Prendre une décision est un acte complexe qui n’est pas à la portée de tous. Il faut savoir agir même lorsque tous les indicateurs ne sont pas parfaitement alignés. Il est inutile d’attendre le meilleur moment pour investir, ce meilleur n’existe pas ! et ce n’est qu’après coup que vous vous direz à si j’avais su …

Il est alors indispensable de réussir à prendre une décision, à vous lancer même si au fond de vous vous douter. Ce doute, c’est justement la justification du retour sur investissement élevé, c’est le risque. Rechercher l’investissement dans lequel vous n’auriez aucun doute sur la bonne fin, c’est attendre éternellement ou alors croire que l’épargne peut être source d’enrichissement.

Epargner, c’est attendre, c’est accumuler de l’argent sur le fonds euros de votre assurance-vie, sur vos PEL ou autres compte chèque, et se contenter d’attendre que cet argent se dévalue faute d’être capable de l’utiliser pour l’investir dans un actif capable de générer un flux pérenne à long terme.

Investir, au contraire, c’est être capable d’utiliser votre argent accumulée (=épargne) pour devenir propriétaire d’un actif dont l’exploitation qui génèrera un flux pérenne à long terme. Dans cette définition de l’investissement, tous les mots ont leur importance :

Propriétaire = Investir, c’est donc dépenser son argent pour acheter quelque chose ; C’est transformer une masse d’argent épargnée, accumulée, pour devenir propriétaire d’un actif ;

Actif = Cet actif pourra être matériel ou immatériel. Il pourra s’agir d’acheter un bien immobilier, une terre agricole, une forêt, une voiture, un garage, mais aussi, d’une action, d’une part dans une entreprise, de l’acquisition d’un fonds de commerce à défaut de créer une boutique en ligne, d’un brevet …

Exploitation = C’est l’exploitation de cet actif qui permettra de générer un flux pérenne et donc qui apportera de la valeur à votre investissement ; Ce flux pourra être financier ou non ; Il pourra simplement s’agir d’économiser un loyer ou loger sa famille pour l’acquisition d’une résidence principale ou secondaire ; Loger une autre famille par l’immobilier locatif, créer un fonds de commerce en mettant en place une chambre d’hôtes et autre location saisonnière, mais aussi confier l’exploitation des actifs à un tiers via l’acquisition de parts d’entreprises ou d’actions ;

Flux perenne = C’est la capacité à générer un flux à long terme qui permet d’assurer une valeur élevé à l’investissement. Plus le doute est élevé sur la durabilité du flux ou sur les moyens à mettre en œuvre pour le maintenir, moins l’investissement aura une valeur élevé car la rentabilité devra être supérieure. Par exemple, c’est cette raison qui explique le différentiel de rendement entre l’immobilier patrimonial et l’immobilier de rendement (cf »La différence entre l’investissement immobilier de rendement et l’immobilier patrimonial ! »). Le raisonnement est le même pour l’acquisition d’une action ou de parts d’une entreprise : Plus la visibilité sur le modèle économique de l’entreprise est élevé, plus le prix de l’action est élevé, et donc sa rentabilité pour l’actionnaire faible (cf »Réussir son investissement c’est comprendre la différence entre le prix et la valeur« )

Long terme = Investir,c’est être capable de se projette à long terme. Ce qui importe n’est pas tant le flux généré à l’instant T que le flux qui pourra être généré par l’exploitation à long terme. L’investisseur de long terme aime à trouver un actif insuffisamment exploité qu’il saura exploiter de manière optimale afin d’augmenter le flux généré à long terme.

 

Vous l’avez compris, il ne faut pas confondre investir et épargner ; Épargner, même sur les marchés financiers, ce n’est pas investir ! Lorsque vous suivez les conseils de votre banquier pour arbitrer votre fonds euros sur les unités de compte, vous ne réalisez pas un investissement, vous spéculez avec votre épargne. Vous n’êtes absolument en train d’acheter un actif dont l’exploitation générera un flux perenne à long terme, vous spéculez, faites un pari, sur le niveau global du prix des entreprises pour augmenter la valeur de votre capital.

