L’investissement sur les marchés financiers devrait être d’une grande simplicité, tant les fondamentaux sont simples. Il s’agit simplement d’acheter des parts d’une entreprise dont on croit dans le potentiel de croissance pendant toute la durée de l’investissement. Rien de plus, rien de moins.

Malheureusement, la finance mathématique, et la spéculation de court terme peuvent faire croire à l’épargnant que la bourse n’est pas faite pour lui. C’est, à mon sens une erreur dans l’investissement en entreprise, et donc l’investissement en bouse doit avoir une place importante dans votre patrimoine.

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Analysons ensemble, les trois stratégies fondamentales que vous devrez suivre pour espérer gagner en bourse :

  1. Pour espérer gagner en bourse, il faut éviter d’investir au plus mauvais moment, c’est-à-dire quand les marchés sont excessivement valorisés.
  2. Pour espérer gagner en bourse, vous devez investir à long terme, c’est-à-dire envisager la valorisation à long terme de votre capital sans vous soucier des variations à court terme ;
  3. Pour gagner en bourse, vous devez vous investir pour sélectionner des entreprises pour lesquelles vous êtes convaincus de la qualité du modèle économique à 10 ou 15 ans, c’est-à-dire sur la durée de votre investissement. Vous devez avoir de la conviction sur la durée théorique d’investissement.

 

Pour espérer gagner en bourse, il faut éviter d’investir au plus mauvais moment, c’est-à-dire quand les marchés sont excessivement valorisés.

C’est le conseil le plus important.

La bourse, c’est-à-dire le marché côté, n’est qu’une succession de cycle de hausse, puis de cycle de baisse plus ou moins accentués. Celui qui investirait dans un moment d’excès à la hausse n’aurait aucune chance de réaliser un investissement rentable, quelles que soient les qualités des entreprises sélectionnées.

Dans une économie de bulle telle que nous la connaissons depuis 30 ans, pour gagner en bourse, il faut éviter d’investir au mauvais moment, c’est-à-dire lorsque les cours sont excessivement valorisés ou tout simplement après une longue période de hausse telle que nous le vivons actuellement.

Sur le temps long, après la hausse … la baisse vient inévitablement ! Investir en fin de cycle haussier ou début de cycle baissier, c’est-à-dire lorsque les cours atteignent des plus hauts, n’est jamais source de rentabilité.

L’investissement progressif peut alors apparaitre comme une solution pour celui qui voudrait limiter son risque d’investir au mauvais moment. Mais attention, l’investissement progressif ne sera jamais source de performance ! La performance vient de la qualité du support d’investissement ; Jamais de l’investissement progressif.

L’investissement progressif permet d’investir tout au long de la construction du cycle de hausse ou de baisse et évite d’investir massivement au plus haut… ou au plus bas : En fin de cycle haussier, l’investissement progressif évite d’investir massivement au plus haut … mas en cycle baissier, l’investissement progressif éviter aussi d’investir au plus bas.

Il ne faut pas croire que l’investissement progressif est la solution pour obtenir de la performance, ce n’est qu’un moyen pour réduire les risques.

 

Pour espérer gagner en bourse, vous devez investir à long terme, c’est-à-dire envisager la valorisation à long terme de votre capital sans vous soucier des variations à court terme

Investir en bourse, c’est investir à long terme. Celui qui prend la décision d’investir dans le modèle économique d’une entreprise doit le faire pour une période longue d’au moins 10 ans. L’épargnant investisseur de long terme ne doit pas jouer avec le marché. Il ne faut pas céder au jeu de la spéculation qui consiste à essayer d’être plus fort qu’un marché sur lequel le particulier n’est qu’un pion.

L’épargnant n’est pas un spéculateur de court terme ; C’est un investisseur de long terme.

La marché et ses excès à la hausse comme à la baisse devient alors un moyen d’acquisition pour l’investissement de long terme. L’épargnant de long terme, structurellement acheteur sur le marché, doit profiter des excès de valorisation à la baisse pour se renforcer.

