La fin de l’année approche, il est temps de vous proposer nos scénarios stratégiques pour l’année 2020 qui s’approche. Il s’agit d’un exercice que nous vous proposons une fois par année. Dans ce premier article, nous allons explorer l’environnement global qui pourrait nous guider pour toute l’année 2020.

Il s’agit de prendre de la hauteur, d’essayer de nous projeter au delà du flot de l’immédiat afin d’être capable de prendre des décisions cohérentes avec les grandes tendances de long terme.

Dans l’exposé qui suit, je vous présente ma vision du moment, elle est par nature subjective et vous devez la critiquer ! Je n’en sais pas plus que vous.

Mais avant d’explorer ce qui pourrait nous attendre pour l’année 2020, il me semble utile de relire les articles similaires publiés en 2018 et 2019 :

Ces analyses stratégiques sont une narration du monde économique et politique. Il est délicat de la couper par année civile, mais prêtons nous tout de même à l’exercice.

En 2020, nous devrions naturellement vivre dans le prolongement des mouvements initiés en 2018 et 2019. De manière synthétique, les deux thématiques sous-jacente dans les stratégies d’investissement 2018 et 2019 vont fusionner : Face à une politique monétaire devenue nuisible, la politique budgétaire va financer le front populaire écologique.

En 2020, nous pourrions assister à la fusion de tous les mouvements financiers et sociétaux qui se mettent en place depuis quelques années. L’année 2020 pourrait être une année chargée. L’année 2020 pourrait être :

– L’année de la révélation du caractère nuisible des politiques monétaires devenues déflationnistes ;

– L’année de la mobilisation des populations aux profits d’un front populaire écologique qui sera à l’origine d’une accélération la remise en cause du libéralisme et des excès de la mondialisation ;

– L’année de la relance budgétaire face à une fin de cycle économique logique après 10 années de croissance ; Un budget de guerre mobilisé pour une meilleure protection de notre environnement.

 

 

2020, l’année de remise en cause des politiques monétaires devenues déflationnistes.

La politique monétaire engagée par les banques centrales à pour unique objectif la stabilité des prix que la communauté considère comme étant une inflation fixée à 2% par année. Toute la politique monétaire est orientée vers cet objectif d’inflation.

Pour y parvenir, le raisonnement des banques centrales est simple : Puisque l’inflation est le résultat d’une économie dont l’offre de production ne parvient pas à répondre à la demande, il suffit de baisser les taux d’intérêt pour relancer l’économie et donc l’inflation. Le raisonnement paraît étrange, mais c’est bien celui qui est au cœur de la politique monétaire des banques centrales comme l’explique très bien cet article publié dans Alternative Économique sous le titre « D’où vient l’inflation ?. Extrait :

« Spécialiste des phénomènes monétaires, l’économiste américain Milton Friedman part d’une idée simple : toute augmentation de la masse monétaire au-delà de ce qui est nécessaire pour assurer les transactions entraîne celle du niveau général des prix.  » La cause immédiate de l’inflation est toujours et partout la même : un accroissement anormalement rapide de la quantité de monnaie par rapport au volume de production « 

[…]

L’inflation ne serait donc possible que si les banques centrales l’autorisent, par une politique trop laxiste au regard de la maîtrise du crédit. L’abondance de crédit nourrirait alors une demande excessive par rapport aux capacités de production, ce qui se traduirait par une hausse des prix. »

 

Ce postulat de base est simpliste et nous, les hommes de la rue, ceux qui n’ont pas le pouvoir de savoir, comprenons intuitivement que ce n’est pas vrai, ou du moins que ce n’est pas vrai passé un certain niveau : Faciliter les crédits n’est pas nécessairement source d’inflation si la production est excessive face à une population qui n’a pas les moyens (ou le besoin) de consommer. On ne fait pas boire un âne qui n’a plus soif…

Pourtant, les politiques monétaires persistent et accélèrent même dans cette idée d’une nécessaire baisse des taux de crédit pour relancer l’activité et donc l’inflation. Nous sommes même arrivé au point ou la politique monétaire devient déflationniste.

 

En 2020, les banques centrales tombent de leur piédestal et redeviennent dépendantes de la société et du politique. Le caractère nuisible de la politique monétaire mené depuis 2009 va s’imposer, sans pouvoir totalement être remis en cause pour ne pas prendre le risque d’un effondrement économique d’un système fragilisé. En 2020, la confiance de la toute puissance des banques centrales pourrait être endommagée. Les banques centrales retrouvent leur rôle originelle. Elles ne sont plus la solution mais simplement un moyen.

