Depuis des semaines, nous sommes attentif à la question du pétrole. Nous vous avons proposé deux articles « Une hausse du prix du pétrole, un risque qu’il ne faut pas sous-estimer ? » et surtout, cet article (prémonitoire ?) que nous titrions « Un nouveau choc pétrolier en préparation ?« .

Le sujet du prix du pétrole est central depuis toujours et plus particulièrement depuis 10 ans et l’émergence du pétrole de schiste américain. En effet, en 2008, il semble que nous ayons atteint un pic pétrolier signe d’une moindre capacité à extraire du pétrole conventionnel, et c’est l’arrivée massive et inattendue du pétrole de schiste américain qui a totalement changé la donne et repoussé la perspective d’une pénurie de pétrole.

Depuis quelques mois, la production du pétrole de schiste américain semble néanmoins marquer le pas faute d’une rentabilité suffisante comme nous le rappelais par exemple Challenge, la semaine dernière dans cet article « Le déficit de rentabilité du pétrole de schiste inquiète les investisseurs ».  ou encore Médiapart dans cet autre article probablement prémonitoire « Pourquoi les Etats-Unis ont besoin d’un pétrole cher« .

Extrait :

« Les prix bas de l’énergie sont considérés dans les économies occidentales comme un facteur très favorable de soutien à l’économie, et non comme un obstacle qui justifie une intervention des banques centrales. Mais pour les États-Unis, la situation est désormais différente : sans que personne n’y ait vraiment pris garde, ils sont devenus le premier pays producteur de pétrole du monde, devant l’Arabie saoudite et la Russie. Et cela change tout.

Ces derniers mois, plusieurs compagnies se sont déclarées en faillite, incapables de rembourser leurs dettes et d’honorer leurs échéances. Selon une étude de l’Institut d’économie de l’énergie publiée en mars 2019, les 29 grandes sociétés cotées du secteur ont cumulé des cash-flows négatifs, représentant un total de 181 milliards de dollars entre 2010 et 2018.

« La révolution de la fracturation a été, à de très rares exceptions près, un désastre indéniable pour tous les investisseurs dans le secteur. En fait, je ne connais aucun autre cas où la technologie porteuse d’un tel changement a fait autant de mal à l’industrie qui a créé ce changement », a déclaré Steve Schlotterbeck, ancien président de la société de gaz de schiste EQT, la semaine dernière. Celui-ci estime que l’ensemble du secteur est destructeur de valeur.

Aujourd’hui, les financiers de Wall Street, qui ont soutenu les sociétés du secteur pendant plus d’une décennie, s’impatientent : ils veulent des résultats et des dividendes. Toutes sont en train de réviser leurs projets d’expansion à la baisse et de gérer au plus serré. »

 

Ainsi, dans un autre étude récente la banque Natixis, sous la plume de Patrick ARTUS, nous expliquait :

« Il n’est pas impossible que le prix du pétrole remonte fortement dans le futur, avec la croissance rapide de la demande mondiale de pétrole, avec le plafonnement de la production de pétrole schiste aux Etats-Unis et avec les difficultés de plusieurs pays producteurs de pétrole.

Pour la zone euro, cela signifierait :

      • le retour de l’inflation, mais aussi de l’inflation sous-jacente qui est corrélée au prix du pétrole ;
      • un fort recul de la croissance, en raison de la faible indexation des salaires aux prix et des difficultés sociales ;
      • un dilemme pour la BCE : croissance en recul, inflation sous-jacente en hausse, risque de crise de la dette si les taux d’intérêt montent trop. ».

 

Bref, vous le comprenez le sujet est central et d’une importance majeur !

 

Une attaque de drone en Arabie Saoudite sur les installations du géant pétrolier Aramco et c’est 50% de la production de pétrole d’Arabie Saoudite qui est temporairement stoppée.

Selon l’AFP, La production de pétrole de l’Arabie saoudite, le plus gros exportateur mondial d’or noir, est temporairement réduite de moitié après une attaque de drones revendiquée par les rebelles yéménites qui a provoqué des incendies dans deux sites d’Aramco.

Cette information développée par Le Monde dans cet article « La production de pétrole divisée par deux en Arabie saoudite après une attaque de drones« .

Extrait : « Les installations du géant pétrolier Aramco, touchées samedi par les drones des rebelles yéménites, représentent 5 % de la production mondiale de brut. Les Etats-Unis ont dénoncé cette attaque et accusé l’Iran, qui dément. 

La production de pétrole de l’Arabie saoudite, le plus gros exportateur mondial d’or noir, est temporairement réduite de moitié après une attaque de drones revendiquée par les rebelles yéménites qui a provoqué, samedi 14 septembre, des incendies dans deux sites du géant pétrolier Aramco, à Abqaiq et à Khurais, dans l’est du pays.

Selon la chaîne de télévision Al Masirah, une dizaine de drones ont été utilisés pour cette double opération menée à un millier de kilomètres de Sanaa, la capitale du Yémen, contrôlée depuis cinq ans par les houthistes. Les équipes de sécurité d’Aramco sont intervenues pour éteindre les incendies à Abqaiq et Khurais. »

[…] L’administration américaine s’est dite prête à exploiter les réserves pétrolières d’urgence des Etats-Unis si nécessaire pour compenser toute perturbation des marchés pétroliers, selon la porte-parole du secrétaire à l’énergie.

 

A suivre …

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65 Comments

  1. julien bonnetouche says:

    Une question :

    Comment se fait il que des rebelles yéménites aient des drones armés alors que nous français on n’en a pas ?
    qui les leur vend ?

    • Jean Claude says:

      Pour les USA,Ryad et Israël le coupable est tout désigné:l’Iran
      De quoi préparé un prochain conflit avec Satan!
      Les satellites américains devraient nous préciser d’ou ont été envoyés ces drones ou ces missiles?Si c’est d’un navire iranien ça risque de chauffer…

    • Drone armé ou drone avec une charge ?
      Des drones avec une charge explosive, c’est pas très compliqué à faire, on en a vu chez Daesh. Efficace une fois, mais ensuite, tout le monde à compris le truc et sait s’en protéger. (https://images.app.goo.gl/eEKeTtpDPg2MfBuz8).

      Drone armé style Reaper, c’est un drone qui lance des bombes ou des missiles et qui revient à la maison.

      Qu’est-ce qui a été utilisé contre les sites saoudiens ? Sans doute des drones du premier type. On va pouvoir leur vendre des armes pour s’en protéger.

