Une stratégie d’investissement 2019 rédigée le 15 Octobre 2018 et publié pour la première fois à cette date.

Les marchés financiers vacillent depuis plus ou moins 15 jours [NDLR : Depuis début octobre 2018]. Les taux d’intérêt montent faisant baisser la valeur des obligations ; Les actions baissent parfois violemment. Nous entrons dans une nouvelle phase de grand stress qui remet le monde face à la réalité d’une croissance économique droguée aux politiques monétaires excessivement accommodantes.

Warren Buffet pourrait expliquer que c’est « lorsque la marée redescend que l’on voit ceux qui se baignent nus« . La banque centrale américaine débute l’introduction de son resserrement monétaire (vous noterez l’extrême lenteur du process… « Débute l’introduction… » ; Nous sommes encore très loin du resserrement réel)… et déjà, des craquements se font entendre dans le monde des dépendants des états-Unis et du dollar.

Nous entrons dans une phase de grand stress qui devrait nous permettre de répondre à la question fondamentale que nous posions dans cet article « Bulle globale ou destruction de la valeur de la monnaie et hyper-inflation sur les actifs ? ».

Allons nous tous droit vers l’éclatement du grande bulle spéculative globale construite par l’abondance de liquidité depuis presque 10 ans…. ou allons nous faire le constat de la persistance de ce dérèglement monétaire et entrer dans une nouvelle phase d’hyperinflation sur la valeur des actifs ?

C’est la question majeure du moment ! Il est malheureusement impossible de connaître la réponse avec certitude.

  • Soit les banques centrales maintiennent le cap du resserrement monétaire et acceptent l’idée selon laquelle les marchés financiers vont littéralement s’effondrer. Noter que si le retour de l’inflation durable dans l’économie réelle venait à remplacer l’inflation dans l’économie financière, la baisse de la valeur des actifs indexés sur l’inflation serait limitée par la hausse quasi-mécanique des revenus (action ; immobilier par exemple) ;

 

  • Soit les banques prennent peur devant les conséquences financière d’une politique monétaire moins accommodante … et se relancent dans un nouvel épisode d’expérimentation monétaire. Ce serait  alors le retour d’une politique monétaire excessivement accommodante qui détruirait la valeur des monnaies par l’hyperinflation. Nous pourrions alors entrer dans une nouvelle phase de taux d’intérêt négatifs. Il pourrait s’agit de la construction de nouveaux marchés haussier qui dépasseraient allègrement les niveaux actuels; Mais attention aux mirages… ce ne serait pas la valeur intrinsèque des actifs qui augmenterait … mais la monnaie qui permet d’exprimer cette valeur qui perdrait de la valeur.

 

Notons aussi, que les deux scénarios peuvent également se réaliser successivement ! C’est d’ailleurs un scénario qui m’apparaît sérieusement envisageable !

 

 

Les banques centrales ont conscience de l’impossible retour à une politique monétaire « normale ».

Elles perçoivent la destruction des modèles monétaires anciens… mais elles ne peuvent pas l’admettre. Les banques centrales se doivent de faire semblant de croire qu’il est possible d’augmenter les taux d’intérêt. Elles n’ont pas le choix, elles doivent maintenir la pression sur les états et tous les spéculateurs !

Des taux d’intérêt qui sont annoncés en augmentation, ce sont des états qui doivent se réformer, réduire leur dépense et se plier à ces nouvelles exigences financières ; Ce sont des spéculateurs qui doivent de perdre du capital, c’est la matérialisation de l’indispensable aléa qui justifie l’enrichissement des spéculateurs.

Nous entrons donc dans une période de la grande illusion. La grande illusion des banques centrales qui se doivent d’essayer l’impossible resserrement monétaire. Les banques centrales doivent crever les bulles… elles doivent faire baisser la valeur de tous les actifs tant que la croissance économique est suffisamment forte pour rendre ce moment le moins douloureux possible pour l’économie réelle…. Mais au fond, les banques centrales savent qu’elles devront remettre le couvert dans quelques mois, années tant les déséquilibres sont puissants.

 

 

… sauf à accepter l’effondrement du capitalisme financier.

