Nous poursuivons nos articles de prospection stratégique avec l’investissement immobilier après vous avoir présenté notre prospective générale dans cet article « En 2020, Face à une politique monétaire nuisible, la politique budgétaire va financer le front populaire écologique. », puis l’analyse spécifique sur la remise en cause des politiques monétaires dans cet article « La politique monétaire est devenue déflationniste ! Les banques centrales à l’origine du mal ?« .

En 2020, le marché immobilier pourrait subir les conséquences directes d’une politique monétaire dont les fondements pourraient être remis en cause.

En 2020, entre des taux d’intérêt négatifs qui accélèrent l’euthanasie des épargnants au même rythme que le pouvoir d’achat des emprunteurs augmente et une perte de confiance dans la monnaie qui oblige les épargnants à fuir et protéger leur capital contre la perte de valeur de l’argent, l’actif immobilier pourrait être recherché pour sa capacité de résilience, pour sa réputation de constituer un refuge.

En 2020, oubliant les fondamentaux, vous allez être nombreux à vouloir investir dans l’immobilier pour vous protéger, pour protéger votre épargne contre une monnaie en voie de destruction et des marchés financiers qui pourraient être ébranlés par un soutien controversé des banques centrales.

En 2020, l’épargne sans risque n’existant plus, l’investissement immobilier vous paraîtra comme la seule solution pertinente dans un monde ou la valeur de l’argent est menacée. Les compagnies d’assurance vie ne voudront plus de votre épargne en vous obligeant à la spéculation sur les marchés financiers alors même que la récession guette et que les marchés financiers, soutenus par des banques centrales qui perdent en crédibilité, sont manifestement proches de leur plus haut historique.

Ce nouveau comportement de l’épargnant à la recherche d’un refuge devrait soutenir le marché immobilier, même si la remise en cause de la puissance des banques centrales pourrait également avoir pour conséquence de réduire l’accès au financement immobilier.

Aujourd’hui, le marché immobilier est soutenu par le financement à crédit grâce à des taux de crédit immobilier excessivement faibles. Ainsi, considérer cette hypothèse d’une remise en cause du pouvoir des banques centrales comme probable, c’est anticiper la réduction de l’accès au crédit immobilier et donc accepter une dégradation non négligeable du marché immobilier. 

Bref, en 2020, vous n’aurez pas le choix, vous allez, parfois en dépit de votre volonté profonde, chercher à investir dans l’immobilier pour protéger votre épargne, mais le marché immobilier pourrait être moins porteur du fait d’un soutien moindre de la politique monétaire (cf »La politique monétaire est devenue déflationniste ! Les banques centrales à l’origine du mal ?« ). Il pourra s’agir d’une hausse modérée des taux de crédit immobilier et/ou d’une volonté manifeste d’encourager le crédit immobilier aux entreprises au détriment du crédit immobilier.

En 2020, nous pourrions connaître un marché immobilier compliqué, proche de celui que nous avons connu en 2009. Un marché immobilier dégradé par la baisse du soutien des banques centrales et une remise en cause de la certitude de taux excessivement bas, mais dynamisé par les épargnants en quête d’un refuge face à une épargne menacée.

 

La question sera alors d’essayer de trouver du bon sens dans cette fuite devant la monnaie, dans cette quête urgente d’un investissement immobilier qui ne devra pas se faire dans la précipitation ou dans l’euphorie du désespoir. Il faudra alors essayer de construire une stratégie, une réflexion derrière ce que vous jugerez comme une nécessité. La précipitation et l’euphorie ne sont jamais de bons conseils.

La question pourrait être aussi de s’interroger sur la réalité de cette menace ? Ne sommes nous pas dans le fantasme collectif de l’effondrement de nos civilisations ? N’est ce pas, comme je vous l’expose dans cet article « Pourquoi internet ne remplacera jamais votre conseiller en gestion de patrimoine ?« , d’un syndrome lié à l’économie de la connaissance et ce foisonnement d’informations ne peuvent pas nous rendre optimiste sur l’avenir.

Extrait :

« Plus vous cherchez à comprendre, moins vous comprenez. Vous êtes alors totalement perdu et n’arrivez plus à prendre de décision. C’est la panique, vous étiez ignorant, vous devenez pessimiste et collapsologue : Avec tout ce que vous venez de découvrir, ce n’est pas possible autrement, la fin du monde est pour demain matin.

Nombre d’entre vous avez déjà parfaitement conscience de ces difficultés et vous avez même le sentiment d’être noyé dans l’information. Vous n’êtes plus capable de prendre une décision, vous ne savez plus hiérarchiser les risques ou les opportunités. Vous subissez l’excès d’information qui vous empêche d’agir et de prendre une décision cohérente et juste.

Bref, en deux mots, plus vous en savez, moins vous agissez ! Vous voyez des catastrophes partout ; L’économie de la connaissance vous ouvre les yeux sur un monde tellement incohérent, fragile et destructeur que le pessimisme ne peut que vous dominer. 

Comment être optimiste lorsque l’on voit les ravages de la pollution ? Comment être optimiste lorsque l’on voit les ravages des politiques monétaires ? Comment être optimiste lorsque l’on voit la bêtise humaine ? … L’excès d’information détruit vos certitudes, votre naiveté et ne peut que vous rendre pessimiste, voire même collapsologue ! »

 

Ne jouons nous pas à nous faire peur ? Les menaces existent, mais n’ont elles pas toujours été présentes mais nous n’en n’avions pas connaissance ? Croyez vous vraiment que la situation était plus simple pendant la guerre froide ou quelques années avant la seconde guerre mondiale ? La seule différence est que maintenant nous avons accès à une information que nous n’avons tous pas capacité à comprendre.

Ainsi, réussir à ne pas céder à la précipitation est fondamental. Non, tout ne vas pas s’écrouler en deux jours. Nous décrivons ici des tendances qui devraient se dérouler sur de nombreuses années. Non, je ne crois pas que votre épargne en assurance vie va disparaître d’ici à demain matin, mais vous devrez peut être subir un rendement inférieur trop faible pour maintenir votre pouvoir d’achat relatif à long terme (cf »Assurance vie : La destruction du fonds euros est elle une stratégie commerciale ou un vrai risque« ).

Comme toujours, il conviendra d’être raisonné et pragmatique avant de prendre une décision dont les conséquences seront importantes. Euphorie, panique ou précipitation ne sont jamais de bons conseils.

 

A suivre …

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132 Comments

  1. Le monde de demain says:

    Bonjour Guillaume,
    Encore un article intéressant. Par contre qu’ est ce qui pourrait hors grosse crise provoquer la perte de puissance des banques centrales et le tarissement des credits immo ?
    Je vois plutôt le risque que les gens achètent n’ importe quoi dans un marché immo en surchauffe et se prendre de plein fouet un retournement de situation.
    Dans la bourse on peut couper ses positions quite à y laisser un bras. Dans l’ immo.on est engagé sur 20 ans avec le crédit…

  2. julien bonnetouche says:

    Bonjour Guillaume et à tous,

    Je vois que vous êtes en forme, le pessimisme habituel est rapidement évacué .

    D’abord, je ne vois pas pourquoi nous devrions vois les choses en noir : bien au contraire, l’époque est excitante, comme à chaque période révolutionnaire. Ici, vous l’avez dit il s’agit d’une révolution de la connaissance.
    (A ce sujet, un article sur la vérité sur l’intelligence artificielle me semblerait utile et éclairant)

    Mais revenons à notre sujet :

    Vous auriez aussi pu donner comme intitulé «  quoi faire avec ses sous dans le contexte des taux actuels?
    Ce qui il faut l’avouer est aussi une nouvelle donne dont manifestement les investisseurs n’ont pas encore pris pleinement conscience, puisque à l’heure actuelle, ils achètent très majoritairement encore des obligations d’État sous diverses formes, qui leur coûtent de l’argent au lieu d’en rapporter .

    Que pourra t il se passer l’année que vient ?

    Les taux vont ils réellement baisser encore beaucoup, jusque vers – 3 ou -4 % comme certaine l’ont dit ?
    Si je dois parier, je dirais non. C’est trop risqué, et plein d’incertitudes que même mes banquiers centraux n’arrivent pas à analyser.
    Et puis ce n’est pas obligatoirement indispensable.

    Vont ils remonter ? Là encore non. Il y a trop de dettes d’États et pas assez de croissance. Ce serait là aussi trop risqué.
    Donc on aura des taux autour de zéro., c’est a dire tout de même en dessous de l’inflation. Et rappelons nous que c’est très important pour la capacité d’endettement de tous.

    L’immobilier :

    Il a déjà franchement beaucoup monté ces dernières années ( là où les gens veulent vivre)

    Cela plaiderait pour une pause. ( le m² dans le Marais est à 15000€, ailleurs dans le centre de Paris c’est 13000€ pour des choses ordinaires)…
    il y a une limite à tout !!
    Mais il ne baissera pas. En tous cas pas à Paris.

    Mais c’est aussi une question de contexte économique et de moral des investisseurs :

    Si les problèmes ( Trump et les chinois, le Brexit,) se calment la croissance mondiale repartira et alors tout repartira aussi. Nous saurons tout ça très bientôt.

    Les actions :

    Mais si les choses se calment, les actions devraient en profiter aussi. ( pour le moment, nous avons une hausse des marchés avec «  des flux sortants en Europe » c’est à dire que les gens achètent des obligations US plutôt que des actions parce qu’elles rapportent un petit peu.
    Mais les baisses de taux là bas vont continuer au moins jusqu’au niveau de l’inflation ( 1,5%).
    On a en effet vu la semaine passée que les PMI étaient médiocres.

    Cette tendance sur les flux devrait alors se réduire.

    Il ne faudrait pas grand-chose dans le changement de psychologie des intervenants pour que les marchés actions bondissent.

    Disons que si le contexte mondial s’améliore, les marchés financiers (surtout européens qui ne sont pas très chers) devrait logiquement en profiter davantage que l’immobilier.

    Mais la logique …

    En tous cas soyons positifs : tout doit monter , ou à minima, se maintenir.