Spéculer, c’est être soumis à la dictature de l’irrationnel et du court terme, c’est perdre à tous les coups face aux initiés qui manœuvrent le marché (cf « Ne pas confondre spéculer en bourse et investir dans le capital d’une entreprise.« ).

Investir, c’est profiter du marché pour acheter à bon prix un actif dont la valeur de long terme est supérieure.

Ainsi, épargner et investir sont deux notions très différentes qu’il convient de ne pas confondre même si elles opèrent sur un même lieu : Le marché. Qu’ils s’agisse d’un marché immobilier ou d’un marché action, le marché n’est que le lieu de fixation du prix à court terme ; C’est lieu de confrontation de l’offre et de la demande qui ne reflète pas toujours la valeur de long terme de l’actif.

Un marché évolue en fonction de la quantité et de la qualité des acheteurs, mais aussi de l’offre au moment de cette confrontation. Lorsqu’il y a beaucoup d’acheteurs qui ont les moyens, les prix sur le marché augmentent ; A contrario, lorsqu’il n’y a plus beaucoup d’acheteur ou que leurs moyens financiers baissent, les prix sur le marché baissent. Pourtant, la valeur de l’actif n’a pas changé. Ce n’est pas parce qu’il n’y a plus d’acheteur (et donc que le prix sur le marché baisse) que l’actif (immobilier ou entreprise) à perdu de sa capacité à générer un flux pérenne à long terme.

L’investisseur de long terme doit donc essayer de comprendre les excès du marché avant de prendre la décision d’investissement, car la rentabilité de long terme de son investissement dépend malgré tout du prix d’achat dudit actif. Ainsi, il est tentant d’attendre que les prix baissent avant d’investir à long terme, d’attendre que le marché soit dépressif pour profiter des « soldes » et investir à bon compte.

Mais n’est ce pas prendre le risque d’attendre éternellement ? Le jour ou le marché aura chuté, aurez vous le courage d’investir alors même que la visibilité sur la capacité de l’actif à générer un flux pérenne à long terme pourra être brouillé par une conjoncture dégradée ?

Ainsi, il ne semble pas pertinent d’attendre le meilleur moment qui pourra ne jamais venir (ou que vous n’aurez pas le courage de saisir lorsqu’il se réalisera). Il faut investir ! Lorsque vous avez identifié l’actif capable de générer un flux pérenne à long terme, vous devez l’acheter même s’il est trop cher ! Vous devez enclencher l’action !

Néanmoins, conscient que le prix est élevé et qu’il sera peut être moins élevé à l’avenir (ou pas ?!), vous devez investir de manière modérée. Vous devez conserver de la capacité d’investissement pour mieux saisir l’opportunité qui se présentera lorsque les prix baisseront. Ce n’est qu’une question de cycle ! La hausse suit la baisse ; La baisse suit la hausse, mais le problème est que nous ne savons pas quand !

Je crois qu’il faut adapter son flux d’investissement au cycle de valorisation des actifs.

 

Prenons un exemple pour comprendre comment investir même lorsque ce n’est pas le bon moment.

Imaginons : Monsieur DUPONT possède 500 000€ sur le fonds euros de son contrat d’assurance vie. Il souhaite arbitrer 100 000€ de cette épargne pour l’investir dans le capital d’entreprise afin de déléguer l’exploitation d’un actif capable de générer un flux pérenne à long terme.

Monsieur DUPONT ouvre donc un PEA dans lequel il va investir dans X entreprises qui correspondent à ses critères de valeur à long terme. Malheureusement, le CAC40 est très élevé et le moment ne semble pas opportun pour investir aujourd’hui.

Monsieur DUPONT va donc fractionner son capital de 100 000€ sur 5 ans – Plus le niveau de valorisation des marchés est élevé, plus le risque statistique de baisse est élevé, plus la durée du fractionnement devra être long comme nous vous l’expliquions déjà dans cet article « Comment investir sur le marché action à très long terme ? Notre mode d’emploi. »

Monsieur DUPONT va donc se lancer dans un plan d’investissement en action de 20 000€ / année, soit 1666€ / mois pendant 5 ans. Tous les mois, Monsieur DUPONT va donc verser 1666€ sur le compte espèce de son PEA. Tous les mois, il procèdera à l’achat de X actions qu’il aura sélectionnées auparavant.

