Un article publié la première fois le 02 Octobre 2019 

 

La fin de l’année approche, il est temps de vous proposer nos scénarios stratégiques pour l’année 2020 qui s’approche. Il s’agit d’un exercice que nous vous proposons une fois par année. Dans ce premier article, nous allons explorer l’environnement global qui pourrait nous guider pour toute l’année 2020.

Il s’agit de prendre de la hauteur, d’essayer de nous projeter au delà du flot de l’immédiat afin d’être capable de prendre des décisions cohérentes avec les grandes tendances de long terme.

Dans l’exposé qui suit, je vous présente ma vision du moment, elle est par nature subjective et vous devez la critiquer ! Je n’en sais pas plus que vous.

Mais avant d’explorer ce qui pourrait nous attendre pour l’année 2020, il me semble utile de relire les articles similaires publiés en 2018 et 2019 :

Ces analyses stratégiques sont une narration du monde économique et politique. Il est délicat de la couper par année civile, mais prêtons nous tout de même à l’exercice.

En 2020, nous devrions naturellement vivre dans le prolongement des mouvements initiés en 2018 et 2019. De manière synthétique, les deux thématiques sous-jacente dans les stratégies d’investissement 2018 et 2019 vont fusionner : Face à une politique monétaire devenue nuisible, la politique budgétaire va financer le front populaire écologique.

En 2020, nous pourrions assister à la fusion de tous les mouvements financiers et sociétaux qui se mettent en place depuis quelques années. L’année 2020 pourrait être une année chargée. L’année 2020 pourrait être :

– L’année de la révélation du caractère nuisible des politiques monétaires devenues déflationnistes ;

– L’année de la mobilisation des populations aux profits d’un front populaire écologique qui sera à l’origine d’une accélération la remise en cause du libéralisme et des excès de la mondialisation ;

– L’année de la relance budgétaire face à une fin de cycle économique logique après 10 années de croissance ; Un budget de guerre mobilisé pour une meilleure protection de notre environnement.

 

 

2020, l’année de remise en cause des politiques monétaires devenues déflationnistes.

La politique monétaire engagée par les banques centrales à pour unique objectif la stabilité des prix que la communauté considère comme étant une inflation fixée à 2% par année. Toute la politique monétaire est orientée vers cet objectif d’inflation.

Pour y parvenir, le raisonnement des banques centrales est simple : Puisque l’inflation est le résultat d’une économie dont l’offre de production ne parvient pas à répondre à la demande, il suffit de baisser les taux d’intérêt pour relancer l’économie et donc l’inflation. Le raisonnement paraît étrange, mais c’est bien celui qui est au cœur de la politique monétaire des banques centrales comme l’explique très bien cet article publié dans Alternative Économique sous le titre « D’où vient l’inflation ?. Extrait :

« Spécialiste des phénomènes monétaires, l’économiste américain Milton Friedman part d’une idée simple : toute augmentation de la masse monétaire au-delà de ce qui est nécessaire pour assurer les transactions entraîne celle du niveau général des prix.  » La cause immédiate de l’inflation est toujours et partout la même : un accroissement anormalement rapide de la quantité de monnaie par rapport au volume de production « 

[…]

L’inflation ne serait donc possible que si les banques centrales l’autorisent, par une politique trop laxiste au regard de la maîtrise du crédit. L’abondance de crédit nourrirait alors une demande excessive par rapport aux capacités de production, ce qui se traduirait par une hausse des prix. »

 

Ce postulat de base est simpliste et nous, les hommes de la rue, ceux qui n’ont pas le pouvoir de savoir, comprenons intuitivement que ce n’est pas vrai, ou du moins que ce n’est pas vrai passé un certain niveau : Faciliter les crédits n’est pas nécessairement source d’inflation si la production est excessive face à une population qui n’a pas les moyens (ou le besoin) de consommer. On ne fait pas boire un âne qui n’a plus soif…

Pourtant, les politiques monétaires persistent et accélèrent même dans cette idée d’une nécessaire baisse des taux de crédit pour relancer l’activité et donc l’inflation. Nous sommes même arrivé au point ou la politique monétaire devient déflationniste.

 

En 2020, les banques centrales tombent de leur piédestal et redeviennent dépendantes de la société et du politique. Le caractère nuisible de la politique monétaire mené depuis 2009 va s’imposer, sans pouvoir totalement être remis en cause pour ne pas prendre le risque d’un effondrement économique d’un système fragilisé. En 2020, la confiance de la toute puissance des banques centrales pourrait être endommagée. Les banques centrales retrouvent leur rôle originelle. Elles ne sont plus la solution mais simplement un moyen.

 

 

2020, l’année de la mobilisation des populations aux profits d’un front populaire écologique.

En 2020, la prise de conscience écologique va s’accélérer et un front populaire écologique va obliger les gouvernants à accélérer la mutation écologique de la société. Ce populisme écologique pourrait même prendre le pouvoir face au populisme d’extrême droite.

Le front populaire écologique n’est en vérité que l’expression d’un double mouvement de la société qui se protège contre les excès du dogme libéral du tout marché (cf « La grande transformation » Karl Polanyi). La prise de conscience écologique, c’est la nécessité de protéger l’environnement contre les excès de la mondialisation et d’un libéralisme qui vise à imposer le marché aux détriments de l’organisation des sociétés.

Ce front populaire écologique qui pourrait prendre forme en 2020 pourrait être au cœur d’une recomposition économique puis politique de grande ampleur.

On parlera alors de régionalisation de la production, et non plus de mondialisation ; de relocalisation ; de protectionnisme écologique qui taxeront les importations peu vertueuses pour l’environnement ou les chaine de production excessivement mondialisées (cf »Chaînes de valeur globales » par Philip S. Golub publié dans Le Monde Diplomatique, Octobre 2019) ; … En 2020, on se rendra compte que Trump avait probablement raison sur cette question de mondialisation (cf »[Réflexion] Et si TRUMP avait raison ? Le protectionnisme est il une solution ? »).

Dans un premier temps, avant de prendre un virage politique, cette prise de conscience écologique pourrait prendre la forme d’une grève du consommateur comme nous vous l’expliquions dans cet article « La grève du consommateur va t’elle accélérer la mutation du capitalisme ? Who is John Galt ? ».

 

 

En 2020, L’année de la relance budgétaire face à une fin de cycle économique logique après 10 années de croissance ; Un budget de guerre mobilisé pour une meilleure protection de notre environnement.

Enfin, entre une récession qui se profile logiquement après 10 années de croissance économique et une banque centrale qui aura perdu la main, en 2020, la relance budgétaire va s’imposer comme indispensable. C’est l’argument écologique qui va servir de prétexte pour la mobilisation d’un budget de guerre, d’un budget au-delà du raisonnable que seule une situation extrême peut autoriser.

