Comme le rappelle parfaitement Patrick Artus dans une publication de la fin de semaine dernière sous le titre « Pourra-t-on éviter une crise des dettes ?« , le monde est entré dans une longue période de taux d’intérêt réel négatif pour essayer de se sortir d’une situation d’endettement excessif. Les taux d’intérêt réels négatifs, c’est à dire la situation qui consiste à maintenir des taux d’emprunt des états à un niveau inférieur au taux de croissance de l’économie permettent tout simplement aux états de réduire leur endettement au gré d’une création de richesse supérieure au montant des intérêts qu’ils payent sur la dette.

C’est simple et efficace pour réduire le poids de la dette exprimé en pourcentage de PIB : Si le PIB augmente plus vite que les taux d’emprunt, le poids relatif de la dette diminue.

Malheureusement, un peu comme l’histoire de l’œuf et de la poule, le taux de croissance baisse inexorablement malgré une politique monétaire pourtant agressive. Est ce que ce sont les taux faibles qui sont la cause d’une croissance en baisse ou au contraire la croissance faible qui explique des taux bas ? Personne ne le sait vraiment, même s’il semble acquis que les deux phénomène s’entretiennent l’un l’autre tel un cercle vicieux.

Comme nous vous l’expliquons dans cet article « La politique monétaire est devenue déflationniste ! Les banques centrales à l’origine du mal ? », le remède injecté par les banques centrales est devenu le mal.

Les taux bas entretiennent la croissance faible et empêche de la destruction créatrice qui pourrait nous faire entrer dans un nouveau cycle de l’économie. Au lieu d’accepter la destruction des excès préalable à la reconstruction, nous préférons essayer de maintenir coute que coute l’existant au risque que cela ne devienne insupportable ; A l’instar d’une économie administrée, des pans entiers de l’économie sont maintenus artificiellement rentables grâce à cette politique de soutient excessif que représentent les taux d’intérêt négatifs, empêchant ainsi aux nouveaux acteurs d’innover et de proposer de nouveaux services source de croissance et de valeur.

Nous sommes dans le cercle vicieux d’une politique monétaire qui détruit la croissance pour préserver un semblant de prospérité acheté grâce à un endettement tous les jours plus inquiétant … mais qui devra pourtant être payé, un jour par quelqu’un ! Mais chut… le monde n’a que faire de cette réalité ; Nous préférons vivre dans l’illusion d’une destruction de la valeur de la monnaie qui ne se traduit pas par l’inflation.

Pour le moment, tout fonctionne à merveille. La prospérité apparente (sous l’angle de l’évolution du PIB) profite à tous, les taux de chômage sont au plus bas, les taux de croissance, faible au regard du passé, restent positifs et rien ne semble pouvoir arrêter l’inflation du prix des actifs de recyclage de cette liquidité abondante injectée par les banques centrales (prix des actions ou prix de l’immobilier).

Pour le moment, tout fonctionne à merveille. La croissance forte ne se traduit pas par une hausse des salaires et toute cette belle mécanique de croissance à crédit se fait sans inflation ; Une tendance déflationniste liée à la mondialisation (et l’accès à cette main d’œuvre quasi-gratuite et abondante exploitée par les chaînes de production mondialisée) est accentuée par la politique monétaire comme précisé ci-avant.

Pour le moment, tout fonctionne à merveille. La liquidité mondiale augmente sans limite, l’endettement accélère alors même qu’il est déjà trop élevé, l’inflation du prix des actifs semble sans limite ; Bref, tout cela est formidable et permet de maintenir le système en l’état, même si en réalité tout le monde sent bien que la situation est faussement sous contrôle et qu’il faudra bien payer un jour cette politique monétaire incontrôlable.

Le retour de l’inflation serait une catastrophe qui ébranlerait cette belle mécanique ! Or la démondialisation qui s’organise aura pour conséquence de remettre en cause cette tendance déflationniste qui justifie les taux bas et donc la politique monétaire accommodante.

 

Toute cette belle mécanique monétaire repose sur l’absence d’inflation !

Cette belle mécanique monétaire repose sur une absence d’inflation. En effet, il suffirait que l’inflation redevienne un sujet de préoccupation pour que ce cercle faussement vertueux révèle sont véritable caractère nuisible.

Demain, le retour de l’inflation obligerait les banques centrales à augmenter les taux d’intérêt au risque de déclencher une crise boursière et immobilière dont les conséquences sur l’économie réelle pourrait être violente. L’inflation est donc ce petit grain de sable qui pourrait enrayer une économie mondiale téléguidée par la politique monétaire magique !

Les banques centrales augmentent de manière considérable la quantité d’argent disponible dans l’économie, mais l’inflation, telle que calculée par les statisticiens, n’est aucunement impactée. C’est le rève de l’économiste qui vient de trouver la martingale pour imprimer de la monnaie sans limite sans dégradée, au moins en apparence, la valeur de celle-ci. Magnifique.

Pourtant, l’homme de la rue sait bien que tout cela n’est qu’illusion. Le bon sens de chacun sait bien que les choses sont en train de changer et que l’absence d’inflation est un sujet fragile ; Il suffit de faire ses courses et d’écouter ses envies de consommation.

Aujourd’hui, le consommateur est en grève. Il refuse de continuer à consommer « de la merde » à petit prix pour le bonheur de consommer. Aujourd’hui, le consommateur devient acteur de sa consommation ! Il veut de la traçabilité, de la transparence, du respect de l’envirronnement au risque de devoir moins consommer !

Le consommateur veut consommer moins, mais mieux et rejette la mondialisation excessive de la production. Tous les jours, un article de presse, un reportage pointe les excès d’une mondialisation destructrice.

