psychologique risque d’être terrible pour les plus fragiles et les moins informés de notre société…

    • « au fait, vos crédits sont en euro, il va se passer quoi si on repasse au franc avec une dévaluation ? » – Et bien ils seront simplement transformés en Francs de la meme maniere que nos credits sont passés du Franc à l’Euro quand nous avons adopté cette monnaie. Nos créditeurs n’apprecierons peut etre pas trop mais la loi est ainsi faite. Les crediteurs en Marks ont bien perdu lors du passage à un Euro moins fort en Allemagne et personne n’a bronché à l’époque.

    • Je partage totalement votre point de vue

  3. Un article passionnant de Patrick ARTUS : https://research.natixis.com/GlobalResearchWeb/main/globalresearch/viewdocument?id=zUMd48uHvAa-nmBWrDZ1bA==

    Conclusion :
    -Certes, la pression fiscale est forte en France aussi bien sur les ménages que sur les entreprises.
    Mais on ne peut pas se contenter de réclamer une baisse de la pression fiscale, il faut choisir quelles dépenses publiques vont être réduites en contrepartie . Si on prend une règle de décision simple qui est de rapprocher la France des autres pays de la zone euro, alors il faudrait
    en France :

    – améliorer de 10% la productivité du travail dans les services publics [NDLR = Supprimer 10% des fonctionnaires] ;

    -réduire toutes les dépenses publiques et particulièrement les dépenses de retraite, de logement,
    de soutien à l’économie.

    • C’est une bonne base de réflexion
      A priori dans l’éducation et le milieu hospitalier 50% des effectif n’est jamais en contact avec l’usager. Cela interroge.

      Il faut aussi réfléchir sur l’efficacité de l’utilisation des derniers publics
      existe-il des études qui comparent le niveau des prix payés par les structures publiques par rapport à des prix dans le privé, pour des prestations similaires

    • oui la pression fiscale est trop forte. Elle est même le plus forte d’Europe.
      D’accord avec vous pour réduire la dépense publique ou du moins mieux utiliser les deniers des Français affectés à cette dépense. Mme Macron a t elle besoin de la somme qui lui est allouée et de surcroît d’une augmentation de celle ci (je vous rappelle qu’elle n’est pas élue), a t elle besoin de refaire les tentures de l’Elysée pendant que d’autres crèvent de faim?
      Ne pensez vous pas:
      qu’il serait plus judicieux de faire en sorte que le CICE ne soit accordé qu’aux entreprises exportatrices et que la grande distribution dans son ensemble en soit exclue
      que les bénéfices des entreprises doivent être partagés à parts égales entre,actionnaires, entreprises et salariés
      que les grosses sociétés payent le même pourcentage d’impôt que les petites ( voir Total)
      qu’une indexation des salaires et des pensions soient alignés sur l’inflation
      que le train de vie de nos élus ( députés ministres, hauts fonctionnaires )baisse . Ont ils besoin de vivre dans des palais issus de la royauté avec le faste qui les entoure.;
      Quant à la dette, vous parlez de défaut de paiement; y croyez vous. Imaginez un seul instant qu’il n’y ait plus de pays endettés, je peux vous dire que cela ne ferait pas l’affaire des créanciers. Ce n’est pas le remboursement de la dette qui les intéresse mais les revenus qu’elle procure. Sans dette que feraient de leur argent rien à part des matelas pour dormir dessus.
      Tout ce qui se passe aujourd’hui est le fait que l’on veut nous faire une Europe allemande.

  4. L’élection de Macron a été le reflet de cette France qui veut du changement car elle croit à des jours meilleurs. Mais il nous a trop déçus, car trop socialo (ponctions publiques) et capitalo (aides aux très riches) en même temps, et maintenant c’est la révolte. Aux prochaines élections, il ne restera que les extrèmes. Ca va saigner!

    • Ce qui est paradoxal est que Macro a fait exactement ce qu’il a dit dans son programme
      Il a été aussi le grand artisan des hausses d’impôts sous hollande, on ne pouvait pas trop s’attendre à autre chose de sa part en tant que président.