Cette relance budgétaire massive devrait viser l’accélération de la transition écologique au bénéfice de l’économie des pays développés qui trouveront les moyens de relocaliser les productions et l’inflation. Mais attention, cette relance budgétaire ne sera véritablement efficace si elle est accompagnée d’une moindre mondialisation, sinon, elle serait totalement inutile et ne bénéficierait qu’aux pays producteurs (cf »Que ferait une relance massive de la demande en France et en Italie ? par Patrick ARTUS :  »

2020 sera peut être prématuré pour la mise en œuvre de ce budget de guerre au service de l’écologie. Ce sont les élections aux états-unis en Octobre 2020 qui pourrait changer la donne.

 

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46 Comments

  1. Juste une question vous employez le terme Front populaire écologique que je trouve absolument juste Dans votre esprit Front Populaire écologique a une connotation positive ou négative ?

    • Pouvez vous développer ?

      Dans mon esprit, la notion de front populaire désigne ce moment excessif, par nature temporaire, qui a été à l’origine de changements importants dont nous profitons toujours aujourd’hui.

      Il s’agit d’un sursaut d’une société qui cherche à se défendre. Une société qui doit ensuite reprendre son chemin une fois cette protection assurée.

      • Le risque n’est il pas de croire qu’il s’agit d’autre chose qu’une parenthèse ? Un contre pouvoir nécessaire dont le rôle est d’obliger une certaine retenue de la part du pouvoir en place, un idiot utile dont il faut se méfier.

  2. Guillaume FONTENEAU says:

    A la fin de l’article, je pose l’importance du résultat des élections aux Etats Unis. Voici un article qui devrait éclairer le débat :

    « La présidentielle américaine sera-t-elle un match des populismes? » source : http://www.lefigaro.fr/vox/monde/la-presidentielle-americaine-sera-t-elle-un-match-des-populismes-20191002

    La procédure d’impeachment lancée contre Donald Trump pourrait finalement nuire à Joe Biden, rattrapé dans les sondages par Elizabeth Warren dans la course pour l’investiture démocrate. Celle-ci, juge Nicolas Goetzmann, n’est pas si éloignée de certains des choix politiques de Trump.

    Si Donald Trump est bien la cible d’une enquête susceptible d’entraîner sa destitution, la poursuite de cette procédure pourrait produire un résultat inattendu: la disparition pure et simple du «néolibéralisme» de l’offre politique américaine, quatre années après sa défaite de 2016. En ouvrant une boîte de Pandore dont Joe Biden, actuel favori des sondages, est le héros, le parti démocrate a choisi de prendre le risque de sacrifier la candidature du seul représentant encore en lice d’une politique économique fondée sur le «libre marché». Ce qui fermerait la porte à une ère débutée le 4 novembre 1980 avec l’élection de Ronald Reagan.
    Le 24 septembre dernier, Nancy Pelosi, Présidente de la Chambre des Représentants annonçait l’ouverture d’une enquête relative à un échange téléphonique entre Donald Trump et Volodymyr Zelensky – nouveau président ukrainien – après avoir longtemps résisté à cette tentation. Une décision prise d’abord sous la pression de l’aile gauche de son parti, devenue majoritaire, et dont les candidatures d’Elizabeth Warren et de Bernie Sanders sont les représentants.

    Mais la destitution de Donald Trump ne pourra avoir lieu que par le vote d’un Sénat – à la majorité des deux tiers – dominé par le parti Républicain. Ce qui signifie qu’il faudrait voir une vingtaine de sénateurs républicains, sur cinquante-trois, abandonner Donald Trump à la veille de la campagne électorale. Un cas de figure qui suppose, d’une part, un retournement massif de l’opinion des électeurs républicains encore largement attachés au Président, et d’autre part, l’émergence d’une figure alternative permettant au parti de gagner l’élection. Ce scénario n’existe pas à l’heure actuelle. En l’absence de nouvelles révélations, l’enquête en cours apparaît au contraire comme une importante force mobilisatrice des électeurs de Donald Trump, tout comme de ses donateurs.

    Les points d’accord entre Donald Trump et Elizabeth Warren sont nombreux.

    À l’inverse, cette enquête ne conduira qu’à la mise sous microscope du passé ukrainien de la famille Biden. Aussi bien concernant le choix de Hunter Biden, fils de l’ancien Vice-Président de Barack Obama, d’accepter l’offre de Burisma – géant gazier ukrainien- de siéger à son conseil d’administration, que des aptitudes diplomatiques de Joe Biden. Une «affaire» qui aura également pour effet de réveiller des accusations analogues à l’égard de Hunter Biden, pour ses activités menées en Chine alors qu’il accompagnait son père à bord de «Air Force Two» lors d’un voyage officiel à Pékin en décembre 2013. La campagne de Joe Biden se trouve ainsi lourdement fragilisée au moment même ou Elizabeth Warren réalise une percée dans les sondages.

    Or, Elizabeth Warren n’a pas grand-chose à envier à Donald Trump lorsqu’il s’agit d’hétérodoxie économique. Si la première souhaite instaurer un large impôt sur la fortune au pays du libéralisme, alors que le second avait considérablement réduit les impôts des plus riches, les points d’accord entre les deux candidats restent nombreux, que cela concerne le scepticisme à l’égard des bienfaits du commerce international, de la position monopolistique des géants du numérique, ou encore de leur volonté de soutenir les dépenses d’infrastructures.

    C’est également la question de la relation avec la Chine qui rapproche les deux candidats. Si les visions et les méthodes divergent évidemment, la volonté de traiter frontalement le problème commercial entre Washington et Pékin est partagé par les deux personnalités. Une thématique importante aux yeux des électeurs américains qui sont aujourd’hui 60% à avoir une vision négative de la Chine (ce qui représente une autre faiblesse de la candidature de Joe Biden, parfois considéré comme complaisant sur ce sujet).

    Cette réalité n’a pas échappé aux investisseurs du pays. Ces derniers estimaient en mai dernier qu’Elizabeth Warren représentait la candidature la moins favorable au «marché» parmi les démocrates, tandis que plus des deux tiers considéraient que Joe Biden incarnait la position la plus favorable. C’est cette approche «market friendly» qui pourrait ainsi disparaître dans le jeu de la procédure de destitution.

    Ce cas de figure ne peut pourtant pas être considéré comme surprenant dans un pays qui a offert la victoire de 2016 à Donald Trump sur la base d’un programme économique de rupture, à destination des travailleurs américains. Le glissement politique auquel nous pourrions assister au cours des prochaines semaines et des prochains mois ne serait alors que l’assimilation, par le parti démocrate, de cette «nouvelle donne» qui avait été comprise et portée par Donald Trump.

    La France est en décalage avec le nouveau modèle capitaliste anglo-saxon.

    De la même manière, l’opposition politique à ce qui est régulièrement appelé «néolibéralisme» est également devenue majoritaire au Royaume-Uni. Boris Johnson et Jeremy Corbyn ne sont pas vraiment les premiers choix des «milieux d’affaires» britanniques, ce qui ne les empêche pas de dominer politiquement le pays.

    Dans un monde occidental en proie à une transformation idéologique profonde, l’Europe et son obsession pour «la maîtrise des prix», les «déficits et la dette», le «multilatéralisme», la France et ses «réformes structurelles», sont en décalage profond avec un monde anglo-saxon qui pourrait accoucher d’un nouveau modèle capitaliste «d’économie à haute pression» plus favorable aux classes moyennes et populaires. Tout comme l’élection de François Mitterrand avait été en décalage avec les victoires de Margaret Thatcher et de Ronald Reagan lors de la charnière entre les années 70 et 80.