 

 

2020, l’année de la mobilisation des populations aux profits d’un front populaire écologique.

En 2020, la prise de conscience écologique va s’accélérer et un front populaire écologique va obliger les gouvernants à accélérer la mutation écologique de la société. Ce populisme écologique pourrait même prendre le pouvoir face au populisme d’extrême droite.

Le front populaire écologique n’est en vérité que l’expression d’un double mouvement de la société qui se protège contre les excès du dogme libéral du tout marché (cf « La grande transformation » Karl Polanyi). La prise de conscience écologique, c’est la nécessité de protéger l’environnement contre les excès de la mondialisation et d’un libéralisme qui vise à imposer le marché aux détriments de l’organisation des sociétés.

Ce front populaire écologique qui pourrait prendre forme en 2020 pourrait être au cœur d’une recomposition économique puis politique de grande ampleur.

On parlera alors de régionalisation de la production, et non plus de mondialisation ; de relocalisation ; de protectionnisme écologique qui taxeront les importations peu vertueuses pour l’environnement ou les chaine de production excessivement mondialisées (cf »Chaînes de valeur globales » par Philip S. Golub publié dans Le Monde Diplomatique, Octobre 2019) ; … En 2020, on se rendra compte que Trump avait probablement raison sur cette question de mondialisation (cf »[Réflexion] Et si TRUMP avait raison ? Le protectionnisme est il une solution ? »).

Dans un premier temps, avant de prendre un virage politique, cette prise de conscience écologique pourrait prendre la forme d’une grève du consommateur comme nous vous l’expliquions dans cet article « La grève du consommateur va t’elle accélérer la mutation du capitalisme ? Who is John Galt ? ».

 

 

En 2020, L’année de la relance budgétaire face à une fin de cycle économique logique après 10 années de croissance ; Un budget de guerre mobilisé pour une meilleure protection de notre environnement.

Enfin, entre une récession qui se profile logiquement après 10 années de croissance économique et une banque centrale qui aura perdu la main, en 2020, la relance budgétaire va s’imposer comme indispensable. C’est l’argument écologique qui va servir de prétexte pour la mobilisation d’un budget de guerre, d’un budget au-delà du raisonnable que seule une situation extrême peut autoriser.

Cette relance budgétaire massive devrait viser l’accélération de la transition écologique au bénéfice de l’économie des pays développés qui trouveront les moyens de relocaliser les productions et l’inflation. Mais attention, cette relance budgétaire ne sera véritablement efficace si elle est accompagnée d’une moindre mondialisation, sinon, elle serait totalement inutile et ne bénéficierait qu’aux pays producteurs (cf »Que ferait une relance massive de la demande en France et en Italie ? par Patrick ARTUS :  »

2020 sera peut être prématuré pour la mise en œuvre de ce budget de guerre au service de l’écologie. Ce sont les élections aux états-unis en Octobre 2020 qui pourrait changer la donne.

 

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20 Comments

  1. Juste une question vous employez le terme Front populaire écologique que je trouve absolument juste Dans votre esprit Front Populaire écologique a une connotation positive ou négative ?

    • Pouvez vous développer ?

      Dans mon esprit, la notion de front populaire désigne ce moment excessif, par nature temporaire, qui a été à l’origine de changements importants dont nous profitons toujours aujourd’hui.

      Il s’agit d’un sursaut d’une société qui cherche à se défendre. Une société qui doit ensuite reprendre son chemin une fois cette protection assurée.

      • Le risque n’est il pas de croire qu’il s’agit d’autre chose qu’une parenthèse ? Un contre pouvoir nécessaire dont le rôle est d’obliger une certaine retenue de la part du pouvoir en place, un idiot utile dont il faut se méfier.

  2. Guillaume FONTENEAU says:

    A la fin de l’article, je pose l’importance du résultat des élections aux Etats Unis. Voici un article qui devrait éclairer le débat :

    « La présidentielle américaine sera-t-elle un match des populismes? » source : http://www.lefigaro.fr/vox/monde/la-presidentielle-americaine-sera-t-elle-un-match-des-populismes-20191002

    La procédure d’impeachment lancée contre Donald Trump pourrait finalement nuire à Joe Biden, rattrapé dans les sondages par Elizabeth Warren dans la course pour l’investiture démocrate. Celle-ci, juge Nicolas Goetzmann, n’est pas si éloignée de certains des choix politiques de Trump.

