– Dans un monde anxiogène promis à l’apocalypse à chaque instant, essayons de trouver l’optimisme …  Je ne savais pas que c’était impossible, alors je l’ai fait –

Depuis quelques années maintenant, nous sommes entrés, non pas en déconsommation, mais en reconsommation, c’est à dire que nous nous sommes engagés dans un mouvement fort au profit d’une consommation plus responsable qui favorise une origine locale du produit consommé, ainsi qu’une production que l’on espère davantage respectueuse de environnement.

Ce mouvement massif que nous pouvons tous constater autour de nous, nous l’avons nommé grève du consommateur. Il s’agissait d’exprimer cette revendication nouvelle des consommateurs qui refusent de participer aux excès d’une mondialisation destructrice de nos sociétés, de nos emplois, de notre niveau de vie et de l’environnement.

La crise du coronavirus est un accélérateur puissant de ce mouvement de reconsommation engagé depuis de nombreux mois. Depuis 3 mois, nous sommes confrontés à nos faiblesses économiques et industriels, et à la nécessité de reconstruire une certaine indépendance économique et industriels. La crise du coronavirus nous montre à quel point, nous devons pouvoir compter sur notre propre capacité de production pour garantir notre survie économique.

Cette dépendance industrielle devient insupportable pour l’homme de la rue soudainement confronté à l’extrême fragilité de son pays que l’on annonce pourtant comme la 6ième puissance mondiale. Nous nous sentions fort et protégé par notre puissance économique ; Nous nous réveillons fragile, dépendant.

L’homme de la rue, le consommateur que nous sommes chacun individuellement, pourrait alors accélérer encore davantage la mutation de sa consommation au profit d’un « Made in France », plus onéreux, mais surtout de meilleure qualité et utile pour l’intérêt général d’une société qui doit produire et créer de la valeur pour espérer maintenir son train de vie à long terme.

Pourquoi le « made in France » est il plus onéreux ? Par ce qu’il est la garant de notre cadre de vie. Lorsque nous achetons plus cher, nous permettons au chef d’entreprise de payer des cotisations sociales, d’assurer le financement des hôpitaux et de l’assurance maladie ou encore de notre régime de retraite par répartition qui démontre une nouvelle fois sa solidité alors que les régime par capitalisation s’effondrent avec la crise financière.

 

Cette nouvelle consommation responsable pourrait constituer un véritable plan de relance qui profiterait alors pleinement à notre économie, notre croissance, nos emplois et donc à la société. Nous sommes peut être à la veille d’un mouvement puissant dont nous ne sommes pas encore capable de mesurer les conséquences.

 

Et si nous étions à l’aube d’un cycle de croissance majeur qui trouverait sa source dans cette régionalisation de l’économie ?

Depuis le début des années 2000 et l’accélération de cette mondialisation excessive qui détruit nos emplois et nos économies, nous avons beaucoup perdu de notre capacité à créer de la valeur et à produire.

Demain, la remise en cause de cette mondialisation excessive et la régionalisation de la production, c’est à dire, la relocalisation de la production et un consommateur apôtre d’une consommation durable, pourrait nous permettre de retrouver une partie de la croissance industrielle perdue depuis 20 ans.

Cette reconsommation est une forme de patriotisme économique. Bien évidemment, il s’agit d’un gros mot pour nombre de partisan du marché autorégulateur ; Mais, ne s’agit il pas justement d’une autre facette de l’homo-économicus ? Privilégier une consommation « utile » et « responsable » tant pour la société dans laquelle il vit que pour son environnement, n’est ce pas une réaction rationnelle ?

Il ne faut pas oublier que l’économie n’est pas indépendante, elle est encastrée dans la société et doit servir sa prospérité à long terme. Une mondialisation excessive sous couvert d’un marché auto-régulateur ne doit pas nier  cette dimension sociale de l’homo-économicus.

L’homo-économicus n’est pas cet être rationnel qui recherchera uniquement son profit financier maximum à tout prix ; L’homo-économicus est un être rationnel qui (source wikipédia) :

  • est capable de maximiser sa satisfaction en utilisant au mieux ses ressources : il maximisera son utilité (et non pas son profit).
  • sait analyser et anticiper le mieux possible la situation et les événements du monde qui l’entoure afin de prendre les décisions permettant cette maximisation.

L’homo-économicus n’est pas qu’un financier … c’est aussi un être social.

Nous sommes en train d’expérimenter cette dimension sociale de l’homo-economicus avec cette volonté forte de modifier sa consommation pour aller au-delà de la satisfaction immédiate d’un besoin par un acte d’acaht, mais par l’impact à long terme de cet achat sur la société dans laquelle il vit;

On parle alors d’une consommation au mieux disant … et non plus au moins disant !

 

Et vous ? Après le déconfinement, allez vous encore augmenter votre consommation « Made in France  » et/ou protectrice de l’environnement ?

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Après le déconfinement, allez vous encore augmenter votre consommation "Made in France " et/ou protectrice de l'environnement ?
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PS : Ceux qui répondent « NON » au sondage, ne sont probablement pas d’accord avec l’article. Il est alors hyper intéressant que vous nous expliquiez pourquoi dans les commentaires ! Merci. 

A suivre…

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372 Comments

  1. Riche&Célèbre says:

    Les frites vont avoir la frite, mais les sushis peuvent se faire du souci.

    • Bonjour Guillaume Fonteneau, j’aime beaucoup vos articles et votre vision des choses ; par contre, attention à l’orthographe !

      • Michel 2 says:

        « En revanche » aurait plus approprié que « par contre » me semble t-il ! 🙂 🙂

        http://languedutravail.org/etude-de-cas/par-contre-et-en-revanche

        • Michel 2 says:

          « En revanche » aurait été plus approprié que …

          • Merci pour cette remarque 🙂 ; En revanche, et à mon sens, l’orthographe fait plus mal aux yeux que cette subtilité de langage !

            • Michel 2 says:

              C’est sûr !
              C’était à la fois sur le ton de l’humour et aussi juste pour montrer que quand on « attaque » l’orthographe des autres, il faut s’assurer que la sienne est correcte sinon on passe pour un prétentieux.
              Ceci n’enlève rien aux EFFORTS que doit faire un auteur lorsqu’il écrit pour les autres. Les fautes à répétition autres que celles d’inattention me choquent autant que vous!

  2. Pour beaucoup de produits, la production française est de bonne qualité (beaucoup de production agricole), mais pour d’autres produits ou services, c’est beaucoup mieux ailleurs.

    Par ailleurs, ceux qui consommaient des produits de mauvaise qualité jusqu’à présent, trouveront un producteur français qui se substituera volontiers au producteur étranger pour lui produire son produit de mauvaise qualité.

    • Riche&Célèbre says:

      Totalement d’accord ! Assimiler (de manière quasi religieuse) production locale à qualité est aussi stupide que de faire un parallèle automatique entre « plus cher » et « meilleur ». C’est un client Dacia qui vous l’Audi – euh, qui vous le dit.

      • Même si on pourrait tous souhaiter qu’on aille vers une consommation plus « durable » (pour les bien matériels) et enrichissante (pour les biens immatériels).

        La seule chose qui pourrait pousser à cela, ce serait une amélioration très forte de l’éducation, avec a minima :
        – une forte hausse du niveau scolaire de la population
        – une grosse montée en puissance du planning familial (avec arrêt immédiat de tous les avantages financiers en tout genre lorsqu’on a des enfants).

        Mais nous n’en prenons pas le chemin … de moins en moins d’heures de cours non seulement sur les matières « dures » (mathématiques, physique), mais aussi sur tout le reste.

        • adnstep says:

          – une forte hausse du niveau scolaire de la population
          ==> Vous semblez lier niveau scolaire et forte rémunération. Certes. Mais si tout le monde a un niveau scolaire élevé, la sélection de fera sur d’autres critères. Et vous aurez toujours besoin de jobs alimentaires peu rémunérés.

          – une grosse montée en puissance du planning familial (avec arrêt immédiat de tous les avantages financiers en tout genre lorsqu’on a des enfants).
          ==> Plus simple : on supprime toute aide à la natalité.

          • Oui, pas simple de supprime les aides à la natalité, c’est pourtant ce qu’il faudrait faire.

            Je lie niveau scolaire et qualité, mais quand j’emploie le terme « qualité », ça ne veut pas dire plus cher.

            Un livre scientifique, une œuvre d’un grand auteur ou d’un réalisateur classique, ne coute pas plus cher qu’un livre médiocre ou qu’un navet hollywoodien style marvel.

            • Et pourquoi voulez vous réduire la natalité ? Au contraire, il me semble qu’un pays sans enfant se meurt.

              • Parce-que c’est la surpopulation qui exerce un pression insoutenable sur les ressources (énergétiques, alimentaires, forestières, poissonnières).

                De plus, les populations qui font le plus d’enfants sont bien souvent des populations défavorisées, avec moins d’instruction (avec donc forcément moins d’intérêt pour la durabilité).

                • Mon dieu…. Vous êtes prêt pour le nazisme ;-(

                  • Non pas du tout, je ne juge pas ce sont juste des faits.

                    Lorsque je parle de populations défavorisées, ce sont elles même qui se retrouvent encore plus pénalisées avec trop d’enfants à élever par rapport à leurs moyens.

                    C’est une des raisons pour lesquelles pas mal d’humains n’arrivent pas à se sortir de leur position d’esclaves dans les usines, les champs et les bars dans les pays émergents.

                    • BigLebovsky says:

                      je suis 100% d’accord avec Nam. Consommer de plus en plus tôt la totalité des ressources de notre planète, extinction des espèces animales, pollution croissante, ce n’est pas du nazisme ce sont des faits. (une grosse différence avec des positions et des effets de manche politiques).
                      On ne changera pas nos modes de consommation, on peut donc juste réduire notre exécrable pression sur notre planète.
                      Bon, rassurez-vous, ça n’arrivera pas, on continuera tranquillement à aller droit dans le mur sans toucher au volant.

                  • Version ecolo radicale

                    • BigLebovsky says:

                      Bah il y a une différence entre être un repenti de la croissance, et un fanatique de l’impossible. Idem, taxer l’idée de Nam de nazisme c’est sortir les grands mots inutilement, il faut savoir raison garder. Entre les nazis qui éliminaient ce qui n’est pas blond aux yeux bleus et freiner l’impact exponentiel de la population mondiale sur la planète ou vouloir contrecarrer une des raisons de la pauvreté, il y a aussi une sacrée nuance non ? Mais bon on ne lit pas tout les uns des autres, osef, l’intérêt de ce forum n’est pas de débattre de divergences de grandes idées

                • François says:

                  Et certainement en corollaire augmenter l’immigration.
                  Guillaume, le nazisme relevait plutôt d’une forte natalité d’une population choisie qui était aidée.

                  • Francois, les pays de départ des migrants sont souvent des pays où la natalité n’est pas contrôlée par manque d’éducation des femmes.

                    • «la natalité n’est pas contrôlée par manque d’éducation des femmes» et les cours de coïts interrompus des hommes. (seul le cours est interrompu)

                    • François says:

                      Bien sur mais ils migrent où ?

                    • Dans les pays développés évidemment.

                      Mais la natalité baisse dans les pays de départ, on résout une grosse partie du problème. C’est ce qu’on appelle le planning familial. Qui malheureusement n’a plus très bonne presse.

                      C’est le seul moyen qu’on puisse continuer à manger de la viande rouge et du poission (possible autour de 5 milliards d’habitants), et pas uniquement des insectes (obligatoire à 10 milliards d’habitants).

                    • François says:

                      Le planning familiale et l’éducation des femmes est une chose, mais pas la principale pour résoudre ce problème.
                      Ce sont aux us, traditions et croyances, donc religions qu’il faut s’attaquer.
                      Les grandes familles ne sont pas que l’apanage des pays « pauvres ».
                      Autre possibilité stopper le progrès médical et laissez la nature choisir pour réguler la population.
                      Par ailleurs, il me semble que la Chine est revenu sur la politique de l’enfant unique.

                  • Comme ils supprimaient Les non aryens et tous ceux qui ne répondaient pas aux critères raciaux ils poussaient à l augmentation de la bonne race. c était leur logique ,la logique Bombe P parle. d éliminer le surplus des humains sur terre .il reste à determiner combien comment et qui. 😢il y A bien une analogie entre les 2

            • BigLebovsky says:

              (mince j’adore les Marvel. On nous cache tout on nous dit rien, ce sont des navets ?)

      • adnstep says:

        « est aussi stupide que de faire un parallèle automatique entre « plus cher » et « meilleur ». »

        Combien de gens, effectivement, pincent leur nez quand on leur parle de Lidl !

        • Badtimes says:

          Oui alors que contrairement à ce que l’on pourrait croire Lidl a souvent de bons produits moins cher qu’ailleurs. D’ailleurs allez de temps en temps dans un magasin Lidl et vous verrez que la fréquentation n’est pas toujours celle que l’on penserait y voir( je fais attention aux termes employés pour respecter le politiquement correct!).

          • adnstep says:

            Je suis client régulier, surtout des yaourts aux fruits crémeux inégalés ailleurs ! Et l’huile d’olive 100% Italienne.
            Et pour le bricolage aussi, les équipements divers et variés…

            J’ai aussi découvert Action récemment.

            • Michel 2 says:

              Et Aldi, encore une entreprise Allemande, c’est de mieux en mieux et même moins cher que Lidl.
              Ils ont d’ailleurs racheté les enseignes Leader Price

  3. Arnaud says:

    Votre analyse est utopique. Cela concerne que les bobos. En effet, avec le chômage qui va avoir lieu. Airbus va supprimer 10 000 emplois et nombre de petites entreprises qui vivotaient vont faire faillite. Ce n’est donc pas possible d’être un être social lorsque vous ne faites plus partie de la société du travail.

  4. VEZINET jean-Claude says:

    Il faudrait que le qualificatif  » made in France  » soit bien mieux défini et corresponde à une réalité qui est souvent floue aujourd’hui. Par exemple, un objet fabriqué en pièces détachées très loin de la France mais assemblé par 2 vis chez nous aura le label  » France « . Pareil pour la nourriture. Tout cela est à revoir entièrement.

  5. Pascal says:

    Pour ma part, si vous me permettez de citer un célèbre humoriste, je ne suis ni pour ni contre, bien au contraire.
    Question : est-ce que si j’achète une Toyota … Yaris, j’achète du made in France?
    Est-ce que si j’achète un médicament de Sanofi, j’achète du made in France?

  6. Le problème est que :

    1) « L’homme de la rue » n’aura peut-être plus de travail pour consommer des produits « Made in France » très chers.

    2) « L’homme de la rue » n’aime pas le patron « qui se fait un max de blé sur son dos », et donc il se mettra en arrêt maladie, en grève, ou tout autre fumisterie bien française ce qui découragera tous les entrepreneurs qui ne se sentent pas de devenir des bénévoles du risque.

    3) « L’homme de la rue » refusera de payer des impôts pour financer les dépenses de l’état, car c’est toujours à ceux qui gagnent plus que lui, ou aux entreprises de payer.

  7. Thierry says:

    je ne crois pas à la relocalisation, même pour fabriquer des produits stratégiques, comme les masques.
    Le pétrole est un produit plus que stratégique, pourtant on en produit pas . Mais on a des stoks stratégiques, pour tenir plusieurs mois, et une diversité de l’origine. L’uranium, idem, avec moins de diversité des pays producteurs d’ailleurs….
    De la même façon, pour les masques, ( ou médicaments)il faut juste qu’on ait des stocks stratégiques, je ne crois pas du tout qu’on accepte de payer des produits plus chers, et de toute façon, il y aura toujours la concurrence internationale, alors….. mais je vous laisse rêver, pardon…
    😉

  8. Antoine says:

    Faut pas rêver nous ne sommes pas prêt de pouvoir acheter des produits technologiques français (ordinateur, téléphone ….).
    Dommage mais le business risque de repartir comme avant dans beaucoup de secteur faute de mieux.

  9. Philippe says:

    irréaliste concernant l industrie avec les règles actuelles du commerce et le coût du travail en France . Les produits manufacturés sont des assemblages de composants sourcés au moins disant mondial. .

  10. Suivre le débat

  11. julien bonnetouche says:

    Oh la la la !!!!

    A supposer que nous soyons capables de produire technologiquement tout ce que nous importons, les prix exploseraient.

    Et nous aurions une inflation phénoménale. Donc un appauvrissement important et surtout des moins riches.
    Une crise sociale de grande ampleur serait inéluctable.

    Si vous avez fait vos courses alimentaires pendant le confinement, vous en avez eu un échantillonnage pour les prix des fruits : quasiment le double de ce que l’on avait habituellement très visible sur les fraises notamment.

    Certains dirons que les produits français sont meilleurs, mais c’est à vérifier…

    Bruno Lemaire, souhaite que nous fabriquions les Renault en France.
    Nous ne pourrions donc plus les vendre ailleurs, et très rapidement la qualité baisserait.
    Mais, c’était sympa la 4L !!!!

    Désolé de le dire mais c’est vraiment idiot tout ça !!!
    Et encore plus dans la bouche du ministre de l’économie.

    • adnstep says:

      C’est pas le même gugusse qui voulait refourguer Alstom à Siemens ?

      « Bruno Le Maire, ministre de l’Economie, vise une croissance durable, verte, qui soit plus protectrice de notre environnement. »
      Eh ben on est mal barré ! Sans aide d’états, aucune filière « écolo » n’est rentable.

      Après, on ça encore reprocher aux patrons de vouloir de l’argent de l’état…

  12. Philippe says:

    J’ai répondu non pour de multiples raisons :

    Rien que votre titre tend à prouver que cela ne changera pas « made in france » alors que fabriqué/produit en France existent (je plaisante)

    Il faudrait déjà définir le « made in France » : lorsque les matières premières sont françaises, lorsque la préparation est française, lorsque l’ensemble du circuit est français ? (combien de produits alimentaires estampillés du drapeau tricolore sont préparés à base de matières premières d’origine étrangère)

    Il faudrait ensuite que le « made in France » soit en capacité de répondre aux aspirations des gens : informatique, électro-ménager, vêtements… quelles sont les marques qui produisent en France ces produits ?

    Faut-il privilégier les marques « françaises » : Peugeot produit 1/3 de ses véhicules en France, Renault seulement 1/5
    On apprend hier que Sanofi, marque française, va privilégier son business avec les US en cas de découverte d’un vaccin

    La plupart de nos groupes tricolores ont des filiales dans les paradis fiscaux pour réduire, non leur empreinte écologique, mais plutôt leur empreinte fiscale

    La crise ne va pas changer le pouvoir d’achat des gens, il risque même de le grignoter : alors entre 2 produits, le choix se fera souvent, comme aujourd’hui, sur le critère prix pour la majorité des français

    • adnstep says:

      D’où les lois comme Egalim, dont le résultat est de provoquer une hausse généralisée des prix.

    • Michel 2 says:

      « combien de produits alimentaires estampillés du drapeau tricolore sont préparés à base de matières premières d’origine étrangère » comme la copa Corse par exemple.

      Quant à Sanofi, on peut s’offusquer des propos de son PDG, mais qui trouve anormal que le premier bénéficiaire d’une innovation soit celui qui a investi (beaucoup) d’argent dans la recherche de cette invention?

  13. SANOFI entreprise française ? 61% du capital est détenu par des institutionnels étrangers.
    L’Europe ne représente que 25% du CA, les US 35%……….

  14. Pascal says:

    @mickey : C’est bien là tout le noeud du problème!

  15. Voila 40 ans que l’on massacre notre tissu économique à coup d’impôts et autres prélèvements sociaux, et ceux qui sont responsables de ce désastre prétendent aujourd’hui avoir des solutions.
    Aujourd’hui nous sommes juste leader mondiaux des prélèvements obligatoires !!

    • +1000 .Vous avez totalement raison

      • BigLebovsky says:

        « En même temps » il ne faut pas oublier de dire que notre prélèvement est si élevé du fait de notre système de santé et de retraite qui est unique au monde, c’est un choix qui peut se discuter mais qui ne peut être éludé.
        Les Français sont très schizophrènes sur le sujet, en réclamant plus de protection d’état et moins d’impôts. Certains pays (Scandinavie) ont fait le choix de prélever plus d’impôts, avec un peuple très heureux du niveau de protection de leur état;d’autres ont fait le choix inverse (ex USA) avec un peuple tout aussi en phase.

  16. Pascal says:

    Au-delà des impôts et autres prélèvements sociaux qui ne sont rien d’autres que des impôts qui n’osent pas dire leur nom, le pire pour une entreprise qui souhaiterait investir en France et y recruter, c’est l’absence totale de visibilité au-delà d’un an (et encore). Ce qui est vrai à l’instant où ils s’implantent, ne l’est plus l’année suivante.

  17. Yannick says:

    J’ai répondu non car j’ai toujours pratiqué la préférence nationale pour mes achats, parce que c’est mon intérêt long terme de contribuable.
    Pas besoin d’effet de mode pour avoir du bon sens.

  18. isidore 66 says:

    J’ai voté oui, mais force est de constater la faiblesse de notre tissu industriel, nous avons laissé fuir depuis 40 ans la compétence et le savoir faire devant l’appât de gains financiers que procurait l’externalisation de la production .
    Produire , cela ne se décrète pas , initiatives , compétences, moyens financiers sont nécessaires , je ne suis pas certain que nous possédions tout cela …
    Malgré la confrontation à ces réalités, j’ai apprécié votre article parce qu’il est porteur d’un espoir et peut être que reconstruire pour que nous puissions consommer plus local est un défi fédérateur à relever..

    • Michel 2 says:

      Consommer local, c’est avant tout manger concurrentiel !

    • Fredy Gosse says:

      Non nous ne l’avons pas laisse fuir NOUS AVONS PROVOQUE SA FUITE ..;c’est pas pareil , y a que Zemmour Mélenchpn, Lepen, Dupont Aignan ;les Républicains et l’équipe de bras cassés du gouvernement pour croire le contraire . lol … je vous l’accorde ç a fait du monde c’est cela aussi le problème…. un pays nourri au marxisme et au colbertisme devient un vrai problème à l(‘époque de la mondialisation qui ne va pas disparaitre d un coup de baguette magique..c’est juste nous qui allons disparaître comme tant d’autres avant nous

  19. ET les centres d’appels? On les rapatrie en France?

    Ça va faire beaucoup de suicides chez ces salariés …

    • Michel 2 says:

      Les centres d’appel de l’étranger, c’est simple à gérer: Interdiction sur le territoire français de passer par un numéro français pour « harceler » les habitants si l’appel originel est à l’étranger.
      Dans ce cas plus personne ou presque ne répondra aux appels venant de l’étranger et les centres d’appel n’auront d’autres choix que de se relocaliser.

  20. adnstep says:

    « On apprend hier que Sanofi, marque française, va privilégier son business avec les US en cas de découverte d’un vaccin »

    Logique.
    Les américains payent rubis sur l’ongle, tandis que l’Europe préfère financer l’industrie allemande.

    Chacun son camp.

    Et puis, Sanofi a proposé des tonnes de plaquenil pas cher à l’état français, qui n’en a pas voulu.