Le capitalisme ne pourra survivre durablement à ce retour à la réalité. Les défauts se multiplieront dans d’une économie mondiale surendettée dont les profits ne permettent plus de financer la croissance future. Lorsque la croissance économique est construite sur toujours plus de d’endettement, il n’est pas possible de mettre fin à cet endettement toujours plus élevé … sans détruire la croissance ! Ce cercle vicieux met en exergue la fragilité du capitalisme dont l’élection de dirigeants populistes est le symbole.

Les institutions financières qui dirigent littéralement le monde (les états sont sous la soumission direct de l’arrogance des banques centrales qui ont le pouvoir d’influer sur la politique – Un exemple simple, l’Italie. La banque centrale Européenne a annoncer ne pas vouloir sauver l’Italie dans le cadre d’un plan de sauvetage compte tenu de sa politique actuelle – La démocratie Italienne doit se conformer au pouvoir de la banque centrale européenne…) n’ont pas d’autres choix que de poursuivre la destruction des monnaies par des politiques monétaires non conventionnelle pour sauver le capital !

Demain, la question de la volonté profonde des peuples devra être posée ! L’accumulation d’élection nationale qui dans lesquelles les peuples expriment leur volonté de changer de modèle n’est pas anodin ! Je ne crois pas qu’il faille interpréter ces élections comme une montée du racisme, de l’antisémitisme ou autres désir de haine, mais simplement comme l’expression de la volonté d’une majorité qui souhaite mettre fin à certains excès.

Celui qui se revendique du progressisme aura l’explication simpliste d’évoquer la montée de la haine envers son prochain. Je ne crois pas à cette idée simpliste des « bons » contre les « méchants ».

Je crois simplement qu’il s’agit là de l’expression d’un peuple qui veut changer de modèle ; Il ne faut pas négliger les conséquences de ce nouvel ordre qui est en train de se construire.

L’exemple de Trump est magnifique. Nous l’écrivions dès 2016 au lendemain de l’annonce de son élection « Trump président… De la mutation économique à la mutation sociétale non sans conséquences sur le patrimoine et la fiscalité ? : 

« Systématiquement, ces votes contre le courant dominant des intellectuels, contre la bien-pensance de ceux qui affirment savoir, peuvent être interprétés comme des cris de rages d’un peuple qui affirme savoir ce qui est bien pour lui et refuse de se voir obliger d’être en accord avec l’avis de quelques uns déconnectés de la vie réelle.

Le propos n’est pas ici de disserter, polémiquer, afficher des opinions, simplement de faire le constat suivant, froid et apolitique : Nous pourrions assister dans les prochains mois, années, à une mutation sociétale majeure. Après la révolution économique et financière, nous assistons aujourd’hui à une révolution sociétale.

Les « têtes couronnées » pourraient changer et les politiques financières (via le rôle des banques centrales) et fiscales pourraient bien prendre un tournant inédit (ou du moins opposé aux tendances actuelles). »

 

Nous avons rédigé cet article il y a deux années ! Nous y sommes maintenant !

 

Trump détruit tout, casse les certitudes d’une économie libérale construite autour de fantasmes, … Nous ne savons pas ce qui en ressortira… mais force est de constater que les choses changent, la question est de savoir si c’est dans le bon sens 😉

Dans le prolongement d’une tribune publiée dans le journal La Croix, Olivier Blanchard, ancien chef économiste du FMI affirmait :

« Inspiré par les évènements de France [NDLR : Les gilets jaunes]. Se pourrait-il que, compte tenu des contraintes politiques liées à la redistribution et aux contraintes de la mobilité des capitaux, nous ne puissions tout simplement pas atténuer les inégalités et l’insécurité suffisantes pour prévenir le populisme et les révolutions. Qu’est-ce qui vient après le capitalisme ? »

 

Une phrase fondamentale émerge de son interview au journal La Croix :  « Nous avons en effet à remettre en cause un certain nombre de dogmes du capitalisme mondial tel qu’il a émergé à partir de l’après-guerre, à la fin des années 1940.
Je pense par exemple à la liberté totale du commerce international, qui bénéficie énormément aux consommateurs, mais crée aussi de graves problèmes sociaux. Nous ne pouvons pas continuer à simplement dire que l’on s’occupera des « perdants du système ». Car en réalité, on s’en occupe assez mal. »

 

 

 

Le capitalisme financier serait il sur le point de perdre le pouvoir ? Quel prix le peuple est il prêt à payer pour retrouver le pouvoir de la démocratie ?