Hier, je lisais cet article « Allons voir si la rose… » sur l’économie de la rose (fleur) dans Le Monde Diplomatique. C’est à vous dégouter d’être romantique ! Et des exemples comme celui-ci, nous en avons tous les jours. Le consommateur rejette massivement cette mondialisation qui consiste à exploiter des humains ou environnement pour fabriquer le profit des multinationale des pays développés (cf »La grève de la mondialisation se généralise ! Nous vivons la grande transformation du monde ! »).

A ce titre, l’expérience du coronavirus pourrait accélérer cette prise de conscience. Nous allons nous rendre compte à quel point, notre train de vie d’aujourd’hui dépend de l’exploitation des conditions de vie des salariés des pays émergents (dont la Chine) et de leur environnement. Le coronavirus pourrait être en cela un accélérateur de démondialisation. Nous ne pouvons durablement accepter d’être dépendant d’un pays ! (cf »La crise du coronavirus ne sera pas sans conséquences car l’économie est un système complexe irréversible »).

Nous allons nous rendre compte de la vacuité de cette économie qui ne peut fonctionner sans un endettement toujours plus important.

Cette démondialisation est inflationniste. L’homme de la rue le sait bien lorsqu’il va faire ses courses.

Nous voulons tous consommer local, faire vivre les artisans qui pourront alors payer leur cotisations sociales et financer notre retraite de demain, nous voulons tous consommer bio pour protéger la qualité de la terre que nous transmettrons à nos enfants… mais tout cela coute très cher.

Et tout cela, sans évoquer la question du changement climatique qui bouleverse les rendements agricoles et donc les prix.

A quoi bon vous réjouir de la hausse du prix de votre maison ou votre appartement, si vous n’avez plus les moyens de vous acheter un steak haché ?

Je le vois au quotidien lors de mes rendez vous d’assistance patrimoniale. Vous êtes riches en patrimoine, mais vous vous considérez comme pauvres car vos revenus ne vous permettent pas d’avoir le train de vie que devrait vous autoriser l’importance de ce patrimoine.

 

A suivre…

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78 Comments

  1. Pour le moment, tout fonctionne à merveille. La croissance forte  »
    Où ? Où est-ce qu’il y a de la croissance forte ?

    Les états sont endettés, c’est un fait, mais qui détient la dette ? Les états eux-mêmes ? Des fonds privés ? Les entreprises ? Les particuliers ? Un peu tout ça ?

    Corrolaires : qui va payer ? Comment éviter de payer ?

    Si l’inflation revient officiellement, comment en profiter ? Quels placements privilégier ? Faut-il s’endetter maintenant ?

    • Bah, c’est vrai que GF sur ce coup exagère bcp, c’est le moins qu’on puisse dire, mais pour se rassurer un peu en france, avec 1,2% en 2019, on peut dire qu’on a une croissance forte, comparé à des pays similaires comme l’Allemagne ( 0,6%), le japon (0,7%), l’Italie (0,2%)…. Nous, on fait presque aussi bien que le Royaume uni ( 1,3%), ce qui est déjà un bel exploit extraordinaire en soi.. On a plus qu’à courir après l’Espagne, qui fait 1,6%, et qu’on va bientot prendre en exemple , ce qui est quand même un comble, vu les difficultés passées…

  2. Bonjour. Suivre le débat.

  3. Le grain de sable c’est l’endettement actuel des états. C’est comme le mauvais cholestérol.

    Comment se réapproprier une partie de la dette, comment serrer les budgets et comment libérer l’économie au lieu de la complexifier ?

    Je ne vois pas d’avenir dans la politique menée.
    Par contre je vois que le RU va nous faire la nique.
    Il vont faire du bon cholestérol pour une économie en pleine santé sur le plan mondial, quitte à se passer de UE.

    • En accord avec vous, les Grands Béta, vont, c’est probable, nous donner une grande leçon d’économie progressiste.

    • L’état français est endetté à 100%. L’état japonais à 240%. On a encore de la marge, on peut continuer à cacher la poussière sous le tapis au moins 20 ans 🙂

  4. Guillaume, je trouve vos articles toujours très intéressants mêlant philosophie, mode de vie et un brin provocateur,
    Dans ce dernier,
    Je m’étonne, si vous avez du patrimoine et que vous ayez du mal à payer un steak haché, vendez en une partie ou ameliorez votre gestion de budget.
    Cordialement

    • 😉 Je vous remercie de vous inquiéter pour mon budget.

      Il s’agit effectivement d’un second degré qui doit permettre de prendre conscience à chacun de l’écart de prix relatif entre le prix de production local et le prix de production pays émergent.

      • Second degré ou pas, c’est malheureusement la tendance, cet écart important entre patrimoine (parfois important) et revenus (parfois peu importants).
        Une nouvelle fois Merci Macron (non LoL) et vos prédécesseurs pour votre politique fiscale et redistributive qui arrive in fine à donner pour une partie de la population non marginale, des revenus supérieurs aux redistribués qu’aux distributeurs.

  5. julien bonnetouche says:

    Bonjour Guillaume et à tous,

    je suis bien évidemment d’accord avec l’analyse, mais je ne suis pas d’accord avec les conclusions.

    il n’y aura pas de retour à l’inflation (pour le futur prévisible)

    D’ailleurs, les analystes de l’INSEE et autres instituts internationaux sérieux, ne voient rien venir en ce domaine.
    Mais il est bien difficile d’en donner les raisons exactes.