Les cycles de baisse doivent être considérés comme des opportunités pour l’épargnant de long terme.

 

Pour gagner en bourse, vous devez vous investir pour sélectionner des entreprises pour lesquelles vous êtes convaincus de la qualité du modèle économique à 10 ou 15 ans, c’est-à-dire sur la durée de votre investissement. Vous devez avoir de la conviction sur la durée théorique d’investissement.

Enfin, il me semble important d’être personnellement en accord avec les modèles économiques déployés par les entreprises dans lesquelles l’épargnant investi. L’épargnant doit donc personnellement s’investir pour sélectionner les entreprises dont le modèle économique lui paraît conforme avec ses convictions.

Cette osmose entre l’épargnant et son investissement me semble être fondamental car c’est cela qui lui permettra de gérer sans stress la volatilité est les excès à la baisse, source d’opportunité en se renforçant, mais aussi source d’inquiétude pour celui qui n’a pas entièrement confiance dans les entreprise dans lesquelles il investit sont argent.

 

Mon intervention ce matin sur BFM BUSINESS : Les règles pour gagner en Bourse dans des marchés complexes




44 Comments

  1. Intérèssant , et sur l’immobilier quelles sont vos prévisions ?

  2. « l’investissement en bouse » pas faux… et après correction je suis certain que vous pourrez retirer mon commentaire

  3. charlotte2 says:

    Bonjour,
    Philippe : est-ce que vous pouvez développer cette idée pétrie du concept de développement durable , j’en suis sûr?

  4. Mon conseil pour gagner à tous les coup en bourse :

    Acheter au plus bas et vendre au plus haut

    Allez un 2ème conseil gratuit :
    acheter des sociétés qui vont monter en bourse

    C’est bon je peux aller sur BFM TV ? ;)))))

  5. Bonjour,
    Je suis surpris par l’argument qui consiste à vouloir investir tous les mois afin de lisser le prix de revient. Cette stratégie est purement « casse gueule » si on ne l’accompagne pas TOUS LES ANS d’un arbitrage. Je m’explique. Je mets tous les mois 500 € sur un ou plusieurs fonds. Je lisse à la hausse comme à la baisse mes achats et j’arrive sur un bon prix moyen pondéré. Sauf qu’au bout de 2 ans, je me retrouve avec 10 000 € de capital par exemple. Si la bourse prend -20… je perds 2 000 €, mais il est vrai que je vais acheter pour 500 € avec des titres à la baisse. Il faut faire attention avec cette stratégie au stock et pas que regarder le flux….

    • Bonjour, Oui, je suis d’accord et vous conviendrez que je ne la met que très partiellement en avant. Il s’agit à mon sens que d’un moyen pour réduire le risque d’investir massivement au mauvais moment pour celui qui ne sait pas bien si c’est le moment d’y aller ou non (fin de phase haussière).

      L’investissement progressif n’est pas source de performance… seulement un moyen de réduire le risque. La priorité doit rester à la sélection du support d’investissement.

      • Dindonsauvage says:

        Est-on à la fin de la phase haussière ?

        • Et OUAIS, c’est la question ???
          Dieu si tu nous lis, réponds vite (LoL) !!!

        • Guillaume FONTENEAU says:

          Après 9 années de hausse … je crois effectivement que les arbres ne montent pas jusqu’au ciel : Donc OUI, je crois bien que le gros temps est devant nous.