  2. Jean Claude says:

    C’est un juste retour des choses que l ‘Arabie Saoudite qui finance le terrorisme soit à son tour touché par les mêmes maux. .
    En outre dans cette boucherie atroce que mène cet état contre le Yémen il est intéressant de constater dans cette guerre asymétrique qu’une dizaine de drones peuvent mettre en péril la moitié de la production mondiale de brut.
    Les USA,la Russie ,l’Iran,le Venezuela les émirats…ont tous intérêt à avoir un prix du brut plus élevé.
    Les dindons de la farce risquent d’être à nouveau l’Europe et à un moindre degré la Chine.
    Les gilets jaunes risquent de refaire parler d’eux et le déficit de s’envoler en même temps que l’inflation et les taux d’intérêt.
    Nous vivons vraiment une époque intéressante ou tous nos politicards s’excitent sur l’écologie en oubliant que c’est l’énergie qui pour l’instant gouverne le monde et est en perpétuel changement équilibre instable.

    • « la moitié de la production mondiale de brut. »

      Vous n’avez pas bien suivi…c’est juste 5% de la production mondiale.

  3. juste une interrogation sans lien immédiat avec ce sujet, mais comme on se voit assez souvent conseillé d’investir en actions sur des grosses sociétés notamment pétrolières notamment généreuses en dividende comme alternative aux fd euro peu rentables, ce type d’événement rendus plus possibles par l’évolution technologique ou tout simplement la conjoncture orientée vers la baisse de l’empreinte carbone ne risquent ils pas de pénaliser assez rapidement et durablement ces majors pétrolières de fond de portefeuille historiques?

  4. Faux drapeau
    Puissances interposées

    Mais :
    – on veut décarboner
    – et on ne propose rien d’autre de viable (pour l’instant) que le pétrole
    – donc les majors oil sont un fond de portefeuille (on y regarde rarement)

  5. Le message est désormais clair . Les puissances occidentales et les pays détenant des denrées géopolitiquement importantes comme le pétrole, denrées alimentaires, métaux rares, etc. ou exposés au terrorisme sont à la portée d’attaques massives par drones (à des prix de plus en plus bas et de plus en plus perfectionnés). Attention à nos centrales. Je ne suis pas sûr que nos dirigeants aient pris véritablement conscience du haut danger potentiel.

  6. Il me semble avoir lu 50% de la production des sites Aramco qui représentent 5% de la production du pays
    Donc pas 50% du pays ?!

    • Jean Claude says:

      Je crois d’après le figaro qu’il s’agit bien de 50% de la production de l’Arabie saoudite soit 5% de la production mondiale.A confirmer car il s’agit à la fois de gaz et de pétrole.
      Pas de chance pour Ryad qui voulait introduire en bourse Aramco la semaine prochaine.Les investisseurs ne vont pas se bousculer..

  7. julien bonnetouche says:

    Cygne noir ou petit canard ?
    Il y a déjà eu plusieurs attaques de ce style,
    On verra bien ce qu’en pensent les marchés demain,
    Ils auront eu tout le, week end pour y réfléchir et les États Unis pour réagir.
    je parie pour pas grand chose. Disons 3 à 5 $ sur le baril, et 0,50 % sur les bourses….

  8. Bon bien il vaut mieux tard que jamais pour avoir raison

  9. Il n’y a AUCUN DOUTE SUR LA SOURCE DE L’ATTAQUE: C’EST L’IRAN QUI ESPÈRE QUE LES OCCIDENTAUX? VEULES COMME A MUNICH DU TEMPS DE HITLER, JOUENT LES GENTILS PACIFICATEURS .
    CE N’EST PAS EN FAISANT PREUVE DE VEULERIE ET DE FAIBLESSE QU’ON TRAVAILLE POUR LA PAIX.
    NOS DÉMOCRATIES DOIVENT SE FAIRE RESPECTER Y COMPRIS PAR LES MOLLAHS IRANIENS;

  10. Pour aller plus loin dans le machiavélisme attaque pourrait venir des américains eux mêmes!! La meilleure façon de voir le prix du brut remonter!!(ils sont toujours capables de tout, ils nous l’ont montré dans le passé avec les coups d’etats organisés par la CIA. Nous ne sommes pas dans un monde de bisounours. De plus cela leur permettrait de faire d’une pierre deux coups: envoyer un message à l’Arabie pour leur faire comprendre qu’ils sont les seuls à pouvoir les protéger et qu’il ne faut pas aller voir ailleurs.

  11. Un chinois en france says:

    Etant donné qu’en occident on sait qui contrôle les médias , toutes les infos sont à prendre avec des pincettes .

  12. M’en fout.
    Suis actionnaire de Total .

  13. « Les contrats à terme sur le brut Brent ont augmenté de 19,5%, atteignant 71,95 $ le baril, soit la plus forte hausse en une journée depuis le 14 janvier 1991. »

    https://www.reuters.com/article/us-global-oil-idUSKBN1W00UG

  14. julien bonnetouche says:

    Juste une remarque pour me faire plaisir…:

    Le Cac ce matin est en baisse de 0,5% soit précisément ce que j’avais anticipé hier, et le pétrole en hausse de 6$ soir légèrement supérieur à la fourchette haute de 5$ que j’avais donnée.

    Malgré les commentaires alarmistes que l’on entend un peu partout tout cela ne casse pas trois pattes… même à un cygne.

    La suite dépendra du temps mis pour réparer les installations endommagées. On peut penser qu’Ils vont faire vite !!
    Les USA n’attaqueront pas l’Iran , par contre, les rebelles Yéménites en prendront surement plein la tronche, histoire de les démotiver un peu….

  15. Qu’il soit à 30, 40, 50, 80 ou 100 dollars le prix du baril, le prix reste ridicule comparativement à l’apport calorifique du pétrole pour produire de l’énergie, c’est toujours énormément beaucoup plus rentable que du travail humain !

    Prix du baril / divisé par le nombre de litre d’un baril = prix d’1litre de pétrole. Je rappelle que le baril fait 159 litres: A 30 dollars le baril : 30/ 159 = 0,18 $.
    A 100 dollars le baril : 100/ 159 = 0,62 $

    Le litre de pétrole ne fluctue que seulement de 3 centimes lorsque le baril varie de 5 dollars à la hausse ou à la baisse ! L’écart n’est que de 59 centimes de dollar le litre entre 5 et 100 dollars pour le prix du baril.