    Si Donald Trump est bien la cible d’une enquête susceptible d’entraîner sa destitution, la poursuite de cette procédure pourrait produire un résultat inattendu: la disparition pure et simple du «néolibéralisme» de l’offre politique américaine, quatre années après sa défaite de 2016. En ouvrant une boîte de Pandore dont Joe Biden, actuel favori des sondages, est le héros, le parti démocrate a choisi de prendre le risque de sacrifier la candidature du seul représentant encore en lice d’une politique économique fondée sur le «libre marché». Ce qui fermerait la porte à une ère débutée le 4 novembre 1980 avec l’élection de Ronald Reagan.
    Le 24 septembre dernier, Nancy Pelosi, Présidente de la Chambre des Représentants annonçait l’ouverture d’une enquête relative à un échange téléphonique entre Donald Trump et Volodymyr Zelensky – nouveau président ukrainien – après avoir longtemps résisté à cette tentation. Une décision prise d’abord sous la pression de l’aile gauche de son parti, devenue majoritaire, et dont les candidatures d’Elizabeth Warren et de Bernie Sanders sont les représentants.

    Mais la destitution de Donald Trump ne pourra avoir lieu que par le vote d’un Sénat – à la majorité des deux tiers – dominé par le parti Républicain. Ce qui signifie qu’il faudrait voir une vingtaine de sénateurs républicains, sur cinquante-trois, abandonner Donald Trump à la veille de la campagne électorale. Un cas de figure qui suppose, d’une part, un retournement massif de l’opinion des électeurs républicains encore largement attachés au Président, et d’autre part, l’émergence d’une figure alternative permettant au parti de gagner l’élection. Ce scénario n’existe pas à l’heure actuelle. En l’absence de nouvelles révélations, l’enquête en cours apparaît au contraire comme une importante force mobilisatrice des électeurs de Donald Trump, tout comme de ses donateurs.

    Les points d’accord entre Donald Trump et Elizabeth Warren sont nombreux.

    À l’inverse, cette enquête ne conduira qu’à la mise sous microscope du passé ukrainien de la famille Biden. Aussi bien concernant le choix de Hunter Biden, fils de l’ancien Vice-Président de Barack Obama, d’accepter l’offre de Burisma – géant gazier ukrainien- de siéger à son conseil d’administration, que des aptitudes diplomatiques de Joe Biden. Une «affaire» qui aura également pour effet de réveiller des accusations analogues à l’égard de Hunter Biden, pour ses activités menées en Chine alors qu’il accompagnait son père à bord de «Air Force Two» lors d’un voyage officiel à Pékin en décembre 2013. La campagne de Joe Biden se trouve ainsi lourdement fragilisée au moment même ou Elizabeth Warren réalise une percée dans les sondages.

    Or, Elizabeth Warren n’a pas grand-chose à envier à Donald Trump lorsqu’il s’agit d’hétérodoxie économique. Si la première souhaite instaurer un large impôt sur la fortune au pays du libéralisme, alors que le second avait considérablement réduit les impôts des plus riches, les points d’accord entre les deux candidats restent nombreux, que cela concerne le scepticisme à l’égard des bienfaits du commerce international, de la position monopolistique des géants du numérique, ou encore de leur volonté de soutenir les dépenses d’infrastructures.

    C’est également la question de la relation avec la Chine qui rapproche les deux candidats. Si les visions et les méthodes divergent évidemment, la volonté de traiter frontalement le problème commercial entre Washington et Pékin est partagé par les deux personnalités. Une thématique importante aux yeux des électeurs américains qui sont aujourd’hui 60% à avoir une vision négative de la Chine (ce qui représente une autre faiblesse de la candidature de Joe Biden, parfois considéré comme complaisant sur ce sujet).

    Cette réalité n’a pas échappé aux investisseurs du pays. Ces derniers estimaient en mai dernier qu’Elizabeth Warren représentait la candidature la moins favorable au «marché» parmi les démocrates, tandis que plus des deux tiers considéraient que Joe Biden incarnait la position la plus favorable. C’est cette approche «market friendly» qui pourrait ainsi disparaître dans le jeu de la procédure de destitution.

