En ce début 2011, nombreux sont ceux qui s’interrogent sur le prix de l’or. Le 06 décembre 2010, le métal jaune a atteint 1 423.75 $ *, touchant son plus haut historique depuis 30 ans.
Une bulle se serait-elle formée sur l’or ?
Les arbres ne montant pas jusqu’au ciel, les rumeurs de prises de bénéfices se font plus insistantes. Ainsi, le prix de l’or a baissé de 6 % passant de 1420.78$ * à 1336.75$ * du 31 décembre 2010 au 28 janvier 2011. L’indice XAU a également baissé de 12% *, passant de 226.58 points * à 199.71 points * sur la même période.
Les volatilités du prix de l’or et de cet indice ont augmenté de surcroit durant la même période, atteignant respectivement 17.2% et 27.3% *.
Cela démontre ainsi les incertitudes actuelles sur ce type d’investissement !
Après avoir obtenu une performance annuelle de 73.91 % en 2009 * et de 61.43 % en 2010 *, Tocqueville Gold affiche, dans le contexte actuel, une baisse de 10.97 % pour le mois de janvier*. Faut-il, pour autant, jeter ce fonds avec l’eau du bain ?
Il parait essentiel de revenir sur quelques règles de bon sens concernant cette classe d’actif.
Afin de les déterminer, il faut souligner plusieurs éléments de court et de long terme. Enfin, le profil et l’objectif de l’investisseur restent les éléments déterminants du comportement à avoir dans l’acte de conseil.
A court terme, Il faut constater plusieurs tendances défavorables à l’or
Les ETF, qui avaient emmagasinés de l’or physique pour le compte d’investisseurs, ont chuté brutalement ces dernières semaines (-28 tonnes). Une tendance à la prise de bénéfices semble se profiler pour les « courtermistes ».
Après une année sans panache pour les indices boursiers européens, Il existe un consensus d’optimisme sur d’autres classes d’actif telles que les actions, notamment en Europe.
L’Euro se repositionne dans un momentum plus favorable depuis le début de l’année.
Enfin, l’offre et la demande de l’or physique se seraient équilibrées, la demande liée à la bijouterie pourrait devoir s’approvisionner par le seul recyclage.
Ainsi, si cette tendance devait se confirmer, les attitudes à adopter seront différentes en fonction de la situation de chacun :
- Pour les éventuels investisseurs intéressés par Tocqueville Gold qui n’ont pas encore eu l’occasion d’investir sur ce fonds, la sagesse pousserait à attendre quelques semaines pour analyser la volatilité et attendre une confirmation de la tendance baissière. Il faudrait alors considérer cette période comme une opportunité pour pouvoir investir sur cette thématique.
- Pour les porteurs de parts rentrés sur ce fonds dans le courant de l’année 2009, le niveau de performance atteint est largement significatif sur cette période. Il peut paraitre opportun de prendre ses bénéfices et de les sécuriser sur un support plus prudent.
- Pour les porteurs de parts, ayant souscrit à la fin de l’année 2010, il faut rappeler que Tocqueville Gold est un FCP dont la durée de détention doit être longue et que les fondamentaux sur le prochain cycle économique sur l’or sont toujours favorables.
En effet, les perceptives à long terme font ressortir le fait que les banques centrales des pays occidentaux semblent bien parties pour déprécier les devises papiers. D’un côté, la dépréciation des devises est la solution de facilité pour faire face aux problèmes apparemment insolubles que sont les déficits budgétaires record et la croissance effrénée des dépenses sociales. De l’autre, la fragilité persistante de la reprise économique se traduit par des pressions politiques sur les banques centrales afin de les inciter à poursuivre des politiques monétaires extrêmement accommodantes.
Dans ces circonstances, il est difficile de contester qu’une certaine exposition à l’or offre bel et bien une protection contre les effets monétaires dommageables encore à venir.
La notion de bulle peut également être relativisée.
Le marché de l’or physique dans le monde représente aujourd’hui 7 billions $(7 mille milliards) ** . La quantité globale des actifs financiers dans le monde représente 130 billions $ (130 mille milliards) **. Cela signifie que la part de l’or représente aujourd’hui 5 % des actifs financiers alors qu’en 1982 cette part était de 22% et en 1934 de 20% ! **
Durant les années 80, le ratio dette publique en % du PIB pour les pays développés était en moyenne de 40 %, alors qu’aujourd’hui, il est de 100%
Finalement, les éléments d’incertitudes sont nombreux et difficiles à prédire. Faut-il craindre un retour de l’inflation en Europe ? Que pourra-t-il ressortir des tensions au Maghreb et en Egypte ?
Enfin, il faut également considérer la philosophie de gestion de Tocqueville Gold.
Notre équipe de recherche a parcouru plus de 800 000 kilomètres depuis 2003 dans des lieux reculés du monde entier afin de visiter les activités minières et d’exploration des plus petits producteurs. Nous cherchons en effet à investir dans des entreprises à un stade peu avancé de leur développement et à même de générer de la croissance grâce à des explorations couronnées de succès ou à l’exploitation de nouvelles mines. C’est ainsi que nous avons pu investir plus précocement que la plupart de nos concurrents et bien avant que les banques d’investissement et les sociétés de courtage n’aient commencé à suivr
e ces mêmes entreprises. Cette stratégie est illustrée par la capitalisation boursière moyenne de nos valeurs en portefeuille qui est 40 % inférieure à celle de la moyenne des fonds de notre catégorie. Elle transparaît également dans la faiblesse de notre taux de rotation de portefeuille qui s’est établi à moins de 10 % en 2010. La réussite de notre approche est mise en évidence par les nombreuses acquisitions de nos positions par de grands groupes miniers, dont deux exemples notables en 2010 ont été les rachats de Red Back par Kinross et d’Andean Resources par Goldcorp.
e ces mêmes entreprises. Cette stratégie est illustrée par la capitalisation boursière moyenne de nos valeurs en portefeuille qui est 40 % inférieure à celle de la moyenne des fonds de notre catégorie. Elle transparaît également dans la faiblesse de notre taux de rotation de portefeuille qui s’est établi à moins de 10 % en 2010. La réussite de notre approche est mise en évidence par les nombreuses acquisitions de nos positions par de grands groupes miniers, dont deux exemples notables en 2010 ont été les rachats de Red Back par Kinross et d’Andean Resources par Goldcorp.
Dans le Prospectus simplifié du fonds la durée de placement recommandée est supérieure à 5 ans. La part préconisée dans une allocation devrait se situer entre 2% à 8% pour une diversification des classes d’actifs optimum. Ce n’est pas une règle d’or, mais le respect des conditions décrites sur le prospectus présente l’intérêt de nous pousser à avoir un comportement serein et sage.
*Sources : Bloomberg
** Sources : Tocqueville Asset Management,LP
Cette analyse ne doit pas être considérée comme une incitation à l’acquisition de tel ou tel support mais simplement comme un élément d’analyse qui devrait vous permettre de vous faire votre propre opinion.