          • Oui, enfin, dire ça, c’est comme le druide d’Asterix : « après la pluie, le beau temps ». Oui, les marchés vont baisser (d’ailleurs, ils se sont déjà pris un bon -15% l’année dernière). C’est une certitude. Un jour. Mais quand ? Dans un an ? 2 ans ? 5 ans ? Bien malin qui peut le dire. Les résultats 2018 des sociétés US et européennes commencent à sortir, et ils sont plutôt bons. La FED à d’ores et déjà annoncé qu’elle n’augmentera plus ses taux, la BCE est dans un corner et ne pourra probablement pas commencer a les augmenter en 2020, apportant un peu plus de l’eau au moulin d’un scénario à la japonaise comme je ne cesse d’en rappeler l’éventualité depuis 3 ans – depuis que vous ne cessez de rappeler l’imminence de la hausse des taux, en fait :-)… Bon OK la pique est facile, l’un de nous aura tord et là aussi bien malin qui peut prédire lequel ce sera. Au pire si c’est moi qui ai raison, vous pourrez continuer à conseiller l’achat de locatif ancien dans des villes secondaires un peu sinistrées grâce au miracle du crédit quasi-gratuit :-), et les marchés continueront a progresser doucement et les dividendes à tomber. Di je me trompe et que les taux augmentent fortement dans un grand vent de panique, ce sera un grand reset sur les marchés financiers ET aussi sur l’immobilier. Ce sera donc aussi une excellente opportunité d’achat pour feux qui ne se seront pas endettés à mort sur 20 ans et qui auront garde des liquidités.
            Bref tout n’est pas si noir à court terme pour les marchés actions , suite à la correction de fin 2018, lorsque l’on a une sensibilité un peu ‘value’, on trouve encore des titres d’excellentes sociétés au business solide et récurrent pour des années encore, et qui distribuent un dividende stable de 5 à 6% soumis à l’imposition relativement légère du PFU. Pas négligeable. D’un autre côté, il est indéniable que la croissance mondiale diminue, et on n’est pas à l’abri d’un choc exogène : bulle du crédit en Chine, au Canada ou en Australie, échec des négociations commerciales Chine – Usa, décision soudaine et aberrante du locataire passablement imprévisible de la Maison Blanche, nos gilets jaunes qui obtiennent un accroissement significatif des impots pour les « riches » qui gagnent plus de 2000€ par mois.. Name it, le champs des possibles est large.
            Bref il faut prendre ses responsabilités, faire des choix. Investir prudemment et modérément n’est pas forcément une mauvaise idée. Tout en gardant des munitions de côté car si le pire n’est jamais sûr, il reste possible. Mais en étant également conscient que, dans un monde où la sécurité absolue (et encore !) rapporte zéro moins l’inflation, l’attentisme fait courir le risque de voir son patrimoine non seulement ne pas augmenter, mais se déprécier.

        • Certains ne pensent pas que nous sommes en fin de phase haussière:

          https://opportunites-technos.com/quand-les-marches-font-boom/

  6. Dans vos derniers messages de votre intervention télévisée, vous dites: est-il opportun d’investir dans le pétole dans une une période de « chasse au diesel » ?

    Sachant que la chasse aux diesel lancée ces derniers mois par des écolos incompétents scientifiquement et techniquement à l’image de cette reine de la désinformation qu’est A. Hidalgo, repose sur de l’idéologie et des « fake news », OUI, le diesel (moderne) a encore de l’avenir.
    Très récemment des ingénieurs et des constructeurs se sont élevés contre ces mensonges et je prend le pari que cette motorisation retrouvera rapidement ses lettres de noblesse!

    https://reprise.appro-auto.com/nos-conseils/actualite-automobile/l-avenir-du-diesel.html

    Donc, c’est le moment d’investir sur le DIESEL !!! Bosch par exemple.

    • Merci Michel d’illustrer parfaitement l’idée selon laquelle chacun doit être parfaitement en accord avec ses convictions lorsqu’il investit en bourse.

      • Non désolé, ce ne sont pas des convictions mais des faits SCIENTIFIQUES!
        Tout comme la plupart, mais pas tous je l’avoue, des investissements que j’essaie de réaliser se portent sur des actifs tangibles et non pas sur « l’air du temps » sinon sur du très court terme.
        Bien à vous.

  7. emile Duglan says:

    Pourtant pas compliqué .

