Assurance vie et gestion de patrimoine

C’est toute le paradoxe du marché immobilier en cette fin d’année 2017 : Les taux immobiliers sont toujours très faibles et affichent même quelques baisses (Cf « barème des meilleurs taux immobilier actuels« ). Cette faiblesse excessive des taux de crédit immobilier est à l’origine d’une forte hausse des prix de l’immobilier. Les prix vont ils pouvoir éternellement augmenter ?

N’allons nous pas assister à un blocage du marché à cause d’une demande qui n’a plus les moyens de suivre la hausse des prix ? 

Au contraire, l’amélioration de la conjoncture et le retour de l’inflation dans un contexte de taux de crédit immobilier excessivement bas, ne vont ils pas permettre de justifier une nouvelle hausse des prix ? 

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taux-credit-immobilier-plus-basBonne nouvelle ! Des baisses de taux de crédit immobilier pour ce mois de Novembre 2017 !

C’est le moment de relancer vos projets car cela ne devrait pas durer !

Les taux sont au plus bas, c’est le moment de s’endetter pour investir et valoriser son patrimoine. Voici le barème des meilleurs taux de crédit immobilier grâce à notre comparateur de meilleur taux de crédit immobilier. 

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Comme nous vous le présentions dans notre article des meilleurs taux de crédit immobilier pour le mois d’Octobre 2017, les taux sont stables et toujours excessivement faibles au regard de l’amélioration certaine de la conjoncture. Le mot important dans cette phrase est  « excessivement ». Ni forte hausse, ni forte baisse, seulement quelques ajustements des dernières banques qui adaptent leur barème pour atteindre leurs objectifs commerciaux avant la fin de l’année et préparer une année 2018 qui s’annonce d’ores et déjà comme complexe et imprévisible.

Il n’est pas normal que les taux d’emprunt pour investir dans l’immobilier soient inférieur au taux de croissance nominal de l’économie (inflation + taux de croissance). Cette situation créée une opportunité incroyable pour l’investisseur de long terme ! (cf »Les taux immobiliers vont augmenter mais cette hausse sera modérée et non catastrophique » pour comprendre)

Cette situation de taux immobilier excessivement faibles au regard du niveau de croissance et d’inflation n’est pas saine et pourrait être la cause d’une augmentation encore plus forte des prix de l’immobilier dans les prochains mois si elle devait perdurer. 

 

 

Des prix de l’immobilier qui augmentent au premier semestre 2017

Au premier semestre 2017, les prix de l’immobilier continuent d’augmenter. Selon la dernière note de conjoncture des notaires :

  • Sur un an, la hausse des prix des maisons anciennes atteint + 2.7% ;
  • Sur un an, la hausse des prix des appartements anciens atteint + 3.9% ;
  • Sur un an, l’accélération de la hausse des prix est encore plus forte en Ile de France avec +4.9% pour les appartements (dont +6.60% pour les seuls appartements parisiens) et +1.90% pour les maisons anciennes ;
  • Sur un an, la hausse des prix de l’immobilier est également soutenue en province. La hausse est similaire
    pour les appartements (+3,0 %) et les maisons (+2,9 %) ;

 

Cette forte hausse des prix de l’immobilier est la conséquence directe de taux excessivement faibles La demande augmente du fait d’une meilleure visibilité et les taux trop bas autorisent des prix toujours plus hauts.

Si les taux immobiliers devaient rester aussi faibles pour une longue période encore, la hausse des prix pourrait se poursuivre au fur et à mesure de la confirmation d’une conjoncture améliorée.

Tant que les taux immobiliers seront inférieurs au taux de croissance nominale (taux de croissance + inflation), les prix pourront continuer d’augmenter ! 

Bref, le moment est parfait pour se lancer dans l’acquisition d’un bien immobilier grâce au taux d’intérêt négatif (taux d’emprunt inférieur au taux de croissance nominale de l’économie)… mais le nombre de candidats qui a les moyens d’investir se réduit à cause de la hausse des prix…

 

 

Carte de l’évolution des prix de l’immobilier selon les villes au second trimestre 2017 par rapport au second trimestre 2016.