8 mois après le début de son investissement, les cours continuent d’augmenter. Monsieur DUPONT est content d’avoir initié son plan d’investissement ; Monsieur DUPONT allonge la durée de son plan d’investissement de deux années supplémentaires pour tomber à 1200€ / mois. Plus c’est cher, moins j’en achète …

18 mois après le début de son investissement, les cours s’effondrent de 35%. Monsieur DUPONT doit donc ajuster son plan d’investissement pour profiter de la faiblesse des prix. Il investit donc 20 000€ en un seul coup et réduit son plan d’investissement pour investir 3000€ / mois. Moins le prix est élevé, plus j’en profite pour accumuler à bon compte (sauf si la capacité de l’entreprise à générer des flux à long terme est remis en cause). 

24 mois après le début, les cours chutent toujours. Monsieur DUPONT en profite pour investir à nouveau 20000€ et maintient son plan d’investissement à 3000€ / mois.

36 mois après le début de son investissement, le cycle de valorisation des marchés repart à la hausse et Monsieur DUPONT est satisfait d’avoir profité de la chute des prix pour acheter un actif de qualité à bas prix.

 

Monsieur DUPONT est un investisseur prudent; Il aura la prudence de sélectionner quelques entreprises dans lesquelles il souhaite investir à très long terme. Dans l’hypothèse d’un mauvais jugement sur l’une d’entre elles, il pourra limiter sa perte.

Puisque ce ne sera jamais le bon moment pour investir, il doit être possible de retenir 4 ou 5 points de réflexion qu’il ne faut jamais oublier :

  • Il faut toujours douter et envisager l’hypothèse de se tromper ;
  • Pour autant, il faut avancer et réussir à prendre une décision ; Il n’existe pas de « meilleur moment pour investir » ;
  • Toujours conserver des marges de manoeuvre pour saisir des opportunités qui ne manqueront pas de se présenter ;
  • Ne pas mettre ses œufs dans le même panier même s’il n’est pas toujours simple d’identifier les investissements ;
  • Ne pas confondre investir et épargner (et épargner sur les marchés financiers, ce n’est pas investir).

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24 Comments

  1. Riche&Célèbre says:

    Pendant la baisse, M. DUPONT est surtout heureux d’avoir conservé 400.000 € sur son fonds euros. A-t-il résisté à la tentation de puiser dans ce dernier pour miser plus gros sur des actifs décotés ? Bref, s’est-il tenu à la discipline qu’il s’est fixée au départ ?

    • Pendant la baisse M. Dupont est-il heureux d’avoir un rendement réel négatif sur son fonds en € et surtout d’avoir pris le risque de voir ses fonds bloqués en cas de besoin? Réponse difficile…….

  2. Guillaume, vous vous obstinez à tout mélanger, essentiellement confondre placement et investissement. Dommage de ne pas essayer de faire mieux que lémédias!

    C’est pour me faire réagir? Gagné! 🙂

    pour rappel: https://www.yomoni.fr/blog/les-differences-entre-epargne-placements-et-investissements

    « La confusion entre investissement et placements est largement alimentée par la presse et les professionnels du secteur ….. »

    • Je me demandais si vous seriez le premier ou le second à commenter l’article.

      Je voulais surtout vérifier que vous étiez un lecteur régulier…

      Je ne suis pas d’accord avec la définition de cet article qui laisse à supposer que le particulier ne peut investir et qu’il ne peut que se contenter d’épargner en faisant confiance au professionnel. Mais existe t’il vraiment des professionnels qui investissent, ne se contentent ils pas de suivre l’évolution du marché, de spéculer ?

      Investir, suppose de s’investir, d’être capable de vision et d’apporter une valeur ajoutée. Peut on vraiment déléguer cette mission ? Je ne le crois pas.

