Le télétravail que nous avons collectivement expérimenté depuis 2 mois serait il en train de s’imposer dans les entreprises ?

Ce matin, on apprend par exemple que « le groupe automobile PSA compte adopter le télétravail comme règle générale« . Voici un extrait de la communication du groupe (il est d’ailleurs très intéressant que le groupe revendique par communiqué cette nouvelle manière de travailler) :

« Précurseur, le Groupe avait déjà initié le déploiement du travail à distance. En 2019 ce sont près de 18 000 salariés qui ont adopté régulièrement ou ponctuellement ce mode de travail (vs 2 500 en 2016) correspondant à 3 millions d’heures télétravaillées et près de 500 000 trajets évités.

Fort des mesures efficientes déjà engagées et de son retour d’expérience dans le contexte de la crise Covid-19, le Groupe PSA a donc décidé de renforcer le travail à distance et d’en faire la référence pour les activités non liées directement à la production.

Le Groupe saisit cette crise comme une opportunité pour se transformer et façonner une nouvelle entreprise avec 3 leviers d’accélération :

    1. les opportunités technologiques de la digitalisation et des outils de travail à distance collaboratifs déjà en place, qui continuent de se développer et modifient nos façons de travailler
    2. les enseignements issus de l’expérimentation du travail à distance avant la crise, et pendant la crise avec l’utilisation généralisée du télétravail (test à grande échelle)
    3. le changement de paradigme post crise avec le besoin renforcé de donner du sens à nos actions en consommant de façon encore plus responsable l’énergie, les ressources et le temps.

En complément du travail à distance, la présence physique des salariés, dans des espaces collaboratifs repensés, renforcera les interactions à valeur ajoutée et la recherche d’énergie collective. Cela se traduira par une présence sur site d’une journée à une journée et demi par semaine, en moyenne.

Ce projet présente le double bénéfice d’un meilleur équilibre de vie professionnelle et personnelle pour les salariés concernés par une réduction de la fréquence et de la durée des trajets domicile-travail. Il permettra aux salariés du Groupe d’élargir leur choix de lieu de vie avec une plus grande liberté de mobilité individuelle.

Il s’inscrit également dans la démarche de neutralité carbone du Groupe grâce à une réduction de son empreinte immobilière. »

 

Tout est dit dans ce communiqué de PSA :

  • Réduction de la perte de temps, d’énergie dans les transports et donc amélioration de la productivité  ;
  • Libre choix de lieu de vie des salariés en accord avec ses aspirations personnelles ;
  • Économie des dépenses immobilières du groupe via une réduction des bureaux occupés par les salariés ; Il faut même anticiper une augmentation des compensations financières au profit des salariés pour les indemniser de l’utilisation de leur domicile pour leur travail (= augmentation indirecte de leur rémunération ; Les dépenses immobilières devenues inutiles sont transformée pour financer l’amélioration du cadre de vie des salariés) ;
  • Meilleur équilibre vie professionnelle et vie privée qui perdent moins de temps dans les transports … et gagne donc plus de temps pour leur famille, le sport ou autre. Au final, des salariés plus heureux dans leur vie personnelle … qui seront donc plus productifs au travail.

 

L’adoption massive du télétravail, si elle se confirme, est en train de révolutionner le travail. Les conséquences sur le marché immobilier, et principalement l’immobilier de bureaux s’annoncent énormes si cette tendance devait se confirmer !

Cette tendance, nous l’anticipons depuis de très nombreuses années ; Les lecteurs de mon livre « Investir dans l’immobilier » ne sont donc pas surpris ! Il me faut même avouer une certaine satisfaction à lire, tous les jours davantage, la confirmation de cette intuition comme tant d’autres sur lesquelles nous attirons votre attention régulièrement.

Bien évidemment, la première conséquence concerne l’immobilier de bureaux dans lequel investissent massivement les SCPI : Si les locataires des SCPI adoptent massivement le télétravail, la demande de bureaux pourrait considérablement baisser entraînant avec elle le prix des biens immobiliers et les loyers. CQFD !

Comme nous vous l’expliquons depuis des années, le valeur des parts de SCPI est menacée par l’obsolescence immobilière induit par le changement d’usage. Depuis des années, le prix des parts de SCPI ne cesse d’augmenter grâce au taux bas et à l’illusion d’un placement sans risque qui pourrait être une alternative au fonds euros.

Les épargnants ont très fortement investi en SCPI depuis 3/4 ans, et notamment en SCPI de bureaux sans ce demander pourquoi les entreprises préféraient être locataire plutôt que propriétaire.

Nous sommes en train de le comprendre. C’est le propriétaire des bureaux qui devra assumer la charge d’un immeuble dont l’usage initial est remis en question ; C’est le propriétaire qui devra investir afin de s’adapter à la demande nouvelle ou assumer une moins-value certaine.

Voici ce que nous écrivons dans notre livre « Investir dans l’immobilier » :

« Cinq chiffres devraient suffire à vous faire comprendre la nature des enjeux :

1 – L’immobilier est le 2e poste de coûts des entreprises ; 

2 – Entre 40% et 50% des postes de travail qui seraient aujourd’hui quotidiennement inoccupés ; 

3- 50% de la population active qui sera concernée par le télétravail en 2025 (Etude Fujitsu 2018). 

4- 50 % de l’immobilier tertiaire en Île-de-France a plus de trente ans, même si une partie du parc a pu faire l’objet de restructuration. On estime à plus de 7 millions de mètres carrés le potentiel de bureaux devant subir une rénovation d’ici 2030.

5- A terme, ces mutations pourraient avoir pour conséquence de réduire de 50% de besoins de surfaces pour les bureaux traditionnels. (Étude Fujitsu 2018)

Investir dans l’immobilier de bureaux via une SCPI par exemple, c’est investir dans un actif qui vit une mutation profonde, une véritable remise en question de son usage et donc de sa valeur intrinsèque.

La mutation est profonde et ne concerne pas seulement l’obsolescence technique de construction liée aux normes de construction (RT 2012 … et prochainement RT 2020), mais également la mutation des usages et de la demande des occupants. La révolution numérique et de la manière de travailler modifie en profondeur l’usage de l’immobilier de bureaux.

On parle co-working, nomadisme d’entreprise (l’émergence de nouveau mode de travail), télé-travail, internet mobile, cloud, …Pourtant, l’immobilier d’entreprise et plus spécifiquement l’immobilier de bureaux affiche un niveau de valorisation tellement élevé que nous évoquons régulièrement l’idée d’une bulle spéculative.

Quel paradoxe ! Un actif dont la valeur par l’usage est remis en cause affiche des valorisations historiquement élevées. »

 

Bref, l’immobilier de bureaux pourraient être au cœur de la tempête économique qui pourrait prendre le relai de la crise sanitaire du coronavirus. Les épargnants qui se sont récemment précipités sur l’investissement en SCPI pourraient découvrir qu’ils ne s’agit pas d’un investissement sans risque ! (cf »SCPI : Attendre une baisse de la valeur des parts de SCPI avant d’investir ?« ).

 

Et, à plus long terme, une remise en cause du mythe de la métropole toute puissante au profit d’une véritable décentralisation ?

A plus long terme, le télétravail ne sera t’il pas à l’origine d’une nouvelle décentralisation ? Pourquoi habiter à Paris ou en Ile de France alors que vous pouvez vivre en province et profiter d’une qualité de vie bien meilleure ?

C’est une théorie que nous développions dans cet article « Quelle stratégie d’investissement immobilier pour 2019 ? Vers le renouveau des villes moyennes ? »

Voici la carte des distances en temps de TGV :

 

A suivre …

Besoin d’un conseil ?

Vous rêvez d’un conseil en gestion de patrimoine qui n’a rien à vendre à part ses conseils ? Ça tombe bien, c’est notre métier !

Qu’il s’agisse d’une simple question ou d’un audit complet de votre situation patrimoniale, nous sommes en mesure de vous accompagner au gré de vos besoins et de vos projets de vie. Pour bénéficier de nos conseils, trois solutions :

 

 

L’assistance patrimoniale – Une solution rapide et efficace pour bénéficier de notre expertise pour gérer votre patrimoine ou trouver les réponses à vos questions fiscales, juridiques, financières. L’assistance patrimoniale, c’est un rendez vous téléphonique d’une durée moyenne de 45 minutes pendant laquelle nous travaillons ensemble sur votre situation patrimoniale – Un service au tarif unique de 69€ TTC –

 

Découvrir en détail notre offre d’assistance patrimoniale

 

Nouveau ! L’accompagnement patrimonial PREMIUM– Un abonnement mensuel pour bénéficier à tous moments des conseils de votre conseiller en gestion de patrimoine indépendant ! – Un service proposé au prix de 250€ TTC / mois (sans engagement de durée – 1 mois, 3 mois, 6 mois, 10 ans, c’est vous qui choisissez pendant combien de temps vous avez besoin de nos conseils).

 

Découvrir notre service d’accompagnement patrimonial

 

– La gestion conseillée – Un service de conseil financier indépendant pour vous accompagner dans la gestion financière de votre épargne ou de votre assurance-vie. Comment diversifier votre épargne sur les marchés financiers ? Quelles unités de compte choisir ? Comment prendre du risque pour espérer améliorer le rendement de votre épargne ?

Découvrir notre service de gestion conseillée

 


157 Comments

  1. Alain LAMBARD says:

    L’éventuelle future baisse de l’immobilier : une bonne nouvelle, globalement, pour l’économie ?

    • Ok pour l argumentztoon sur la scpi de bureaux…elle ne dispense pas de l usage d un correcteur d’orthographe ou encore mieux d’un dictionnaire ou d’un bescherelle

  2. Blog qui passe son temps à ne rien savoir avec des points d’interrogations sur tout et qui nous sort ou sortira je vous l’avais dit » quand ca l’arrange ou l’arrangera.

    Et je ne parle pas des articles destinés à engranger des vues…

    Allez bye

    • André Lapointe says:

      Et bim !

      • André Lapointe says:

        Merci pour cet article
        Effectivement les scpi et foncières cotées vont sévèrement dévisser !! Mais la encore les conseilleurs YouTube de ces derniers mois ne seront pas les payeurs !

    • Je vous corrige, Guillaume l’avait signalé dans un de ces billets il y a plus d’un an…il faut lui rendre justice, et je dois dire qu’il m’avait convaincu indépendamment de ce qui nous arrive aujourdhui. Maintenant, tout investissement a sa part de risque, même l’immobilier en direct. Rien d’anormal donc, et surtout nous rentrons dans une phase d’incertitude sur les placements où personne ne détiendra la vérité pour quelque temps

      • Oui enfin a force de crier au loup sur tous les investissements, tu finis toujours par avoir raison…

        Mon prof de prepa me disait toujours:
        « Les économistes sont les experts les plus intelligents, ils ont prévu 9 des 4 dernières crises ».

        Bref, j’aime bien ce blog mais il faut avouer que Guillaume est très bon dans l’art de ne jamais trop se mouiller. Un peu comme Manu: « En même temps… »

        Rien de personnel Guillaume, juste une constatation.

        • Je ne crois tout simplement la période propice à l’investissement les yeux fermés.

          Les arbres ne montent jamais jusqu’au ciel, il n’est pas être apôtre de l’apocalypse que de le rappeler.

          • Je suis d’accord mais quasiment tous vos articles ont le même ton.
            Ne pas investir est une décision qui est propice a certains moments, mais cela ne peut pas être une stratégie de long terme.
            A court terme, le cash est l’actif le moins risque mais long terme, la perte de pouvoir d’achat est une certitude.

            • Et je ne dis rien d’autre. Nous sommes pleinement en phase. Peut être ne lisez vous pas tous les articles.

              • J’ai souvent l’impression qu’il y a toujours une bonne excuse pour ne pas investir mais bon ce n’est peut-être que ma perception.

                • Evidemment. C’est la théorie du « en même temps » de la conscience du risque que l’on ne peut nier. Il existe toujours un « mais … ». Nous sommes bien d’accord, mais n’est ce pas consubstantiel de la notion d’investissement car on ne sait qu’après coup si le risque était à la hauteur du rendement. Mon job, c’est d’essayer d’expliquer le rapport rendement / risque et de ne pas le nier.