    Après, faut pas qu’il vienne se plaindre.

  21. Philippe says:

    le lieu d ‘assemblage d ‘une automobile est la petite partie visible de l ‘iceberg , moins d ‘un cinquantaine d ‘heure de main d ‘oeuvre pour assembler , et 5 à 10 fois plus pour produire les composants . Les suisses protègent leur horlogerie avec un taux d intégration minimale pour obtenir le « swiss made  » aucune voiture est française à plus de 50% si on remonte à la production de matière .Et c ‘est pareil pour toute les marques , dans tout les pays d ‘Europe . Cette mesure pourrait être intéressante pour le consommateur .

    Le pire , c’est que l on s’apprête à subventionner les véhicules électriques avec des batteries et moteurs chinois , pour les vendre à des chômeurs qui fabriquait des véhicules thermiques .

    j’ ajoute concernant la téléphonie , l’ informatique , la sidérurgie , l ‘électroménager , les écrans , les chaussures , les vêtements , les machines outils … , la France est dépendante autant que pour les masques chirurgicaux . Le libre commerce , c ‘est accepter que le monde s ‘enrichisse et que la France s ‘appauvrisse ,le temps de trouver un équilibre .

  22. citoyen lambda says:

    J’ai répondu non car il y a longtemps que je pratique ainsi ; je suis ainsi en cohérence avec mon idéal.

  23. adnstep says:

    Un bon petit système encore plus socialiste qu’avant se prépare, sous couvert d’écologisme et de « Fait en France ».

    Ce n’est pas tant que fabriquer et consommer français soit mal. Après tout, pour un produit équivalent, pourquoi acheter allemand ou suédois, par exemple…

    Mais c’est surtout, on l’aura bien compris, que ce n’est là qu’un prétexte à de nouveaux impôts, à un contrôle serré de la population par la consommation, en plus du reste, et à un détournement des flux monétaires vers l’état, qui a toujours plus besoin d’argent, ou vers les amis (industrie du divertissement, milieu de l’économie sociale, …). Il ne s’agit là aucunement de patriotisme économique, mais de socialisme à la soviétique.

    Oui, je crois que je vais faire la grève de la consommation…

  24. On pourra vérifier cet engouement pour les produits français cet été,car jusqu’à présent nombreux sont ceux à vouloir pleins d’avantages sociaux et une retraite tôt et à déguerpir pour les vacances dans des pays à bas coût du fait que ces mêmes pays ne pratiquent pas l’assistanat érigé en mode de vie !3 semaines en Espagne pour 1 semaine en France ,c’est cela relancer l’économie.

  25. adnstep says:

    1) je suis né libre, et j’entends le rester

    2) j’ai développé au fil du temps une aversion totale aux messages de propagande sociale, du type mangibougisme et bien-pensance.

    3) je sais mieux que le gouvernement ce qui est bon pour moi. Et si je me trompes, tant pis pour moi.

    Et donc si on m’incite à faire ceci, j’aurai tendance à faire celà.

    Les hommes sont faits, nous dit-on,
    Pour vivre en bande, comme les moutons.
    Moi, je vis seul, et c’est pas demain
    Que je suivrai leur droit chemin.

  26. dindonsauvage says:

    donc oui pour la consommation en france mais
    les produits ne sont pas forcément de qualité
    A qualité égale de nombreuses marques d’extrême orient sont meilleurs
    tout n’existe pas en france

    mais oui sur le principes

    • Michel 2 says:

      Aujourd’hui, la qualité d’un produit n’est pas forcément lié au pays qui le fabrique mais plutôt au cahiers des charges qui englobe les phases de conception (plans et principe de fonctionnement souvent faits dans le pays de commande), la réalisation (caractéristiques des produits de base et méthodes) et surtout les phases de contrôle qualité.
      Bref, il y a les produits entièrement chinois conçu de A à Z en Chine, qui sont souvent de piètre qualité, et par exemple, les Nike de concept Américain, fabriqués en Chine ou ailleurs mais avec un cahier des charges et une chaîne de contrôle strictes.

  27. BENIERE says:

    Acheter Français se serait normal mais les produits sont hors de prix et les retraites minimes donc nous cherchons le moins cher.
    J’ai voulu pratiquer le circuit court, j’habite dans le sud ouest (près d’Argelès) les prix étaient sur les fruits et légumes 2 à 3 fois plus cher que chez AUCHAN ou INTERMARCHE.
    Exemple : les Fraises 250 grs 3.99€ – Dans la Grande Distribution les 500grs Origine France 2.99€
    Salade feuille de chêne : 2.10€ – Grande Distribution 1.09€ etc..
    J’ai constaté depuis ma venue en 2014 que le circuit court pratiquait des prix nettement supérieur aux Grandes Surfaces et elles elles font travailler beaucoup plus de personnes.
    En résumer le circuit court beaucoup plus cher et la marge va in the pocket.
    Conclusion : j’ai arrêté le circuit court et je privilégie mon porte feuille et ceux qui rémunèrent plus de personnel.

  28. « Origine France »… peut-être l’emballage ou le chauffeur du camion qui s’est arrêté pour un besoin urgent en France,malheureusement cela ne garantit pas grand chose.Comme les melons qui sont tous de Cavaillon alors que la production ne le permet pas…
    Quant aux retraites elles sont parmi les plus élevées du monde et parmi celles payées le plus longtemps…forcément cela se retrouve sur le bulletin de salaire et sur le prix…

  29. chrysalide says:

    la France restera la France!!!mdr… les français vont pendant un certain temps « être déboussolés » de leurs anciennes habitudes, mais même si on va obligatoirement « repenser » nos comportements, on adore consommer, et quoi qu’en dit riche et celebre, les frites, peut être mais les sushis aux goûts français çà les chefs français commencent à en faire, d’ailleurs moi je suis pas chef, mais je les fais maintenant avec des pates et plus du riz, et c’est nettement meilleur!!! donc oui aux inventifs, aux inventeurs, aux créatifs, qui vont nous proposer des choses nouvelles, pour qu’on continue de consommer.. et le plus possible français, ce que j’ai peur c’est que le gouvernement taxe à tout va sous prétexte d’une relance, alors qu’on sait tous, qu’il faudra maintenant, une ou deux années pour relancer l’économie…
    au gouvernement décisionnaire de « prendre les bonnes décisions »!!

    • adnstep says:

      « moi je suis pas chef, mais je les fais maintenant avec des pâtes et plus du riz, »

      C’est des cannelloni, alors 🙂

  30. Martin says:

    Après le Covid 19 nous allons probablement nous diriger, dans un premier temps, vers une réelle décroissance et une consommation réduite au stricte minimum. Augmentation du chômage, perte de confiance dans l’avenir, tourisme en berne, jeunesse qui ne veut plus polluer la planète et consommer inutilement, etc… La société du partage !!!
    Avec le renforcement du télé travail, les salariés consommeront beaucoup moins (pas de frais de déplacement, essence, voiture, pas de resto le midi, habillement minimum, etc…)
    Alors consommer Français, oui mais probablement pour un minimum de produits et services car nous sommes devenus mauvais. Par exemple, nous ne savons même plus fabriquer le moindre appareil électronique alors que la demande du 21eme siècle porte sur cette technologie En 40 ans les politiques ont désindustrialisé la France, nous avons perdu nos savoirs-faire.

  31. Pascal says:

    Oui et alors?

  32. François says:

    Je ne réponds pas au sondage.
    Acheter français OK si le rapport qualité prix est au rendez vous.
    L’agriculture attend impatiemment les récolteurs roumains, malgré cela sur le même étal à Toulouse : le kg de Fraises française (de la région lyonnaise ?) deux à trois fois plus élevé que l’espagnol.
    Donc les fraises françaises viennent peut être de plus loin que les espagnols.
    Bon un étal d’un maraîcher proposait des fraises du Sud-Ouest entre les deux.

    Vêtements : le meilleur lin serait normand. il est acheté par des chinois qui font oeuvrer des hindous pour le revendre fini en France ?????

    • Michel 2 says:

      J’ai des amis agriculteurs dont le chef de famille vient de décéder.
      Pas le choix ! obligation d’embaucher des ouvriers roumains, car impossible de trouver des travailleurs français capable de passer plus de 2 jours dans les vignes, c’est trop dur.

      Le résultat, du travail pas très bien fait, des retards dans les phases de taille, relevage, traitements,…. car ils sont très sollicités et des pertes de rendement.

      • Fredy Gosse says:

        300000 emplois recherchés 5% trouvés en France ;récoltés perdues agriculteurs sans recettes…du coup Roumains, Polonais et toute personne étrangère acceptant de bosser

  33. Et quelques temps plus tard, la branche ferroviaire d’ALSTOM rachetait celle de BOMBARDIER…

  34. On va vous répondre qu’il n’y a que pour le consommateur que le prix est le critère déterminant.

  35. La preuve il
    Suffisait de voir les français faisant la queue pour acheter en Andorre le jour du deconfinement 😂

    • adnstep says:

      C’est marrant tout de même.
      Chacun voudrait que les autres vivent comme soi-même, en croyant être un exemple, et nous dire ce qui est bien ou mal !

      La bienpensance dans toute sa splendeur.

      Personnellement, je n’ai jamais mis les pieds au pas de la case pour charger le coffre en alcool et cigarettes, mais s’ils en ont envie et qu’ils peuvent le faire, c’est très bien.

      Je me marre également quand j’entends parler de souveraineté les mêmes qui traitent d’habitude les souverainistes de crétins et d’abrutis.

    • Michel 2 says:

      En Andorre, c’était surtout pour les cigarettes et l’alcool !

      • François says:

        Le carburant doit être moins intéressant depuis la baisse du pétrole, et encore. Sinon la différence sur le plein vous payait l’aller retour depuis Toulouse.
        Le bonus ensuite est sur l’alcool, les cigarettes, mais en quantité limité, sinon la douane peut s’en donner à coeur joie.
        Mais vous avez également des tas d’autres produits (équipements motos, lunettes de marque, le beurre, ….) un peu un grand duty free d’aéroport

  36. Discussion forte intéressante ma foi…

    « Le diable se cache dans les details », et c’est un peu le cas de cette discution lorsque l’on reflechi sur telle ou telle marque de voiture, tel prix des fraises et autre informatisation…
    Pour ma part, (sans être ni un exemple ni parfait et encore moins les deux réunis), j’essais de voir comment agir à mon niveau. Ma voiture a des pièces de partout, mon ordi aussi, comme tant de choses de mon quotidien, et cela fait, pour le moment, parti des incontournables. Il est impossible de faire en 2 ans, une marche arrière sur les 40 ou 50 années passées.

    Donc quel est mon niveau? Juste consommer moins et j’explique pourquoi à mes enfants. Je répare autant que possible ma voiture et moto pour qu’ils durent. 120.000kms ne represente même pas la moitié de sa vie, je n’en suis qu’à mon 3e tph portable (dont un Nokia 3310 qui a duré1000 ans…), 1 seul ordi, juste ce qu’il faut comme fringues. Pas 14 jean’s 22 paires de baskets et autre truc de mode. Pour les puristes, Les jean’s, slips, chaussettes… français existent.

    Je reviens sur le contrôle des naissances: nous sommes effectivement beaucoup (trop?): Probablement mais le problème n’est pas forcément qu’une histoire de nombre. Pour exemple, l’Afrique, continent très peuplé, n’a que très peu d’impact écologique car peu de consommation (si l’on exclu le fait que l’on y déverse nos poubelles).
    Chez moi, cela fait des années que nous pratiquons les Noëls sans cadeaux entre adultes, 1 par enfant, mais un qui servira longtemps ou « self made »… Objets et vêtements d’occase (tout en étant parfois neufs). Regardez les montagnes se choses inutilisées qui sont proposées sur les brocantes, qui sont dans vos armoires et vos garages.
    Idem pour le chauffage à 22° ou 23° car « maman mourrait à 19° ou 20° », les douches de 2h (même solaire), la petite cro-crotte de matin dans de l’eau potable qu’un tiers de l’humanité n’a pas….
    L’éducation des enfants dans ce sens est effectivement primordial. Oui mais par qui, si l’on considère que les adultes ne font pas exemple? Le changement commence par soi-même.

    Ce confinement fait réfléchir: nous travaillons pour payer une partie de nos dépenses d’entretien et de trajet…pour aller travailler. Idem, voir pire pour ceux qui ont des enfants avec nounous. Cercle vertueux ou spirale infernale?

    L’avenir est dans la sobriété de consommation, tout en se faisant plaisir autant que possible évidemment. Le consumérisme a outrance n’a jamais rendu personne réellement heureux.

    Il faut admettre que des métiers n’ont pas d’avenir, alors que certains du futurs ne sont actuellement pas encore rentables: quand nous en auront marre de nous outils de jardins « à usage unique » (ou presque) venus de l’extrême Est, nous investirons dans du matos durable hors de prix, bien de chez nous (quoi que) que nous réparerons chez personne, puisqu’il n’y a plus de forgerons… ceci n’est évidemment qu’un exemple même si pour ma part, je crois au retour progressif de la traction animale, au niveau local. Vous connaissez beaucoup de Maréchaux-ferrands?

    Sobriété et non pas consommation aveugle pour soutiens de voies sans issues, a sélection fera le reste.

  37. Thierry says:

    De toute façon, tout ça n’a pas grand sens, le commerce extérieur de l’union européenne est excédentaire. Ce n’est pas de notre intéret que chaque nation mondiale se replie sur une production locale. En france, notre commerce extérieur est juste déficitaire avec l’allemagne, ( de 18 milliards d’euros ) à cause de tout ceux qui achètent mercedes et BMW…., et avec la chine, que nous pourrons jamais concurrencer, à moins de fermer les frontières et de payer nos ordinateurs bp plus chers. D’ailleurs, sans la Chine , nous n’aurions même pas les terres rares pour nos batteries… Et le jour où on choisira de remettre en service nos mines d’uranium, ( uranium qui est un produit stratégique, et de l’uranium, on en a plein en France,) tout le monde va se plaindre à cause des nuisances…

    • Sauf que cet excédent commercial est possible avec l’aéronautique et la vente d’avion…. les années prochaines vont être délicates

      • Thierry says:

        mais l’union européenne qui fabrique avions avec airbus,, est déjà en excédent commercial, …. ;). Alors, si d’autres pays ne peuvent pas nous vendre leurs produits pour cause de relocalisation en france, ils ne pourront pas non plus nous acheter des avions, faut être logique…. 😉

    • Thierry says:

      d’ailleurs, tout le monde est opposé à ce que l’on cherche du gaz de schiste en france en france, où que l’on fasse des forages au large de la guyane française , on préfère le faire venir de l’étranger….. 😉 Comme ça, c’est clair…

      • adnstep says:

        « d’ailleurs, tout le monde est opposé à ce que l’on cherche du gaz de schiste en france en france, où que l’on fasse des forages au large de la guyane française  »

        Je ne suis pas tout le monde. Cool 😁

    • Va de rétro satanas ..produire français oui mais pas dans les produits fossiles. 😀pétrole gaz ,charbon, uranium ,terres rares etc

      • Thierry says:

        Et moi, qui suis écolo, je suis favorable à ces productions en France, afin que chacun puisse enfin prendre réellement conscience ce qu’entraine sa consommation effréné. Avec un puits de pétrole de schiste en face de sa fenêtre, ou une mine d’uranium, ou une mine à ciel ouvert d’extraction de terres rares, ça devrait faire réfléchir….. 😉

        • Fredy Gosse says:

          vous avez oublié le charbon dans le massif central.. allons le camarade Moore doit faire plus court la prochaine fois .( Planet of the humans)Au fait vous êtes écolo quelle tendance ? c’est important 1/ tendance crypto capitalisme de connivence ? ou tendance Bombe P :supprimons allègrement des milliards d’individus ?

          • Thierry says:

            le charbon, on en n’utilise plus en france…. je ne comprends pas vos questions, rien à voir avec le sujet du jour, d’ailleurs. Pourquoi, vous êtes contre l’exploitation des mines uranium en france ? Ou la recherche du gaz de shiste ? ou des mines à ciel ouvert de terres rares ( les terres rares sont partout, on les appelle rares car il faut extraire des tonnes de roches pour en extraire des grammes de métaux rares) . Au moins, ce serait de la production française, en adéquation avec le sujet du jour. et en plus, des productions plus que stratégiques, pour garantir une certaine indépendance. Moi qui croyais que l’on serait d’accord sur ce point, je crois que c’est raté… 😉

            • Michel 2 says:

              Hé ben moi, je suis d’accord avec vous !
              Mais avec cette tendance des écolos en France à sataniser toutes ces productions auprès de gens incultes, il y a encore du travail pour changer les esprits.

              Et en effet les terres rares ne sont pas si rares que l’on le pense.
              https://fr.wikipedia.org/wiki/Terre_rare

            • Fredy. Gosse says:

              on ne s’est pas compris alors moi je suis pour toute production locale dans les fossiles s il y én a .Je parle de charbon mais parce qu une énorme mine à ciel ouvert pouvait s’ouvrir dans le massif central il ya quelques années et que comme d’habitude les ecolos ont fait pression et obtenus. gain de cause.dans le gaz la societé Noble me semble t il avait des études sismiques intéressante pour le gaz au large de Marseille :refusé ( ce sont les découvreurs des énormes champs de gaz israélien en Méditerranée) ; les australiens voulaient explorer l’est de la France : refusé/en RP des premiers forages avaient démontré des quantité importante de gaz de schiste .apres Borloo et NKM terminé…etc etc.. il ne faut pas dénaturer el sites ..avec les éoliennes c’est foutu

              • adnstep says:

                Ne vous en faites pas Freddy, après quelques années de décroissance, ils feront moins la fine bouche.

            • adnstep says:

              « le charbon, on en n’utilise plus en france… »

              Il reste quatre centrales à charbon en métropole (deux appartenant à EDF, à Cordemais et au Havre, et deux à l’allemand Uniper). Elles devaient mettre la clé sous la porte d’ici 2022, mais est-ce le moment, maintenant qu’on reparle de souveraineté ?

              • Michel 2 says:

                Elles ne représentent que 1,85% de l’énergie électrique produite en France, c’est que dalle !
                Vaut autant les laisser en service d’autant plus que des investissements conséquents ont été réalisés la décennie précédente

                • D autant que les chinois en ouvrent une par semaine

                • adnstep says:

                  Mais elles sont essentielles au bon fonctionnement du réseau de production, pour compenser les « sautes d’humeur » de l’éolien ou du solaire.

                  • Michel 2 says:

                    Oui, mais pour cela les centrales à gaz sont bien plus souples tout comme l’hydraulique voire les deux combinés.

                    • François says:

                      L’hydraulique peut également poser d’autres problèmes de maintenance des centrales et barrages. Mais c’est du temps long.
                      Quoique qu’avec un objectif de 50% d’électricité non nucléaire et une consommation exponentielle (si l’on prend en compte les futurs moyens de transport de proximité électrique) , la solutions va être difficile.
                      Quand au retour à la traction animale, il parait que l’élevage produit beaucoup de gaz à effet de serre.

        • adnstep says:

          On a une très belle mine d’or en Guyane.
          Manque de pot, l’Eglise de la Conscience Écologique Orthodoxe a décidé qu’exploiter une mini d’or, c’est mal.

          Du coup, c’est les orpailleurs clandestins qui en profitent.

          • Thierry says:

            Pourquoi vous voulez extraire de l’or ? la monnaie n’est plus basée sur l’or. Maintenant, , l’or ne sert à rien, ça s’empile dans des coffres , et c’est tout. La banque de France en a je crois 2400 tonnes qui végète dans des caves. je préfère remettre en service les mines d’uranium qu’on exploitait en France, ça fait plus sens, si on veut parler d’indépendance . l’uranium est indispensable pour nos centrales nucléaires, qui permettent de lutter contre le réchauffement . .

            • adnstep says:

              « Pourquoi vous voulez extraire de l’or ?  »
              Je ne sais pas. Demandez aux orpailleurs clandestins.

            • Michel 2 says:

              Allez demander aux chinois et aux russes pourquoi ils achètent de l’or à outrance !

              Beaucoup d’économistes pensent qu’ils anticipent (ce que l’on ne sait pas faire en France, car pour anticiper, il faut avant comprendre ce qui se passe !), préparent un coup de Trafalgar, à savoir une monnaie pour contrer l’hégémonie du dollar, basée sur un ou des actifs tangibles. L’or n’est-il pas alors le meilleur outil pour cela ?

              • Thierry says:

                mais ce n’est que de la spéculation pure, je ne sais pas, et je crois que ça n’a pas grande importance avec ce qui nous attend, ou plu^tot ce qui attend la prochaine génération. . Vous avez peut-être raison, je n’en ai aucune idée. Tout ce que je sais, c’est que l’or ne se mange pas, ni ne remplit une chaudière. Au temps des conquistators, des autochoctones en amérique du sud ont fait couler de l’or fondu dans la gorge des conquistadors, puiqu’ils aimaient tant l’or… Il serait temps que les hommes deviennent enfin sages.

                • Michel 2 says:

                  Arrêter vos références historiques, ça n’a aucun sens et aucun rapport avec le monde d’aujourd’hui.
                  Si vous ne comprenez pas l’importance des monnaies et l’hégémonie actuelle du dollar qui régule (et spécule) la finance et les échanges mondiaux ainsi que la « guerre » que se livrent sous vos yeux les deux super puissances pour la suprématie économique, financière, militaire, … avec toutes les incidences que cela peut avoir sur des millions, des milliards même de gens, alors là on ne peut plus rien pour vous !

        • adnstep says:

          Il y a des gens à qui on impose des éoliennes devant leurs fenêtres.

          Ils ont effectivement pris conscience de l’horreur qu’était l’écologie.

          Ils souhaiteraient voir disparaître ces éoliennes, malheureusement, on ne leur demande pas leur avis.

          • Michel 2 says:

            La ville aime les éoliennes (chez les autres), la campagne ne les supporte plus !

            https://www.la-croix.com/Economie/France/Vent-fronde-contre-leolien-2019-12-22-1201068005

            • Thierry says:

              les éoliennes ne servent pas à grand chose, si on a des centrales nucléaires, jancovici ne dit pas autre chose. Et comme tout comme moi, il considère que le réchauffement climatique est un problème qui va arriver bcp plus vite et surtout plus fort que des problèmes de stockage de déchets nucléaire, on est pour les centrales nucléaire c’est juste un problème de priorité .

              • Michel 2 says:

                Le problème des centrales nucléaires n’est pas les déchets, j’en conviens. Il y a des solutions techniques.
                Le problème à mon sens, c’est le risque d’accident et de contamination de toute une région qui sera interdite à toute vie humaine pendant des décennies, des siècles peu-être voire des millénaires. Déjà que la France n’est pas grande. Un accident en France ne serait pas Tchernobyl mais plutôt Fukushima.

