Il faut parfois savoir sortir de son cadre de référence pour comprendre l’évolution du monde qui nous entoure. C’est le cas aujourd’hui avec les conclusions d’une étude passionnante proposée par le cabinet IRI, retranscrite par les Echos sous le titre « La France devient une société de déconsommation« .

Cette étude du cabinet IRI est passionnante et constitue un signal faible auquel il convient de porter attention : La consommation alimentaire des Français baisse en volume … mais reste stable en montant. Selon les conclusions du cabinet IRI, « La consommation de masse change. Le consommateur mange mieux « . « La société d’études IRI note pour le premier semestre « une baisse des volumes d’un niveau jamais atteint en cinq ans ». Les ventes de petits pois, de lessives et autres shampoings ont trébuché de 1,2 %. C’est la plus forte chute depuis la crise financière de 2008. »

 

 

Il s’agirait donc d’une modification dans les modes de consommation : En route vers la déconsommation ?

Selon cette étude, Les deux tiers des familles de produits baissent » :  Les volumes de vente de bonbons chutent de 3,7 %, les biscuits de 2,9 %, la charcuterie de 3 % et l’hygiène de 1,5 %… Et selon cet expert les promotions ne semblent plus avoir autant de succès : « Si le client ne veut pas d’un produit, il ne va pas se laisser tenter parce que son prix est cassé. Les convictions alimentaires s’ancrent dans les comportements et sur les listes de courses. »

Les clients composent leurs repas d’ingrédients de meilleure qualité et plus chers au profit des produits alimentaires vendus par des PME !

 

Je vous laisse approfondir le sujet en lisant l’article des échos ou en trouvant cette étude de l’IRI que je n’ai pas réussit à obtenir.

Cette mutation engagée de la consommation est passionnante et s’inscrit pleinement dans nos prospective 2018 présentée dans cet article « Stratégie d’investissement : 2018, Éclatement de la bulle des start-up et retour aux fondamentaux « développement durable ». ou encore « Préparer votre patrimoine à la révolution « écologique » et « développement durable » qui s’impose ».

Cela pose de nombreuses questions :

  • Une consommation de meilleure qualité introduit des critères de qualité tel que la durabilité et le développement durable : Quel avenir pour les modèles économiques construits autour de l’obsolescence et la consommation à outrance ? Les PME régionales de production alimentaire n’ont elles pas un avenir brillant ? Comment y investir ?

 

  • Une consommation de meilleure qualité ne sera t’elle pas source d’une inflation ! Si la mondialisation explique une partie de la déflation … la démondialisation introduite par une évolution des modes de consommation ne sera t’elle pas source d’inflation ?

 

  • Faut il y voir un avenir radieux pour ces secteurs fortement « consommateur » de main d’œuvre peu qualifiées ? 

 

  • Demain, d’autres secteurs de l’économie vont ils être concernés ? Après l’alimentaire, l’habillement, la mobilité, l’électro-ménager, …

 

 

A suivre …




75 Comments

  1. La résistance au système s’organise et c’est une bonne nouvelle 🙂
    Mais est-ce par nécessité économique ou par conviction, telle est véritablement la question.
    En effet si ce n’est pas par conviction, cette tendance aura vocation à se transformer en un nouveau système tout autant pervers que celui qu’il remplace. Je ne veux pas casser ce beau rêve, mais je ne pense pas que la nature profonde de l’homme s’affranchisse du consumérisme.

  2. Bonjour,
    c’est une question de simple survie: les gens s’empoisonnent et maintenant…ils le savent.
    La malbouffe est (une des) responsable du mal-être de nos con-citoyens.
    Ils en prennent conscience et modifient (doucement) leurs habitudes alimentaires.
    Ne vous inquiétez pas pour les grands groupes agro-industriels: les lobbys font le nécessaire.
    Il suffit de voir ce qu’ils sont en train de faire pour les herboristes – on nomme une responsable qui déteste l’herboristerie et qui la condamne depuis des années pour créer un statut encadré et juridiquement maîtrisé du métier… d’herboriste.
    En clair, on demande au renard d’assurer la sécurité du poulailler.
    Seul le peuple pourra faire évoluer les choses par des vrais vote sanction.
    Je ne suis pas un anarcho-syndico-gaucho-droito-écolo-facho-sympathisant de la théorie du complot.
    Je suis réaliste.
    Chacun reste in fine responsable de ce qu’il introduit dans son organisme. Il ne faut pas toujorus s’en prendre aux « gros groupes ».
    Ces chiffres sont peut-être le début d’une prise de conscience généralisée.
    Espérons…

  3. Vu le tour de taille d’une énorme partie de nos concitoyens, ça ne peut que leur faire du bien de moins bouffer de charcuteries, sucreries, et autres saloperies. D’ailleurs, les Américains sont devenus énormes, seulement pour pouvoir absorber la production agricole Américaine, fortement encouragés pour celà par le matraquage publicitaire.