    Par rapport aux services rendus d’1 litre de pétrole, on peut conclure qu’il n’est pas cher même à 100 dollars le baril ! ( Dans un litre de pétrole, il y a autant d’énergie que dans 10KW.)

    Bref, beaucoup de panique pour rien avec ce prix du baril qui fluctue ! . Pour ma part, plus le pétrole augmente, plus je suis content, puisque c’est bon pour l’environnement..

    • D’autant plus que: « Dimanche, le ministre saoudien de l’Énergie, le prince Abdel Aziz ben Salmane, a indiqué dans un communiqué relayé par l’agence officielle SPA qu’ »une partie du manque (de la production de pétrole) sera compensée pour les clients grâce aux stocks » de l’Arabie saoudite. Pour faire face à des cas d’urgence, cinq sites de stockage souterrains, pouvant contenir des dizaines de millions de barils de différents produits pétroliers raffinés, ont été construits dans plusieurs endroits du royaume. »

      • Dans l’absolu, ce n’est pas l’effondrement de deux tours qui doit être de nature à faire exploser une bulle spéculative de l’internet comme c’est pourtant le cas en 2001.

        Le plus important, n’est pas tant évènement, que le fait de s’en saisir comme prétexte pour justifier un phénomène latent.

        Je vous suggère de relire cet article « Faut-il craindre une récession que nos économies ne pourront supporter ? La tentation destructrice de l’arme politique »

        https://www.leblogpatrimoine.com/strategie/faut-il-craindre-une-recession-que-nos-economies-ne-pourront-supporter-la-tentation-destructrice-de-larme-politique.html

        Depuis quelques mois, les nuages semblent s’accumuler autour de la croissance économique : Guerre d’empire entre la chine et les états unis sous couvert de guerre commerciale, remise en cause du dogme neo-libéral et du mythe du marché auto-régulateur et donc des excès de la mondialisation, confirmation de l’inefficacité des politiques monétaires malgré des taux d’intérêt excessivement faibles et une monétisation rampante de la dette, … Même les esprits les plus optimistes ont des difficultés à voir les bonnes nouvelles à court terme dans le moment économique.

        On a l’impression qu’il suffit d’une étincelle que notre monde économique bascule rapidement dans la récession. Cette étincelle, nous la sentons de plus en plus proche et toutes les conditions semblent réunies pour que ce petit évènement, cette étincelle, soit le déclencheur d’une réaction en chaîne dont on ne peut aujourd’hui anticiper la conclusion.

        Cette étincelle est d’autant plus proche que les peuples l’attendent et même la souhaitent tant la désespérance du moment est grande. Nombre de nos concitoyens sont dans l’attente de cet évènement qui, ils l’espèrent, leur permettra de faire société à nouveau. Ce drôle de sentiment nous l’avons depuis longtemps comme nous le décrivions déjà en Mars 2018 dans cet article « Le système recherche le prétexte qui permettra de purger les excès et repartir sur de bonnes bases ? » (Je ne peux que vous encourager à relire cet article ! Tout y est)

        Petit à petit, on avance vers ce prétexte qui sera le fait générateur d’une mutation latente qui attend le bon moment pour accélérer. S’agira t’il d’un évènement météorologique, d’un acte de trop dans le conflit Chine / USA, ou tout simplement de tout autre évènement que l’on ne peut anticiper mais qui bouleversera l’état du moment. N’oubliez pas cette phrase célèbre : Les cycles économiques ne meurent pas de vieillesse ! Nous attendons donc cette étincelle qui mettra fin au cycle… et l’histoire retiendra probablement que c’est évènement sera à l’origine de la crise alors même que nous savons tous qu’elle est latente.

        • Vous auriez dû mettre mon pseudo en tête de votre message, car c’est quasi exactement ce que je vous rabâche depuis plusieurs années sur ce blog.
          Je suis donc bien évidemment en accord sur le fond avec ce que vous avez écrit.
          Néanmoins une petite nuance en début de texte:
          -l’effondrement des tours jumelles dans le pays le plus puissant de la planète, de surcroît réputé inviolable et en temps de « paix » (guillemets pour relativiser la paix) ne peut être mis en comparaison avec un désert d’un peu plus de 30M d’habitants avec un PIB 27 fois inférieur, engagé dans une guerre interminable avec les houthis, rebelles yéménites (donc par surprenant comme l’a été l’attaque de Ben Laden) .

    • Jean Claude says:

      C’est typiquement une attitude de bobos qui se foutent ses gilets jaunes qui sont eux contraints d’utiliser leurs véhicules pour se rendre à leur travail et qui doivent payer la facture supplémentaire en attendant les nouvelles taxes écolos de 2020

  16. Le bellicisme des Saoudiens les rattrape. Ils se comportent comme des enfants gâtés et capricieux des États-Unis et se permettent de déclencher des conflits qui ne leurs desservent et après l’addition se révèle salé. Feront-ils appelle au parrain pour les sortir de la galère ? J’en doute pas un seul instant car ils sont véritablement embourbés.

    • Saliha ouali says:

      Il y a eu un sommet pour regler le problem a IDLIB , Le Yemen? A quand un sommet?
      Pourquoi le Yemen et la Lybie sont abandonnés, j en oublie d autres délibérément !
      S il vous plait si quelqu’ un l’a compris qu’ il essaie de m expliquer.
      Je n ai pas besoin des commentaires des arroguants et des méchants .

      • C’est avant tout une guerre entre Schiites et Sunnites, un peu comme en Iraq dans l’après Saddam Hussen, et l’assassinat d’un opposant, guerre entretenue par l’entremise des 2 plus grands ennemis de la région que sont l’Iran et l’Arabie Saoudite.

        https://www.franceculture.fr/geopolitique/comprendre-la-guerre-au-yemen

        « Personne n’a véritablement envie de s’asseoir à une table. Les Houtis sont certainement capables de tenir encore un certain temps, pas très longtemps car les stocks d’armes doivent s’épuiser. Mais ils sont en position de force et ils le savent. Les Saoudiens auraient certainement envie de se débarrasser du problème yéménite mais ils ne veulent pas subir un affront supplémentaire par une forme de défaite militaire ou des négociations qui les forceraient à reconnaître une forme d’échec. Ils sont partagés entre cette volonté de sortir de ce conflit qui finit par leur coûter cher, financièrement et en image de marque internationale, et le fait de ne pas tolérer pour leur image régionale de donner l’impression qu’ils s’affaiblissent en négociant. »

  17. C’est un non événement. Trump a ouvert les réserves stratégiques pour calmer très rapidement.
    Les allahouekabr peuvent aller se re – habiller. Avec Donald, on ne déstabilise pas comme ça la bourse !!
    Et s’ils continuent avec leurs drones, il bombarde avec l’arme atomique.