                C’est un peu comme l’avant coronavirus, on imaginait bien dans un fond de tiroir de notre cerveau qu’une nouvelle pandémie pouvait arriver mais pour se rassurer chacun pensait qu’avec le progrès dans la médecine, les nouvelles connaissances et technologies ce ne serait qu’un petit incident de parcours très vite maîtrisé.
                Dans les centrales nucléaires, dans l’après Fukushima, on s’est rendu compte de notre vulnérabilité – cela veut donc dire que l’on était pas si en sécurité que çà avant- et on a entrepris le « Grand carénage » pour se protéger encore plus des risques, extérieurs notamment et prolonger la vie des centrales (qu’on est plus capable de construire dans un temps et des coûts raisonnables).

                Néanmoins sous le vocable « le risque zéro n’existe pas », nous resterons exposés, moins mais exposé quand même.
                Et si un jour ça pète, des voies s’élèveront pour dire haut et fort: « Pourquoi on a arrêté ces putai.. de centrales au charbon ou au gaz? ». Il aurait mieux valu quelques poussières et CO2 en plus, plutôt que des radiations mortelles et des zones inhabitables.

    • Vous oubliez Porsche et Audi,faut arrêter cette psychose sur les véhicules d’outre-Rhin,une Renault fabriquée au Maroc ,elle est comptée comment?
      La balance commerciale de la France est dramatiquement très déficitaire depuis des années(plus de 20 ans),celle de l’Allemagne est insolemment excédentaire,en centaine de milliards d’euros,devant la Chine,alors que c’est un pays plus vieux mais qui travaille,nous nos vieux veulent s’arrêter tôt et les jeunes ,plus nombreux,sont biberonnés aux aides!

      • Thierry says:

        je dius juste qu’on a un énorme déficit avec l’allemagne, à cause de tous ceux qui achètent mercedès, bmw, ect…; C’est un fait, je n’y peux rien… certains disent acheter des fruits français, ou des slips français, pour rééquilibrer notre commerce extérieur. Mais c’est peanut, si ils vont acheter ensuite à l’étranger une bagnole de 30 000 ou 60 000 euros, voire bcp plus…, je ne vois pas ce qui vous gêne là-dedans, il faut être logique jusqu’au bout…

        • Rien ne me gêne,et vous savez,il y a des concessions de Béhème en France,la TVA souvent supérieure à celle d’une Renault tombe dans la poche de Bercy,sans parler de la carte grise…et je repose ma question ,une Renault fabriquée au Maroc est-elle comptée comme produit français?
          Et comme disait Faizant,je crois,je n’achète pas de Renault car j’en ai déjà payés plusieurs avec mes impôts…

          • la dernière voiture neuve que je me suis acheté, c’était la petite peugeot 107 , parfaite pour la ville, que j’ai achetée à sa sortie en 2005. J’étais idiot, je croyais alors qu’elle était fabriquée en france ( elle est fabriquée en Tchéquie). je n’ai jamais eu de problème avec, je l’ai maintenant donnée à ma nièce, elle s’en sert tous les jours. mais si j’avais alors su qu’elle était fabriquée en Tchéquie, je ne l’aurais pas achetée. j’aurais acheté la Toyota Yaris qui est fabriquée en France.. C’est la moindre des chose que je peux faire pour mon pays.. 😉

        • adnstep says:

          On a un déficit avec l’Allemagne, mais certainement pas parce qu’on achèterait des berlines allemandes plutôt que des citadines françaises.

          https://www.cairn.info/revue-outre-terre1-2012-3-page-175.htm#

    • adnstep says:

      « Ce n’est pas de notre intéret que chaque nation mondiale se replie sur une production locale.  »

      Cette phrase est en totale contradiction avec vos tendances écolos.

      • Thierry says:

        oui, vous avez raison. Moi, j’ai 56 ans, je n’ai plus d’enfants à charge, je me suis retiré volontairement du monde du boulot, je n’ai plus qu’une activité restreinte qui me permet de vivre pas trop mal, tout ça grâce à mes tendances écolos. ( bon, il est vrai que étant propriétaire, j’ai la chance de ne pas payer de loyer) je voulais dire que ce n’est pas l’intéret d’un point de vue économique de chaque nation que « chaque nation mondiale se replie sur une production locale » . Pour moi, je m’en fiche, j’ai l’esprit libre, je suis en bonne santé, je sais que j’ aurais toujours assez d’argent pour les pauvres 25 ans qui me reste à vivre, ( si tout va bien) je profite toutes mes journées de joies simples ( qui me permettent ainsi d’échanger avec vous, entre autre… ) . J’ai changé complètement ma philosophie de vie ( plus jeune, durant des décennies, j’étais un abruti du boulot, je n’avais rien compris à la vie, … ) . je suis écolo tendance Jean-Marc Jancovici. ( je ne sais pas si vous le connaissez),

  38. chrysalide says:

    merci Jules, je vous rejoins, cet arrêt brutal de la consommation planétaire nous fait comprendre ou prise de conscience pour les plus raisonnable, que nous ne pouvons plus continuer à vivre de la même façon …..on reviendra progressivement à plus de « sobriété »…vrai pour bcp mais aussi certains trouvent leur besoin « affectif » par l’achat, la possession.
    la fabrication (lointain à l’est) des marchandises « à la hauteur de notre demande de l’éphémère » et besoin constant de nouveauté est surtout PAS CHER pile poil ce que veulent les consommateurs à achat affectif (et ils sont très nombreux. .assez pour faire travailler les usines chinoises)
    l’Afrique peu habitée au regard de sa surface (en comparaison de l’Inde et la chine) est malheureusement la première à consommer de cette façon tellement elle veut rattraper son écart par rapport à notre niveau de connaissance, donc nous pouvons tjs « essayer » d’être plus raisonnable…70 millions de français.. çà sera peanuts au regard des « au moins 5 milliards d’êtres aux « sans dents » qui veulent consommer suivant leur peu de moyen.
    l’entreprise qui réussira à penser , innover, créer, une usine de retraitement , recyclage cohérant et écologique pour traiter, plastique et autres déchets….sera une entreprise « prometteuse au cac »
    et je parle pas de Véolia mais d’une autre nouvelle à repenser

    • Effectivement, pour être aller en Inde et en Asie du SE, je n’ai pas grande foie dans la réussite du changement de cap écologiste… C’est tout simplement désespérant, pour ne pas dire perdu d’avance……..et c’est justement pour cela que je fais…. à mon niveau.

      Je ne vais rien changer sur cette planète, si ce n’est me sentir mieux et en corrélation avec ce que je crois, en achetant aux producteurs locaux de fromages, de miel, de maraichage et autre gestes qui finalement, ne m’ampute de rien.
      Je ne me vois pas comme un « redresseur du monde », mais comme faisans parti du vivant…. avec en plus, ma chatte, ma poule, mes moutons (pour tondre la pelouse) et franchement, j’adore la vie avec tout ce petit monde…

  39. julien bonnetouche says:

    Bonjour,

    Je suis d’un naturel optimiste, mais je commende à être inquiet.

    Et si tout cela se terminait mal ?

    Depuis longtemps déjà, les économies des pays modernes reposent sur des artifices.

    Même sans être spécialiste de haut niveau, on sent bien que l’endettement, les subventions, les aides, le chômage, la santé, payés par cet endettement, fragilisent hautement le château de cartes de la construction économique.

    En fait tout ne repose que sur une croissance supposée permettant d’entretenir la confiance nécessaire pour maintenir cet édifice fragile.

    Dans la situation actuelle de l »épidémie, l’endettement fonctionne à plein, avec la BCE (heureusement)

    Mais malgré tout, même si l’on dit partout que cette dette est magique et qu’elle ne sera jamais remboursée sans dommage pour personne, la croissance doit absolument revenir pour maintenir une certaine confiance en l’avenir (et la monnaie)

    les Etats ne remboursent jamais leur dette, Soit .

    Mais les entreprises, et les particuliers qui ont des crédits, , eux comment vont ils s’en tirer ?

    Une baisse globale du marché, entraînera fatalement des faillites en masse et par conséquent des licenciements en masse aussi.

    Et c’est à ce moment là que les choses s’aggraveront.

    L’économie mondiale risque bien d’imploser (non pas exploser), de s’écrouler sur elle même.

    Baisse de la demande et de l’offre simultanément.

    Appauvrissement généralisé.

    la BCE ( et la FED) ne pourront pas émettre de la monnaie indéfiniment ! après quelques temps le doute sur la crédibilité de la monnaie et des Etats s’installerait.
    Mais cela ne fait rien elles continueront quand même à donner de l’argent à tout le monde puisqu’il n’y a rien d’autre à faire pour éviter que la misère ne s’étende partout.

    Quel sera alors l’échappatoire ? une inflation galopante ? une guerre civile ? les deux ? puis une dictature pour remettre de l’ordre ?

    Avons nous encore le temps d’éviter cela ?

    Messieurs les GRANDS de ce monde, ouvrez les yeux, et rouvrez les bars immédiatement, et faites redécoller les avions tout de suite quoi qu’il en coûte en vies humaines !!!

    • Badtimes says:

      Au secours Michel2 sort de ce corps!
      Vous aurez t il convaincu? Je n’ose le croire. Ou alors avez vous lu récemment dés passages de l’ancien testament sur les apocalypses!
      Non Julien il faut rester optimiste. Le système reprendra le dessus. Une guerre avec destruction massive de tout l’arsenal industriel et de l’immobilier résidentiel comme l’on vécu nos parents était bien pire. Ils ont tout reconstruit avec une croissance décuplée.
      Depuis le début de semaine j’ai pu constaté un retour assez marqué de la circulation, des transports en commun commençant à se re-remplir, etc….
      Il est sur que votre scénario pessimiste pourrait être envisagé si l’on nous fait un deuxième confinement mais aujourd’hui aucun homme politique ne prendra une telle mesure ou alors…..

      • Michel 2 says:

        Mais non cher Badtimes, Julien devient de plus en plus raisonnable et clairvoyant.

        Vos parents comme les miens ont vécu une période bien pire et on reconstruit avec une croissance décuplée. Nul ne sait si le pire est arrivé, mais à mon sens le pire du pire est plus que probable. Cela n’empêche en rien qu’après le pire vient le renouveau, ça se passe chaque fois comme cela dans un pas de temps plus ou moins long.

    • François says:

      Ceux qui ne croient pas a la vie éternelle seront servi en premier .

  40. Julien bonnetouche says:

    Je crois réellement que nos hommes politiques ont joué à l’apprenti sorcier en décidant de fermer l’économie. Un arrêt momentané avec un redémarrage « au quart de tour » ne poserait pas de problème grave. Mais on entend que celui ci pourrait s’étaler dans le temps, et en particulier au niveau des transports aériens. Je crains hélas que la baisse du commerce mondial engendrée soit suffisante pour déclencher une cascade de faillites tant les intrications mondiales sont fortes. Un exemple : nous recevons près de 100 millions d’étrangers chaque année. Les vacanciers français seront quelques millions de plus au mois d’août. Cela sera loin de compenser les pertes même si les hôtels et restaurants ouvrent. Tout peut s’effondrer comme une cascade de dominos. L’industrie touristique, mais aussi les compagnies aériennes, les avionneurs et derrière les sous traitants… il n’est pas difficile d’imaginer que l’ensemble des activités nationales et d’ailleurs mondiales voient une baisse d’activité suffisante pour mettre en péril tous ceux qui ont des dettes, c’est à dire à peu près tout le monde. Songez par exemple à l’échelon individuel : vous êtes licencié et dans l’incapacité de trouver un autre emploi parce que on n’embauche plus et que vous devez rembourser le prêt sur votre maison ? Comment ça se passe ? On fait un moratoire sur les dettes ? Cela s’appelle la liquidation du crédit. Encore une fois , et j’insiste sur ce point : tout ne repose que sur le maintient de la croissance. Depuis le début de cette crise je répète que c’est folie de ruiner l’économie mondiale pour sauver quelques vie supplémentaires. La vie n’a pas de prix dit on, mais elle a un coût, qui peut-être gigantesque, et dont je pense, nos dirigeants n’ont pas tous bien pris la mesure.

    • Michel 2 says:

      Donc vous validez la position des autorités suédoises ?
      Même s’ils ont le taux de mortalité le plus élevé en Europe voire monde.

      • Taux mortalité Suede 349 par million , France 420 , Espagne 584 …..

        Il est important de relativiser, le tabac c’ est 2 à 3 fois la mortalité du covid et ceci tous les ans en France, l’alcool c’est 40 000 mort par an , la grippe environ 15000 et on pourrait continuer ainsi….

        Enfin il faut savoir aussi que le chomage tue 10 000 à 14 000 personnes par an dans l’indifférence la plus totale et sans mobiliser les chaines info 24/24.

        Pas si sûr que le confinement à la francaise ait été la bonne solution .

  41. fredy gosse says:

    c’est C..la décroissance

    • Badtimes says:

      C’est donc le moment de tout vendre en bourse et de vite trouver un petit lopin de terre à cultiver pour devenir autosuffisant et survivre.( a la campagne bien sûre chez Michel ça pousse bien là-bas) car à Paris sur votre Balconnet ou petite terrasse( à part du persil ou de la ciboulette ) vous ne tiendrez pas longtemps.
      Bon Julien maintenant il faut vous mouiller : comment voyez vous notre vie dans 6 mois?

      • Michel 2 says:

        Ca pousse bien, faut le dire vite !

        Plus de pesticide, interdit les désherbants, comme les anti limaces et autres
        anti-ravageurs, … résultat les salades et les fraises sont bouffées, les cerises ont mal été pollinisées, les fèves couchées par le vent, les patates ont le mildiou, …. bref les écolos bien penseurs de leur tour d’ivoire nous bouffent toute notre pain quotidien. 🙁 🙁

        C’est marrant la vie, il y a quelques mois c’est Julien qui me demandait la même chose: me mouiller !

  42. julien bonnetouche says:

    Eh bien, nous sommes à un tournant, et à l’instant T du moment nous sommes plutôt mal « embringués » .

    le déconfinement commence un peu partout au même moment, et la méthode utilisée des petits pas n’est pas de nature à libérer les esprits.

    Beaucoup ont peur.

    la généralisation des masques (qui arrive trop tard) ainsi que la distanciation spatiale en tous lieux vont bientôt apparaître comme un obstacle professionnel et commercial, à la fois pratique et psychologique.

    Comment voulez vous être productifs et efficaces dans ces conditions ?
    Il faut bien comprendre que nous ne pouvons pas fonctionner au ralenti, cela ne crée pas assez de richesse pour maintenir la croissance indispensable.

    On va donc très bientôt s’apercevoir que la reprise est nulle ou presque.
    ( il suffit d’une baisse de 20%, peut être moins, pour mettre à mal la totalité de l’économie.)
    Mais c’est surtout la perspective de la durabilité qui sera terrible.

    Cela va probablement devenir le sujet N° 1 des prochaines semaines., alors que les tensions financières augmenteront dans tous les domaines, immobilier compris.

    Dans un premier temps alors plus rien ne vaudrait rien, sauf les produits alimentaires qui eux monteraient.

    Ce sera donc aux politiques à l’échelle mondiale de décider :

    Soit on persiste dans la voie actuelle et le monde s’écroule, comme je l’ai dit plus haut.

    Soit on arrête toute cette mascarade ( si l’on peut dire !!!) et on reprend comme avant le virus en expliquant aux populations que dans une guerre il y a toujours les pertes, et qu’il appartient à chacun de se responsabiliser individuellement.

    Mais il faudra aller vite, très vite, pour ne pas tomber en dessous du seuil où il est trop tard pour pouvoir se rattraper.

    Les masques uniquement dans les transports (et encore) mais pas de distanciation sans quoi les trains ne les avions ne peuvent ni rouler ni voler. économiquement, et même pour le service qui doit être rendu, c’est impossible.

    si c’e’st le cas N°2 alors on redémarrera.

    je crois que tout cela n’attendra pas 6 mois. D’ici août on commencera à être renseignés.

    Dans le doute, oui il faut vendre en attendant des jours meilleurs car une autre vague de baisse est assez probable.
    Et ce pas facile si on a déjà beaucoup perdu, ce qui est le cas général.

    • Badtimes says:

      Il y a une troisième possibilité que je souhaite de tout coeur qu’elle se réalise, c’est la baisse et la disparition de l’épidémie comme l’envisageait le Professeur Raoult. Et d’après les chiffres réguliers qui sortent on a l’impression de se diriger vers cette issue. Sinon je suis d’accord avec votre analyse, une régression économique qui sera dure à vivre avec un futur incertain de tous points de vues. Néanmoins restons optimiste et espérons pour le meilleur.

      • BigLebovsky says:

        Hmm je parierais (mais ça reste un pari, hein ?) plutôt sur l’hypothèse suivante (et c’est un pessimiste qui vous dit ça):
        – Après toute crise il y a soif de consommation (chassez le naturel et il revient au galop);
        – la proportion de ceux qui se sentiront libérés et surconsommeront sera assez vite plus grande que la proportion des attentistes inquiets;
        – une crise est l’occasion pour les riches d’être plus riches et les pauvres plus pauvres malheureusement (mais c’est un fait, sans jugement de valeur ou position politique);
        – je fais donc le pari exactement inverse: j’achète en bourse au lieu de vendre (et si ça rebaisse je rachèterai encore plus), et j’achète de l’immo (car il y a de véritables aubaines en ce moment qui ne se reproduiront pas de mon vivant), bref tout l’inverse de biner mes endives dans un petit coin du Larzac^^ Un bol que j’ai économisé pendant des années précisément pour investir quand l’occasion se présente.
        Après la pluie le beau temps, soit Raoult a raison, soit on trouvera un vaccin, soit il y aura suffisamment d’immunisés pour arrêter la pandémie (qui n’est pas un virus bien méchant) c’est une question de temps avant que l’homme puisse tranquillement saccager sa planète à nouveau .

        • Michel 2 says:

          Pour avoir soif de consommation, il faut de l’eau à boire (réserves financières). Certains ont suffisamment de réserves pour tenir quelques mois ; on va donc avoir un rebond de chat mort (l’envie de consommer après plusieurs mois de confinement et de contraintes) et puis après, la grande incertitude ?
          Les réserves seront épuisées ou bien amoindries et si le chômage, les faillites, la baisse des biens immobiliers et autres vacheries se caractérisent, la défiance s’installera, là l’instant, la période sera gravissime.
          Les cigales regretteront d’avoir chanté tout l’été, les fourmis bien que touchées résisteront à la bise venue. Certains se diront, ce n’est peut-être pas si idiot l’EPARGNE !

    • Michel 2 says:

      A part le traditionnel et obsessionnel réchauffement climatique qui va nous faire fondre dans 70 ans (c’est son job!), des choses intéressantes:

      https://www.youtube.com/watch?v=W6yS9gSx7mo

  43. Le problème est plus profond qu’on ne le croit. Combien de temps les Français accepteront de travailler pour un SMIC, s’ils ont encore du boulot, sans retraite, sans hopitaux, sans avenir pour leurs enfants, vivant dans des cages à lapins, bouffant de la M., entre pollution, fragilité et stress ? Tout ça pour protéger les intérêts de seigneurs sans scrupules qui s’accoquinent dans les palais du politique et de l’argent. Le contexte ressemble diablement aux années 20-30. Nous savons sur ce quoi cela aboutit. Il serait donc grand temps que les économistes mettent un peu le nez dehors pour constater que le seuil de tolérance a été atteint. Déverser plus de pognon sur les marchés ou couper les aides sociales ne feront qu’accentuer les fissures dans notre mur de Berlin. La solution ne viendra ni de droite, ni de gauche, ni desnationalistes, ni des progressistes, mais d’un nouveau paradigme replaçant le bien commun au coeur du système.

    • adnstep says:

      Bravo pour avoir placé « paradigme ».

      Pour le reste, je ne sais pas ce que c’est que le bien commun.

      Ni en quoi la situation actuelle ressemble à celle des années 30.

    • Michel 2 says:

      Jean Ferrat, sors de ce corps !

  44. Julien bonnetouche says:

    Ronin, le prisme de classes qui caractérise votre intervention, montre bien le risque politique que nous encourrons si l’évolution de la crise se passe mal. En effet un appauvrissement général accentué ne pourrait que nous mener à une crise sociale débouchant peut être sur un régime politique extrême.

    • Michel 2 says:

      Çà, l’arrivée d’un régime autoritaire en cas de grave crise, c’est quasi certain.
      Ce ne serait pas la première que cela arrive et on en est à se demander si la crise n’est pas quelque part volontaire pour l’instauration d’un tel régime et ainsi « gommer » toutes les gabegies des régimes précédents sans que les responsables soient jugés.

  45. Gisele says:

    Je crois qu il y en a beaucoup ici qui pourraient s épanouir dans le club des boursicoteurs https://www.facebook.com/groups/1246709222098529/?ref=share

  46. adnstep says:

    Il semblerait que les installateurs de clim’ soient surbookés en ce moment… Confinés, avec clim, c’est mieux.

  47. adnstep says:

    En France, on fabrique même des masques mieux que du FFP3 : https://www.lafabriquehexagonale.com/2019/12/r-pur-le-meilleur-masque-anti-pollution-du-marche-est-made-in-france/

    C’est ballot, non ?

  48. adnstep says:

    https://www.r-pur.com/

    Pas cher, 150€.

  49. @ adnstep : le bien commun, c’est le contrat social qui permet à chacun de poursuivre sa conception du bonheur sans entraver celle des autres. La nation en est une émanescence collective. A partir du moment où nos concitoyens perdent confiance dans les institutions, le politique, l’avenir, chacun tentera de tirer la couverture à soi quitte à la déchirer.

    @ Les inégalités que nous acceptons n’ont d’égal que l’époque médiévale : seigneurs et cerfs. La classe moyenne garante de notre démocratie se paupérise inexorablement. Le balancier perdant toute forme d’équilibre, il est effectivement à craindre que le poids des servitudes non seulement s’accroisse, mais fasse tache d’huile jusqu’au point de rupture. C’est de la mécanique, pas de l’idéologie.

    Aussi, plutôt que de nous crisper sur ce que nous croyons valoir, ne pourrions-nous pas réfléchier en termes de qualité de vie de façon un peu plus universelle ? Bref, penser en dehors de la boite.

    • adnstep says:

      « le bien commun, c’est le contrat social qui permet à chacun de poursuivre sa conception du bonheur sans entraver celle des autres. »

      Donc, pour imposer votre notion du bonheur, vous êtes prêt à entraver celle des autres ?

    • adnstep says:

      « @ Les inégalités que nous acceptons n’ont d’égal que l’époque médiévale :  »

      Ah bon. Je pourrais vous trouver des arguments montrant qu’à l’époque médiévale, les écarts étaient plus faibles qu’aujourd’hui.

      Et je pourrais vous trouver des arguments montrant que les écarts y étaient moindre.

      Mais là, c’est samedi.

    • adnstep says:

      Philippe Auguste, Roi de France, aimait se promener librement dans les rues de Paris, à la rencontre de la population (il pouvait, lui !).

      Un jour qu’il arpente les rues de sa ville, il s’arrête devant un jongleur. Celui-ci fait ses tours, puis s’adresse au Roi, en sollicitant son secours, puisqu’il « fait partie de sa famille » assure-t-il.

      « Comment es-tu mon parent ? », demande le Roi.