  4.  » ….les modèles économiques construits autour de l’obsolescence …. »
    Faut arrêter avec ces âneries d’obsolescence programmée une nouvelle religion inventée par les écolos, reprise allègrement par les socialos et autres bobos, en mal de notoriété.

    C’est vrai que dans une discussion mondaine de bobos, ça fait bien de parler d’obsolescence programmée , de dérèglement climatique, d’empoisonnement au CO2 et autres idées en vogue… Seulement la RÉALITÉ en est tout autrement. Je m’en suis déjà expliqué sur un autre post de cet obsolescence programmée dénuée de sens.

    • ce n’est pas un mythe, l’obsolescence programmée existe … parce que les industriels aiment nous faire racheter des objets au lieu de créer des objets durables …

    • Avez vous lu le mot « programmé » ?

      N’est il pas incontestable qu’une société construite autour de la consommation, ne peut qu’organiser l’obsolescence des objets pour alimenter les ventes futures ? Nous sommes dans une société du jetable et de l’obsolescence organisée, sans obsolescence, pas de consommation 😉

      • Non cette fois vous n’avez pas écris « programmée » mais vous y pensiez si fort que cela a transpercé mon esprit ! 🙂 Hé puis pourquoi parleriez-vous de ce terme si, en tant qu’argument de votre article, il ne s’y cacherait pas une idée de supercherie destructrice ? Votre phrase est très claire, le mot « programmé » y est présent sans être écrit. C’est une figure de rhétorique qu’on appelle « L’ellipse » 🙂

        Bref, bien sûr que l’obsolescence programmée, telle qu’elle est véhiculé par les écolos, médias et autres politico … est contestable.
        Si, cependant, vous appelez obsolescence, le fait de construire des produits à l’économie avec des mécanismes simplifiés et des « plastiques » peu chères ( chinois en particulier) dans le but de contrer la concurrence et d’atteindre soit une population qui perd en pouvoir d’achat, soit une population « émergente » alors je vous rejoins sur le fond mais pas sur le mot obsolescence « voulue » pour ne pas employer le mot « programmée ».
        Enfin réfléchissez un peu, quel industriel irait se saborder en prévoyant une durée de vie de ses produits (faudrait aussi démonter que c’est possible technologiquement parlant – c’est l’ingénieur qui vous parle-), laissant la voie libre à ceux qui ne l’auraient pas programmée .
        Quel constructeur de voitures irait faire en sorte que son dernier modèle fasse moins de km et tombe plus souvent en panne que son concurrent sur un même marché ? Cela n’a aucun sens tant économique que sur l’image d’une entreprise.
        En fait les constructeurs d’aujourd’hui sont en recherche permanente de compromis entre les principaux paramètres que sont performance, efficacité, durée de vie et PRIX.

        https://theierecosmique.com/2015/11/30/obsolescence-programmee/

        Que certaines entreprises en position dominante aient volontairement diminué les performances d’un modèle (via les mises à jour logiciel) pour favoriser l’achat du dernier modèle plus cher, oui cela existe, mais ça s’appelle de la tricherie, de l’escroquerie même mais pas de l’obsolescence .

  5. Michel, ne faites pas le naÏf, ingénieur de surcroît…. :=))

    Il n’est que de constater les appareillages électriques du type interrupteur, ceux mis par mes parents il y a 51 ans -oui un demi siècle-, sont opérationnels électriquement et sans faille et leurs plastiques reviennent à pleine jeunesse après passage d’é »ponge magique ».
    J’en ai changé deux pour du « haut de gamme » ( Leg…d) => en rade après 18 mois, idem le mécanisme….

    Les lisses de portail posées par mon père en 1975, impeccables après une surexposition UV en zone littorale, etc etc….

    Enfin, les chaussures, sans commentaires…

    Je ne suis pas passéiste, mais cela pose vraiment question sur la programmation de qualité limitée ou fléchissante….

    • Cela pose également la question de l’inflation ? Le prix baisse, mais la qualité baisse également ?

      N’avez vous pas l’impression de devoir payer très très cher des biens pour espérer avoir un peu de qualité, et finalement être déçu ?