                • François says:

                  Il y a bien sur toujours un risque à investir.
                  Les articles de Guillaume ont le mérite de mettre en garde sur les aspects de la conjoncture telle qu’il la ressent dans son expertise. Cette dernière est modulée par les échanges qui s’en suivent.
                  Après il appartient à chacun de prendre ou non le risque en fonction de sa sensibilité et de ses possibilités, en suivant le précepte « un homme averti en vaut deux ».

    • Quand ça ne plait pas, il ne faut pas s’abonner pour se faire mal !!!

      Moi je lis parce que je trouve les articles intéressants. C’est tout bête.

      Et je dis merci à son auteur.

  3. Pas d’affolement.
    Les États-Unis sont en avance sur nous et leurs REITS ont commencé à s’adapter depuis quelques années en diminuant la part classique “bureaux, centres commerciaux et commerces“ au profit des biens industriels : data centers, entrepôts, travail partagé, locaux industriels… Il est fort probable que les acteurs européens suivront la même logique.
    C’est sûr que ceux qui tarderont à s’adapter finiront mal…

  4. SCHOLLER says:

    Bonjour,
    Moins de bureaux ne veut pas dire plus de bureaux. Et en attendant, le télétravail est consommateur de bande passante… et donc de datacenter….. et autre logistique….
    Bon, les SCPI s’organiseront pour diversifier les investissements.
    J’ai plus peur pour les institutionnels qui ont acheté en direct des bureaux…
    Je ne sais pas combien représente la part des SCPI Bureaux dans l’investissement total des bureaux en France… Peut-être 25% du volume investi ? 40%…. mais pas la totalité….
    Donc, à pondérer…

    • Un élément de réponse. Étude octobre 2019

      Selon l’étude Knight Frank, l’augmentation de la part des investisseurs étrangers est la tendance dominante de 2019. Redevenus majoritaires, ces derniers comptent pour 52 % de l’ensemble des volumes investis dans l’hexagone à la fin du troisième trimestre. Cette part importante tient aux acquisitions réalisées pour le compte des Coréens qui, après avoir investis massivement à Londres en 2018, animent en 2019 le marché francilien. Avec plus de 3,4 Mds € investis depuis janvier, les Coréens précèdent les Nord-Américains et comptent pour 32 % des volumes investis par les étrangers en France contre 2 % en 2018 et 6 % en 2017. Les fonds d’investissement continuent de dominer le marché et représentent 50 % des sommes engagées en France depuis le début de l’année, devant les SCPI/OPCI (25 %), les assureurs et les mutuelles (10 %).

      Je vous laisse faire vos calculs en cas de hausse du télétravail de 30% par ex.

      Pour les SCPI l’impact devrait etre moindre que pour les fonds d’investissement…

  5. François says:

    50% en télé travail, cela va dépendre des métiers qui reviendront suite à la pandémie.
    A mon avis c’est excessif ou sur certaines catégorie de métiers uniquement.
    La quasi totalité de la production (des métiers connexes R&B, SAV, ….) demandent une présence, l’artisanat, la construction, la restauration, l’hôtellerie, les loisirs, le spectacle, le médical (hors consultation et encore), le transport, ……

    • Thierry says:

      mais évidemment. Les médias en général sortent des chiffres en pourcentage sur le sujet, on ne sait d’où… Ils feraient mieux de nous dire combien sur les 28 millions de personnes qui travaillent, combien sont concernées par le télétravail, et ça m’étonnerait fort que ce chiffre soit de 14 millions… On nous prend vraiment pour des cons… 😉

      • Thierry says:

        dans l’article ci dessus:  » 50% de la population ACTIVE qui sera concernée par le télétravail en 2025 (Etude Fujitsu 2018) » . Non, mais là, du coup, on se fiche vraiment de nous, Guillaume ferait bien de faire un peu plus attention au contenu de ses articles. ( peut-être que 50 % des salariés de fujitsu est concerné par le télétravail, je ne sais pas, mais en tout cas, ça ne veut pas dire que 50% de la population active française est concernée par le travaiL…) . C’est typiquement ce que j’appelle de la désinformation. Pourquoi chercher à tromper les lecteurs de ce blog ? C’est assez décevant…

  6. Bertrand says:

    Bonjour,

    « 2 – Entre 40% et 50% des postes de travail qui seraient aujourd’hui quotidiennement inoccupés ;  »

    quelle est votre source ? Elle n’est pas citée..

    Les sociétés de gestion de SCPI ont pour la plupart plus de 50 ans, pensez-vous qu’elles ne disposent pas d’équipe de gestion en relation permanente avec les locataires pour identifier les travaux à effectuer en vue d’entretenir un parc immobilier au fil du temps ?

    Connaissez vous le poste PGR (Provisions pour Gros Travaux) des SCPI ? Permettant de provisionner des capitaux pour l’entretien des actifs.

    Le rapport annuel publie également les travaux en cours à venir des SCPI..

    Cordialement,
    BV

  7. Tout ce bavardage pour nous suggérer que l’investissement SCPI est risqué.Quel investissement ne l’est pas? j’attends la réponse avec impatience.
    Ajoutons que les titres d’articles rédigés sous forme interrogative n’ont souvent pour objet que de racoler le lecteur.

    • adnstep says:

      La question c’est plutôt : le jeu en vaut-il la chandelle par rapport à d’autres investissements ?

  8. Guillaume vous nous faites CHIER « pardonnez moi » avec votre Bashing perpétuel sur les SCPI !
    Et non nous n’achèterons pas vos SICAV ou autres FIP.
    Vous ne publiez que des articles sur la fin du temps……et pro actions!
    Merci

    • Jean Claude says:

      Et pourtant ne vous en déplaise les anciens eux se souviennent dans un passé récent de la crise des SCPI qui devenaient invendables si ce n’est avec des pertes sèches.

      • Bertrand says:

        « un passé récent » ? il y a juste une trentaine d’années. BREF, les années 90 :

        -c’est des taux d’intérêt 10 fois supérieur à ceux d’aujourd’hui
        -une prime de risque négative : Plus de rendement sur un fonds euros que sur des SCPI
        -peu ou pas de régulation sur le marché des SCPI
        -un prix de part décoléré de la vraie valeur de la SCPI

        Pourquoi ne pas évoquer la crise des années 2000, celle des subprimes, celle de 2011 et de la dette souveraine en zone euro, ou les SCPI ont formidablement traversaient toutes ces crises…

        un contexte de marché qui est et restera pendant encore beaucoup d’années favorable aux SCPI.

        et ce n’est pas un petit débat d’actualité portant sur le télétravail, sujet évoqué depuis les années 80 qui remettre en cause un modèle économique SAIN et l’utilité économique réelle des SCPI.

  9. adnstep says:

    (BFM Business) – Alors que le télétravail doit rester la règle, surtout en Ile-de-France, le gouvernement a réalisé un document sous forme de questions/réponses pour préciser les règles du jeu.

    Le télétravail est devenu une habitude pendant le confinement et il devrait rester la règle dans les prochaines semaines, notamment en Ile-de-France, comme l’a précisé le gouvernement lors de la conférence de ce jeudi sur le plan de déconfinement.

    Pour autant, alors qu’il est appelé à se généraliser dans de nombreuses entreprises, le travail à domicile manque cruellement d’un cadre selon plusieurs syndicats qui s’inquiètent des conditions de travail des salariés. Le gouvernement s’apprête à publier un document sous forme de questions/réponses, afin de mieux préciser les règles et les droits des salariés.

    Ainsi, le gouvernement apporte des précisions notamment sur des points sensibles qui interrogent les salariés. En voici quelques exemples que nous publions en avant-première.

    > Le télétravail peut-il être imposé par mon employeur ?
    « Non. L’article L. 1222-11 du Code du travail mentionne le risque épidémique comme pouvant justifier le recours au télétravail sans l’accord du salarié. La mise en œuvre du télétravail dans ce cadre ne nécessite aucun formalisme particulier ».

    > Peut-on choisir les jours télétravaillés ?
    « Non. A la suite d’un dialogue entre le salarié et l’employeur, ce dernier détermine la quotité de travail pouvant être exercée en télétravail et sa répartition le cas échéant si les salariés doivent alterner télétravail et présence sur le lieu de travail ».

    > Peut-on m’obliger à poser des CP et télétravailler en même temps ?
    « Non, Le télétravail ne peut être pratiqué que pendant les jours et horaires de travail. Votre employeur ne peut pas vous imposer de télétravailler pendant des jours de repos. Dans tous les cas, la prise obligatoire de jours de congés ne peut être prévue que par accord collectif ».

    > Quels sont les horaires ?
    « L’employeur fixe vos horaires de travail et vous devez être opérationnel et disponible pendant les horaires fixés. Les droits au temps de pause et de déjeuner restent inchangés ».

    > Temps de repos et moments de déconnexion
    « Le droit au repos des salariés et toutes les règles en matière de durée du travail restent applicables au salarié en télétravail.

    Les plages horaires pendant lesquelles le salarié est disponible doivent être précisément déterminées par l’employeur. La distinction entre temps de travail et temps de repos doit être claire et garantir le droit à la déconnexion des salariés ».

    > Poste de travail et accès Internet
    « Il revient à l’employeur d’évaluer si le poste de travail est compatible ou non avec le télétravail. Si aucune solution technique ne permet au salarié d’exercer son activité en télétravail, l’activité pourra reprendre sur le lieu de travail, conformément aux recommandations figurant dans le protocole national de déconfinement ».

    > Droit à une indemnité ?
    « L’employeur n’est pas tenu de verser à son salarié une indemnité de télétravail destinée à lui rembourser les frais découlant du télétravail, sauf si l’entreprise est dotée d’un accord ou d’une charte qui la prévoit ».

    > Peut-il être associé à une activité partielle ?
    « Non, Le télétravail est une des modalités d’exercice possible du travail. Dès lors, lorsque vous êtes en télétravail, vous ne pouvez pas être en même temps en activité partielle. L’employeur qui demande à ses salariés de travailler alors qu’ils sont en même temps en activité partielle s’expose à des sanctions, y compris pénales ».

    • Michel 2 says:

      Le télétravail donne aussi accès aux tickets restaurants dans les mêmes conditions que ceux qui y ont/ avaient droit en travail présentiel.

  10. adnstep says:

    Chez Veolia, 20 000 salariés français en télétravail grâce à une digital workplace
    Antoine Crochet-Damais, 05/05/20, le JDN

    Le groupe français s’est adapté rapidement. De G Suite à Salesforce en passant par ServiceNow, il disposait déjà d’applications SaaS adaptées au travail à distance.

    Poids lourd français de la gestion de l’eau et des déchets, Veolia compte 179 000 salariés dans 50 pays pour un chiffre d’affaires de 27,2 milliards d’euros en 2019. Compte tenu de son positionnement et de sa taille, certaines de ses activités relèvent en France du statut d’opérateur d’importance vitale. Quand les mesures de confinement ont commencé à gagner l’Europe, continent représentant la plus grosse part de son activité, la multinationale s’est mobilisée : des rotations sont organisées pour assurer la sécurité sanitaire des équipes de terrain et le télétravail est mis en place pour les salariés en bureau. 20 000 des 50 000 collaborateurs basés en France sont concernés.

    L’informatique joue naturellement un rôle clé dans ce chantier. Les solutions IT sont déjà là. Veolia peut capitaliser sur une digital workplace full web déployée de longue date.

    Il faut dire que Veolia s’est engagé très tôt en faveur d’une stratégie SaaS. Aux côtés d’Essilor, Valeo ou Solvay, c’est l’un des tout premiers groupes du Cac 40 à avoir déployé G Suite (ex-Google Apps). La suite de productivité de Google a été mise en œuvre par l’entreprise parisienne dès 2012 au niveau mondial. Autre brique SaaS déjà en place, ServiceNow est la plateforme de référence de Veolia pour gérer le support informatique. A ces deux piliers s’ajoute une digital solution store mettant à la disposition des business unit toute une panoplie de solutions validées en termes de cybersécurité, de compliance, de politique d’achat… On y trouve par exemple le CRM de Salesforce, l’offre SaaS de gestion réseau Cisco Meraki, mais également des outils de travail collaboratif tels Klaxoon ou Smartsheet. Elle comprend aussi des applications métier, ainsi que des services reposant sur Amazon Web Services et Google Cloud, les deux IaaS retenus par Veolia.