 

NB : Cet article de stratégie d’investissement a été rédigé avant la révolution des gilets jaunes. Les gilets jaunes confirment pleinement cette réflexion globale de la recherche d’une correction des excès d’un capitalisme financier à outrance. Je vous encourage donc à relire ces articles importants sur les conséquences encore imprevisibles :

 

A suivre …

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33 Comments

  1. Qui peut prétendre faire des prévisions avec des conditions et interactions aussi nouvelles ?
    Je viens de tuer un poulet pour voir la couleur de ses viscères. Comme c’était rouge trop foncé, je me suis alors jeté sur un jeu de tarot. Ouf, j’ai sorti une dame et le 21. On est sauvé.
    Donc normalement, acceptez de perdre 100% de votre patrimoine et vous n’aurez plus de problèmes de riches et vous aurez les problèmes des pauvres.

    • Comme vous le savez vous qui me lisez depuis longtemps. Je sais surtout de je ne sais rien. Il ne s’agit pas de certitudes… juste d’une grille de lecture qui est la mienne. Ai je raison ; ai je tort ? Je n’en sais rien.

      L’objectif ici est de réfléchir ensemble ! Car nul ne détient la vérité … néanmoins, j’ai la certitude que l’accumulation des expériences personnelles permet de construire une vérité.

      • Il y a deux semaines, j’entendais de la part de conseils en placements que les signes économiques étaient bons. Donc il était normal d’avoir confiance dans le marché actions sans avoir de craintes nourries par une hausse constante après des injections de liquidités massives. Et boum, 3 pets de souris plus tard, un CAC frisant les 5000 et le spectre du crac rejaillit. Notre réflexion est biaisée, les pics et creux sont des figures adorées de notre construction cérébrale. Le mal et le bien, la douleur après la joie ou l’inverse.
        Alors pourquoi s’essayer à ce jeu pipé mis à part s’exercer au rôle de prédicateur devant ses adeptes ? Dans d’autres temps, lors d’une éclipse on s’adonnait aux sacrifices. Aujourd’hui, les batailles ont changé. Certains veulent la peau de Trump, la taxation des robots, l’abolition du CO2, la destruction de l’occident, la fin du capitalisme, la fin des élevages, l’arrêt des centrales nucléaires. Peu importe le domaine, il faut juste que cela soit une lutte. En avoir une rassure.

        • Sénèque says:

          Les banques et autres courtiers en placements financiers vous diront toujours que les signaux sont bons pour investir sur les marchés financiers, et que s’ils présentent des risques de valorisations, un investissement progressif est pertinent. Soit vous les croyez purement et simplement (un peu dangereux tout de même de croire un banquier…), soit vous intégrez le fait qu’ils sont rémunérés sur les frais d’entrée, les frais sur encours et autres. Donc, le conseil est-il libre et non biaisé ? Votre conseiller investit-il de la même manière que celle qu’il vous conseille ?

          Identifier les intérêts de son interlocuteur peut être intéressant pour évaluer la pertinence de leurs avis. Cela me rappelle une récente intervention de la Banque Privée du Crédit Agricole dont le thème était d’introduire du risque dans la gestion des actifs financiers. Normal, c’est VOUS qui prenez le risque, pas eux qui, quoiqu’il arrive, toucheront des commissions sur les encours avec une base qui peut donc varier mais même avec une baisse de 40%, ils prélèveront les frais. Cette dose de risque se traduisait d’une part avec des OPCVM actions (« les PER sont peu élevés au regard de la moyenne historique », oui, en effet, mais quid des PER avec des réévaluations à venir de bénéfices ???) et, bien sûr au regard de la rémunération pour l’industrie financière, des produits structurés. Les conseillers souscrivent-ils également à titre personnel à ces EMTN et autres ???