    • Tiens, je vois que je ne suis pas seul à considérer qu’une fois de plus, les anglo-saxons donnent le ton, et que l’élite Française a trente ans de retard…

      En tout cas, la méthode Trump semble fonctionner :
      « C’est troublant quand même. Hier le Département du Commerce américain a publié la balance commerciale pour le mois de novembre. Avec un déficit en forte baisse. De 8.2%. Un niveau de déficit commercial qu’on n’avait jamais vu depuis 3 ans. Grâce à la baisse des importations en provenance de Chine.

      TOUT BON…
      …ce chiffre de déficit commercial.
      Au plus bas depuis octobre 2016.
      Baisse des importations.
      Principalement des biens d’équipement et des biens de consommations comme les portables.

      Baisse de 7.9% du déficit avec la Chine.
      Si décembre confirme la tendance, le déficit commercial annuel sera en baisse.
      Pour la première fois depuis 6 ans.

      ET CETTE BAISSE DU DÉFICIT COMMERCIAL…
      …va apporter une contribution majeure à la croissance du dernier trimestre de l’année.
      1.2% sur une croissance pour l’instant estimée à 2.4%.
      Une contribution très élevée.

      LES CHIFFRES SONT LÀ
      Réduction du déficit commercial.
      Chômage au plus bas depuis 50 ans.
      Croissance économique qui reste supérieure à 2%, défiant toutes les lois des cycles économiques.
      Alors qu’une récession aurait dû se produire depuis deux ou trois ans.
      Et, certes, au prix d’un dérapage du déficit budgétaire et de la dette.

      Mais on ne peut pas, quelle que soit l’opinion qu’on a de Trump, ne pas se poser la question : est-ce que sa politique, au moins au plan économique, marche ?

      LE FOSSÉ…
      …entre l’économie américaine et les économies des principaux pays développés est frappant.

      Ni la zone euro, ni la Chine, ni le Japon, ne parviennent à se redresser réellement.
      Pour l’instant, je dis bien pour l’instant, les États-Unis sont la seule locomotive de la croissance mondiale.
      À suivre donc.
      De très près. » (Marc Fiorentino)

  3. le mecreant says:

    On se rappellera comment s’est terminé l’aventure du front populaire…

    Ceci étant dit il y a une prise de conscience des excès de notre système sur l’air de « sauvons la planete » sauf que quand je regarde ce qui se passe et qui semble acceptable par les populations , les bras m’en tombent. On parle d’écologie mais on achète chez amazon ou sarenza et autres site qui permettent le retour gratuits des produits, ou encore les capsules de café en alu (ou plastique c’est pas mieux.) Bonjour le bilan carbone et la gestion des dechêts…

    • Guillaume FONTENEAU says:

      déconsommation s’installe pour les produits du quotidien.

      Le phénomène s’est accentué. Au premier semestre 2019, les ventes de produits de grande consommation ont baissé de 1 % en volume. Mais le chiffre d’affaires progresse. L’inflation est repartie dans l’alimentaire et les consommateurs achètent moins mais mieux.

      https://www.lesechos.fr/industrie-services/conso-distribution/la-deconsommation-sinstalle-pour-les-produits-du-quotidien-1128301

      La grève du consommateur est le sujet majeur !

      • le mecreant says:

        « les consommateurs achètent moins mais mieux. » Franchement, je ne crois pas, c’est ce qu’on veut leur faire croire, si c’était vraiment le cas, ce serait une catastrophe totale pour a peu pres toutes les industries et pire pour les gouvernements.
        D’ailleurs qui décide de ce qui est mieux ou moins bien ?

    • Les retours gratuits sont traditionnels en Allemagne depuis l’invention de la VPC. Cette tradition perdure avec internet, tant elle est évidente si on veut vendre des vêtements et accessoires.

  4. julien bonnetouche says:

    Merci Guillaume pour ce sujet intéressant

    ( même si la teinte écolo dont vous êtes partisan prédomine)

    L’écologie, en l’occurrence surtout la transition énergétique, nécessiteront des investissements énormes, mais mettront beaucoup de temps à libérer les dividendes attendus.

    C’est là je crois le principal problème de l’écologie, et encore plus pour les pays qui aspirent à davantage de biens matériels, comme c’est encore le cas pour les 3/4 de la population mondiale.
    Ceux là feront ils passer en priorité la lutte contre le réchauffement climatique plutôt que l’acquisition d’une voiture thermique ou d’un frigo ?

    Je vous laisse réfléchir à la réponse.

    Cela dit, c’est une nécessité pour le monde de s’en préoccuper. Et nous le ferons.

    Mais, pour l’immédiat (2020) il y a d’autres problèmes encore plus urgents  :

    Depuis cette semaine, les indices PIM où leur équivalents dans tout le monde développé, ( USA ? Europe, Chine, Japon) ainsi que ceux de l’OCDE, traduisent dans les chiffres la baisse, et du commerce mondial et de l’activité mondiale, cette dernière pourtant plus ou moins soutenue par les divers QE.

    Nous le savions depuis un an au moins.

    Mais voilà, maintenant, les chiffres le montrent : c’est en train de craquer un peu partout.

    L’origine de tout cela, c’est la guerre de Trump, puisque c’est à partir de ce moment là que tout a commencé. « un battement d’aile quelque part …» et ici c’est un très gros oiseau !!

    Alors pour 2020 le gros problème est là :

    Si Trump et les chinois n’arrêtent pas leur guerre, et si l’Allemagne ne prend pas les mesures budgétaires indispensables à la relance européenne, ce sera la catastrophe, l’abîme d’où nous aurons du mal à sortir.

    Trump est buté, ( mais par chance il y a les élections l’an prochain) quant aux allemands, ils pensent être les meilleurs du monde sur la plan industriel, (à juste titre) et que les autres n’ont qu’à faire comme eux. « Ah hi ah ho on rentre du boulot »
    Ils n’ont pas de chômage, et plein de sous, sous leurs matelas… pas bon tout ça .

    D’ordinaire je suis optimiste, mais là je suis franchement inquiet :

    La question essentielle à laquelle nous n’avons pas encore la réponse, est la suivante  :

    Ces mesures de sauvetage seront elles prises à temps ou trop tard ?

    Et si c’est trop tard, l’écologie sera vite remisée au second rang…car n’oublions pas que le château de cartes de la dette ne tient que par une croissance continue.

    Si les marchés décident que c’est trop tard, ça risque de l’être vraiment.
    Et c’est Michel qui sera content !!

    Quelques uns voient très bien cela, Mme Lagarde entre autres.

    • Guillaume FONTENEAU says:

      Au contraire ! La collectivité est prête pour la lutte contre le réchauffement climatique. La narration prépare les esprits à faire la guerre contre ce mal qui menace l’effondrement de nos sociétés.

      La narration est vraiment forte, nous entrons en guerre contre la pollution et la récession qui se profile sera l’occasion rêvée d’une relance écologique.

