– Dans un monde anxiogène promis à l’apocalypse à chaque instant, essayons de trouver l’optimisme …  Je ne savais pas que c’était impossible, alors je l’ai fait –

Depuis quelques années maintenant, nous sommes entrés, non pas en déconsommation, mais en reconsommation, c’est à dire que nous nous sommes engagés dans un mouvement fort au profit d’une consommation plus responsable qui favorise une origine locale du produit consommé, ainsi qu’une production que l’on espère davantage respectueuse de environnement.
Ce mouvement massif que nous pouvons tous constater autour de nous, nous l’avons nommé grève du consommateur. Il s’agissait d’exprimer cette revendication nouvelle des consommateurs qui refusent de participer aux excès d’une mondialisation destructrice de nos sociétés, de nos emplois, de notre niveau de vie et de l’environnement.
La crise du coronavirus est un accélérateur puissant de ce mouvement de reconsommation engagé depuis de nombreux mois. Depuis 3 mois, nous sommes confrontés à nos faiblesses économiques et industriels, et à la nécessité de reconstruire une certaine indépendance économique et industriels. La crise du coronavirus nous montre à quel point, nous devons pouvoir compter sur notre propre capacité de production pour garantir notre survie économique.
Cette dépendance industrielle devient insupportable pour l’homme de la rue soudainement confronté à l’extrême fragilité de son pays que l’on annonce pourtant comme la 6ième puissance mondiale. Nous nous sentions fort et protégé par notre puissance économique ; Nous nous réveillons fragile, dépendant.
L’homme de la rue, le consommateur que nous sommes chacun individuellement, pourrait alors accélérer encore davantage la mutation de sa consommation au profit d’un « Made in France », plus onéreux, mais surtout de meilleure qualité et utile pour l’intérêt général d’une société qui doit produire et créer de la valeur pour espérer maintenir son train de vie à long terme.
Pourquoi le « made in France » est il plus onéreux ? Par ce qu’il est la garant de notre cadre de vie. Lorsque nous achetons plus cher, nous permettons au chef d’entreprise de payer des cotisations sociales, d’assurer le financement des hôpitaux et de l’assurance maladie ou encore de notre régime de retraite par répartition qui démontre une nouvelle fois sa solidité alors que les régime par capitalisation s’effondrent avec la crise financière.
 
Cette nouvelle consommation responsable pourrait constituer un véritable plan de relance qui profiterait alors pleinement à notre économie, notre croissance, nos emplois et donc à la société. Nous sommes peut être à la veille d’un mouvement puissant dont nous ne sommes pas encore capable de mesurer les conséquences.
 

Et si nous étions à l’aube d’un cycle de croissance majeur qui trouverait sa source dans cette régionalisation de l’économie ?

Depuis le début des années 2000 et l’accélération de cette mondialisation excessive qui détruit nos emplois et nos économies, nous avons beaucoup perdu de notre capacité à créer de la valeur et à produire.
Demain, la remise en cause de cette mondialisation excessive et la régionalisation de la production, c’est à dire, la relocalisation de la production et un consommateur apôtre d’une consommation durable, pourrait nous permettre de retrouver une partie de la croissance industrielle perdue depuis 20 ans.
Cette reconsommation est une forme de patriotisme économique. Bien évidemment, il s’agit d’un gros mot pour nombre de partisan du marché autorégulateur ; Mais, ne s’agit il pas justement d’une autre facette de l’homo-économicus ? Privilégier une consommation « utile » et « responsable » tant pour la société dans laquelle il vit que pour son environnement, n’est ce pas une réaction rationnelle ?
Il ne faut pas oublier que l’économie n’est pas indépendante, elle est encastrée dans la société et doit servir sa prospérité à long terme. Une mondialisation excessive sous couvert d’un marché auto-régulateur ne doit pas nier  cette dimension sociale de l’homo-économicus.
L’homo-économicus n’est pas cet être rationnel qui recherchera uniquement son profit financier maximum à tout prix ; L’homo-économicus est un être rationnel qui (source wikipédia) :

  • est capable de maximiser sa satisfaction en utilisant au mieux ses ressources : il maximisera son utilité (et non pas son profit).
  • sait analyser et anticiper le mieux possible la situation et les événements du monde qui l’entoure afin de prendre les décisions permettant cette maximisation.

L’homo-économicus n’est pas qu’un financier … c’est aussi un être social.
Nous sommes en train d’expérimenter cette dimension sociale de l’homo-economicus avec cette volonté forte de modifier sa consommation pour aller au-delà de la satisfaction immédiate d’un besoin par un acte d’acaht, mais par l’impact à long terme de cet achat sur la société dans laquelle il vit;
On parle alors d’une consommation au mieux disant … et non plus au moins disant !
 

Et vous ? Après le déconfinement, allez vous encore augmenter votre consommation « Made in France  » et/ou protectrice de l’environnement ?

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Après le déconfinement, allez vous encore augmenter votre consommation "Made in France " et/ou protectrice de l'environnement ?
Après le déconfinement, allez vous encore augmenter votre consommation "Made in France " et/ou protectrice de l'environnement ?
Après le déconfinement, allez vous encore augmenter votre consommation "Made in France " et/ou protectrice de l'environnement ?

 
 
PS : Ceux qui répondent « NON » au sondage, ne sont probablement pas d’accord avec l’article. Il est alors hyper intéressant que vous nous expliquiez pourquoi dans les commentaires ! Merci. 
A suivre…

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