    « Dans le cadre du volet télétravail du plan de continuité d’activité du groupe, nous nous sommes appuyés sur ce que nous avions déjà déployé », confirme Didier Bove, CIO de Veolia, qui évoque G Suite mais aussi Service Cloud. Le call center de Veolia basé en France était équipé depuis un an de l’application SaaS de service client de Salesforce. Du coup, le passage au travail à domicile est transparent pour les salariés du call center qui n’ont qu’à se connecter à l’interface en mode web de Service Cloud depuis leur domicile. Côté terminal d’accès, l’ensemble du personnel du siège de Veolia, c’est-à-dire un peu plus de 2 500 collaborateurs, était équipé de Chromebook et autorisé à télétravailler avant même la crise du coronavirus. Du coup, les Chromebook sont privilégiés dans d’autres entités pour faire face au confinement. Des accès par VPN sont ouverts en parallèle pour les applications non-webisées. « Mais il s’agit d’exceptions », insiste Didier Bove.

    Parmi les briques de G Suite les plus prisées chez Veolia depuis le début du confinement figure sans surprise la visioconférence. « Le recours à Google Meet a progressé de 500% comparé au début de l’année pour atteindre plusieurs milliers de réunions chaque jour », indique Didier Bove. « Google Meet n’est plus seulement utilisé pour remplacer des réunions en présentiel. Il l’est aussi pour des live meets visant à faire passer des messages à plusieurs centaines de collaborateurs connectés simultanément. » Autre outil ayant vu son niveau utilisation s’accroître « substantiellement » : Klaxoon et sa plateforme de gestion de meeting digital.

    Un management réajusté
    Au bout de trois à quatre semaines de confinement, le groupe tire les premiers enseignements d’un travail à domicile dans la durée. « Etre en télétravail quelques jours par semaine ou en permanence est très différent. Au regard des feedbacks, nous avons été amenés à revoir notre mode de management en la matière », reconnait Didier Bove. Dans la foulée des règles sont définies : un contact par jour minimum avec chaque salarié en télétravail, la nécessité de faire des pauses (en les inscrivant automatiquement dans les agendas), des réunions types de 55 minutes plutôt qu’une heure pour ménager des temps de battement. « L’objectif est d’éviter les tunnels et l’enchaînement des tâches et réunions sans pause, avec le risque de s’épuiser », insiste Didier Bove.

    « Cette période démontre que le télétravail est efficace pour les activités individuelles ou en petit groupe »

    En tant que DSI groupe, Didier Bove est évidemment partie prenante de la cellule de crise quotidienne mise en place par Veolia au niveau mondial. Une cellule regroupant l’ensemble des directions fonctionnelles du siège. Déclinés par géographies, les messages d’information définis par la cellule sont diffusés via l’intranet de Veolia, basé sur Lumapps. Pour le personnel de terrain ne disposant pas forcément d’accès aux e-mails, ils sont transmis par SMS.

    En parallèle, les chantiers numériques en cours chez Veolia se poursuivent. « Notre stratégie digitale s’inscrit dans le plan stratégique 2023 de Veolia. Elle se traduit par la volonté de mettre à disposition des solutions digitales en mode SaaS, mais également par le développement de solutions en lien avec les DSI de chaque zone dans le concept d’une digital factory globale », explique Didier Bove. Dans ce cadre, un data lake a été déployé. Objectif : mettre à la disposition des équipes métier des données opérationnelles et des modèles de machine learning prédictif en vue d’optimiser la performance des réseaux de distribution d’eau, d’améliorer l’efficacité énergétique des bâtiments ou des usines… Bref, il s’agit de développer de nouveaux services digitaux.

    Alors que Veolia se prépare à sortir de la phase de confinement, reste à savoir si le télétravail pourrait être étendu par la suite. « Cette période démontre que le télétravail est efficace pour les activités individuelles ou en petit groupe, mais ce n’est pas aussi évident lorsque le nombre d’intervenants et d’interactions sont trop importants. Par ailleurs, le poursuivre de manière intégrale, c’est s’exposer à distendre le lien social entre collègues. Nous devons trouver le juste équilibre », projette pour conclure Didier Bove.

    • Thierry says:

      je me suis tapé votre article jusqu’au bout, c’est bien beau, mais on apprend pas grand-chose : « 20 000 des 50 000 collaborateurs basés en France sont concernés ». Soit, mais ils sont concernés à partir de combien de jours en télétravail par an ? Parce-que si c’est à 3 jours/an, ça n’a pas d’importance… Rien n’est jamais précisé, J’ai l’impression que tous les articles sur le sujet ne sont que des marroniers, avec en prime des phrases qui ne veulent rien dire, telles que celles de votre article  » mettre à la disposition des équipes métier des données opérationnelles et des modèles de machine learning prédictif en vue d’optimiser la performance des réseaux de distribution d’eau, ». C’est comme PSA, qui nous dit que 80 000 cadres ( sur 200 000 salariés que compte PSA dans le monde entier, on se demande qui construit véritablement les bagnoles au passage… ) seront concernés par télétravail, sans nous dire si c’est seulement qqles jours/an, ou pas.

      • adnstep says:

        « on se demande qui construit véritablement les bagnoles au passage…  » Des machines.

        20 000 des 50 000 employés de Veolia peuvent travailler à 100% en télétravail. L’article décrit bien comment et avec quels outils.

        Le discours du DSI est beaucoup plus mesuré : « Nous devons trouver le juste équilibre ».

        « mettre à la disposition des équipes métier des données opérationnelles et des modèles de machine learning prédictif en vue d’optimiser la performance des réseaux de distribution d’eau »

        ça, c’est du bon jargon d’informaticien, désolé 😁. Comme dans tous les réseaux (eau, énergie, …) ,,vous avez des producteurs, des consommateurs, et des tuyaux. Pour les Veolia ou Enedis, il est plus qu’important d’anticiper la consommation pour adapter la production au juste besoin, ou d’anticiper tous les goulets d’étranglement en cas de panne, d’indisponibilité, de destruction… Aujourd’hui, demain, ces entreprises mettent ou mettront des capteurs partout, et feront remonter les données, les analyseront, de façon à bâtir des modèles prédictifs. Mettre à dispo des ingénieurs, qui plus est hors de l’intranet de l’entreprise les données et les logiciels d’intelligence artificielle n’est pas une mince affaire, en termes de performance ou de sécurité. Le DSI indique bien que ça s’inscrit dans leur plan 2020-2023.

        • Thierry says:

          Merci pour la traduction 😉 . Tout ça, c’est bien beau, mais ils auraient mieux fait de nous dire combien de m2 de bureaux ils comptent « économiser », grâce au télétravail, en 2023, chez véolia, ( puisqu’ils ont l’air très en pointe les calculs informatiques en tout genres) c’est surtout ça qui nous intéresse, en fait… mais, , je crois qu’on peut attendre longtemps…

          • adnstep says:

            Je crois qu’eux-même ne le savent pas. L’objectif reste bien d’économiser sur la facture immobilière.
            Et le télétravail n’est qu’un des aspects de la solution.

            Ce que j’ai observé de visu, c’est plutôt le regroupement de différents services en un seul lieu pour économiser en frais immo et en frais de fonctionnement. Ce qui n’arrange pas toujours les employés obligés de traverser Paris pour aller travailler. Employés qui finissent par quitter l’entreprise, une façon comme une autre de baisser les effectifs.

            Ce fut le cas de Bouygues Telecom, regroupé dans l’immeuble Sequana, à Issy-les-Moulineaux, avant qu’ils doivent le quitter pour économiser (arrivée de Free, guerre des prix dans les Telecom). Et être remplacés par Accor.

            Le groupe de Drahi (Altice, SFR, BFM, RMC…) vient de se regrouper dans l’immeuble Quadrant, tout neuf, dans le XVe, et a quitté ses autres bureaux dans Paris. Sans doute une belle économie à la clef.

            La tendance, dans les grands groupes nationaux que je connais, est de délocaliser en province ce qui reste de production en région parisienne, de regrouper dans quelques bâtiments modernes de Paris ou proche banlieue le reste, ou encore de centraliser dans une grosse ville de province telle ou telle activité support, ou la paye, facturation, contentieux… Tout en conservant des représentations régionales quand l’activité le justifie ou le politique l’impose.

            Bref, de mon point de vue, pas de révolution générale, des évolutions tendant à toujours plus économiser sur l’accessoire. Le télétravail sera un moyen supplémentaire qui permettra d’aller dans le sens de ces économies.

            • Michel 2 says:

              ENFIN ON Y VIENT DESENGORGER PARIS!
              Il aura fallu un virus en couronne pour précipiter ce qui aurait dû être commencé il y 20 ans au moins.

              • adnstep says:

                Mais, Michel, désengorger Paris de ses bureaux, est-ce que ça veut dire moins d’habitants ?

                Certains ont déjà essayé, avec les villes nouvelles autour de Paris. Ça a surtout fait grossir la métropole.

                • Michel 2 says:

                  Désengorger Paris, ce n’est pas créer des villes nouvelles autour de Paris, car c’est l’effet inverse à celui recherché qui se produit.
                  Désengorger, c’est délocaliser tous ces sièges sociaux, ces grandes écoles et fultitude d’autres institutions, etc… dans des villes de province de moindre importance à l’instar de l’ENA à Strasbourg.

                  • François says:

                    J’ai des doutes sur le désengorgement de Paris, car il y aura des réunions aux sièges.
                    Pour les administrations, je vois mal l’éloignement du pouvoir qui inclue la nécessité d’être sur place pour se faire valoir.
                    Vous pensez que des commerces vont fermer, que la sécurité, le nettoyage, le tourisme emploieront moins de monde ?

                    • Michel 2 says:

                      Si vous souhaitez que les choses ne changent pas même si elles sont imbéciles, hé ben ne faites surtout rien.

  11. chepiok says:

    Il semblerait que le bashing de la SCPI soit devenue une obsession…
    Oui le télétravail va se développer, mais de là à ce que 50% des employés travaillent de chez eux, il y a une marge…!
    Le télétravail n’est pas la panacée, il présente aussi des inconvénients non négligeables, son intérêt principal étant le gain de temps dans les transports…
    La psychose concernant le coronavirus va heureusement finir par s’atténuer…
    Pour certaines entreprises, le télétravail sera une solution de dépannage très appréciable 1 à 2 jours par semaine, mais le temps de travail principal continuera à se dérouler dans des bureaux communs pour de simples questions d’organisation et de fonctionnement en équipe. Cela dépendra également des secteurs d’activité.
    Quel tsunami…?

    • GILBERT says:

      « Le bashing de la SCPI est devenu une obsession  »

      Tout à fait d’accord avec vous. C’est vraiment obsessionnel !
      Cela décrédibilise dans une certaine mesure le blog , car les arguments et analyses sont toujours biaisées et « à charge » d’une certaine façon.

      Exemple : un article de GF propose une simulation avec EXCEL pour calculer le TRI d’une acquisition de SCPI à crédit dont les revenus sont perçus en France par une personne physique ayant un TMI de 30% plus PS de 17.2% , soit une imposition à 47.2%

      Avec un tel TMI, la conclusion est évidente sans EXCEL: la moitié des revenus s’en vont en impôt, donc les SCPI ne sont pas rentables CQFD !!!

      Un CGP sérieux envisagerait , ou bien des SCPI dont les revenus de source étrangère (Allemagne par exemple) sont moins imposés , ou bien un investisseur ayant en parallèle des déficits fonciers .

      Cela serait constructif…..
      Mais GF se complait dans le SCPI bashing comme vous dites très justement.

      Comme le covid impacte les SCPI, GF se fait mousser en disant : je vous l’avais bien dit .

      Les mois et années à venir montreront la capacité des SCPI à s’adapter et leur résilience, j’en suis convaincu …

      Parler de tsunami est ridicule ..
      Qu’est-ce qui n’est pas affecté par la crise …?

      Les SCPI restent un placement valable à 2 conditions :
      – fiscalité réduite (il y a diverses solutions pour cela)
      – stratégie de ( très) long terme

      Il vaut mieux lire les articles de l’IEIF ou de l’ASPIM si l’on veut des analyses sérieuses sur les SCPI

  12. julien bonnetouche says:

    Bonjour,

    Pendant le confinement les français ont fait l’amour deux fois moins souvent.