    Ce cas de figure ne peut pourtant pas être considéré comme surprenant dans un pays qui a offert la victoire de 2016 à Donald Trump sur la base d’un programme économique de rupture, à destination des travailleurs américains. Le glissement politique auquel nous pourrions assister au cours des prochaines semaines et des prochains mois ne serait alors que l’assimilation, par le parti démocrate, de cette «nouvelle donne» qui avait été comprise et portée par Donald Trump.

    La France est en décalage avec le nouveau modèle capitaliste anglo-saxon.

    De la même manière, l’opposition politique à ce qui est régulièrement appelé «néolibéralisme» est également devenue majoritaire au Royaume-Uni. Boris Johnson et Jeremy Corbyn ne sont pas vraiment les premiers choix des «milieux d’affaires» britanniques, ce qui ne les empêche pas de dominer politiquement le pays.

    Dans un monde occidental en proie à une transformation idéologique profonde, l’Europe et son obsession pour «la maîtrise des prix», les «déficits et la dette», le «multilatéralisme», la France et ses «réformes structurelles», sont en décalage profond avec un monde anglo-saxon qui pourrait accoucher d’un nouveau modèle capitaliste «d’économie à haute pression» plus favorable aux classes moyennes et populaires. Tout comme l’élection de François Mitterrand avait été en décalage avec les victoires de Margaret Thatcher et de Ronald Reagan lors de la charnière entre les années 70 et 80.

  3. le mecreant says:

    On se rappellera comment s’est terminé l’aventure du front populaire…

    Ceci étant dit il y a une prise de conscience des excès de notre système sur l’air de « sauvons la planete » sauf que quand je regarde ce qui se passe et qui semble acceptable par les populations , les bras m’en tombent. On parle d’écologie mais on achète chez amazon ou sarenza et autres site qui permettent le retour gratuits des produits, ou encore les capsules de café en alu (ou plastique c’est pas mieux.) Bonjour le bilan carbone et la gestion des dechêts…

  4. julien bonnetouche says:

    Merci Guillaume pour ce sujet intéressant

    ( même si la teinte écolo dont vous êtes partisan prédomine)

    L’écologie, en l’occurrence surtout la transition énergétique, nécessiteront des investissements énormes, mais mettront beaucoup de temps à libérer les dividendes attendus.

    C’est là je crois le principal problème de l’écologie, et encore plus pour les pays qui aspirent à davantage de biens matériels, comme c’est encore le cas pour les 3/4 de la population mondiale.
    Ceux là feront ils passer en priorité la lutte contre le réchauffement climatique plutôt que l’acquisition d’une voiture thermique ou d’un frigo ?

    Je vous laisse réfléchir à la réponse.

    Cela dit, c’est une nécessité pour le monde de s’en préoccuper. Et nous le ferons.

    Mais, pour l’immédiat (2020) il y a d’autres problèmes encore plus urgents  :

    Depuis cette semaine, les indices PIM où leur équivalents dans tout le monde développé, ( USA ? Europe, Chine, Japon) ainsi que ceux de l’OCDE, traduisent dans les chiffres la baisse, et du commerce mondial et de l’activité mondiale, cette dernière pourtant plus ou moins soutenue par les divers QE.

    Nous le savions depuis un an au moins.

    Mais voilà, maintenant, les chiffres le montrent : c’est en train de craquer un peu partout.

    L’origine de tout cela, c’est la guerre de Trump, puisque c’est à partir de ce moment là que tout a commencé. « un battement d’aile quelque part …» et ici c’est un très gros oiseau !!

    Alors pour 2020 le gros problème est là :

    Si Trump et les chinois n’arrêtent pas leur guerre, et si l’Allemagne ne prend pas les mesures budgétaires indispensables à la relance européenne, ce sera la catastrophe, l’abîme d’où nous aurons du mal à sortir.

    Trump est buté, ( mais par chance il y a les élections l’an prochain) quant aux allemands, ils pensent être les meilleurs du monde sur la plan industriel, (à juste titre) et que les autres n’ont qu’à faire comme eux. « Ah hi ah ho on rentre du boulot »
    Ils n’ont pas de chômage, et plein de sous, sous leurs matelas… pas bon tout ça .