          Par ailleurs, il convient d’ajuster les paradigmes (quid de l’espérance d’actifs financiers lorsqu’encore hier, la France émet des titres de dettes depuis quelques années tout de même maintenant à taux négatif (cf. https://www.zonebourse.com/actualite-bourse/La-France-a-emprunte-4-975-milliards-d-euros-a-court-terme–27814484/), tout comme d’autres pays et des entreprises de premier plan). Vouloir à tout prix du 6% net délivré par des actifs financiers en restant dans son fauteuil (comme recherché par certains de mes interlocuteurs) témoigne d’un manque de discernement sur le monde économico-financier de mon point de vue et pourrait se révéler source de désillusions.

          • # Sénèque
            Lol, vieille histoire en effet

            1° « La France emprunte depuis août 2014 à des taux négatifs sur des échéances de court terme, ce qui signifie que les investisseurs, qui cherchent à tout prix des placements sûrs, sont prêts à perdre de l’argent en lui prêtant. Emprunter sur ces échéances devient donc rémunérateur pour le Trésor. »=> je suis ainsi sûr d’être prêt à perdre de l’argent…. le biais psy est immanquable, je préfère être sûr (de n’importe quoi) mais ne pas être dans le flou
            Les loyers « garantis » du bail commercial d’habitation repose sur le même fondement…..
            On travestit la folie d’oripeaux de Raison logique…

            Quant aux frais prélevés par les fonds, on est SUR de se voir ponctionner X% et jamais sûr de revoir même son K initial

            … du même acabit que l’IFI qui veut « flécher » l’épargne des Français vers le….. euh comment dire? … risque…non soutien aux (grandes) entreprises.
            Résultat ? comme les contratsNSK/DSK, néant……

            Je ne veux pas que l’on me flèche, ni qu’on me scanne, ni m’espionne.
            Je veux me former et comprendre, même un peu.
            Je veux faire mes propres erreurs
            et les assumer si nécessaire

            • Sénèque says:

              Juste pour poursuivre sur votre réflexion sur l’IFI, dont j’ai toujours du mal à comprendre sa constitutionnalité, mais bon c’est un autre sujet (soit on supprime l’ISF, soit on le maintient, mais on ne fait pas cette réformette qui permet aux plus « gros riches » de voir leur ardoise fondre substantiellement et qui impacte à la marge les « petits riches » qui eux ont vu une évolution, certes à la baisse, mais dans des proportions en relatif bien moins considérables, entendu que plus le patrimoine est important, plus la part d’actifs financiers augmente) : le gouvernement soustrait de la base les actifs financiers, en ce donc particulièrement compris, les supports en euros, les parts d’OPCVM, et autres actifs plus bancaires, avec, attention !, comme argument de « favoriser l’économie réelle » ! sic !! En effet, acheter sur le marché secondaire des actions de sociétés du CAC 40, des parts d’OPCVM, et souscrire à des actifs généraux d’assurance-vie financent l’économie réelle… Cela permet juste une fluidité dans l’échange des actifs financiers, de favoriser les produits de gestion d’épargne financière et autres avantages du même acabit, soit donc quasi exclusivement des avantages pour le secteur financier, qui siphonne l’économie réelle. Cela aurait été pour les investissements sur le marché primaire, des souscriptions à des dettes en direct, en gros, apporter des ressources à l’économie réelle, là cela aurait pu être cohérent (et non mensonger). Mais là, il faut être journaliste sur BFM pour croire qu’acheter des actions TOTAL sur le marché secondaire est utile pour l’activité de TOTAL ou que cette évolution de l’ISF en IFI ne profite pas aux plus riches des riches (rien contre eux au demeurant, c’est plus le total manque d’équité qui m’interpelle dans ce traitement fiscal).

              • Sénèque, je suis totalement ok.

                L’erreur fatale, le talon d’Achille inique, ce fut de soustraire de la base IFI les foncières cotées et pas les scpis.
                Y a pas du gros lobbying là dessous, mmh?
                Aucune logique autre que celle du trafic d’influence pour conserver un certain avantage de la place de Paris et de sa championne Unibail, peut être, et toutes les autres foncières….

                Enfin, les oeuvres d’art sont hors base, c’est notre Fafa national désormais président qui doit être content…..

                Quel enfumage permanent :
                On arrête le tabac mais on initie le cannabis
                Oui , mais tout cela est…IFI thérapeutique …

                Donnez moi mes cachets please….

    • « La prévision est un art difficile, surtout quand elle concerne l’avenir » (proverbe Danois).

