Voilà une information que vos devez connaître ! Qui détient la dette Française et plus globalement la dette des pays de la Zone Euro ?

La réponse, c’est Stéphane DEO, stratégiste à La Banque Postale Asset Management, qui nous l’offre dans son article du jour :

« La partie de la dette allemande détenue par des banques centrales est probablement proche de 75 à 80% du total existant. Le ratio est probablement supérieur à 70% dans le cas des OATs (dette de l’état Français). Cela ne laisse pas grand-chose aux investisseurs. Ces papiers vont rester chers ! Les taux vont rester bas !« 

 

Dans le détail, il explique :

« La BCE vient de publier une étude « Tendances des réserves de change des banques centrales et le cas de la BCE ».

Une occasion pour mettre à jour nos calculs sur la détention de titres souverains européens par les banques centrales. Le niveau des réserves de toutes les banques centrales dans le monde est stable depuis 2013 à un niveau proche de 12 000 milliards de dollars (Cf. chart 1 sur le papier de la BCE). La part de ces réserves investies en Euro est proche de 20% (Cf. chart 3 sur le papier de la BCE) puisque la majeure partie est en dollars, 62% des réserves actuellement. Il y a donc à peu près 2 400 milliards de dette européenne détenues par les banques centrales dans le monde. Si on ne connaît pas la composition exacte de ces détentions, on sait qu’elles sont très largement investies en papier très peu risqué, des emprunts gouvernementaux notés AAA ou AA. Cet ensemble regroupe :

    • AAA : l’Allemagne et les Pays Bas
    • AA+ : la Finlande et l’Autriche
    • AA : la France et la Belgique
    • AA- : La Slovénie et l’Estonie.

Au total, les banques centrales détiendraient donc presque 40% de la dette existante de ces pays. Ce à quoi il faut ajouter le QE, entre un quart et un tiers de la dette émise par les pays. »

 

Au total, 70% de la dette Française est détenue globalement par des banques centrales dans le monde, et notamment la Banque Centrale Européenne (BCE) qui pourrait détenir entre 25% et 33% de cette dernière.

 

 

 

A suivre … Conclusion de Stéphane DEO sur le risque de hausse des taux d’intérêt : « Cela ne laisse pas grand-chose aux investisseurs. Ces papiers vont rester chers ! Les taux vont rester bas !« 

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17 Comments

  1. Sénèque says:

    Article 123 du Traité sur le fonctionnement de l’UE:
    « Il est interdit à la Banque centrale européenne et aux banques centrales des États membres, ciaprès dénommées «banques centrales nationales», d’accorder des découverts ou TOUT AUTRE TYPE DE CREDIT aux institutions, organes ou organismes de l’Union, aux administrations centrales, aux autorités régionales ou locales, aux autres autorités publiques, aux autres organismes ou entreprises publics des États membres; l’acquisition directe, auprès d’eux, par la Banque centrale européenne ou les banques centrales nationales, des instruments de leur dette est également interdite. »

    La procédure enclenchée auprès de la cour constitutionnelle de Karlsruhe n’a pas abouti.
    Il est intéressant d’avoir des Traités, d’insister sur la nécessité de ceux-ci pour disposer d’un cadre légal…et de constater que ce cadre vole dès que l’irresponsabilité s’active.
    Sur le même plan, il peut être cité la sortie du Président français à propos du déficit de 3% « d’un autre siècle »: d’un siècle où il y avait une responsabilité d’un budget et de finances saines ? Ou avec les propos des invités de Mme OCKRENT sur France Culture à propos du changement de présidence de la BCE: les propos sont sans filtre avec, de mémoire, « il faut consommer et le crédit est là pour encourager cette consommation ». Sacrés dogmes que ceux actuels…

    • Si les banques centrales achètent des obligations sur le marché secondaire, techniquement on finance les primo-acheteurs et pas les États… et le tour est joué 😉
      Ceci dit, c’est clairement un détournement de l’esprit du traité.

      • Sénèque says:

        Oui, nous sommes d’accord: interdiction stricte sur le marché primaire…et ils prennent tout sur le marché secondaire. Ou comment faire fi d’un Traité.