  3. charlotte2 says:

    Bonjour,
    En effet je pense que certains vont acheter un peu « n’importe quoi » en immobilier, mais attention la baisse arrivera

    • Ca fait déjà un moment que la baisse est là dans la grande majorité des villes françaises:  » Les appartements s’affichent à la baisse dans 66 % des villes étudiées (179 agglomérations sur 271) et les maisons dans 70 % des cas (193 sur 277). » Et ici, on ne parle même pas du rural, vaut mieux pas… 😉 . La propagande dominante des médias faisant croire à une hausse incroyable ne concerne que Paris ( et vaut mieux pas trop enquêter dans la banlieue, notamment en Essonne), de quelques grandes villes et du littoral, ce qui en fait ne représentent pas grand-chose sur une carte de france. https://votreargent.lexpress.fr/immobilier/immobilier-2008-2018-la-france-a-deux-vitesses_2068275.html . Même Guillaume ( et j’aime bien ses articles, et j’aime bien lire aussi les commentaires, car on y apprend bcp de choses ) essaie toujours de nous faire croire que la hausse est générale en france en dehors du rural.

      • Ça ne représente pas grand chose en surface sur une carte. Ça représente tout de même une bonne part de la population. Et ça représente surtout la plus grande part du marché immobilier en valeur. 😊.

        D’où l’intérêt de connaître le marché local avant de céder aux sirènes…

  4. julien bonnetouche says:

    charlotte 2,
    votre avis m’intéresse :
    « la baisse arrivera »
    pourriez vous préciser : est ce partout ou sur certains secteurs ? et pourquoi voyez vous cela ?

    • charlotte2 says:

      Bonjour,
      Voici pourquoi je pense que la baisse arrivera : quand la capacité d’achat des jeunes ménages sera telle que l’endettement ( même à un taux tres bas) ne sera plus supportable face aux aléas de la vie, on risque de voir de plus en plus de biens qui ne trouveront plus d’acquéreurs , on risque aussi de voir des ménages en grande difficulté .
      De plus n’y a-t-il pas des cycles de hausse et de baisse dans l’immobilier ( je n’en connais pas la fréquence n’étant pas spécialiste de la chose )

      • Hors grandes villes et zones favorisées, l’immobilier baisse déjà depuis des années. Dans certaines zones favorisées, il stagne depuis 2011-2012. Néanmoins, l’essentiel des constructions et des ventes se concentre, et c’est normal, dans les zones où l’économie de porte bien. Globalement, ça donne des prix moyens en progression. Mais les moyennes, en immobilier, ne veulent pas dire grand chose.

      • Si on devait évaluer réellement les biens immobiliers locatifs, leur valeur varie d’une année sur l’autre, avec selon les années de fortes baisses et une limitation à la hausse.
        Mais, en pratique le prix ne dépend que du jeu de l’offre et de la demande. Il est donc totalement déconnecté de la qualité intrinsèque du bien dans les villes comme Paris ou Lyon.
        Si je suis acheteur pour du locatif, j’ai plus intérêt à chercher la valeur intrinsèque, mais la demande est telle qu’il faut être rapide. Seul l’argent achète le temps alors l’investisseur locatif à Paris ou à Lyon fait nécessairement une mauvaise affaire.
        Reste à savoir si la mauvaise affaire est acceptable ou non. Tout dépend de la pérennité du volume de la demande.

  5. Au sujet de la corrélation entre taux bas et montée des prix immo, quelqu’un à posté un article intéressant sur un autre fil. Apparemment, les crédits accordés baissent, et beaucoup d’achats sont fait cash ou grâce à une vente préalable.

  6. Si je résume, augmentation faible du nb de crédits, mais pour beaucoup, des renégociations, peu de primo accédant, surreprésentation des zézés, des records de vente, mais finalement pas exceptionnel puisqu’en même temps il y a augmentation des logements vacants, et de nombreux achats sans crédit.

    Bref, pas de quoi tirer des conclusions très claires.

  7. « En 2020, oubliant les fondamentaux, vous allez être nombreux à vouloir investir dans l’immobilier pour vous protéger, pour protéger votre épargne contre une monnaie en voie de destruction et des…. »

    Cette erreur monumentale d’oublier les fondamentaux coûtera très cher à ceux qui pensent pouvoir « réinventer » l’économiste à leur sauce!
    Le naturel (ici le fondamental) reprend toujours ses droits, ce n’est qu’une question de temps ce qui dit autrement s’applique aux bulles dont l’issue est soit dans le meilleur des cas, de se dégonfler soit d’exploser. C’est ce qui attend l’immobilier, sera-ce en 2020, 2022 ou plus tard? Peu importe cela arrivera, un monde idiot comme celui que nous vivons actuellement ne peut durablement perdurer, c’est ma conviction en tous cas!

  8. julien bonnetouche says:

    Je compléterai les remarques d’adnstep de la façon suivante :

    Les acheteurs sont plutôt âgés, n’ont pas vraiment besoin de crédit, ( donc ont du capital), ne logent pas forcément dans ces biens acquis, et leurs choix se portent plutôt sur  » des valeurs sures » ( les centres ville, le bord de mer les stations de montagne pouvant éventuellement servir de résidence secondaire, de pied à terre parisien, de complément de retraite avec un revenu locatif, ou de logement pour les enfants)

    Et comme le dit Thierry plus haut, le reste du pays est plutôt orienté à la baisse.

    C’est la caractéristique d’achats » valeur refuge » et non pas d’utilité immédiate.

    Dans ce sens, je suis en désaccord avec Michel, car les investisseurs pensent que l’immobilier est mieux que le cash.( qui est surabondant dans le monde)

    Il pensent que l’immobilier (bien placé, c’est toujours la même chose) résistera en cas de crise.

    • Vous êtes en désaccord, ce n’est pas nouveau !
      Seulement l’histoire et celle, notamment, de la dernière grande crise de 2008/2009 ne va pas dans votre sens.

      • Julien bonnetouche says:

        Bj Michel, d’une part le passé fait référence à une situation très différente car beaucoup moins mondialisée, d’autre part l’immobilier bien placé ( PARIS) n’a pas vraiment connu de baisse après la crise de 2008 ou alors très momentanée et certains quartiers comme le marais n’ont cessé de monter. Nous assistons plus que jamais à une course vers la qualité. Et depuis que vous et moi en discutons cela ne cesse de se confirmer.

        • Bonjour Julien,
          Cela ne cesse de se confirmer à Paris et quelques grandes métropoles ou sites touristiques prisés par les retraités [qui vont devenir de moins en moins riches au fur et à mesure de la baisse sensible des pensions non revalorisées ou diminuées pour les nouveaux entrants ou encore de la fiscalité globale encore plus confiscatoire}, certes mais plus la hausse sera importante et plus la chute sera dure !!! Voilà de nouveau un fondamental historique qui semble échapper à tout le monde !

          Je regardais hier une émission du célèbre agent immobilier S. Plaza et je voyais à Paris un studio de 50/55 m2 à plus de 750 K€, une vraie folie
          pour un sous-toit qui ne vaut pas plus de 70k€ en province et encore !

          A un moment le bon sens va reprendre le dessus, sera-ce par un processus doux et pragmatique ou par un scénario catastrophique (le plus hypothétique à mon avis), mais cela arrivera, c’est hautement probable sinon inévitable !

          • Bien évidemment ! La bulle est manifeste à Paris (mais aussi Lyon et probablement bordeaux).

            Qui peut encore croire accepter de vivre dans ces conditions indécentes ! De nombreux smicards en province ont une meilleure qualité de vie qu’un cadre supérieur à Paris.

            • Vous avez raison, une de mes soeurs vient de faire construire (Finistère nord), à 5 minutes en voiture d’une ville de 20 000 habitants, à 10 minutes de la mer, une maison de 120 m² sur un terrain de 550 m² pour la somme de 149 000 €.
              Ils gagnent un peu plus du smic et non eu aucun problème pour leur emprunt.
              Mais ils s’accrochent à leur poste car ils savent que si un des deux se retrouve au chômage ce serra très compliqué pour trouver un nouvel emploi pas trop loin de chez eux et leur maison ne sera jamais revalorisé car par chez moi, presque tout le monde construit et n’achète pas de l’ancien.
              Ceux qui achète de l’ancien, pour le « charme » et l’emplacement sont ceux qui reviennent pour la retraite et qui pour beaucoup habitaient en IDF et donc arrive avec de beaux budget et paie en cash.

            • Non. Il a juste un plus grand appartement. La qualité de vie ne se résume pas à la taille de l’appart. A Paris, le cadre sup à accès à une vie culturelle autrement plus riche que nulle part ailleurs en France. Et c’est un Marseillais qui a aussi travaillé à Bordeaux, Lyon et autres villes de moindre importance qui vous le dit. 😁.

              • Seriez-vous en train de nous dire qu’il y a qu’à Paris, peut-être aussi dans les banlieues – LoL ! que l’on peut se cultiver ?
                Hé revenez sur terre, le numérique, et autres spectacles viennent aussi en province. Ce que vous dites c’était avant comme disait Alain Deloin 🙂 🙂

  9. C’est le même phénomène en bourse, les valeurs de croissance résiliente et liquide continuent de croître malgré des valorisations et ratio hors sol. C’est l’équivalent de l’immo centre ville des grandes métropoles. Les smalls caps sont à la traine malgré des bonnes performances économiques pour certaines. Les investisseurs ne veulent s’y retrouver coincés en cas de retournement de marché…

    • Oui, c’est un parallèle frappant. Je suis d’accord. Il y a les valeurs qui attirent les capitaux mondialisés … et le reste du monde qui n’en profite pas.

      Tous les actifs n’ont pas la même sensibilité à la politique monétaire accommodante. Le prix et la valeur ! (nous en parlons cet après midi dans mon article sur la stratégie sur les marchés actions)

      • Julien bonnetouche says:

        Là aussi les investisseurs recherchent la qualité et la sécurité d’entreprises fiables et reconnues c’est normal.

    • Qu’est-ce qu’une valeur de croissance résiliente ?

      • Une valeur réellement capitaliste, i.e. qui ne dépend en rien de l’état, ni par la loi, ni par lien capitalistique.
        Le genre de valeurs qui font +100% depuis 2006, crise des subprimes comprise.