  18. Après tout c’est peut être la nouvelle mode pour faire grimper le prix du baril

    • Ça peut être aussi une « manœuvre » instrumentée par ???? de concert avec l’Iran pour que le Donald lève au moins en partie le blocus sur le pétrole iranien !!!

  19. Les Iraniens ont décidément une guerre de retard. On n’est plus au temps où les quinquins dépendaient des saoudiens pour faire tourner leurs V8.

    En 1991, les Américains étaient paniqués par la flambée des prix du pétrole. Aujourd’hui les États-Unis, gros producteurs de pétrole, sont les seuls en position de stabiliser le marché. Les États-Unis ont des réserves de 600 millions de barils.

    Incidemment, on ne parle plus du « coup de maître » de notre président qui avait invité le ministre des Affaires Étrangères iranien au dernier G7…

    Ça, plus l’élimination des candidats à qui il avait serré la pogne aux élections tunisiennes, attention, Manu, on va vite te coller une réputation de porte scoumoune, comme ton prédécesseur.

  20. julien bonnetouche says:

    Bonjour Guillaume,

    je suis d’accord avec sur un point, les tours ne sont que l’écume des choses mais cela s’arrête là. (vous le savez d’ailleurs)

    Outre que le développement de l’internet aujourd’hui loin d’être sur-estimé comme en 2000, est justement le moteur principal de la croissance, cette croissance est devenue la nouvelle religion qui cimente la société de 2020.

    Tout le monde y croit, tout le monde ne vit que par elle à commencer par nos dirigeants qui en on fait un dogme généralisé à la planète entière, et malheur à ceux qui tenteront de la briser.

    Des chinois aux américains, en passant par les européens tous se liguent pour la maintenir en place, car c’est dans la croissance que se trouve la vérité d’aujourd’hui, comme les anciens la trouvaient dans la bible.

    De plus un sentiment commun les anime : on risque de ne pas se relever d »une récession dont les réactions en chaines, sont incalculables.

    Et c’est pourquoi, contrairement à vous, je suis convaincu que les drones d’Arabie seront vite oubliés.

    je vois au contraire un ensemble d’éléments favorables à la croissance se mettre en place :

    -Armistice sino-américain, faute de pouvoir gagner la guerre il semblent décidés à fumer le calumet de la paix. C’est évidemment un point crucial.

    -Dirigeants européens qui font pression sur les allemands et néerlandais pour aller dans le sens d’une relance budgétaire. ( Il veulent obliger les allemands à sortir de leur attitude de rentiers avec les taux négatifs) Et puis de toutes façons les allemands aussi on besoin de cette relance.

    Ces dirigeants européens sont essentiellement de femmes dont l’action devrait être concertée :

    Christine Lagarde à la BCE, favorable à une politique de relance budgétaire et monétaire à l’échelon européen.

    Ursula von der Layen à la commission européenne, très libérale, et favorable au maintien des anglais dans l’Europe.

    Margrethe Vestager au numérique, et parfaitement consciente des enjeux mondiaux en ce domaine.

    – Le Brexit par conséquent surement remis à plus tard et peut être soumis à un nouveau vote.

    – Le nouveau gouvernement italien est beaucoup plus coopératif avec l’Europe, même si il continue à réclamer une relance.

    Enfin il y a un signal technique :

    L’analyse graphique des marchés actions, semble sur le point de montrer qu’une hausse est imminente. Il ne manque pas grand chose pour une confirmation.

    Et on le sait les marchés anticipent.

    • « L’analyse graphique des marchés actions, semble sur le point de montrer qu’une hausse est imminente. Il ne manque pas grand chose pour une confirmation. »

      Bonjour Julien,
      Sur quoi vous basez-vous pour affirmer cela ?

  21. thiboumery says:

    Un cygne noir… comme annoncé dans mon récit Money Game Chez JDH Editions.
    Sébastien Thiboumery

  22. julien bonnetouche says:

    Bonjour Michel,

    il a quelques années j’ai fait une petite formation accélérée d’analyse technique qui est loin de faire de moi un spécialiste, mais qui m’a permis de retenir deux ou trois choses.

    D’abord, tout le monde (les traders) s’en sert, et cela influence donc hautement les marchés, parce qu’elle est la même pour tous.

    Ensuite, et pour reprendre l’image ci dessus, ce n’est pas la bible et il faut s’en méfier et toujours garder en tête ce que vous aimes bien : les fondamentaux.

    Mais l’analyse fondamentale sans l’analyse technique n’a jamais le bon timing. (avoir raison trop tôt c’est avoir tort)

    En l’occurrence, il s’agit ici d’une analyse graphique sur moyen et long terme ( 1 semaine à 2 ans) alors que la plupart des traders achètent et vendent sur quelques minutes en général.

    Si l’on prend le CAC 40, sur les durées suivantes (vous trouver tous les graphiques sur internet) :
    1 semaine, 1 mois, 3 mois, 6 mois, 1 an et 2 ans, vous verrez les  » l’accident  » de Décembre dernier à 4500 et les deux plus récents de mai et août dernier le premier à 5200 le second à 5250. Cela est important car il prouve que ce support a été tenu un peu au dessus du précédent.

    Et c’est ce qui est essentiel : si le support était enfoncé, c’est en général mauvais signe.

    Si l’on prend le graphe à 3 mois, on verra que le support à 5250 a été touché par deux fois en août (double bottom) souvent signe d’un rebond, ce qui a été le cas ici.

    Si l’on prend le graphe à 1 mois, on voit une montée constante, progressive, sans heurt. ce qui est rassurant.

    Maintenant si l’on revient sur le graphe à 6 mois, ou même 1an , on va s’apercevoir que les tops à 5600/ 5650 ont tous les deux été franchis. ( pas allègrement mais un peu)

    Ce dernier point est essentiel. en effet si l’on a plusieurs tops non franchis, ce serait signe d’une baisse. ( exemple double ou triple top)

    A cela il faut rajouter l’aspect de la courbe après les tops. Par exemple actuellement sur 1 semaine, on a une chute bien sur depuis les drones, mais nous sommes sur des supports autour de 5600 qui tiennent pour le moment.
    Nous sommes le 16/08 mais ce support a déjà été testé le 12/08 c’est à dire avant la crise actuelle. Cela signifie que c’est un support en soi indépendant du pétrole.

