C’est toujours la même histoire avec l’industrie de l’épargne lorsqu’un nouveau placement arrive sur le marché. Les compagnies d’assurance et les banques se précipitent pour proposer des produits dans lesquelles les marges commerciales sont tellement importantes que les perspectives de performances pour l’épargnant se d’autant réduite.

Il n’y a pas de secret : Un bon PER, c’est avant tout un PER dans lequel les frais seront les plus faibles. Ce n’est pas plus compliqué que cela.

Tout comme un bon contrat d’assurance-vie est avant tout un contrat avec des frais les plus faibles (cf. « Assurance-vie : Investir en unités de compte est rarement rentable à cause des frais de gestion« ).

Le 18 janvier 2021, le ministre de l’Économie, des Finances et de la Relance, Bruno Le Maire, sollicitait l’avis de la présidente du CCSF sur les nouveaux plans d’épargne retraite (PER) créés par la loi Pacte. Il souhaitait disposer d’une analyse sur « la nature et le niveau des frais des offres d’épargne retraite mises en place.

Le rapport du CCSF qui vient d’être publié confirme l’analyse que nous vous proposons ici depuis le lancement du nouveau PER : Les frais sont trop élevés ! L’épargnant est, encore une fois, considéré comme une vache à lait ; Avec de tels frais, les perspectives de rendement ne peuvent pas être à la hauteur des risques inhérents à l’investissement en actions ou en obligations.

Le CCSF a analysé 34 PER. Le rapport propose une moyenne des frais prélevés par la compagnie d’assurance-vie qui gère le PER :

  • Frais d’entrée :3.18% en moyenne sur les 34 contrats (0% pour les contrats aux frais les plus faibles)
  • Frais de gestion du contrat d’assurance-vie : 0.87% pour la partie UC et 0.83% pour la partie fonds euros (0.50% et 0.60% respectivement pour les contrats aux frais les plus faibles)
  • Frais de gestion des unités de comptes ; 1.90% en moyenne pour les UC actions et 1.10% pour les UC obligations (proche de 0% pour les meilleurs contrats qui proposent des ETF et des actions en titres vifs
  • Frais d’arbitrage : 0.72% en moyenne (0% pour les meilleurs contrats).
  • Frais sur arrérages en cas de sortie en rente viagère ;

Bref, une accumulation de frais insupportables qui réduisent drastiquement les perspectives de rendement de votre épargne retraite.

Oui, vous avez bien compris, lorsque vous investissez dans une unité de compte actions, vous versez 1.90% + 0.87% = 2.77% de frais de gestion annuel. Pour un contrat de 100 000€, cela fait 2770 € chaque année pendant les 25 ans de votre contrat d’épargne retraite, et c’est sans compter les frais d’arbitrage ou les frais de gestion pilotée si vous ne souhaitez pas vous gérez vous même la répartition de votre contrat.

Nous retrouvons le niveau des frais excessifs des contrats d’assurance-vie comme nous vous le détaillions dans cet article « Assurance-vie : Investir en unités de compte est rarement rentable« .

Dans ces conditions tarifaires, il y a de grandes chances que la souscription du PER soit une mauvaise idée !

ps : Vous noterez en rouge, la part des frais de gestion qui sont reversés au « vendeur » du PER. Celui-ci vous expliquera que c’est le prix de son conseil.

C’est quoi un bon PER ?

Comme expliqué rapidement au début de l’article, un bon PER, c’est un PER avec les frais les plus faibles.

Vous avez le choix entre l’excellent PER titres (telle que nous vous le présentons dans cet article « Le PER Compte-titres est un excellent placement, mais où le souscrire ? » ou trouver un PER Assurance avec des frais au plus faibles (frais d’entrée : 0% ; Frais de gestion : 0.50% / 0.60%) dans lequel vous pouvez investir en ETF en gestion libre.

(Attention aux ETF avec gestion pilotée obligatoire qui ajoute des frais inutiles – C’est mieux qu’une gestion pilotée sur OPCVM, mais encore trop chère par rapport l’intérêt de la véritable gestion passive – cf. « Investir en bourse n’est pas complexe ! La complexité est marketing pour justifier les frais de gestion« 

extrait :

« En France, 90.09% des fonds affichent une performance inférieure à l’indice de référence sur 10 ans ; sur 3 ans, ils sont 99.10% à sous-performer l’indice de référence S&P France BMI (indice unique représentant le marché de la bourse de Paris, y compris Grande capitalisation, moyenne capitalisation et petite capitalisation).

Ces résultats remettent en cause nombre de nos idées reçues.

Cela signifie, et les études l’affirment depuis de nombreuses années, qu’il convient de relativiser la science de l’investissement et donc la science de la sélection des meilleurs placements. N’est il pas illusoire de mettre en avant sa capacité à sélectionner le meilleur gérant alors même que 90% d’entre eux n’arrivent pas à faire mieux que leur indice de référence ? 

La science de l’investissement en est elle vraiment une ou s’agit il plutôt d’une science du marketing pour vendre de la fausse expertise à prix d’OR ?

Ne serait il pas plus rentable d’investir votre épargne sur un support indiciel (ETF) ou de vous construire votre propre portefeuille d’actions en direct dont les frais de gestion serait minime ?« 

A suivre.

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