      La transition écologique induit mécaniquement une chute du commerce mondial.

      La relance écologique sera la solution face à la grève du consommateur !

      • le mecreant says:

        Sérieusement Guillaume, vous croyez que nous pouvons quelque chose au réchauffement climatique, pour autant qu’il existe vraiment (au sens du climat dont les cycles sont de 4000 ans et pas a l’échelle de l’homme qui vois ça a 10 ans.) D’ailleurs selon les cycles du climat, nous allons vers une période glaciaire.

        • Guillaume FONTENEAU says:

          Sérieusement ? Je ne suis pas scientifique, je ne sais pas, j’écoute ceux qui disent savoir et que la collectivité reconnaît comme sérieux.

          La société y croit, c’est la narration dominante, nous devons nous y plier jusqu’à ce que la narration dominante ne change. Nous vivons dans un monde dans lequel la vérité n’a plus d’importance.

          La narration est la nouvelle vérité.

          • le mecreant says:

            C’est la narration dominante, nous devons nous y plier !!!

            ET BIEN NON !!!!!!

            Le nombre n’a jamais fais d’un mensonge une vérité.

            Même les moutons (et je sais de quoi je parle) ne suivent pas bêtement n’importe qui et n’importe quoi.

            Je pense, cher Guillaume, que justement ceux qui sont sur votre blog ne cherchent pas la narration dominante (il y a bfm tv pour ça) et encore moins ne s’en contentent, ils cherchent a savoir, a comprendre, a vérifier, et a se forger eux même leur propre opinion. Qu’importe qu’ils soient les seuls de leur avis, ca n’implique pas qu’ils aient tort.
            Mais bien sur chacun tire les conclusions qui sont les siennes librement.

            • Guillaume FONTENEAU says:

              Il est intellectuellement agréable de chercher la vérité, mais il est financièrement inutile d’avoir raison tout seul.

              Sur ce sujet que personne ne maitrise, avons nous le choix d’agir de manière indépendante de la masse ?

              Par exemple, cette narration dominante est en train de détruire l’industrie automobile ! Que ce soit justifié ou non, il me semble délicat d’y investir.

              N’êtes vous pas d’accord ?

            • Très Mr Le Mécréant, je suis des vôtres !!! hi, hi, hi …

    • La croissance, c’est aux USA qu’elle est. Aux autres de s’adapter ».

  5. C’est quoi la relance écologique ?la deconsommation ? Ou l accumulation des richesses par les amis du Pouvoir?
    Autre chose vous voyez dans le Front populaire une chose positive. La distribution d avantages que le pays ne pouvait se permettre .Alfred SAUVY homme de gauche a écrit d excellentes choses sur le sujet ,la droite traditionnelle a accusé la Gauche d avoir fait le jeu d Hitler ,la France découvrait les vacances y a de la joie chantait Trenet et les allemands eux augmentaient les cadences (un divorce d actualité )
    De même le mot Grenelle est magique augmentation massive des salaires en 68 rendant non compétitives nos entreprises heureusement dès l’année suivant Pompidou dévaluait de 11 pour cent donc un fine payespar les consommateurs 😢 Bref la définition du vocabulaire est essentielle ,
    Et pour revenir à votre credo la croissance par l’endettement vert c’est tout simplement impossible ,la majorité. Des vrais verts EST pour moins de productions moins d hommes sur terre moins de commerce international (vous savez la consommation
    Locale ) le fonds de commerce vert est anti capitaliste en partie anarchiste et en partie fascistes et absolument contre la liberté individuelle fléau de l humanité et destructeur de la nature .
    Enfin pour pouvoir appliquer votre relance encore faudrait il’que les. Europeens soient tous d accord .c est pas gagné et définitivement si vous pensez que le monde en développement va nous suivre j’ai idée que vous devriez voyager plus souvent dans ces pays …ils veulent plus pour eux et ça ne fait que commencer
    Au fait j ai souris en
    Lisant un article consacré au tourisme international et aux compagnies aériennes vous aviez tout faux :la France ce n’est pas le. Monde .Ce qui est incontestable c est que notre vieux pays est toujours p’us Endette et incapable de comprendre le monde qui se construit sous ses yeux ou s il
    Le comprend il refuse de le voir et ce n’est pas en étant élu avec moins de 20 pour cent d’un corps électoral que l on peut espérer s en sortir .Nous vivons la chute de l empire Romain

    • le mecreant says:

      bien vu

    • Fredy Gosse says:

      j’ai souri c’est mieux et moins animalier

    • « Enfin pour pouvoir appliquer votre relance encore faudrait il que les Européens soient tous d accord »

      Vous n’avez pas compris je crois, il est peu probable que la politique mondiale soit capable de s’organiser pour mener à bien les grand défis qui nous attendent.

      De fait le désastre écologique qui est en marche ne pourra se régler que dans la douleur. Il ne s’agira pas de vous demander si vous êtes d’accord ou non.

      On aime se mettre des œillères, jouer au climato-sceptique du dimanche faute de se documenter, mais il y a des faits et plus que jamais nous avons les preuves que le système cupide basé sur la croissance , et qui régie ce monde, est entrain de détruire notre civilisation.

      Alors nous fermons les yeux car nous nous croyons à l’abri, mais pour ceux qui regardent plus loin que leur bilan patrimonial ils savent déjà ce qui se trame.

  6. Bonjour à Guillaume et à tous ,
    Je suis convaincu que le popularisme écologiste ou si vous voulez la popularité de l’écologie , pour faire un peu de sémantique , est en train de s’ancrer dans les esprits du plus grand nombre notamment en France.
    L’évolution du climat est ressentie à l’échelle de moins d’une génération.
    Ce changement fait peur certes , mais est repris aussi par les partis politiques qui s’affirment tous écolos. Le thème écologiste est repris aussi par moult entreprises qui font dans le bio ou le développement durable , les marchés carbone.
    Et si la guerre commerciale entre les USA et la Chine n’était qu’un symptôme d’une déconsommation qui se profile ?
    Pour consommer plus « propre » , il nous faudra décarboner nos modes de vie mais aussi revoir nos modes de consommation dont certains passeront par une relocalisation de productions comme vous le dites Guillaume.
    Je pense aussi que la politique monétaire est une vue à court terme , une sorte d’emplâtre qui vise avant tout à éviter une crise à court terme.
    Je juge nécessaire qu’il faille une planification pour mettre en œuvre les moyens de lutte contre le réchauffement climatique.
    Voici un lien ci dessous du sociologue Keucheyan qui explique cela :

    https://www.liberation.fr/debats/2019/09/27/razmig-keucheyan-nous-avons-atteint-le-stade-supreme-du-consumerisme_1754067

    Bien à vous
    Gildas

    • Guillaume FONTENEAU says:

      Oui, je partage totalement ces idées. La question écologique repose surtout la question de notre niveau de consommation et de notre acceptation de cette société dans laquelle les citoyens sont avant tout des consommateurs.

      Nous retrouvons là,une convergence avec les #giletsjaunes et ces besoins non satisfaits. L’écologie oblige à redéfinir nos besoins de consommation.