      « Je suis votre frère, Seigneur, par Adam, le premier Homme. Seulement, son héritage a été mal partagé et je n’en ai pas eu ma part ».

      « Viens donc demain au palais, et je te remettrai ce qui te reviens »

      Le lendemain, Philippe Auguste, apercevant le jongleur parmi la foule qui se pressait dans son palais, le fait avancer et lui tend une pièce.

      « Voilà la portion que je te dois. Quand j’en aurai donné autant à chacun de nos frères descendants d’Adam, c’est à peine si, de tout mon Royaume, il me restera un sou »

  50. Le niveau de vie ne se décrète pas .il’decoule de la richesse crée qui ne se décrète pas mais qui dépend de la valeur crée ,valeur subjective ou non , la valeur dépend du désir des acheteurs En aucun cas nonobstant les marxistes ,elle dépend de la valeur travail.Donc soit notre pays changera de logiciel Marxo colbertiste et nous aurons une chance dans la société mondiale qui
    Existe aujourd hui et qui n’a rien à faire de nos trémolos gaullistes soit ce n’est pas le cas hypothèse la plus probable et nous aurons notre destin Romain

  51. Le changement de paradigme dont je parle consiste à passer de la logique de niveau de vie à celle de qualité de vie. Si vous avez déja assisté à un homme qui meurt, vous savez alors qu’il ne compte pas ce qu’il a amassé, ni les vains honneurs. Etre le plus riche du cimetière ne lui est également d’aucun réconfort. L’essentiel est ailleurs. Il est triste que nous ne soyons pas capables de cette lucidité de notre vivant.

  52. « Le caviar, c’est pas meilleur à la louche » – Coluche

  53. Ouch le rapport avec le niveau de vie global avec un goût personnel ? Si ça plait à certains tant mieux (moi Perso j aime pas comme l ancien ministre ecolo viré ) il
    semble bien que la notion de liberté individuelle soit un gros mot .pour certains .comme disait Pompidou arrêtez de faire chier les français avec vos certitudes écolos qui viennent de montrer leurs limites et leurs mensonges . Le climat change comme il a toujours changé sans qu un monsieur Hulot de l époque soit intervenu Svp arrêtez de manipuler les masses

    • Thierry says:

      Vous pouvez nier ce que nous dit la science, ( réchauffement….), c’est votre droit, il y a même énormément de personnes qui disent que le monde n’existe que depuis 6000 ans ( les créationistes), ou des personnes qui croient que la terre est ronde (les platistes), c’est leur droit, tout comme les personnes à l’époque qui croyait que le soleil tournait autour de la terre, contrairement aux preuves que donnait Galilée. Vous êtes libre, pas de panique… 😉

      • Thierry says:

        oups, pardon, des personnes qui croient que la terre est PLATE….

      • adnstep says:

        Il y a bien des gens qui croient que l’écologisme est bonne pour les humains…
        Chacun ses croyances, mais on n’est plus dans la science, là.

        « Vous pouvez nier ce que nous dit la science »
        https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Lyssenkisme

        Mais tout va bien, Thierry, vous pouvez croire ce que vous voulez.

        • Thierry says:

          mais oui, vous avez raison, il faut laisser les gens libre de croire à ce qu’ils veulent, vous êtes un sage…. de toute façon, moi qui suis écolo, je ne ma fais aucune illusion sur le poids des écolos pour agir dans le cadre de l’économie mondiale, pour moi, le monde court à sa perte, et c’est tout, les écolos n’y pourront malheureusement rien. mais si vous avez raison, tant mieux, j’en serais ravi 😉 ( bien que ce n’est pas nous qui verrons ce que sera la terre dans 200 ans)

          • Michel 2 says:

            On peut être écolo responsable et rationnel sans croire à toutes les balivernes des réchauffistes et autres balivernes gauchisantes redresseurs de tords.

            Quant à nier la science ! Quelle science ? La vôtre, celle que vous avez choisie ou celle-ci ?
            https://www.wikiberal.org/wiki/Liste_de_scientifiques_sceptiques_sur_le_r%C3%A9chauffement_climatique

            • Michel 2 says:

              Quelques extraits de ces nombreux scientifiques:

              – David Bellamy, botaniste environnementaliste, ancien maitre assistant Université de Durham : « Le réchauffement global est pour une large part un phénomène naturel. Le monde dépense d’énormes sommes d’argent pour stabiliser quelque chose qui ne peut l’être. »
              – Elliott D. Bloom, physicien, professeur à la Stanford University, membre de l’équipe du Stanford Linear Accelerator Laboratory qui reçut le prix Nobel de physique, lauréat du prix Senior Scientist Award de la fondation Alexander von Humboldt, rappelle la complexité du climat, son imprévisibilité, l’inadéquation des modèles invoqués par le GIEC. La politique devrait laisser les mains libres à la science en ce domaine, ce qui n’est pas le cas actuellement.
              – Jean-Marc Bonnamy, ingénieur, expert climatologue pour la FAO, auteur de Réchauffement climatique : le pavé dans la mare (éd. L’Harmattan, 2018), parle à propos du réchauffement climatique d’un « débat d’opinions basé sur des interprétations contestables de corrélations statistiques hasardeuses entre des données douteuses ». Il affirme l’absence de tout effet possible de l’augmentation du taux de CO2 sur la température terrestre et dénonce les procédés utilisés par le GIEC, acculé, pour faire taire les faits.
              – Alain Bonnier, physicien canadien, dénonce l’imposture climatique et prédit un refroidissement climatique imminent.
              – Reid Bryson, professeur émérite de météorologie à l’université du Wisconsin, Ph.D. en météorologie, un des pères fondateurs de la climatologie moderne : il considère que les variations climatiques ont toujours existé et que le réchauffement climatique depuis le XIXe siècle est dû à la sortie du Petit Âge Glaciaire.

      • Ouch que c’est dur de se comprendre .je vous dis que la terre a toujours change de climat .je ne peux pas croire que vous l ignoreriez .sinon. Il
        Y a énormément de bouquins sur le sujet ..Mais par contre que l homme en soit responsable pour la première fois dans l histoire de la Terre, ça ce n’est pas de la science ,c’est de la manipulation des masses et comme je l’ai écrit cent fois, reste à savoir si vous faites partie du troupeau qui respecte les calicots posés par les bergers de la nouvelle religion verte ou si vous appartenez au club des bergers qui nous mènent à l abîme ,À vous de nous le dire

        • Thierry says:

          De toute façon, les écolos ( et j’en suis) n’ont aucun poids, vous ne risquez pas de subir de grandes transformations dans votre vie à cause de nous. je dirai même que vous n’avez ABSOLUMENT rien à craindre…

          • adnstep says:

            « De toute façon, les écolos ( et j’en suis) n’ont aucun poids,  »

            Ah bon.
            Pourtant on subit cette idéologie dans notre vie quotidienne tous les jours, et c’est bien au nom de l’écologie que nombre de mes factures augmentent.

            • Michel 2 says:

              Dans notre vie quotidienne et dans notre portefeuille.

              Jancovici annonce que le surplus payé aux producteurs d’électricité éolienne et solaire (spread payée par nos impôts entre le Mwh prix de marché et celui rétribué aux producteurs exploitants-qui s’en mettent plein les poches-) est supérieur à 120 Milliards d’€, rien que ça. On en aurait vraiment besoin de ces milliards aujourd’hui. C’est un Scandale comme aurait dit un certain Georges !

              • Thierry says:

                Voilà pourquoi je suis écolo tendance jancovici…, merci

                • Michel 2 says:

                  Mais si vous l’écoutez bien, il dit que les éoliennes et autres panneaux photovoltaïques ne servent à rien, c’est donc de l’argent (des Français et donc le sien aussi) qui aurait pu être investi ailleurs, comme, dit-il des pistes cyclables sur 1,2 millions de km !!! Ouch.

                • Thierry says:

                  arnstep, vous devriez vous intéresser à jancovici, il est très intéressant, bien qu’il ne changera pas le monde, j’en conviens…

                  • Michel 2 says:

                    C’est malheureusement un réchauffiste convaincu, aficionado du GIEC, ce qui lui enlève à mes yeux beaucoup de crédibilité.

                    • Thierry says:

                      mais évidemment qu’il est d’accord avec le GIEC ( tout comme moi), puisqu’il se définit comme un écolo convaincu ( il n’a jamais cherché à dissimuler ce fait ), En tout cas, du coup, vous avez compris pourquoi je suis pour les mines d’uranium, en tant qu’écolo…

                    • Michel 2 says:

                      On peut être pour les mines d’uranium et donc pour le nucléaire sans être pour autant un réchauffiste utopique.
                      Pour ma part, je suis contre le nucléaire comme il est « installé » aujourd’hui juste à cause du RISQUE qu’il fait supporter aux habitants environnants.
                      Imaginez un instant un accident grave à Braud Saint Louis et des vents importants, et Blaye, Bordeaux, etc. doivent être évacués. C’est autre chose qu’une crise virale avec 30 000 décés ou qu’un pseudo méga réchauffement .

            • Thierry says:

              Bon, alors, vous me remontez le moral, je rectifie, les écolos ont un tout petit poids de rien. En même temps, même si vos factures augmentent un peu, ça ne devrait pas changer grand-chose dans votre vie, je suis certain que vous aurez toujours un toit et de quoi manger. Et l’argent que vous donnez au travers de vos factures créent de l’activité, qui font vivre d’autres personnes, qui vont payer des impots, ect… c’est ce qu’on appelle la société. Mais malheureusement, ça ne changera rien au sort de la planète, quelque soient nos croyances sur le réchauffement,Donc, je peux vous donner raison, il est inutile de donner de l’argent au nom de l’écologie, je ne me fais absolument aucune illusion, pour moi, c’est cuit ( c’est le cas de le dire.. ).

              • Michel 2 says:

                Vous semblez tout mettre dans le même paquet!
                Il y l’écologie des réchauffistes, une religion utopiste à mon sens, mail il y a plein d’autres domaines qui se doivent d’être surveillés, régulés ou interdits, pourvu que cela soit fait avec rationalité et intelligence: les plastiques, les pesticides à outrance (doivent être ciblés et minimalisés), régulation des espèces, la prévention des incendies, les égouts, la surpêche, etc., etc.

                • Thierry says:

                  Oui, j’ai dit écologie, je me suis très mal exprimé, je voulais dire que l’argent donné dans le cadre de la lutte contre le changement climatique d’origine anthropique ( auquel vous ne croyez pas), ne servait à rien.

          • Michel 2 says:

            Ils n’ont peut-être pas de poids comme vous dites mais en tous cas ils ont un haut pouvoir de nuisance ! 🙁

        • BigLebovsky says:

          hmm je ne suis pas aussi érudit que vous (Fredy et Michel 2) mais de ce que je vois, qui relève juste du bon sens et de l’observation:
          – les images satellite ou terrestres d’avant la pandémie et pendant le confinement sont très impressionnantes, il est impossible de nier l’impact de l’homme sur la planète, à défaut d’être une preuve de son impact sur le réchauffement;
          – l’arrêt des CFC a été déterminant pour la couche d’ozone, qui est lié au réchauffement, ça on ne peut pas le nier;
          – vous avez peut-être raison sur l’origine naturelle de ce réchauffement, mais c’est un peu comme la théorie Darwiniste de l’évolution, non ? De moins en moins de scientifiques défendent une théorie autre que Darwin, de même qu’une origine naturelle du réchauffement;
          – j’imagine que plusieurs éléments concrets (que j’ignore) vous font penser qu’il s’agit d’une manipulation de masse. Mais au départ la pression a été énorme pour discréditer les « réchauffistes », ce n’est que récemment que la pression s’est inversée et que les tenants d’un réchauffement naturel apparaissent comme des révisionnistes;
          – Ca me ferait mal qu’une sommité éminente scientifique comme Trump (qui a quand même réussi à tuer des dizaines de morts par injection de javel) ait raison quant au réchauffement naturel de la planète. Rien que de se déphaser avec autant de stupidité me paraît salutaire, non ?

          • Michel 2 says:

            Le parfait écolier qui avale les cours magistraux de son maître sans se poser de questions.

            1) les images satellites, que vous trouvez impressionnantes montrent effectivement une diminution de la banquise du pôle Nord. Mais avez-vous remarqué que l’on ne vous montre presque jamais celles de l’antarctique (sud) ? Et pourquoi donc? Parce que la fonte des glaces est moins importante voire créatrice dans certaines régions de ce pôle.
            Et deuxième remarque, comment, par quelle règle, calcul, démonstration, … vous liez cette perte de banquise à l’impact humain. Ce ne sont que spéculations et conjectures. Si vous cherchez, ne serait-ce qu’en relisant l’article de Contrepoints ci-dessous, vous trouverez des tas de raisons physico chimiques susceptibles d’expliquer le phénomène de réchauffement. Commencez aussi par vous interroger sur la concentration de ce fameux CO2 dans l’atmosphère et de sa densité (par rapport à l’air). Sans être érudit, cela devrait vous poser question.

            2) l’arrêt des CFC qui aurait stoppé les trous d’ozones n’a (aurait) qu’un impact négligeable voire inverse sur le réchauffement de la planète. Le danger de ces trous était l’absence de « filtre » du rayonnement UV (B et C), dangereux pour la santé des humains notamment.

            3) aucun rapport avec les théories de Darwin qui se rapportent aux espèces.

            4) « Mais au départ la pression a été énorme pour discréditer les « réchauffistes », ce n’est que récemment que la pression s’est inversée et que les tenants d’un réchauffement naturel apparaissent comme des révisionnistes »
            C’est plutôt le contraire qui s’est passé. Rappelez-vous de Claude Allègre, raillé devant journalistes et interviews télé.
            Le débat climatique a été capté par les réchauffistes aidés en cela par les politiques au pouvoir ou le cherchant, voguant sur la fibre écologique.
            https://www.lisez.com/ebook/limposture-climatique/9782259215435

            5) le cas Trump est atypique. Il a « osé » aller à contre courant du discours unique et force est de constater que cela lui a réussi. Néanmoins j’imagine mal qu’il ait construit seul ses théories climato réalistes. Il doit avoir une meute de conseillers scientifiques et politiques tout aussi compétents que ses opposants qui lui ont guidé le chemin et le discours. Il a même fait des émules dans d’autres pays, chose impensable sur le vieux continent, quoique les choses peuvent bouger avec cette nouvelle crise?

          • adnstep says:

            Le GIEC est une organisation intergouvernementale autonome constituée d’une part de scientifiques apportant leur expertise et d’autre part de représentants des États participant au GIEC. Cette structure hybride a été décidée par le G7 sous la pression de Ronald Reagan et Margaret Thatcher, la crainte de ces derniers étant de voir l’expertise climatique relever d’une agence de l’ONU constituée uniquement de scientifiques soupçonnés de militantisme écologique. La création du GIEC a été validée par un vote de l’Assemblée générale des Nations-Unies.

            D’après Nigel Lawson, secrétaire à l’Énergie puis chancelier de l’Échiquier dans le gouvernement de Margaret Thatcher, sa motivation était de contrer les syndicats britanniques des mineurs de charbon tout en soutenant le nucléaire en tant que source d’énergie propre pour remplacer le charbon.

            Le GIEC n’est pas comme son nom l’indique en français (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat), et dans d’autres langues, un groupe d’experts scientifiques. Il est, comme son nom originel en anglais, IPCC, l’exprime très bien, un panel intergouvernemental sur le changement climatique. Il est donc essentiellement politique.

  54. En Avril les émissions de CO2 ont augmentée malgré une économie quasiment à l’arrêt.

  55. julien bonnetouche says:

    Bonjour,

    je crois que (presque) tout le monde a maintenant compris que les éoliennes sont une escroquerie.
    Comme tout moteur électrique c’est extrêmement polluant en CO2 dès sa fabrication, sans parler du reste.

    Mais il se peut très bien que l’on ait après cette crise d’autres chats à fouetter que « l’écologie à tout va ».

    Il va y avoir beaucoup de retard de croissance à rattraper, et cela tombe bien, le pétrole est au plus bas et reprendra quelques temps à remonter.

    Et surtout beaucoup de pauvreté contre laquelle nous devrons lutter. Pour ce faire il est nécessaire d’avoir de l’énergie pas chère.

    le problème N° 1 demain, ( à la rentrée) ne sera surement pas l’écologie, mais le chômage.

    J’entends des chiffre de l’ordre de 10% contre 8 en France, avant crise, mais c’est certainement très sous estimé, car face aux difficultés d’équilibre financier des entreprises que l’on ne cerne pas encore très bien partout.

    La première variable seront donc les licenciements.

    On profitera des « progrès » faits pendant la crise en matière de télétravail, de robotisation, et d’une manière générale du désengagement aperçu comme possible de la présence humaine dans les entreprises pour s’en passer autant que faire se peut définitivement.

    Il semblerait qu’un peu partout que ce soit dans le public, ou dans le privé 25% des emplois soient superflus.

    • Michel 2 says:

      On parle dont le fameux Jancovici, un homme de gauche, que le chômage devrait doubler donc autour de 15% dans les prochains mois et en 2021 voire 2022.

      Avec un bon considérable dès la fin du chômage partiel, donc du fait de faillites en cascade.

    • adnstep says:

      Détrompez-vous, Julien. Pour assurer son élection de 2022, notre Forest Gump va nous en vendre à la louche, de l’écologie.

      • Michel 2 says:

        C’est bien ce qui me fait peur. Sacrifier la reprise économique sous le banc du réchauffement climatique !

        • Michel 2 says:

          Mais comme l’avenir politique est désormais à la portée des écolos amplifiée par la crise du coronavirus, faut bien essayer de se raccrocher au train en prise de vitesse.

          • Michel 2 says:

            Vous noterez que je n’ai pas dit « un train en marche » pour qu’il n’y ait pas de confusion. 🙂

  56. François says:

    Au niveau changement climatique, il me semble que les études montrent que :
    – les dinosaures vivaient sous des climats tropical dans des zones aujourd’hui tempérées ;
    – les vikings ont découvert le Groenland, étymologiquement « pays vert », actuellement il semblerait plutôt blanc ;
    – la construction du barrage d’Assouan a stoppé les crus du Nil, mais empêche l’arrivée des alluvions qui faisaient la richesse de la vallée ;
    – la Terre se redresse sur son axe ;
    – l’élevage augmente la pollution, mais personne ne mesure l’impact de la faune sauvage en augmentation conséquente.

    Beaucoup de version différentes sans une véritable étude réellement indépendante.
    Je ne nie pas l’impact humain sur la pollution (des mers en particulier) mais ne suit pas non plus les ayatollah (ou plutôt bobo) du catastrophisme écologique.

    On parle de recentrer la production, mais à quel niveau ?
    J’habite la région toulousaine, hormis la production locale (souvent aligné sur les prix des grandes surfaces, mais abordable), je vois sur les étals des productions françaises bien plus éloignés que l’espagnoles.
    Quand au production dites écologiques, il parait qu’il y a moins de produits chimiques, donc un coût moindre, un circuit dit cours et un prix doublé ou triplé, qui se conservent moins !
    Produire soi-même, mais quid de la consommation d’eau. Dans le Sud les pluies ne garantissent pas l’arrosage estivale (et oui cela pousse à cette époque) et l’usage de l’eau du robinet serait un gaspillage ?
    En revanche, mon cumulus solaire me permet de me passer du gaz (pas français d’ailleurs) pendant au moins six mois de l’année.

    Donc, je continuerai à vivre comme je l’entends et faire mes choix en fonction de mes possibilités et de mes envies.

    • Badtimes says:

      « – les dinosaures vivaient sous des climats tropical dans des zones aujourd’hui tempérées ; »
      D’après une étude anglaise en antarctique a une époque ce continent glacier avait un climat avec une température moyenne constante d’environ 19° où la végétation et des animaux divers proliféraient.
      On n’en est pas encore revenu à ce stade dans notre processus de réchauffement climatique. Les ayatollahs verts qui nous font construire des éoliennes au pied de la montagne sainte victoire chère à Cezanne c’est un crime.

    • François says:

      C’est peut être une solution pour rétablir la balance commerciale en exportant.
      J’ai récemment lu une excellente étude sur la criminalité au Brésil et les tendances mafieuses internationales pour y prendre le pouvoir.

    • Voilà une idée qu elle est bonne surtout qu on a un réseau de distribution national le BarTabac

  57. Vous devriez tous écouter le cours de Jancivici (qui dure 22h et divisé en 8 cours) a l’école des Mines.

    Je ne suis pas d’accord avec (toutes) ses solutions radicales, mais il maîtrise son sujet au niveau Physique-Chimie.

    Les éoliennes permettent de réduire fortement le facteur de charge des centrales nucléaires (en France) et des centrales à charbon (en Allemagne). Donc les éoliennes et le solaire permettent de produire moins de combustible irradié et moins d’émissions de GES.

    Apres il y a effectivement deux sujets sur lesquelles la recherche doit mettre le paquet :
    – l’adaptation de la production aux intermittences
    – le stockage de l’énergie (batteries et stations de pompage)

    • BigLebovsky says:

      Bonjour Nam, avez-vous entendu parler des centrales nucléaires au thorium ( de mémoire une espèce de sel) vs à l’uranium qui est une application militaire au départ (et qui a pris le pas commercialement vu le coût de développement).
      Ces centrales au sel produisent de l’électricité « verte » moins chère et surtout beaucoup moins instable que l’uranium. Il est possible que la Chine s’éloigne des centrales à l’uranium et de la technologie US pour développer cette technologie (elle aurait alors un avantage déterminant sur le reste du monde, qui l’eut cru de la part d’un pays particulièrement polluant au départ ?). Pour les batteries, c’est mort, il n’y aurait pas suffisamment de ressources naturelles dans le monde pour satisfaire autre chose que des bobos dans des pays riches, par contre accroitre les recherches sur l’adaptation à l’intermittence serait très utile de ce que j’ai compris.
      Lien pour les centrales au thorium au cas où ça vous intéresse (c’est long mais passionnant, très instructif et didactique) https://youtu.be/IXxkcld0_XM

      • François says:

        A priori, pas de grands progrès immédiat avec le thorium. Mais vidéo amusante

      • Merci, je vais regarder.

        Jancovici parle de ce type de centrale nucleaires, dans son cours sur le nucléaire aux Mines.

        Il est très pro nucleaire.

        Moi je trouve que c’est trop risqué : un seul accident comme Tchernobyl ou Fukushima, et c’est toute une région polluée pour de très longues durées. On ne peut même plus y pratiquer l’agriculture …

        Il y a aussi le problème non résolu des déchets nucléaires et du demantelement des centrales, mais pour moi, le problème numéro 1, c’est la possibilité d’un accident (rare, mais quand cela arrive c’est une catastrophe).

        • François says:

          La technologie des centrales russes est bien plus légère que celles des française et jusqu’à présent il existe une différence importante de plaques tectoniques entre le Japon et la France.
          Il convient donc d’adapter les technologies aux territoires. En ce domaine, dans les zones française les plus exposées à des tremblements de terre, en priorité la côte d’Azur, il n’y a pas de centrales nucléaires.
          Quant à un tsunamis, à ma connaissance la France n’a pas les mêmes risques que le Japon. Même les dernières grandes tempêtes n’ont pas, à ma connaissance, endommagées de centrales.
          En revanche, d’après les sources écologiques, les accidents dans les centrales nucléaires ne sont pas si rares que cela, mais en revanche rarement graves.