    Au vu de tout cela, on peut donc dire que le CAC « une bonne tête haussière ».

    Mais cela demande à être confirmé avec un passage vers 5800/6000

    Car les autres places boursières n’ont pas si fière allure.

    Le DJ est bien orienté aussi mais pas encore à ses sommets;

    Le DAX et le NIKEY sont nettement en retard, cela est sans doute dû au fait que ces pays très industriels sont plus touchés par la crise US Chine.

    C’est ici que le possible accord entre les chinois et les US prend toute son importance.

    Si il se matérialise même à minima, les bourses mondiales seront boostées.

  23. julien bonnetouche says:

    Pardon correction :

    Mais cela demande à être confirmé par un passage à 5680 /5700

  24. Baisse ou hausse, de nombreuses personnes pensent qu’un « Truc » va déclencher un cataclysme. Sauf que LorsQue Tout le Monde le pense, il ne survient pas ….

    • Guillaume FONTENEAU says:

      justement, n’avez vous pas l’impression que plus personne ne croit qu’il va se passer quelque chose. Rien ne fait baisser les cours de bourse ! Rien ! Personne ne croit qu’ils peuvent baisser

  25. Guillaume FONTENEAU says:

    Vive hausse du prix du pétrole
    Par Philippe WAECHTER

    Après les attaques sur les installations pétrolières de l’Arabie Saoudite, le prix a grimpé, ce lundi, de 13% par rapport à vendredi dernier. C’est un saut important traduisant le repli de production de l’Arabie Saoudite de près de la moitié de ses capacités.

    Immédiatement, l’Arabie a annoncé qu’elle ferait le nécessaire pour reconstruire rapidement les installations détruites. Dans le même temps, arabes et américains faisaient savoir qu’ils étaient prêts à utiliser leurs réserves stratégiques si cela était nécessaire afin d’éviter des tensions excessives sur le marché pétrolier.

    Cependant, ce marché a changé radicalement. Une telle attaque il y a 10 ou 20 ans aurait été appréhendé comme un choc pétrolier et nourrit les scénarios les plus sombres. L’Arabie avait alors un rôle majeur en tant que premier producteur mondial et en tant que régulateur. C’était alors le seul pays à pouvoir ajuster rapidement sa production. L’Arabie était le pays régulateur du marché. Ce n’est plus le cas. Les États Unis sont désormais les premiers producteurs et leur production continue de croître mois après mois.

    La logique n’est plus la même. Les américains peuvent éventuellement ajuster leur production pour réduire les manques en provenance d’Arabie. C’est un tout autre jeu qui évite de rentrer dans une logique de choc pétrolier.

    En outre si le prix a rapidement progressé il est encore au-dessous des prix observés au printemps dernier et près de 4 dollars en dessous de la moyenne constatée en 2018. Il n’y a pas péril.

    Pour l’instant la hausse n’est pas suffisamment forte et surtout suffisamment durable pour modifier le scénario économique. Si l’Arabie reconstruit ses installations, le prix restera un peu plus élevé que ces dernières semaines. Dès lors l’impact sur l’inflation sera réduit. Il le sera d’autant plus que l’an dernier, en octobre, le prix du baril était supérieur à 80 dollars, voire 85 dollars. Cela avait alors un déclencheur du mouvement des gilets jaunes. On pourrait ainsi avoir un léger ajustement sur les prix, les compagnies ajustent le prix assez vite de quelques centimes au mieux, mais un impact négligeable sur l’inflation compte tenu des prix très élevés l’an dernier, nettement plus élevés que ceux observés dans la période actuelle. .

    Un choc pétrolier ne pourrait être perçu que si les tensions persistait et que les prix progressaient fortement tous les jours. Dans ce cas effectivement le dynamique du marché en serait durablement affectée. Cela affecterait aussi en profondeur les anticipations de l’ensemble des acteurs de l’économie, au risque de provoquer u. Choc négatif auto réalisateur. Ce n’est pas le cas. Nous n’en sommes pas encore là aussi car les origines des drones sont toujours incertaines. Il est donc difficile de parier sur le caractère durable ou pas de l’équilibre du Moyen Orient.

    En 1973/74, le choc pétrolier reflétait le quadruplement du prix de l’or noir en une nuit après de très nombreuses années à un prix très bas. Ce n’est pas la configuration actuelle. Compte tenu des positions prises sur l’utilisation possible des réserves stratégiques, l’escalade des tensions sur le marché pétrolier est loin d’être le scénario le plus probable.

  26. Beaucoup de prédateurs ont intérêt à incriminer les Houthis et l Iran comme c est facile!
    Pourquoi ce n est pas l ‘Arabie Saoudite elle même qui a perpétré l attaque avec l aide de ses amis pour enfin voir l Europe se mettre du côté des SATANS et déclencher une guerre.
    Ce qui me surprend, c est qu il y a encore aujourd’hui, après les deux grandes guerres, l’ Iraq, la Libye, la guerre au Yémen et tous les ravages humains, qu ils a encore des gens, des gouvernements, des services secrets qui poussent l humanité à faire la guerre, à leurs voisins ou à des nations qui sont à des milliers de kilomètres de chez eux!
    Quel est l intérêt économique du peuple saoudien dans la guerre au Yémen?
    Quel est l intérêt économique du peuple d Israël dans une guerre contre l Iran?
    Quel serait l intérêt de l Iran et du peuple iranien à voir cette région s embraser, contre eux?
    Laissez nous en paix, ce ne sont pas vos enfants qui trinquent à la fin!
    A t ‘on juste entendu une fois qu’ fils Sarkozy à perdu la vie en llybie? Un fils Hollande mourir au Mali? Non, c est toujours les enfants du peuple en pleine fleur de l âge qui rentrent à la maison dans des boîtes.
    Pitié parlez un peu plus de paix et un peu moins d argent!!!

    • « Quel est l intérêt économique du peuple saoudien dans la guerre au Yémen?
      Quel est l intérêt économique du peuple d Israël dans une guerre contre l Iran?
      Quel serait l intérêt de l Iran et du peuple iranien à voir cette région s embraser, contre eux? »
      Vous posez les questions à la base de toutes les guerres depuis que le monde existe.
      La réponse est simple: la Domination, l’Humiliation et …. parfois la Faim.

      Pour l’Israel, n’oubliez pas tout de même que les iraniens, depuis 40 ans veulent sa destruction pure et simple. Destruction qui est une « arme » contre une attaque potentielle de l’Amérique et de ses alliés.

