Depuis des semaines, nous sommes attentif à la question du pétrole. Nous vous avons proposé deux articles « Une hausse du prix du pétrole, un risque qu’il ne faut pas sous-estimer ? » et surtout, cet article (prémonitoire ?) que nous titrions « Un nouveau choc pétrolier en préparation ?« .
Le sujet du prix du pétrole est central depuis toujours et plus particulièrement depuis 10 ans et l’émergence du pétrole de schiste américain. En effet, en 2008, il semble que nous ayons atteint un pic pétrolier signe d’une moindre capacité à extraire du pétrole conventionnel, et c’est l’arrivée massive et inattendue du pétrole de schiste américain qui a totalement changé la donne et repoussé la perspective d’une pénurie de pétrole.
Depuis quelques mois, la production du pétrole de schiste américain semble néanmoins marquer le pas faute d’une rentabilité suffisante comme nous le rappelais par exemple Challenge, la semaine dernière dans cet article « Le déficit de rentabilité du pétrole de schiste inquiète les investisseurs ».  ou encore Médiapart dans cet autre article probablement prémonitoire « Pourquoi les Etats-Unis ont besoin d’un pétrole cher« .
Extrait :

« Les prix bas de l’énergie sont considérés dans les économies occidentales comme un facteur très favorable de soutien à l’économie, et non comme un obstacle qui justifie une intervention des banques centrales. Mais pour les États-Unis, la situation est désormais différente : sans que personne n’y ait vraiment pris garde, ils sont devenus le premier pays producteur de pétrole du monde, devant l’Arabie saoudite et la Russie. Et cela change tout.

Ces derniers mois, plusieurs compagnies se sont déclarées en faillite, incapables de rembourser leurs dettes et d’honorer leurs échéances. Selon une étude de l’Institut d’économie de l’énergie publiée en mars 2019, les 29 grandes sociétés cotées du secteur ont cumulé des cash-flows négatifs, représentant un total de 181 milliards de dollars entre 2010 et 2018.

« La révolution de la fracturation a été, à de très rares exceptions près, un désastre indéniable pour tous les investisseurs dans le secteur. En fait, je ne connais aucun autre cas où la technologie porteuse d’un tel changement a fait autant de mal à l’industrie qui a créé ce changement », a déclaré Steve Schlotterbeck, ancien président de la société de gaz de schiste EQT, la semaine dernière. Celui-ci estime que l’ensemble du secteur est destructeur de valeur.

Aujourd’hui, les financiers de Wall Street, qui ont soutenu les sociétés du secteur pendant plus d’une décennie, s’impatientent : ils veulent des résultats et des dividendes. Toutes sont en train de réviser leurs projets d’expansion à la baisse et de gérer au plus serré. »

 
Ainsi, dans un autre étude récente la banque Natixis, sous la plume de Patrick ARTUS, nous expliquait :

« Il n’est pas impossible que le prix du pétrole remonte fortement dans le futur, avec la croissance rapide de la demande mondiale de pétrole, avec le plafonnement de la production de pétrole schiste aux Etats-Unis et avec les difficultés de plusieurs pays producteurs de pétrole.

Pour la zone euro, cela signifierait :

      • le retour de l’inflation, mais aussi de l’inflation sous-jacente qui est corrélée au prix du pétrole ;
      • un fort recul de la croissance, en raison de la faible indexation des salaires aux prix et des difficultés sociales ;
      • un dilemme pour la BCE : croissance en recul, inflation sous-jacente en hausse, risque de crise de la dette si les taux d’intérêt montent trop. ».

 
Bref, vous le comprenez le sujet est central et d’une importance majeur !
 

Une attaque de drone en Arabie Saoudite sur les installations du géant pétrolier Aramco et c’est 50% de la production de pétrole d’Arabie Saoudite qui est temporairement stoppée.

Selon l’AFP, La production de pétrole de l’Arabie saoudite, le plus gros exportateur mondial d’or noir, est temporairement réduite de moitié après une attaque de drones revendiquée par les rebelles yéménites qui a provoqué des incendies dans deux sites d’Aramco.
Cette information développée par Le Monde dans cet article « La production de pétrole divisée par deux en Arabie saoudite après une attaque de drones« .

Extrait : « Les installations du géant pétrolier Aramco, touchées samedi par les drones des rebelles yéménites, représentent 5 % de la production mondiale de brut. Les Etats-Unis ont dénoncé cette attaque et accusé l’Iran, qui dément. 

La production de pétrole de l’Arabie saoudite, le plus gros exportateur mondial d’or noir, est temporairement réduite de moitié après une attaque de drones revendiquée par les rebelles yéménites qui a provoqué, samedi 14 septembre, des incendies dans deux sites du géant pétrolier Aramco, à Abqaiq et à Khurais, dans l’est du pays.

Selon la chaîne de télévision Al Masirah, une dizaine de drones ont été utilisés pour cette double opération menée à un millier de kilomètres de Sanaa, la capitale du Yémen, contrôlée depuis cinq ans par les houthistes. Les équipes de sécurité d’Aramco sont intervenues pour éteindre les incendies à Abqaiq et Khurais. »

[…] L’administration américaine s’est dite prête à exploiter les réserves pétrolières d’urgence des Etats-Unis si nécessaire pour compenser toute perturbation des marchés pétroliers, selon la porte-parole du secrétaire à l’énergie.

 
A suivre …

Leblogpatrimoine.com vous conseille dans la gestion de votre patrimoine
Assistance patrimoniale
  • Conseil en gestion de patrimoine INDÉPENDANT
  • Un tarif unique de 89€ TTC, sans surprise
Découvrir le service
Accompagnement patrimonial
  • Un abonnement pour un accompagnement patrimonial PREMIUM
  • Un tarif unique de 350€ / mois, sans surprise, sans engagement de durée
Découvrir le service
Livres et formations

3 livres pour vous former et apprendre à gérer votre patrimoine

Découvrir les livres

65 commentaires