    Mais le sondage ne dit pas avec qui ?

    Ce n’est pourtant pas qu’ils aient manqué d’occasion de le faire avec leur femme ou leur mari !!

    Une seule explication logique, c’est avec leur amant ou leur maîtresse.

    Voilà ce qui nous attend avec le développement du télétravail !!

    Plus de petit cinq à sept, plus de petit moment d’extase de la pause déjeuner, attendue avec délice dans ces nombreuses maisons de rendez vous parisiennes, ou ces petits hôtels qui pratiquent à l’envi le day-use.

    Le meilleur moment est celui où l’on monte l’escalier. En matière d’escalier il ne restera que celui qui monte à la chambre matrimoniale pour retrouver sa bobonne plus ou moins de mauvaise humeur..

    Et je ne cite là qu’un exemple d’inconvénients parmi d’autres.

    le télétravail, les américains qui sont toujours en avance sur nous en reviennent parait il.

    Alors si ce n’est pas très bon pour eux, ce le sera encore moins pour nous !!!

    • Bonjour,
      Auriez-vous des sources de cet échec du télétravail aux U.S SVP ?
      Ne serait-ce pas lier aux excès américains habituels ? très peu d’encadrement de cette pratique, pas de dialogue social, … ?

    • Dindonsauvage says:

      sur fond de stress et bfm disant « on va tous mourrir »,

      YouPorn et les sites de rencontres disent que ça a bien marché pour eux …

      mais j’aime bien l’idée c’est peut-être le meilleurs coté de Paris : on croise personne qu’on connait en allant se promener 🙂

  13. Bonjour

    Suivre le débat

  14. adnstep says:

    La carte est très significative de la pensée de la technostructure qui a façonné la France ces cinquante dernières années.

    Ceux qui ont pris le train de Bordeaux à Marseille ou de Lyon à Nantes doivent comprendre.

    • Cedric says:

      Tout a fait d’accord ! j’ai entendu certain prédire le déclin de Paris au profit des campagnes et provinces….
      Je leur recommande en effet la lecture de la carte du réseau autoroutier ou de la carte des TGV 😉

      • Michel 2 says:

        Oui tout converge vers Paris et alors ?

        • adnstep says:

          Et alors, sans aménagement du territoire différent, il ne faut pas croire que les gens vont fuir Paris…

        • François says:

          Aux voies de communications cités par Cédric, ajouter les aéroports.
          Avec quatre plate forme dont deux importantes, les loisirs, l’attrait de toute capitale qui de plus est dans tous les domaines (économique, politique, ….) ….. et donc tout le nécessaire pour faire vivre ce petit monde, auquel pourrait se rajouter une partie de la City suite au Brexit.
          Pour toutes les grandes entreprises, administrations, …. il restera plus facile avant longtemps de regrouper du monde sur Paris que nul part ailleurs en France.

          Donc quelques changement, mais à la marge.

  15. François says:

    Bordeaux-Marseille passe par Paris avec le TGV, tout comme Lyon-Nantes.
    Il est vrai que pas Saint-Etienne, Clermont Ferrand, Bourges, Tours, cela avait son charme mais un peu de délais.
    https://www.google.com/search?q=chevalier+et+laspales+le+train+pour+pau&rlz=1C1CAFA_enFR637FR637&oq=laspales+le+train+&aqs=chrome.2.69i57j0l7.17188j1j7&sourceid=chrome&ie=UTF-8

    • adnstep says:

      Et oui, pas de train à grande vitesse entre villes de provinces, sauf à passer par Paris.

      J’ai tenté un jour Bordeaux – Lyon en Corail, en passant par Tours et en rattrapant le Nantes – Lyon à Saint-Pierre des Corps…

      Et on attendra encore longtemps une liaison Bordeaux-Toulouse-Marseille-Nice.

  16. Laurent says:

    Ce n’est pas noir ou blanc mais gris comme d’hab.
    Dans mon groupe, télétravail massif suite au coronavirus, environ 95% du personnel.
    Petit sondage sur le retour. 50% souhaitent poursuivre et 50% n’en peuvent plus car ne supportent plus les enfants ou le conjoint, sont mal installés, souffrent de « vraies » relations avec leurs collègues etc ….
    Certes le télétravail à certains atouts mais des limites également.
    Dont une qui n’esg Jamais mise en avant : en cas de charrette, si vous êtes TT, il y’a une probabilité plus forte que vous en soyez plutôt que le gars qui se montre tous les jours …

  17. Cedric says:

    Il y a un précédent avec IBM qui avait généralisé assez largement le télétravail il y a déjà plusieurs années.
    Pour au final en revenir et donner des primes à ceux qui reviennent physiquement au bureau.
    Manque de productivité et d’innovation étaient les principaux argument du retour en arrière.
    Cette tendance n’a donc rien d’évident, étant entendu que télétravail en mode confinement et télétravail en mode « libre » c’est pas vraiment la même chose.

  18. Michel 2 says:

    Les grandes villes vont souffrir, Airbnb va diviser son chiffre par deux.
    Investissez sur l’immobilier d’Allemagne qui vit en dessous ses moyens contrairement à la France qui vit au dessus, mais pas à Munichn ni à Berlin.

    https://www.youtube.com/watch?v=VbQyhti2-SI&feature=youtu.be

    • Thierry says:

      L’allemagne ? Certainement pas, vous avez vu la démographie en Allemagne ? Il y a bcp plus de décès que de naissances, c’est même assez impressionnant. Bon, la population a légérement augmenté l’an dernier à + 200 000 personnes ( sur 82 millions )grâce aux migrants, mais je ne compte pas trop sur les migrants ( c’est pas eux qui ont les meilleurs emplois, quand ils en ont) pour faire augmenter significativement le prix de l’immobilier.. D’ailleurs, les taux de vacances locatives des commerces sont énormes… Du coup, d’ici une dizaine d’année, je ne sais pas à qui vous allez revendre…

      • François says:

        Aux migrants, parfois européen qui viendront s’installer en Allemagne pour s’occuper des vieux allemands de souche.
        L’Allemagne connait un problème démographique, lié aux mentalités locales. c’est une des raisons du succès du confinement local (1,2 habitant par logement), mais également une limite de leur économie. Cette dernière thésaurise pour pouvoir payer des retraites décentes, mais beaucoup de retraités continuent des petits boulots.
        Parallèlement elle automatise pour palier le manque de main d’oeuvre.
        Pourquoi croyez vous que le lien du sang à été remplacé par celui du sol dans les années 1990 ?

      • Michel 2 says:

        La démographie que vit l’Allemagne actuellement est, à mon sens, certes historique, mais passagère.
        Qui peut dire ce qu’elle sera dans 10 ou 20 ans.
        Quand on voit comment les « choses » peuvent changer en 3 mois ! ???

        • François says:

          Le confinement aura peut être accélérer certaines choses : résultat dans neuf mois.

          La démographie de l’Allemagne avait la même tendance il y a 20 ans. J’espère pour eux du changement, mais sur une base vieillissante cela peut demander plus que 20 ans.
          Sinon, nos chômeurs peuvent devenir frontaliers.

          • Michel 2 says:

            Il suffit que le prochain nouveau gouvernement allemand donne des primes à la naissance comme Giscard dans les années 70 en France et ça repart!

            • François says:

              Michel,
              Il y a d’autres valeurs que l’argent.
              Outre cette prime, il existe aussi en France les allocations familiales. Vous ne préconisez quand même pas que l’Allemagne copie le système social français ?
              Même à ce niveau, les couples sans enfants que je connais ont un niveau de vie plus élevé que le notre qui en avons trois.
              – la liberté individuelle : envie des deux partenaires de vivre leur vie professionnelle qui commence plus tardivement avec l’allongement des études ;
              – la liberté de moeurs sans commentaires mais à prendre en compte.
              …..

              • Michel 2 says:

                Vous interprétez souvent !
                Bien sûr que nom que je ne souhaite pas la copie par l’Allemagne du système tout Etat de la France.
                Je voulais simplement faire remarquer qu’à problème donné, il y a souvent solution par l’argent. On, ils savent tous que pour promouvoir par exemple une augmentation de la construction de logements ou d’énergies renouvelables, la subvention est un argument qui fait souvent mouche même si c’est au détriment de la communauté. C’est pareil avec la démographie, si elle devient un problème, les politiques agiront. Mais en est-elle vraiment un en Allemagne, vu d’Allemagne ?

                • François says:

                  Ce n’est pas que de l’interprétation, car pour moi le problème est plus complexe qu’un simple chèque.

                  A mon avis oui, s’ils veulent garder une population de souche.
                  Après avoir changer les critères de nationalisation dans les années 1990 (loi du sang pour loi du sol donc ouverture à la population migrante, turc en particulier), l’Allemagne demeure en déficit de main d’oeuvre, d’où un recours conséquent aux frontaliers aidé par des salaires intéressants.
                  Dans les faits le pays semble plus en sous-emploi qu’en plein emploi, d’où l’accueil de volumes conséquents de migrants qui commencent à poser des problèmes de sécurité, montée des extrêmes ….

                  • Michel 2 says:

                    Oui nous sommes d’accord, les pbs de sécurité et de montée des extrêmes sont souvent liés à (trop) d’émigration, cela a été le cas avec les Italiens en Amérique à la fin du 19ème, début 20 ème, en France avec le Maghreb en deuxième partie du 20ème, en GB avec les Africains centraux, etc..

                    Dans le cadre de la construction européenne, beaucoup de pays dont l’ALLEMAGNE ont assouplis leur législation sur la nationalité.
                    L’Allemagne a désormais depuis 2000, coopté le droit du sang et le droit du sol.

  19. frédéric says:

    Bonjour , je suis un débutant au niveau boursier , et j’aimerais savoir comment cela se passe pour les dividendes .

    Je suis par exemple intéressé par veolia , je vois que le détachement est le 12 mai , et le paiement le 14 . Ma question est simple a quel moment puis je au plus tard acheter et jusqu’a quand dois je rester au minimum pour bénéficier du dividende ?

    Bien cordialement et merci à vous !

    • Michel 2 says:

      Je vous conseille le livre de Bertrand du site « Revenus et Dividendes »
      Le livre s’intitule: « Gagner en Bourse grâce aux Dividendes ».

  20. adnstep says:

    Pour toucher le dividende ou son acompte, il suffit d’être propriétaire des actions la veille du détachement du coupon.

    Mais, lorsque le dividende est détaché, le cours de l’action est ajusté mécaniquement du montant du dividende. Autrement dit, le jour J, ce que vous gagnez en coupon, vous le perdez en cours, toutes choses égales par ailleurs.

    Donc à moins que le cours de l’action remonte immédiatement, aucun intérêt,puisque vous aurez à payer la fiscalité sur les dividendes.

    Quelques sociétés peuvent aussi proposer le paiement du dividende sous la forme d’un versement en nouvelles actions.

  21. frédéric says:

    D’accord ! donc dans le cadre de véolia si j’achète le 11 mai et que je revend le 12 , je bénéficierai du dividende le 14 c’est bien ça ?

    Merci

    • Michel 2 says:

      Adnstep vous a expliqué que si vous faites cela, vous ne gagnez rien puisque le cours de bourse le 12 sera amputé du dividende versé la veille. Sinon ce serait trop facile, tout le monde ferait cela. Il faudra attendre quelques jours/ semaines pour que le cours remonte (ou pas !) pour revendre votre valeur au prix d’achat.

  22. adnstep says:

    Le principe est le suivant : le dividende est détaché le jour indiqué (date de détachement) mais avant Bourse et le premier cours coté le jour du détachement est corrigé d’un montant équivalent au dividende.

    Si le dividende est détaché le 12 mai, il vous suffira d’avoir acquis l’action le 11 mai avant la clôture, et vous pourrez le revendre le 12 mai au matin après le détachement du dividende.

    Vous bénéficierez de votre div au mieux le 14, les banques étant plus ou moins rapides pour faire apparaître le div sur votre compte.

  23. frédéric says:

    Le principe est donc bien compris , après faut voir a quel moment investir et si c’est du court, moyen,longterme .

    Sinon je vois que certaines foncières ont bien été massacrées , y a t’il des connaisseurs dans le domaine , j’aimerais savoir celles qui ont le plus de potentiel à court/ moyen et long terme .