      • Je pensais bien aussi que vous faisiez exprès de me titiller.

        Cet article me semble pourtant clair, mais nous n’en avons pas la même interprétation.
        Et vous avez bien compris que ce n’est qu’un support extérieur car c’est ma position bien avant sa rédaction.

        Il ne laisse rien supposer.
        Bien entendu que le particulier peut investir, d’ailleurs il ne s’en prive pas.
        Le placement n’est pour lui qu’une solution de facilité, duquel il voudrait à tort en tirer le maximum de bénéfices.

        « Investir, suppose de s’investir, d’être capable de vision et d’apporter une valeur ajoutée. Peut on vraiment déléguer cette mission ? Je ne le crois pas. »
        Moi non plus, et l’auteur de l’article non plus. C’est une des différences avec le placement dont l’essence même est la délégation.

        Un exemple?
        Prenons l’immobilier
        Acheter une action SCPI est un placement, utilisé par la SCPI pour investir dans l’achat de maisons.
        Mais vous pouvez bien entendu investir directement en achetant un bien locatif (acheter sa RP n’est pas un vrai investissement)

        Par ailleurs il me semble y avoir une lacune dans votre texte, quand vous écrivez: « Propriétaire = Investir, c’est donc dépenser son argent pour acheter quelque chose ; C’est transformer une masse d’argent épargnée, accumulée, pour devenir propriétaire d’un actif »
        C’est évidemment trop limitatif.
        C’est aussi dépenser l’argent des autres, ce qui est d’ailleurs bien plus intéressant!
        C’est aussi transformer une épargne future.

    • Je ne comprends pas trop votre cheval de bataille, ces barrières sémantiques que vous mettez systématiquement sur ces trois termes que sont Epargne, Placement et Investissement. Pour ma part ces 3 notions sont étroitement liées et dépendantes même si les acteurs ou intermédiaires peuvent être différents.

      A titre d’exemple, l’épargne sur le moyen/ long terme est l’investissement futur.

      https://www.youtube.com/watch?v=ftR850PlcwU

      Cordialement

      • Vous avez compris que je m’étais mis en veille, de peur de me répéter sur les choses de base. En fait l’économie c’est simple sauf quand les économistes en parlent.

        Vous ne comprenez pas? Surtout pas de barrière sémantique! Bien entendu, lémédias et autres experts comme Guillaume ne font rien pour que vous compreniez, en toute sympathie.

        Je vais vous poser une question: utilisez-vous indifféremment « écouter » et « entendre »? Si oui, vous pouvez utiliser aussi bien placer et investir.
        Il y a autant de différence! 🙂

        Mais ce qui est important, vous pouvez écouter ou entendre sans conséquences majeures, je dirais sans bénéfice pour quiconque, alors que placer et investir la notion est naturellement entretenue floue par les experts pour vous …… duper (c’est trop joli, je préfère le verbe qui commence par un « b »)

        @+

        • Ce que j’ai (aussi) compris c’est qu’il y quelques mois vous avez été vexé par les propos d’un certain Olivier Spb qui vous disait d’une façon moins élégante que la mienne à peu près les mêmes réflexions et que vous n’avez pas eu de soutien de Guillaume pour faire le « gendarme ».

          J’ai un peu de bouteille et les nuances entre écouter et entendre tout comme et un aussi un peu grâce à vous (j’ai repris les définitions précises), les 3 termes épargner, placer, et investir, je pense les avoir bien assimilés tout comme les liens de causalité à effet entre ces actions.
          A partir de ce constat, il me semble que vous devriez arrêter de vous focaliser sur ce sujet (en faisant l’impasse sur les erreurs de langage de certains pour lesquels ces notions ne sont claires dans leur esprit et apporter aux débats de ce blog, votre expérience, vos connaissances et vos ressentis qui sont de grande valeur, en tous cas c’est mon impression. Cordialement