 

 

 

La hausse des prix de l’immobilier conduit à une perte de la surface achetable pour une même mensualité.

Le corollaire de la hausse des prix de l’immobilier est la perte de pouvoir d’achat des investisseurs et peut être l’exclusion d’un certain nombre du marché. Seule la confirmation de l’amélioration de la conjoncture et donc les hausse de salaire qui devraient venir avec pourraient être de nature à compenser la hausse des prix.

On ne peut plus compter sur la baisse des taux de crédit immobilier pour solvabiliser les investisseurs. C’est maintenant la croissance de leur revenu qui doit prendre le relais… sinon, les prix devront s’ajuster à la baisse !

Est ce que la politique actuelle du gouvernement qui vise à améliorer le pouvoir d’achat des actifs (au détriment des retraités) combinée à l’amélioration de la conjoncture ne sont ils pas de nature à permettre une amélioration du pouvoir d’achat immobilier des emprunteurs ?

Crédit logement a calculé la perte de la surface achetable due à la hausse des prix de l’immobilier.

Voici les résultat de ce nouvel indicateur Crédit logement :

 

 

A suivre …

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13 Comments

  1. Bonjour

    Sans faire aucun commentaire sur l’article de ce blog, nous tenons à préciser que si l’on veut prendre la peine de lire les documents de L’Observatoire Crédit Logement / CSA – LPI concernant la capacité des ménages à acheter des biens anciens, l’on se rendra aisément compte que la phrase reprise en bas de ce commentaire est fausse car dans le diaporama, en page 24, il est clairement écrit ce qui suit : ……. »Pour autant, le modèle d’évaluation qui a été construit permet de séparer le rôle que les facteurs retenus jouent dans ces évolutions, indépendamment les uns des autres. Le jeu de 5 facteurs principaux peut ainsi être mis en évidence et évalué : le niveau de revenus des emprunteurs, le taux d’apport personnel des emprunteurs, le prix au m² de surface habitable, la durée des crédits accordés et le taux d’intérêt de ces crédits…………….etc

    « Crédit logement a calculé la perte de la surface achetable due à la hausse des prix de l’immobilier (sans prendre en compte l’évolution des revenus des ménages). »

    De plus, lorsqu’un site ou une publication reprend un tableau d’un document fourni par L’Observatoire Crédit Logement/CSA-LPI, il convient impérativement que le document soit sourcé.

    Cordialement

  2. Bonsoir
    Lorsque l’on parle de sourcer un document, cela revient à dire mettre à côté de l’image dudit document, en dessous, ou en dessous : « source XXXX »

    Quant à la constitution de cet indicateur, nous vous invitons à vous reporter à la conférence du 2ème trimestre 2017 au cours de laquelle celui-ci a été présenté. Vous pourrez y accéder en allant sur notre site internet http://www.lobservatoirecreditlogement.fr, puis, dans « Publications », « historique », 2ème trimestre 2017, dans le diaporama. Vous pourrez également sur ce site consulter toute notre documentation et voir les vidéos de nos conférences. Cordialement

  3. encore un administratif qui fait du jusqu’au boutisme…

    pour les prix, si les taux remontent cela devraient rapidement refroidir les acheteur.

    1% de taux en plus sur le crédit c’est environ 8 % de budget en moins à l’achat…

  4. Bonjour,
    je repars de la phrase: « Cette situation de taux immobilier excessivement faibles au regard du niveau de croissance et d’inflation n’est pas saine et pourrait être la cause d’une augmentation encore plus forte des prix de l’immobilier dans les prochains mois si elle devait perdurer ».

    Pourquoi les prix de l’immobilier pourraient-ils augmenter plus fortement que le taux de croissance nominal, vu que les taux d’intérêt quasi nuls depuis maintenant quelque temps ont déjà été favorable à un allongement des durées d’emprunt? Y’a t-il encore de la marge sur les taux d’effort des ménages? Pensez-vous qu’avec une croissance nominale de 2 ou 2,5%, on puisse avoir des augmentations de 5 à 6%? Je n’y croit pas trop.

    Merci pour ce blog.