  2. Depuis le début de l’année :

    DJ +2,51%
    Nasd +8,60%
    CAC -4,65%

  3. Je suis d’accord, nous sommes dans une nouvelle période qui va faire date … ou bien la fin d’un cycle … ou le renouveau … bref, rangeons les théories des cycles et autres et soyons vigilants !

  4. À mon avis, il faut rester sur les actifs tangibles et ne surtout pas faire ce que Macron (ie les banquiers) voudrait que les investisseurs fassent.

    • Mon pauvre, si c’était Macron le problème de cette crise mondiale, il serait vite résolu….

      • La politique de Macron consiste à inciter les français à acheter des actifs financiers alors que nous pouvons craindre une crise mondiale, c’est en écoutant ce genre de conseils que l’on devient pauvre.

        • La stratégie de Macron vise à corriger une énorme carence structurelle française en matière d’investissement vers des actifs financiers autres que sécurisés et que l’immobilier. Elle ne s’inscrit pas dans la même temporalité que le problème dont nous parlons ici.

          • « Carence structurelle », rien que ça ! Ne nous plaignons pas que les français soient plus malins que leurs politiques ou que certains commentateurs…

            • Si vous pensez qu’il est plus malin d’avoir tout l’argent d’un pays sur des livrets A et l’immobilier grand bien vous fasse, mais l’histoire économique prouve que c’est en investissant dans les entreprises qu’une nation prospère.

              • Si j’achète une action sur un marché, je paye un actionnaire et pas l’entreprise. Il n’y a que les achats d’actions nouvelles qui vont financer nos entreprises. Non ?

                • Je vous laisse à vos certitudes, bonne nuit

                • celui qui achète une action à l’investisseur original permet à ce dernier de réinvestir. Donc tous 2 sont investisseurs

                • Philippe,

                  le but de l’investisseur est effectivement de gagner de l’argent en échange d’un risque. Le risque étant de miser sur une entreprise qui adopte une stratégie de développement efficace. Donc oui quand tu achètes tu effectues une transaction avec un vendeur, et inversement. C’est le montant de la transaction qui défini le cours de l’action.

                  Pour l’entreprise le gain est ailleurs.

                  Ce sont les banques qui exigent des entreprises d’être sur le marché. Les entreprises ne le font jamais de bon cœur.

                  Le deal est simple, tu veux qu’on te prête de l’argent, alors vient sur le marché. Pour la banque la valeur du titre permet de vérifier l’intérêt des investisseurs pour l’entreprise. Elle permet également à la banque de prendre des parts et de gagner des pépètes.

            • Je ne trouve pas particulièrement malin de placer sur des livrets plus d’argent que nécessaire à des projets courts termes ou des incidents de la vie.

              C’est une mentalité très terrienne, très française.

              Et c’est comme ça que des gens partent au cimetière avec 200 000 EUR de liquide sur des comptes en banque.

              Ensuite l’état récupère l’argent et n’en fait rien.

              Finalement cet argent aurait été très utile en étant investi. Après chacun sa sensibilité, investi en bourse pour les uns, en projet immobilier pour les autres ou tout simplement pour améliorer le quotidien de ses proches.

              Je connais un petit vieux qui a dépensé une belle partie de sa retraite à financer le projet de son petit fils. Aujourd’hui le petit fils en question est patron et mène sa barque. Il n’est pas riche mais à autre chose à faire que de se plaindre sur un rond point.

              Mon avis est que oui il y a bien une « carence structurelle » pour reprendre les termes de l’intervenant précédent.

    • Bonjour
      C’est quoi tangible ? Vous pensez que de bonnes entreprises avec de bonnes marques et des barrières à l’entrée ce n’est pas du tangible ?
      Le SP 500 fait en moyenne 10 % par an sur plusieurs décennies… cela vaut bien de l’immobilier vous ne pensez pas ?
      Je ne pense pas que le monétaire soit un investissement de long terme, tout au plus pour une période d’attente…
      bien amicalement
      Antonio

  5. Excellent article synthétique, merci (on sent le Bertez aussi…!) qui ne donne aucune solution, et tant mieux, c’est son but….