    D’ordinaire je suis optimiste, mais là je suis franchement inquiet :

    La question essentielle à laquelle nous n’avons pas encore la réponse, est la suivante  :

    Ces mesures de sauvetage seront elles prises à temps ou trop tard ?

    Et si c’est trop tard, l’écologie sera vite remisée au second rang…car n’oublions pas que le château de cartes de la dette ne tient que par une croissance continue.

    Si les marchés décident que c’est trop tard, ça risque de l’être vraiment.
    Et c’est Michel qui sera content !!

    Quelques uns voient très bien cela, Mme Lagarde entre autres.

    • Guillaume FONTENEAU says:

      Au contraire ! La collectivité est prête pour la lutte contre le réchauffement climatique. La narration prépare les esprits à faire la guerre contre ce mal qui menace l’effondrement de nos sociétés.

      La narration est vraiment forte, nous entrons en guerre contre la pollution et la récession qui se profile sera l’occasion rêvée d’une relance écologique.

      La transition écologique induit mécaniquement une chute du commerce mondial.

      La relance écologique sera la solution face à la grève du consommateur !

      • le mecreant says:

        Sérieusement Guillaume, vous croyez que nous pouvons quelque chose au réchauffement climatique, pour autant qu’il existe vraiment (au sens du climat dont les cycles sont de 4000 ans et pas a l’échelle de l’homme qui vois ça a 10 ans.) D’ailleurs selon les cycles du climat, nous allons vers une période glaciaire.

        • Guillaume FONTENEAU says:

          Sérieusement ? Je ne suis pas scientifique, je ne sais pas, j’écoute ceux qui disent savoir et que la collectivité reconnaît comme sérieux.

          La société y croit, c’est la narration dominante, nous devons nous y plier jusqu’à ce que la narration dominante ne change. Nous vivons dans un monde dans lequel la vérité n’a plus d’importance.

          La narration est la nouvelle vérité.

          • le mecreant says:

            C’est la narration dominante, nous devons nous y plier !!!

            ET BIEN NON !!!!!!

            Le nombre n’a jamais fais d’un mensonge une vérité.

            Même les moutons (et je sais de quoi je parle) ne suivent pas bêtement n’importe qui et n’importe quoi.

            Je pense, cher Guillaume, que justement ceux qui sont sur votre blog ne cherchent pas la narration dominante (il y a bfm tv pour ça) et encore moins ne s’en contentent, ils cherchent a savoir, a comprendre, a vérifier, et a se forger eux même leur propre opinion. Qu’importe qu’ils soient les seuls de leur avis, ca n’implique pas qu’ils aient tort.
            Mais bien sur chacun tire les conclusions qui sont les siennes librement.

            • Guillaume FONTENEAU says:

              Il est intellectuellement agréable de chercher la vérité, mais il est financièrement inutile d’avoir raison tout seul.

              Sur ce sujet que personne ne maitrise, avons nous le choix d’agir de manière indépendante de la masse ?

              Par exemple, cette narration dominante est en train de détruire l’industrie automobile ! Que ce soit justifié ou non, il me semble délicat d’y investir.

              N’êtes vous pas d’accord ?

  5. C’est quoi la relance écologique ?la deconsommation ? Ou l accumulation des richesses par les amis du Pouvoir?
    Autre chose vous voyez dans le Front populaire une chose positive. La distribution d avantages que le pays ne pouvait se permettre .Alfred SAUVY homme de gauche a écrit d excellentes choses sur le sujet ,la droite traditionnelle a accusé la Gauche d avoir fait le jeu d Hitler ,la France découvrait les vacances y a de la joie chantait Trenet et les allemands eux augmentaient les cadences (un divorce d actualité )
    De même le mot Grenelle est magique augmentation massive des salaires en 68 rendant non compétitives nos entreprises heureusement dès l’année suivant Pompidou dévaluait de 11 pour cent donc un fine payespar les consommateurs 😢 Bref la définition du vocabulaire est essentielle ,
    Et pour revenir à votre credo la croissance par l’endettement vert c’est tout simplement impossible ,la majorité. Des vrais verts EST pour moins de productions moins d hommes sur terre moins de commerce international (vous savez la consommation
    Locale ) le fonds de commerce vert est anti capitaliste en partie anarchiste et en partie fascistes et absolument contre la liberté individuelle fléau de l humanité et destructeur de la nature .
    Enfin pour pouvoir appliquer votre relance encore faudrait il’que les. Europeens soient tous d accord .c est pas gagné et définitivement si vous pensez que le monde en développement va nous suivre j’ai idée que vous devriez voyager plus souvent dans ces pays …ils veulent plus pour eux et ça ne fait que commencer
    Au fait j ai souris en
    Lisant un article consacré au tourisme international et aux compagnies aériennes vous aviez tout faux :la France ce n’est pas le. Monde .Ce qui est incontestable c est que notre vieux pays est toujours p’us Endette et incapable de comprendre le monde qui se construit sous ses yeux ou s il
    Le comprend il refuse de le voir et ce n’est pas en étant élu avec moins de 20 pour cent d’un corps électoral que l on peut espérer s en sortir .Nous vivons la chute de l empire Romain