    C’est l’effet magique d’un blog , faire émerger les talents . J’hésite entre mercialys , klépierre , unibail rodamco , gecina mais je n’y connais rien . Concrètement y a t’il un maestro sur le sujet pour m’éclairer ? Bien à vous !

  24. adnstep says:

    Comme vous, j’hésite beaucoup sur les foncières. Elles ont été massacrées, mais une foncière comme Unibail risque de l’être encore longtemps. Les grands centres commerciaux régionaux ont-ils un avenir ?

    Une règle qui semble vraie : quand le marché est volatil, les foncières le sont encore plus !

    Si vous souhaitez des dividendes, choisissez des entreprises qui versent régulièrement un div depuis plus de 20 ans et qui vous semblent bien dirigées, et ont su s’adapter aux évolutions de leurs marchés.

  25. Badtimes says:

    @Guillaume
    il y aura peut être augmentation du téléphone travail mais sûrement pas au niveau d’un tsunami: exemple d’IBM et d’autre:
    https://bfmbusiness.bfmtv.com/emploi/generaliser-le-teletravail-ibm-l-a-fait-pendant-20-ans-avant-de-finalement-y-renoncer-1909406.html

  26. Julien bonnetouche says:

    Les foncières et scpi n’ont jamais été vraiment performantes dans le passé. Les rendements sont plutôt faibles et le risque en capital important. Selon les professionnels avec lesquels j’en ai discuté, il vaut mieux les actions industrielles sur le long terme. En dehors de cela vous avez les AV qui peuvent proposer des compartiments pierre ou le rendement est. De l’ordre. De 3% 4% avec une sorte de conservation du capital même si ce n’est pas une garantie officielle. ( Afer par exemple, ils font en sorte que le client ne perde pas en gardant les immeubles dans la durée et puis peu d’endettement et réévaluation périodique des immeubles à dire de leurs experts)ils bricolent leur truc mais le client ne perd pas et obtient globalement un rendement correct)

  27. François says:

    Avec le télétravail, les syndicats semblent s’orienter vers un nouveau combat entre :
    – les télétravailleur qui demande des indemnités pour l’occupation par l’entreprise de leur lieu de vie ;
    – ceux qui ne peuvent pas télé travailler qui demandent des primes pour compenser les déplacements qu’il n’auraient pas à effectuer s’ils pouvaient rester chez eux.

  28. Cyrille says:

    * La RT 2012, comme la RT 2020 sont des normes écologiques voulues et imposées qui accélèrent l’obsolescence des anciens bâtiments et le coûts de construction des nouveaux.

    * PSA nous montre que l’on peut développer le télétravail et donc d’avoir moins besoin de voitures …

    * Accroitre le télétravail, c’est aussi fragiliser les cols blancs par une menace de délocalisation massive vers des pays à bas coûts couplé à une IA grandissante …

    • François says:

      La RT 2020 devrait correspondre à des bâtiments à consommation de carbone neutre. Dans la suite logique de la RT 2012, elles devraient présenter des garanties en terme d’isolation.
      Dans les faits, elles n’accélèrent pas l’obsolescence des bâtiments, mais peuvent avoir un impact sur les prix. Pour l’achat du fait de l’emploi de matériaux plus isolant (et davantage de normes), pour la vente car moins énergivore.
      Toutefois, je ne vois pas détruire les centres villes, même parfois datant du Moyen-Age, ou baisser les prix pour ces seules raisons. L’attrait de certaines rues resteront et acheteurs et locataires préféreront des nids douillets à des espace courant d’air.

      Si les personnes en télétravail de PSA quittent les villes pour les campagnes, je ne pense pas qu’il y aura moins de voitures, au contraire. Une voiture au centres d’une grande ville, est-elle aujourd’hui indispensable ?
      Pour moi, non, car l’offre de transport en commun répond souvent au besoin, évitant embouteillage et problèmes de stationnement.
      En revanche, plus vous vous éloignez ces centres urbains, plus les voitures sont nécessaires, y compris pour se rapprocher d’un transport en commun.

      Pour une délocalisation, il faut que le télétravail soit permanent. Mais dès lors que vous aurez une à deux réunion pas semaine, mois, …. la délocalisation peut devenir coûteuse. Ne vous en faites pas les délocalisations qui valaient le coût ont déjà eu lieu. Et même si elles pourraient augmenter, les entreprises proposeront peut-être des emplois moins payés dans des oasis. Il n’est pas certain dans ce contexte que le cadre délocalisé soit perdant, au regard des coûts de vie des régions. regardez l’exode des seniors vers les pays du Maghreb.

  29. Les analyses de Guillaume FONTENEAU sont claires etayees logiques elles prennent en compte l historique et evolution des environnement sociaux economiques ….elles prouvent une clairvoyance…. et meme si cela pourrait prendre du temps les effets ne tarderont pas a devenir evidences….
    Dans cette etude specifique ont pourrait meme ajouter les reductions de surfaces commerciales et bureaux liees au covid qui detruira bon nombre d entreprises

  30. Bonjour, je pense aussi que cette crise aura une impact considérable sur nos façon de travailler. Je suis par exemple entrepreneur dans le web et freelance. J’ai été digital nomad en Amérique du Sud il y a quelques années. Ce concept n’existait pas à l’époque. Cela a depuis fortement évolué. Le COVID a permis, a marche forcée, un bon en avant de la digitalisation des entreprises. C’est le Mindset qui a aussi changé, c’est à dire qu’aujourd’hui la majorité des décideurs / entrepreneurs, PME, etc qui ne connaissait pas ou été contre le travail en remote se sont rendus compte que cela était possible. Par exemple l’an passé j’ai travaillé depuis l’île Maurice pour mes entreprises en France et pour des clients. Certains n’étaient pas au courant car j’avais peur qu’ils souhaitent arrêter notre collaboration. Je pense que désormais je pourrais informer tous mes collaborateurs, partenaires et clients de mon lieu de travail sans que cela engendre de conséquences… La mentalité a changé, désormais la confiance dans le travail à distance et en la capacité d’être productif est une réalité. Pour aller plus loin, certains salariés, indépendants ou professionnels pourraient acheter ou louer des villas à l’étrangers et pourquoi pas dans des zones rurales et ainsi découvrir de nouvelles cultures et bénéficier de prix compétitifs.

    • Cedric says:

      Activité très spécifique et exercée de manière indépendante, ca marche très bien.
      Les salariés seront-il autant disciplinés ? On peut quand même en douter.

  31. julien bonnetouche says:

    Il est assez probable que la crise soit un accélérateur du télétravail, qui avait déjà commencé avant.

    Cependant, si tous les cas de figure peuvent se présenter, ce n’est pas la panacée non plus.

    L’entreprise reste un lieu de socialisation pour beaucoup. Il faut avoir un tempérament sacrément solitaire pour s’en exclure volontairement.

    les réunions Zoom ne remplaceront pas complètement le face à face.

    Et puis la productivité du télé travail sera différente selon les métiers.

    Mais certainement chaque entreprise organisera son télétravail en fonction de ses nécessités propres.

    Par contre, et c’est un sujet différent, ceux qui voient dans cette crise l’opportunité de bouleverser totalement la société se trompent probablement sur le versant écologie.

    la baisse des prix du pétrole qui risque de durer un peu, va mettre un frein au développement du « verdissement » de l’économie.
    Car un redémarrage de celle ci sera plutôt facilitée par une bas coût énergétique.

    • Michel 2 says:

      Je vois les choses plutôt dans votre sens Julien et même que l’immobilier va baisser y compris parisien – LoL !!!!

    • adnstep says:

      Concernant le télétravail, le retard de la France est tel que le simple rattrapage des voisins serait déjà une révolution !

      En décembre, j’ai du faire monter deux personnels de Toulon à Paris pour une formation d’une après-midi.

      Résultat : deux jours de boulot de perdu alors que 3 heures en visio auraient suffi.

      Uniquement parce que les intervenants se sentent gonflés d’importance quand ils parlent devant des gens qui font semblant de les écouter.

      La formation, c’est pas un one man show.

      • GILBERT says:

        Ou peut-être parce que les intervenants refusent le monde « sans contact » en 2D (dimensions d’un écran) dont vous rêvez et veulent maintenir la vie en 3D ou 4D …!!!
        Je refuse personnellement de coopérer avec les CGP qui ne prennent pas la peine de venir me rencontrer ……

    • adnstep says:

      Pas d’accord sur le versant écologie. Amha, ça verdir sec, à coup de réglementations idiotes comme réserver des voies au covoiturage en pleine épidémie 🤣🤣🤣.

      • François says:

        Ah c’est pas pour les ambulances et leur(s) patient(s) ?
        Le covoiturage à deux par véhicule, norme de distanciation oblige, c’est pas terrible.

  32. Bonjour

    on en a fait du zoom , du Skype !!! Comme bien évoqué ci- dessus le télétravail a ses limites. J’ai entendu quelqu’un qui parlait de téléenseignement( oui pour quelques conférences et c’est un outil dont il ne faut surtout pas se priver ).
    Mais heureusement que ce ne sera pas le socle de l’enseignement! la cata.
    Je suis proche du milieu enseignant et j’ai pu voir ce que ça donnait. Pour les très bons élèves oui ça suivait, mais pour la majeure partie: dur dur !!
    Et puis comme dit ci dessus: socialisation , stimulation, etc..

    • adnstep says:

      La ministre de l’enseignement supérieur incite fortement les universités à privilégier le télé enseignement en septembre.

    • GILBERT says:

      « Le télétravail a ses limites »
      C’est une évidence, sauf pour certains qui font une fixation obsessionnelle là-dessus !

      L’enseignement en est l’exemple même, effectivement , notamment pour le primaire et le secondaire.
      Quant aux classes prépa qui préparent à la compétition que constituent les concours d’entrée aux grandes écoles , c’est plutôt l’internat qui convient …!

      S’enthousiasmer pour un monde de télétravailleurs en pantoufles, pour ne pas dire de traine-savates , c’est une drôle d’image de l’entreprise !
      Sans doute cela convient-il parfaitement aux individus asociaux et solitaires !

      Le monde ainsi promis n’est guère réjouissant !
      Sachant que les rencontres hommes-femmes au sein de l’entreprise sont le premier mode de rencontre qui conduit à la formation des couples, on voit là une des conséquences majeures au plan social ….

      Le mieux est d’en rire tant le monde promis serait triste si les prévisions de certains devaient se réaliser, ce à quoi je ne crois absolument pas.

      Tenez, notre femme de ménage nous a appelés pour dire qu’elle va faire elle aussi du
      télétravail .
      Elle va contacter mon épouse de chez elle et lui dire ce qu’il y a à faire …..!

  33. julien bonnetouche says:

    Oui mais la province bien davantage !! reLOL !!

    En fait le grand danger devant nous c’est la déflation.

  34. julien bonnetouche says:

    En tous cas, au jour 2 du déconfinement, il n’y a toujours pas beaucoup de circulation dans Paris ni sur le périphérique.

    il n’y avait personne non plus dans le métro hier ( sauf ligne 13)

    Doit on en déduire que le télétravail a commencé à faire son oeuvre ?

  35. adnstep says:

    « pas de touristes + Pas d’étudiants et encore moins de profs + pas de cafés ni restos ni salles de spectacles, ni hotels, ni bibliothèques, ni salles de sports, ni tournages cinématographiques, ni expos, ni musées, ni cinés, ni piscines,  »

    En bref, personne ne bosse à Paris 😁

    • Badtimes says:

      Sûrement car en Province les rues fourmillaient de monde que ce soit hier après midi ou aujourd’hui, et je ne parle pas de la circulation….certains devaient vouloir profiter du pétrole bon marché pour s’égailler sur les routes, et les magasins comme Décathlon ou Bricorama voyaient les clients faire la queue ……vive le monde d’avant🤗🤗

  36. adnstep says:

    Twitter propose le télétravail permanent à ses employés
    Julie Hay | Journal du Geek

    Si Facebook et Google annoncent que le télétravail sera prolongé jusqu’en 2021 pour ses employés, Twitter annonce qu’il sera désormais proposé de manière permanente pour ses employés. “Si nos employés ont un rôle ou une situation qui leur permettent de travailler de chez eux et qu’ils veulent le faire indéfiniment, nous rendrons cela possible.”