    « Quel prix le peuple est il prêt à payer pour retrouver le pouvoir de la démocratie ? »=> en revanche, le changement de paradigme sera aussi sur la notion de prix, car quand on a plus rien à perdre (laminage des pauvres et classe moyenne) et bien, l’on ne paye plus et le renversement n’a donc pas de prix stricto sensu.

    La rage s’accommodera mal des échanges policés, y compris commerciaux,et c’est bien pour cela qu’on assiste à cette montée des surveillances et monnaie électronique, etc, car la crainte est aussi de l’autre côté.

  6. Ange LERUAS says:

    un blog comme un débat et un dialogue de sourd.
    May-Thé
    La stratégie de Macron vise à corriger une énorme carence structurelle française en matière d’investissement vers des actifs financiers autres que sécurisés et que l’immobilier.
    Gérard répond : « Carence structurelle », rien que ça !
    May-thé réplique Si vous pensez qu’il est plus malin d’avoir tout l’argent d’un pays sur des livrets A et l’immobilier grand bien vous fasse, mais l’histoire économique prouve que c’est en investissant dans les entreprises qu’une nation prospère
    Philippe intervient :Si j’achète une action sur un marché, je paye un actionnaire et pas l’entreprise. Il n’y a que les achats d’actions nouvelles qui vont financer nos entreprises. Non ?
    May-thé, contre toute, désapprouve laconiquement :Je vous laisse à vos certitudes, bonne nuit
    May-Thé est certainement un boursicoteur et prêche pour sa paroisse les actifs financier les investissement dans les outils de production trop risqué.
    Les pro et anti bourse n’ont pas encore compris que le boursicotage est une pratique neutre vis à vis de l’èconomie. Le Boursicotage est un lieu ou les boursicoteur se plument et remplument entre eux. En se privant de monnaie (un pouvoir d’achat) à l’achat pour en faire profiter le vendeur. L’acquéreur espérant faire un profit sur le dos d’un autre acquéreur qui perd alors un pouvoir d’achat pour le transférer à un autre.
    La bourse n’est active qu’au change ment de main de l’action le reste du temps les cotations peuvent faire le yoyo on s’en fou. Seul doit être retenu l’action, le changement de main, la perte de pouvoir d’achat de l’un au profit d’un gain de pouvoir d’achat de l’autre de même valeur.

    Si vous n’arrivez pas à comprendre la neutralité de la bourse, vis-à-vis de l’économie ( hormis les commissions aux intermédiaires qui sont du domaine économique pour service rendus), cela a pour origine le manque de rigueur dans votre éducation notamment sur le concept de monnaie, la dette, la création de la monnaie, l’épargne, le patrimoine.

    Essayons de rationaliser cela.

    Ne vous laisser plus leurrer. Et accepter la réalité ; la dette n’est pas de la monnaie : Point barre. L’emprunt, le prêt pas plus c’est une circulation de monnaie et la monnaie reste monnaie papier ou scripturale qui dans cette circulation change de propriétaire et induit chez l’un une reconnaissance de dette qui ne peut être de la monnaie puisque la dette ne peut servir à rembourser la créance du préteur qui n’est pas plus monnaie.
    Une dette, une créance, un bien ou un service n’est pas une monnaie mais, ont une valeur. Ne faites jamais l’erreur de confondre valeur et monnaie. La monnaie n’EST pas une valeur mais A une valeur, ne confondez pas être et avoir.
    C’est parce que la monnaie a une valeur qu’elle devient alors un moyen d’échange de main d’un bien ou d’un service consommable de même valeur. Mais aussi, la monnaie peut s’échanger contre un patrimoine de même valeur, puis encore, contre une créance de même valeur la quelle créance ne peut être ni monnaie ni un bien consommable donc un patrimoine.
    La dette n’est qu’une expression générique nous devrions dire reconnaissance de dette c’est à dire reconnaissance d’une créance envers soi donc : partie de son patrimoine d’une valeur négative alors que la créance est un patrimoine positif.