      Je ne pense pas qu’il aie déçu. C’est juste qu’il arrive trop tard et que le mal est déjà très profond.

      Mais quand je vois ce qu’une hausse de taxe sur l’essence provoque, je n’ose imaginer ce qui se passera si le scénario de Guillaume dans le présent article se vérifie…

  5. – Réduire de 10 à 20% le coût de l’éducation nationale à service identique, idem de nombreuses administrations et ministères.
    – Faire payer aux étrangers tous les services publics qu’ils utilisent à prix coûtant, ils n’ont jamais contribué aux dépenses par des cotisations et impôts. Comparez ce que nous offrons à ce que vous payez quand vous voyagez à l’étranger pour vos dépenses de santé ou quand vos enfants veulent étudier à l’étranger même en université.
    – Réduire le nombre de députés et de sénateurs par 2 ( 2 députés par département français cela doit suffir pour assurer une bonne representatibilite du pays)
    – Réduire le faste inutile de l’Élysée, des ministeres, de l’assemblée nationale et du sénat, notamment quand il n’y a pas de visites officielles. Avez-vous remarqué que chaque jour des gardes républicains accompagnent le président de l’assemblée nationale au perchoir, qu’une personne est chargée d’annoncer son arrivée et son nom, … et comparez avec la venue de votre pdg en entreprise …le monde a évolué mais les gouvernements sont restés au temps du faste et de la richesse, c’est presque royal.

    On dit dans la presse et à la tv que ce ne sont que de petites économies au regard de l’immensité des dépenses, moi je dis que les petites rivières font les grands fleuves et aussi que la symbolique et l’exemple sont très importants.

    • Effectivement, ce sont de petites économies et une liste à la Prévert entraînera inévitablement une usine à gaz.

      Dans l’état actuel, en urgence, il faudrait je pense :
      – faire appliquer les contrôles et la loi.
      Juste à titre d’exemple, un responsable de la CAF m’avait choqué en me disant « on estime à 1 millard d’euros les prestations sociales acquises frauduleusement »… les bras m’en sont tombés, mais ce n’était rien par rapport au reste de la phrase « à Marseille ». Donc imaginez sur le territoire complet. Rien à voir avec la réduction du train de vie de l’élysée 🙂
      – faire adopter par référendum les coupes budgétaires nécessaires

      • Tout a fait et va dans le sens de ma pensée, à savoir qu’il est possible de réduire drastiquement le coût de l’état (javais oublié le mille-feuille commune, agglomération de communes, départements, régions avec auto-augmentation et duplication des emplois et des dépenses) et donc réduite soit la dette, soit la pression fiscale (actualité) sans pour autant réduire les prestations de l’état.
        Car c’est toujours ce dont menace le gouvernement à savoir, si vous voulez payer moins d’impôts et de taxes, il va falloir choir les prestations que nous allons réduire et donc vous allez souffrir (la peste ou le choléra comme seul choix ?)
        Il y a d’abord cette alternative qui est la réduction des coûts (faste, performance, …) à service identique et l’arrêt des gaspillages (les fuites, l’inutile, …)

    • Dindonsauvage says:

      réduire le nombre de commune à uniquement les communautés de communes.

  6. Et avec ça la signature du pacte de Marrakech dans quelques jours. Les migrants vont pouvoir bénéficier de l’aide que les Gilets Jaunes réclament…

    • Je me suis renseigné rapidement c’est une fake news visiblement
      De toute façon personne ne respecte les pactes c’est donc un faux problème 🙂

      • Le pacte de Marrakech n’est pas une fake news, par contre c’est le contenu qui ne était (conditionnel) pas trop contraignant.

  7. Le mécontentement des classes « moyennes » était à prévoir car malheureusement elles n ont rien à attendre de l état qui est sous la contrainte de la dette laissée par 40 ans de déficits budgétaires, de la transition énergétique à réaliser et de la pression sur les emploi généré par la mondialisation, la transition numérique et demain l intelligence artificielle.
    Et ils n acceptent pas quand le président leur dit de s émanciper ou, d une autre manière, de traverser la rue.