  10. Bonjour

    Pour l’immobilier très bien situé il n’y a pas eu de crise. Il y a encore des gens (qui ont de l’argent) qui ne regardent pas le prix mais qui veulent leur maison à tel endroit et s’il le faut à n’importe quel prix. Etant donné que en ces endroits l’offre a toujours été très inférieure à la demande les prix ont plutôt augmenté régulièrement sans jamais redescendre. Bien sûr cela ne reflète pas le marché en général, mais ceci montre bien que le critère N° 1 dans l’achat est la situation. Et là un studio à proximité de 3, 4 facs ! rien à craindre! évidemment ne cherchons pas ça dans du pinel ça n’existe pas , pas plus que du studio bon marché et loué à 400 €/ mois comme parfois je « lis » sur ce blog.

  11. julien bonnetouche says:

    Guillaume, Michel …..

    Vous me faites franchement rigoler avec vos prévisions à la gomme, et à contre courant de la réalité, réalité dont vous êtes éloignés, et c’est peut être votre excuse, par l’éloignement physique de vos campagnes par rapport à Paris.
    Cela fait bientôt 5 ans que je prévois l’évolution du marché parisien , ici et sur meilleur agent, quasiment sans le moindre décalage;
    Pourquoi cela ? parce que je suis au cœur du marché.
    Pour avis , pour la première fois depuis ces années je viens d’entrevoir une pause possible (même pas sure du tout) et pas longtemps.

    Mais j’imagine que ça vous fait plaisir de vous dire qu’un jour il baissera, sans doute parce que vous n’avez pas acheté au moment voulu. Mais ça, ce n’est pas grave, l’essentiel c’est d »être heureux.
    Eh bien voyez vous, vous êtes dans l’erreur !! il ne baissera pas. En tous cas dans un avenir prévisible.
    Surtout ce qui est déjà cher.

    • Je ne connais pas la longueur de votre nez cher Julien, mais vous ne voyez pas beaucoup plus loin que celui-ci !
      Le marché Parisien baissera et probablement avant ou en 2022, c’est mon pari !
      C’est vous qui êtes dans l’erreur avec la chape que vous avez placer sur le marché parisien, sans voir les « troupes » (économiques, sociaux, politiques voire contestataires, fiscaux et environnementaux) qui s’accumulent en périphérie

      Pour info, je n’ai rien à Paris et loin de moi l’envie d’y investir et quant au bonheur, je vous assure qu’il est 100 fois meilleur dans ma province charentaise maritime !

  12. Les seuls événements qui pourraient, de mon point de vue, faire baisser sensiblement les prix de l’immo à Paris :
    – une bonne grosse catastrophe naturelle ou industrielle détruisant ou rendant impraticable le périmètre.
    – une guerre.
    – une dictature (communisme, écologisme, …)

    • Je ne connais pas la longueur de votre nez cher Julien, mais vous ne voyez pas beaucoup plus loin que celui-ci !
      Le marché Parisien baissera et probablement avant ou en 2022, c’est mon pari !
      C’est vous qui êtes dans l’erreur avec la chape que vous avez placer sur le marché parisien, sans voir les « troupes » (économiques, sociaux, politiques voire contestataires, fiscaux et environnementaux) qui s’accumulent en périphérie

      Pour info, je n’ai rien à Paris et loin de moi l’envie d’y investir et quant au bonheur, je vous assure qu’il est 100 fois meilleur dans ma province charentaise maritime !

    • Et la remarque perspicace de Guillaume:
      – « Qui peut encore croire accepter de vivre dans ces conditions indécentes ! De nombreux smicards en province ont une meilleure qualité de vie qu’un cadre supérieur à Paris. »

  13. julien bonnetouche says:

    Michel,

    vous aussi pardonnez mes emportements parfois excessifs je le reconnais volontiers.

    Bien entendu qu’il peut être agréable de vivre en province, et je ne ferai pas la liste des plaisirs et distractions possibles, en plus du bon air.

    Et sans aucun doute à investissement immobilier identique, la résidence provinciale est elle bien plus confortable, plus grande, avec dépendances etc …

    Mais ce n’est pas le problème dont je parle, et qui peut en surprendre plus d’un quand il s’agit de la demande parisienne, tant pour l’achat que la location.

    Tout ça va au delà de l’agrément d’y vivre, car les facteurs d’achat sont multiples, ainsi que la nature des acheteurs, qui sont aussi bien parisiens que provinciaux qu’étrangers, que des sociétés d’investissement.

    Tous cela confondu, fait que la demande l’emporte largement sur l’offre et cela depuis au moins 50 ans ( depuis que je regarde un peu le marché)

    C’est cette notion de continuité sans quasiment de rupture qui me fait dire que la baisse ne peut se produire sauf cataclysme.

    Autant que je m’en souvienne, même lors des périodes de crise (2012/2015, après 1991, ou même au moment de l’élection de Mitterrand en 1981 la plus dure celle là , il y a eu certes des réductions de demande, mais toujours corrélées à des réductions d’offre. ce qui rendait le marché un peu baissier, mais beaucoup moins que l’on pourrait l’imaginer, car le marché se contractait.

    On avait alors toujours le même problème même en période de crise : trouver un appartement de qualité relevait du parcours d’obstacle.

    A l’heure actuelle, nous assistons à un phénomène similaire mais exacerbé :

    la demande reste très forte, mais l’offre de qualité se réduit d’une manière excessive dans un marché haussier.( normalement plus les prix montent, plus les biens apparaissent sur le marché, les propriétaires souhaitant empocher leur plus-value).

    Si bien que restent à la vente, et à des prix élevés (disons 12000€m2 pour les arrondissements centraux) des biens avec de gros défauts (rez de chaussée, bruit, jamais de soleil plan impossible etc ….) qui ne se vendent que difficilement.

    Tout le beau est introuvable ou alors il faut accepter de le payer nettement plus cher (si on a la chance de tomber dessus)
    c’est à dire que c’est pire que d’habitude en période de hausse des prix.

    C’est d’ailleurs l’un des éléments que me fait dire que nous sommes presque en situation de blocage : les gens qui comptaient payer un m2 10000€ il y a encore peu sont obligés d’envisager 13000 ou 14000€ pour la même chose, ce qui freine évidemment les ardeurs.

    Le plus probable est donc de retrouver lors de la prochaine crise une situation similaire à celles du passé, avec une réduction du nombre de transactions parce que c’est la loi du genre, mais quasiment sans baisse de prix, ou peut être 5 à 10 % de baisse momentanément.

    • Vous confirmer une nouvelle fois ce que je vous répète depuis plusieurs années, vous vous focaliser sur la spécificité du marché immobilier parisien (et autres grandes métropoles régionales),
      Effectivement dans cet environnement, tous ou presque vos arguments sont défendables et vous donne raison dans votre façon d’aborder ce marché, tant que la demande sera supérieure à l’offre.
      Mon raisonnement à moi est différent et repose, non pas sur un « dérèglement » de cette machine haussière parisienne, mais sur le fait que l’environnement, je me répète, économique, monétaire, social, politique voire contestataire, fiscal, environnemental et « récessionnel », se dégrade à vitesse grand V, avec une accélération notable depuis mi 2018, et c’est ce qui fera décliner le marché de l’immobilier qui de toutes façons est surcoté, tout comme l’est, pour partie, le marché des actions.

      • Le monde de demain says:

        @Michel, Vous avez qq arguments factuels pour illustrer cette degradation qui s’ amplifie depuis 2018?

        • Les taux négatifs sont quand même un chiffon rouge vif!
          Après, nous vivons dans un monde de la communication où ce qu’on dit devient notre réalité bien que la réalité soit autre.
          Je crois qu’on appelle cela le sollipsisme.

  14. julien bonnetouche says:

    @Michel,
    c’est ce que je dis aussi, pour que tout baisse il faudrait envisager une sorte d’apocalypse financière (que moi je ne vois pas encore venir) mais que vous voyez vous, d’ici 2022 ? c’est cela ?

    Si tel était le cas évidemment l’ensemble de la planète serait déstabilisée, avec des conséquences sociales, économiques et politiques qui bouleverseraient l’ordre établi.
    Les pays se replieraient encore d’avantage qu’aujourd’hui sur eux mêmes, l’appauvrissement qui en résulterait entraînerait fatalement des troubles sociaux, et le rejet des populations immigrées comme c’est toujours le cas dans ces circonstances.

    Ce serait peut être une façon de purger les problèmes sociétaux dont souffre notre civilisation.

    Ce n’est pas ma thèse mais c’est une chose qu’il faut envisager.

    • Vous y êtes presque !
      En effet, j’avance 2022 ou à partir de cette date, car cette année là, il y aura (et il y aura eu) des échéances majeures dans notre pays (même si ce n’est pas la seule raison) et bon nombre de pays notamment en Europe auront basculés ou basculeront dans une forme de radicalisme sous différentes formes que l’on appelle par une sorte d’euphémisme « populisme », processus déjà bien entamé !

      https://www.diplomatie.gouv.fr/IMG/pdf/cap_05_24_reflexionradicalisation_quai_d_orsay_cle4b9ee6.pdf

    • L’apocalypse que j’appelle plutôt un krach, une crise, … peut très bien se révéler localement, par exemple comme en Argentine, au Venezuela, Zimbabwe, etc.

      L’Europe peut très bien aussi être touché sans affecter sensiblement les USA.

  15. Law&Order says:

    A force d’ annoncer le krach comme Marc Touati vous finirez bien par avoir raison…un jour
    Une horloge cassée donne la bonne heure une fois par jour.

    • Avoir raison ou pas, là n’est pas le problème aujourd’hui, il le sera quand le jour viendra et plus tard ce sera, mieux ce sera. A moins que, comme le disent certains économistes, le « reset » serait le meilleur moyen de re-dynamiser nos sociétés que ce soit économiquement ou socialement.