          L’Allemagne et la Suisse ont certes arrêté leurs centrales nucléaires. Mais ces pays sont contents quand ils ont des besoins d’importer de France de l’énergie d’origine nucléaire. D’autres parts, pour compenser, l’Allemagne a relancé des centrales au charbon, certainement moins polluantes.
          J’ai le souvenir de la centrale au charbon qui fournit le Kosovo : le ciel est noir, avec des particules flottantes à 50 km à la ronde. La centrale allemande toute neuve mise en place par Siemens ne fonctionnait toujours pas trois ans après son inauguration.

          • Michel 2 says:

             » Même les dernières grandes tempêtes n’ont pas, à ma connaissance, endommagées de centrales. »

            Vous avez sans doute entendu parler de la catastrophe évitée de JUSTESSE à Blaye (centrale nucléaire de Braud Saint Louis) en 1999.

        • Thierry says:

          vous avez mal écouté jancovici. Il ne nie pas que le nucléaire peut etre dangereux, ni le problème du stockage des déchets. Il dit juste que le changement climatique est un problème plus grave pour l’humanité, que le problème du nucléaire. Il est donc pour les centrales nucléaires puisqu’elles n’émettent pas de CO2. En fait, c’est juste une question de priorité, mais n’entamons pas un débat ici, on en aurait pour des heures…. 😉

    • François says:

      Je préfère les écrits, cela me permet de conserver les références.

      Le problème de la production électrique reste la perte en ligne. donc, il est préférable que la production soit proche de la consommation : donc plutôt panneaux qu’éolienne au regard des nuisances.
      Viennent ensuite se poser ensuite les problèmes :
      – de régulation : la multiplicité des points de productions pose déjà un problème de réseau et un système limité à l’auto consommation ne répondra pas ni aux besoins industriels et rarement au domestique, car l’on est rarement chez soi au moment de pleine production ;
      – de conservation : pas de solutions satisfaisantes pour le moment. Les batteries resteront hautement polluante et demandent des matériaux rares ;
      – de permanence de la production avec des meilleurs rendements en été où la consommation est normalement moindre ;
      – de suffisance de production en fonction des critères supra, mais également de l’augmentation exponentielle de celle-ci, surtout si l’on passe à des moyens de transport de proximité tout électrique.

      Il reste aussi de la géothermie, de la biomasse, …. comme axe de recherche.

      • Décidément on se demande pourquoi Moore a fait un film de 90 minutes

        • Thierry says:

          Ecoutez jancovici, après vous comprendrez pourquoi MOORE ( je ne dis pas qu’il a tort dans ce qu’il dit sur les renouvelbles) n’a pas grande importance.

          • Michel 2 says:

            C’est toujours hasardeux et difficile d’affirmer que Pierre a plus raison que Jacques. Il y a à mon sens de bons raisonnements chez chacun d’entre eux et d’autres plus à caution.
            Le lecteur intelligent ou/et en fonction de ses connaissances et son expérience saura faire le tri.

            • Thierry says:

              Michel, je n’oppose personne, il y a quelque chose que vous n’avez pas compris, justement,,Moore ne fait en quelque sorte que compléter ce que dit Jancovici, dont vous avez pourtant sorti un excellent article un peu plus haut…… Autant je ne comprends rien à l’or ( pour le coup, je dois bien admettre que vous avez raison sur ce point, ça m’échappe complètement, autant vous ne comprenez rien à Janco… 😉

              • Michel 2 says:

                Jancovici est un scientifique comme moi dans l’esprit et ma formation. Donc au contraire, je le comprends très bien quand il explique les faits, les relations de cause à effet, etc. mais moins quand il est dans les conjectures et omnibulé par le réchauffement climatique dû à l’activité humaine, concept, qu’on veuille bien le penser ou non, n’a jamais été prouvé.

      • Je suis d’accord avec vous notamment sur le point suivant : si on se lance dans le renouvelable, ça doit être en réseau via une compagnie électrique, et pas majoritairement en auto consommation. Cela permet d’optimiser la gestion des flux.

        • adnstep says:

          C’est tout à fait le contraire qui s’est déroulé ces dernières années, en France. Après avoir obligé EDF à racheter l’électricité non rentable des producteurs particuliers, l’état encourage désormais l’autoconsommation.

          Quand à l’optimisation de la gestion des flux avec des énergies intermittentes, je vous recommande de suivre, par exemple, le MOOC de l’université de Grenoble sur le sujet. Une gageure qui va se transformer catastrophe. On comprend mieux pourquoi le compteur linky permet de limiter autoritairement la consommation dans un quartier ou une ville.

          • Michel 2 says:

            Le compteur Linky qui limiterait autoritarement la consommation…..
            Vous avez vu ça où ? On nous cacherait des choses?

            • adnstep says:

              Rien de caché, Michel, c’est une des « promesses » de la Smartcity, les réseaux électriques « intelligents » ou smart grids constituant systématiquement la colonne vertébrale de ces projets, qu’ils soient d’origine publique ou privée.

              Il s’agit ici autant de réduire les émissions de gaz à effet de serre que de garantir la sécurité de l’approvisionnement et de diminuer les coûts d’exploitation du réseau électrique, en établissant des « recommandations » (en clair, la propagande que nous subissons), pour infléchir les pratiques des usagers en fonction des contraintes pesant sur le réseau, et dans le cadre de stratégies plus générales de transition énergétique et de lutte contre le changement climatique, et d’éviter les pics de conso, par exemple l’hiver, le soir à 19h, (vous savez que c’est le plus impactant pour la régulation du réseau et le plus coûteux au niveau de la production.).

              Comment faire ? Soit avec les dispositifs de visualisation de la consommation d’énergie (applications mobiles ou web) et de mécanismes incitatifs comme la tarification dynamique de l’électricité. Soit en limitant arbitrairement la consommation, par exemple en passant arbitrairement la puissance de votre abonnement de 12 kVA à 9 kVA. Bien sûr, votre contrat prévoira que x jours dans l’année, vous ferez partie des zones délestées, et vous bénéficierez de tarifs préférentiels (disons plutôt que les autres paieront un tarif plus élevé qu’aujourd’hui pour un service identique). On appelle ça pudiquement « effacement de la consommation électrique », et, plus globalement, on regroupe ce mouvement sous le terme de « gouvernementalisation de la distribution de l’énergie » ou « distribution de l’énergie pilotée par le gouvernement ». Des villes comme Grenoble sont en pointe, et ont déjà déterminé quels quartiers pouvaient être délestés en cas de besoin, l’idée étant de prioriser les services publics par rapport à la consommation privée).

              Les compteurs modernes, dont linky n’est qu’un des nombreux avatars, le permettent, et s’insèrent totalement dans l’idée de smartgrid.

              A lire : réseau électrique intelligent, sur wikipédia

              A suivre : « Smart Grids : les réseaux électriques au cœur de la transition énergétique » et « Défis technologiques des villes intelligentes participatives » sur FUN MOOC.

              Et pour le réseau : https://www.enedis.fr/cartographie-des-reseaux-denedis

              • Michel 2 says:

                Franchement je ne vois pas ce qu’il y a d’autoritaire là dedans !
                Ce que vous décrivez, c’est l’effacement jour de pointe (EJP) par CONTRAT, qui existe (ait) sous une forme approchée depuis les années 80.
                Personne n’oblige personne à signer un tel contrat, si un abonné le signe, c’est qu’il y trouve son avantage financier, puisqu’il a des compensations significatives sur le tarif de ses consommations les autres jours et a en principe un autre mode de chauffage les jours de pointe de froid.
                Rien d’autoritaire, rien que du commerce.
                Linky n’y a rien changé, sauf à suivre de façon plus pointue, les consommations horodatées pour le bien des 2 parties le client et le fournisseur/ expéditeur.

                Ensuite passer son abonnement de 12KVA à 9 KVA, c’est un choix libre de l’abonné, certes sur conseil du fournisseur, mais en aucun cas une quelconque imposition arbitraire. La aussi le client y trouvera son compte (si son installation et ses consommations sont compatibles avec ce choix) car il paiera moins cher son abonnement. Enedis aussi car ce régulateur se fie aussi aux souscriptions, pour gérer son réseau, notamment en période de pointe de consommations, là où le réseau électrique est le plus sollicité (adéquation entre moyens de production et consommations), spécificité française, héritée du tout électrique (nucléaire) des années 70 et suivantes.
                Comme quoi, le nucléaire n’a pas que des avantages, il est à l’origine en France et qu’en France du tout électrique et donc des pointes difficiles à gérer et ensuite, dans un deuxième temps, de l’envolée des inserts et autres feux de cheminées, moyen simple et peu coûteux de s’exonérer en période de chauffage, du prix du KWh électrique qui s’est envolé une fois qu’une majorité de Français s’était converti au tout électrique.
                Je vous laisse juge de la méthode.

                • adnstep says:

                  « Personne n’oblige personne à signer un tel contrat »

                  Tant que ça ne devient pas la règle.

                  • Michel 2 says:

                    Je ne vois pas de quelle « règle » vous voulez parler.
                    Si c’est celle qui lie une entreprise et un particulier ou deux entreprises,
                    il s’agit d’un contrat gagnant – gagnant, le meilleur des contrat que le monde puisse imaginer. Avez-vous d’autres solutions?

                    Le problème n’est pas dans le contrat, mais dans le tarif, lui, imposé pour (grande partie) par l’Etat avec sa ribambelle de taxes.

                    • adnstep says:

                      « Si c’est celle qui lie une entreprise et un particulier ou deux entreprises, »

                      Non, on parle bien d’imposer des restrictions de consommation.

                      https://www.cairn.info/revue-flux-2018-4-page-56.htm

                    • Michel 2 says:

                      Mouais ! votre article (que je n’ai pas lus jusqu’au bout) n’est que « philosophie » et propectives. Il explique d’abords le cas japonais qui du fait de Fukushima est très différent du notre. Et si l’objectif est de diminuer pour chaque foyer, sa consommation électrique, je ne vois pas en quoi cela serait autoritaire, mais plutôt que du bon sens et du bon pour le portefeuille du client.
                      Par ailleurs s’agissant du Linky, savez-vous qu’en France, chaque client peut s’opposer à la télétransmission des consommation horaires (la CNIL y veille, il y a eu plusieurs plaintes) ? Cela limite toutes velléités des autorités ou instances régulatrices.

      • Michel 2 says:

        Le vrai problème de la production et de l’alimentation électrique n’est pas les pertes en ligne mais bien l’ADEQUATION entre la production et la consommation, entre les ressources et l’emploi comme ils disent aux centres de répartition.
        Et ceci du fait que l’électricité n’est pas stockable (pour le moment et probablement pas pour demain).
        Dans ce contexte, l’éolien n’est qu’une illusion, illusion qui …… de surcroît nous coûte très cher, nous pôvres contribuables!

        • adnstep says:

          Quand on sait comment c’est complexe, déjà avec des producteurs d’énergie massifs et réguliers, de maintenir un 50hz à chaque instant !

        • François says:

          La perte en ligne a quand même un coût, ne serait-ce qu’en production supplémentaire.
          Si vous ne mettez que des éoliennes off shore, la déperdition pour alimenter l’Alsace sera quand même conséquente.

          Le problème de la régulation nécessite une refonte complète du réseau. Ce dernier était conçu pour alimenter depuis le point de production des points de consommations. En très simplifié nous avions une route à une voie.
          La multiplication des micro productions solaires obligent à permettre des croisements intempestifs sur ces routes à une voie.
          Vous rajoutez à cela un prix d’achat supérieur très attractif et vous faites exploser le prix de l’électricité. D’où l’orientation pour l’auto consommation maximum.

          • adnstep says:

            Tout à fait.

          • Michel 2 says:

            Les pertes en ligne sur le réseau RTE, depuis l’avènement des lignes à très haute tension dépasse un peu les 2% et de l’ordre de 6% sur le réseau d’Enedis. Soit en incluant l’autoconsommation des postes de transformation et les pertes dites « non techniques » (fraudes, erreurs humaines, etc.), les pertes d’électricité en France entre le lieu de production et de consommation avoisinent 10% en moyenne.
            C’est important certes mais moins que les moyens de production qui doivent être mis en oeuvre pour assurer uniquement les pointes de consommations. Ceux-ci (moyens de production) sont à hauteur de 123GW pour une consommation qui en pointe de grand froid, dépasse désormais les 100GWh soit presque 1/3 de plus que la consommation moyenne horaire, une spécificité française.

            • François says:

              Je ne sais pas si on relie les éolienne off shore au continent avec de la très haute tension.
              Donc plus la production est proche du consommateur, moins il y a des pertes ?

              • Michel 2 says:

                Les éoliennes fournissent en principe du courant continu qui est acheminé jusqu’à la côte où il est transformé en alternatif et amplifié pour être compatible avec le réseau RTE le plus proche avec lequel il sera transporté puis distribué.
                Je ne conteste pas le fait que plus la production est proche du lieu de consommation, moins il y aura de pertes.

                Sur ce quoi, je voulais insister, c’est l’inadéquation entre les moyens de production mis en place (et qui coûtent très cher à EDF en construction, entretien et sécurité et donc à nous) et la consommation du fait de pointes électriques dues aux nombreux chauffages électriques installés les années passées. Eux même installés du fait du surplus d’électricité nucléaire surabondante depuis les années 60/70.

                Il faudrait d’urgence s’attaquer à ce problème de pointes saisonnières en même temps que le parc de réacteurs nucléaires va aller en diminuant, sinon retour des centrales au charbon, qui est le combustible le plus présent et réserves connues sur cette planète.

                • François says:

                  Les politiques d’aide (eh oui encore) à l’isolation et au remplacement des chauffage, l’orientation des RT 2012 et 2020 pour les constructions et rénovations permettent une réduction progressives des appareils de chauffage peu rentables au profit d’installations moins énergivores.
                  Mais si les hivers resteront plus froids, nécessitant des pics de consommation, d’autant plus que c’est rarement la période optimum de production solaire.
                  Toutefois la régulation est de plus en plus européenne.

  58. Les éoliennes et le solaire ne servent pas à rien, ce sont des énergies d’avenir.

    En attendant il faut faire tourner des centrales électriques utilisant le gaz avec cycle combiné pour avoir un excellent rendement énergétique et de faibles émissions de GES.

    Mais, comme pour le pétroles, les réserves ne sont pas illimitées.

  59. julien bonnetouche says:

    Nam,
    Franchement, il faut une autre solution que de couvrir notre beau pays d’éoliennes.
    C’est affreux !!
    Et je ne suis pas le seul à le dire puisque personne n’en veut au bout de son jardin.

    Cela me fait penser au raisonnement de gauche vis à vis des migrants et autres pauvres.
    Ils trouvent tous cela très bien tant qu’ils n’en ont pas devant la porte de leur immeuble du 7eme ou du 16eme ard !!!

    • Moi je ne trouve pas que ça soit moche une éolienne. C’est comme les moulins dans l’ancien temps. Non?

      • En plus il y a aussi l’éolien offshore :
        – posé lorsqu’on est pas loin des côtes
        – flottant en haute mer (comme pour les plateformes pétrolières)

        • Pascal says:

          Oui et c’est même dans le offshore qu’ils comptent « mettre le paquet ». Donc je ne vois pas qui ça emmerde à 100 lieux des côtes?!…
          Maintenant, on entend dire que l’éolien a un très faible rendement énergétique. Quelqu’un a un avis « éclairé » sur le sujet ?

          • adnstep says:

            L’éolien : les limites écologiques d’une énergie renouvelable

            Le remplacement progressif de la part du nucléaire dans la production électrique nationale est un des aspects de la politique énergétique du Gouvernement. Dans un pays, où le nucléaire représente plus de 70% de la production totale d’électricité, le pari est audacieux et la marge d’action plus faible, voire moins nécessaire, que dans certains pays, comme l’Allemagne, où la part d’énergie polluante, assise sur le charbon, représente encore près de la moitié de la production électrique.

            Le développement du « mix énergétique » en France porte en lui-même une ambiguïté, toujours pas levée, qui empêche d’avoir une lisibilité sur le développement de l’éolien.

            La Nouvelle-Aquitaine connait un développement éolien important, avec une concentration des implantations dans sa partie Nord.

            La France paye au prix fort cet effort avec un territoire saturé par endroits de parcs éoliens. Le déséquilibre est criant au niveau national : près de la moitié de la puissance du parc national est située dans les régions Grand Est et Hauts-de-France.

            La Nouvelle-Aquitaine connait un développement éolien important, avec une concentration des implantations dans sa partie Nord. La Charente-Maritime représente à elle seule plus du tiers de la puissance installée dans la Région. Aux 81 éoliennes en fonctionnement, 67 autorisées et 109 en cours d’instruction, s’ajoutent des projets toujours plus nombreux qui porteraient à 470 l’ensemble des mats montés dans le Département.

            Malgré les velléités affichées par l’ancienne Région Poitou-Charentes, le Département a échappé au montage des pylônes aux endroits qui avaient été les plus indiqués par les différentes études, à savoir les parties avancées des îles de Ré et d’Oléron et bien sûr tout le littoral, qui enregistrent une force de vent optimale de plus de 6m/s. C’est donc paradoxalement dans les zones référencées parmi les indicateurs « corrects » et « moyens » que se sont implantés massivement les parcs éoliens.

            À partir de l’adoption par le Conseil Régional de Poitou-Charentes de son schéma régional de l’éolien, en 2006, ce sont des secteurs voués au tourisme vert et à la mise en valeur du patrimoine historique, l’Aunis et les Vals de Saintonge, qui ont connu en dix ans une poussée préoccupante d’éoliennes. En 2008, le Département ne comptait que 2 parcs en fonctionnement et les projections de capacités de production lui étant imparties s’élevaient à 80 mégawatts (MW). Nous en sommes actuellement à 168 MW hors parcs autorisés !

            Les projets se sont développés en dehors de toute planification territoriale équilibrée et aux dépens des aspects environnementaux qui ont été dramatiquement négligés. Le Conseil d’État a reconnu sévèrement ces graves manquements, en février 2018, par l’annulation du schéma régional de la Région Poitou-Charentes de 2012 qui avait jugé bon de ne procéder à aucune évaluation environnementale préalable.

            Alors que dans certaines plaines, des villages sont entourés parfois d’une vingtaine de mâts, des projets touchant aux équilibres naturels et à la biodiversité voient le jour, sans qu’aucun garde-fou sérieux ne s’impose. C’est ainsi qu’EDF veut implanter une quarantaine d’éoliennes de 180 mètres de hauteur le long de l’estuaire de la Gironde, sans aucun égard pour les enjeux propres aux Espaces naturels sensibles et à la vie des milieux aquatiques, avec la défiguration d’un paysage sanctuarisant le plus grand estuaire d’Europe.

            La Charente-Maritime a décidé d’installer un observatoire de l’éolien et de demander au Préfet un moratoire pour sursoir aux projets éoliens pendant deux ans.

            Trop, c’est trop. Le « mix énergétique » ne doit pas se faire au détriment des enjeux environnementaux. Face à un développement anarchique, il faut imposer des règles et une méthode, tout ce qui a cruellement fait défaut jusque-là. Cela passe par un préalable : l’arrêt de toute implantation et la mise en œuvre d’une évaluation de la pertinence des projets.

            C’est pourquoi le Département de la Charente-Maritime a décidé d’installer un observatoire de l’éolien et de demander au Préfet un moratoire pour sursoir aux projets éoliens pendant deux ans.

            L’observatoire, qui réunit toutes les parties prenantes (élus, services du Département, experts, associations…), a déjà identifié les griefs que l’on nous signale sur le terrain : absence de concertation avec les élus et les habitants, prise en compte à minima des avis des commissions consultatives, expertise déficiente des enjeux paysagers et environnementaux, primat mercantile du démarchage commercial.

            Stopper ces implantations dans l’immédiat, c’est donner le temps au Département de la Charente-Maritime d’élaborer un schéma départemental de développement durable qui réponde aux objectifs nationaux de la transition énergétique. Trois priorités vont guider notre action sur le volet éolien : la prise en compte des aspects environnementaux dans les projets d’implantation, la répartition équitable des parcs éoliens dans la Région Nouvelle-Aquitaine et la concertation avec les élus et les citoyens.

            Cette position d’alerte du Département porte déjà ses fruits. La Région a pris acte de l’inégalité de la répartition géographique des parcs éoliens et préconise dorénavant un rééquilibrage infrarégional vers le sud.

            Le développement de l’éolien n’est pas irrésistible, comme l’illustre très bien le cas de l’Allemagne, qui prévoit de démanteler plus de 5 000 éoliennes difficilement recyclables. Il doit être pensé intelligemment et programmé à bon escient dans les zones les plus propices à sa rentabilité et les moins touchées par les impératifs environnementaux et patrimoniaux.

            Le déploiement offshore peut constituer une piste intéressante, à condition qu’il apporte toutes les garanties en matière d’acceptabilité locale et d’impacts sur les milieux naturels. Le projet de parc éolien au large de l’île d’Oléron n’a pas levé tous les doutes qui l’entourent à ces égards. Le Gouvernement se montre sourcilleux sur ces points et a ajourné le lancement de l’appel d’offres. Il serait appréciable que les projets éoliens terrestres fassent l’objet de la même vigilance.

            L’urgence climatique ne doit pas semer la panique énergétique. La mer, le soleil et le vent sont des ressources inépuisables, qui méritent que l’on prenne le temps d’utiliser, là où il le faut et comme il le faut, leur formidable potentiel.

            • Ce n’est pas parcequ’en France on s’y prend comme des pieds qu’il faut jeter le bébé avec l’eau du bain!

              Il ne suffit pas de construire des éoliennes pour que ça marche, il faut développer toute une infrastructure derrière, c’est ce que font les Allemands!

            • Michel 2 says:

              « C’est ainsi qu’EDF veut implanter une quarantaine d’éoliennes de 180 mètres de hauteur le long de l’estuaire de la Gironde, sans aucun égard pour les enjeux propres aux Espaces naturels sensibles et à la vie des milieux aquatiques, avec la défiguration d’un paysage sanctuarisant le plus grand estuaire d’Europe. »

              Là, vous êtes chez moi; il y a un projet d’Eoliennes à 2 km de ma demeure et on se bat pour le faire capoter mais on est très petit face aux enjeux financiers.
              Qui plus est, l’ancienne maire aurait fait voter par son conseil cette installation, tenez-vous bien sur un terrain appartenant …. à son mari. Elle est belle l’écologie Française.

              https://www.facebook.com/epargnesmonvillage/

              • François says:

                La location du terrain rapporte pas mal.
                EDF subventionne très bien les associations et les impôts locaux, cela permet de faire passer les pilules.

                • Michel 2 says:

                  Ce n’est pas EDF qui subventionne mais nos impôts via la CSPE. EDF ne fait que collecter cette taxe.