    Se former, entreprendre, utiliser ses compétences, investir en temps ou en argent dans des activités d avenir est pourtant leur seule solution pour se sortir du déclassement.

    Les Lepen, Mélenchon, Ruffin, Wauquiez Martinez, etc ont une grande responsabilité de les pousser à la violence en attaquant en permanence la personne du président et en leur faisant penser qu’il est possible d obtenir la baisses des impôts et taxes sans toucher a la redistribution.

    Mis à part l arrêt (peut-être) du mouvement, la démission du président ne ferait que retarder la prise de conscience que l état ne pourra pas améliorer le niveau de vie des classes moyennes et que seule l initiative individuelle ou pluriindividuelle peut permettre de « monter » dans la hiérarchie des revenus et des patrimoines.
    De nombreux français l ont compris heureusement en se formant, en portant des projets, en s impliquant dans le développement de son entreprise, de son association, de sa famille ou en recherchant des opportunités, y/c à l étranger.
    Ils n ont pas forcément plus de revenus et de patrimoine, mais ils ont l’ espoir qui fait vivre et ne sont pas sur les rond points aujourd’hui !

    Est ce qu’un nouveau président, quel qu’il soit, saurait améliorer le sort des classes moyennes sans reporter le coût de ces mesures sur les générations futures ?
    Si il existe, qu’il se fasse connaître !
    Je crains malheureusement qu il ne tienne pas plus de 18 mois!

    Comme Guillaume, je suis inquiet des conséquences probables de ce mouvement violent et ingérable dont les acteurs seront sans doute les principales victimes.

    • Je suis d’accord avec Vincent, il faut bousculer les codes et savoir sortir de sa zone de confort.. Je fais partie de cette classe moyenne… mes filles étant élevées, j’ai vendu ma maison. Avec un bon apport, j’ai rénové une maison typique, et je l’ai transformé en gîte touristique 4 étoiles. Je me suis mis en retrait, j’ai vécu le temps des travaux et du lancement de l’activité dans un studio (2ans) ! Aujourd’hui, j’ai déménagé et j’achète mon deuxième investissement locatif, je suis sur la lancée et surtout, je réalise mes projets, je vis quoi..

  8. J’ai envie de dire aux Gilets jaunes d’aller en Afrique, amérique latine,pays de l’est, chine, japon, etc… pour voir comment c’est là bas.
    J’ai envie de prendre le budget au hasard de 3 gilets jaunes et voir les postes revenus et surtout dépenses….

    J’ai envie de dire au gouvernement qu’il y en a marre d’etre surtaxé quand on voit comment est dépensé cet argent.

    J’ai envie de dire au gouvernement qu’il y en a marre que tous les enarques, députés sénateur et tous hauts fonctionnaires engagent des réformes contraignantes pour les autres mais jamais pour eux. A force se saigner les autres….

    Enfin, si les français qui travaillent ont déjà du mal à trouver un travail ou un salaire décent, arrêtons immédiatement d’accueillir l’immigration ou alors choisissons la !

  9. julien bonnetouche says:

    Politique fiction comme j’aime bien en faire : et vous pouvez m’apporter la contradiction.

    L’immensité des problèmes en jeu rend l’éclatement de la zone euro est assez improbable.

    Par contre une révolution politique elle, est quasi inévitable.

    Macron l’a dit : une réduction de la dépense publique accompagnera une réduction des recettes fiscales. C’est la seule solution raisonnable. elles doivent être réduites de 10% au moins.

    Cela ne peut se faire sans douleur, donc dans le cadre d’un régime d’exception.

    Mon ressenti c’est que cette fois nous n’échapperons pas aux demi mesures.
    En effet si certaines revendications des GJ sont justifiées, en même temps, l’ordre public risque bien d’être menacé jusque au sommet de l’État.

    Nous sommes déjà en situation insurrectionnelle.

    Nous verrons bien ce qui se passe samedi. ou peut être le suivant : si les « manifestants » réussissent à investir la cour de l’Élisée ou de Matignon, on y sera.
    Dès lors, on pourra dire que les institutions sont en danger, et le recours à l’article 16 sera justifié.