    • Bonjour,

      Je dis simplement, que des taux d’emprunt immobilier inférieur au tau de l’inflation + taux de croissance est une incohérence autorisée par les politiques monétaires. Cela peut durer … mais dès lors que les politiques monétaires changent, les taux devraient retrouver leur niveau naturel…

      Des taux éternellement inférieur aux taux de croissance nominal sont à l’origine d’une valorisation sans limite des prix….

  5. Les banques centrales ne peuvent pas normaliser la politique monétaire alors que le stock de dette a explose depuis quelques années donc attendre pour une remontée des taux de plusieurs points risque d’être long…

    Comment réduire la dette?
    1 – Produire de l’inflation? Plus personne n’y croit, l’inflation n’apparaît pas par magie, il faut que la population dépense au lieu d’épargner, ce qui n’arrivera pas compte tenu de notre démographie vieillissante.
    2 – Faire default. Trop sensible politiquement.
    3 – Avoir des taux reels négatifs est donc la seule solution ce qui veut dire que les taux nominaux vont rester sous l’inflation durablement.

    L’inflation en Europe a été en moyenne de 1.2% depuis 20 ans, sur les 10 prochaines années ce sera probablement 1-1.25%
    Ca nous donne un Taux Emprunt Allemand a 10 ans: 0.5-1.25%
    On ajoute une Prime France de 0.20-0.40%
    On arrive a un taux immobilier a 15 ans a 1.25-2% max pour un excellent dossier, ce qui d’un point de vue historique reste très raisonnable.

    • Bonjour,

      Oui, c’est globalement mon raisonnement ! En revanche, le taux d’intérêt long terme naturel n’est pas égal au taux d’inflation, mais au taux de croissance nominale de l’économie (taux d’inflation + taux de croissance).

      Ce qui donne :

      – inflation entre 1% et 1.80%
      – Taux de croissance entre 0.75% – 1.80%

      = taux d’intérêt naturel = entre 1.75% et 3.60%

      Nous avons donc de la marge pour augmenter les taux de 1% facile tout en restant dans les taux d’intérêt réel négatif …

      N’êtes vous pas d’accord ?

  6. Non je ne pense pas que les taux puissent remonter autant car l’accumulation d’epargne est tout simplement excessive depuis 10 ans, il y a trop de cash que ce soit celui des banques centrales ou des menages. L’epargne globale est trop importante et la depense pas assez suffisante donc les taux d’interets doivent rester sous les niveaux naturels, a l’image de ce qui se passe au Japon depuis 20 ans.

    Pour etre un peu plus technique, plus que l’inflation ou le taux d’interet naturel, ce qui importe est ce qu’on appelle l’output gap (« ecart de production »), c’est a dire l’ecart entre la croissance reelle et la croissance potentielle de l’economie, c’est le principal outil de gestion monetaire des banques centrales des pays developpes.
    L’idee etant que tant que nous sommes sous la croissance potentielle, la politique monetaire peut etre tres accomodative sans ajouter d’inflation, Vu le niveau de taux de chomage en Europe et le niveau general de sous-emploi, il faudra des annees de politique monetaire accomodative pour resorber cette output gap qui s’est accumule depuis 2009.

    • Oui, mais tout en restant inférieur au taux naturel… il y a de la marge, ne croyez vous pas ?

      d’autre part « L’idee étant que tant que nous sommes sous la croissance potentielle »… Le taux de croissance 2018 est estimé à 1.80%… et la croissance potentielle à 1.25%… Nous sommes donc au dessus de la croissance potentiel

      • La croissance est sous son potentiel depuis 2010. D’apres les estimations de l’IMF, il faudra attendre 2022 pour combler l’output gap accumule depuis et en general ces estimations ont eu tendance a surestimer la reprise de la croissance.

        Donc oui il y a de le marge mais meme une fois que ce probleme est resolu, cela ne changera pas le probleme demographique que nous avons et puis je ne vois pas comment l’Etat pourrait payer 3-4% du GDP en interet annuel.

        Je ne dis pas que les taux ne vont pas remonter, simplement maximum 0.50-0.75%, pas plus.

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