    Chez les géants du web aussi, l’heure est à la réorganisation. Alors qu’en France, de nombreux employés ont repris le chemin du travail, Twitter annonce des mesures exceptionnelles pour la sortie de crise. Le réseau social va autoriser certains de ses employés à travailler depuis leur domicile, et ce, de manière permanente. Interrogé par l’AFP et le Figaro, le géant de la Tech explique : “Si nos employés ont un rôle et une situation qui leur permettent de travailler de chez eux et qu’ils veulent le faire indéfiniment, nous rendrons cela possible.”

    Si Facebook et Google annoncent que le télétravail se poursuivra jusqu’en 2021, Twitter est la première entreprise du secteur à prendre cette initiative. Twitter précise tout de même que ceux qui le souhaitent pourront reprendre le travail en septembre et que les voyages d’entreprises et les événements seront annulés jusqu’à la rentrée prochaine.

  37. Michel 2 says:

    Un sondage intéressant sur le télétravail par les échos.
    Tout compte fait une majorité de travailleurs ont apprécié et sont prêts à renouveler l’opération même partiellement (1 à 2 jours par semaine)

    https://www.lesechos.fr/economie-france/social/sondage-exclusif-les-francais-seduits-par-le-teletravail-1204045#utm_source=newsletter&utm_medium=email&utm_campaign=re_8h-20200519

  38. François says:

    Merci du partage intéressant.

  39. Quelle organisation pour l’agence immobilière si elle fait face à une demande forte de télétravail de ses collaborateurs et aussi du dirigeant ? Hervé Parent, Property Business Accelerator, fait le point.

    photo : Hervé Parent, organisateur du Salon RENT, https://www.journaldelagence.com/1181391-comment-le-teletravail-va-transformer-limmobilier

    J’ai lu les premières études sur l’impact du télétravail sur l’immobilier en 1995. A l’époque, les conseils en immobilier d’entreprises voyaient arriver l’Internet et la possibilité de travailler ailleurs qu’au bureau et, en conséquence, s’interrogeaient sur la baisse de la demande de mètres carrés et sur celle des prix.

    Il ne s’est rien passé pendant 25 ans. Jusqu’au 6 mai 2020, le jour où le DRH du Groupe PSA a annoncé que le télétravail devenait définitivement la règle pour 80.000 personnes qui viendront au bureau un seul jour par semaine, pour maintenir le lien social.

    Entretemps, la fibre est arrivée, les entreprises ont mis leurs données dans le Cloud, les PC ont gagné en puissance et nous avons appris à nous en servir. Puis, brutalement, un méchant virus a obligé 15 millions de personnes à télé-travailler pendant deux mois. Entreprises et employés ont vu que c’était possible, ont compris l’intérêt et y ont pris goût. 73% des français qui ont travaillé à domicile souhaite continuer après la crise (source Humanis).
    Des bénéfices évidents, immédiats et importants

    Tous ont compris les potentiels bénéfices, concrets et majeurs, apportés par le télétravail. Certains sont évidents, immédiats et importants. Les employés gagnent le temps passé dans les transports, souvent jusqu’à deux heures par jour, soit l’équivalent d’un jour par semaine. Pour les entreprises, l’immobilier est le deuxième poste de charge après les salaires, le réduire améliore directement et visiblement le résultat d’exploitation. Pour la Société, moins de déplacements est bon pour le climat et abaisse la consommation d’énergies, rester chez soi est une protection contre les menaces à venir : nouvelles pandémies, événements climatiques, crise pétrolière, terrorisme ou accident nucléaire.

    Ne jugeons pas le télétravail de demain à l’aune du télétravail confiné où l’on est enfermé chez soi sept jours sur sept avec les enfants. Les enfants retourneront à l’école et on travaillera à domicile probablement trois ou quatre jours sur une semaine de sept jours

    Le télétravail concerne 30 % des emplois, mais c’est 50% pour les grandes agglomérations et ce sont les emplois les plus qualifiés. Même si l’on télétravaille qu’un jour sur deux, les conséquences seront considérables. A titre divinatoire, un ordre de grandeur peut être imaginé : si 10 % des 35 millions de ménages français déménagent dans les cinq ans, cela fait 700 000 milles transactions immobilières par an. Si ce sont des transactions supplémentaires, cela double le marché ! Ma conviction est que le télétravail bien d’un facteur majeur de l’évolution de notre société. J’ignore quel sera le rythme du changement et son ampleur à terme, mais je fais mienne une citation de Steve Jobs « On surévalue souvent la vitesse d’adoption des innovations, mais on sous-estime toujours l’ampleur des changements qu’elles entrainent ».
    Pour le secteur de la transaction immobilière dans l’ancien, tout va durablement et profondément changer

    Les points clés pour lesquels j’anticipe une évolution majeure sont la relation clients ; le type de biens et leur emplacement ; l’organisation de l’agence et les compétences à maîtriser.

    « L’important c’est l’humain !» est devenu le mantra de nombreux professionnels face aux propositions de la révolution digitale. Mais l’humain de demain ne sera pas celui d’hier. En deux mois, les « humains » ont massivement appris à télétravailler, téléconsulter, téléacheter, télédéclarer, téléenseigner et même prendre l’apéro sur Internet. Ils sont devenus de plus en plus réticents à se déplacer sans raison impérative. La relation clients, pour tous les secteurs, va évoluer vers moins de rendez-vous physiques et plus de communication à distance.

    Après l’expérience du télétravail pendant le confinement, les Français ont exprimé deux souhaits forts : avoir une pièce dédiée et un espace extérieur. Quand on passe toute la journée à la maison, cela parait plein de bon sens. Est-ce que cette nouvelle orientation de la demande va jouer à la baisse sur les prix des petits appartements et à la hausse sur ceux des grands ? Il est un peu tôt pour se prononcer.

    L’hypothèse de la fin de la métropolisation, qui a drainé les populations vers les grandes agglomérations, doit être envisagée. Le télétravail permet d’habiter loin de son emploi, à la recherche d’une meilleure qualité de vie et d’un logement plus grand et moins cher. Est-ce que le nombre de passages à l’acte sera significatif et fera baisser les prix des centres villes ? Que veut dire s’éloigner du centre : la grande banlieue, la campagne proche, les villes moyennes, le bord de mer, ou encore plus loin ? Jack Dorsey, le CEO de Twitter a quitté la Californie pour l’Afrique…

    Quelle organisation pour l’agence immobilière si elle fait face à une demande forte de télétravail de ses collaborateurs et aussi du dirigeant ? Doit-on transformer le local afin qu’il soit avant tout un lieu de création de lien social ? Comment se passer de tous les documents papiers et stocker toutes les informations sur un serveur distant ? Comment répondre au défi de la sécurité des données et des réseaux ? Comment manager les équipes si l’on rencontre les collaborateurs qu’une seule fois par semaine ?

    Dans un scénario où le télétravail conduit à une activité immobilière différente, de nouvelles compétences seront nécessaires pour les agents immobiliers et leurs collaborateurs : la maîtrise d’une relation client reposant plus sur des contacts à distance et moins sur des rendez-vous ; la maîtrise plus forte des enjeux techniques de l’informatique et de l’Internet ; la capacité à motiver une équipe à distance ; le marketing et la communication digitale. La collaboration avec des confrères éloignés sera encore plus nécessaire pour garder captif la clientèle du vendeur parisien dans sa recherche d’acquisition en province. Enfin, la fonction de chasseur immobilier pourrait se développer pour accompagner des acheteurs qui prospectent sur une zone très large et trop loin de leur domicile pour visiter de nombreux biens.
    C’est une bonne nouvelle !

    Cette évolution attendue des demandes de logements différents est porteuse d’un nombre accru de transactions. C’est l’occasion pour les professionnels qui sauront anticiper et se préparer de prendre des parts de marché. Et j’ai la conviction que c’est le moment d’augmenter la valeur des services apportés aux clients et de réaffirmer le professionnalisme des agents immobiliers.

  40. adnstep says:

    « La collaboration avec des confrères éloignés sera encore plus nécessaire pour garder captif la clientèle du vendeur parisien dans sa recherche d’acquisition en province.  »

    Les confrères éloignés ont-ils réellement besoin des AI parisiens pour refourguer de la pierre aux clients ?

    Je dirais que ces clients, s’il ne connaissent pas bien la région où ils souhaitent habiter, devraient plutôt être avides de bons conseils locaux (n’achetez pas ici, il y a un cimetière indien en dessous).

  41. François says:

    Très bon article.
    Oui nous allons certainement avoir une recrudescence de télétravail, par rapport à avant.
    Toutefois, si le lien social est maintenu une fois par semaine en « réunion plénière », l’éloignement ne sera peut-être pas si grand pour éviter d’avoir une journée de transport pour rejoindre le siège de la réunion.

    Autre aspect : »les entreprises, l’immobilier est le deuxième poste de charge après les salaires, le réduire améliore directement et visiblement le résultat d’exploitation. Pour la Société, moins de déplacements est bon pour le climat et abaisse la consommation d’énergies, rester chez soi est une protection contre les menaces à venir : nouvelles pandémies, événements climatiques, crise pétrolière, terrorisme ou accident nucléaire ». Cela incitera à une renégociation salariale pour compenser le coût supplémentaire supporté pour l’espace dédié et son environnement.

    Mais, il convient aussi de prendre en compte les points suivants :
    – les enfants retourneront à l’école, mais ils pourraient aussi le faire en télétravail, et au pire pas le mercredi ;
    – l’éloignement des centres urbains, pour le travail certes, mais cela ne représente que 40 h (j’arrondi) sur 168. si on retranche 42 à 50 heures de repos, il reste quand même 118 heures de loisirs à occuper. Les centres urbains ne sont pas mal pour cela, non ?

    • Badtimes says:

      « l’éloignement ne sera peut-être pas si grand pour éviter d’avoir une journée de transport pour rejoindre le siège de la réunion. »
      Pour les villes à 2 où 3 heures de TGV c’est largement jouable. Déjà beaucoup de monde le pratique à partir de Grenoble, Lyon, maintenant Bordeaux et toutes les villes plus proches qui sont également desservies. Ce n’est plus une question de distances mais de temps: Deux heures en TGV est moins fatiguant que deux heures en voitures (Embouteillages)ou dans les transports en communs Parisiens.
      Après pour que cela fonctionne il faudra une renégociation complète avec les entreprises pour salaires, horaires, loyers, etc…et là avec nos syndicats progressistes tel la CGT on n’a pas fini de rigoler…jaune !

  42. Vincent POUMAREDE says:

    Je viens de lire le compte-rendu du CSE de mon entreprise (grosse société industrielle du secteur aéronautique). A partir du 2 juin, la volonté de la Direction est de ramener un maximum de salariés dans les locaux – ateliers, bancs d’essais mais également bureaux d’études – pour « resserrer les liens avec l’entreprise ». Concrètement, le télétravail ne sera autorisé que dans les cas suivants (et exclusivement ceux-là): 1) raisons de santé (facteur de vulnérabilité individuelle) sous réserve d’une attestation médicale 2) garde d’enfant, sous réserve d’une attestation d’impossibilité d’hébergement de la part de l’école, de la crèche ou de la nounou 3) impossibilité de respecter les règles de distanciation sanitaire dans les locaux, sachant que la réorganisation des ateliers et des bureaux (4m² / salarié) permettrait d’accueillir au moins 80% du personnel, et que le réaménagement d’anciens locaux est en cours.
    Les échos d’anciens collègues et de connaissances d’autres entreprises font état de mesures analogues: volonté ferme des chefs d’entreprise de ramener rapidement un maximum de salariés dans les locaux, le télétravail devrait être l’exception, quand aucune autre possibilité n’est possible.
    Bref, je ne veux décevoir Guillaume, mais je crains que ses espoirs de généralisation du télétravail depuis la campagne ne soient sérieusement douchés; il y a fort à parier que le « monde d’après » ressemblera fortement… au « monde d’avant » (modulo les licenciements qui s’annoncent massifs; du coup, ça fera plus de m² par salarié 🙁 ). Peut-être même faudra-t’il plus de m² pour héberger les salariés en les éloignant …?
    Bon, je vais peut-être garder mes SCPI de bureaux et de locaux d’activité, du coup 🙂 …

    • La perspective du changement fait peur… il est normal de tenter de le freiner.