    (En tous cas c’est ce que je ferais à sa place et même je laisserai les manifestants aller un peu trop loin si il le faut…)
    L’autre solution qui consiste à dissoudre serait plutôt pour un second temps.

  10. euuuu je lis dans plusieurs commentaires les fraudes à la CAF, de faire payer les étrangers et ci et ça…

    Etrangement, personne ne parle de la suppression de l’ISF , et autres cadeaux ..
    aux 200 000 français les plus riches à qui ont re distribue environ 100 000€ à chacun, sur la durée du mandat.. sous couvert d’une théorie de ruissellement qui n’a jamais été démontré..

    Ok , on est sur un blog patrimoine…

    mais il faut arrêter…

    , sans répartition juste des richesses, tout le reste n’est que du bla bla.. Vous ne pouvez pas en toute impunité, donner aux riches, avoir ce train de vie, et demander à la classe moyenne , des efforts supplémentaires..

    On ne peut pas doubler le CICE, (+20 Milliards!!! qui vont directement dans la poche des actionnaires, sans passer par la case « je crée des emplois, et toutes les études l’ont démontré), et baisser les petites retraites..

    On s’approche gentiment du « vous n’avez plus de pain, mais mangez de la brioche »…!

    …ce qui est dingue, c’est que la clé de tout cela, c’est l’écologie.. Non seulement on va tous y passer et plus vite qu’on le pense si on ne fait rien…. (avec 3 à 5° en plus, la majeure partie de la planète serait invivable, alors on aura pas le luxe de se poser les questions du pouvoir d’achat;).. mais c’est la qu’il faut chercher de la croissance.. c’est là qu’il y a du travail.. C’est par ce biais qu’on aurait une transformation juste et utile de notre société… mais ça à l’air d’être le dernier des soucis du pouvoir en place.. dommage

    • Le réchauffé des réchauffistes……..

      • ça c’est de l’argumentation;)

        • l ISF est une connerie sans nom qui nous a couté un » pognon de dingue » . Nous avons exporté des riches et importé des pauvres, très intelligent !. Cet impot est idiot car
          * il stygmatise la réussite avec des règles spécifiques et penalisantes ( ex délai de rappel ) alors que l’on peut faire payer un riche au moins autant d’impot en le maintenant dans la règle génèrale applicable aux citoyens
          * il a été créé à une époque de taux élevés et donc les 0, 8 % ou même 1,5 % du K étaient « cohérents » mais surement pas quand énormément de valeurs sortent peniblement du 3 / 5 % avant impots.
          * nous sommes les seuls à appliquer cet impot , et dès lors si vous avez le choix , ben vous vous barrez

          * il taxe injustement le créateur d’entreprise ( et donc de richesses et d’emploi ) au moment où il passe la main ( vente de l’entreprise ) , de surcroit au moment où il va partir en retraite.

          IL faut traiter correctement tous les contribuables quel que soit son niveau de richesse et tout roulera mieux.

          Par ailleurs , avec 57 % du PIB en dépenses public ,AUCUNE solution acceptable n’existe . La clef est là.

    • Quels français les plus riches ?
      Seuls les plus bêtes des plus riches paient l’isf
      Les autres ont soit optimisé leur patrimoine, négocié leur impôt ou se sont carrément barrés à l’étranger.
      L’exil fiscal est pratiqué depuis des années et est inévitable dans tout pays.
      Il concerne beaucoup d’entrepreneurs « matures » qui se mettent au vert mais donc les enfants ont été élevés en France et peuvent être tentés d’y investir.

      Depuis quelques années, ce sont les jeunes qui partent aussi. Ils prennent les devant et s’expatrient avant de développer fortement leur entreprise.
      Leurs enfants n’auront jamais envie de revenir en France.

      De plus l’isf n’est pas un impôt qui rapporte beaucoup.

      C’est plus un impôt démagogique d’autre chose en fait. C’est dur de le dire mais c’est ainsi.