                  • François says:

                    Je ne parle pas de la CSPE, mais des subventions et impôts locaux qu’ERDF règle dans toutes les communes d’implantation des centrales.
                    Via son CE, il aident grandement les clubs et permettent un beau cadre de vie dans des petites communes.
                    Pourquoi croyez vous que Fessenheim tenait tant à conserver sa centrale ?

                    • Michel 2 says:

                      Je ne savais pas que CMCAS, le CE des industries électriques et gazières finançaient les associations (autres que les leurs) et les clubs des petites communes !
                      On nous dit rien, on nous cache tout!
                      C’est dur de se débarrasser des croyances populaires.

                    • François says:

                      EDF n’a pratiquement plus de club spécifique.
                      Le personnel vit également sur place en intégration avec la population locale. A part le prix du KWh facturé, il n’y a guère de différence. Aussi, les CE prennent en compte une partie des licences des familles (Airbus fait pareil en fonction du CE de rattachement).
                      D’autres part les installations sont soumises à des impôts locaux qui s’avèrent conséquent pour les budgets des petites communes d’implantation des centrales.
                      On nous cache rien, mais les sociétés s’adaptent au besoin de leurs employés en réduisant les coûts.

                    • Michel 2 says:

                      Désolé, je suis à la CMCAS et je ne profites de rien, même pas les vacances qui sont quasiment aussi chère désormais que dans les autres clubs dès que vos revenus dépassent un certain seuil. Ce que vous décrivez c’était avant comme dit la Pub d’Alain Deloin!
                      Les impôts locaux sont principalement la CFE, basée sur l’emprise foncière comme toutes les entreprises. Forcément, l’emprise d’une centrale étant importante, la CFE l’est aussi.

                    • François says:

                      Pourtant, il y a deux ans, c’était encore le cas (trésorier d’un club de rugby) et cela fait toujours parti des mises en avant.

              • adnstep says:

                Il reste la méthode corse.
                Ça a calmé plus d’un promoteur immo, en son temps.
                C’est parfois la seule méthode qui reste pour, à défaut d’être respecté, au moins être craint

      • adnstep says:

        Non.
        On n’a jamais vu un moulin faire 100m de haut, ni reposer sur un socle de 250m3 de béton, ni faire un tel bruit d’enfer, vu la taille des pales.

      • Pascal says:

        Tout-à-fait de votre avis. Et quant à ceux qui trouvent ça moche, j’imagine que ceux-là préfèrent la vue d’une centrale nucléaire…

        • adnstep says:

          Combien d’éoliennes pour une centrale ?
          La surface de terre gâchée n’est pas exactement la même.

          • Michel 2 says:

            3 réacteurs de 1200Mw = 3600MW vs 3 Mw pour l’éolienne.
            Y en a qu n’ont vraiment pas les ordres de grandeurs en tête, sinon ils s’abstiendraient de dire des âneries !!!

        • François says:

          A priori les habitants de Fessenheim ne semblaient pas trop dérangés d’habiter à proximité d’une centrale.

      • Michel 2 says:

        Le problème n’est pas la beauté ou pas, c’est le scandale financier qui leur est associé et les nuisances notamment pour la santé des riverains (à plusieurs Km!), chose à prendre très au sérieux, beaucoup plus qu’essaient de nous faire croire les propagandistes.

    • Pascal says:

      Franchement comparer les éoliennes aux migrants, un peu limite vous ne croyez pas??

  60. Aucun climatologue ne conteste le dérèglement climatique. Ceux qui font polémique sont soit des scientifiques d’une autre discipline, soit des paticuliers qui n’ont pas fait leurs devoirs en se contentant de lectures sélectives.

    Maintenant, je constate également qu’au nom de l’écologie, on est prêt à nous faire passer n’importe quoi. En cela je me joins à la critique. Par exemple les éoliennes polluent notre paysage et leur rentabilité écologique est sujet à caution.

    Ma guideline, comme je l’ai expliqué c’est la qualité de vie. Il fut une époque où notre pays brillait par son imagination, sa culture, son art de vivre. Tout cela a été sacrifié par une rhétorique comptable ou démagogique.

    Nous devons nous réinventer d’urgence à moins de sombrer comme le Titanic.

  61. @ adnstep : patrimoine et transmission

    Vous constaterez que mon message précédent est en plein dedans.

    On ne protège pas ses gosses en leur laissant une fortune, mais en leur donnant les moyens d’être eux-mêmes dans un environnement favorable.

    Fils d’un d’un directeur de gestion de fortune dans une banque très sélective, je peux vous dire que feu mon père m’indiquait que 80 % des successions se passent mal.

    Il vaut mieux apprendre à votre projéniture à pêcher en leur assurant un capital raisonnable de départ, plutôt qu’en faire des choses à l’abri du besoin.

    C’est de ce constat que les plus grandes fortunes américaines ont changé leur fusil d’épaule. Vous voyez, même les plus libéraux et capitalistes d’entre nous ont appris quelque chose.

  62. adnstep says:

    C’est surtout une question de civilisation.
    Des patrimoines, dans le nord de l’italie, ou au Royaume-Uni, se transmettent sans discontinuer depuis la Renaissance, et c’est une véritable fierté.

    Chaque génération apporte sa pièce à l’édifice, et c’est un lien fort qui permet de bâtir une histoire familiale et de se projeter au-delà d’une courte vie d’humain.

    Évidemment, en France biberonnée aux clichés révolutionnaires…

  63. Ne faites pas de l’exception la règle.

    A vous lire vos enfants ne valent que comme courroie de transmission pour assurer la grandeur de votre nom.

    Qui protégez vous ? Vous ou eux ?

  64. Ah l’orgueil….

  65. Elle est bien mauvaise conseillère.

  66. adnstep says:

    Je ne vois pas trop ce que vient faire l’orgueil là-dedans…
    Chacun son truc.

    « A vous lire vos enfants ne valent que comme courroie de transmission pour assurer la grandeur de votre nom. »
    Je ne parle ni d’enfants, ni d’un nom, c’est vous qui interprétez ainsi mes propos.

    Je vous laisse vivre et penser comme vous l’entendez, laissez-moi faire de même.

  67. Faites ce que vous voulez, mais ne nous racontons pas d’histoires.

    Je viens de vous expliquer que les probabilités sont contre vous : 4 chances sur 5 que les faux semblants éclatent à votre décès.

    Ce dont vos enfants se souviendront, c’est de votre investissement humain à leur côté pas d’un gros chèque. A vous de voir.

    • adnstep says:

      Vous m’expliquez quelque chose que je sais déjà. Et, à vrai dire, que tout le monde sait. Rien de bien nouveau sous le soleil.

      Au fait, le titre de ce blog, c’est Le blog patrimoine.

      Allez savoir pourquoi…

  68. Quant aux familles que vous mentionnez et qui ont su garder un lien fort de continuité, c’est précisément parce-que la chaleur du clan se confond avec l’outil productif.

    Les successeurs choisissent de reprendre le flambeau en ajoutant leur pate, parce-qu’ils se sentent libres de le faire ou non et qu’après avoir expérimenté ailleurs, ils veulent retrouver ce lien qui est avant tout humain avec leur histoire.

    A défaut, vos aurez des incompétents ou des héritiers qui dilapideront le pactole. Vous pourrez interroger tous les notaires et les gestionnaires de grandes fortunes, ils vous raconteront tous la même chose.

    Contrairement à ce que vous dites, ce n’est pas un jugement partisan, mais un fait vérifiable.

    • adnstep says:

      C’est précisément ce que je disais.
      Vous voyez que vous êtes pour la transmission du patrimoine.

      Je répète : « Chaque génération apporte sa pièce à l’édifice, et c’est un lien fort qui permet de bâtir une histoire familiale et de se projeter au-delà d’une courte vie d’humain. »

  69. Le patrimoine, pour répondre à votre dernière suggestion, n’est pas que financier.

    C’est l’objet de mon intervention ici depuis le début.

  70. julien bonnetouche says:

    Bonsoir,

    chacun lègue ce qu’il veut et ce qu’il peut.

    Mais c’est d’abord au légateur de définir les biens qu’il souhaite léguer à ses enfants et de les éduquer dans ce sens.
    L’ Histoire de notre civilisation de notre culture fait partie des miens
    Le respect de l’héritage dans sa continuité et sa transmission aux générations ultérieures fait aussi partie de l’héritage intellectuel transmis.

    Et si j’étais en possibilité de décider, je ne léguerais certainement ni des parcs d’éoliennes ni la société multiculturelle ou plutôt a-culturelle, qui fait le bonheur de l’intelligentsia.

    Non je ne suis ni fasciste ni catho !!

    Tiens c’est l’heure de boire un coup !! du Puligny Montrachet avec la famille ce soir, ça aussi fait partie de l’héritage et de la culture !!!!

  71. Très surcôté à mon goût, sauf pour une excellente année.

    Personnellemet, j’aime les plaisirs simples au quotien, un Gerrouane, un vinho verde portugais ou un pinot gris alsacien.

    Pour une occasion exceptionnelle un Canon La Gaffelière ou une Veuve Clicquot selon le repas.

    Cela laisse de la place pour une belle vodka en hiver et un rhum des iles en été.

    Trêve de plaisanterie. Avec ce que je vois poindre cet été lors de notre fête nationale, vous pouvez commencer à méditer sur le thème « l’homo economicus n’est pas qu’un financier… c’est un être social ».

    Votre reconnaissance à la nation va être mise à contribution. Comment croyez-vous que l’on va relancer la machine si ce n’est en allant chercher le financement, que vous le vouliez ou non, dans votre poche ?

  72. adnstep says:

    Selon le cabinet spécialisé IHS, la production automobile en France va reculer de 22 % cette année, pour s’établir à 1,7 million de véhicules.

    Principal motif de ce décrochage : l’exode des citadines vers d’autres cieux. La nouvelle Renault Clio a définitivement quitté Flins pour rejoindre les chaînes de Novo Mesto (Slovénie) et Bursa (Turquie). Numéro 2 du marché, la nouvelle Peugeot 208 cesse d’être assemblée partiellement à Poissy pour s’appuyer uniquement sur Trnava (Slovaquie) et le tout nouveau site de Kénitra (Maroc). Même topo sur d’autres segments : le nouveau SUV Peugeot 2008 est délocalisé au profit de Vigo (Espagne). On constate même que le C5 Aircross est le seul véhicule commercialisé par Citroën encore « made in France ».

    Les chiffres pourraient cependant rebondir en 2021-2022. L’usine PSA de Poissy devrait accueillir l’an prochain la finalisation d’un nouveau modèle Opel. Un utilitaire Mitsubishi est programmé sur le site Renault de Sandouville. Enfin, Toyota Valenciennes assurera la production d’un second véhicule dès la fin d’année. Et si la Smart ForTwo va quitter Hambach, en Moselle, pour s’installer en Chine, l’usine fondée il y a deux décennies recevra bientôt un véhicule électrique Mercedes.

  73. adnstep says:

    Bonne nouvelle, l’Alpine A110 et la Bugatti Veyron sont assemblés en France, berceau historique des deux marques de prestige.

  74. Thierry says:

    Voilà pourquoi je n’ai plus de bagnole, plus de petites cylindrées construites en France depuis longtemps .

  75. julien bonnetouche says:

    Bonjour,

    Perspectives et réalités

    En écoutant Julien de Normandie ce matin sur Europe 1, je me suis dit que nous n’êtions pas sortis de l’auberge.

    Une vraie pleureuse ce type là !! je résume : la France est le pays au monde où l’on protège le plus les citoyens contrairement aux USA qui sont de méchants libéraux.

    Barre à gauche toute !!

    Compte tenu des financements mondiaux actuels et futurs de la crise (8000 milliards prévus actuellement ), et qui correspondront à peu près à ce qui a été perdu en création de richesse mondiale (10% des 85000 milliards$ ) nous devrions pouvoir repartir.

    C’est sans doute vrai pour le reste du monde qui va se hâter d’investir dans la production, mais pas pour nous, qui allons dépenser un maximum en aides sociales diverses afin de « protéger » nos populations plutôt que de les inciter à se mettre au boulot.

    On aurait pu se servir de cette crise pour bouleverser quelques mauvaises habitudes, et se dire que cette fois ci nous allons investir à fond, et nous investir à fond aussi, pour rebondir, mais ce ne sera pas le cas avec notre équipe au pouvoir.

    Mais on l’a déjà dit, ils sont tous fonctionnaires et énarques …

    Renault continuera à fabriquer de moins en moins de voitures de plus en plus médiocres, et si il le faut on la nationalisera plutôt que de la laisser faire faillite.

    Et bien entendu très bientôt on augmentera les impôts ( des plus riches cela va de soi) au nom de quoi ?
    De la justice sociale bien sûr.

    PS pour les amateurs :

    j’ai un bon carnet d’adresses de viticulteurs de toutes régions, et l’on peu avoir un excellent Puligny Montrachet 1er cru entre 35 et 45€.
    Mais en Bourgogne on achète d’abord le viticulteur.
    Ce qui vaut 100€ ce sont les grands crus.
    En ce moment , là aussi ils soldent, car plus rien ne se vend, et il leur faut de la place pour la récolte à venir.
    Ceci est surtout valable pour les vins qui se boivent jeunes ( surtout blancs)comme les Sancerres et les Pouilly fumés par exemple. On doit vider les cuves.

    les rouges de garde sont moins touchés évidemment, mais néanmoins j’ai en des propositions de rabais sur des appellations villages rouge de la côte de Beaune.

  76. Julien bonnetouche says:

    Qu’est ce que vous aimez boire ? 😋

    • Michel 2 says:

      Du bon vin rouge (qui ne fait pas mal à la tête) type côte du rhône, Gevrey chambertin, cote de Bourg,…. plutôt léger et un peu fruité, de l’arôme, …. ou alors du bon Champagne.

  77. François says:

    La boisson dépend souvent du menu.
    J’essaie d’allier le vin au plat. Donc un peu de tout en fonction de l’humeur.

  78. Julien bonnetouche says:

    Ce n’est pas assez précis pour que je vous donne une adresse. Il faut au minimum une gamme de prix, Peut-être une couleur ( sauf si on aime tout) éventuellement un cépage ou une région.

  79. Fredy Gosse says:

    je vais laisser nos amis boire ,avec modération ,le précieux breuvage français juste pour faire une remarque sur l a teneur des débats sur C news ou BFM TV.j ai entendu réclamer une augmentation de tous le personnel hospitalier ( pas les grands chefs) pour aligner les salaire s et traitements sur la moyenne UE ( ç a parait simple) personne ne fait remarquer que les finances de l Allemagne. positives ne sont pas celles de la France ;personne ne fait remarquer que Alllemagne a autant de fonctionnaires que nous MAIS avec 20 millions d’habitants en plus , personne ne fait remarquer que les 35 H n’existent pas .Peu importe semble t il l’argent magique existe (payé in fine si nécessaire par l’allemagne. un vieux réflexe de 14/18) Les plus aventureux sont allés à envisager la suppression des ARS plus de 1200 personnage bien payes à Paris presque 900 dans l’Est etc.. ( ARS que nous devons à la brillante madame Bachelot) SAUF que personne n’a fait remarquer qu un fonctionnaire ne se vire jamais..donc on les retouveraient ailleurs nous coutant toujours aussi chers….un jour il faudra bien supprimer ces privilège d’un autre temps si l’on veut reformer le pays Mais ,constatons que nous sommes entrés déjà dans la campagne électorale présidentielle donc les reforme structurelles sont à oublier ; les promesses qui n’engagent que ceux qui les écoutent vont être de sortie…SAUF que 2ans c’est long et les « créanciers  » potentiels sont bien énervés

    • Michel 2 says:

      Les fonctionnaires, on ne peut pas les virer mais on peut ne pas les remplacer lorsqu’ils partent à la retraite.

      • Fredy Gosse says:

        et ils continuent de percevoir pendant 25 ans leurs retraites .ça v a être dur de réformer dans ces conditions puisque il faut donner tout de suite à tout Le monde ,donner…. à crédit et ne pas pouvoir faire d’économies; sur la même distance ,vaste problème /Lemaire a annoncé ce jour qu il va donner à tout le monde ..et beaucoup..question mondialisation Il parait que ça va changer ,sûr ? parce que j’ai lu hier que BMW investissait 400 millions d’euros en Chine pour faire sa plus grande usine dans le monde…hum..

        • François says:

          C’est pour cela que l’Etat vend certaines sociétés voire sous-traite, parfois très cher des opérations.
          Cela limite le nombre de retraites de fonctionnaires, mais peut remettre en question « l’indépendance » de certaines fonctions régaliennes.

      • François says:

        On peut virer un fonctionnaire, mais c’est compliqué avec le système syndical.
        Certains démissionnent également et il convient de faire une différence entre les titulaires et le vacataires, parfois de très haut niveau.

        • On peut virer un fonctionnaire pour fautes c est pas facile mais virer un fonctionnaire sans faute juste pour emploi inutile c’est impossible

          • François says:

            Bien sur, mais on peut trouver quelques mises au placards lors des changements de majorité.
            L’individu accepte ou se dément.
            Autre possibilité la mutation dès lors que les poste n’existe plus.
            Théoriquement possible, parfois jouer, souvent localement pour transfert d’emploi vers un poste utile.
            Sinon sans faute, c’st le choix du fonctionnaire de partir. Le cas est différent pour les contractuels ou vacataires.

    • adnstep says:

      Tiens, à propos des ARS, savez-vous qui dirige l’ARS de Mayotte ?

      Dominique Voynet.

  80. De même que personne ne fait remarquer que tous ces fonctionnaires mécontents des conditions de travail et des salaires restent quand même au lieu de partir dans le privé.
    Quand on compare les salaires des infirmières allemandes ,il faut tout dire,elles n’ont pas le statut très avantageux de fonctionnaire……
    On entend pas non plus les infirmières du privé…
    Quant aux 35 h qui ont désorganisé ,entre autres les services hospitaliers,il me semble que nous sommes passés à 35H payées 39 non?si on revient à 39 h ça se passe comment?
    L’Etat français ne sait qu’inventer des usines à gaz toujours plus complexes et inextricables pour justifier son intervention toujours grandissante!

    • François says:

      Il y a des fonctionnaires qui se reconvertissent, certes plutôt des jeunes. D’autres, il est vrai préfèrent des placards.
      D’ailleurs quand j’entends le nombre d’anciens médecins tournés vers d’autres activités, cela me conforte.

      Le problème de l’hôpital est : où doit s’arrêter le régalien ?
      Combien de praticiens après un certain nombres d’années partent dans le privé ?

      • Badtimes says:

        Oui François voilà un exemple de reconversion:!

        FRANCE ENQUÊTE
        Des ministères aux affaires: les folles manœuvres du conseiller Supplisson
        11 MAI 2020 PAR ROMARIC GODIN ET ANTTON ROUGET
        Reconverti dans le privé, le haut fonctionnaire Frank Supplisson enchaîne les reprises d’usines dans des secteurs industriels stratégiques. Après l’armement en janvier, il se positionne désormais sur la santé et l’usine Famar, qui façonne un médicament à base de chloroquine, molécule testée contre le Covid-19. Cet ancien conseiller de Sarkozy, Lagarde et Besson bénéficie du soutien de Bercy.
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        Frank Supplisson ne pouvait pas rater une occasion pareille. Reconverti dans le privé, ce haut fonctionnaire, qui a travaillé auprès de Nicolas Sarkozy, Christine Lagarde et Éric Besson, a jeté son dévolu sur l’usine Famar, à Saint-Genis-Laval, près de Lyon. En redressement judiciaire depuis près d’un an, ce façonnier pharmaceutique produit notamment des comprimés de Nivaquine, un médicament de Sanofi ayant pour principe actif la chloroquine, une molécule testée contre le Covid-19. Sa situation a été ultra-médiatisée à la faveur de la crise sanitaire. Au point que certains élus, à gauche comme à droite, réclament désormais sa nationalisation pour « rebâtir une indépendance agricole, sanitaire, industrielle et technologique française ».

        Frank Supplisson n’a jamais travaillé dans le domaine de la santé. Mais qu’importe, au fond. « L’idée est de réunir des industriels sur un projet pour faire quelque chose d’ambitieux. Dans le contexte actuel, on se dit que la santé et le médicament vont rester des secteurs stratégiques. Nous en sommes au stade des lettres d’intention. On travaille, on construit une équipe très solide avec des financements », explique-t-il. Une offre doit être déposée avant le 25 mai.

        Il est comme ça, Frank Supplisson, énarque de 47 ans, ancien directeur de cabinet au ministère de l’économie reconverti dans les affaires après la défaite de la droite à la présidentielle de 2012. Il fonce, ça passe ou ça casse, ce n’est pas grave, tant que c’est un « beau projet » qui peut rapporter. Comme ce jour de l’été 2019, où il s’est pris à rêver de construire un « genre de Guantánamo » pour les réfugiés qui débarquent sur les côtes grecques. Le lendemain, malgré l’aide d’un certain Claude Guéant, il échouait à vendre du coltan du Burundi à des investisseurs israéliens par le biais d’une société domiciliée aux Seychelles.

        En 2014, déjà, sa reprise du grand groupe de sidérurgie Ascométal n’avait pas connu meilleur destin : l’entreprise a plongé trois ans plus tard avec fracas, ce qui lui vaut aujourd’hui encore une rancune tenace du président de la région Hauts-de-France Xavier Bertrand.

        Entrepreneur fantasque et raté ? Pas vraiment. Celui qui préside aussi la communauté d’agglomération de Montargis (Loiret), où il rencontre quelques déboires, actuellement en détachement de la fonction publique pour exercice d’un mandat local, a démontré ces derniers mois sa capacité de rebond en reprenant, coup sur coup, deux sites industriels à Annecy et à Tarbes. Le tout en jouant de son entregent, et de cette barrière poreuse entre l’administration et le monde des affaires. Un univers dont il connaît sans doute mieux que quiconque les rouages et les codes.

        Frank Supplisson préside la communauté d’agglomération de Montargis, dans le Loiret. © Frank Supplisson / Facebook
        Frank Supplisson préside la communauté d’agglomération de Montargis, dans le Loiret. © Frank Supplisson / Facebook
        L’usine Alpine Aluminium d’Annecy va très mal. Pour la reprendre, le groupe grec Cosmos, qui dispose d’une solide expérience dans l’aluminium, avait présenté une offre sérieuse (lire ici).

        Mais c’est Supplisson qui a emporté la mise le 3 décembre, devant le tribunal de commerce d’Annecy, en dépit de l’opposition d’une partie des salariés. Alors que l’usine est victime d’un sous-investissement chronique depuis sa reprise en Scop par les salariés en 2015, Supplisson a beaucoup promis : un site remis à niveau, la poursuite de l’activité d’aluminium d’Alpine et même le développement d’une activité d’aciers spéciaux pour créer de l’emploi.

        En juillet dernier, un ouvrier est mort à Alpine. Raison pour laquelle Supplisson prévoit de relancer la production au terme de neuf longs mois de rénovation. Ensuite, il reprendra, assure-t-il, 49 des 99 salariés. En attendant, ils seront placés en chômage technique ou reclassés dans des entreprises locales.