  2. Euh.
    Les banques centrales peuvent acheter des titres sur le marché secondaire…via les banques centrales nationales ..
    Des dettes émises pour simplifier..et non à l émission d obligations d état.
    Reserve Marche investisseur et institutionnels.
    La.consequence c est un scénario de taux bas..d ou l analyse du Mr de la banque postale AM.

    On peut toujours tout résumé et tout simplifier

    Mais depuis 2008..eh oui la.grosse crise .nous sommes plongé dans un.monde inconnue et donc avec des mises en place de mesure non conventionnelles mais respectant les règles et traité..

    Maintenant on peut aussi choisir de mettre tout le système à plat..et de dire tant pis pour tout les actifs existants ( ah oui un actif vient d un passif..)..

    On met tout à zéro.. les comptes bancaires..la.valeur monétaire..les regimes.de retraites..ah ben oui tiens c est un des sujets d actualité ça..

    C est bien de vouloir faire de la pédagogie financière.. mais le résumé des faits laisse ici place au schéma complotiste..dommage..

    • Sénèque says:

      J’adore lorsque le mot « complotiste » est avancé, cela suffit à identifier deux personnes:
      – celui « complotiste » qui donc n’avance que des inepties sans aucun fondement autre que son évidente irrationnalité ou bêtise intellectuelle, car il ne sait pas,
      – l’autre qui à l’inverse bénéficie d’une lucidité et de tous les éléments pour analyser des situations sans nulle contestation ni remise en cause car il sait.
      Donc de l’objet d’une situation avec des échanges sur le fond, il y a décalage vers le sujet qui énonce une analyse et une décrédibilisation de ce sujet: cela coupe net toute envie d’échanger.

  3. julien bonnetouche says:

    Bonsoir,

    Très intéressant Guillaume.

    les taux ne sont pas près de remonter. Certains disent 10 ans, moi je dirais plutôt jusqu’au prochain tremblement de terre politique ou financier mondial.

    D’ailleurs si ils remontaient avant, nous aurions aussi un cataclysme mondial puisque personne ne peut rembourser.

    La BCE est la seule institution européenne en bon état de marche, et susceptible de réagir rapidement.

    C’est probablement elle, le véritable embryon de gouvernement européen.

    D’ailleurs, c’est elle aussi qui détient les cordons de la bourse…Et comme nous le savons tous, c’est celui qui a l’argent qui décide !!

    Il est donc possible un jour, qu’elle décide de pousser son mandat encore au delà des limites actuelles qu’elle s’est données, qui ont déjà dépassé celles qui lui sont attribuées, à savoir la lutte contre l’inflation et la sauvegarde de l’Euro.

    Par exemple, en cas de crise évidemment, il se pourrait qu’elle intervienne pour faire de la relance budgétaire, en plus de la relance monétaire (qu’elle pratique déjà)

    En gros, mettre de l’argent directement dans les rouages de l’économie.

    Notez bien que c’est ce que réclame Christine Lagarde haut et fort ; ça la démange !!

  4. Au fait, l’OAT 10 est repassée au dessus de 0%. Le tec10 est aujourd’hui à 0.03%

    • Depuis le point bas de fin aout, cela fait une belle remontée… finalement, c’est peut-être pas si mal pour des investisseurs institutionnels de ne pas pouvoir trop en acheter de cette dette…

      Plus sérieusement… le fait qu’une banque centrale détienne quasiment 70% d’une dette nationale… cela n’ouvre-t-il pas un scénario de restructuration de cette dette ? Car en définitive, l’état émetteur de dettes, dans ce cas présent, est actionnaire de la banque centrale européenne qui la détient…

  5. Pas sûr que les teutons se laissent manger par la BCE. Un Deuxit ?

  6. julien bonnetouche says:

    adnstep,

    Certes, ils ne veulent pas.
    Mais d’une part ils sont en récession,
    d’autre part, les rentiers allemands perdent de l’argent avec les taux négatifs.

    Et maintenant les obligations américaines dont ils étaient friands, ne rapportent plus rien non plus.

    Il y aura surement une petite reprise mondiale au 2eme semestre 2019, mais est ce que ce sera suffisant ?
    Non pas de Deuxit. Ou alors là il y aurait du sport, et les nazis reviendraient peut être au pouvoir !!!!