    La mondialisation, avec ses productions asiatiques à bas prix a longtemps été l’explication la plus évidente.
    Mais le coût de la main d’œuvre a tendance à remonter. progressivement, pas partout cependant. C’est ainsi que de la Chine on délocalise vers le Viet Nam où d’autres pays asiatiques, qui gardent des SMIC à 200/300€.
    Si l’on projette sur le long terme, la population mondiale va passer de 7 milliard à 9 milliards dici 2100, essentiellement en Asie et en Afrique, ce qui sera une source de main d’œuvre bon marché pendant encore assez longtemps.( les pays pauvres faisant plus d’enfants que les autres)

    Mais surtout cette mondialisation, au stade où elle en est, entraîne une concurrence de plus en plus forte entre les différents pôles de production de produits industriels mais aussi de services. et pèse si les prix.

    Au delà des États, ou des continents, les entreprises sont les premières concernées.
    Pour survivre et croître, elles doivent absolument prendre les dispositions nécessaires de manière à affronter cette concurrence.

    A cette fin tout est bon !

    concurrence salariale,
    concurrence fiscale,
    concurrence réglementaire,
    concurrence en matière de qualification des personnels,
    et surtout concurrence technologique.

    Ce dernier point est le plus important car son évolutivité est bien plus rapide que pour les autres domaines.
    La digitalisation pénètre les entreprises à tous les niveaux, et procure d’énormes gains de productivité en même temps qu’elle offre à ses clients des produits et services de plus en plus performants pour un prix qui ne bouge pas ( exemple les voitures et les ordinateurs)
    ça va très vite, au point que la dérivée seconde du progrès digital semble positive.

    Tout cela « pèsera » sur les prix et donc sur l’inflation, pendant encore longtemps.

    les relocalisations dans ce contexte, me paraissent faire partie d’un tout :

    l’entreprise va relocaliser tout ou partie de ses activités si elle en tire profit, et non pas uniquement pour des raisons pratiques ou d’écologie.
    Il se peut par exemple que la robotisation, améliore la rentabilité. Il se peut aussi que les circuits de distribution soient plus avantageux, ou que les personnels soient plus qualifiés, ou que la fiscalité se soit suffisamment améliorée entre temps.
    La relocalisation ici ne sera pas du tout inflationniste, au contraire.

    L’écologie dans toutes ses applications suit un raisonnement identique.

    Les « climato-sceptiques » sont réduits à la portion congrue : A peu près tout le monde et surtout les entreprises ont conscience que cela doit être pris en compte, que ce soit par conviction ou pour des raisons commerciales.
    Naturellement elles ne bouleversent pas tout du jour au lendemain, mais réduiront l’empreinte carbone progressivement.
    Cela ne résoudra pas tout, car il y a encore plusieurs milliards d’humain qui souhaitent bénéficier d’un progrès consommateur d’énergie.

    je crois que pour toutes ces raisons l’écologie, progressera tant dans les esprits que dans le comportement quotidien des hommes mais n’interfèrera que peu sur l’inflation.
    Encore une fois cela ne peut se faire que petit à petit, et d’ailleurs la planète a 100 ans pour y parvenir (selon les « experts » ). Ici aussi le progrès technologique sera essentiel (hydrogène, fusion nucléaire…)

    Quant au bio, j’ai entendu que la proportion dans la consommation ( en France) ne dépasserait pas 20% pour des raisons économiques tant du point de vue des consommateurs que des producteurs.
    20% c’est aussi la proportion de la population qui actuellement bénéficie de la mondialisation( les plus riches)
    Son impact restera donc limité.

    Les taux :

    les taux sont à la baisse depuis 1980 environ. Sans interruption, après avoir été augmentés jusqu’à 20% pour casser l’inflation.
    Depuis l’inflation ne cesse de baisser pour les raisons invoquées plus haut, et les taux sont plutôt à la remorque de l’inflation.
    les banques centrales les maintiennent bas pour essayer d’avoir une inflation proche de 2 % mais sans y parvenir.
    par conséquent il n’ont pas beaucoup de chances de remonter.( Si ce n’est que les banques centrales vont essayer de rester autour de zéro plutôt que négatif du fait des problèmes engendrés pour les banques et assurances)

  6. julien bonnetouche says:

    Autre chose :

    l’inflation ne se mesure pas « quand l’homme de la rue va faire ses courses »
    C’est calculé plus sérieusement et moins « café du commerce » que ça !!

    • Mais alors pourquoi la BCE voudrait elle engager une revue stratégique pour intégrer l’évolution du prix des logements dans l’indice des prix alors même que l’homme de la rue sait bien que la hausse du prix de son logement est une forme d’inflation !

      La statistique n’est pas une matière en elle même, elle n’est que le reflet en chiffre de ce que vivent les citoyens. Les chiffres ne servent à rien s’ils ne décrivent pas la réalité. Il est tellement facile de faire dire ce que l’on veut aux chifres en fonction de ce que l’on veut démontrer.

      • Effectivement, Guillaume, on calcule comme on veut pour prouver ce qu’on veut. En l’occurrence que ni loyers ni achats immobilier ne pèsent pas, ou peu :

        « Les prix des loyers et charges ont évolué en moyenne de 1,9 % par an de 1998 à 2018, soit un peu plus que l’inflation d’ensemble (1,4 %). Le poids des loyers est faible dans l’indice des prix à la consommation (IPC), principale mesure de l’inflation, compte tenu du fait que cette dépense est nulle pour les propriétaires. Mais même si l’on restreint la mesure aux seuls locataires, l’inflation globale reste en moyenne de 1,4 % par an.

        https://www.insee.fr/fr/statistiques/4126450

      • « La statistique n’est pas une matière en elle même, elle n’est que le reflet en chiffre de ce que vivent les citoyens. Les chiffres ne servent à rien s’ils ne décrivent pas la réalité. Il est tellement facile de faire dire ce que l’on veut aux chifres en fonction de ce que l’on veut démontrer. »

        Complètement d’accord avec cette assertion.
        Et comme je l’ai maintes fois écrit sur ce blog, cette inflation « minimalisée » n’est pas ou à minima ne reflète pas l’inflation réelle subi par les citoyens consommateurs. Elle est probablement 3 à 8 fois celle annoncée par l’INSEE.