  27. On a changé de Monde. Une Attaque contre l’Arabie saoudite aurait créé une panique boursière importante il y a quelques années. La, hausse de 10% en 1 jour du pétrole et -0,5% Sur le CAC pour cette Meme journée. Le lendemain on en parle même plus.
    Les marchés vont crever le plafond jusqu’à novembre 2020

  28. C’est marrant comme ce genre de sujet finit toujours par attirer des donneurs de leçons.

    L’Iran chiite et l’Arabie sunnite se battent pour la domination de l’islam, premier pas avant la domination du Monde, le truc dont rêvent toutes les dictatures théocratiques. Le reste est anecdotique.

    • Pour détendre un peu l’atmosphère – LoL (jaune!), Michel de Nostredame à écrit au 16ème siècle:

      [ La Turquie dans le conflit (de par l’Iran)

      C 5 – Q 86

      « Par les deux testes, & trois bras separés,
      La cité grande sera par eaux vexee:
      Des grands d’entr’eux par exil esgarés,
      Par teste perse Bisance fort pressee. »

      Par les deux chefs unies & trois autres séparés
      La grande cité d’Istanbul sera vexée par les troubles (venant de l’étranger)
      Certains grands devront s’exilaient
      Par chef de l’Iran, la Turquie sera fort pressée de rejoindre la révolution

      Pour information sachez que le Premier ministre actuel de la Turquie Recep Tayyip Erdoğan avait déclaré au cours d’un meeting en 1997; alors qu’il était maire d’Istanbul, un poème aux connotations islamistes (« les mosquées sont nos casernes, les minarets nos baïonnettes, les dômes nos casques et les croyants nos soldats ») ce qui lui avaient valu quatre mois de prison et la perte de ses droits politique (voir source )

      L’Iran est de nombreuse fois mentionné par Nostradamus, c’est ce pays qui soulèvera le monde arabo-turcs-musulmans contre l’Europe

      Dans la centurie 01- Q 73 : Tunisien, et Algérien soulevées par les Iraniens

      Et Centurie 05- Q 25 : Devant l’Iran bien presque d’un million (de soldat) Turquie , Égypte , (serpent) envahira

  29. Guillaume FONTENEAU says:

    Effet papillon ? Pour le moment, tout va bien, tout va bien, tout va bien …

    La Fed injecte en catastrophe 53 milliards de dollars de liquidités dans le système financier

    Les marchés ont été pris, mardi, dans un « orage parfait », forçant la Réserve fédérale américaine à intervenir pour la première fois depuis dix ans.

    C’est le genre de mesures d’urgence qui rappelle de mauvais souvenirs, ceux de la crise financière de 2008. La Réserve fédérale américaine (Fed, banque centrale) a été obligée d’injecter, mardi 17 septembre dans la matinée, 53 milliards de dollars (48 milliards d’euros) de liquidités dans le système financier pour contenir le niveau des taux d’intérêt sur le repo (repurchase market).

    Ce marché permet aux institutions à court de cash de trouver les fonds nécessaires pour passer la nuit, en cédant provisoirement des titres en échange, le plus souvent des bons du Trésor. Peu risquées, les opérations de repo se financent à des taux censés évoluer comme ceux de la Fed, dans une fourchette comprise entre 2 % et 2,25 %.
    Lire aussi Baisse des taux de la Fed : une décision confuse et risquée

    Mais ces taux de repo se sont brutalement tendus, atteignant 6 % lundi après-midi et 10 % mardi matin. Les marchés financiers ont été pris dans ce que le Financial Times appelle un « orage parfait », forçant la Fed à intervenir pour la première fois depuis dix ans. En clair, il n’y avait plus d’argent à prix raisonnable et la banque centrale de New York a dû mettre en urgence à disposition 75 milliards de dollars de liquidités (53 milliards ont été consommés).
    Moins de dollars disponibles

    Les explications sont multiples : d’abord, les entreprises américaines devaient payer leurs impôts le 15 septembre, ce qui a réduit la quantité de dollars disponibles. Ensuite, le Trésor américain, dont les déficits s’envolent, a procédé à des adjudications qui devaient être réglées lundi à hauteur de 78 milliards de dollars, et les banques, en les souscrivant, ont dû consommer leurs réserves en dollars. Enfin, ce même Trésor avait un niveau extrêmement bas de réserves auprès de la Fed (184 milliards de dollars le 11 septembre, contre 400 milliards, en moyenne, depuis 2015) et il aurait été tenté de remonter le niveau de son compte en banque après que le plafond de la dette a été relevé par le Congrès.

    Ainsi s’expliquerait la crise. De source proche des banquiers centraux, on assure qu’il s’agit d’un problème technique et qu’il n’y a pas de loup caché. Les taux avaient d’ailleurs retrouvé leur niveau normal mardi après-midi.

    Il n’empêche, l’affaire suscite des inquiétudes, alors que la Fed clôt, mercredi 18 septembre, ses deux jours de réunions. Un débat s’ouvre pour savoir s’il y a assez de liquidités dans le système financier.
    Nervosité des marchés

    Depuis la crise de 2008, l’Institution monétaire avait acheté les créances des banques (le fameux quantitative easing) pour maintenir la liquidité sur les marchés, mais elle a, depuis, fait marche arrière et réduit la quantité de titres en portefeuille. Résultat, les établissements bancaires ont moins de réserves de cash disponibles auprès de la Fed (1 300 milliards de dollars contre 2 900 milliards en 2014), ce qui les rend plus vulnérables à un besoin soudain de liquidités. Les interventions de ce type étaient fréquentes avant la crise de 2008, dédramatise l’économiste français Thomas Philippon, professeur à l’université de New York.

    Le Financial Times explore enfin une dernière piste, celle des récents soubresauts sur le marché de l’or noir qui auraient pu créer un effet de marché. S’y ajoute le problème de l’Arabie saoudite, le royaume étant partiellement privé de recettes en dollars avec la paralysie provisoire de ses installations pétrolières. Pour honorer ses dépenses, Riyad aurait pu puiser dans ses réserves en dollars.

    https://www.lemonde.fr/economie/article/2019/09/18/la-fed-injecte-en-catastrophe-53-milliards-de-dollars-de-liquidites-dans-le-systeme-financier_5511659_3234.html

    • Si crise il y a, ceux qui ont beaucoup de liquidités vont ensuite aller à la pêche : Berkshire Hathaway, Apple, Google, Microsoft…

      Je n’ai pas d’info sur Black Rock, ou sur d’autres gros investisseurs…

      La question c’est : qui va payer la note ?