    Partant de ces principes nous différencions trois domaines de l’économie distincts les uns des autres qui ne se mélangent pas 
    1° les biens et les services disponibles, issus de la production, et offerts à la consommation
    2° Le patrimoine biens meubles ou immeubles, en entier ou en part, plus les créances et les dettes ; les trois premiers en valeur positive et la dette en valeur négative. On ne peut comptabiliser son patrimoine global sans y inclure les valeurs négatives (inventaire de succession)
    3° L’Épargne c’est-a- dire la monnaie papier ou écriture qui ne peut avoir comme usage que de servir d’échange de main d’un patrimoine ou un bien et service issus de la production. Ce qui fait de l’épargne un domaine économique à part, une interface, un outil, servant d’échange de main, dans les deux autres domaines de l’économie : d’une production de biens et de services ou d’un patrimoine.

    La difficulté est de concevoir que le patrimoine et l’épargne ne sont pas uniquement individuels mais peuvent être aussi national. La somme des patrimoines et la somme des épargnes de tous y compris les personnes morales et les collectivités.
    Si vous conceptualiser ces trois entités de l’économie vous pourrez comprendre que la monnaie, en économie, est neutre.
    1° La masse d’épargne à chaque changement de main d’un patrimoine ou d’une production reste constante.
    2° l’économie ne dépend pas de la masse de l’épargne mais, de la quantité et de la vitesse de changement de main uniquement dans le domaine de la production entre producteur et consommateur, ce qui est une volonté citoyenne de produire et de consommer ( comportement). Ce n’est pas la masse d’épargne qui décide des volontés des consommateurs civilisés c’est à dire ceux qui ont la civilité de produire pour les autres autant que les autres produisent pour lui.

    Ce n’est pas la masse de monnaie qui pose problème c’est l’incivilité. Rien n’empêche de créer de la monnaie pour servir de consommation d’avance (c’est- a- dire consommer plus que produit) si cette periode est suivit de la civilité, par la suite, de consommer moins que produit et la monnaie issue de la surproduction immobilisé ( ligne de crédit effacée).

    Ce n’est que l’incivilité de ne pas, par la suite, consommer moins que produit qui devient alors cause de crise :
    1° à titre individuel : crise dite injustement de subprime (cause comportementale) qui entraîne une baisse de consommation du responsable, faute de ne plus pouvoir consommer plus que produit et la perte de son patrimoine.
    2° à titre national : Crise dite injustement crise de la dette souveraine (cause comportementale collective) qui entraîne une baisse des consommations de la nation responsable, faute de ne pas avoir par civilité, par la suite, consommé moins que produit et après perte de son patrimoine.

    Et la crise 2008 me dirait vous : financière ou comportementale ?
    Indice 1 : les entreprenants (ceux qui sont les intermédiaires entre les producteurs recrutés et les consommateurs) payent des rétributions et des attributions ainsi que des contributions avant que le consommateur paye les consommations produites par les entreprenants.
    Indice 2 : les consommations sont payées avec des rétributions, des attributions ou des contributions
    Indice 3 ; les détenant de contributions et de rétributions, sombre dans la psychose des lendemains difficile suite à la crise des subprime ou de la dette souveraine (sans effet sur eux) et réduisent leurs consommations pour se préserver des lendemains difficiles.
    Quel est le résultat de ces comportements ?

    La reprise début quinquennat : financière ou comportementale ( confiance en des jours meilleurs) ?
    Vous remarquerez que la récession n’est jamais causée par les élus mais par la mondialisation ou les finances tandis que la reprise est causée par les mesures des élus mais pas par la finance. Pour cause ce n’est que des comportements qui en sont responsables. Notre société n’est-elle pas la somme des comportements de chacun ?

    Pour revenir à la bourse et ses actions, partie de la composante patrimoine de l’économie, comme tout ce qui appartient au patrimoine, l’action à une valeur théorique, latente, on peut comme tout patrimoine, l’œuvre d’art par exemple, par des ventes successives orchestrée, faire monter la côte, ou encore par la fiscalité rendre attractive l’action, on peut face à des sur fiscalités, faire monter la valeur pour contrarié les effets de cette sur fiscalité, (plus valus par exemple), il y a aussi la confiance, voir la cotation de stars stupa, coquille vide. Acquérir une action nouvelle n’est jamais une certitude d’œuvrer pour créer de nouvelles productions.