      • C’est vrai! Voilà un bon moyen de « cacher » la véritable inflation !
        [ on rogne sur tout, on fait moins cher donc qualité diminuée mais prix conservé}

    • Je doute, même très fort que les interrupteurs de vos parents, sans parler de la sécurité, coûtaient le même prix en Frcs constants que ceux d’aujourd’hui, de même pour les lisses de portail.
      Achetez un machine à laver Miele à plus de 1000€ et vous verrez qu’elle vous enterrera sûrement sauf si vous décidez d’en changer pour une technologie plus performante. On est donc bien dans le compromis performance, durée, économie d’énergie, et PRIX dont je vous parlais précédemment.
      Ingénieur, oui, je l’ai dit parce que quand j’ai une défaillance d’un appareil, contrairement aux consommateurs/ jeteurs, je le démonte, et je vois pourquoi il défaille et si possible je le répare (réparation bien < au prix d'un neuf).
      C'est dans la plupart des cas, ou une "mécanique" à bon marché (chinois le plus souvent) ou un défaut de construction (souvent chinois aussi mais rarement Japonnais, Allemand ou Américain, …) ou encore une utilisation inappropriée mais jamais je n'ai vu une pièce programmée pour une durée déterminée (sauf par défaut de graissage s'il s'agit de mécanique).
      Quant aux chaussures, c'est une autre affaire. Il s'est développé ces dernières décennies le besoin, surtout pour la gente féminine, d'une panoplie de chaussures. Le marché s'est adapté en fabriquant plus et moins cher, donc qualité inférieure = usure ou défaillance plus conséquentes.
      En revanche ce qui donne l'impression de l'OP, c'est cette stratégie qui consiste de la part des fabricants à n'introduire qu'une innovation à la fois, de façon à créer un nouveau besoin ou plutôt une envie avec la nouvelle version top dernier cri (téléviseurs, ordinateurs, Iphones, voitures, etc.) et donc à laisser penser que la version précédente date du moyen âge !

    • PS: ( Leg…d) fait du bon et du moins bon, mais pas au même prix.

  6. lisses de portail en PVC

  7. Vu la démocratisation de la robotisation, je doute que cette évolution de la consommation engendrera plus de travail peu qualifié localement (surtout si les gens consomment moins)

  8. Sur la prétendue obsolescence programmée elle ne laisse pas seulement perplexe sur le plan technique mais aussi économique. Quel en serait l’intérêt?
    En situation de concurrence c’est juste un cadeau aux concurrents qui peuvent fabriquer une meilleure qualité que vous pour le même prix.
    En situation de monopole ou cartel il est facile de voir qu’une légère augmentation de prix est plus efficace que de refabriquer et revendre deux fois le même produit.

    Les produits à bas prix mais aussi faible durabilité c’est un autre problème où les consommateurs ont leur responsabilité autant que les fabricants.
    Je recommande l’excellent lien donné par Michel, au passage.

    • Merci BRAR . Je me réjouis qu’il y ai encore quelques personnes qui réfléchissent à « contre courant » 🙂

    • La concurrence par les bas prix conduit inévitablement à une baisse de la qualité ! Pour pouvoir offrir des prix toujours plus bas, il faut mondialiser la production, perdre la main sur le process de production, mettre en concurrence les sous-traitants qui se battent pour proposer des bas prix… les conséquences sont simples : exploitation de la main d’œuvre dans les pays producteur d’Asie, pollution, déforestation, … et au final perte de qualité de l’ensemble de la chaîne d’approvisionnement.

      La priorité n’est plus la production d’un produit de qualité… mais la production en masse d’un produit pas chère ! Produire de la qualité est trop onéreux … et invendable sur nos marchés ou le lowcost devient la norme.

      • D’abords on s’éloigne du sujet de l’obsolescence programmée.
        Puis, ce que vous décrivez et qui est globalement vrai, ça s’appelle le capitalisme associé à la consommation de masse ! Ça existe depuis Taylor.
        Avez-vous réfléchi à la situation si tout était différent ?
        – des prix plus hauts, donc des personnes ou pays qui n’auraient plus accès à la technologie moderne (Iphone dans le désert par ex.),
        – des masses de gens, certes moins exploitées même si cela a toujours existé, mais en extrême pauvreté voire morts,
        – la « qualité » par définition chère n’est pas accessible à tout le monde, c’est un fait, alors que doit-on faire, réserver les équipements qu’aux personnes « riches »?
        – non je vous l’assure la qualité, tout comme les produits de luxe ne sont pas invendables mais « réservés », il est vrai à une clientèle argentée, ce marché se porte d’ailleurs très bien !
        – et encore n’est-ce pas ce marché de masse qui est aussi à l’origine du progrès et de l’innovation ???