  7. julien bonnetouche says:

    Oui et pour compléter la réponse d’adnstep, et rendre les choses plus claires pour le lecteur :

    En France 60% des gens sont propriétaires. C’est considéré comme un investissement et ne rentre donc pas en compte pour la mesure de l’inflation.

    Sur les 40% restant, ,20% ont des loyers sociaux donc bas en encadrés.

    Seuls 20% sont pris en compte pour l’inflation.

    Ce qui nous donne globalement 6% pour la composition de l’indice de l’INSEE et 14% si l’on tient compte des charges diverses.

  8. « on calcule comme on veut pour prouver ce qu’on veut » ,On ne peut plus juste assertion !Comme l’Insee pour le chômage ou intégrer la prostitution et le trafic de drogue dans le calcul du PIB!

    • @PCC
      Et c’est bien normal. Ces deux métiers des plus anciens apportent un réel service aux consommateurs.

      Vite, une pétition pour rouvrir le One Two Two !

      Accessoirement, ça aurait évité à un certain candidat aux municipales de se retrouver pris en fâcheuse posture.

  9. « Les taux d’intérêt réels négatifs, c’est à dire la situation qui consiste à maintenir des taux d’emprunt des états à un niveau inférieur au taux de croissance de l’économie permettent tout simplement aux états de réduire leur endettement au gré d’une création de richesse supérieure au montant des intérêts qu’ils payent sur la dette. »

    Pour réduire l’endettement de cette manière, encore faudrait-il que cet Etat arrête de nouvelles dettes, ce qui n’est pas le cas quand son propre budget est déficitaire de quelques 29% soit proche de 100 milliards€ en 2019 et 2020.

    https://www.lesechos.fr/economie-france/budget-fiscalite/budget-2020-le-deficit-de-letat-se-maintient-a-un-niveau-extremement-eleve-1135228

  10. A tous ceux qui se reconnaîtront:

    [ Celui qui gagnera vraiment lors de la prochaine crise…

    J’essaie de vous faire raisonner en dehors du cadre habituel – « outside the box », comme disent les Américains.

    Vous êtes structuré par la parole des autorités et vous avez du mal à voir le monde autrement que par le prisme intellectuel que leurs récits vous impriment. Vous pensez comme si le marché était la réalité, comme s’il l’épuisait. Vous êtes dans la bulle parce que l’on vous y a mis – et vous pensez donc avec les schémas qui sont ceux de la bulle.

    Ce que je dis pour la Bourse est vrai pour la politique : on vous a mis dans une bulle avec de fausses classes droite/gauche par exemple. Dans cette bulle, Emmanuel Macron est en même temps de droite et de gauche.

    Vous pensez à travers les classes d’actifs que l’on vous a enseignées, vous pensez au travers des catégories et des concepts que l’on vous fourre dans le crâne, les taux, les multiples cours/bénéfices, la volatilité, le risque, etc.

    Découvrez la confession d’un spécialiste des marchés sur ce qu’il considère comme « la plus grande manipulation boursière de tous les temps » – et comment la retourner à VOTRE avantage.

    Tout est expliqué ici.

    On vous a mis dans l’univers des grands prêtres, l’univers monétaire, celui de la monnaie, des actions, des obligations, des fonds d’Etat, de l’or – et vous pensez que ce que votre esprit manipule, ce sont des catégories réelles. Des catégories qui reflètent le réel.

    L’éléphant dans la pièce

    Eh bien non, archi-non. Tout cela, tout ce que vous manipulez dans votre tête, ce sont des signes, c’est du papier – du papier dont l’origine, surtout en ce moment, c’est la planche à billets numérique, pas le réel.

    C’est l’éléphant dans la pièce : il est tellement gros que personne n’y pense. C’est la lettre volée d’Edgar Allan Poe – elle est devant les yeux et personne ne la voit.

    Tout ce dont on parle, c’est du vent, du papier. Ce ne sont pas des classes d’actifs mais une seule et même classe d’actifs : le papier. Tout comme les partis politiques sont un seul parti, celui de la reproduction du système et de l’imaginaire social qui permet de vous exploiter.

    Tout comme lorsque vous pensez au prix, que vous confondez avec la valeur de cet actif, vous dites qu’il vaut 100 ou 200, vous oubliez que vous exprimez le prix de cet actif en un autre actif papier ou digital, le dollar. Vous êtes dedans ! All in, comme on dit au poker.

    Jouer la faille

    Je soutiens que la pensée qui sera un jour utile, celle qui fera la différence, ce sera celle-là : celle qui jouera la faille, la non-adéquation entre le monde des autorités, le monde des signes, et le vrai monde, le monde réel.

    Celui qui gagnera sera celui qui se situera en dehors de la névrose ambiante, qui pensera autrement. Celui-là sera vraiment adapté à ce qui va se passer.

    Ce sera celui qui fonctionnera en ayant compris que tous les actifs dont on parle ont le même sous-jacent – la monnaie.

    L’univers des actifs que vous connaissez, c’est la monnaie – de la même façon que le sous-jacent de la valeur des hypothèques en 2007 était la valeur des maisons… ou plutôt la croyance en la hausse perpétuelle de leur prix. Ici, le sous-jacent de tous les marchés, c’est la monnaie, la liquidité et la croyance que plus jamais elles ne manqueront parce que la Fed l’a promis.