  6. Bonjour à Guillaume et à tous ,
    Je suis convaincu que le popularisme écologiste ou si vous voulez la popularité de l’écologie , pour faire un peu de sémantique , est en train de s’ancrer dans les esprits du plus grand nombre notamment en France.
    L’évolution du climat est ressentie à l’échelle de moins d’une génération.
    Ce changement fait peur certes , mais est repris aussi par les partis politiques qui s’affirment tous écolos. Le thème écologiste est repris aussi par moult entreprises qui font dans le bio ou le développement durable , les marchés carbone.
    Et si la guerre commerciale entre les USA et la Chine n’était qu’un symptôme d’une déconsommation qui se profile ?
    Pour consommer plus « propre » , il nous faudra décarboner nos modes de vie mais aussi revoir nos modes de consommation dont certains passeront par une relocalisation de productions comme vous le dites Guillaume.
    Je pense aussi que la politique monétaire est une vue à court terme , une sorte d’emplâtre qui vise avant tout à éviter une crise à court terme.
    Je juge nécessaire qu’il faille une planification pour mettre en œuvre les moyens de lutte contre le réchauffement climatique.
    Voici un lien ci dessous du sociologue Keucheyan qui explique cela :

    https://www.liberation.fr/debats/2019/09/27/razmig-keucheyan-nous-avons-atteint-le-stade-supreme-du-consumerisme_1754067

    Bien à vous
    Gildas

    • Guillaume FONTENEAU says:

      Oui, je partage totalement ces idées. La question écologique repose surtout la question de notre niveau de consommation et de notre acceptation de cette société dans laquelle les citoyens sont avant tout des consommateurs.

      Nous retrouvons là,une convergence avec les #giletsjaunes et ces besoins non satisfaits. L’écologie oblige à redéfinir nos besoins de consommation.

      Il suffit d’en discuter en famille pour se rendre compte qu’il s’agit d’une préoccupation de plus en plus partagée.

  7. julien bonnetouche says:

    Encore une fois je suis d’accord avec Freddy,

    Finalement la locution  » front populaire » correspond plutôt bien à la notion de décroissance écologique :

    Vous les écolos, béni- oui-oui vous êtes les dignes descendants de la coalition de gauche au pouvoir de 36 à 38 :
    complètement inconscient des réalités économiques, complètement égoïstes avec un regard fermé sur les difficultés du monde réel, et surtout hautement coupables d’instiller des idées démagogiques au nom d’une soi-disant fin du monde et de chercher à angoisser les plus fragiles pour cela.
    la Greta T en est l’exemple le plus emblématique.

    C’est une attitude scandaleuse, car vous participez à l’accroissement des difficultés économiques mondiales, et si jamais un crash industriel se produit un jour, entrainant une paupérisation des plus faibles, vous direz sans doute : » Ah oui mais nous on ne pensait qu’au bonheur de l’humanité » !!

  8. Fredy Gosse says:

    Finalement nous avons un conseiller en patrimoine qui approuve soit les théories anarchistes soit les théories fascisantes écolo./en a-t-il conscience?

    et si je parle de fascisme c’est bien parce que il est pratiqué ,réclamé par ceux qui dénoncent Lepen … ce qui est pour le moins paradoxal .
    https://www.contrepoints.org/2013/07/13/130667-quest-ce-que-le-fascisme

    Même si je ne partage les extrémismes de l’auteur sur la disparition de l’Etat , sa définition et ses exemples du fascisme démontre à tout personne de bonne volonté que l’ecologisme s’inscrit dans la conception et l’endoctrinement du nouveau moteur mondial nécessaire à l’idéologie fascist edu 21 eme siecle

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