      Il suffit d’en discuter en famille pour se rendre compte qu’il s’agit d’une préoccupation de plus en plus partagée.

      • La question écologique repose essentiellement sur la médiatisation à outrance du sujet en jouant sur la corde sensible de la responsabilité ainsi que de l’opportunisme des politiques qui s’en servent pour se faire élire, quitte à mettre en faillite le pays.

        Les faits et les arguments scientifiques démontrés sont dévoyés pour servir ces causes!
        Le bon sens DOIT reprendre le dessus et vite avant que notre pays se meurt de cette inquisition.
        Pour ma part, je vois noir pour 2020 et suivantes, non pas à cause des problèmes de carbone, mais bien à cause de l’imbécillité de ces gouvernants dogmatiques de cette planète.

    • « Et si la guerre commerciale entre les USA et la Chine n’était qu’un symptôme d’une déconsommation qui se profile ? »

      En tout cas, la croissance américaine se porte bien. Je ne crois pas qu’on y « deconsomme ».

      Ce n’est pas là bas qu’on « deconsomme » ou plutôt qu’on s’appauvrit, comme on disait plus simplement avant.

      • « USA : Le déficit commercial au plus bas depuis près de trois ans » https://investir.lesechos.fr/marches/actualites/usa-le-deficit-commercial-au-plus-bas-depuis-pres-de-trois-ans-1888249.php

        Le département du Commerce a annoncé que le déficit commercial avait diminué de 8,2% à 43,1 milliards de dollars (38,6 milliards d’euros), le montant le plus faible enregistré depuis octobre 2016. La baisse de novembre est, en pourcentage, la plus marquée depuis janvier 2019.

        Le déficit commercial avec la Chine a chuté de 15,7% en novembre à 26,4 milliards de dollars, les importations de produits chinois diminuant de 9,2% tandis que les exportations vers la République populaire augmentaient de 13,7%.

        Parallèlement, le déficit commercial américain avec l’Union européenne a baissé de 20,2% à 13,1 milliards de dollars.

        Les importations de biens ont reculé de 1,4% en novembre à 201,1 milliards de dollars, enregistrant leur troisième mois consécutif de baisse. Les exportations ont augmenté de 0,7% à 137,2 milliards de dollars.

        Les échanges de pétrole ont dégagé un excédent de 0,8 milliard de dollars, le plus important jamais enregistré.

  7. julien bonnetouche says:

    Encore une fois je suis d’accord avec Freddy,

    Finalement la locution  » front populaire » correspond plutôt bien à la notion de décroissance écologique :

    Vous les écolos, béni- oui-oui vous êtes les dignes descendants de la coalition de gauche au pouvoir de 36 à 38 :
    complètement inconscient des réalités économiques, complètement égoïstes avec un regard fermé sur les difficultés du monde réel, et surtout hautement coupables d’instiller des idées démagogiques au nom d’une soi-disant fin du monde et de chercher à angoisser les plus fragiles pour cela.
    la Greta T en est l’exemple le plus emblématique.

    C’est une attitude scandaleuse, car vous participez à l’accroissement des difficultés économiques mondiales, et si jamais un crash industriel se produit un jour, entrainant une paupérisation des plus faibles, vous direz sans doute : » Ah oui mais nous on ne pensait qu’au bonheur de l’humanité » !!

  8. Fredy Gosse says:

    Finalement nous avons un conseiller en patrimoine qui approuve soit les théories anarchistes soit les théories fascisantes écolo./en a-t-il conscience?

    et si je parle de fascisme c’est bien parce que il est pratiqué ,réclamé par ceux qui dénoncent Lepen … ce qui est pour le moins paradoxal .
    https://www.contrepoints.org/2013/07/13/130667-quest-ce-que-le-fascisme

    Même si je ne partage les extrémismes de l’auteur sur la disparition de l’Etat , sa définition et ses exemples du fascisme démontre à tout personne de bonne volonté que l’ecologisme s’inscrit dans la conception et l’endoctrinement du nouveau moteur mondial nécessaire à l’idéologie fascist edu 21 eme siecle

    • Freddy, il ne vous aura pas échappé que les thuriféraires de l’écologie sont quasiment tous des trotskystes, maoïstes, communistes, socialistes, en mal de victoires électorales et de pouvoir.

  9. Guillaume FONTENEAU says:

    Opinion | Face à l’inconnu des taux négatifs : les leçons de Jacques de Larosière

    Pour comprendre les déséquilibres structurels financiers que nous connaissons aujourd’hui et tenter d’anticiper les conséquences des taux négatifs, Augustin de Romanet nous invite à relire trois ouvrages de l’ancien directeur du FMI, Jacques de Larosière.

    Depuis la chute du système de Bretton Woods, en 1971, la planète financière a perdu sa boussole. Le lien multiséculaire entre la monnaie et le métal est rompu. Il n’y a plus de limite à la création monétaire. Les humains sont devenus démiurges. Ils ont banalisé le recours à la « planche à billets », là où cette pratique a longtemps été proscrite.

    A ce premier désordre, les banques centrales viennent d’en ajouter un second nous guidant vers la « terra incognita » des taux d’intérêt négatifs. Il s’agit d’un bouleversement majeur. Pour réfléchir à cette situation, il est urgent de mobiliser la lucidité des économistes afin d’éviter que la méconnaissance des effets secondaires de ces pratiques hétérodoxes ne conduise à de graves crises.
    Trésor national vivant

    Pour aborder ces questions, lire Jacques de Larosière est indispensable . On qualifie au Japon de « trésor national vivant » les personnes désignées comme gardiens de biens culturels tangibles importants. Si cette notion existait pour les praticiens de la finance, le premier à être ainsi désigné devrait être Jacques de Larosière.

    Après une carrière qui l’a conduit à être directeur du Trésor, gouverneur de la Banque de France, directeur général du FMI et président de la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD), Jacques de Larosière a entrepris entre 2016 et 2018 de rédiger trois ouvrages pédagogiques (tous édités chez Odile Jacob) qui rassemblent le fruit de sa réflexion et de son expérience en matière économique et financière.

    Dans « 50 ans de crises financières » (2016), il retrace le récit « des crises financières que les marchés finissent toujours par infliger à ceux qui ont abusé de leurs innovations, de leurs excès et du laxisme ambiant » soulignant que « le traitement de ces crises, souvent inventif, a consommé beaucoup plus d’énergie que leur prévention et les réformes de fond ».

    Acteur des négociations qui ont suivi la décision d’août 1971 de suspendre la convertibilité en or du dollar, Jacques de Larosière souligne à quel point l’enchaînement de conséquences de cette révolution est à l’origine des déséquilibres structurels que nous connaissons aujourd’hui.

    Inégalités internes

    Dans un deuxième ouvrage publié en 2017, « Les Lames de fond se rapprochent », il souligne combien, si la mondialisation a permis de réduire les inégalités entre les pays du fait du rattrapage économique des pays émergents (Chine, Inde, notamment), elle a accentué les inégalités internes au sein des différents pays, menaçant l’équilibre à long terme de nos sociétés démocratiques.