    Vous comprenez que la soi-disant diversification pour réduire les risques est un mythe ; vous comprenez qu’il n’y a à l’intérieur des marchés, face au risque suprême, aucun refuge.

    Si vous avez compris viscéralement cela, alors vous êtes prêt pour, un jour, affronter la crise. Celle-ci sera en effet la rupture de l’invariant ultime : la croyance dans les pouvoirs des apprentis sorciers et le mythe de la liquidité infinie sous-jacente.

    Il n’y a que deux et seulement deux grandes catégories de classes d’actifs. Il y a le papier et il y a le réel. Il y a ce qui est imaginaire et imaginé… et il y a ce qui existe, sonnant et trébuchant.

    Note : j’ai souligné en gras (dommage le gras n’apparaît pas ici!) le « en même temps » pour faire réfléchir et vous inciter à penser que quand on utilise le « en même temps », cela signifie souvent que l’on est dans l’imaginaire, dans l’infantile – car le réel, l’adulte, sont faits de choix et… de deuils.] B. barthez

    • source ? qui est l’auteur ?

    • OUI . Un système économique, ça marche tant que tout le monde pense pareil, c’est même le seul impératif pour que ça fonctionne, c’est bien pour ça que les médias sont détenus par une poignée de milliardaires. ( ce n’est pas pour faire de l’argent qu’ils ont investi dans les médias, la majorité des médias sont déficitaires, et pourtant les milliardaires ne sont pas des idiots, on ne peut pas le nier.) . Pour que le système continue, il n’y a pas d’autre choix. Si trop de voix discordantes arrivaient à se faire entendre, tout s’effondrera. Il y a le papier et il y a le réel , et le réel n’a aucune importance, tant que tout le monde croit au papier.

      • Riche&Célèbre says:

        Bigrement intéressant… À suivre ?

      • L’histoire a tout de même montré que certains systèmes résistaient mieux aux crises que d’autres. Où plutôt, qu’ils ne résistent pas, ils se transforment et s’adaptent…

      • Quand Niel prend des parts dans le Monde, c’est surtout pour éviter que le Monde tape trop sur Iliad. Un peu comme les entreprises achètent des formations sur la diversité à SOS Racisme pour éviter les problèmes. Dans un autre pays, on appelle ça le pizzo, mais ce n’est pas érigé en système d’état comme ici.

      • Oui effectivement c’était cela le modèle soviétique !!!!

        Pour ma part, je ne pense justement pas « pareil », je pense le plus souvent le contraire et j’avoue que jusque là, ça ne m’a pas desservi: le concret, le tangible, le réel avant le papier, le virtuel !
        Mais en même temps je ne suis pas milliardaire et très loin de l’être! 🙂 🙂

      • « ce n’est pas pour faire de l’argent qu’ils ont investi dans les médias »
        En fait, quand les patrons des télécoms ont investi dans les media, c’était aussi pour alimenter la guerre des prix sur les abonnements de téléphonie mobile et faire de l’optimisation fiscale.

        En effet, la presse bénéficiant d’une TVA réduite à 2.1%, alors que la TVA de l’abonnement mobile est de 20%, ils pouvaient proposer un abonnement plus faible en vendant un package abonnement + offre kiosque journaux et en ne répercutant pas la TVA.

        En proposant des services de presse groupée, SFR (Drahi) et Bouygues, ceux qui ont pratiqué ce « dumping fiscal », ont appliqué une TVA de 2,1% sur une partie de leurs forfaits. En profitant de ce taux de TVA réduit, SFR et Bouygues ont économisé plusieurs centaines de millions d’euros par an, jusque fin 2017.

    • Les signes, c’est important, c’est même fondamental ; la civilisation humaine est fondamentalement une civilisation du signe, et ce depuis le néolithique…

  11. julien bonnetouche says:

    Michel,

    « Oyez oyez, Ici le Savonarole des marchés, ré-allumons le bucher des vanités » !!

    c’est toujours la même chose !! et vous nous refaites le même scénario.

    • Lisez et comprenez, réfléchissez au lieu de caricaturer !

      En fait au lieu d’adresser ce texte « A tous ceux qui se reconnaitront » je voulais vous l’adresser personnellement.
      Je vois que c’était inutile puisque vu votre réaction, vous vous êtes senti visé et si vous vous êtes senti visé, c’est que cela a dû créer une sorte de malaise, de doute dans l’hémisphère gauche de votre cerveau (le cerveau de la raison, le cartésien).

  12. julien bonnetouche says:

    Michel,

    vous vous laissez aller lorsque vous dites que je ne réfléchis pas et que je ne comprends rien !!
    Mais je vous pardonne cet excès.
    La monnaie est effectivement un château de cartes sur lequel dansent les démons de l’avidité humaine.
    Mais nous le savons, et c’est le cas depuis toujours.
    Rien de nouveau si ce n’est l’ampleur due la la mondialisation.
    Vous l’aurez votre crise, un jour …

    Mais en attendant, la vie est une vaste comédie, suspendue à un fil fragile, et le seul vrai devoir des hommes est d’en profiter en s’amusant.

    j’ai trouvé la bonne recette il y a longtemps déjà :
    Pour réussir dans ses entreprises quelles quelles soient, il faut avoir de la chance.
    et pour avoir de la chance, il faut être optimiste, aller de l’avant, et croire en soi.
    Jusqu’ici cette méthode marche plutôt bien !!