  7. Si politique de relance il y a en Allemagne, ce sera avant tout en direction des entreprises industrielles allemandes, ou du groupe de Visegrad, premier partenaire allemand en Europe, et fortement attaché à l’alliance atlantique. Si Macron croit que ça peut profiter à qui que ce soit d’autre, il se trompe : digitus in oculo, claviculum usque.

  8. julien bonnetouche says:

    Macron veut que les allemands craquent pour avoir un bon prétexte .
    L’endettement jusqu’aux yeux avec le parapluie allemand ! quel pied !
    Comme ça on pourrait y aller franco… digitos in asinum, le rêve de Macron !!

  9. ange LERUAS says:

    En finance on peut tout dire et son contraire, si nous n’avons pas de rigueur et mélangeons la monnaie avec la dette.

    Qui détient la dette ?

    Si la dette signifie être débiteur et devoir rendre de la monnaie prêtée dont on s’est servi pour un usage.

    la dette n’est pas la monnaie.

    Alors, la bonne question à se poser: c’est qui détient la créance qui, comme la dette, n’est pas de la monnaie.

    Alors dette et créance n’étant pas monnaie, elles ne peuvent être que patrimoine à côté de tous autres patrimoines, la créance est de signe positif et la dette de signe négatif.

    On remarque alors que, quel que soit le patrimoine, il ne peut devenir un droit à la consommation, contrairement à toute la monnaie qui circule dont, pas un centime, ne puisse pas servir de droit de consommer. Donc un patrimoine n’a qu’une valeur d’usage qui n’est toujours pas de la monnaie, ni un droit de consommer

    Résultat : le patrimoine est une composante de l’économie, que nous pouvons appeler passive, dans le sens où cette Économie patrimoniale ne peut pas être utilisée pour faire une acquisition d’un bien ou d’un service, capable de satisfaire notre besoin. Les biens et services ne sont ni monnaie, c’est évident, ni patrimoine, puisque, contrairement au patrimoine, biens et services n’existent que parce qu’ils sortent d’une production où des actifs les ont élaborés pour en tirer un revenu. Dans le patrimoine il y a plus d’actifs qui interviennent. Donc les biens et services peuvent se définir comme étant une production vouée à devenir consommation, dans l’économie active. L’économie réelle ne peut exister que s’il y a une économie irréelle. L’économie se doit d’être rigoureuse dans ses conventions d’intitulé, pour ne faire de confusion préjudiciable. Donc parler de créance et créancier ou de dette et débiteur par exemple.

    La production de bien et de service ne produit pas de la monnaie. La monnaie est une chose à part qui a quatre usages quand la monnaie passe d’un porte-monnaie à l’autre

    faire changer de main un patrimoine,

    faire circuler une production.

    faire passer une production en consommation

    changer de main entre entités, physique ou morale, ce qui se traduit, dans le patrimoine, par une créance et une dette qui, de signe différents, deviennent neutres dans ce patrimoine.

    On peut alors dire que quel que soit l’usage de la monnaie cette dernière est un droit de consommer même lors d’un transfert et toutes personnes qui en détient peut, à sa guise, user de ce droit, pour consommer; le seul cas ou il y a une sortie d’un bien ou d’un service (sorti de l’économie active) pour disparaître immédiatement, ou dans le temps (qu’il reste patrimoine).

    Si vous commencez à considérer l’économie suivant trois composantes

    Économie active de productions vouées à devenir consommations

    Économie passive celle qui renferme les patrimoines, meubles, immeubles, en entier, ou en part y compris créances et dettes.

    l’Épargne ; la monnaie de tout les portefeuille de personnes physiques ou morales

    Vous observez que les patrimoines qui changent de main restent patrimoine sa valeur n’est que celle que l’on veut lui donner et change de main en parallèle d’une masse de monnaie, un droit de consommer perdu par l’un et récupéré par l’autre et la créance et la dette de même.

    Vous observerez que la monnaie qui passe d’un portemonnaie à l’autre ne change pas la valeur de la masse d’épargne.

    Qu’avons-nous à craindre des dettes et des créances ? Pas grand-chose, le statu-quo? Ceci est sans incidence puisque le statu-quo ne touche pas les portemonnaie des créanciers et des débiteurs (celui qui a une dette) puisque ni l’un ni, l’autre, posséde la monnaie provenant du prêt puisque, cette monnaie est passée dans d’autres portefeuilles que le leur, c’est alors un conflit de deux entités, sans incidence sur tous les autres.