      Le problème aujourd’hui, dans l’esprit de ce blog (le patrimoine), c’est de savoir ou placer, épargner ou investir pour ne pas être le « dindon » demain en prenant en compte que nos sociétés modernes se dégradent dangereusement sur plusieurs fronts et la liste est longue pour répondre Le monde de demain, si longue que je pourrais y passer la nuit à expliquer. Quelques exemples néanmoins:
      – endettement mondial public et privé d’au moins 175 000 Mds de $,
      – taux négatifs et euthanasie des rentiers,
      – inégalités qui se creusent dans bon nombre de pays,
      – des dizaines de bulles dans plusieurs domaines économiques et monétaires,
      – la perte (en France) de pouvoir d’achat des classes moyennes qui se paupérisent,
      – les lobbies qui dominent ce monde capitaliste de connivence,
      – la perte de confiance envers nos dirigeants qui manquent de courage et de pragmatisme,
      – les entreprises zombies qui rachètent leurs propres actions,
      – les banques en quasi faillite,
      – les conflits géopolitiques qui se multiplies sur fond d’idéologie,
      – les politiques idiotes et incompréhensibles des banques centrales,
      – l’immigration de masse qui déstabilisent les Etats et leurs gouvernances,
      – la fiscalité (notamment en France) confiscatoire par des Etats incapables de faire des économies,
      – plus pragmatique, la récession annoncée en Allemagne,
      – ……………………………………………………………….

    • Deux fois, non ?

  16. julien bonnetouche says:

    Michel,

    Voilà qui est (enfin) intéressant, car le détail de tout ces « arguments factuels » permet effectivement de prendre la mesure des périls qui planent sur nos têtes.

    Et figurez vous, je suis totalement d’accord avec vous sur le diagnostic. j’imagine pouvoir dire que la plupart des lecteurs le seront aussi.

    Pour autant, la situation de mondialisation actuelle ainsi que l’entrée dans ce que l’on a coutume d’appeler maintenant la 3eme et la 4eme révolution industrielle, ne sont elles pas de nature à envisager la résolution de ces problèmes autrement que par un  » crash » ou un « Armageddon » général ?
    L’adaptabilité et le génie humain ont peut être le ressort suffisant pour y parvenir.

    C’est en réalité sur ce point que portent nos discussions : y a t il un chemin pour l’économie mondiale qui soit de nature à permettre de sortir par le haut de cet environnement délétère ?

    L’appréciation de chacun est en rapport avec une question de caractère plus ou moins optimiste.

    Il y a cependant un point sur lequel mon inquiétude ne cesse de s’accroitre, et qui est soulevé dans le lien que vous avez mis plus haut (dilpomatie .gouv) concernant le chemin vers la radicalisation terroriste.

    Encore aujourd’hui les autorités refusent de lier islamisme radical et islamisation rapide de l’ensemble du territoire ( au nom du « pas d’amalgame » )

    Là dessus les avis divergent, et tant pour des raisons commerciales que dans un esprit d’équilibre des opinions, le média Cnews vient de mettre Zemour 4 fois / par semaine à 19H soit la meilleure heure du prime time, avec comme premier effet un triplement de l’audience immédiat.

    Ce n’est pas sans importance, et correspond peut être à un virage intellectuel plus global.
    ( les médias réfléchissent et sondent en général avant de se lancer)
    En effet seule une prise de conscience par une forte majorité de la population qu’en aucun cas le fait religieux puisse un jour l’emporter sur la France laïque serait de nature à faite reculer le phénomène islam politique dans notre pays..
    Sans quoi nous courrons vers un péril grave, plus grave qu’une crise de la dette ….

    • Merci Julien « d’ouvrir » votre vision au delà des murs de Paris et d’envisager que le « péril » politique peut venir de l’extérieur.
      L’adaptabilité et le génie humain pour parvenir à juguler (dans le fond) ces problèmes, je n’y crois pas du tout sur le court terme, si cela devait arriver, ce que chacun souhaite bien évidemment, ce ne sera que par un saut de génération(s) ou en post catastrophe majeure.
      Les esprits, les cervelles majoritairement conditionnées (notamment dans les nouvelles générations) sont trop imprégnés et exacerbés par de mauvais apprentissages, éducations , des raisonnements déviés, des idéologie, de l’extrémisme, …., pour envisager un retour vers plus de rationnel et de respect de l’autre que ce soit intra ou extra communautés, sans douleur. Il n’y a qu’à regarder l’avant et l’après 2ème guerre mondiale pour comprendre ce phénomène.

      Pour reprendre votre expression: « y a t il un chemin pour l’économie mondiale qui soit de nature à permettre de sortir par le haut de cet environnement délétère ? », à mon sens, cela ne pourra donc passer que par un « reset » général.

      Concernant la radicalisation, mon propos ne visait pas uniquement la radicalisation islamique, mais la radicalisation montante des peuples comme en Italie mais aussi en France, en REACTION à d’autres formes de radicalisations ou d’idéologies comme celle par exemple des tenants du réchauffement climatique ou ceux de la « justice » fiscale et bien d’autres encore. Bref tout le monde ou presque se radicalise pour une raison ou une autre.

      Un autre phénomène que je n’ai pas mis dans ma liste précédente (non exhaustive) dont je parle depuis plusieurs années déjà et dont l’actualité vient de confirmer son extrême importance, c’est le désengagement de l’Amérique du proche et moyen orient voire subrepticement de l’Otan, depuis que ce pays est autonome en pétrole et gaz.
      Ce désengagement est de nature à bouleverser en profondeur les cartes géopolitiques tant sur le plan économique et social que celui des conflits et (re) prises de pouvoirs avec de fortes répercussions sur nos économies européennes!

    • Bah, les émirs aussi achètent à Paris…

  17. Guillaume, Michel
    Dans la « réalité » donc à Paris intramuros, comprenez que vous êtes des ploucs ne comprenant rien à l’immobilier parisien, vous qui n’êtes pas au « coeur du marché »

    Ce n’est plus de l’optimisme, c’est une maladie des chevilles…..

    • Les crises précédentes ont tout de même montré que Paris baisse moins qu’ailleurs, quand ça baisse, et que la reprise y est plus rapide.

      Le vrai pb est celui du ticket d’entrée, qui est très élevé. Trop pour moi, en tout cas.

      Par ailleurs, concernant les éventuels événements fâcheux qui pourraient subvenir suite aux radicalisations des zhuns et des zôtres, par exemple des émeutes, qui sans arriver au stade de guerre civile, pourraient faire craindre à une partie de la population d’être victime d’une autre partie de la population, les seuls moyens dont nous disposons pour y mettre fin sont les forces de l’ordre : police (et gendarmerie), dans un premier temps, armée quand ça craint vraiment.

      Or, les petites émeutes du samedi, depuis quelques temps, ont montré que la police serait rapidement débordé si ça se passait partout et tout le temps. Dès lors, il est évident que le choix des gouvernants serait de protéger en priorité les lieux de pouvoir, à commencer par l’ouest de Paris. Et les autres ? Ben, démerdez-vous, les gars.

      La vieille histoire du château-fort et des campagnes.

      • « Les crises précédentes ont tout de même montré que Paris baisse moins qu’ailleurs, quand ça baisse, et que la reprise y est plus rapide. ».

        en 1991, on a aussi observé cette même déconnexion entre paris et le reste de la France … et la bulle à éclaté qu’à Paris : La bulle immobilière à Paris en 2018 peut t’elle éclater comme la bulle de 1991 ? https://www.leblogpatrimoine.com/immobilier/prix/la-bulle-immobiliere-a-paris-en-2018-peut-telle-eclater-comme-la-bulle-de-1991.html

        En 1991, comme aujourd’hui, la hausse est avant tout un phénomène monétaire.

        • Ah, j’avais oublié celle là ! Il est vrai qu’elle a surtout touché Paris et la côte d’Azur. Je pensais à 2008 et 2011, qui me paraissent plus correspondre à la situation actuelle.

        • Phénomène monétaire ? Ou cavalerie des marchands de biens ? Il serait intéressant de savoir qui achète à Paris en ce moment.

        • Encore un commentaire : sachant qu’il y a très peu de constructions nouvelles à Paris, faute de place, donc que le marché est essentiellement un marché de l’ancien, sait-on quel est le pourcentage de biens sur le marché ?

          Parce que si ça baisse, mais que ça ne représente rien en termes de volume, il faudra tout de même relativiser.

        • Badtimes says:

          La bulle Parisienne a éclaté en 1991 pour deux raisons principales:
          1)problèmes liés aux règles concernant les compromis que l’on pouvait revendre avant d’avoir acheté réellement (spéculation effrénée sur les grands paquebots immobiliers du 8e, 9e et autres),, le dernier qui a eu la patate chaude entre les mains, quand cela s’est tout d’un coup arrêté, a sombré, entraînant tout le reste.
          2) déclenchement de la 1ère guerre du golf par l’invasion du Koweït par l’Irak de Sadam. A ce moment là vous pouviez trouver une chambre dans n’importe quel hôtel de la Capitale tout le business économique et touristique avait presque disparu.
          Aujourd’hui je pense que le marché ressemble plus aux autres marches des capitales mondiales comme Londres, New-York et autres.
          De toute façon vous auriez acheté au plus haut en 1990 à Paris et vous revendriez aujourd’hui vous vous seriez bien enrichi. La baisse d’environ 30/35% qui avait eu lieu a été gommée en 6/8 ans.
          Il arrive aussi à la bourse et autres actifs de subir des baisses conséquentes, ce qu’il faut regarder c’est le trend. Il faut donc savoir qu’il y a un risque et savoir garder son sang froid ce qui j’en conviens n’est pas toujours facile.

  18. julien bonnetouche says:

    Merci sven,

    Il parait déjà que je suis « suffisant » et vous venez rajouter de l’huile sur le feu !!! Sympa !!
    mais on rigole !!

    Dites nous plutôt ce que vous pensez du déroulé de Michel ?

    Pour ma part, j’ai bien l’impression que le « reset » dont parle Michel, outre un effondrement économique et financier, mettrait l’Europe et surement au delà à feu et à sang.

    Si Michel mélange les diverses formes de radicalisation , il n’en reste pas moins que la radicalisation islamiste est potentiellement la plus violente ( physiquement)

    La radicalisation écologique est une interprétation actuelle de l’éternel gauchisme porté par une partie de la jeunesse de tous temps.

    Quant à la radicalisation de la » justice fiscale » elle est aussi un des chevaux de bataille des ces mêmes gauchistes dans l’unique but de rallier des électeurs mécontents pour les prochaines élections.

    Par contre le retrait des américains des foyers de tension au Moyen Orient, est gravissime si ils ne reviennent pas dessus.