        Seulement, depuis la reprise du site le 3 décembre, sa priorité semble tout autre que de remettre à flot l’outil industriel : Frank Supplisson et son ami Mathieu Janin, ancien directeur du développement logistique du promoteur immobilier Nexity, font tout pour louer le plus vite possible le foncier disponible, 8,5 hectares idéalement situés pour des bureaux, des activités de services ou d’autres industries.

        Les deux hommes n’en sont pas à leur coup d’essai : Janin travaille déjà avec Supplisson, qui lui facture des honoraires de conseil, au Cheylas, en Isère, où l’aciérie qu’il a rachetée a laissé la place à un vaste espace de location. Et il a construit un modèle semblable à Gandrange, en Moselle.

        C’est d’ailleurs Mathieu Janin qui, le soir du 18 septembre, avait sensibilisé Frank Supplisson en lui demandant de « regarde[r] le site d’Alpine Aluminium à Annecy ». Il parle bien du site et non de l’activité. Le dirigeant de MJ Stones ne cache pas son enthousiasme : « magnifique », « rare ». Après avoir regardé « sur Google Maps » son emplacement, Frank Supplisson conclut : « Hallucinant. » Mathieu Janin est catégorique : « Il faut acheter. »

        L’agent immobilier se rapproche d’architectes du cabinet Franc, qui demandent une analyse au groupe Axtom, « créat[eur] de solutions immobilières », en vue d’un « concours d’architectes » sur le site d’Alpine. Le cabinet Franc prévient Axtom, dans un courriel du 16 décembre en lettres capitales : « ATTENTION : LE PROJET EST CONFIDENTIEL. »

        Le 19 décembre, Axtom sort son premier compte-rendu : « Une valorisation cohérente de la partie haute construite consisterait au développement de bâtiments mixtes d’activités au rez-de-chaussée et de laboratoires/bureaux en étage afin de densifier au mieux l’espace. L’ensemble des bâtiments existants à l’exception de l’entrée seraient démolis. »

        L’exploitation du foncier peut rapporter gros, même en tenant compte du coût de la remise à neuf du terrain et de sa dépollution. Le site d’Annecy a en effet été valorisé par le cabinet spécialisé Frérault, dans un document qui a été versé au dossier du redressement judiciaire, à 20 millions d’euros. Et à 28 millions quand le quartier aura été rénové.

        Le 17 octobre, Supplisson convainc Alain Samson, patron du fonds d’investissement Samfi, de devenir son partenaire financier pour la reprise, sur la base des mêmes arguments immobiliers : « Le mètre carré habitable à Annecy est à 4 700 euros… On s’associe à un industriel de l’aluminium à qui on donne 20 % du capital pour raconter une histoire… »

        Le 28 octobre, Supplisson relance Samson, avec enthousiasme : « La pression sur le foncier est énorme. 8,5 hectares au centre-ville d’Annecy… » Le 5 novembre, les deux hommes peaufinent leur projet. Supplisson parle de reprendre 60 salariés. « On peut faire la première année en chômage d’activité pour les 60. Puis on les licencie. Les 2,4 millions [d’indemnités – ndlr] sont payés par les stocks [d’aluminium – ndlr] sur place », écrit-il sans ambages. « Alain » est « OK » pour 40, mais pas pour 60. L’offre sera stabilisée à 49 salariés.

        Des projets immobiliers en catimini

        Dès lors, Mathieu Janin multiplie les prospects pour des locations de terrains et bâtiments. Les visites s’enchaînent, conduites par BNP Real Estate, filiale du groupe bancaire spécialisée dans l’immobilier d’entreprise, dans le plus grand secret.

        Le 18 décembre, dans un courriel à un salarié de Samfi, Frank Supplisson délivre la procédure à suivre : « On fonctionne en sourdine, sans annonce, sans mandat, mais on avance discrètement ». Et d’ajouter qu’« il faut juste être super prudent ».

        Comment les investisseurs justifient-ils le décalage entre ces démarches immobilières et leurs promesses de développement de l’outil industriel lors de la reprise de l’usine soutenue devant le tribunal de commerce ?

        Interrogé par Mediapart, Mathieu Janin explique que les deux projets sont en réalité complémentaires. « Sur une partie du site, l’activité industrielle sera installée dans un bâtiment neuf, dont le permis de construire devrait être déposé dans les prochains mois », expose-t-il. Cette migration de l’activité vers un nouveau bâtiment ne figurait toutefois pas dans le plan de reprise.

        « Sur une autre partie du site, les bâtiments et terrains existants permettent la réindustrialisation et devraient voir les nouvelles activités métallurgiques s’installer dès cette année, une fois terminés les travaux de dépollution », ajoute-t-il, en indiquant que « 70 emplois seront créés ».

        Pour Frank Supplisson, qui rappelle qu’il s’est engagé devant le tribunal à ne pas céder le foncier pendant dix ans, « les activités qui seront développées sur le site seront industrielles, liées aux matériaux », même si, « bien entendu, comme dans toute industrie, il y aura aussi un volet logistique, avec des entrepôts pour les matières premières et les produits finis ».

        L’usine Alpine Aluminium et ses importantes réserves foncières. © Etude Meynet
        L’usine Alpine Aluminium et ses importantes réserves foncières. © Etude Meynet
        Avant la fuite des documents que nous avons analysés, personne ne devait éventer le projet. La discrétion s’est accrue quand nous avons interrogé une première fois Frank Supplisson sur ses intentions, le 12 décembre 2019. « Dis-moi si je décale les rendez-vous […] à dans trois à six mois », a réagi M. Janin lorsqu’il a été informé de notre démarche. « Non, tu ne décales pas mais tu es super prudent, tu n’en parles à personne », lui a répondu le repreneur.

        Car, pour convaincre les autorités et le tribunal de commerce, il a fallu tout axer sur l’avenir industriel du site. Le 4 octobre, Frank Supplisson demande à Jean-Noël Hénon, un banquier d’affaires de RiverRock qui le conseille dans cette transaction, si la société Aluminium Dunkerque ne pourrait pas « “jouer le jeu” avec [eux] » : « Sont-ils OK pour prendre 20 % gratuitement dans la société de reprise, juste pour raconter une histoire industrielle ? Cadeau », écrit-il.

        Sollicité par Mediapart, Jean-Noël Hénon n’a pas voulu répondre à nos questions.

        Finalement, pour la reprise de l’activité d’aciers spéciaux – le cœur de l’activité d’Alpine –, des négociations s’engagent avec la société Decremps, une PME familiale de BTP de la région d’Annecy.

        Mais, dans un mail laconique daté du 29 octobre, son président, Yann Decremps, renonce et se « désengage ». Cela n’empêchera pas Supplisson de maintenir Decremps dans l’offre de reprise présentée au tribunal pour crédibiliser la possibilité de créer « 100 emplois ». Interrogé par Mediapart, Yann Decremps n’a pas retourné nos demandes d’entretien. « Il est aujourd’hui de retour », annonce, sans plus de détails, Frank Supplisson.

        Les repreneurs ont aussi peaufiné leur « histoire » sur un autre aspect crucial : dans leur offre, ils indiquent qu’une autre entreprise, Trimet, basée à Saint-Jean-de Maurienne, est prête à fournir à un prix « très compétitif » des plaques d’aluminium qu’Alpine pourra reconditionner (lire ici).

        Or, en octobre, Supplisson a demandé à Jean-Noël Hénon de solliciter Trimet pour obtenir un devis défiant toute concurrence. « Non engageant !, ajoute Supplisson à l’adresse de son banquier. Il faut démontrer que ce serait plus économique de passer par eux, même si in fine on fermera tout. »

        À la différence de l’offre concurrente de Cosmos, le binôme Supplisson/Samson n’a pas proposé une recapitalisation massive d’Alpine Aluminium. Supplisson a promis 10 millions d’euros d’investissement mais ne s’est engagé que sur une recapitalisation de 10 000 euros.

        Les échanges entre Frank Supplisson et Alain Samson montrent que les deux hommes se sont attachés à rendre cet engagement suffisamment imprécis pour que l’investissement puisse, par exemple, être porté par des prestataires logistiques qui occuperont le site, tels que Chronopost ou Amazon. « L’engagement de 10 millions d’euros d’investissement sera très largement dépassé, maintient tout de même Frank Supplisson à Mediapart. Et ces sommes seront bien engagées par le repreneur. » Alain Samson nous a indiqué qu’il ne souhaitait pas nous répondre sur les différents points soulevés par notre enquête.

        Peu importe la réalité des investissements, en bout de chaîne il a fallu que le projet – ou l’« histoire » que l’on raconte autour – trouve une oreille attentive au ministère de l’économie et des finances. En l’occurrence, l’administration – qu’on aurait pu imaginer garante de la neutralité en pareilles circonstances – s’est impliquée en faveur de l’offre Supplisson/Samson.

        « Ma mission d’intérêt général est d’accompagner toutes les parties prenantes […] qui en font la demande afin de rechercher des solutions permettant de préserver l’activité économique et les emplois pérennes », précise le délégué interministériel aux restructurations d’entreprise, Marc Glita.

        De nombreux échanges entre le fonctionnaire et le camp Supplisson laissent entrevoir des marques de soutien, dont ne bénéficie pas le concurrent Cosmos. Marc Glita explique que « le candidat Cosmos n’a semble-t-il pas jugé nécessaire de prendre contact avec les services de l’État ». « S’il l’avait fait, ajoute-t-il, il aurait été accompagné de même jusqu’à la présentation de son offre au tribunal de commerce. »

        Cet accompagnement a pris une forme particulière le 25 novembre. Ce jour-là, le président de la Scop à la tête d’Alpine, Grégoire Hamel, interpelle par courriel le délégué interministériel Marc Glita en lui transmettant les éléments alors nouveaux sur le passé de repreneur de Frank Supplisson au Cheylas et à Valenciennes. Ces informations avaient contraint le tribunal de commerce à ajourner sa décision.

        Grégoire Hamel demande à Marc Glita « de transmettre ces éléments à M. Bruno Le Maire » afin que le ministre « soit pleinement informé des enjeux » : les témoignages d’anciens salariés des entreprises reprises par Frank Supplisson soulignent le risque de transformation du site en un pôle de services industriels.

        Grégoire Hamel n’aura cependant jamais de réponse à ce courriel, que le délégué interministériel transfère en réalité en douce à Jean-Noël Hénon. « Comme convenu », lui précise le fonctionnaire. M. Hénon invite, dans la foulée, Frank Supplisson à la plus grande prudence, en lui demandant une totale discrétion. La dernière ligne droite se fera tout schuss : une semaine plus tard, le tribunal valide leur projet.

        Un ouvrier d’Alpine avant sa reprise. © Etude Meynet
        Un ouvrier d’Alpine avant sa reprise. © Etude Meynet
        Pour la reprise d’Altifort SMFI à Tarbes, Frank Supplisson a pu compter sur un allié local de poids. Le discret député des Hautes-Pyrénées Jean-Bernard Sempastous – qui « a l’oreille du PR [président de la République – ndlr], dont il est proche depuis de nombreuses années », selon Jean-Noël Hénon – est directement touché par l’avenir de cette usine de 34 salariés. Altifort forge des coques d’obus qu’elle vend aux industriels de l’armement, les clients finaux étant le ministère de la défense et l’exportation. D’où l’attention particulière portée par l’État à ce dossier.

        « La coque est vendue 160 euros. Avec 50 000 [commandes] par an, ils [l’usine] s’en sortent », explique Frank Supplisson par courriel à ses conseillers le 12 septembre. Il conclut : « La balle est dans le camp des pouvoirs publics. »

        « Tu pars en bas de l’échelle, tu finis aux Seychelles… »

        Pour présenter l’offre de Frank Supplisson, M. Hénon a pris attache avec Marc Glita, mais aussi avec un ingénieur général de l’armement du Service des affaires industrielles et de l’intelligence économique, rattaché à la Direction générale de l’armement (DGA).

        En dernier ressort, les offres seront filtrées par l’Élysée. Le « PR » Emmanuel Macron a été saisi du dossier par Jean-Bernard Sempastous, confirme M. Hénon dans un mail du 8 octobre consulté par Mediapart.

        Comme à Annecy, le candidat à la reprise explore plusieurs débouchés potentiels. Début octobre, il sollicite un ami dans la finance, un certain Stéphane Sellam, dans le but de trouver un débouché des plus délicats : faire entrer dans le projet l’Arabie saoudite, actuellement responsable de l’une des plus graves crises humanitaires du monde au Yémen.

        Il explique même qu’il est prêt à céder une partie du capital à des fonds saoudiens. Il développe une autre idée : obtenir une « grosse commande » d’obus de la part des Saoudiens, en les convainquant de constituer un « stock stratégique ». L’opération permettrait « d’éviter de se trouver soumis aux aléas de l’opinion publique française ». « Il n’y a eu aucune démarche envers de quelconques autorités étrangères puisque ces idées ont été aussitôt abandonnées », déclare Frank Supplisson à Mediapart.

        Au mois d’octobre, sa volonté semblait pourtant différente. « Tu feras l’intermédiaire, détaillait-il à Sellam. Il faudrait commander 100 000 obus. Actuellement ils en commandent 40 000 par an environ. » L’énarque disait aussi qu’il pourrait « appuyer cette commande politique pour sauver la filière française et notre souveraineté nationale ».

        La conversation s’est poursuivie les semaines suivantes, avant l’organisation d’une réunion programmée le 3 novembre avec des intermédiaires. Si elle s’était concrétisée, la commande aurait alors dû transiter par une société américaine. Qu’est-il advenu ensuite de ce projet ? Frank Supplisson évoque des échanges privés, qui n’ont donné « aucune suite ». « À ma connaissance, aucune discussion n’a été engagée avec de quelconques autorités étrangères », relativise-t-il aussi.

        Frank Supplisson lors de travaux de la communauté d’agglomération de Montargis. © Frank Supplisson / Facebook
        Frank Supplisson lors de travaux de la communauté d’agglomération de Montargis. © Frank Supplisson / Facebook
        Au même moment, le repreneur avance sur un autre front : il doit convaincre le fabricant Nexter, propriété de l’État, de remplir, sur deux ans, le carnet de commandes de l’usine pour la relancer.

        Supplisson, qui ne verse que 1 000 euros pour racheter les actifs d’Altifort, souhaite que Nexter s’engage sur une commande ferme de 50 000 obus par an en 2020 et en 2021. Dans les premiers échanges, l’industriel semble réfractaire. Il faut donc une pression qui vienne de très haut pour le faire changer d’avis.

        Le 30 septembre, Jean-Noël Hénon écrit à Supplisson : « L’idée est de demander à Alexis Kohler [l’actuel secrétaire général de l’Élysée – ndlr] d’appeler Nexter. Il était à la manœuvre sur le deal avec KMW [rapprochement de Nexter en 2015 avec l’allemand Krauss-Maffei Wegmann pour créer un « Airbus des blindés » – ndlr]. On a plusieurs moyens de le joindre. » « C’est vrai que la fin de toute la filière des obus français, ça fait tache… », abonde Supplisson.

        Les échanges se poursuivent aussi avec le député Jean-Bernard Sempastous, la DGA et Bercy. Le 8 octobre, Jean-Noël Hénon invite Frank Supplisson à la plus grande prudence : « On avance, comme des laborieux, en courbant l’échine et en négociant ce deal pied à pied en faisant low profile. Tu pars en bas de l’échelle, tu finis aux Seychelles… »

        Le 6 novembre, le banquier invite le député Sempastous à déjeuner chez Françoise, à deux pas de l’Assemblée nationale, à Paris. « Alors on est sauvés », souffle Supplisson.

        En sortant du rendez-vous, le banquier lui demande de rédiger « une note blanche qui va arriver sur le bureau de PR ». « APR dans le dispositif », ajoute-t-il. APR ? « Agnès Pannier-Runacher », précise Hénon, secrétaire d’État auprès du ministre de l’économie, qui a elle-même pantouflé dans le privé avant de rejoindre le gouvernement (relire notre enquête ici). « Des notes d’information ont été diffusées concernant les enjeux de cette opération de sauvetage, ce qui n’a rien de choquant », assume Frank Supplisson auprès de Mediapart.

        LIRE AUSSI
        A Annecy, chez Alpine Aluminium, des emplois et un savoir-faire en péril
        PAR ROMARIC GODIN
        Publiquement, le candidat à la reprise met la pression sur les pouvoirs publics dans les médias. Son propos est clair : sans lui, plus d’usine d’Altifort, et sans Nexter, pas d’offre viable de sa part. « L’activité économique est insuffisante pour maintenir la forge à l’équilibre. Il y a nécessité d’obtenir de l’État via la délégation générale pour l’armement et de Nexter un niveau de commandes qui permette durant deux ans de la diversifier », plaide-t-il, le 3 décembre, dans La Semaine des Pyrénées.
        Le dossier s’enlise. Frank Supplisson s’en inquiète auprès du ministère des armées : « Nexter nous propose 8 400 livraisons au lieu de 100 000. » « Impossible », dans ce cas, de reprendre l’usine, prévient-il.

        Le 12 décembre, au terme d’un intense lobbying, tout se débloque favorablement : la DGA confirme son engagement à commander 80 000 obus en deux ans à Nexter. Une commande qui doit directement ruisseler sur Frank Supplisson.

        Le repreneur soumet immédiatement à Nexter une proposition d’engagement sur les prix – à 217,70 euros par chambre d’obus – pour 100 000 pièces (sur deux ans), en se disant prêt à accepter une clause de revoyure au terme des premiers 50 000 obus livrés.

        Les prix seront alors ajustés « à la hausse ou à la baisse », selon plusieurs facteurs, comme l’évolution du coût de l’énergie et des matières premières, mais aussi en fonction des marges d’Altifort. L’entreprise publique accepte cette proposition dans son intégralité.

        Le 10 janvier, malgré les fragilités du plan, le tribunal de commerce de Paris accepte l’offre de reprise, provoquant l’inquiétude des ouvriers. « M. Supplisson met 1 000 euros pour racheter l’usine dont les bâtiments sont estimés déjà à 2 millions. La procureure et les mandataires ont émis un avis défavorable. Seul le juge a délibéré en faveur, proteste Benjamin Duez, un des représentants du personnel de Tarbes, au sortir de l’audience. C’est une affaire politique et nous sommes pris en otages. C’est une honte ! »

        Qu’adviendra-t-il de l’usine au terme des deux ans, une fois l’engagement de Nexter soldé ? « L’objectif du projet est précisément de diversifier l’usine de Tarbes afin qu’elle puisse adresser d’autres marchés dans deux ans. Ce travail est d’ores et déjà en cours », explique Frank Supplisson. Le député Sempastous en convient : si « la reprise de cette entreprise est importante, car cela représente une trentaine d’emplois », « l’une des fragilités demeure dans le fait qu’elle ne dépende que d’un seul donneur d’ordres, qui est Nexter ». « L’idée est bien sûr de trouver de la charge de travail diversifiée sur l’environnement propre de l’usine », explique-t-il à Mediapart.

        Pour les ouvriers, l’incertitude se prolonge. « Nous sommes dans l’expectative. Ç’a commencé très très mal », témoignait Benjamin Duez auprès de Mediapart en février. Faute de liquidités, expliquait-il alors, « il a fallu vendre des bornes d’acier pour faire [les] salaires de janvier ». Les inquiétudes ne se sont pas estompées depuis.

        « Le carnet de commandes est rempli », a voulu rassurer, le 7 mai, Frank Supplisson auprès de Mediapart, en précisant qu’en raison d’un « déficit de production important », les équipes allaient même « passer en 3/8 » la semaine suivante. Les principaux concernés, en chômage partiel, ne semblaient pas au courant de ce changement, à en croire le représentant du personnel Benjamin Duez, interrogé ce lundi : « On n’en a pas entendu parler, on n’a même pas les effectifs pour faire un 3/8. On est toujours dans l’attente et Monsieur Supplisson ne veut pas investir dans l’usine tant que la DGA n’a pas encore validé les commandes. »

        Si vous avez des informations à nous communiquer, vous pouvez nous contacter à l’adresse enquete@mediapart.fr. Si vous souhaitez adresser des documents en passant par une plateforme hautement sécurisée, vous pouvez vous connecter au site frenchleaks.fr.

        • Michel 2 says:

          L’exemple parfait du capitalisme de connivence !

        • adnstep says:

          En gros, si je comprends bien il rachète des entreprises non viables pour le terrain, généralement bien placé en centre ville, qui seul a de la valeur.

          Malin. Dommage que nous soyons dans un monde hypocrite et qu’il faille mentir pour le faire.

          • François says:

            Le seul problème est que la transaction est présentée comme une reprise d’entreprise avec maintien des emplois et de l’activité et qu’elle ne semble pas toujours à l’avantage du mieux disant.
            Si encore, pour valoriser l’actif immobilier bien placé, il transférait l’activité à proximité, cela pourrait passer, mais si ce n’est pas le cas, cela reste immoral.
            Mais certes, il n’y a pas de moral dans les affaires.

  81. Bonjour

    Beaucoup de médecins des hôpitaux auraient plus d’intérêt financier à s’installer. Entre autres j’ai connu deux médecins ( femmes) à qui je disais,( vu leur amabilité alliée à leur compétence)  » pourquoi vous ne vous installez pas en libéral vous gagneriez davantage ( surtout en secteur non conventionné). Elles me répondirent « ce qui m’intéresse c’est la diversité la recherche, la satisfaction et pas l’argent pour l’argent et puis après tout on n’est tout de même pas à la rue.

    • Michel 2 says:

      Comme quoi, il y a les mentalités « entrepreneurs » et des mentalités « fonctionnaires » soit plus généralement des Libéraux vs des Socialistes !

    • François says:

      Beaucoup de médecins se tournent aussi vers la médecine du travail pour bénéficier d’horaires de bureau et de vie familiale

  82. Bonjour

    Comme tout le monde je constate qu’on est dans  » le trou » . Mais confinement, pas confinement, il y a du débat. Je ne pensais pas tomber sur cet article. A chacun de voir mais les avis divergent.

    ________________________

    Pourquoi un non-confinement aurait été pire pour l’économie ( CAPITAL)

    Le choix du confinement a pesé mécaniquement sur l’économie. Mais ne pas confiner aurait eu un impact désastreux, tant sur le front sanitaire que sur celui de l’activité… Illustration avec le cas des Etats-Unis.