    Ce conflit est entre celui qui a différé un droit à consommer en le cédant à celui qui va faire une consommation anticipée.

    Par la suite, le débiteur se dispense d’un droit de consommer (parce que anticipé) pour le céder au créancier pour qu’il en use ou le transfère, pour compenser son transfert initial (droit de consommr différé) si cela suit ce cours; tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes.

    Donc, à ce chef, la crise n’existe pas, même si l’on considère que l’incivil, celui qui ne rend pas l’autre, doit compenser avec son patrimoine à titre de dédommagement, ce qui n’est pas encore un droit de consommer.

    Tout ceci est sans incidence sur les autres individus (crise des subprimes) ni sur les autres nations (crises souveraines). Donc, ces crises n’existent pas encore: sauf, dans la tête de ceux qui y croient et par psychose vont créer la crise croyant qu’ils vont en souffrir, alors, ils vont réduire la consommation, arrêter de faire circuler des droits de consommer, faute de consommation, la production s’arrête et l’actif passe de ce statut à celui de chômeur.

    Nos crises sont d’ordre comportemental donc ; une incivilité, suite au refus que la monnaie avancée matérialisant un droit de consommer ne soit utilisée pour consommer et le changement de main lors de cette acquisition de consommation, de la monnaie, vienne rembourser la monnaie avancée qui avait matérialisé les droits de consommé suite aux valeurs ajoutées dans la production.

    * Si vous ignorez que la monnaie a pour usage final le droit de consommer, lequel est le pendant de la valeur ajoutée des productions, qui, valeur ajouté et droit à consommer se rejoigne lorsque la production devient consommation, pour se neutraliser.

    * Si vous ignorez que la monnaie matérialise une avance des établissements producteurs (avance qui existe avant le passage à la consommation qui permet le remboursement) qui, passé le cap de la consommation d’une production, va venir rembourser cette avance.

    * Si vous ignorez que les patrimoines restent dans l’économie passive sans modification quand le patrimoine change main.

    * Si vous ignorez que les productions de bien et de service voué à devenir consommation sorte de l’économie active lors de la consommation, pour disparaître ou devenir patrimoine.

    * Si vous ignorez que vous devez différencier: -économie active- et -économie passive- et entre les deux leur interface commune -épargne-.

    Vous ne pouvez parler d’économie raisonnablement et vous vous exposer à une psychose de crise pour devenir les auteurs de la crise.

    À vous de voir si vous voulez suivre le conseil de Ludwig Von MISSES et adopter une économie qui soit

    comme l’écrivent ceux qui veulent qu’elle soit, et pourquoi pas idéologique.

    Ou telle qu’elle explique et ordonne ce que notre vie sociétale est dans la réalité :

    Celle où chacun voulant satisfaire ses besoins ne le peut que si les autres les lui produisent ,dans ce qu’on appelle -l’économie active-, où les actifs sont à l’origine de nos productions nationales que l’ensemble de la population se partage, soit familialement, soit mutuellement, soit collectivement. Ce qu’hélas aucun manuel de l’Éducation nationale n’évoque , ce qui fait que, vous-même, ignorez la réalité de notre vie Sociétale et dites tout et n’importe quoi en toute bonne foi.

    Quand des Énarque sortent de leurs études sans capacité de consensus, il ne faut pas chercher, lesquels ont raison et lesquels ont tort : aucun des clans n’a raison.

  10. En toute sympathie, Ange, j’ai beaucoup apprécié votre post précédent.
    Auriez-vous participé à la rédaction du sketch de Franck Lepage ?…
    https://www.youtube.com/watch?v=f2bsGWWZ45E

    • ange LERUAS says:

      Hélas non!
      Il est beaucoup plus comique que moi et je le conseille surtout à ceux que ma littérature répugne.

      Mais nous avons quelques chose en commun c’est qu’au sortie du spectacle comique ou de la lecture de chose que je veux sérieuse, chacun s’en va et aucun ne va remettre en cause ses préjugés. Alors:

      D’amours et d’eau fraîche, nous nous suffisions au Paradis.
      Puis de cueillette et de chasse, quand nous en sommes partis.
      Aujourd’hui, nous vivons de consommations,
      Dans une société qui porte le même nom
      Et pour laquelle ! Nous n’avons que de l’aversion.
      Que reprochons-nous à cette société ?
      Paradoxalement, de ne pas suffisamment consommer !