    Cela est naturellement de nature à renforcer et les conflits et le retour de l’islam politique radical qui obligerait ceux qui sont en première ligne ( nous les européens) à prendre le relai militaire des américains, faute de quoi nos démocraties molles finiront par être dépossédées de leurs pouvoirs.
    Bref on risque bien de devoir aller faire la guerre au Moyen Orient sérieusement un jour ou l’autre si l’on veut éviter de l’avoir sur notre propre territoire… (et encore pas sur)

    • Bien Julien, je vous mets 9 sur 10 !
      Car je ne « mélange » pas les radicalisations ! Bien sur que la radicalisation islamiste est la plus dangereuse.
      Les radicalisations sont imbriquées, la radicalisations des uns engendre la radicalisation d’autres communautés ou groupes d’individus qui sont outrés par le comportement des premiers (gilets jaunes, banlieues,

      • Bien Julien, je vous mets 9 sur 10 !
        Mais je ne « mélange » pas les radicalisations ! Bien sur que la radicalisation islamiste est la plus dangereuse.
        Les radicalisations sont imbriquées, la radicalisations des uns engendre la radicalisation d’autres communautés ou groupes d’individus qui sont outrés par le comportement des premiers et réagissent (gilets jaunes, banlieues, Corse, anti COPs, …)

  19. julien bonnetouche says:

    Ma fois, 9 sur 10 c’est déjà bien, je saurai m’en contenter.
    Mais vous Michel, vous n’êtes jamais meilleur qu’avec vos copier/coller.
    Je vous mets 10/10 en copier/ coller !!

    • Preuve que je recherche et lis beaucoup !
      Et parfois au lieu d’exprimer mon opinion qui l’a été bien mieux fait par d’autres que je ne pourrais le faire, un copier/coller est suffisant et je l’admet « un acte de fainéantise ».

      Néanmoins, vous n’avez pas de chance, sur ce propre blog, il n’y a pas de copier/coller à part, bien évidemment, les liens qui sont des par définition des références ou des continuités de raisonnement

  20. « Il parait déjà que je suis « suffisant » » =>il n’y a pas de fumée sans feu

    … » et vous venez rajouter de l’huile sur le feu !!!  » => il y a donc bien le feu, songez à le modérer sans toutefois l’éteindre, on vous aime comme ça

    « mais on rigole !! « => ça dépend qui, mais ok , today’s a beautiful weather…

  21. Le monde de demain says:

    En fait et au risque se deplaire aux fans de Zemmour qui semblent pulluler sur ce forum je pense pas que le monde va plonger dans la crise/guerre/ radicalisation…
    On va slalomer en permanence entre etats chaotiques mais sans basculer.
    Le monde est trop interconnecté pour cela. Une dérive à un endroit donné est rattrapé ailleurs.
    Le seul.point de vigileance à mon sens est l’ impact du réchauffement climatique sur.lequels on a ni prise ni recul.

    • Lol.
      « Le monde est trop interconnecté pour cela » Demandez aux Kurdes ce qu’ils en pensent. Le réchauffement est le dernier de leur soucis en ce moment,… Et en fait je crois que ça n’a jamais été leur soucis.

      • il faut quand même être un peu de mauvaise foi, pour oser comparer la consommation, et ( donc le niveau pollution émis ainsi que le tonnage de C02), entre un kurde ( ou un Africain), et un occidental dans notre société de sur-consommation. Personne ne demande de réduire sa consommation à un Malien. je trouve étrange que bien des occidentaux fassent semblant de ne pas comprendre ce point.

  22. encore un réchauffiste :=))

    Je ne vois pas ce que vient faire Zemmour ici…. si ce n’est fête Zemmour, pas la guerre qui s’annonce ?

  23. Le monde de demain says:

    Ayé les trolls Zemmouristes s’ agitent…
    Concernant les Kurdes il y a eu justement un cessez le feu sous la pression internationale.
    Ça vaut ce que ça vaut mais dans les années 80 quand ils s’ étaient fait gazés par Hussein personne n’ avait bougé…
    Quand au réchauffement climatique je suis juste vigileant sur un phénomène nouveau qui pourrait nous emmener dans un processus d’irreversibilite.
    Quand aux crises économiques, pb de religion d’ insécurité de declassement, etc… ils sont cycliques et se sont en general resorbes. N’ en deplaise à ceux qui surfent dessus pour leur business mediatique et aux bas de plafond qui les suivent 😁

    • Juste un petit rappel de chiffres à cogiter:

      – la production mondiale de CO2 anthropique , réputé le gaz à effet de serre responsable du RC, a été de 36,8 Milliards (Mds) de tonne en 2017 et entre 25 et 30% absorbé par la végétation et à peu près autant par es océans.
      Donc si on prend le minimum 50% (2×25%) soit 18 Mds, s’ajoute au 2 000 Mds de CO2 « naturel » chaque année. Dans 50 ans, à supposer que le rythme n’évolue que très peu et de façon très hypothétique, il y aura environ 2900 Mds de CO2 cumulé.

      – l’atmosphère, composé essentiellement d’azote (79%) et d’oxygène (20,8%,) « pèse »,
      – lisez bien – 5 000 000 000 000 000 de Tonnes – lisez 5 millions de milliards de tonnes.

  24. Don’t feed the troll.

  25. julien bonnetouche says:

    Aux anti-Zémouriens écolos,

    lutter contre le réchauffement climatique ne ferait surement pas de mal.

    Mais en gros c’est impossible.

    On est coincés entre les 6 milliards d’individus qui veulent le même standard de vie que nous ( qui sommes 1 milliard) et qui donc ne sont pas encore prêts à se faire à l’idée que retourner cultiver ses légumes c’est bon pour l’Humanité d’une part,

    Et d’autre part l’impossibilité de remplacer d’une manière équivalente l’énergie fossile par du renouvelable.

    Juste un exemple : pour remplacer toutes nos voitures par de l’électrique il faudrait 10 centrales nucléaires de plus.

    Alors pour le milliard de voitures déjà existantes dans le monde + toutes celles à venir, je vous laisse imaginer ce qu’il faudrait !!!

    • charlotte2 says:

      Bonjour :
      Absolument d’accord : « il faudra 10 centrales nucléaires  » pour nos voitures électriques ( en partant du nombre actuel de voitures ) . Je ne sais pas comment les prévisionnistes ont fait leur calcul , ou alors on compte sur l’idée que beaucoup abandonneront l’utilisation du véhicule en propriété privée : ceci reste à prouver!

  26. Ben oui, mais tout est dans le pseudo : le monde de deux mains

    les deux mains qui chantent, on a donné déjà

    Et pis le troll qui veut faire passer bien des échanges du blog pour des propos nazis rétrogrades alors que c’est ce à quoi l’on s’oppose….
    Yes, definitely don’t feed the troll

  27. L’assouplissement des conditions d’octroi des prêts a permis cet élargissement du marché de l’ancien tout à fait spectaculaire et guère étonnant. Certes, cette évolution n’aurait pas été possible si, dans le même temps, les banques n’avaient pas baissé les taux et allongé les durées des crédits octroyés.

    Cependant, les autorités de contrôle des banques ont à de multiples reprises exprimé leurs inquiétudes sur la «qualité des dossiers» acceptés par les banques : par exemple, le rapport de l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR) publié en juin 2019 souligne que les prêteurs doivent se montrer « des plus prudents quant aux conditions auxquelles ils financent les acquéreurs ». En outre, le Haut Comité pour la stabilité financière (HCSF) présidé par le Ministre de l’Économie a déjà décidé des surcharges de fonds propres pour limiter l’expansion des crédits immobiliers, tout en rappelant récemment son inquiétude au regard des pratiques d’octroi des crédits immobiliers. Et la Commission européenne, qui transpose actuellement la « réglementation » dite de Bâle III, s’apprête à renforcer les exigences de fonds propres, surtout sur les crédits à quotité LTV élevée (la quotité LTV – Loan To Value – est un ratio bancaire mesurant la part des crédits immobiliers mobilisés dans le financement d’une acquisition).

    Or, il se trouve que la quotité LTV est élevée en France, à la différence de beaucoup de pays qui plafonnent cette quotité à 90 % (principalement dans les États de l’Union européenne où le financement hypothécaire est dominant). Les mesures prévues dans la réglementation dite de Bâle IV à venir vont renforcer les pénalités appliquées aux dossiers présentant les quotités (les plus) élevées. D’après l’ACPR, en 2018, 12 % des acquéreurs
    étaient en surfinancement (LTV > 100 %) et 26 % avaient une quotité comprise entre 95 et 100 %. Ainsi, mécaniquement et sans adaptation des comportements actuels, 38 % des nouveaux emprunteurs devraient être plus ou moins fortement impactés par une nouvelle réglementation plus restrictive ! Les conditions d’octroi des prêts qui avaient largement participé au dynamisme des marchés devraient donc se dégrader, (sensiblement ?) à partir de 2021.

    Source : https://www.journaldelagence.com/1175927-une-belle-fin-dannee-michel-mouillart-professeur-deconomie-frics

  28. Riche&Célèbre says:

    La conversion des fonds euros vers les unités de compte risque de se faire vers les SCPI achetées au comptant, qui donnent à l’épargnant le sentiment d’opter pour une prise de risque « pas vraiment risquée ». Jusqu’à pousser les gérant à acquérir n’importe quelle M… immobilière, et à si dégrader le patrimoine de la société ?

  29. Pour rajouter une petite couche de frayeur pour la bonne année!!! : https://www.youtube.com/watch?v=VuwncVRV4Iw

    • Effectivement très intéressante cette video.
      Le Sarko, garde malgré tout un peu de bon sens, à l’inverse de ses remplaçants idéologues.

      La video suivante est aussi intéressante pour ceux qui se pose des questions sur le futur de l’énergie et en particulier l’énergie électrique.
      https://www.youtube.com/watch?v=8VKBjmVacmo

      • Bah, les problèmes de réchauffisme climatique sont cycliques et se résorbent d’eux-mêmes.
        N’en déplaise à ceux qui surfent dessus pour leur business médiatique et aux bas de plafond qui les suivent 🤣🤣🤣

        • Le monde de demain says:

          @adnstep
          Apprenez déjà à lire et à ne pas déformer et récupérer mes propos pour votre propagande, technique classique des populistes.
          Et si on se focalisait plutôt sur des thèmes patrimoniaux?

          • Vous n’aimez pas qu’on vous resserve les plats que vous prétendez servir aux autres ?