      Depuis qu’il est supprimé des investisseurs étrangers semblent s’intéresser à investir en France . Ce sont des emplois et de la consommation .

      Tout n’est pas aussi simple et tranché comme certains essaient de le faire croire.

      • Et bien justement, si l’ISF ne rapporte pas beaucoup, c’est la symbolique de sa suppression qui fait mal..

        Les rapports que j’ai lu ici ou là enterrent cette théorie du ruissellement..

        Filez 20 milliards à la classe moyenne, vous verrez comment la consommation repart, et donc les emplois..

        Comme vous le dites si bien, les riches optimisent… les moins riches, consomment..

        • Il faut arrêter l’idéologie et être sérieux un peu. La France est déjà un des pays les plus redistributif.
          Et ils faut arrêter d’en demander toujours plus pour soi en disant que c’est aux autres de payer et en plus en les dénigrant au passage 🙂

  11. Encore une fois , demander un effort aux citoyens implique qu’un vrai chef (s) montre l’exemple (hein Brigitte et ses moquettes & tentures ?) (hein Marlène et l’apologie de frauder la sécurité sociale ?)

    Ensuite on peut causer du fond sur un relatif pied d’égalité,car ces éléments révoltants font que la colère par comparaison ne peut qu’enfler :

    – pourquoi un député au bout de seulement cinq ans de cotisation retraite touche une retraite moyenne de 1 500 €/mois alors qu’un employé pour 42 années de cotisation touchera 896 euros en moyenne ?
    – Pourquoi, au bout de deux mandats de six ans chacun, un sénateur peut-il toucher plus de 3 700 € par mois de retraite ?
    – Pourquoi la retraite des élus n’est-elle pas prise en compte dans l’écrêtement (8 200 €) des indemnités d’élus.
    – Pourquoi une cotisation retraite d’élu rapporte-t-elle en moyenne 6,50 € pour un euro cotisé pendant vingt ans alors qu’un salarié du régime général touche entre 0,87 et 1,57 € pour un euro cotisé pendant quarante-deux ans ?
    – Pourquoi un élu peut-il cumuler ses différentes retraites (jusqu’à 5 retraites) ? cf Bartholone !!!
    – Pourquoi un élu peut-il travailler en touchant sa (ses) retraite(s) d’élu complète(s) sans plafond de montant alors que le citoyen lambda ne peut le faire sans dépasser la valeur de son dernier salaire ?
    – Pourquoi les élus ont-ils une retraite par capitalisation et l’interdisent-ils résolument aux « autres » qui n’ont droit qu’à une retraite par répartition ?
    – Pourquoi les cotisations retraite des élus peuvent-elles être abondées par les collectivités, ce qui permet à un parlementaire de toucher sa retraite à taux plein avec moins d’annuités de cotisation ?
    – Pourquoi une partie de la pension de retraite des parlementaires est-elle insaisissable (même en cas de fraude ou d’amende) ?
    – Pourquoi un agent public qui voudrait se présenter à une élection législative ne devrait-il pas démissionner de la fonction publique ? Un salarié le doit, lui, s’il veut travailler ailleurs !
    – Pourquoi deux ans d’allocations chômage pour un salarié lambda du régime général et cinq ans pour les députés ? Ceux-ci ont-ils plus de mal à retrouver un travail ?
    – Pourquoi les députés qui ne se représentent pas peuvent-ils toucher l’allocation différentielle et dégressive de retour à l’emploi ? Un salarié qui démissionne n’a, lui, droit à rien !
    – Pourquoi la fonction d’élu est-elle officiellement bénévole et que l’élu s’en met quand même plein les poches ?
    – Pourquoi un salarié au petit salaire ne peut-il bosser que jusqu’à 62 ans (67 ans pour les cadres) et un élu avec un gros salaire jusqu’à sa mort ?
    – Pourquoi faut-il avoir un casier judiciaire vierge pour entrer dans certaines professions et que ce n’est pas le cas pour être élu ?
    – Pourquoi un parlementaire échappe-t-il aux règles communes d’embauche d’un salarié alors qu’il vote des lois pour que les autres les appliquent ?