  3. Fredy Gosse says:

    BOF ….. c’est à la fin de l’histoire que l’ on sait si la décision était bonne ou pas -:)exemple une une masure à retaper avec un environnement superbe:notre investisseur met de l’huile de coude, beaucoup, et en fait un petit bijou que tout le monde lui envie .la valeur de son capital a triplé minimum .Helas trois fois hélas , 10 ans après une autoroute est construite au pied des son petit bijou et crac invendable.et/.ou un gouvernement de Gauche bien à gauche décide que désormais tout l’immobilier , sans seuil ,paiera un impôt sur la fortune 3 fois plus élevé qu » aujourd’hui pour sauver la planète…..A moins d’être un idiot parfait ( pour certains çàa parait évident -:) et avec le recul je sais que dans ma vie j’ai toujours essayé de prendre la bonne décision ( comme tout le monde) et qu’ à la fin de ma vie le résultat…. est parfois bizarre.LOL

    • Heureusement Greta et Tesla arrive et son bijou sera sauvé….tous électriqueS sans bruit ou bien en vélo ou à pieds …reste malheureusement la gauche…là je n’est pas de solution😫😫

  4. julien bonnetouche says:

    CORONAVIRUS : une opportunité pour les investisseurs en actions ?
    ( c’est bientôt le moment à saisir pour se décider à investir comme écrit dans le titre de l’article)

    Pour le moment, et sans tenir compte d’une toujours possible mutation plus grave, le virus chinois semble n’être qu’une pneumopathie virale à peine plus grave qu’un rhume banal. Pas davantage qu’une grippe en tous cas, voire nettement moins.

    Les autorités chinoises soucieuses de montrer leur implication et leur sens de la responsabilité dans la nouvelle donne du concert des nations en font peut être un peu trop.

    les médias mondiaux ne sont pas en reste et comptent à chaque heure qui passe les quelques morts supplémentaires, sans se rendre compte du nombre ridiculement négligeable de ces décès, alors qu’une simple grippe entraine pas loin du million de morts dans le monde chaque année.

    Et ce matin, les marchés baissent. Non pas du fait du virus, mais à cause de la « prise de tête médiatique » et des mesures de quarantaine mises en place par la Chine, qui si elles sont maintenues assez longtemps peuvent réduire l’activité du pays, donc du commerce mondial.

    Or le problème N°1 des marchés, c’est justement le commerce mondial.

    Au moment où j’écris ces lignes on a allègrement franchi à la baisse le support des 5950 (en réalité 5930) sur le CAC, avec pour prochain objectif les 5730/ 5750.

    Cette petite » purge » salutaire était attendue, mais a été momentanément remise en cause avec le franchissement des 6100 à la hausse en début d’année.

    Il me semble que 5750 constituerait un point d’entrée valable pour les nouveaux entrants (ou ceux qui veulent se renforcer en actions)

    Mais il s’agit ici d’anticipations , et nous devrons surveiller attentivement ce support des 5730 et l’ambiance générale à ce moment là.

    On peut aussi supposer que les chinois relâcheront leur étau si les bourses baissent trop.
    Mais il y a un problème de timing : à quel moment commencera t on à dire que l’épidémie est en phase de décroissance, ou simplement qu’elle est moins grave que prévu ?
    Cela peut prendre encore quelques semaines.
    Et quelques semaines c’est très long pour les marchés.

    le support suivant se situe en effet vers 5450, un peu trop éloigné pour le moment, compte tenu de la disproportion entre la nocivité du virus et les mesures prises pour éviter sa progression.

    A voir dans quelques jours.

    Toujours est il que cela ne remet pas en cause les perspectives haussières pour 2020, je dirais même que c’est bien venu.

  5. Et oui La plus value se fait à l achat mais quand ? Thatcher is the question

  6. Ca serait pas le moment de renforcer les valeurs du luxe?

  7. Va savoir ..black Swan ou pas ? Ça paraît un peu tôt pour replonger en bourse mais bon ça n engagé que moi

  8. Le monde de demain says:

    Ca pourrait être un scenario, la mondialisation remise en cause par l’ arrêt de l’ usine du monde couplée à l’ émergence des populistes/protectionistes avec relocalisation de la prod.

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