      Ma perspective n’est pas d’un changement radical dans les 2 prochaines années, mais une tendance qui va s’accélérer progressivement pour devenir incontournable dans 15 ans.

      Hier, personne ou presque ne faisait du télétravail… Demain, tout le monde sait que cela est possible 1 ou 2 jours par semaine sans aucun problème et même au bénéfice de la productivité de l’entreprise.

      A suivre…

    • François says:

      Peut être aussi que la confidentialité n’est pas assez assuré par le télétravail pour des secteurs de haute technologie.

    • adnstep says:

      Volonté dans certains domaines.

      « resserrer les liens avec l’entreprise »
      Des fois qu’ils se rendent compte que l’herbe est plus verte ailleurs ?

      Oui, comme avant, ce sont bien les chefs, plus que les salariés, qui ont peur du télétravail.

      Mais dans un contexte, en tout cas avant la crise, de quasi plein emploi des cadres, il va falloir lacher du lest et s’adapter, faute de voir les cadres aller ailleurs.

      Un de mes cousins qui travaillait pour « un gros sous-traitant de l’aéronautique » est parti chez Cap Gemini entre autres pour cette raison, et également pour quelques autres avantages (meilleur salaire, meilleur CE, …) tout en gardant le même boulot de sous traitance en bureau d’études.

  43. Julien bonnetouche says:

    Pour que le télétravail fonctionne il faut que la productivité globale soit au moins aussi bonne, et de préférence meilleure. Cela se fera donc sans doute au cas par cas. Le fait que les employés soient demandeurs ( on comprend pourquoi) n’est pas suffisant.

    • Michel 2 says:

      (+1)

      • Polaris says:

        Oui, cela est (trop) souvent passé sous silence dans le triomphe du « nouveau monde du télétravail depuis la campagne »: si un travail pour une boite francilienne peut être effectué depuis la Creuse avec un simple PC, il y a de grandes chances pour qu’il puisse tout autant l’être… depuis Bucarest ou Tanger, où l’on trouve d’excellents francophones, biens formés, mais payés entre 30 et 50% du salaire français 🙁 . Lorsque les dirigeants vont s’en rendre compte… des dents vont grincer. Finalement, et de manière contre-intuitive, avoir un job nécessitant une part appréciable de « présentiel » pourrait finalement être préférable. Manque de bol, notre économie est quasi intégralement tertiarisée, avec une proportion majoritaire d’emplois de « buraliers » (comme dirait « Zézette-épouse-X »), les plus simples à délocaliser… Et si tous ceux qui avaient prédits que le tertiaire étant prétendument moins délocalisable que l’industrie, il fallait abandonner la seconde pour se concentrer sur le premier, s’étaient magistralement plantés ?
        Quand je dis autour de moi que beaucoup de ceux qui attendent monts et merveilles du « monde d’après » risquent d’avoir un terrible choc, on me regarde comme un oiseau de malheur…

        • adnstep says:

          « depuis Bucarest ou Tanger, où l’on trouve d’excellents francophones, biens formés,  »

          En fait non.

          Les SSII, Cap Gemini en tête, on tenté l’aventure de Bangalore. Mais pour recueillir le besoin des clients français et résoudre ses problèmes, l’expérience montre que c’est mieux d’être français. Idem pour n’importe quel autre pays.

          D’où un gros retour en arrière et l’embauche toujours plus importante dans les écoles d’ingénieurs françaises.

          Inversement, une petite boîte d’informatique australienne qui voulait s’étendre en Europe s’est résolue à embaucher des consultants français, en France, alors qu’elle avait déjà des bureaux à Londres.

          • adnstep says:

            PS : je précise qu’à Bangalore, il y a d’excellents ingés parlant très bien français.

          • adnstep says:

            Autre exemple, celui de CGI, boîte Canadienne qui embauche à Bordeaux, Nantes, Marseille, Toulouse, Lyon, pour s’implanter en France.

  44. Pourquoi je ne rentrerai pas au bureau

    Après avoir fonctionné en télétravail durant six mois (de mars à août compris), l’Institut Sapiens ne rentrera pas au bureau. Economie de loyers, heures de transport évitées, productivité améliorée : les avantages sont évidents, suffisants pour disqualifier le bureau, devenu un confort routinier qui risquait de finir par faire de la simple présence un but en soi, écrit Olivier Babeau.

    Le confinement a été un moment propice au discernement. Dans nos vies personnelles comme professionnelles, nous avons pu faire le point sur l’essentiel et l’accessoire. Après avoir fonctionné en télétravail durant six mois (de mars à août compris), l’Institut Sapiens ne rentrera pas au bureau.
    « Etre au bureau », un rituel rassurant

    Les avantages, nombreux, sont évidents : économie de loyers pour des locaux occupés en réalité peu de temps dans l’année (en raison des vacances, déplacements, etc.), une à deux heures par jour qui ne seront pas passées dans des transports en commun au fonctionnement erratique (soit l’équivalent de deux semaines gagnées par an !), travail plus flexible pour coller aux rythmes de chacun et productivité améliorée. Le bureau était aussi un confort routinier qui risquait de finir par faire de la simple présence un but en soi, « être au bureau » correspondant à une sorte de rituel rassurant mais parfois vide de sens, au détriment de la production réelle.

    Le télétravail est un impitoyable révélateur des tâches inutiles et des pertes de temps. A l’absurdité des réunions interminables où les participants se persuadent qu’ils travaillent répond l’autre absurdité d’une promiscuité où chacun, pour mille raisons, se dérange et se déconcentre mutuellement. Sans bureau physique, nous devrons faire plus que jamais attention à entretenir nos valeurs. L’ancre qui nous empêche de dériver et nous relie les uns aux autres, ce sont les missions que nous nous sommes données et qui font notre identité. Pas des mètres carrés. Nous devrons d’autant plus faire vivre nos projets que nous n’aurons plus la rassurante impression que notre existence, par les bureaux qu’elle occupe, a l’évidence et la solidité de la pierre.

    Demain, comme à nos débuts, nous louerons des salles si nécessaires, organiserons des événements en ligne ou en chair et en os dans des endroits choisis que l’on pourra varier à volonté. Nous nous rencontrerons dans les restaurants, travaillerons dans les cafés ou dans les parcs si le coeur nous en dit. Certains de nos collaborateurs ont aussi indiqué qu’ils en profiteraient pour s’éloigner de Paris et tripler leur surface habitable.
    Autodiscipline de fer

    Ce choix de supprimer les bureaux n’est évidemment pas une solution qu’on pourrait généraliser, même si l’on considère les seules activités tertiaires. Une structure de très petite taille, d’abord, peut plus facilement travailler en réseau. Le type de tâche est aussi déterminant. S’il s’agit, comme pour nous, de lire, rédiger, faire des analyses, rencontrer et mettre en relation des gens, organiser des groupes de travail d’experts, alors le bureau n’est pas indispensable. Une connexion Internet et un ordinateur portable sont les seuls équipements vraiment nécessaires. Ils peuvent être emportés à peu près n’importe où et il y avait longtemps que nous avions appris à travailler de partout. Autre élément essentiel, il faut jouir des conditions familiales et matérielles qui le permettent : des enfants à l’école ou gardés, un habitat où l’on dispose d’un lieu de travail agréable. Une autodiscipline de fer sera de plus indispensable pour fixer des limites entre vie professionnelle et vie privée.

    Pour exister sans bureau fixe, une organisation doit aussi adapter son management. Il doit reposer sur une confiance totale vis-à-vis des collaborateurs qui permet de leur laisser un maximum d’autonomie. La référence au temps de travail s’efface au profit d’un fonctionnement par objectifs. Une plateforme de collaboration en ligne sert de bureau virtuel commun où chacun partage ce qu’il fait et se coordonne avec les autres. Enfin et surtout, le travail sans bureau ne doit évidemment pas être un travail sans relations sociales. Le principal défi de la disparition du bureau est de ne pas perdre les moments d’échanges informels. La conversation à bâtons rompus qui se tient d’ordinaire à la machine à café est la sève du travail d’équipe. Des échanges permanents, ponctués de rencontres à intervalles réguliers sont nécessaires, afin de conserver le meilleur des rites : leur fonction de refondation de l’unité d’un groupe.

    Olivier Babeau est président de l’Institut Sapiens.

    https://www.lesechos.fr/idees-debats/cercle/opinion-pourquoi-je-ne-rentrerai-pas-au-bureau-1204354

    • Badtimes says:

      Je ne suis malgré tout pas convaincu. On verra le résultat sur pleins d’aspects dans un temps plus ou moins court. A suivre

      • Michel 2 says:

        Je suis d’accord avec vous Bt ! Il ne faut pas extrapoler trop vite, il y a plein d’impondérables.

        • Badtimes says:

          Par contre quand on lit ça on peut rester perplexe et se dire que Olivier Babeau est dans le vrai, dans quel monde allons nous entrer!?
          « Fascinant
          Ce week-end nous avons lu une interview de Zuckerberg où le fondateur de Facebook expose le futur du travail dans sa boîte. C’est fascinant.

          Fascinant non pas parce que Zuck’ y confirme la conversion définitive de Facebook au télétravail (après tout Google et Spotify ont eux aussi annoncé la prolongation du work from home jusqu’en 2021 et Twitter carrément sans donner de limite de temps) mais parce qu’il y annonce que d’ici la fin de l’année la plupart des offres de job de Facebook aux US seront ouvertes au « remote hiring » (= aux travailleurs du monde entier, sans nécessiter leur relocalisation).

          Ce que cette décision dessine sur l’avenir de l’emploi est énorme ! Une dichotomie grandissante et irréconciliable entre : 1) un marché mondial (comprenez américain) de jobs sans port d’attache, hyper qualifiés/hautement rémunérés (développeur, spécialiste marketing digital, mais aussi financiers/consultants de haut vol, etc…) et hautement concurrentiels (vous vous battez contre les Chinois et les Indiens) et…

          2) un marché local de boulots sédentaires, peu qualifiés et/ou rémunérés (production, services à la personne, …) et peu compétitifs. Vous pensiez que le monde de demain serait moins globalisé et plus égalitaire ? Think again !

          Selon The Economist, d’ici 2035, 1Md de travailleurs — soit un tiers de la population active mondiale — seront « location independant » (= travailleront d’où bon leur semble)…« 

          • adnstep says:

            « Zuck’ y confirme la conversion définitive de Facebook au télétravail »

            Ça, c’est nouveau, les GAFA étaient plutôt contre, jusqu’à ce jour.

          • adnstep says:

            « un marché local de boulots sédentaires, peu qualifiés et/ou rémunérés (production, services à la personne, …) et peu compétitifs. Vous pensiez que le monde de demain serait moins globalisé et plus égalitaire ? Think again ! »

            Aujourd’hui, que voit-on en Californie (Sans Diego, Sans José, Sans Francisco) ? : des jobs dans la High tech très bien rémunérés, et des boulots peu qualifiés et peu rémunérés. Des prix de l’immobilier tirés vers le très haut, et des tas de gens incapables de se loger.

            A tel point qu’on observe depuis plusieurs années une exode de la population vers le Texas, par exemple, qui a échappé à la bulle immobilière.

            • Badtimes says:

              Sur que si cela se confirme on va avoir des chamboulements énormes dans nos modes de vie: relations familiales, sociales, professionnelles etc.et localisation géographique remise en question tant au point de vue nationale que mondiale.
              Pour exemple: j’ai un enfant à Dubaï et un autre à Montréal qui aujourd’hui avec le Covid sont tous deux en télétravail, jobs qu’ils pourraient très bien faire à partir de n’importe quel endroit du monde.Seul bémol, il leurs manque la relation sociale avec leurs collègues et le contact physique avec les clients. Et pourtant ils Ont moins de trente ans.

              • Badtimes says:

              • adnstep says:

                Oui, pour une partie du travail, on ne peut pas éviter les contacts, formels ou informels. Qui dit recueil du besoin client ou audit dit discussions, enquêtes, interviews…par exemple, et des exemples, on peut en trouver des dizaines.

                Mais on peut aussi trouver pas mal d’exemples qui ne nécessitent pas plus de contact qu’une visio en tête à tête ou à quelques uns.