    – Pourquoi un parlementaire doit-il donner le détail de son patrimoine alors que personne n’a le droit de le publier sous peine d’amende ?
    – Pourquoi la fraude dans la déclaration de patrimoine d’un élu ne vaut-elle pas la prison mais seulement 30 000 € d’amende alors que la simple fraude d’un citoyen pour faux et usage de faux d’un document délivré par l’Administration est punissable de cinq ans d’emprisonnement et de 75 000 € d’amende ?
    – Pourquoi un parlementaire (député ou sénateur) touche-t-il une IRFM (indemnité représentative de frais de mandat) de 5 770 € par mois pour un député et de 6 200 € par mois pour un sénateur, dont l’usage n’est pas contrôlable et pour lequel il n’a de compte à rendre à personne ?
    – Pourquoi, durant son mandat, un élu peut-il s’acheter un bien qu’il nomme souvent « permanence », le payer à crédit avec l’IRFM, qui est de l’argent public, et le garder ou le vendre pour son bénéfice personnel ?
    – Pourquoi les parlementaires cumulards peuvent-ils toucher plusieurs enveloppes de frais de représentation (frais en tant que président d’agglomération, frais en tant que maire, IRFM en tant que député…) ?
    – Pourquoi les restaurants trois étoiles (cinq étoiles ?) de l’Assemblée nationale et du Sénat coûtent-ils si peu cher à l’élu ?
    – Pourquoi un parlementaire peut-il être conseil d’une société et toucher des honoraires faramineux en plus de ses indemnités ?
    – Pourquoi un élu à revenu égal de celui d’un salarié paye-t-il moins d’impôt sur le revenu ?
    – Pourquoi les parlementaires et les maires peuvent-ils embaucher qui ils veulent dans leur cabinet, par exemple, pour les sénateurs, les membres de leur famille ?
    – Pourquoi parle-t-on toujours de réduire le nombre de fonctionnaires mais jamais celui des parlementaires ?
    – Pourquoi les sénateurs se sont-ils versé en 2011, au titre d’un « rattrapage exceptionnel », une prime de 3 531,61 € avant les congés d’été… ?
    – Pourquoi aucun chiffre n’existe sur la présence ou non des sénateurs lors des séances au Sénat ?
    – Pourquoi les élus, chantres de la justice, acceptent-ils tous les ans la réduction du nombre de juges d’instruction (623 en 2009, 553 en 2011, 540 en 2012…) ?
    – Pourquoi la pension de réversion d’un élu décédé est-elle de 66 % sans condition de ressources du survivant alors que celle d’un salarié du privé est de 54 % sous condition de ressources du survivant (aucune réversion au-dessus de 19 614,40 brut annuel !) ?
    – Pourquoi la retraite d’un élu est-elle garantie et connue d’avance alors qu’un salarié du régime général n’est sûr de rien ?
    – Pourquoi un député peut-il cumuler plusieurs « réserves parlementaires » sans que cela se sache officiellement ?
    – Pourquoi l’indemnité de fonction d’un député et son IRFM ne sont-elles pas imposables ?
    – Pourquoi un député a-t-il droit au remboursement de frais de taxis parisiens (alors qu’il touche l’IRFM pour ça) ?
    – Pourquoi un ancien sénateur ou un ancien député ont-ils droit à la gratuité à vie en première classe SNCF ?
    – Pourquoi un ancien sénateur et son conjoint ont-ils le droit au remboursement de la moitié de 12 vols Air France par an et à vie ?
    – Pourquoi un sénateur peut-il emprunter jusqu’à 150 000 € à un taux préférentiel ?
    * Pourquoi les anciens ministres, leurs conjoints et leurs enfants ont-ils droit à la gratuité à vie des vols Air France et à la gratuité à vie des transports sur le réseau SNCF ?
    – Pourquoi une mairie ne se porte-t-elle pas automatiquement partie civile quand un élu de sa commune est mis en cause dans une affaire lésant les intérêts de la ville ?
    – Pourquoi y a-t-il dans le service des fraudes un service spécial pour les élus ?
    – Pourquoi une fraude d’élu est-elle différente des autres pour bénéficier d’un traitement de faveur ?
    – Pourquoi un élu condamné définitivement ne rembourse-t-il pas les frais d’avocat dépensés pour lui par la collectivité ?