    La dépression historique provoquée par la pandémie mondiale de coronavirus constitue le pire choc subi par l’économie mondiale depuis les années 30, de sinistre mémoire. Si les grandes puissances n’ont pas lésiné sur les moyens pour y faire face (entre mesures de soutien budgétaires et monétaires massives), le “Grand confinement” auquel elles ont dû se résoudre afin de freiner la propagation de l’épidémie et ainsi sauver des vies a toutefois aggravé la chute de l’activité économique et ainsi largement contribué au marasme actuel, dénoncent de plus en plus de voix.
    Au pic de la pandémie, “plus de 80 pays ont été en confinement total ou partiel et quelques 3,5 milliards d’individus étaient alors cloîtrés chez eux, soit près de la moitié de la population mondiale”, rapporte John Plassard, spécialiste en investissement chez Mirabaud. Analystes et économistes commencent à douter de l’efficacité du confinement, arguant que les États-Unis “ont perdu 434 emplois pour chaque décès dû au coronavirus” (plus de 30 millions d’Américains ont perdu leur emploi en seulement 6 semaines), ce qui sous-entend que ce prix “ne vaut pas la peine d’être payé”, rapporte l’expert. Pour autant, préserver une vie humaine n’a pas de prix. Et un déconfinement précipité – ou tout simplement un refus de confiner – aurait pu être “encore bien plus grave au niveau économique”, juge John Plassard.
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    >> A lire aussi – Krach, confinement… les Français se ruent sur la Bourse. A tort ?
    Selon une estimation de l’Imperial College de Londres, jusqu’à 2,2 millions d’Américains auraient pu succomber au coronavirus si le gouvernement (américain) n’avait pas pris de mesures préventives pour freiner la propagation de la pandémie. Dans ces conditions, aux Etats-Unis, on ne peut pas vraiment comparer 30 millions d’emplois perdus momentanément (de nombreux chômeurs retourneront au travail lorsque le confinement prendra fin) aux 68.000 décès enregistrés depuis le début de la pandémie, juge l’expert, plusieurs millions de vies ayant pu être sauvées grâce au confinement.
    >> Inscrivez-vous à notre newsletter Entreprises et Marchés
    Par ailleurs, les seniors – c’est-à-dire les personnes les plus susceptibles de mourir du coronavirus en cas de contamination – contribuent fortement à l’essor de l’économie américaine. Une étude conduite par l’AARP et Oxford Economics calcule en effet que “la productivité et les dépenses des Américains âgés de 50 ans et plus ont contribué à 7.600 milliards de dollars en 2015”, quand le PIB du pays ressortait alors à 18.200 milliards de dollars. Et les dépenses de cette tranche de la population “supportent” près de 90 millions d’emplois !
    Ainsi, ne pas confiner la population aurait décimé les rangs d’une catégorie d’Américains vitale pour la consommation – principal pilier de l’économie de l’oncle Sam – et l’emploi. Et une telle option “aurait causé un désastre économique encore plus important”, juge John Plassard. Dans tous les cas de figure, une récession d’ampleur n’aurait de toute façon pas pu être évitée…

  83. Thierry says:

    Bon, ça commence bien le « apres-le-confinement-une-forte-consommation-made-in-france-et-durable-relance-la-croissance-au-dela-des-epérances » ! Renault veut fermer 4 usines en france.. remarquez, le plan d’économies était prévu avant le covid. Du coup, si ça continue, ça évitera à l’Etat de dépenser du fric pour subventionner les bagnoles. toujours ça de gagné…. https://www.lepoint.fr/economie/renault-envisagerait-de-fermer-quatre-usines-francaises-19-05-2020-2376251_28.php

  84. adnstep says:

    Pendant que Renault ferme (presque) ses usines :

    Avec le Covid-19, les clouds français deviennent des actifs stratégiques

    Antoine Crochet-Damais
    JDN
    19/05/20 16:30

    Orange, OVHCloud, Scaleway (Iliad) et 3DS OutScale (Dassault Systèmes) ont été très sollicités pendant le confinement pour assurer la continuité économique du pays. La crise met en exergue la pertinence d’une alternative locale aux géants américains.

    Face à l’épidémie de Covid-19, les clouds français se sont retrouvés en première ligne. Le défi ? Maintenir les services digitaux nécessaires à la continuité économique du pays : sites d’e-commerce, environnements de télétravail, offres de divertissement… Chez OVHCloud, les commandes digitales ont bondi de 30%. Du côté du cloud d’Iliad (Scaleway), le trafic global a explosé de 15%. « C’est une progression équivalente aux plus importants pics d’audience enregistrés jusque-là, par exemple à Noël, mais sur une période nettement plus longue », précise Yann Lechelle, directeur général de Scaleway. Qu’en est-il des offres cloud d’Orange ? Au premier trimestre, elles avaient bénéficié d’une croissance de 24%. « Sur avril, la tendance n’a pas faibli », constate Cédric Parent, directeur général adjoint chargé du domaine chez Orange Business Service (OBS).

    L’ESN de l’opérateur historique voit la demande exploser dans le virtual desktop et plus globalement dans la gestion des connexions à distance aux systèmes d’information d’entreprise, télétravail oblige. De quelques centaines de milliers d’accès simultanés, OBS est passé à plusieurs millions en 24 heures.

    « Nos usines ont fonctionné sans interruption. Ce qui nous a permis de répondre sereinement à l’explosion de la demande en capacités »

    A l’instar des masques et des médicaments, la pandémie relance le débat sur l’indépendance de la France en matière d’infrastructure cloud. Le 16 mars dernier, Arnaud de Bermingham, président de Scaleway, alertait le JDN sur une rupture de la chaîne d’approvisionnement des serveurs depuis alors un mois. Pas étonnant. La Chine, numéro un mondial de la fabrication de composants électroniques et de l’assemblage de hardware, est à l’époque touchée de plein fouet par l’épidémie. Les conséquences ne se font pas attendre sur le marché international. Le 25 mars, Microsoft fait face à des contraintes de capacité sur la plupart de ses régions cloud en Europe, et notamment en France. Une situation qui l’oblige pendant quelques jours à privilégier l’allocation de ressources supplémentaires en ciblant les services de secours, de santé et les infrastructures gouvernementales essentielles. Certains de ses clients se retrouvent de facto confrontés à l’impossibilité d’activer des VM supplémentaires sur les zones géographiques concernées.

    Au même moment, OVHCloud annonce par la voix de son président, via Twitter, faire tourner à plein ses usines de Croix (en France) et de Beauharnois (au Canada). Pour faire face à la demande, le rythme des lignes de production passe alors de 700 à 1 000 serveurs par jour. « On fait le maximum pour livrer les commandes en moins d’une heure, mais on peut avoir quelques jours de délai sur quelques références », précise Octave Klaba, avant de tweeter fin avril : « Les coûts de la RAM et du stockage flash explose depuis 3-4 semaines. » Un autre signe que le marché est alors bel et bien tendu, y compris sur les composants. « Nos usines ont fonctionné sans interruption. Ce qui nous a permis de répondre sereinement à l’explosion des besoins en capacités », assure le CEO Michel Paulin. « Notre modèle vertical d’intégration industrielle nous évite de dépendre de sous-traitants asiatiques. La manière dont nous avons géré la situation démontre la pérennité, la résilience et la souveraineté de notre positionnement comparé à d’autres qui externalisent la fabrication d’équipements à d’autres pays. »

    Une crise de dépendance
    Chez 3DS Outscale, la crise amène à s’interroger sur la dépendance de la filière. « Comme d’autres acteurs dans d’autres secteurs, nous nous posons la question de recourir plus fortement à des fournisseurs de proximité. C’est un travail que nous avions amorcé via notre implication dans le groupement Hexatrust mais que nous allons poursuivre et intensifier », explique Servane Augier, directrice générale déléguée de la filiale de Dassault Systèmes, avant de pondérer : « Cette politique de sourcing ne pourra cependant pas s’appliquer à tous les domaines. C’est le cas en particulier de la capacité IT. Notre cloud s’adosse à des serveurs Cisco UCS et aux systèmes de stockage NetApp. Nous nous inscrivons dans un business très global, et nous fournissons par conséquent en ressources là où elles se trouvent. » Même discours chez Scaleway. « Nous vivons dans un univers mondialisé et codépendant avec lequel on doit composer », soutient Yann Lechelle. A la différence de 3DS OutScale qui achète ses équipements sur étagère, Scaleway conçoit lui-même le design de ses serveurs. Pour autant, la filiale d’Iliad ne va pas jusqu’à les assembler comme le fait OVHCloud. Mais à l’instar de ce dernier, Scaleway dessine également ses data centers et développe des compétences reconnues dans le rafraîchissement des baies par air ambiant.

    Dépendants de facto des usines chinoises en matière d’équipements serveur, OBS, Scaleway et 3DS OutScale disposaient néanmoins de stocks de serveurs suffisants pour faire face aux besoins pendant la phase de confinement. Chez Scaleway et 3DS OutScale, on disposait même de stocks pour plusieurs mois. Quant à OVHCloud, il a anticipé en allongeant ses horizons de commandes sur certains composants clés tout en contractualisant des garanties d’acheminement.

    Des projets sensibles dans la data et l’IA
    Qu’en est-il des chantiers des clients ? Certains projets qui devaient être lancés ont certes été décalés pour donner la priorité aux plans de continuité d’activité numérique. « Mais les migrations amorcées n’ont pas été interrompues », confient Cédric Parent d’OBS et Michel Paulin d’OVHCloud. Chez OBS, la crise s’est notamment traduite par une hausse de la demande en matière de rationalisation d’applications et de FinOps dans l’optique d’optimiser les dépenses. Mais aussi en matière de smart tracking prédictif pour optimiser le suivi et le pilotage des chaînes logistiques. « Dans un environnement incertain, on attend désormais des DSI de prévoir l’imprévisible », comment Cédric Parent. Autre tendance : un recours croissant à l’intelligence artificielle. « Des clients déploient des modèles de computer vision pour contrôler le port du masque à partir d’images issues de caméras de surveillance. Toujours dans un souci de protection sanitaire, les déploiements d’IA s’accélèrent également pour détecter les signes avant-coureurs de panne dans les équipements industriels et optimiser les déplacements des équipes de réparation », ajoute Cédric Parent.

    « Cette crise accentue la pertinence de notre positionnement qui consiste à proposer une alternative européenne aux cloud américains et chinois »

    Du côté d’OVHCloud, le provisioning de nouvelles ressources s’est concentré sans surprise sur l’e-commerce de première nécessité, la santé, les environnements de télétravail, le télé-enseignement ou encore le gaming et le streaming. Quant au cloud de Dassault Systèmes, il est sollicité par de nouveaux clients et prospects pour des problématiques data. « Il s’agit de grands groupes, d’institutions publiques, de collectivités ou d’éditeurs d’applications. Tous se tournent vers nous compte tenu de notre positionnement de cloud d’hyperconfiance qui s’incarne dans nos certifications HDS (Hébergement des données de santé, ndlr) et SecnumCloud », souligne Servane Augier chez 3DS OutScale. Cloud de confiance, le terme est lâché.

    Michel Paulin confirme : « La notion de cloud souverain est remise au centre de l’échiquier. Chez OVHCloud, elle se concrétise à travers la création d’un écosystème numérique européen. Pour nous, c’est la seule manière de faire le poids face aux Gafam. » Une vision qui s’est déjà traduite par la signature de plusieurs accords (Dataiku, Saagie, SAP, Systran…) dont le dernier en date a été bouclé avec Sopra Steria. En ligne avec cette stratégie, OVHCloud est aussi en train de bâtir un cloud de confiance. Embarquant ses offres Public Cloud, Private Cloud et bare metal, il sera réparti sur trois data centers dédiés, basés en France, et créés spécialement par OVH. Le premier est disponible depuis avril. Le deuxième le sera d’ici l’été. Quant au troisième, son déploiement est prévu en 2021. En cours de certification SecnumCloud, l’infrastructure aura pour vocation d’accueillir les nouveaux partenaires, mais aussi le cloud de cercle 2 de l’Etat français qu’OVHCloud est chargé de mette en œuvre.

    Confiance rime avec transparence
    « Cette crise accentue la pertinence de notre positionnement qui consiste à proposer une alternative européenne aux infrastructures cloud américaines et chinoises, en matière de serveurs dédiés, de colocation et de cloud public », insiste de son côté Yann Lechelle chez Scaleway. Le cloud d’Iliad ne se qualifie pas pour autant de cloud souverain, même s’il l’est aux yeux de beaucoup de ses clients. Ce n’est pas surprenant quand on sait que Scaleway cible en parallèle les hyperscalers américains. Objectif : accueillir dans ses data centers les régions françaises d’Amazon, IBM, Microsoft ou Google, les trois premiers ayant déjà commencé à implanter leurs services cloud en France.

    Avec la fin du confinement, les clouds français, au premier rang desquels les IaaS que sont OVHCloud et Scaleway, devraient enregistrer une baisse de la consommation de ressources du fait d’une sollicitation moins forte dans le streaming et le gaming. Compte tenu des incertitudes à moyen terme, les capacités dédiées au télétravail, au télé-enseignement et à la santé devraient, elles, être maintenues quelques mois supplémentaires. Pour Cédric Parent, la crise va néanmoins contribuer à accélérer les migrations vers le cloud à long terme. « Le cloud revêt une place plus que jamais stratégique. Les directions générales se sont rendues compte que si la digital workplace tombait, c’est toute l’entreprise qui tombait avec elle », estime le directeur général adjoint des activités cloud d’OBS. Chez OVHCloud, on partage la même analyse. « Nos clients font évoluer leur schéma directeur et repriorisent les projets cloud pour aller vers plus de flexibilité et de télétravail », constate Michel Paulin, avant de conclure : « Leurs critères de choix vont aussi s’affiner, la réalité ayant montré qu’un cloud de confiance ouvert, transparent, et réversible, en ligne avec notre stratégie, était le bon choix. »

  85. François says:

    Le cloud va certainement accroître son développement au moins pour permettre l’accès distante aux données et une certaine sécurisation des données hors murs.
    En revanche, les risques sur la sécurité interne des informations est-elle du même niveaux au travers des serveurs partagés des cloud ?

    • adnstep says:

      Si c’est vraiment confidentiel et/ou important, ça DOIT rester en interne. Donc cloud privé, opéré par du personnel en interne, ou sous contrat court.

      Si un peu moins confidentiel, mais néanmoins devant être protégé, contrôlé, ou pour donner confiance au client : cloud externe, mais sous contrôle (cloud souverain). Le système de paye par exemple.

      Je parle là de contrôle des données.
      La sécurité des communications, c’est un autre domaine, bien que les deux soient liés.
      Quand à la résilience, le cloud est bien évidemment gagnant face à des systèmes internes qui devraient êtres redondés à l’extrême pour arriver au même niveau.

      https://www.google.com/amp/s/www.zdnet.fr/amp/actualites/la-modernisation-de-l-etat-francais-passe-par-le-cloud-hybride-39839650.htm

  86. julien bonnetouche says:

    Bonjour,

    Ce matin je me suis réveillé avec un mal de tête que j’ai très vite identifié :

    C »était le malaise du pays tout entier qui pesait sur moi.

    Le travail ne reprend pas assez vite, et la consommation non plus.

    Et j’en vois nettement la cause : le déconfinement n’est pas assez rapide. il le faudrait pourtant, puisque l’épidémie s’épuise.

    Mais voilà, les décisions administratives relatives aux réouvertures ne collent pas d’assez près au terrain.

    Motif : la peur des décideurs de se voir reprocher d’aller trop vite, et immobilisme de l’Etat et de l’administration, ce n’est pas nouveau.

    Et puis on compte trop sur le chômage partiel pour servir d’amortisseur.

    Il faut absolument remettre les gens au travail avant que l’habitude du chômage de masse ne devienne définitive, et ne profite des faillites d’entreprises pour s’installer définitivement à la rentrée.

    • Michel 2 says:

      Le mal de tête ce n’est pas plutôt le reste de la bonne bouteille de Puligny Montrachet 🙂 🙂

      • Julien bonnetouche says:

        Le puligny n’a pas résisté à l’épreuve d’une soirée Depuis avec la chaleur nous nous sommes mis au rose de Provence. Là aussi j’ai des adresses sans souffre où quasiment 🧐!!! Ça ne peut venir de la !! C’est bien l’incompétence de l’Etat qui est en cause..😇

    • adnstep says:

      Normal Julien.
      Les décideurs sont à Paris, et Paris est rouge.

      Sinon, je vous rassure, de moins en moins de monde accorde encore un quelconque crédit à la parole officielle. Si au moins, on aura gagné ça pendant cette crise, ce sera pas si mal.

    • Philippe says:

      A ce jour , les usines ferment car il n y a plus de commandes pour fournir les industries automobiles et aéronautiques . Ce n’est plus un problème sanitaire , c est un manque de consommation . Soyez heureux les écolos , retournez cultiver votre jardin, et renonçons tous à la retraite et à l assistance etatique . Pour financer nos importations matérielles de chine , resteront des emplois d accueil touristique des chinois fortunés.

  87. adnstep says:

    Dans sa très grande sagesse, le gouvernement décide, pour sauver l’industrie automobile, de financer la voiture électrique.

    Pour une fois, on a vu plus d’opposition et de sacarsmes, sur les plateaux télé, que de publi-reportages destinés à renforcer le consentement de la masse consommante.

    D’aucun se sont félicité de la relance de l’industrie nucléaire pour charger ces millions de tonnes de batteries made in China financées par les impôts des Français.

    Alors que le système de déplacement du futur ne peut-être que différent : https://pin.it/4i1nKqe

  88. Thierry says:

    Votre lien ne marche pas comme il devrait….
    8 milliards pour la filière automobile… Comme il n’y a que 200 000 personnes ( avec les sous traitants), qui fabriquent des voitures en france, ça fait 40 000 euros par emploi dans l’industrie automobile française.. mais c’est encore bien pire que ça, puisque la majorité des bagnoles vendues en france sont des voitures construites à l’étranger. Voilà qu’on va subventionner Mercedès et BMW et la Chine, au travers des batterie, le comble…. En plus, la voiture électrique, c’est facile à faire, le moteur, ce n’est qu’un bobinage, pas de soupapes, bielles, bougies, villebrequin, boite de vitesses, embrayage, échappement, filtres à huile et à air , ect……., pas sûr que ça sauve bcp d’emplois, surtout que les batteries ne sont même pas fabriquées en France, et même si une filière batterie se développait, les matières premières viendront toujours de l’étranger. Je me marre, maintenant on a plein de fric à claquer pour rien, c’était bien la peine de nous amuser avec les gilets jaunes durant des mois..

    • Michel 2 says:

      Surtout qu’il n’est pas réellement prouvé que la voiture électrique soit moins polluante (globalement) qu’une voiture thermique de dernière génération.
      Une batterie de voiture électrique est à remplacer au bout de 4 à 5 ans (même si les constructeurs annoncent 10 ans mais c’est avec des performances dégradées) et c’est justement au bout de cette période que l’impact écologie des réchauffistes bascule en faveur de la voiture électrique.

      http://www.leparisien.fr/automobile/voiture-electrique-ou-thermique-laquelle-pollue-le-plus-12-08-2019-8132190.php

      • Thierry says:

        mais évidemment.. Bon, faut quand même être un peu positif, Le point positif de la voiture électrique, c’est que ça ne rejette pas de gaz polluant qui donne le cancer, , mais si c’est pour lutter contre le changement climatique, ça ne sert strictement à rien, et c’est un écolo qui vous parle… Et ça tombe bien, puisque dans ce blog, je suis bien le seul qui croit au réchauffement climatique d’origine anthropique. 😉

        • adnstep says:

          Par contre, quand on va les cramer pour fêter le nouvel an, pas sûr que ça soit très écolo-compatible.

          Et quand on voit le nb de véhicules qu’on retrouve au fond des fleuves et des ports, quand on les drague !

          La prochaine catastrophe écologique risque bien de venir de la tuture écolo.

        • Michel 2 says:

          Oui, ça ne rejette pas de NOx notamment dans les VILLES, mais ça en rejette en revanche du NOx, du souffre, des COV, etc… et bien sûr du CO2 sur les différents sites de fabrication, d’extraction de matières premières ou de transport.
          C’est en fait juste un déplacement des pollutions, un peu moins pour Paris et grandes et moyennes villes et peu plus pour les ruraux.

    • adnstep says:

      « Votre lien ne marche pas comme il devrait…. »
      Mince, c’est un lien vers Pinterest.

      Voilà : https://www.google.com/amp/s/www.corriere.it/cronache/20_maggio_18/citta-gireremo-cosi-copertina-domenica-corriere-1962-che-anticipa-mobilita-oggi-03d0c9be-98f1-11ea-8e5b-51a0b6bd4de9_amp.html
      J’espère que celui-ci fonctionne. Vous remarquerez que ce genre de véhicule concilie tout ce que voudra le consommateur post-covid.

      « pas sûr que ça sauve bcp d’emplois »
      Je crois qu’une chaîne d’assemblage de véhicules électriques, c’est 25% de personnel en moins par rapport aux véhicules thermiques.

       » même si une filière batterie se développait, les matières premières viendront toujours de l’étranger. » 65% de la prod aux mains des Chinois, via les mines australiennes et chiliennes.

  89. Le protectionnisme écologique est en train de se mettre en place.

    Dans le plan de relance de l’union européenne annoncé à 750 milliards, il y a l’instauration d’une taxe carbone sur les importations en provenance de pays aux normes environnementales moins strictes !

    Voilà une manière de rééquilibrer la compétitivité de nos industries ! La fin de l’illusion du tout marché autorégulateur ?

  90. adnstep says:

    La stratégie gagnant-gagnant des constructeurs automobiles français :

    Peu à peu, ils ferment, ou annoncent les fermetures, de lignes de prod de véhicules thermiques en France.

    Parallèlement, grâce à l’argent gratuit du gouvernement, ils produisent des véhicules électriques en France et espèrent les vendre. Au besoin par de la vente forcée aux administrations et grands groupes (obligation d’avoir x% de véhicules électriques dans sa flotte sous peine de payer plus de taxes).

    Si les Français/Européens achètent des véhicules électriques, ils se seront reconvertis à moindre frais.

    S’ils n’achètent pas de véhicules électriques, ils fermeront leurs dernières usines en France et pourront en rejeter la cause sur le consommateur/l’état.

  91. adnstep says:

    Le Monde d’après :

    Au sortir du confinement, les Français se sont rués sur les équipements électroniques.

    Comme le laissaient présager les files d’attentes monumentales devant les Fnac-Darty et autres Boulanger au lendemain du 11 mai, les achats de télés, ordinateurs, mais aussi lave-linges et petit électroménager ont explosé dans des proportions inédites. C’est ce que montrent les données compilées par Gfk pour la semaine du 11 au 17 mai.

    Sur cette semaine de déconfinement, les ventes d’équipements de la maison, qui avaient baissé jusqu’à -25% sur un an pendant le confinement, ont augmenté de 36% par rapport à la même semaine de 2019. Et les Français ont acheté des produits plus chers que de coutume, puisqu’en chiffre d’affaires pour les commerçants qui vendaient ces équipements, la hausse atteint 51% sur un an.

    • Michel 2 says:

      Je crois surtout que ce sont les promotions (jusqu’à -50%) de sortie de confinement du fait du souhait d’écouler des stocks importants pour les vendeurs, qui ont fait l’envolée des ventes

      • François says:

        De toute manière, la période des soldes arrivait.
        Il est certain qu’il faut déstocker pour laisser la place aux nouveautés, ou alors les commandes en provenance d’Orient sont enfin livrées ?

  92. adnstep says:

    Oui François, ça fait bien deux semaines que je vois de nouveau les cargos passer en direction de Fos. Il faut bien faire de la place aux conteneurs !

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