    Il cite Aristote dans une phrase toujours actuelle : « Lorsque la détention du pouvoir politique dépend de la possession du pouvoir économique ou de la richesse, quel que soit le nombre de citoyens en cause, cela s’appelle l’oligarchie. Mais quand les classes dirigeantes ont effectivement le pouvoir sans qu’intervienne leur puissance économique, alors cela s’appelle la démocratie. »

    La BCE prépare-t-elle la prochaine crise de la zone euro ?

    La liquidité, mère de toutes les crises

    Le dernier ouvrage de cette trilogie, paru fin 2018, « Les 10 préjugés qui nous mènent au désastre économique et financier », revient en particulier sur les conséquences de la fin de Bretton Woods, qui a ouvert la voie à des crises financières à répétition et à la « surfinanciarisation ». Depuis cette date, dit-il, les gouvernements se sont subordonnés aux marchés en profitant passivement des facilités d’endettement qui ont prédominé depuis lors.

    Mais il pose surtout la question cruciale d’aujourd’hui : « Des taux d’intérêt nuls ou négatifs peuvent-ils faciliter le financement de l’économie ? » La réponse est pour lui négative et il souligne non seulement l’inefficacité de cette politique sur le long terme mais aborde aussi ses multiples inconvénients, notamment pour la solidité du système bancaire. Il ajoute que si les taux sont trop faibles, la préférence pour la liquidité (la thésaurisation) se manifeste et contrecarre l’objectif recherché de stimulation de l’investissement.

    On ne saurait trop recommander de consulter Jacques de Larosière, qui a vécu 50 ans de crises financières, pour se demander si, vraiment, il n’y a pas d’alternative aux taux d’intérêt négatifs.

    Augustin de Romanet est PDG de Groupe ADP.

    https://www.lesechos.fr/amp/1154253

    • « Des taux d’intérêt nuls ou négatifs peuvent-ils faciliter le financement de l’économie ? »

      Avant de répondre à cette question, au demeurant fort intéressante, il faudrait comprendre pourquoi/ comment sont arrives les taux négatifs.
      A partir de là, on comprendra facilement d’une part ce qu’il n’aurait pas fallu faire pour en arriver là et d’autre part ce qu’il faut/ faudrait faire pour en sortir.

      « Comment expliquer les taux d’intérêt négatifs ?

      Comment se fabrique un taux d’intérêt
      Le prix de l’argent… et du temps
      De quels taux parle-t-on ?
      Combien coûte votre emprunt ?
      Savez-vous calculer un taux de rendement ?
      Courbe des taux
      Comment expliquer les taux d’intérêt négatifs ?

      Depuis quelques années, certains grands pays de la zone euro comme l’Allemagne ou la France peuvent emprunter sur les marchés financiers à des taux négatifs. Il s’agit d’un phénomène inédit et qui tend à se développer.

      Parallèlement, depuis juin 2014, la Banque centrale européenne (BCE) pratique elle aussi des taux d’intérêt négatifs à l’égard des dépôts que les banques de la zone euro déposent chez elle.

      Comment un tel phénomène est-il possible ? La réponse à cette question nécessite que l’on revienne dans un premier temps sur les politiques monétaires conduites à partir de 2008 dans les grands pays développés, car elles permettent de comprendre pourquoi les taux d’intérêt ont enclenché une spirale baissière.

      Dans un second temps, à partir de mi-2012, les taux négatifs en zone euro sont apparus et se sont ensuite étendus du fait de l’anticipation puis de la mise en œuvre en mars 2015 d’un vaste programme de rachats d’actifs financiers de la BCE.

      Des politiques monétaires expansionnistes pour faire baisser les taux d’intérêt
      Après le déclenchement de la crise financière de 2008, la banque centrale américaine (la FED) a opté pour la mise en œuvre d’une politique monétaire non conventionnelle consistant à acheter des titres de dette publique sur le marché obligataire (appelée quantitative easing, ou QE), dans le but de faire baisser les taux à moyen et long terme, de générer des gains en capital pour les investisseurs boursiers et ainsi favoriser la relance de l’économie américaine.
      Au total, la FED conduira trois programmes successifs d’assouplissement quantitatif par le biais desquels elle aura injecté près de 3 500 milliards de dollars sur les marchés financiers entre 2009 et 2014 (le programme a pris fin en octobre 2014).

      La Banque d’Angleterre, la Banque du Japon, puis la BCE (à partir de mars 2015) se lanceront également dans des politiques d’assouplissement quantitatif. Dans le cas européen, le plan d’assouplissement quantitatif de la BCE correspond à une enveloppe totale de 1 700 milliards d’euros.

      Parallèlement, toutes les banques centrales des grands pays développés ont procédé à des baisses de leur taux d’intérêt principal, par lequel elles refinancent les banques commerciales. La Fed a ainsi très rapidement porté son taux principal à son minimum en 2009 (entre 0 et 0,25 %), avant de le remonter en réponse à la reprise de l’économie. La BCE ne baissera ses taux qu’à partir de 2011 et décidera de fixer son taux principal de refinancement à 0 % en février 2016.

      Les conséquences de ces politiques monétaires très expansionnistes au niveau mondial furent :

      De déverser des masses considérables de liquidités sur les marchés financiers. Les investisseurs qui recevaient ces liquidités en échange des titres vendus aux banques centrales ont alors cherché à les réinvestir. Une partie a été « recyclée » dans l’économie réelle pour financer des projets privés (des particuliers ou des entreprises), notamment aux Etats-Unis, mais l’essentiel est resté sur les marchés financiers obligataires et actions, provoquant des hausses parfois spectaculaires des bourses.

      De provoquer des baisses très importantes des taux d’intérêt à court, moyen et long terme. C’est ce que l’on dénomme parfois « l’aplatissement de la courbe des taux » pour signifier que les taux d’intérêt de toutes les échéances, de la plus courte à la plus longue, ont été orientés à la baisse de façon concomitante. Sur les marchés obligataires, les achats d’actifs opérés par les banques centrales ont en effet provoqué un déséquilibre entre l’offre et la demande pour les titres souverains qui s’est traduit par une baisse sensible des taux.

      L’assouplissement quantitatif de la BCE à l’origine des taux négatifs en zone euro
      Alors que les investisseurs internationaux disposent de liquidités très importantes et que les taux d’intérêt sont déjà faibles, la politique d’assouplissement quantitatif lancée par la BCE en mars 2015 va à la fois accroître le montant des capitaux disponibles sur les marchés financiers européens et réduire les possibilités d’investissement en titres obligataires de la zone euro, provoquant ainsi un « effet rareté » qui, conjugué à des anticipations d’inflation de plus en plus faibles, se traduira par l’apparition de taux négatifs sur une partie des titres obligataires émis par les Etats de la zone euro dont les finances sont réputées les plus solides, comme l’Allemagne et la France.

      Que signifie un taux négatif ?
      Dans une situation normale, un détenteur d’obligation perçoit un intérêt annuel pendant toute la durée de vie de l’obligation. A l’échéance de celle-ci, il est également remboursé du montant du nominal, c’est à dire de la valeur faciale de l’obligation.