    Je crois que vous manquez un peu d’optimisme Michel …

    • Peut-être manque-je d’optimisme, mais en tous cas je suis réaliste et comme je vous l’ai déjà dit, me semble t-il, je ne crois pas à la chance ! Pour moi la ce que les gens appellent la chance c’est quand le hasard frappe favorablement et la malchance réciproquement.
      Sur le reste je suis plutôt d’accord avec vous. notamment sur le fait que les bonnes choses arrivent majoritairement à ceux qui s’en donnent les moyens et d’autant plus avec raisonnement et intelligence.
      J’ai été un tantinet provocateur parce que j’ai l’impression que vous êtes « aveuglés » par votre optimisme quelque peu béa, pour ne pas dire naïf.

      Quand il est écrit ci-dessus:
      « Vous êtes structuré par la parole des autorités et vous avez du mal à voir le monde autrement que par le prisme intellectuel que leurs récits vous impriment. Vous pensez comme si le marché était la réalité, comme s’il l’épuisait. Vous êtes dans la bulle parce que l’on vous y a mis – et vous pensez donc avec les schémas qui sont ceux de la bulle. »,

      vous avez l’air de prendre cela comme normal, une comédie certes, un « château de cartes » mais avec laquelle il faut s’adapter, comme si cela allait durer éternellement quitte à s’associer « aux démons » de l’activité humaine pour en profiter un max.
      Hé bien non à mon sens une mécanique mal montée, mal graissée ne dure pas très longtemps, seuls celle bien conçue, saine a vocation à durer. Vous oubliez que l’histoire est de mon côté pas du vôtre.

  13. Quel pouvoir d’achat reste-t-il aux salariés français une fois que l’on tient compte de la consommation d’énergie et du coût du logement ? par Natixis ce matin.

    Si on regarde la progression du salaire réel par tête en France, qui est plus rapide que celle de la productivité du travail, on a le sentiment que les salariés français ont bénéficié d’une hausse convenable de leur pouvoir d’achat.

    Mais il faut tenir compte de deux facteurs qui réduisent le pouvoir d’achat :
    – la hausse du prix relatif de l’énergie ;
    – la hausse du coût du logement, qu’il soit loué ou acheté.

    Si on soustrait de la hausse du pouvoir d’achat les effets de ces hausses, on voit qu’on perd en France, depuis 1998, 22% des gains de pouvoir d’achat.

    https://www.research.natixis.com/Site/en/publication/uSpRdExAI9DjmUv_YOsNVe2IYHtp6xxRu2lNM_rtSxU%3D?from=email

    • Vous oubliez la HAUSSE de la fiscalité, notamment pour les classes moyennes les plus sensibles à cet item.

    • Je trouve les chiffres de Natixis optimistes. Quoique, ils se limitent aux salariés. Il faudrait intégrer les retraités pour avoir une vision plus juste.

  14. Plus on nous encourage à faire des économies d »énergie et plus on fait attention à ses conso d’énergie(achat d’électro- ménager plus cher mais consommant moins…) plus les factures augmentent ,plus l’accumulation de taxes qui se rajoutent en bas de facture plus TVA à chaque ligne…

  15. julien bonnetouche says:

    Guillaume,

    Je ne comprends pas bien ce que vous voulez démontrer :

    Le prix de l’énergie :

    En 1998 le pétrole était à 70 $ le baril. soit à peu près la même chose qu’en ce moment.
    Si le litre d’essence coûte un peu plus cher c’est uniquement à cause des taxes.

    Le prix du logement :
    si les gens achètent leur logement, c’est un investissement qu’ils font. C’est de l’argent qu’ils économisent et qu’ils retrouveront au moment de leur retraite par exemple.

    Et on l’a dit seulement 20% des gens sont concernés par le marché (plus ou moins libre) de la location

    Mais si j’essaye d’aller dans votre sens, vous dites en gros la chose suivante :

    Bien que les salaires augmentent plus que la productivité et que l’inflation, les français ont le sentiment que leur « resta à vivre »est insuffisant.

    Cela s’explique aisément :

    les dépenses contraintes et les besoins que les gens se sont créés sont plus élevées qu’autrefois :

    les habitations sont beaucoup plus confortables (chauffage, SDB etc… ) et tout ce qui va avec.

    les vacances aussi que presque tout le monde prend maintenant.

    Et puis les chaines payantes, le téléphone, l’internet et tous les gadgets…

    Même la nourriture est plus variée et plus haut de gamme. les paysans d’avant mangeaient tous les jours la même soupe avec du cochon dedans. Et si c’était du BIO ils le faisaient sans le savoir.

    Il y a globalement une amélioration considérable du confort de vie de la grande majorité de la population.

    Et puis n’oublions par notre fameux système social que « le monde entier nous envie » et qui nous coûte en impôts tout ce que les autres habitants de la planète ne payent pas.
    Mais les français y tiennent et pour rien au monde voudraient l’abandonner.
    Alors ils doivent en accepter le coût, et que cela grève aussi leurs autres dépenses.

    Et j’allais oublier les retraites, qui sont parmi les plus élevées du monde. ça coûte aussi beaucoup.

    Il parait évident que l’on ne peut pas tout avoir.

    Mais bon, le français ne le comprennent pas bien car ils pensent que contrairement aux leurs, les finances de l’État sont infinies. Et que si on ne leur donne pas davantage c’est uniquement par mauvaise volonté !!

  16. julien bonnetouche says:

    Michel,

    Tout comme moi vous avez un certain age.

    Imaginez que vous ne viviez pas assez longtemps pour voir la crise cataclysmique que vous présentez, parce que celle ci aurait pris un malin plaisir à se faire désirer.

    Toute cette vie passée dans l’attente du grand soir sans pouvoir dire  » j’y étais » !!

    Quelle déception tout de même !!