      Faute de croissance notre pouvoir d’achat chancelle
      Pour quelle raison ? Parce que notre société est telle
      Qu’elle nous force à la consommation collective ou mutuelle
      Et ! Se faisant nos consommations personnelles battent de l’aile.

      La faute à qui ? Mais bien sûr à l’économie !
      Si ce n’est point elle, c’est à ses sœurs de même acabit.
      La mondialisation, le marché, les Ricains
      Ou encore : les Arabes, les Juifs ou les nains.
      Chacun trouvant là son bouc émissaire
      Pour sa conscience satisfaire.

      Quelles que soient les alternances
      Quelles que soient les gouvernances
      Aucune n’échappe à cette tendance.

      Alors ! par habitude, sur nos gouvernements
      on ne fait que médire et n’être jamais content
      on trouve qu’ils pêchent par excès,
      par manque, du trop ou du pas assez
      Ainsi nous français ! Sommes faits

  11. ange LERUAS says:

    Je dois remercier Guillaume d’engager des débats et les blogueurs qui me critiquent comme ceux qui partagent mes dires. Ils m’incitent à la réflexion et à la recherche, Donc, merci Guillaume d’avoir abordé ce problème de la finance des institutions étatiques et mondiales. Ce domaine n’avaits aucun intérêt pour moi, puisqu’il sort de l’économie au ras des pâquerettes de la production/consommation,

    Si ce domaine ne me préoccupait pas, c’est, inconsciemment, il avait peu d’intérêt pour moi, mais confronté à ce sujet sur ce blog et y voir des blogueurs, eux préoccupés, je ne pouvais pas rester sans comprendre. Résultat mon commentaire précédent.

    Avant ce sujet, j’estimais, qu’en employant la pédagogie des nations bien classé par PISA, il fallait deux heures pour expliquer la réalité de l’économie reflet de notre vie en société nationale. Après avoir traité le présent sujet de ce blog j’en conclu que ce temps est faux. Il ne faut qu’une demi heure, pour expliquer et faire comprendre, avec la pédagogie conceptuelle et dynamique des nations bien classées PISA, en partie  exprimée dans, mon précédent commentaire.

    Je dois remercier Sud de m’avoir orienté vers Franck Lepage, et pas spécifiquement avec l’adresse qu’il m’indique mais avec son one-woman-show sur l’inculture, c’est à dire la culture avec un grand Ku la Kulture qui dure deux heure de 5h, d’une intensité de vérités phénoménale.
    Je comprends que Sud ait fait allusion à notre possibilité de se connaître , puisque, moi, qui traite de l’économie parle aussi d’ékunomie, mais avec moins de panache, je ne pourrais tenir la distance, ni les spectateurs d’ailleurs.
    J’ai trouvé un passage sur la démocratie et les offres de nos politiques très similaire à ce que je dis; puisque Franck Lepage, dans cette partie, sort de la Ku lture, pour nous parler d’économie et de démocratie.

    Je me permets de vous faire état de ma position, parallèle à celle de Franck.

    Il est bien beau de faire étalage de faits constatés négatifs, si nous ne sommes pas en mesure d’y remédier. Mais remédier à quoi ?