  8. CAPL conseils says:

    Je suis en accord avec tout votre propos Guillaume surtout celui concernant la conviction.
    On peut tous investir sur les marchés avec des etf, (pour lesquels j’ai une crainte tout comme vous de risque d’amplification de tendance baissière et /ou haussière couplé aux roboadvisors qui réfléchiront de la même façon).
    Personnellement j’aime bien les fonds thématiques comme Pictet water digital biotech en satellite de portefeuille par exemple… Par contre la pondération doit être gérée en fonction du profil de risque et de l’horizon des clients.

    • Investir « selon ses convictions » sans tenir compte ou pas suffisamment des composantes techniques et financières est le meilleur moyen de « boire le bouillon » partant du principe que le marché et encore moins le trading HF, ne font ni dans le sentiment, ni dans le code d’honneur !

      • CAPL conseils says:

        Des convictions comme les thématiques n’est pas une conviction entre le vert et le jaune, ce sont des thématiques d’avenir… La biotech couplée à la silver économie (vieillissement de la population) devrait sur du moyen long terme avoir des résultats vu le nombre exponentielle de personnes âgées et l’espérance de vie qui grandit. Évidemment qu’une sélection est indispensable… Je parle également de sattelite avec des petites ponderations pour profiter d’eventuelles hausses sur le rendement global du portefeuille.

        • Conviction = Certitude fondée sur des preuves évidentes.

          Alors quand vous dites: « devrait sur du moyen long terme avoir des résultats », c’est tout sauf des preuves mais bien des supputations, vos supputations, dont le Mr le Marché se fout comme de l’an 40 !

          • CAPL conseils says:

            Certes j’abdicte face a votre argumentaire et votre vocabulaire.
            J’essayais juste d’étayer mon propos pour aider les néophytes de la bourse a choisir des fonds auxquels ils peuvent croire car tous ne peuvent être des experts se basant sur des PEG PER ratio de sharpe ou sortino etc 😁

        • Pensez vous vraiment que la « silver economy » répond aux demandes et attentes enfouies des seniors que nous sommes tous en puissance ?

          Quand on voit que l’on veut favoriser le maintien à domicile et que l’on construit de plus en plus de residences seniors, déjà ça augure du meilleur… en matière patrimoniale (sauf très beaux emplacements réversibles)

          On nous a bassiné avec la domotique depuis des années, et cela ne « prend » pas… sacrés frenchies rétifs quand même…

          Toujours la même erreur bien techno – française : on ne part pas de la demande/besoin profonds, on échafaude à partir du vide et de ce qui est gratifiant, on package et on vend, ou on essaye….

          Alors, forcément…..

    • Guillaume FONTENEAU says:

      Oui, je suis d’accord. Lorsque l’on est pas capable d’investir directement dans les entreprises, certains gestionnaire de portefeuilles ont des convictions, des histoires à raconter qui peuvent permettre de construire une allocation très pertinente.

  9. Je prends l’exemple des biotechs et la « conviction » d’un gain possible en raison du vieillissement. La biologie est très complexe (sinon cela se saurait) et au fil des dernières années, on découvre avec l’expression des gènes que cette complexité est hors de portée de la réflexion humaine (équipe comprise).
    Quand une biotech annonce un produit miracle voici donc les écueils:
    – produit en fait bidon
    – produit dangereux
    – équipe incapable de se structurer
    – concurrence cachée
    – connexion privilégiée entre des acheteurs (gros labos pharma, Gafas ..) et des concurrents

    Vous imaginez donc que pour se forger une « conviction » bien pesée, faut être spécialiste ou allez jouez à la roulette ou effectivement attendez 10 à 20 ans.

    Au lieu d’utiliser ce terme vendeur d’investisseur, commençons par parieur, joueur. Cela sera plus en rapport avec le sujet et les commentaires de cette page.

  10. Je ne suis pas vraiment d’accord avec vous Guillaume. Les trois « stratégies fondamentales » marchent bien évidemment, mais il s’agit d’une évidence : « Il faut acheter au plus bas et revendre au plus haut ».