    • Votre imagination déborde mon cher Julien.
      D’une part, je ne suis pas à attendre la crise cataclysmique ou pas comme vous semblez le croire, je me prépare voire me protège seulement au cas Où, pour ne pas tout perdre et d’autre part j’ai des enfants et des petits enfants, et c’est pour eux que j’ai le plus d’appréhension, à l’image des mères et pères de famille des années (folles !) 30 qui voyaient monter le nazisme outre Rhin.

      Maintenant, imaginez le contraire, que cette crise arrive demain, (demain au sens quelques mois/années), quelle déception pour vous de tout perdre, quelle déception d’avoir mis une vie de travail et peut-être d’abnégation et ne rien transmettre à vos descendants ! Ce jour là, vous vous direz, comme des millions de Français: « si j’avais su! »

  17. Je ne démontre rien je constate,même logement depuis 15 ans,même installation électrique aux normes ,pas de clim,jaccuzzi ou autres délires énergivores,pas de bouquet à 3200 chaînes je travaille pas le temps de regarder je laisse çà aux inactifs que je finance,les enfants(4….) tous partis ….et les factures EDF augmentent toujours ,mais oui j’oubliais linky qui est passé par là!Plus les taxes en fin de factures pour financer les erreurs de la superpolytechnicienne ‘Atomic Anne,Areva,EPR,renouvelable foireux,acquisitions étrangères douteuses,le CE tenu par la CGT…
    Merci je sais que le litre d’essence est composé à 80% de taxes.
    Votre commentaire précédent était sur l’énergie et le logement,vous rajoutez des éléments auxquels je souscrit ,quant aux retraites vu les retours que j’ai eu sur mes commentaires à ce sujet dans vos articles précédents vous savez ce que j’en pense!

    • Linky, quel rapport ?

      • Passez au Linky et vous comprendrez…

        • J’y suis mon cher ami et je connais très très bien le sujet.
          Ne vous laissez pas influencer par toutes ces âneries qui circulent sur internet!

          • inflation chinoise says:

            Quelquefois la vérité se trouve dans le vécu et l’expérience mais pas toujours c’est vrai , il faut faire la part des choses pour une analyse subjective

          • Comme sur ce site….
            Pas besoin des âneries d’internet mes factures suffisent!

        • Linky installé depuis un peu plus de 2 ans. Conso électrique dans une marge de +/- 5% par rapport aux années précédentes, soit une variation normale sachant que eau chaude et chauffage sont au gaz. Damned, Linky n’a pas modifié ma consommation, serais-je l’élu ? Serieusement, la quantité de français qui prêtent à Linky – qui n’est qu ‘un bête Wattmètre connecté – des propriétés surnaturelles est étonnant. Sans doute faut il y avoir un reflet du niveau scientifique et technique francais lamentablement bas, l’un des plus faibles de l’OCDE…

          • Vous avez raison, les personnes qui enregistrent une surconsommation sont celles qui avaient, avant le remplacement par un linky un compteur en sous comptage.
            Ils étaient soit en limite inférieure de l’EMT (Erreur Maximale Tolérée qui varie en fonction de la classe du compteur) soit carrément en dysfonctionnement.
            Ces compteurs qui fonctionnaient sur le principe d’un disque qui tournent en fonction de la consommation, ont, du fait d’éléments mécaniques, tendance à sous consommer en vieillissant.
            Ce n’est pas le cas pour les Linkys qui fonctionnent sur la base d’éléments électroniques (pour le moment car on a pas réellement de recul) et dont la précision est nettement bien meilleure que les anciens compteurs électromécaniques.
            Il est probable que votre ancien compteur sous comptait et maintenant, avec votre Linky, il est plus précis, beaucoup plus précis. Vous avez l’impression de vous faire entuber aujourd’hui alors que c’était avant que EDF se faisait avoirt.

            N’oubliez pas en revanche que certains compteurs, même s’ils étaient minoritaires, su-rcomptaient et les personnes dont on a remplacé leur compteur par un Linky se réjouissent de ce changement.
            Il en est de même pour la puissance maximale souscrite. Auparavant, le disjoncteur pouvait déclencher bien au delà de cette puissance du fait là aussi d’un mécanisme électromécanique dont la tolérance pouvait aller de +15 à +45% de la puissance souscrite.
            Aujourd’hui cette tolérance est définie numériquement/ électroniquement et de l’ordre de 2%, donc bien plus précise, ce qui a obligé bon nombre de foyers en limite de passer à une souscription supérieure donc plus chère.

            https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000027814134&categorieLien=id

    • Linky n’a rien changé pour la plupart des gens.
      Pour certains (400 à 500 litiges par an les premières années de pose), il a provoqué une hausse de la facture tout à fait explicable : ce sont des clients dont la consommation était sous-estimée avec l’ancien compteur. En effet, avec ces anciens compteurs, les clients pouvaient parfois bénéficier d’une puissance supérieure à celle définie dans le contrat. Pas avec Linky, qui facture tout ce qui dépasse. Pour ces gens, pas d’autre choix que de passer au contrat supérieur, avec augmentation de l’abonnement.

      « Les factures EDF augmentent toujours » : oui, mais pas à cause de Linky. Quoique, il faut bien payer le coût d’installation.

  18. A mon sens, rien ne change depuis la nuit des temps. Pas très utile de philosopher.
    Passées les dépenses Afin de répondre aux besoins primaires, soit on économise, soit on dépense. Et on oublie de peter plus haut que son cul !!!
    On peut acheter le dernier ephone, la dernière bagnole à la mode tous les 2 ans, changer de canapé tous les 3 ans etc….

    Après, il ne faut pas gueuler qu’on a pas de thunes.