            Quand au populisme, que dire, on est toujours le populiste d’un autre… Et puis, votre méthode, censée faire taire l’adversaire, jeter sur lui le sceau de l’infâmie, couvrir d’opprobre l’iconoclaste, est connue, et ne fonctionne plus guère.

            L’utilisation d’anathèmes par la communauté idéologique et médiatique qui avait pour but, et effet, d’obtenir immédiatement de la collectivité un sentiment réflexe d’animosité, de rejet, d’excommunication, ça ne marche plus.

            «Fasciste», «raciste», «xénophobe», «islamophobe», «les-heures-les-plus-sombres-de-notre-histoire»… ou encore «populiste», en raison du discrédit grandissant qu’inspirent à l’opinion le journaliste-clerc sermonneur et prêchi-prêcha, le politicien-gourou vouant aux Gémonies l’adversaire (Moi ou le Chaos !) : l’excommunié par lui ne saurait être tout à fait impie.

            Comme le dit Giuseppe Conte, président du Conseil italien : «Si être populiste, c’est avoir la capacité d’écouter les besoins du peuple, alors je m’en revendique». BJ l’a également compris : le pays de Galles a voté en masse pour lui, abandonnant le labour à ses nouvelles amours antisémites, qui fonctionnent bien à Londres, mais pas ailleurs (voir résultat des élections).

            Gageons qu’ailleurs aussi, bientôt, d’autres populistes gagneront des élections.

            Bref, puisque vous voulez que je le sois, non seulement je le suis, mais en plus je m’en revendique : lépreux populiste, et fier de l’être.

            • Le monde de demain says:

              @adnstep,
              Une fois de plus je vous demande juste de ne pas déformer mes propos.
              Pour le reste allez plutôt vous répandre sur les forums dédiés chez valeurs actuelles et FDS . Ici on attend plutôt de la discussion et de la valeur ajoutée patrimoniale.

  30. Ou peut-être Sarko parle peut-être maintenant un peu plus librement! Qui sait? Mais les chiffres qu’il annonce sont vrais, et de la démographie ou du réchauffement climatique qui va l’emporter?
    Peut être ni l’un ni l’autre, par contre ça n’a pas l’air de déranger Charles Gave.

  31. julien bonnetouche says:

    Bonjour,

    Il existe parait il un moyen assez simple de résoudre simultanément, et le problème démographique, et le problème du réchauffement climatique :

    Faire exploser quelques bombes thermonucléaires dans certains endroits bien choisis, de telle sorte qu’un nuage de poussière obscurcisse partiellement l’atmosphère terrestre.
    ( un peu comme le météorite qui selon les spécialistes est à l’origine de la disparition des dinosaures)

    Il ne serait pas nécessaire que les bombes tuent beaucoup de monde, car nous aurions alors un abaissement de la température globale de l’ordre de 10/15 degrés, et l’entrée dans une nouvelle période glacière pour un certain temps et qui suffirait à réduire la population mondiale de 90%.

    • Voilà une solution qui, bien qu’elle soit peu humanitaire, n’en demeurerai pas moins très efficace ! Sans pour autant en arriver à ces solutions extrêmes les démographes en général s’accordent pour prévoir un petit quelque chose (virus, guerre, etc.) qui viendrait réguler « naturellement » la population sur la terre. Pour le réchauffement votre solution me paraît radicale: qui d’après vous va tirer en premier et où ?
      Merci de nous prévenir à temps☠️😃😃

      • @Julien bonne touche,
        J’allais oublié, sur un autre sujet, de vous féliciter pour votre prédiction sur les 6000 points du CAC 40.
        Merci pour celle de 2020 et bonne année.

    • George J. Arnaud : « La Compagnie des Glaces »
      Typique des peurs des années 70. 😉

  32. Oui, il faut reconnaître que vous aviez raison, JB. J’ai été bien trop prudent depuis septembre.
    Je crois que quoi qu’il arrive, les banquiers centraux feront tout pour que les marchés tiennent.

  33. Tenez! Un article des échos qui envisage l’immobilier comme un aspirateur à épargne qui profite à peu de monde :

    https://www-lesechos-fr.cdn.ampproject.org/c/s/www.lesechos.fr/amp/1158888

    • Dans l’article, il est écrit:
       » Car après tout, en dehors des notaires, des agents immobiliers, des artisans du bâtiment et surtout de l’Etat et des collectivités locales, ce formidable appétit pour la pierre ne profite pas à grand monde. »
      Je trouve que c’est déjà pas mal, les notaires, AI, artisans de tous bords, l’Etat et CL.
      Ça nourrit bon nombre de familles tous ca !

  34. Ça profite déjà à l’état, 75 milliards de rentrées fiscales, aux promoteurs, aux artisans (plombiers, electriciens, …), aux notaires agents immo, courtiers, banquiers, assureurs, entrepreneurs, industriels des matériaux…

    Ça fait tout de même un peu de monde.

    On comprend tout de même que si l’immobilier était moins cher, les gens utiliseraient leur argent plus intelligemment : fringues, bouffe, jeux vidéo, tourisme de masse, voitures, …

    Investir dans des entreprises ? Mais vous n’y pensez pas ! On est en France, tout de même.

    Bon, il faut dire aussi que les particuliers, à chaque fois qu’on les à invités à investir dans les entreprises de leur pays, se sont retrouvés avec des produits packagés par leur banque, avec des frais importants d’entrée et de gestion, et qu’ils n’en ont pas tiré beaucoup de bénéfice, quand ils n’ont pas tout perdu. La confiance, c’est ce qui manque, avant tout.

  35. julien bonnetouche says:

    Bonsoir,
    On se demande par qui ou quoi le journaliste auteur de l’article des échos, François Vidal, est téléguidé ?
    En effet pour affirmer sur un ton aussi péremptoire « le piège de la pierre » sans autre argument que sa propre conviction personnelle, il est à supposer qu’il y trouve un intérêt quelque part.
    Parce que rien, mais alors rien du tout n’indique que les prix vont baisser, en tous cas dans les grandes villes…..

    D’une manière générale il ne faut pas prendre ce que l’on lit dans la presse pour argent comptant.

  36. Il y a des endroits où ça baisse déjà depuis des années. D’autres où ça peut continuer à monter… les moyennes n’ont pas beaucoup d’intérêt.

    Plus intéressant : va-t-on continuer à battre des records de transactions, ou le marché va-t-il se contracter ?

    En tout cas, les promoteurs et les marchands de bien sont en train de chercher des financements pour accélérer leur développement ou leurs opérations. Si on est optimiste, on peut penser qu’il va encore y avoir beaucoup de ventes, si on est pessimiste, on peut se dire qu’ils cherchent à ne surtout pas mettre leurs fonds propres dans ces opérations.

  37. julien bonnetouche says:

    Non Michel !!

    Lorsque l’on fait des projections, il faut des arguments autres que des impressions personnelles.

    adnstep donne un argument majeur en faveur d’une poursuite de la hausse : le nombre de transactions.
    Celles ci sont ont atteint un sommet en 2019 et pour le moment ne baissent pas.
    Dans tout marché il y a corrélation entre les prix et les volumes, ces derniers permettant d’anticiper les variations de prix avec 12 à 18 mois de décalage.

    A côté de la tendance macro vous avez la tendance micro avec le rapport acheteurs/ vendeurs localement.
    Lorsque vous avez comme à Paris plus de 3 acheteurs pour un vendeur vous pouvez difficilement envisagez une baisse.

    Mais vous, vous voyez tout en noir… c’est autre chose.{:e!}

  38. @Julien,
    Je ne vais pas vous répéter sans cesse les mêmes choses!
    Cf. Mon commentaire du 16/10 à 22h20 ci-dessus. Bon reveillon

  39. julien bonnetouche says:

    Oui je sais Michel,
    Il est possible que vous ayez raison un jour (ou pas).
    Mais comme vous n’êtes plus très jeune, (tout comme moi) il est tout à fait possible aussi que vous n’ayez pas le plaisir de savourer l’exactitude de votre projection future lorsqu’elle se produira, peut être….
    Alors que moi, je me projette à l’année prochaine où j’espère raisonnablement être encore là avec vous !!!

    • J »espère aussi, d’autant plus que l’année prochaine est dans 2 jours- LoL !

      Mais vous voyez bien, qu’au delà toutes projections imaginatives, les événements s’enchaînent négativement (majoritairement) petit à petit, mois après mois et me référant à la fois à l’histoire politique (ex années 30), au principe actions/ réactions et au désarroi des dirigeants désormais dans une situation d’inefficacité et de non retour, l’issue ne peut être que grave.

  40. Moi je pense qu il faut attendre la réforme de la taxe foncière pour savoir si cela vaut le coup d investir à paris

  41. julien bonnetouche says:

    Bultex,
    La taxe foncière est moins chère à Paris qu’ailleurs.
    Si elle remonte, au pire ce sera comme partout ailleurs en France.
    Ce n’est pas cela qui jouera, d’autant que le rapport taxe/ prix de transaction est beaucoup plus bas à Paris.

  42. Indexation sur la valeur , nationalisation de cette taxe est égale à quelques un qui paye 2000 E en province pour un bien estimé 150KE je vous laisse voir la marge de manœuvre car c est justement paris qui est injuste par ca bassesse . Donc la retraite dans l os pour les investisseurs a paris

  43. « Donc la retraite dans l os pour les investisseurs a paris »

    Vous voulez sans doute dire que certains petits propriétaires bailleurs n’auraient plus de rendement et devraient se débarrasser de leur bien ?

    Mais alors, ne serait-ce pas une opportunité pour les bailleurs professionnels de mettre un peu plus la main sur ce marché ?

    C’est peut-être une des raisons pour lesquelles ils renforcent leurs fonds propres en ce moment ?

  44. Une analyse piquée sur une PF de crowdfunding immo :

    « La conjoncture en France, premier soutien de la promotion immobilière.

    Le marché français de la promotion immobilière bénéficie de solides dynamiques à l’instar d’une
    démographie favorable, d’un secteur attractif et d’un niveau de taux d’intérêts historiquement bas.

    En effet, nous constatons que la démographie favorable soutient la demande de logements (+ 6,7 millions de de ménages en
    plus d’ici 2050).