  30. Guillaume FONTENEAU says:

    Cygne noir et effet papillon suite …
    La #BCE serait en train de considérer l’ouverture d’une enquête sur #DeutscheBank pour savoir si la banque a acheté ses propres actifs sans autorisation (via RTRS)

    • Ça, c’est juste pour punir le patron de DB d’avoir osé dire que la politique de la BCE n’était pas bonne.

      Pas de voix discordantes en Europe.
      Je ne veux voir qu’une seule tête.

  31. En attendant :

    Baril rechute de -6,3% à Londres (vers 63,5$) et de -5,5% à New York (le WTI retombe sous 59,5$).

    Aramco reviendrait à la normale en 3 semaines, bien plus vite que prévu.

  32. Et ce n’est pas fini les histoires de pétrole !

    [Par Ray Blanco

    Le pétrole est un secteur à hauts risques. Les risques géopolitiques pèsent sur son cours. Tout investisseur sait cela et les gérant de fonds suivent de près le cours du pétrole car ils sont des indicateurs économiques essentiels.

    Les événements du week-end dernier en Arabie saoudite l’ont démontré de manière très claire. L’attaque – qui a rayé de la carte une production quotidienne de 5,7 millions de barils, soit environ 7 % de la production mondiale – a envoyé le prix du pétrole vers les hauteurs. +16 % lundi.

    Naturellement, les drones ont également envoyé au tapis le cours des actions des producteurs américains.

    Mais moins de 4 heures plus tard, les cours s’apaisaient déjà et battaient en retraite après que le ministre de l’Energie saoudien, le prince Abdelaziz ben Salmane, ait révélé que la production de pétrole du royaume serait de nouveau sur les rails d’ici la fin du mois.

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    Le cours du brut explose de 16 % à l’annonce de l’attaque des drones, mais s’apaise bien vite.

    Ce qui semblait être le choc pétrolier le plus important depuis longtemps – 1991 et la Guerre du Golfe pour être exact – se révèle finalement bénin.

    Pour autant cette attaque et la manière dont le marché a réagi nous apprennent des leçons très importantes. Mieux, ce ne sont pas celles auxquelles nous nous attendions.

    Le paysage du pétrole mondial a changé

    Les Etats-Unis sont désormais en très bonne position pour absorber les chocs pétroliers du Moyen-Orient. Ils sont même devenus un exportateur net. C’est un changement géopolitique essentiel.

    Le Golfe est sans dessus dessous, et pourtant les cours mondiaux ne sont pas tellement affectés. Nous pourrions même bientôt assister à une mort lente de l’OPEP. Le Qatar a quitté le cartel l’an dernier et nombre des pays qui y adhèrent sont au bord de la guerre.

    Au vu de la montée des tensions au sein de l’organisation, il est bien possible qu’elle vole en éclats, ce qui pourrait retourner la tendance sur les prix du pétrole.

    Cet éclatement aurait un impact bien plus puissant que les charges transportées par les drones le week-end dernier. Et l’onde de choc serait beaucoup plus longue sur les prix.

    L’indépendance énergétique par la technologie

    Les Etats-Unis sont devenus des exportateurs net en 2017, alors même qu’ils sont les plus grands consommateurs mondiaux. Et tout cela grâce à la technologie qui nous a permis d’exploiter des gisements inatteignables jusque-là.

    Exxon dispose depuis 2017 d’un supercalculateur parmi les plus puissants du monde. L’ordinateur lui permet de déterminer avec précision les meilleurs emplacements pour ses forages à une vitesse inégalée. Il permet à ses géologues de modéliser les sols avec une très grande précision et d’améliorer ainsi sa productivité.

    C’est grâce à ce genre de technologie que nos compagnies d’extraction sont jusqu’à trois fois plus productives que les gisements saoudiens, iraniens ou de tout autre pays. [NDLR : Total s’est doté l’été dernier d’un supercalculateur encore plus puissant.]

    Le secteur des gaz de schiste et des sables bitumineux s’informatise également à grande vitesse. De nombreuses startups industrielles travaillent à rendre ces extractions plus propres et respectueuses de l’environnement. Tout un écosystème se déploie dans ce domaine stratégique.

    On peut en penser ce qu’on veut, mais ces technologies ont rendu le pays indépendant énergétiquement. Et les Etats-Unis ne sont pas prêts à y renoncer. Les investisseurs avertis sauront en profiter. Ce n’est pas une tendance à laisser passer.]

  33. « Pétrole attaqué par drone en Arabie Saoudite ! Le Cygne noir tant redouté ? »

    Je pense qu’un mois après, on peut répondre : non.

  34. Les découvertes de pétrole et de gaz à leur plus bas historique

    Echaudées par la chute des cours, les compagnies pétrolières et gazières n’ont jamais trouvé aussi peu de nouveaux gisements d’hydrocarbures depuis l’après-guerre. Mais la production mondiale continue d’augmenter grâce au boom du schiste aux Etats-Unis.

    https://www.lesechos.fr/industrie-services/energie-environnement/les-decouvertes-de-petrole-et-de-gaz-a-leur-plus-bas-historique-1140158

  35. Vous devriez lire Jeremy Rifkin. Il prophétise la fin de la civilisation du pétrole pour 2028.

  36. Oui, mais ça fait vendre. Il ne vit pas que d’amour et d’eau fraîche, Jérémy. Et pour « adresser plusieurs publics » comme on dit en novlangue, il a rajouté une couche d’extinction massive des espèces.

  37. source : https://www.linkedin.com/pulse/climat-pic-p%C3%A9trolier-face-%C3%A0-la-double-contrainte-carbone-cordiez/

    Le climat n’est pas notre unique raison excellente de sortir d’urgence des énergies fossiles. L’humanité s’avère pour l’heure incapable réduire sa dépendance au pétrole. Or, à moins que le boom inattendu du « pétrole de schiste » ne se poursuive sans fin, l’économie mondiale risque de subir une contrainte forte sur ses approvisionnements en brut d’ici 2025, met en garde l’Agence internationale de l’énergie.