    Dans les faits, c’est pratiquement impossible de déterminer si nous sommes au début d’un cycle haussier, au milieu ou à la fin.
    Lors de la bulle internet, le CAC 40 a diminué pendant 2 ans et demi, qui aurait vraiment pu savoir au bout d’un an qu’on était qu’à la moitié du « cycle baissier » et donc que ce n’était pas du tout le moment d’investir ? Et si j’avais attendu 2 ans et demi pour réinvestir lors de la crise de 2008, j’aurais loupé la reprise …
    A l’inverse, la bourse monte de manière ininterrompu depuis 9 ans. Si j’avais décidé au bout de 5 ou 6 ans de me retirer (ce qui aurait paru à l’époque au moins aussi intelligent que de dire comme tu l’indique maintenant « Après 9 années de hausse … je crois effectivement que les arbres ne montent pas jusqu’au ciel : Donc OUI, je crois bien que le gros temps est devant nous. »), et bien j’aurais loupé bêtement trois années de hausse.

    Après je suis d’accord sur l’investissement dans ses convictions, mais ça n’est pas une stratégie infaillible. Même une personne visionnaire, qui aurait anticipé avant tout le monde le boom des téléphones portable, aurait du coup été tenté d’investir dans des grosses boites comme Alcatel ou Nokia …. Avec les résultats que l’on connait

    Tout ça pour dire, le « lazy investment » avec investissement progressif ne vise pas à obtenir une performance incroyable. Il s’agit d’une stratégie permettant à n’importe qui de capter, en moyenne, sur un horizon de temps long, la prime de risque d’un investissement dans les entreprises mondiales.
    L’investissement progressif permet juste « d’acheter » la certitude de ne pas avoir investi au plus haut, au prix de la certitude de ne pas avoir investi au plus bas. Je pense qu’il s’agit d’une stratégie de couverture très raisonnable pour la majorité des gens. Libre à chacun de s’estimer plus malin que les autres et de penser qu’il est meilleur que des analystes financiers pour trouver les prochaines pépites, mais pour « monsieur tout le monde », la gestion passive n’est pas du tout « idiote » comme tu le sous-entend dans la vidéo sur BFM Business.

    • En fait, je ne dis pas ça. Je dis qu’il faut éviter d’acheter au plus haut ! Nuance. Acheter au plus haut, dans une économie de bulle, c’est assurément perdre, et ce quelque soit la durée de l’investissement.

      Ensuite, à titre personnel, je suis sorti du marché mi 2015, je ne sais plus exactement. Le cac40 était autour de 4900 points de mémoire. 3 ans , plus tard, je ne regrette pas. Je suis relativement serein.

      Enfin, je ne dis pas que l’investissement progressif sur indice est une mauvaise idée… je dis :
      – Que l’investissement progressif n’est pas source de rendement, mais seulement couverture de risque ;
      – Que tout dépend de la qualité du sous-jacent.

      • Je suis d’accord avec vous, il faut à tout prix éviter d’acheter au plus haut. Et l’investissement progressif permet justement de se couvrir gratuitement contre ce risque.
        Cependant, je suis fondamentalement d’accord sur le fait qu’il ne faille pas présenter l’investissement progressif comme une super martingale créatrice de valeur, ce qui n’est pas le cas.

        Depuis mi 2015, un investisseur qui aurait opté pour la gestion passive de la manière la plus simpliste possible et aurait acheter un ETF suivant l’indice MSCI World (indice dividende réinvesti à l’inverse du CAC 40) aurait eu un rendement annuel de 6,2% entre le 30 juin 2015 et aujourd’hui. C’est pas si mal, et c’est d’autant que tu as « loupé » en sortant trop tôt. Après si tu as trouvé un autre placement moins risqué en 2015 qui rapportait quasiment autant, tu as eu une très bonne stratégie.
        Evidemment, si les marchés s’écroulent cette année, tu auras bien fait de sortir avant, mais c’est pratiquement impossible à prévoir de manière quasi certaine. Mais je voulais juste illustrer que c’est facile de dire après coup le moment où il fallait rentrer et le moment où il fallait sortir, dans les faits c’est beaucoup plus compliqué.