            • Michel 2 says:

              En même temps les amerlocks ont des maisons sur roulettes, ça peut aider ! 🙂

  45. Qu’ils transforment les bureaux en logements c’est le seul débouché viable

  46. GILBERT says:

    « Bref, je ne veux décevoir Guillaume, mais je crains que ses espoirs de généralisation du télétravail depuis la campagne ne soient sérieusement douchés » dixit très justement Vincent POUMAREDE.

    Ce dernier se réfère tout simplement à sa propre entreprise qui fait du télétravail une solution pour circonstances particulières et non une solution généralisable …comme c’est le cas de beaucoup d’entreprises que je dirais « raisonnables ».

    Sur ce blog, dans le cadre du présent article :
    L’un prouve qu’il a raison avec un article de X qui est pour le télétravail….
    L’autre prouve le contraire en avançant l’article de tel autre qui est contre le télétravail.
    Ainsi, s’agissant de croyances , c’est inévitablement le café du commerce où s’affrontent les pour et les contre ….
    Ce blog devient , sous la houlette de GF, en quelque sorte un site de propagande sectaire obnubilé par une seule chose, le télétravail , qui serait de la puissance d’un « tsunami » …rien que cela !!
    Et pour étayer ces croyances, on fait appel à Peugeot ou encore aux gourous des GAFA …..qui menacent (HELAS !) de gouverner le monde ….!

    Autant j’apprécie les articles de fond de GF tel que celui récent consacré au régime IS pour les SCI par exemple (même s’il ne propose aucune solution pour sortir les actifs de la SCI à l’IS, ce qui constitue le problème essentiel ) , autant je trouve peu crédibles les articles où Guillaume prétend savoir ce qui se passera demain comme s’il était Madame SOLEIL :
    – la chute des prix de l’immobilier des grandes métropoles, Paris en particulier
    (GF n’aime pas du tout Paris !)
    voir ci-après un exemple frappant montrant le contraire (*) !
    – l’exode vers la province,
    – la prochaine bulle du marché actions,
    – le tsunami du télétravail qui bouleverse l’immobilier tertiaire et condamne les SCPI à des pertes de rendement et de valeur considérables ….

    Comment peut-on prétendre, dans une situation si grave et inédite, savoir ce qui va se produire dans les prochaines années , alors même que début 2020 personne n’avait prévu une crise d’une telle ampleur.
    Tant de choses imprévues (positives ou négatives) peuvent au contraire bouleverser la donne …
    Si une leçon doit être tirée de cette crise, c’est bien celle-là : l’avenir nous est à jamais inconnu, gardons nous de chercher à prévoir, et dès lors adoptons des stratégies d’investissement de (très) long terme qui permettent de s’affranchir des clapotis du court/ moyen terme !

    Le moral, l’espoir, la confiance, le bonheur même , sont les conditions pour faire redémarrer l’économie ….
    C’est aussi nécessaire pour investir car investir suppose toujours une prise de risque inévitable et donc d’avoir le moral !
    Ce n’est pas le rôle d’un CGP de jouer à Madame SOLEIL et de prévoir les catastrophes …

    Si je dois résumer en deux mots pourquoi je partage l’avis de Vincent POUMAREDE, je dirai ceci :
    la vie, la vraie vie, est en 3D et même en 4D et plus.
    La 4ème dimension, ce sont les interactions entre les êtres humains, le relationnel, le travail en équipe …..
    Comment imaginer que l’homme qui est par nature un « animal grégaire » puisse trouver son bonheur, son épanouissement et être efficace , productif, innovant, dans le monde en 2D des écrans d’ordinateur !

    Je prends plaisir à partager des moments de bonheur avec mes enfants et petits enfants.
    Mais lorsque, confinement oblige, les contacts étaient par SKYPE , j’ai pu constater qu’au bout de 5 minutes j’éprouvais de la lassitude …certes, c’est mieux que le simple coup de fil ou le mail , mais ce n’est qu’un pis aller ! Rien ne remplacera jamais le présentiel !

    CONCERNANT LA BAISSE DES LOYERS DES BOUTIQUES A PARIS (anecdotique)
    La fermeture de la librairie BOULINIER située au 20 Bd St Michel, que ceux qui ont eu la chance de faire leurs études au quartier latin connaissent, a déclenché une vague d’émotion.
    La cause : pour le renouvellement du bail, le propriétaire demande une augmentation de loyer que le libraire ne peut supporter , d’où sa décision de fermeture définitive.
    Le propriétaire dit être sûr de trouver à relouer à ce prix élevé.
    Voilà pour les baisses de loyer des locaux commerciaux bien situés à Paris !!
    ET pourtant , cette hausse de loyer intervient dans le contexte que l’on sait .

    Je constate que les provinciaux ne comprennent pas le marché parisien, notamment l’importance de l’emplacement, la notion de quartier prisé et recherché, de rareté ….qui font s’envoler les prix…

    CONCERNANT LA BAISSE DES SCPI.
    La démonstration (simpliste voire puérile ) est la suivante : explosion du télétravail, vacances des bureaux, baisse des revenus, baisse de la valeur des parts CQFD
    A croire Guillaume, demain nous verrons , à Paris notamment, des immeubles vides avec des pancartes A LOUER un peu partout, et pourquoi pas des tags sur les murs, les vitres cassées et les voyous de banlieue les squattant ….

    Je lis beaucoup les publications des professionnels de l’immobilier tertiaire , je reçois les bulletins trimestriels et les communications des sociétés de gestion, et participant aux AG des SCPI , j’ai des contacts qui me permettent de dire que vos prévisions seront douchées pour reprendre l’expression de Vincent POUMAREDE.
    Les stress test réalisés par les stés de gestion prévoient des baisses de revenu et parfois de valeur de parts faibles.

    Faire de la valeur des SCPI une fonction d’une seule variable , le développement du télétravail, est extrêmement simpliste et réducteur.
    – C’est supposer que tout est figé et que les gestionnaires restent les bras croisés sans anticiper, sans adapter les actifs détenus aux évolutions , sans arbitrer certains actifs, c’est oublier que s’il y a baisse du marché, cela créée des opportunités d’acquisition présentant une bonne rentabilité .
    Quant à l’investisseur détenteur d’un portefeuille de SCPI, il peut de même arbitrer et céder certaines parts de SCPI pour se positionner sur d’autres, ou bien parts ayant subi une baisse, ou bien des parts sur d’autres secteurs d’activité …
    – C’est oublier que si le risque épidémique demeure, des normes viendront augmenter le nombre de m2 par personne, distanciation oblige, ce qui joue en sens inverse du développement du télétravail qui ne peut être que partiel (en nombre de personnes et en nombre de jours par semaine)

    Focaliser sur le télétravail, c’est aussi oublier qu’il y a des risques sans doute plus importants encore, l’absence de reprise économique forte et un fort taux de chômage : ces effets là seraient (seront) bien plus rapides et importants que l’évolution du télétravail dans le temps.
    ET cela n’impacte pas que l’immobilier ….!

    Oui, c’est très compliqué pour l’investisseur et votre rôle n’est pas de l’inquiéter !
    Quels actifs, quel mode de détention, quel régime fiscal, quelle stratégie d’investissement , quand investir …. c’est cela que nous attendons plutôt de vous Guillaume : un chemin !
    Avec les SCPI, il y a un chemin …..avec peut-être 4% ou 3.5% au lieu de 5% prévisionnel de rendement en régime IS ….mais c’est à comparer aux autres placements ..!

    • Thierry says:

      le proprio des murs l’ancienne librairie boulinier ferait bien de se méfier, dans le 4 ème ( et même dans la rue de Rivoli) et surtout dans le 5ème arrondissement, ( dans certaines rues, c’est une catastrophe), il y a pléthore de murs de boutique à louer .

    • adnstep says:

      Il y a bien d’autres articles sur ce forum que ceux traitant de télétravail : 1 parmi des dizaines d’autres.

      Ce qui est intéressant, c’est le nombre de réponses.

    • Michel 2 says:

      « Comment peut-on prétendre, dans une situation si grave et inédite, savoir ce qui va se produire dans les prochaines années , alors même que début 2020 personne n’avait prévu une crise d’une telle ampleur. »

      Cet article de Guillaume comme beaucoup d’autres, est d’abords le prélude à un débat auxquels vous participez avec vos fortes convictions. Guillaume utilise souvent des termes un tant soit peu « provocateurs » pour faire réagir, c’est une qualité qu’il faut lui reconnaître et semble t-il ça marche puisqu’il a de plus en plus de lecteurs et de débatteurs. Dans ces débats, il est normal et intéressant qu’il y ait des pour et des contre. Chacun apporte sa pierre et au final chacun se fait son opinion et dans certains cas agit sur son patrimoine en conséquence. Ce n’est pas son rôle, me semble t-il d’aider ou de diriger, mais seulement d’expliquer sur certains articles. Si vous souhaitez cela, il exerce aussi un métier de CGPI où il se fait rémunérer comme tout travailleur.

      Après vous dites: « Comment peut-on prétendre, dans une situation si grave et inédite, savoir ce qui va se produire dans les prochaines années , alors même que début 2020 personne n’avait prévu une crise d’une telle ampleur. »
      Si vous étiez un « ancien » lecteur de ce blog, vous auriez sûrement constaté que bon nombre d’intervenants, dont moi en premier et de plus en plus ces derniers mois (avant crise) avançaient l’hypothèse qu’une grave crise, au vu du contexte économique et financier mondial, était sur le point d’éclater. Sans être madame soleil, il y a des indices de plus en plus significatifs, comme celui de l’endettement exponentiel des Etats et des entreprises, qui, pour quelqu’un qui suit un peu l’actualité, ne trompent pas.

  47. adnstep says:

    Transformation de bureaux en logements : https://www.google.com/amp/s/www.lesechos.fr/amp/1149250

  48. adnstep says:

     » C’est oublier que si le risque épidémique demeure, des normes viendront augmenter le nombre de m2 par personne, distanciation oblige, ce qui joue en sens inverse du développement du télétravail qui ne peut être que partiel (en nombre de personnes et en nombre de jours par semaine) »

    Je pense que le risque épidémique entraîne de fait plus de télétravail. Si on suit votre raisonnement (des normes viendront augmenter le nombre de m2 par personne) entre payer de la surface supplémentaire et renvoyer les gens travailler chez eux, je crois que le choix des entreprises sera vite fait.

    Cependant, il me semble que la règle (sortie du chapeau ?) est de 4m2 pour respecter les distances de sécurité. A comparer avec les 20m2/personne estimés sur ce blog il y a quelques temps, ou les 12m2 légaux dans l’administration.

  49. Bonjour

    C’est la même chose que les vols aériens. Pour qu’un vol soit rentable il faut au moins 70% de taux de ‘remplissage »

  50. adnstep says:

    La propagande confiniste a tellement fait peur aux gens qu’ils ne sont pas prêts de retourner à l’usine s’ils n’y sont pas obligés. Ou plutôt au bureau, avatar moderne de celle-ci.

    Avez-vous constaté des embouteillages aux alentours de Paris ? La foule dans le RER ?

    On verra si on revient en arrière quand le chômage gratuit sera fini. Ou plutôt on verra en septembre. D’ici-là, spéculons, extrapolons, imaginons, … c’est le propre de l’Homme.

  51. adnstep says:

    En parlant de propagande, message entendu dans les hauts-parleurs municipaux, ce weekend, sur un plage près de la Ciotat : « Vous avez le droit de vous baigner, mais pas de faire des châteaux de sable ».

    Quand la maréchaussée en est là…

    De l’autre côté (de Marseille), chez moi, où il n’y a, sur toute la côte, qu’une ou deux grosses plages de sable (celles que vous voyez dans camping Paradis), le vulgus a su interpréter les messages du clergé : il ne stationne pas sur la plage, mais derrière, dans la pinède, aucune bulle premier-ministrale ne l’interdisant.

    • Michel 2 says:

      Chez moi, sur la plage, un monde fou, beaucoup en dynamique mais quelques uns/ unes allongé(e)s sur le sable avec enfants jouant sur le sable et …. absolument aucun flic ou policier municipal en vue.

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*

 

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Recevez nos conseils pour gérer votre patrimoineInscrivez vous gratuitement à la lettre du patrimoine