    Si la situation actuelle n’est pas satisfaisante, la marge de manœuvre existe dans la limite où 100% restent 100%, quels que soient les différents taux de partage de notre consommation nationale.
    Mettre de l’ordre dans ce qui est considérer un désordre, se doit être fait démocratiquement puisque, chacun traverse sa vie en temps d’activité et temps d’inactivité donc : aucun des mécontents ne doit dire, j’augmente ici et je laisse le reste tel quel, pour avoir plus de 100% de consommation nationale, sauf à dire, je vais demander de produire 1% de plus que je vais affecter aux retraités, et produire 1% de plus que je vais affecter aux plus bas salaires, par exemple. Auquel cas, nous aurions alors une consommation nationale qui augmente à 102% de l’initiale et qui représente toujours 100% de notre consommation nationale, alors ce qui a changé: ce sont les taux initiaux dans notre partage sociétal, de notre consommation nationale.
    Comme personne ne le dit et ne le fait (produire plus), nous ne faisons que partager notre consommation nationale présente donc : enlever à l’un et donner à l’autre.
    Cette modification
    -Enlever à l’actif pour donner à l’inactif ou le contraire
    -Enlever des consommations familiales au profit des consommations mutuelles ou collectives ou le contraire.
    -Enlever à un actif pour le donner à un autre actif
    -Enlever à une catégorie d’inactivité au profit d’une autre catégorie d’inactivité
    -Enlever à un ayant droit d’une catégorie d’inactivité pour le donner à un ayant droit dans la même catégorie
    -Arbitrer les dépenses dans nos consommations mutuelles.
    -Arbitre les dépenses collectives entre les collectivités
    -Arbitrer une dépense dans une des collectivités
    -Arbitrer les rétributions dans une unité de production.
    Sont des actes où l’individualisme et le corporatisme sont à proscrire, pourtant nous le faisons. Résultat. Nous traversons une crise démocratique.
    Enlever à l’un pour donner à l’autre, arbitrer les dépenses collectives ou mutuelles sont des actes qui sont essentiellement du domaine démocratique.
    Ors, ces instances démocratiques où les concernés peuvent s’exprimer, hors de leur individualisme ou corporatisme, reste à mettre en place. La démocratie doit arbitrer entre ce qui relève de la liberté de l’individu,et ce qui est utile à l’intérêt général.
    Les décisions actuelles sont faites politiquement en fonction des pouvoirs que représentent des groupes corporatistes influant, vis-à-vis du système majoritaire d’élus, lesquels recherchent, avant tout, leur réélection et ceux-là ont le champ libre puisque les authentiques politiques, cherchant l’intérêt général, n’ont pas dans leur arsenal, la réalité de notre vie sociétale et sont donc involontairement des partisans.

    Aucun politique digne de ce nom ne peut proposer à une catégorie un droit de consommer en sus et dire, financé par…
    Un droit de consommer en sus, c’est une production en sus ou bien une consommation levée à l’un pour la donner à l’autre. Le déplacement d’un flux financier, n’est pas, mais correspond, à un déplacement d’une consommation de l’un à l’autre. L’augmentation d’un flux financier, s’il ne provient pas d’un transfert partiel d’un autre flux, ne peut que provenir d’une production nouvelle, qui, elle, est créatrice de valeur.
    Il n’existe pas d’équivalence entre la consommation (domaine du réel) et la monnaie matérialisation de valeur (domaine de l’imaginaire) Conf : les nombres complexes en mathématiques où le réel et l’imaginaire ne se mélangent pas, mais suivent des destins en parallèle où le destin de l’un (réel ou imaginaire) à un reflet dans l’autre. L’intérêt général ne pourra pas exister si nous n’avons pas une économie (imaginaire) reflet de notre vie sociétale (réalité).

    Notre avenir va dépendre de ceux qui ont véritablement cette fibre de servir l’intérêt général et ne le peuvent, faute de ne pas voir, à leur insu, la réalité en face, et nous font un patchwork entre ce qui relève du le réel et de l’imaginaire des valeurs alors que le réel et l’imaginaire, ne sont pas du même monde, ni dans les nombres complexes, en mathématiques, ni en économie.
    Fin de mes ecrits