        Je suis globalement d’accord avec la plupart de tes analyses, et je pense même avec celle que tu exposes dans cet article. J’ai juste trouvé que la manière dont tu parlais dans la vidéo d’une stratégie de gestion passive était assez dénigrante, alors que cette stratégie, sans être miraculeuse évidemment, convient tout de même à beaucoup de gens.

        Au plaisir de te lire,

        • L’exercice Tv n’est pas celui dans lequel je suis le plus à l’aise. Il n’est pas simple d’exprimer une idée avec mesure et rigueur. Je suis plus adapté à l’écrit, mais j’apprend 😉

          • C’est vrai cher Guillaume, sans vous lancer la pierre, que votre interlocuteur paraît plus à l’aise, mais cela ne veut pas dire (dans tous les cas) qu’il dit des choses plus vraies ou plus intelligentes que vous.
            Un petit conseil qui n’engage que moi, vous devriez être un peu moins affirmatif dans l’exposé de vos convictions et laisser un peu de place au doute car rien n’est jamais absolu dans ce monde de requins et de manipulateurs.

  11. Naturellement, je ne suis pas d’accord avec tout … ou en tout cas avec des nuances qui me semblent importantes.

    1 – C’est certainement vrai, cela étant ce n’est pas simple de savoir quand les marchés sont survalorisés, en tout cas a priori … a posteriori c’est quand même nettement plus facile. On peut utiliser tous les indicateurs que l’on veut, donc le célèbre CAPE, ce n’est pas simple. (cela étant il y a des façon plus pertinentes d’utiliser le CAPE que ça)
    2 – On peut dire que l’investissement lissé ne fait pas gagner de performance et fait baisser le risque (même si c’est un peu plus compliqué que cela). Mais faire baisser le risque sans faire baisser la performance, c’est le top non ?
    3 – Identifier les bons business models (les « moats », les entreprises de qualité, on les appelle comme on veut), n’est pas suffisant (même si les entreprises de qualité ont eu une tendance historique à surperformer le marché). Il faut identifier les entreprises avec un bon business model et à bon prix … tout en limitant les frais (il y a d’autres techniques, mais celle là fonctionne effectivement).

    • Ca, c’est le discours « ambiant » !
      La réalité c’est tout autrement, ce marché est complètement dénaturé:
      – les banques et institutions financières font du 70 à 90% de placements gagnants,
      – la bourse étant un jeu à somme nulle, devinez d’où vient l’argent des perdants !
      – la bourse est une véritable partie de poker menteur manipulée par les bigs banques et institutions financières avec des outils puissants dont le trading haute fréquence qui passe des milliers d’ordres à la ms (milliseconde) et capables de diriger le marché à leur guise,
      – et j’en passe et des meilleures, regardez par exemple ce géant Américain appelé BlackRock qui s’associe désormais dans l’intelligence artificielle

      https://www.agoravox.fr/actualites/economie/article/blackrock-l-institution-financiere-185781

      Alors vous me faites rire (jaune) avec vos business models, vos convictions, marché lissé et autres marchés survalorisés. 🙁 🙁

      • +1
        Il a certainement des gestionnaires de fonds alternatifs qui ont fait fortune à certains moments à partir d’analyses poussées et d’informations que d’autres n’ont pas.
        Mais combien se sont plantés ?

        C’est très simple, les intermédiaires touchent le plus sûrement à ce jeu. Alors plus de particuliers s’y mettent, plus ces derniers iront tôt ou tard dans les mains de gestionnaires après leur 1er bouillon. N’est pas Michel 2 ?