    • Bonjour
      C’est affolant et triste de voir ces privilèges par rapport au privé (j’étais dans le privé pendant 42 ans) dans un pays comme la France.
      Faire la liste où va réellement l’argent et se demander si c’est vraiment nécessaire serait un début pour rétablir l’équité….
      Je pense que le souci est plus dans la re-distribution car des pays comme l’Allemagne taxe moins que la France et semble bien fonctionner tout de même.
      bien amicalement
      Antonio

      • Pourquoi opposez vous privé public ?
        L’auteur du commentaire parle des élus pas du public en général
        Compensation du jour de carence , prise en compte des primes dans la retraite, intéressement, etc… ce sont autant d’avantages du privé…

        • Bonjour Monsieur
          Comme beaucoup de personnes j’étais au RSI et si vous trouvez qu’un jour de carence c’est beaucoup que dire de 10 jours de carence au RSI.
          Je ne parle pas de 3 mais bien de 10 jours…..
          Si on reçoit des indemnités suite à un accident (quand on est au RSI on ne s’arrête pas pour maladie car même si on prenait 8 jours cela ne compte pas vu la carence de 10 jours) eh bien ces dites indémnités sont imposées à L’IR, ce que je ne conteste pas car dans d’autres régimes c’est pareil, mais doivent être soumises aussi aux 46 % de cotisations sociales comme un bénéfice classique.
          Quand vous enlevez les impôts sur le revenu et les cotisations RSI sur les indemnités d’accident il ne reste rien….
          C’est une blague !!!!! Non c’est vrai et vécu…… suite opération chirurgicale.
          On ne doit pas s’opposer pour avancer mais on n’est pas dans le même monde selon la chance des uns et des autres devant la vie….
          Cette situation est choquante mais la plupart ne s’en émeuvent pas et chacun doit se débrouiller si on veut s’en sortir….
          C’est en cela que je suis surpris de voir cohabiter des systèmes si inégalitaires dans le même pays.
          bien amicalement
          Martins

    • A Sven,
      Super, vous avez oublié la fin de l’elu avec ses funérailles payées : ils nous l’enf…jusqu’à leur mort!

      • Oui, merci Badtimes, vous avez raison ils nous le mettent….. « profundis »…. à l’occasion du de profundis (idem les pensions de réversion non limitées au conjoint mais aux bénéficiaires élargis, même la noblesse n’avait pas cela)

        Je le répète :

        Les vrais chefs et ceux qui représentent les citoyens doivent être exemplaires, cela calmera déjà la révolte.

        Il faut donc modifier la loi les concernant, c’est un préalable indispensable.

        N’OUBLIONS JAMAIS LES DEUX LOIS D’AMNISTIE AUTO- VOTÉES IL Y A DES ANNÉES PAR LA QUASI -INTÉGRALITÉ DES PARLEMENTAIRES ( ben tiens…)
        EN BREF, JE M’ABSOUS MOI-MÊME…

        De mémoire, l’excellent René Dosières avait voté contre, avec une poignée d’autres.
        Ce sont ces incorruptibles qu’il faut mettre en avant, en leur donnant les moyens.

        Comme nos fonctionnaires européens à Bruxelles s’auto-votant leurs augmentations de salaires pour finir à 16H00 chaque voir, après un démarrage tardif le matin et moult pauses, ne me dites pas que c’est de l’intox car je connais bien le sujet…)

    • Bonjour,
      je vous invite à publier votre article sur les médias les plus lus et vus des gilets jaunes, ce qui incitera certainement tous ces bons élus à se rendre sur les ronds points pour leur expliquer leur « pauvre « situation !!!

  12. Ah oui, le présupposé que la croissance est forte et que malgré tout nous ne sommes pas heureux..

    Quelle croissance ?

    Surtout de l’agitation pour y faire croire.

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