    Dans la composante patrimoine tout changement de main n’a pas d’effet sur la composante production des biens et services voués à la consommation.
    Dans la composante épargne tout changement de main n’a pas d’effet sur la composante production de bien et service voué à la consommation puisque seul les changements de main de biens et de services influe sur la circulation de la monnaie.. Tout dépend alors de la volonté des producteurs et des consommateurs de s’entendre sur les besoins à produire et leurs valeurs.

    • What a tirade ! (Guillaume, pourriez vous autoriser les modifications de commentaires par leurs auteurs afin de corriger les éventuelles fautes et absences de ponctuations ?).

      Pour revenir à l’impact des boursicoteurs sur l’économie:
      Effectivement, je monte une société et vends ses actions car je sais qu’il existe un écosystème où plein de gens vont essayer d’en profiter par pure cupidité.
      Donc comme dans la nature, chacune de nos activités peut être utile à d’autres et tout se tient… enfin c’est une idée à 2 balles mais cela fait du bien de poser parfois quelques mots sur u nos histoires de placements si aléatoires.

      • Ange LERUAS says:

        la cupidité des uns profite aux autre qui est responsable? pour une fois ce n’est pas celui qui profite mais le cupide, il n’en est pas de même pour la corruption où faire profiter l’autre est une obligation pour pouvoir du corrupteur profiter.

        Sans cupide, ni corrompu ne serions nous pas mieux (dans l’intérêt général, bien sur) ?

    • Au hasard de ce blog on tombe sur des perles, (je ne souhaite flatter aucun égo ;)) cependant l’article et votre réponse et d’une qualité qui espérons le, verront des contradicteurs aussi pertinents pour l’information de tous. Merci à vous.

  7. Cette période apportera peut être une obligation européenne des dettes souveraines avec obligatoirement une hausse des taux d’emprunts ? Le capitalisme y perdra mais la démocratie sociale y gagnera et l’Europe aussi au final ces livret seront débloquer .. Un scenario pas tres plausible mais bien possible et pour. Une fois le mot égalité retrouverait un sens en Europe …

  8. julien bonnetouche says:

    Ouais, ouais ouais ouais ……

    Question 1 :

    C’est qui le capitalisme financier ?
    Réponse : en terme de capitalisation boursière, ce sont d’abord et pour l’essentiel et de très loin, les américains.

    Question 2 :

    Qui a intérêt à ce qu’il s’effondre ?
    Réponse : personne, et surtout pas les américains, et Trump non plus sans quoi il va se faire virer.

    Or nous avons atteint des seuils limites l’année dernière, avec uns baisse de 19,5% du SNPI500 fin décembre ; pourquoi limite ? parce qu’ au delà de 20% dans l’année, on passe techniquement en bear marcket.

    Et tout le monde à remarqué que ce sont la totalité des actifs mondiaux qui ont baissé de 10 à 20% ( excepté immobilier et OR) C’est extrêmement douloureux.

    Les milieux économiques américains (et pas seulement eux le reste du monde et les chinois aussi) sont très inquiets de la politique de Trump, car c’est à cela que nous devons cette année catastrophique en bourse qui si vous regardez dans le rétroviseur a débuté en mars 2018 exactement avec la guerre commerciale.

    Et rien ne justifiait ni sur le plan macro, ni sur le plan micro-économique une telle baisse. les entreprises vont plutôt bien un peu partout, surtout aux USA.

    Conjointement à cela, il faut aussi mettre en perspective les élections américaines dans 2 ans, et aucun président américain ne peut se faire réélire avec une baisse de la bourse de 20%, tout simplement parce que les américains sont très investis.
    Or si la bourse dégringole très vite, elle met beaucoup plus de temps pour remonter.

    Pour ces raisons essentielles, la guerre commerciale doit absolument prendre fin d’ici l’été, conjointement avec une probable mise sous le coude du brexit pendant quelques années faute d’accord possible entre anglais.

    Cela devrait alors permettre alors un retour progressif à la normale de la situation boursière mondiale, laquelle doit être dans le vert pour fin 2020 au plus tard.

    Et si il faut de l’argent, je parierais volontiers que les QE reprendront.

  9. en ce qui concerne l’Europe un grand merci à Juncker qui a tout fait pour que les boites délocalisent en Chine et en Inde

  10. OUI
    Mais certaines reviennent en Europe et France
    La Chine n’est pas (plus) toujours l’eldorado

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