        • Je ne sais pas où ils iront mais si on veut investir en bourse (et tenter de gagner) il faut se lier, c’est sûr, à une grande institution financière avec des professionnels qui maitrisent parfaitement le sujet.
          Sinon vous êtes perdant à tous les coups, sauf à aller sur les Smalls voire très Smalls caps ou encore sur les marchés non cotés.

          • Pas d’accord. C’est au contraire pour s’aventurer sur le terrain des small/microcaps et du non-coté qu’il est préférable d’être (bien) accompagné par des professionnels, car l’information financière sur ces sociétés est très complexe à obtenir pour le particulier. A l’inverse, il est possible (bien que pas sans risque bien sur) d’investir de manière autonome sur les grandes capitalisations européennes car l’information financière et économique est facilement disponible, et ces valeurs sont bien suivies par les analystes (à décoder avec des pincettes, bien entendu). A condition de ‘faire ses devoirs’, bref de bosser (eh oui, bosser ce n’est pas uniquement poser du BA13 et repeindre des murs), de penser moyen/long terme (inutile d’espérer battre les algorithmes au petit jeu du trading court terme) et de rester raisonnablement gourmand, il est tout à fait possible d’investir en Bourse de manière rentable.

            • Vous avez raison, l’information financière est plus connue sur les grandes caps mais comme c’est un marché manipulé comme expliqué précédemment, vous perdez à tous les coups (ou presque) si vous ne faites pas partie du système (grandes banques, institutions financières, méga plates formes de trading, …).
              En général ces institutions ne s’intéressent pas aux smalls caps, car « le jeu n’en vaut pas la chandelle » (trop peu d’échanges en volume et nombre).

              Vous voila donc entre deux options pour tenter de gagner:
              – se faire aider/ s’abonner, moyennant frais bien-sûr et plutôt élevés, par les grandes plates formes qui assurent des gains constants et élevés,
              Ex: https://swissinvestlab.com/

              – se diriger en solo sur les smalls ou en non coté, indépendamment du trading HF et autres combines, cela n’empêche pas de bosser le sujet ou apprendre via des sites spécialisés sur ces marchés.

              • J’ai choisi une troisième option: je gère moi-meme un portefeuille de grandes caps europeennes, avec un fort biais ‘value’ et dividendes pérennes (j’insiste sur la pérennité: j’ai évité solocal, neopost et consorts). Sur le long terme, les dividendes représentent environ 30 à 40% de la performance des actions européennes, dans mon cas ce serait plutôt 50 à 60%. Je n’ai aucun abonnement d’aucune sorte (qui s’ailleurs n’ont jamais garanti aucun gain), je me contente de mes sites d’information habituels, et bien sûr des rapports financiers des sociétés dans lesquelles j’investi. J’ai essuyé les crash de 2001 (bon c’était mes débuts et mon portefeuille était encore reduit), 2008, 2011, 2015, 2018, et mon TRI moyen lissé est d’environ 5% net. Rien d’extraordinaire me direz-vous, mais enfin, ça reste positif. Par contre pour les smallcaps, l’absence de liquidité et d’information financière font que je préfère passer soit par des OPCVM pour le côté, soit par des fonds de sociétés d’investissement spécialisés (quelques FCPI mais surtout des FCPR). Le problème comme toujours, ce sont les frais, énormes comparés aux frais de bourse. Je n’ai pas encore le recul suffisant pour juger la performance de ces investissements (ils sont bloqués 8 à 10 ans), mais pour l’instant, j’ai évité les catastrophes, courantes dans ce domaine.