    • La question du débat n’était pas là. Elle était pour ceux qui ont un patrimoine (et qui, si je ne me trompe représente la majorité des débatteurs de ce blog) et le cas échéant un peu de « tune », que doivent-ils en faire: se protéger au cas où une nouvelle crise devait frapper ou continuer invariablement de s’euphoriser dans la folie des marchés et des bulles actuels ?

  19. inflation chinoise says:

    En chine l’inflation des produits alimentaires atteint 5% en glissement mensuel , les promoteurs immobiliers qui vendent traditionnellement en cette période de fêtes des dizaines demilliers de logements n’en ont vendu que 4 , les billets sont désinfectés , les boutiques de vêtements fermées ( à cause de multiples essayages qui sont interdits ) , la plus grosse erreur se trouve sur le diamond princess , des gens mis en quarantaine dans un bateau a ventilation centrale  » c’est la condamnation  » , plus de mille touristes dans la nature au Cambodge dont un peu plus de 200 déja aux quatre coin du monde après la découverte d’un cas américain pourtant contrôlé négatif plusieurs fois auparavant , les criquets qui ont ravagé l’agriculture est africaine et commencent à arriver en Inde .

    Oui l’hyperinflation arrive a grands pas !!!

    Les grands gagnants vont être ceux qui ont investit dans les villas , hotels particuliers et maisons individuelles pour obtenir la sécurité sanitaire absolue. La ruée vers l’or vert !!
    La chose qui a le plus de valeur est la santé !

    • En même temps, si ils ne bossent pas à cause du virulent virus, ils n’auront pas de sous, et du coup les prix auront vraiment du mal à monter..; Le prix du riz risque de monter, c’est vrai, ( des autres produits alimentaires aussi) mais pour le reste…..

    • Le réseau d’adduction d’eau est le même pour tous.

    • Ah, je me disais bien que quelqu’un allait nous en parler !
      J’ai encore gagné un pari avec moi-même.

      • J’ai une autre théorie du complot, que je pense originale (n’hésitez pas à me détromper).

        Vous savez que les USA traversent une grave crise due au fentanyl, une drogue qui fait des ravages. Le fentanyl, c’est un opiacé de synthèse aux capacités euphorisantes, considéré comme 40 à 50 fois plus puissant que l’héroïne et 100 fois plus fort que la morphine.

        La crise des opiacés aux États-Unis, c’est plus de 400.000 morts par overdoses entre 1999 et 2018, et plus de 130 morts par jour aujourd’hui encore. Le problème a pris une telle ampleur que l’espérance de vie a baissé aux États-Unis en 2017 par rapport à 2014, dégradation historique principalement due à la crise des overdoses de drogues, selon des statistiques de santé américaine. « C’est la première fois que l’on voit une tendance à la baisse depuis la grande épidémie de grippe de 1918 », expliquait alors à l’AFP Robert Anderson, chef des statistiques de la mortalité au Centre national des statistiques de santé.

        Parmi les victimes célèbres, on trouve Prince, Dolores O’Riordan (des Cranberries), Tom Petty, le rockeur de l’Amérique profonde, … et quelques rapeurs.

        D’où vient cette crise qui frappe les États-Unis ? Beaucoup d’experts reconnaissent aujourd’hui que la crise des opiacés a commencé par la surprescription de médicaments antidouleur comme l’OxyContin du laboratoire américain Purdue, alors qu’ils étaient jusqu’au milieu des années 90 réservés aux maladies les plus graves.

        Le gouvernement Trump a fait de la crise des opiacés une priorité de santé publique en octobre 2017, permettant de débloquer des fonds importants pour lutter contre la crise, améliorer le traitement et la prévention des dépendances aux drogues, un problème qui ne date pas des opiacés, et trouver des solutions non addictives à la douleur.

        Au-delà de la répression du trafic des opiacés, les Instituts nationaux de santé (NIH) ont lancé en avril 2018 une initiative baptisée HEAL pour trouver des solutions médicales et scientifiques à la crise, à laquelle a été allouée pour l’année fiscale 2019 la somme record de 945 millions de dollars.

        La plupart des États américains se sont par ailleurs, via leurs procureurs, montrés très agressifs dans les poursuites contre l’industrie pharmaceutique.

        Or, tous ces produits sont fabriqués en Chine.
        Et la plupart des consommateurs, en plus de leurs prescriptions légales, se fournissaient sur le Dark Web, des achats effectués via des revendeurs à Hong Kong ou en Chine continentale, moyennant paiement par cryptomonnaie, PayPal ou carte de crédit, selon plusieurs responsables.

        Peu à peu, on commence à se demander si l’état chinois n’est pas derrière tout ça. Une sorte de Guerre de l’opium à l’envers (https://fr.wikipedia.org/wiki/Guerre_de_l%27opium), une façon de mettre l’Amérique à genoux, comme le Royaume-Uni l’avait fait avec la Chine.

        Depuis des mois, Donald Trump reprochait, entre autres, à la Chine de ne pas avoir mis fin à la production et à la vente de fentanyl. Et depuis des mois, la Chine ne faisait rien.

        Ce qui devait arriver arriva : la réponse du berger à la bergère. Fin 2019, le coronavirus touche la Chine, paralysant sa production.

        Les effets sont rapides : dès février 2020, la Chine ouvre grand ses frontières aux produits agricoles américains, baisse ses droits de douane sur les importations américaines, favorise l’arrivée des banques étrangères, … Objectif atteint donc ? En tout cas, un coup dur de plus contre la Chine qui se voyait déjà plus grosse que le boeuf.

      • inflation chinoise says:

        il faut regarder l’historique du laboratoire P4 qui est précisément situé dans la ville de Wuhan .

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