    J’ajoute maintenant que mon précédent commentaire qui m’a fait découvrir qu’une demi-heure suffit pour expliquer l’Économie et non l’éKunomie et l’application de ce principe du réel et de l’imaginaire. Je vous invite à relire le commentaire précédant et ce qui précède ce rajout, d’imaginer les circuits parallèles entre :
    la production vouée à devenir consommation( réel)
    les valeurs ajoutées attachées à la production (imaginaire)
    les droits de consommer reflet des valeurs ajoutée (imaginaire)
    La monnaie matérialisation du droit de consommer ( réel d’un imaginaire) puisque ne se consomme pas, ni ne se consume.
    Puis quand la consommation se fait :
    les valeurs ajoutées et son reflet, les droits de consommer se rejoignent et se neutralisent.
    La production disparaît (ça se passe dans l’économie active).ou devient patrimoine pour y rester tel quel mais avec ses valeurs latentes variables (dans l’économie passive).
    La monnaie ne disparaît pas mais continue son chemin où ? Est-elle en permanence en croissance dans nos porte-monnaie (Épargne, interface entre économie active et économie passive) ?
    Non puisqu’elle passe d’un porte-monnaie à l’autre. Ce qui explique que: la matérialisation des droits de consommer (reflet des valeurs ajoutées) est une monnaie d’avance que la consommation permet d’en faire une monnaie de remboursement. Car, comme vous le savez, nous  ne faisons plus du troc en unités de personnes, de lieux ou de temps, mais entre personnes distantes, sur des lieux différents et des temps différents et, notamment : la création des droits de consommer se fait avant que la consommation se fasse.
    Actuellement notre éKunomie ne tient pas compte de l’inexistence d’unité de lieu, de personne et de temps, elle est une économie sécantielle, d’arrêt sur image, sans lien entre les plans sécances, ce qui est contraire au caractère de l’économie qui se doit d’être holistique et dynamique, spécificité d’une pédagogie conceptuelle et dynamique à opposer à notre pédagogie secantielle ou fragmentaire de notre éducation nationale.
    Si à cela vous ajoutez que les droits de consommer peuvent représenter :
    Une rétribution d’actif pour leurs temps d’activités
    une attribution aux inactifs pour leurs temps d’inactivité
    une contribution pour consommations mutuelles ou collectives.
    Puis savoir qu’un droit de consommer peut se transférer. Ce qui revient à ce que l’un perd ce droit et l’autre l’utilise ; soit
    par un prêt où, l’un diffère une consommation et l’autre consomme par anticipation puis ce dernier, par la suite, se dispense d’une consommation, puisqu’il l’avait anticipé, pour que celui qui avait différé sa consommation puisse la récupérer.
    Par solidarité tel que: le transfert des ménage aisé vers les ménages en difficulté , ou l’un consomme parce que l’autre se dispense de consommer
    Nous venons de réécrire l’économie comme elle doit être : en ne tenant compte que de la réalité, mise à jour par l’utilisation de l’imaginaire des valeurs qui ne font que se matérialiser en monnaie, ce qui ne fait pas de cette dernière, une réalité en part entière, mais qu’un outil, comme tous autres outils de production, nécessaire au bon fonctionnement de notre vie sociétale où la production des uns devient la consommation des autres. C’est-a-dire qu’il y a neutralité de l’outil, puisqu’il n’a aucune utilité sans la force physique, intellectuelle ou financière de ceux qui les utilisent.Donc; la finance est neutre et sont en cause : les humains de par leurs comportements, en particulier les comportements de ceux qui nous gouvernent et qui mettent en place des mesures structurelles, pour que notre vie sociale fonctionne avec une mauvaise redistribution et manque de justice sociale, comme il se dit aujourd’hui, et ne reflète que l’incivilité ou l’incapacité propre ou induite, de produire autant pour les autres que les autres produisent pour soi, corollaire de : la production des uns devient la consommation des autres

    Vous devriez alors comprendre maintenant que l’économie reflet de notre vie sociétale s ‘explique en une demi-heure. Avec pour seul lexique
    l’économie active de production/consommation et
    l’économie passive ou patrimoniale dans le monde du réel, et leur interface
    Épargne, domaine de imaginaire, de la monnaie matérialisation de valeur de.
    rétribution de temps d’activité,
    attribution pour temps d’inactivité,
    contribution pour usage mutuels ou collectifs,
    transfert pour prêts ou de solidarité.
    Reste à mettre en place les instances démocratiques qui arbitrent la bonne marche de notre vie sociale.

    Encore merci à Guillaume, avec ce sujet, de m’avoir permis de concentréer l’Économie de notre vie sociétale, en totalité  dans ce dernier paragraphe, qui devient le nécessaire et suffisant pour ouvrir le débat démocratique qui va déterminer les règles du fonctionnement de notre vie sociétale. Ce qui pourrait permettre une écriture dont l’Éducation nationale devrait enseigner dès 2022, quand nous aurons un gouvernement de sachant : la réalité de notre vie sociétale.
    Si vous les forcez à couper la branche sur laquelle ils se sont assis !
    Sans quoi…. nous continuerons la lutte des classes, ou comme nous le dit Franck Lepage : la lutte des places.

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