    De plus, nous constatons que les ventes sont
    équilibrées entre les investisseurs (39 % des réservations) et accédants (38 % des réservations). Cet élément témoigne d’une volonté forte des nouveaux actifs (25 – 34 ans) d’accéder à la propriété (primo-
    accédants notamment) et de l’attrait grandissant pour l’investissement locatif.

    L’approche de périodes électorales, ne sera pas de nature à encourager le positionnement des
    investisseurs, car de nombreuses autorisations de construire sont gelées dans l’attente des
    prochaines élections. Or ces élections municipales, qui rendent timides les élus locaux selon les professionnels, n’auront lieu qu’en 2020.

    Quoi qu’il en soit, les tendances étant relativement longues à se dessiner dans le bâtiment, nous constatons que sur la période 2016-2018, les deux paramètres (permis de construire accordés et mises en chantier)
    connaissent une croissance reflétant une évolution positive. Le regain de confiance des ménages, les très bonnes conditions de financement pour les particuliers comme les promoteurs, ainsi que la bonne tenue du logement social sont les principales explications de cette bonne tendance.

    En revanche, les chiffres du ministère confirment le constat des promoteurs sur le terrain : moins de permis obtenus, moins de densité autorisée, donc moins de logements par programme. Et des chantiers plus difficiles à lancer, car les entreprises du BTP peinent à répondre à la demande, sont peu disponibles et
    augmentent leurs prix », observe la Fédération des promoteurs immobiliers (FPI). Et de poursuivre : « C’est d’autant plus frustrant que la demande est bien là: nous manquons de logements à vendre, pas de clients »

  45. 6,7 millions de ménages en plus d’ici 2050, vous y croyez ?

    Ça fait un gros paquet de logements à construire, et si les tendances lourdes actuelles ne changent pas, ça ça pas faire baisser les prix dans les grandes villes.

    • depuis quelques années, la population en france métropolitaine n’augmente plus que de moins de 200 000 personnes par an…, ( en 2018, solde naturel en france métropolitaine + 125 000pers et solde migratoire + 58 000 pers….. source INSEE) donc, dans 30 ans, ça nous fait moins de 6 millions de personnes supplémentaires. ( l’article que vous mentionnez a dû confondre personnes supplémentaires, et ménages supplémentaires), dont une forte augmentation de vieux… 6 millions de personnes, ça fait moins de 3 millions de ménage ( je crois qu’on est à 2,2 pers/ménage). Sur trente ans, il faut donc construire au minimum 3 millions de logements, soit 100 000 logements /an . Comme on en construit actuellement 400 000, on ne devrait pas en manquer en 2050… on manquera peut-etre de EHPADs… 😉 Actuellement, selon l’INSEE, on a 3 millions de logements vacants.

  46. Croissance annuelle moyenne de 340 000 personnes, soit un taux de croissance de 0,6 % sur les dernières années.

    Population actuelle (1er jan 2020) : 67 818 978

    Projection 2050 (Eurostat) : 74 376 832

    Soit une augmentation de 6,5 millions de personnes. Hors éléments incontrôlables.

  47. De 2000 à 2009, 4,6 millions de logements ont été construits en France.

    De 2010 à 2019, 4,1 millions de logements ont été construits.

    Et compte tenu des élections à venir, les restrictions se font encore plus fortes, les maires ne voulant pas froisser leurs électeurs : en un an, de décembre 2018 à novembre 2019, en données brutes, 441 900 logements ont été autorisés à la construction, en baisse de 23 700 unités (- 5,1 %) par rapport aux douze mois précédents.

    Dès lors, ce n’est pas étonnant que l’offre ne suffise pas à satisfaire la demande. Que la fédération du bâtiment s’inquiète de la baisse des constructions à venir n’étonnera personne. Par contre, désormais, d’autres joignent leur voix aux promoteurs pour demander au gouvernement de relancer les aides aux primo accédants, notamment en zones péri-urbaines, les plus recherchées. Par exemple la Fondation Abbé Pierre, ou l’Union sociale pour l’habitat.

    Dans les villes, le problème est différent : c’est avant tout le manque de foncier qui empêche la construction. D’où les lois décidées sous Duflop tendant à densifier les villes et villages (merci les écolos).

    • Je suis d’accord avec vos chiffres, mais pas du tout avec votre conclusion ( « Dès lors, ce n’est pas étonnant que l’offre ne suffise pas à satisfaire la demande »). Selon vos chiffres, on a construit 8,5 millions de logements en 20 ans. Dans 30 ans, la population augmentera de 6, 5 millions de personnes, soit 3millions de logements…….; même si on détruisait 100 000 logements vétustes /an , ( on en détruit entre 30 000 et 40 000), il suffirait de construire une moyenne de 200 000 logements/an sur ces 30 ans . ( Aucune région ne se vide) . En fait, ceux qui ont vraiment besoin d’un logement n’en ont pas les moyens, ce n’est pas eux qui vont relancer l’immobilier, les autres, ça fait longtemps qu’ils vivent dans des logements en sous occupation, ou qu’ils possédent des logements vacants. . 😉

      • Et pourtant, ça construit, ça vend, et en zones tendues, notamment la petite banlieue parisienne, ça continue de monter. S’il y avait plus d’offre que de besoins, les prix baisseraient. En fait, si le nb de logements construits ne diminue pas, c’est leur surface qui diminue, de même que dans les années 80-90, les surfaces des terrains vendus ont diminué dans certains endroits pour correspondre aux capacités d’achat des clients. Vous avez toujours des appartements ou des maisons dans des prix accessibles, mais moins grands.

        D’autres éléments qui pourraient expliquer ces écarts :
        – un déficit chronique de logements que l’on repousse devant soi, en attente de le résorber un jour,

        – une inadéquation entre ce qui est construit, et là où c’est construit, et le besoin (les apparts vides à Montauban ne feront pas baisser le besoin d’appartements à Toulouse)

        – trop de logements sociaux imposés dans les programmes, ce qui provoque la mévente du reste, et la récupération par la préfecture pour en faire encore plus de logements sociaux, au grand dam des promoteurs, des voisins, et des candidats à l’achat dans un coin tranquille.

        • Michel 2 says:

          « – une inadéquation entre ce qui est construit, et là où c’est construit, et le besoin (les apparts vides à Montauban ne feront pas baisser le besoin d’appartements à Toulouse) »

          Sauf à trouver du travail correctement payé et une qualité de vie supérieure à Montauban, ce qui, pour la qualité de vie, ne devrait pas être trop difficile.
          Voilà un sujet où un Etat (ou Région) intelligent et pragmatique devrait s’atteler.

          • Badtimes says:

            La qualité de vie est subjective : les gens qui aiment la ville ne voudraient pour rien au monde aller vivre à Montauban ou Cahors… et ceux qui aiment la campagne ne veulent surtout pas entendre parler de la « grande ville », chacun son truc.
            Par contre pour le travail c’est autre chose, il vaut mieux habiter dans une grande métropole que l’on aime ou pas!

            • Michel 2 says:

              Ce que je voulais dire, outre le fait complètement exact qu’il y a des ruraux et des urbains indécrottables, que ce serait peut-être aux entreprises et autres bureaux ou sièges d’aller s’installer là ou il y a de l’immo disponible plutôt que de vouloir s’entasser pour le prestige principalement, là où il n’y en a pas assez.

              • Pas que pour le prestige. Pour les facilités de transport, pour l’environnement professionnel (de nos jours, une entreprise travaille rarement toute seule), pour être proche de leurs clients, pour trouver des employés. Je peux vous citer quelques grosses boîtes qui ont leur siège social et une partie de leurs bureaux en bord de Seine parce que les ingénieurs qui y travaillent sont du 15e, d’Issy ou de Boulogne et n’ont plus envie de se taper 40 km pour aller travailler en lointaine banlieue.

                • Michel 2 says:

                  Facilités de transport ! Vous rigolez !
                  Quand vous faites 1h30 à 2h de bouchon pour faire 5 ou 10 km (là ou il n’y a pas de métro ou RER mais pas que).
                  Quand je travaillais, je mettais 1/4 h pour faire 15 km pour aller au boulot.

                  Vos ingénieurs en bord de seine avaient probablement de bons revenus pour acheter (cher) près de leur boulot et les autres qui ne peuvent pas acheter parce que trop cher, trop cher parce que trop de monde, … ils sont les dindons: 8h00 de boulot + 2 x 2h de trajet = 12h00 de peine – Vive le week end et les vacances !

                  • « Vos ingénieurs en bord de seine avaient probablement de bons revenus pour acheter (cher) près de leur boulot »

                    Non, c’est le contraire. Ils habitaient là, et c’est le boulot qui est venu à eux.

                    Les plus éloignés habitent de toute façon sur la ligne de tram, ce qui leur permet d’être au boulot en 30 minutes max, ou de le faire en trotinette électrique.

                    « ce serait peut-être aux entreprises et autres bureaux ou sièges d’aller s’installer là ou il y a de l’immo disponible »

                    En fait, il semble qu’ils s’installent là où il y a de la main d’oeuvre disponible. La disparition des usines, la montée en puissance du tertiaire, y aident. Ceci peut être contrecarré localement par les politiques d’aménagement des collectivités, mais globalement, j’ai l’impression que l’emploi rejoint les grandes villes et leurs zones d’activités.

                    • Michel 2 says:

                      Aujourd’hui, la main d’oeuvre, jeune en particulier se délocalise facilement, s’il y a conditions de vie et immobilier adapté (prix notamment) à cette population.
                      L’immo en revanche ne se délocalise pas !

        • Petite correction : le nb de logements construits baisse, de 500 000 ces 10 dernières années par rapport aux 10 années précédentes, c’est le nb de transactions, neuves ou anciennes, qui augmente.

  48. L’immobilier en crowdfunding devrait également bénéficier des fonds apportés par le private equity. « Favorisé par les gouvernements successifs qui légifèrent pour son développement, cette solution de placement répond notamment aux politiques visant à flécher davantage l’épargne des français vers « l’économie réelle » » (extrait article sur une PF de crowdfunding).