    Article publié le 21 juin 2019 dans Le Monde, sous le titre : « Extraction minière : « Sortir des énergies fossiles est une nécessité vitale pour la France, qui n’a toujours pas de pétrole et manque d’idées neuves » »

    Par Matthieu Auzanneau, Directeur du groupe de réflexion sur la transition énergétique The Shift Project et Maxence Cordiez, ingénieur-chercheur au Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives (CEA)*

    Le pétrole demeure la source d’énergie principale faisant tourner l’économie. Bien que gigantesques, les réserves mondiales sont par nature limitées : tôt ou tard, les extractions de brut entreront en déclin. La production mondiale de pétrole « conventionnel » (le pétrole liquide classique, qui fournit les trois quarts des extractions mondiales de brut) est passée en 2008 par un maximum : elle devrait désormais décliner lentement mais inexorablement, prévient l’Agence internationale de l’énergie (AIE)[1].

    L’AIE signale un déficit important et chronique de nouveaux projets d’extraction de pétrole conventionnel depuis le pic franchi en 2008. En 2025, le déficit pourrait atteindre 13 millions de barils par jour (Mb/j) – l’équivalent des capacités de production de l’Arabie saoudite – pour une demande totale de l’ordre de 100 Mb/j. Ce manque de pétrole conventionnel a été compensé jusqu’à présent par l’essor du pétrole de schiste, mais l’AIE estime qu’il faudrait que cette production double voire triple au cours des cinq prochaines années pour satisfaire la demande.

    Or, l’agence n’envisage pas que cela soit possible, même en cas de remontée des cours du baril. Le « pétrole de schiste » demande de fracturer en profondeur la roche pour en libérer le brut. Parce qu’un puits de pétrole de schiste s’épuise vite et que la fracturation demande de lourds investissements, 90 % des entreprises responsables du boom amorcé en 2010 aux États-Unis perdent encore de l’argent neuf ans plus tard[2].
    La Chine est devenue le premier importateur mondial de brut

    Pour l’Europe, la situation est particulièrement préoccupante. La Russie, premier fournisseur de pétrole de l’Union européenne avec plus d’un quart des importations en 2018, a fait savoir, par la voix de son ministre de l’énergie, qu’elle s’attendait à ce que sa production décline à partir de 2021, une éventualité que confirme notamment l’AIE[3,4]. La Norvège, deuxième fournisseur de l’Union, a connu une chute de plus de 40 % de sa production depuis un pic franchi en 2001[5]. La découverte récente d’un champ d’hydrocarbures important au large de ses côtes ne suffira pas, loin s’en faut, à inverser la tendance.

    Cette contrainte sur les approvisionnements de pétrole peut apparaître comme une bonne nouvelle pour le climat (à condition qu’elle ne stimule pas un regain de consommation de charbon). Cependant, la croissance économique et la stabilité de nos sociétés reposent encore pour beaucoup sur un approvisionnement croissant en pétrole. Si le nouveau choc pétrolier redouté par l’AIE devait se matérialiser, le marché du gaz naturel serait également affecté, son prix étant en partie lié à celui du pétrole.

    La production de pétrole de l’Asie décline depuis 2015, tandis que sa consommation continue à croître fortement. La Chine est devenue le premier importateur mondial de brut. Si une concurrence pour les importations devait émerger entre la Chine et l’Europe dans un contexte d’offre insuffisante, l’atout des vastes réserves de change de Pékin serait difficile à contrer.
    Réserves, production et consommation de pétrole en Chine

    Figure 1 — Réserves, production et consommation de pétrole en Chine (d’après données BP Statistical Review of World Energy 2018)
    La voie de la sobriété systémique doit être ouverte

    Sortir des énergies fossiles est donc une nécessité vitale pour la France, qui n’a toujours pas de pétrole et manque d’idées neuves. Nous naviguons déjà entre deux récifs : en tardant à mettre en œuvre une politique climatique sérieuse, nous courons le risque de subir aussi les conséquences des limites de la production mondiale de pétrole. Rappelons ici que notre siècle a débuté par une guerre motivée sans doute en dernier ressort par le contrôle de l’accès à l’or noir dans le golfe Arabo-Persique…

    Face à cette « double contrainte carbone », la voie de la sobriété systémique doit être ouverte. Il nous faut réorganiser nos systèmes de production, de transport et d’habitat afin qu’ils soient (beaucoup) plus sobres en énergie et en matière. Une telle sobriété ne revient pas à demander aux gens de se serrer la ceinture : au contraire, conduite avec intelligence et audace, elle donnera de l’air au budget des plus modestes.

    La sobriété systémique est une opportunité historique unique. Avec elle, l’économie fera… des économies, pour reconstituer enfin une capacité à investir sainement notre futur. Cette révolution comportementale et technique est partout en gestation. Pour être menée à bien, un débat démocratique lucide est indispensable, sans raccourcis ni boniments. Le temps de l’anticipation est bientôt terminé, après lui vient le temps périlleux de la réaction.

    De gré (pour sauver notre climat) ou de force (pour anticiper les limites probables des approvisionnements en pétrole), la France peut conduire l’Europe à inventer une stratégie de transition énergétique cohérente, dont la sobriété des moyens productifs et des modes de consommation sera nécessairement la pierre d’angle. Notre nation se donnera alors un « avantage comparatif » décisif pour les décennies de bouleversement qui viennent. Anticiper l’inexorable, c’est triompher de l’avenir.

    https://www.linkedin.com/pulse/climat-pic-p%C3%A9trolier-face-%C3%A0-la-double-contrainte-carbone-cordiez/

    • « L’AIE signale un déficit important et chronique de nouveaux projets d’extraction de pétrole conventionnel depuis le pic franchi en 2008. En 2025, le déficit pourrait atteindre 13 millions de barils par jour (Mb/j) – l’équivalent des capacités de production de l’Arabie saoudite – pour une demande totale de l’ordre de 100 Mb/j. »

      Vous n’avez semble t-il pas lu le lien ci-dessus du 16/10 à 14h38 ou pas jusqu’au bout
      Il est dit que si les projets d’extraction baissent sensiblement, c’est justement pour maintenir les cours du pétrole à un niveau où l’extraction du pétrole de schiste américain (ce sont eux qui désormais font les cours) reste rentable.
      Il est également précisé que si l’offre venait à baisser drastiquement, l’innovation en techniques de recherches et de forages pourraient être mises en oeuvre très rapidement, en quelques semaines/ mois au lieu d’années auparavant.
      Donc aucun problème de disponibilité de pétrole et de gaz pour ce siècle, c’est le titre de l’article, titre qui me paraît bien plus réalisable que les affirmations défaitistes des écolos en recherche de placements d’éoliennes et autres techniques subventionnées par l’argent des autres avec des rendements déplorables et une intermittence qui ne règlera jamais le problème d’approvisionnement tant que l’on ne saura pas stocker l’électricité.

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