            • Extrait d’un site de Brocker Lundi matin, montrant la manipulation des cours:

              « Une embellie de dernière minute a permis aux indices américains de réduire leurs pertes à presque rien, voire de clôturer dans le vert, avec un véritable arrachage à la hausse (+0,3%) du S&P500 (+0,07%) et du Dow Jones (-0,25%) au cours des cinq dernières minutes.
              Ces +0,3% ont une conséquence remarquable : les trois indices de référence alignent une septième semaine de hausse consécutive (le S&P500 affiche +0,05%, le ‘Dow’ +0,17%) : on n’est vraiment pas loin de la manipulation de cours pure et simple.
              Le Nasdaq (+0,14%) engrange +0,47% sur la semaine et affiche de nouveau +10% depuis le 1er janvier.
              Le repli initial des indices dépassait les -1% et s’était justifié par la résurgence des doutes sur la réalité des avancées des pourparlers commerciaux sino-américains… alors que Donald Trump estime qu’il n’y aura pas de réunion au sommet avec le N°1 Xi Jinping avant le 2 mars (ce qui confirme les échos de la veille côté chinois : pas de rencontre au sommet avant le 1er mars).
              Cette nouvelle semaine positive à Wall Street se matérialise également à rebours des indicateurs ‘macro’ (faible productivité, baisse moins forte que prévu du chômage hebdomadaire…) mais aucune ‘stat’ ne figurait au tableau ce vendredi et cette séance pourra donc être créditée de l’adage ‘pas de nouvelles, bonnes nouvelles’.
              Parmi les titres qui ont pesé sur la tendance, on notait NXP avec -3,6%, Amazon -1,6%, Regeneron -1,5%, Activision -1,3%.
              Côté hausses, on notait Elecronic Arts avec +16% (qui repasse positif de +6% sur la semaine), Illumina +2,7%, Autodesk +2,5%, Biogen +2,1%, Broadcom +1,9%, AMD +1,7%.
              Nouvelle faiblesse -paradoxale- du secteur énergie (malgré un pétrole stabilisé vers 52,7$ sur le NYMEX) avec Newfield -2,9%, Halliburton -2,6%, Apache et Range -2,2%, Noble -2%, Anadarko -1,8%.
              Explosion à la hausse de Mattel avec +23,2% à 15,23 dollars (MKM Partners relève son objectif de cours de 12 à 15 dollars) et de Coty avec +32,2% sur des trimestriels supérieurs aux attentes (le pessimisme était très excessif sur Coty). « 

  12. Selon les affinités de chacun, l’attitude pour gagner en bourse pourra aller de:
    1- payer des intermédiaires en bossant pour trouver les bons robots ou humains au fil des années
    2- se passer d’intermédiaires/conseils comme Polaris et bosser comme analyste au lieu d’enduire du BA13
    3- se passer d’intermédiaires et bosser plus ou moins intensément jusqu’à devenir opérationnel pour trouver des pépites dans des startups et autres small cap sans être dérangé par les algo mais en subissant tout aussi des manipulations techniques de l’offre et de la demande.

    Je vois des investisseurs privés vissés devant leurs écrans dans l’espoir d’un graphique annonciateur d’un gain facile ou du tuyau que personne ne connaît. Avons nous des stats sur les performances en bourse ? Plutôt rare comme info de la part des privés.
    – Polaris dit 5% en moyenne sur plusieurs années
    – Un ami gestionnaire semi-pro et entouré a fait sur des actions françaises -20% en 2018. Les autres années du +5 à +10% parfois
    – Les robots ont fait pareil
    – Un ami investisseur en seed dans startups a fait en moyenne sur 10 ans +30% mais au prix de sueurs et de nombreux voyages, visites, décisions musclées etc

    Comme les privés continuent à boursicoter, je me dis naïvement que les gains à 2 chiffres sont au rendez-vous ! Mais ne partagent-ils pas la même passion que le pêcheur à ligne attendant son espadon après 2 années de sardines et quelques maquereaux ? Pire, je ne vois pas de différence avec les joueurs du loto dans le bistrot du coin ou des parieurs sportifs cherchant la côte à 3 contre 1 après s’être assurés de l’absence du buteur vedette.

    • Bonne analyse!
      Cependant si vous regardez l’exemple de Swissinvestlab.com c’est de l’ordre de 20% par an depuis 1991 avec un abonnement de 1000 à 1500€ l’an. Bon si vous investissez 10k€, cela n’a aucun intérêt, mais à 100 K ….

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