      Une obligation émise à 100 euros au taux de 2 % par an sur 5 ans produira 2 euros d’intérêt annuels, soit au total 10 euros sur la durée de vie de l’obligation. Au terme de celle-ci, le détenteur de l’obligation recevra en outre les 100 euros.

      En cas de taux négatif, l’obligation émise donne également droit à la perception d’intérêt sur toute sa durée de vie. Toutefois, son détenteur ne l’a pas achetée à sa valeur faciale, mais plus.

      Par exemple il l’achète 111 euros alors que sa valeur faciale est de 100 euros. A l’échéance de l’obligation, il recevra ces 100 euros. Avec un taux d’intérêt de 2 % par an sur 5 ans, il aura perçu des coupons pour un total de 10 euros (2 euros par an sur 5 ans). Au final, il récupère 100 euros après avoir encaissé 10 euros d’intérêts, soit 110 euros sur la période alors qu’il a acheté le titre 111 euros. Son rendement est donc négatif de 0,9 % (1 euro perdu sur 111 investis).

      Comme le paiement du coupon est fixe et connu lors de l’émission, l’investisseur sait que son rendement sera négatif dès qu’il achète le titre et prend donc sa décision en connaissance de cause.

      Le rôle moteur de l’assouplissement quantitatif de la BCE
      En mars 2015, la BCE procède à ses premiers rachats de titres obligataires sur les marchés financiers. Le montant de ce programme est de 60 milliards d’euros mensuels, porté ensuite à 80 milliards d’euros mensuels à partir d’avril 2016 . Cette politique d’assouplissement quantitatif (QE) s’est terminée à la fin de 2018.

      Ces achats ont porté sur les titres souverains des pays de la zone euro, répartis au prorata du taux de détention des banques centrales nationales au capital de la BCE.

      Effet rareté et hausse du prix des obligations

      De fait, et bien que les rachats de la BCE ne puissent pas dépasser 25 % des titres émis lors de chaque émission, la demande pour ces titres sur le marché secondaire a d’autant plus augmenté que la réglementation prudentielle incite les établissements de crédit à détenir ce genre de titres. Les rachats de la BCE ont ainsi provoqué mécaniquement un afflux de liquidités en direction des titres obligataires souverains qui étaient déjà les plus recherchés par les investisseurs en raison de la qualité de la signature de l’émetteur. Aussi, les quantités de ces titres sur le marché secondaire ont diminué, provoquant un « effet rareté » propice à la hausse du prix de ces obligations souveraines.

      Or, lorsque le prix d’une obligation augmente, son rendement diminue automatiquement, et inversement. En effet, l’intérêt de l’obligation est fixé lors de l’émission et ne bouge plus jusqu’au terme. Si le prix de l’obligation monte sur le marché secondaire, l’acquéreur percevra alors un intérêt proportionnellement à sa mise de fonds moins élevé que celui initialement fixé. C’est ce mécanisme qui explique que les taux d’intérêt sur les titres obligataires de certains grands pays européens aient baissé substantiellement sur le marché secondaire depuis la mise en place de la politique d’assouplissement quantitatif de la BCE.

      De façon symétrique, les taux d’intérêt de ces mêmes titres émis sur le marché primaire ont été également orientés à la baisse en liaison avec la baisse observée sur le marché secondaire. Les investisseurs internationaux se sont en effet retrouvés en partie évincés du marché secondaire et se sont donc repliés sur le marché primaire où la BCE n’intervient pas, mais où le nombre d’émissions est également réduit. De fait, l’effet rareté a également joué sur le marché primaire et les taux d’intérêt ont baissé pour les titres les plus demandés, c’est-à-dire ceux des pays de la zone euro dont les finances publiques sont jugées les plus solides (Allemagne, France, mais aussi Pays-Bas, Autriche).

      Courbes des taux des obligations

      Les anticipations d’inflation et la recherche de sécurité ont pesé sur les taux d’intérêt
      La formation des taux d’intérêt sur le marché obligataire primaire est le résultat de la combinaison de quatre éléments : la maturité de l’obligation, les anticipations sur le niveau futur de l’inflation, la prime de risque associée à la qualité de l’émetteur et l’équilibre entre l’offre et la demande de titres.

      La maturité d’une obligation correspond à sa durée de vie. Plus celle-ci est courte, plus le taux d’intérêt sera bas. En effet, une maturité courte signifie que le capital sera remboursé à l’investisseur rapidement. Le risque de ne pas être remboursé à l’échéance, en raison du défaut de l’emprunteur, est donc plus faible que sur une obligation de maturité plus longue.
      En conséquence, le taux d’intérêt servi, qui intègre la rémunération du risque du prêteur, est moins élevé pour les obligations à court terme que pour les obligations à moyen ou long terme. Cette hiérarchie des taux d’intérêt selon la durée de vie des obligations, leur maturité, se dénomme la courbe des taux.

      Or, en raison des baisses successives des taux d’intérêt à court terme opérées par la BCE depuis 2011, la courbe des taux a été entraînée vers le bas, phénomène connu sous le terme « d’aplatissement de la courbe des taux ». Ce sont tous les taux d’intérêt des obligations souveraines qui ont ainsi été orientés à la baisse.

      Les investisseurs obligataires sont également très sensibles aux évolutions de l’inflation. En effet, une forte inflation a pour conséquence de réduire la rentabilité réelle de leur placement puisque les intérêts perçus sont fixes pendant toute la durée de vie de l’obligation. Ainsi, pour compenser ce risque, ils exigent que les taux d’intérêt intègrent les perspectives d’inflation à l’horizon de la maturité du titre.
      Les taux d’intérêt seront donc d’autant plus élevés que les anticipations d’inflation seront fortes. Or aujourd’hui, ces perspectives d’inflation en zone euro sont faibles. Cet élément vient donc se rajouter à la baisse des taux de court terme orchestrée par la BCE pour peser encore davantage sur les taux des obligations souveraines de toutes maturités [….]

      https://www.lafinancepourtous.com/decryptages/finance-perso/banque-et-credit/taux-d-interet/comment-expliquer-les-taux-dinteret-negatifs/

      On voit bien que les politiques d’argent gratuit et autres QE des banques centrales couplées aux anticipations d’inflation basses sont à l’origine des taux d’intérêts négatifs pour les pays dont le risque de défaut reste réduit.

      Donc pour sortir de ces taux négatifs, un ou plusieurs des événements suivant doivent se produire:
      – arrêt ou modification (raisonnable) de la politique d’assouplissement monétaire de la BCE,
      – l’arrivée d’une inflation forte, (?)
      – l’appréciation d’un risque de défaut grandissant pour les pays concernés.

      Le point 3 pourrait être celui que personne n’attend en 2020 !