    « Sur ce plan réglementaire, la loi PACTE, adoptée en mai 2019, instaure certaines nouvelles dispositions applicables au secteur de la finance participative telles que : le rehaussement du plafond des offres publics de titres passant de 2,5 à 8 millions d’euros pour les plateformes CIP, ou encore l’intégration de titres de crowdfunding (immobilier compris) au sein du PEA-PME. Ces différentes mesures ont indéniablement marqué un tournant pour le secteur de l’investissement non-coté. »

    Ça permet aux PF de proposer désormais le financement de plus gros promoteurs, parfois déjà côtés, non plus pour un projet, mais pour leur développement global, et d’avoir pour clients des fonds familiaux, qui vont désormais constituer la majorité des investisseurs en crowdfunding, aux côtés des petits investisseurs.

    La suite intéresse directement les CGP-CIF :

    « Par ailleurs l’AMF (Autorité des Marchés Financiers) a modifié l’article 325-53 du règlement général autorisant désormais une plateforme CIP (Conseiller en Investissement Participatif) à travailler avec un CIF (Conseiller en Investissement Financier) et de rémunérer sa prestation. Dans le cadre prévu par MIF 2 cette rémunération se base sur la « prestation de conseil sur service d’investissement ».

    Cet article du RGAMF précise que « Le conseiller en investissements participatifs est considéré comme agissant d’une manière honnête, loyale et professionnelle qui sert au mieux les intérêts d’un client lorsque, en liaison avec la prestation de conseil à ce client, il verse ou perçoit une rémunération ou une commission ou fournit ou reçoit un avantage non monétaire suivant. »

    Pour cela les conditions suivantes doivent être réunies :

    (i) – Le client est clairement informé de la rémunération sur son existence, sa nature et son montant. L’article 325-53 précise que cette information se doit d’être complète, exacte et compréhensible et ce avant que la prestation de conseil ne soit fournie.

    (ii) – Cette rémunération doit également avoir pour objectif d’améliorer la qualité de la prestation de conseil fournie par le CIF auprès de son client et ne doit pas nuire au CIP dans son intérêt d’agir au mieux dans les intérêts du client.

    Dans la pratique un CIF peut alors proposer à ses clients des produits de placements issus d’une plateforme agrée CIP. Le CIF devra alors se soumettre à un devoir de transparence envers son client et lui donner toutes les informations sur la typologie de placement, les risques afférents et les indicateurs de performance du partenaire CIP sélectionné.

    Dans l’hypothèse où le client valide son intérêt pour le produit d’investissement, CIF et CIP devront mettre en place un contrat stipulant cette rémunération. Enfin le CIF devra assurer un suivi personnalisé pendant toute la phase d’investissement dur la plateforme jusqu’au remboursement de son client.

    Pour le CIF ou CGP-CIF, cette mesure permet de diversifier la palette de produits proposés à ses clients et de s’ouvrir à de nouveaux modèles d’investissements. Pour la plateforme CIP, elle élargit l’éventail d’investisseurs potentiels et les canaux de communication. Cette évolution réglementaire témoigne de la volonté d’apporter plus d’inter professionnalisme au secteur financier et d’engager de nouveaux dispositifs au profit d’un investissement dans l’économie réelle. »

  49. Le marché en 2020, prévisions MonFinancier:

    « NOS PRÉVISIONS POUR 2020
    Nous sommes en pleine période de prévisions. Un rite annuel. Un rite magique, quasiment religieux. Chaque prévisionniste, chaque économiste et tous les stratégistes des grands établissements financiers se penchent sur leur boule de cristal ou implorent l’inspiration divine pour donner les grandes tendances de l’année à venir. Il faut le faire. Même si cet exercice est totalement artificiel.
    ON L’A VU L’ANNÉE DERNIÈRE
    À quelques jours, voire quelques heures près, tout le monde ou presque s’est planté.
    Toutes les prévisions pour 2019 étaient publiées au plus tard le 2 janvier.
    Manque de bol, le patron de la Banque centrale américaine s’est exprimé…le 4 janvier.
    Et il a totalement changé son fusil d’épaule.
    On craignait que le cycle de hausse de taux américains, qui avait provoqué la chute des marchés en 2018, qui n’était d’ailleurs pas du tout anticipé en janvier 2018, ne se poursuive et tous les spécialistes appelaient à la prudence.
    SEULEMENT VOILÀ
    Le 4 janvier, il a décidé d’arrêter de monter les taux, et au contraire de les baisser.
    Trois fois dans l’année.
    Et ce simple évènement, arrivé quelques jours trop tard, a totalement modifié la face des marchés.
    Les indices boursiers ont fait fi de tous les évènements géopolitiques négatifs et toutes les données économiques défavorables.
    On est passé, du jour au lendemain, de l’inquiétude au soulagement, du soulagement à l’optimisme, de l’optimisme à l’euphorie.
    Résultat : 25 à 30% de hausse pour les principaux indices boursiers.
    Début 2019, peu prévoyaient une hausse du CAC supérieure à 5 ou 10%.
    Nous avions nous-mêmes envisagé une hausse de 10 à 15% mais appelions à la prise de bénéfices si ces niveaux étaient atteints.
    ET AUJOURD’HUI ?
    Le consensus est positif.
    Logique. C’est toujours le cas après une année de hausse.
    À chaque fois qu’une année a été haussière, le consensus était optimiste pour l’année suivante.
    Et à chaque fois qu’une année a été baissière, le consensus était à la prudence pour l’année suivante.
    J’ai lu les rapports des grandes banques, les prévisions des gestionnaires des grands fonds internationaux recueillis dans le Financial Times, le Wall Street Journal, etc.
    SUR LES INDICES BOURSIERS
    La même musique partout :
    – Les indices américains ont un potentiel d’environ 10% (très très peu de stratégistes voient une baisse).
    – Ceux qui veulent jouer un peu l’originalité constatent que les indices européens et certains indices émergents sont en retard par rapport aux indices américains et conseillent donc de surpondérer l’Europe mais surtout les pays émergents (l’histoire de la surperformance de l’Europe est une histoire qu’on nous raconte depuis quelques années…sans succès).
    SUR LES TAUX
    – Stabilité.
    – Pas de reprise majeure de l’inflation.
    – Toujours des taux négatifs dans les pays en ralentissement mais avec un petit retour à la normale.
    – Et la FED prête à rebaisser les taux d’intérêt au moindre signe de ralentissement économique.
    SUR LES DEVISES
    – Stabilité (rappelons que la volatilité sur la paire euro/dollar en 2019 a atteint son plus bas niveau de l’histoire de l’euro).
    – Avec quelques biais haussiers sur la livre sterling et quelques devises émergentes.
    ET NOUS DANS TOUT CELA ?
    Je vais vous livrer en toute transparence les méandres de notre réflexion torturée.
    Car dans les prévisions, ce qui est intéressant, ce ne sont pas les prévisions, mais le raisonnement qui mène aux prévisions.
    Voici notre raisonnement :
    1. Le consensus de début d’année a systématiquement eu tort depuis longtemps, très longtemps. La palme évidemment début 2008 avec une euphorie béate, et même début 2018.
    Donc il faudrait prendre le contrepied des prévisions et être BAISSIER, pas haussier sur les indices boursiers, surtout que…
    2. Le contexte géopolitique est tendu et le restera toute l’année du fait, entre autres, des élections américaines. En année d’élection, Trump est capable de tout et nul ne sait s’il sera réélu ou si les États-Unis basculeront dans le socialisme de Warren ou Sanders.
    3. Les profits des entreprises progressent moins et les valorisations, surtout aux États-Unis, sont élevées, peut-être pas aberrantes, mais élevées.
    4. L’économie mondiale reste sous pression même si le ralentissement semble, un peu, marquer le pas. Mais vous savez ce qu’on pense : Démographie + Technologie + Révolution sociétale = Déconsommation, Décroissance et Déflation.
    DONC
    Compte tenu des points 1, 2, 3 et 4, pas de question à se poser :
    On doit vous inciter à la prudence…
    SEULEMENT VOILÀ
    Et c’est là que ça se corse…
    Il y a les banques centrales.
    Et les banques centrales inondent le marché de liquidités.
    Elles maintiennent des taux bas, voire négatifs.
    Si la BCE ou la Banque du Japon ou d’autres sont déjà au taquet et n’ont plus beaucoup de marge de manœuvre, la FED est loin encore des taux négatifs et la Banque centrale chinoise a encore des munitions.
    OR CE SONT LES TAUX BAS, VOIRE NÉGATIFS…
    … et l’action des banques centrales qui ont alimenté tout ce cycle de hausse des indices boursiers.
    Avec deux facteurs clés :
    – Le facteur TINA : There Is No Alternative. Achetez des actions, ça rapporte toujours plus que de laisser son argent taxé à un taux négatif.
    – Le facteur PUT : en cas de baisse des marchés, les banques centrales interviendront en baissant les taux pour soutenir les marchés comme l’a fait la FED au début 2019, donc on a un « put », une assurance à la baisse.
    TOUTE LA QUESTION EST LÀ
    Les banques centrales ont écrasé la macroéconomie et la géopolitique.
    Elles fournissent gratuitement des substances euphorisantes aux investisseurs.
    Pourquoi ça ne serait pas la même chose en 2020 ?
    VOUS AVEZ SUIVI NOTRE RAISONNEMENT
    Venons-en donc au fait :
    On a trois possibilités :
    – Soit jouer les « contrarians ». C’est dans notre nature. On vous appelle à la prudence. Si les marchés flambent, on aura l’air idiots; s’il y a un accident, on pourra dire « on était les seuls à vous l’avoir dit ».
    – Soit jouer les suiveurs. On déteste. Mais ça un avantage. On ne se mouille pas. On fait comme les autres. Si on se plante, on pourra dire que tout le monde s’est planté, si la hausse continue, on pourra dire qu’on a eu raison.
    – Soit esquiver. Avec des phrases du type : « dans des marchés au plus haut, il faut jouer la sélectivité…on ne joue pas les indices, mais on joue des valeurs, etc etc etc… » en sachant très bien que si ça monte, impossible de battre les indices même en étant très sélectifs et si ça baisse, toutes les valeurs chuteront.
    PAS FACILE NON ?
    Vous en pensez quoi, vous ?
    Nous, on ne s’est pas encore décidés.
    En attendant, on garde toujours un profil plutôt « équilibré/prudent ».
    Une position d’attente.
    Plutôt confortable.
    Plus de détails dans les jours qui viennent (teasing…). »

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