  10. Fredy Gosse says:

    Certes Certes…… cependant et je pense l’avoir écrit ,de nombreuses fois, ici . les taux zéros qui résultent ,quoique vous ayez écrit , du laxisme de banques centrales et pas de la rigueur que souhaite nos « amis » allemands. donc, ces taux zéros posent le problème du remploi des liquidités , qui ,ont quand même l’avantage d’ être disponible sans crainte de l’impôt dévaluation ( car il s’agit bien de cela l’inflation) et en même temps ne génère plus de revenus fiscalisantes .on comprend les craintes de nos gouvernant.Pendant ce temps tous les propriétaires d' »affaires rentables ne vont plus en bourse ils préfèrent racheter leurs actions c’est plus logique et payant, ou reconstituent des trésors de guerre pour des opérations financiers défiscalisantes , ça devient insupportable aux gouvernants, d’ailleurs, j’ai lu je ne sais ou que nos sénateurs de DROITE ont adopté un texte pour taxer au titres de l’isf les liquidités ,quasi liquidités,l’or bref tout ce qui dort tout pour enlever l’IFI qui cause des soucis aux promoteurs ( pas les oeuvres d’art et bijoux anciens, faut pas déconner quand même). Ils sont nuls de chez les nuls , ce genre d adoption va aboutir à la réapparition de l’ex ISF. ça prouve une seule chose c’est qu’il n’ y a pas de Droite libérale en France mais seulement des Etatistes qui se convertissent à l’écologie pour avoir de l’argent à gaspiller et donner l’illusion qu’ils servent à quelque chose avec des solutions indolores et joyeuses pour les Français;Francais qui vont sauver le monde. Déjà si on pouvait reformer la SNCF et la RATP ……..LOL. Donc taux zéro pose t problème, mais, imaginons une augmentation des taux …que se passerait il pour la France et le pays du Club Med et tous autres pays endettés jus qu’au cou ( la Chine par exemple)…..comment un pays endetté à 100% trouvant que le déficit à 3% n’est pas suffisant ( alors que l’augmentation du PIB est de moitié…) pourrait s’en sortir.? il n’ y a qu’une solution sortir de l’Euro ,laisser les monnaies flottantes cad en correspondance avec la réalité économique du pays.cette politique serait chère à beaucoup de gens Etatistes ça serait une course poursuite entre l ‘inflation importée du fait de la dévaluation de notre monnaie nationale et ,si en plus ,on érige des barrière douanières… une augmentation due à cette politique. les vieux , que nous sommes, ont connu cela dans les années 70 mais apparemment l’histoire n’est jamais retenue /Pour terminer je ne partage pas la position des Etatistes qui parlent toujours de l’interêt général supérieur aux individus( Zemmour avec son dédain de l’intérêt privé avec sa conception sociétale de type RUCHE me fout les jetons)je suis un Libéral Français et je ne comprends pas comment un pays aussi endetté aussi fiscalisé que la France puisse invoquer le libéralisme comme causalité de ses difficultés.
    nous avons des problèmes de définition linguistique c’est évident ; nous avons des problèmes de manipulation, nous avons de problèmes d’éducation ,nous avons des problème d’unité nationale et de migrants ,nous avons de problèmes idéologiques , le marxisme sous ces multiple casquettes fait des ravages dans les têtes.quand on entend une magistrale dire qu elle avait envie d’aller à la manif du 5 decembre mais qu elle est restée chez elle par peur de la violence policière ,vous comprenez que MAO avait raison sur un point ,le poisson commence par pourrir par la tête.
    un petit lien utile https://www.atlantico.fr/decryptage/3584126/quand-les-masques-tombent–et-greta-thunberg-assuma-au-grand-jour-la-realite-de-son-ideologie-environnement-planete-project-syndicate-racisme-patriarcat-oppression-droits-de-l-homme-laurent-alexandre-
    conclusion nous sommes. dans un corner il n’ y plus que des solutions qui demanderont larmes et travail forcené ou…… disparition du pays

  11. C’est parti !

    Ursula von der Leyen : « Un “green deal” européen pour ralentir le réchauffement de la planète »

    Un budget de relance 1000 milliards au profit de la transition énergétique !

    https://www.lemonde.fr/idees/article/2019/12/10/ursula-von-der-leyen-un-green-deal-europeen-pour-ralentir-le-rechauffement-de-la-planete_6022374_3232.html

    Prochaine étape, christine lagarde et la remise en cause des taux négatifs …

  12. fredy gosse says:

    on verra si l’UE suit

  13. Le lien du monde expose entre autres conneries:

     » Le lourd bilan des intempéries, fin novembre-début décembre, dans le sud-est de la France, nous rappelle que cette menace est malheureusement déjà une réalité, y compris chez nous. »

    L’express, quant à lui titre:

    « L' »épisode méditerranéen » qui a provoqué des pluies diluviennes et des inondations dans le Midi résulte de la conjonction de plusieurs facteurs mais n’a rien d’exceptionnel et ne peut être attribué au réchauffement climatique, explique Jean-Pierre Hameau, prévisionniste à Météo France. »

    https://www.lexpress.fr/actualite/societe/environnement/intemperies-dans-le-midi-ce-n-est-pas-lie-au-rechauffement-climatique_2108792.html

    Faites votre choix !

    • Les crues sur le bas Rhône de 1500 à nos jours :
      https://www.persee.fr/doc/medit_0025-8296_1995_num_82_3_2908

      Un autre exemple, plus récent : l’aiguat de 1940, frappant le Roussillon entre le 16 et 21 octobre 1940, fait des ravages exceptionnels en particulier dans les Pyrénées-Orientales et la Catalogne espagnole, et provoque la mort de 350 personnes. Les cumuls de pluies enregistrés sont extraordinaires, avec un cumul officieux (on est en guerre, difficilepour les scientifiques de valider leurs observations) de 1 000 mm en 24h mesuré par Guillaume Julia, à Saint-Laurent-de-Cerdans.

      Giuseppe Caron résume ainsi la situation de la prévision en Méditerranée au Colloque de Rome en 1958 :

      « La Méditerranée, entourée par trois continents aux conditions climatiques profondément différentes constitue, du point de vue météorologique, une des régions les plus difficiles du monde. »

      Mais pour le Monde, tout est beaucoup plus simple : c’est le faute du réchauffement climatique, donc des méchants occidentaux capitalistes.

  14. Fredy Gosse says:

    joyeux Noel à tous .petite remarque climatique l’Australie brule et chauffe ;question chaleur c’était pas mieux en 1896 record 49,6 degrés..

  15. Voici un interview interessante qui va dans le sens de ma réflexion dans cet article :

    Bonne lecture…

  16. Le pétrole coule de nouveau à flot en Norvège.

    À peine sortie de son hélicoptère, et après s’être débarrassée de son encombrante combinaison de sécurité jaune, la première ministre de droite Erna Solberg s’est empressée d’inaugurer les plateformes pétrolifères du champ Johan Sverdrup, situées à 140  kilomètres des côtes norvégiennes. «C’est un honneur pour moi de présenter le plus grand projet industriel de Norvège de ces dernières décennies», a-t-elle déclaré. «Le pétrole est l’industrie la plus importante pour la Norvège et nous devons continuer à la développer», a ajouté sa ministre de l’Énergie, Sylvi Listhaug.

  17. La dernière des Pinçon/Charlot : le réchauffement climatique a été voulu par les capitalistes pour se débarrasser de la classe ouvrière.

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