  9. Je suis ok avec l’achat d’une Miele, je n’ai que cela…… mais je ne suis pas enterré, je lui fais confiance, qualité allemande.
    Pour les interrupteurs, cela n’était pas du haut de gamme, et il se trouvait que mon père était en outre dépositaire régional en électro ménager(marque allemande autre) et électricité (ses formations)
    Alors désolé ou bravo, mais la qualité allemande, non obsolète, oui ça existe, un four installé chez une amie de la famille titre …48 ans au compteur et il marche nickel

    Donc l’OP qui ne dit pas son nom, c’est de facto un assemblage moins méticuleux, des matériaux pas toujours au top, et du bas de gamme…
    Pourquoi croyez vous qu’une certaine enseigne revendique la fourniture de tout objet ou matériel de cuisine sans OP, en faisant son cheval de bataille (bataille pas gagnée, vu les salaires ambiants…), par agrégat des produits les plus performants par marque ?

    L’OP c’est un « rachat après le crash » assuré, les plombiers eux mêmes ne savent plus quelle marque de chauffe-eau recommander, alors que cela était possible il y a encore 7 ans !! (je connais le problème, si vous en remplaciez une petite centaine sur un immeuble vous comprendriez…)

    La schizophrénie écolo bat son plein : un jeune de vingt ans génial invente une machine à capter le continent marin de plastiques, et malgré mes efforts, le tri sélectif carton/plastique augmente tous les 6 mois……
    Vous avez la réponse, la machine à consommer est folle.

  10. @ Michel
    – bravo pour la réparation de la bécane meurtrie !! (idem les voitures old school)

    – bien ok sur la création du désir et de l’envie par nouveauté promue, au détriment du… BESOIN.

    Toute la folie du consumérisme repose sur cela, irrigué par l’hyper sollicitation du web, vite, maintenant……
    Les relations humaines n’y échappent pas, mais cela aura une fin, sans doute peu amène….

  11. De toute façon très peu de personne a les moyens d’acheter de la qualité car celle-ci est couteuse. Et comme il y a peu de consommateur pour ces produits, ceux-ci deviennent encore plus chers ou alors les boites disparaissent peu à peu (ou rachetée par un grand groupe qui va utiliser la réputation pour habiller de la merde).
    En réalité, le problème de fond c’est un problème de POUVOIR D’ACHAT. Celui-ci baisse constamment avec des pillards qui se servent à tous les niveaux pour entretenir leur train de vie élevé (gauche, droite = tous les mêmes). La classe moyenne qui représente la masse des consommateurs s’appauvrit et ne peut pas faire autrement que de rechercher du pas trop cher. Les marques s’adaptent à cette demande en fabriquant du beau, pas cher, merdique. Il y a peut-être un peu d’OP mais je crois que c’est l’ensemble de la qualité qui baisse naturellement sans forcément de mauvaise intention.

  12. Sachez juste que les bas que la gente féminine achètent à tour de bras, cela fait des décennies qu’on est capable de les rendre quasi indéchirable … tout le consortium de la production des bas a décidé de les FABRIQUER fragiles pour que les femmes les rachètent souvent ….

    C’est d’un cynisme … je ne dis pas que toute l’industrie est comme cela mais beaucoup d’articles sont « programmés » pur être en approvisionnement constant …

  13. Michel et Brar
    Je ne parle pas du low cost qui certes a toujours existé.

    Donnez moi une marque de chauffe eau qui tient :=))

    • Cher Sven,
      Peut-être ne le savez-vous pas, ce n’est pas trop la marque qui fait la différence, mais le calcaire et/ou le PH de l’eau qui est l’ennemi numéro un du chauffe eau électrique.
      Alors installez un adoucisseur en amont de votre CE, choisissez un De Dietrich de qualité supérieur (résistance stéatite, thermostat anti condensation, cuve anodisée, joints isolants, … ) par exemple ou Thermor et vous me rappelez dans 15 ans !!!

      Au fait votre :=)) ne fait pas un smiley à la lecture mais un :=)) . Pour le smiley faites [ :=) ]
      Cordialement
      Cordialement

      • Hélas Michel je ne le sais que trop:

        – adoucisseur ok (pas top au demeurant si c’est de l’osmose simple) vu le sel rejeté) donc votre raison est éliminée, comme le « calcaire »
        – de Dietrich claque aussi, raté
        – Thermor I don’t know, je testerai et demanderai à mes plombiers favoris ( longue expérience de plus de cent installations en la matière, je le rappelle)

        Serez vous toujours là dans15 ans si je vous rappelle ? vous savez le SAV, à notre époque…. et puis vous aurez été « comprimé » en tant que force de travail….

        Quant au smiley, ne soyez pas si légaliste : on le fait comme on veut, dérivé du clavier quand les émo n’existaient pas

        C’est comme si un apprenti peintre ordonnait de faire du street art comme ci et pas comme ça… :=))

        Restez indiscipliné et en recherche, cela vous va mieux.

        • De Dietrich = Siemens = Bosch, probablement les meilleures marques du marché !
          Maintenant je vous conseille le CE thermodynamique, Daikin par exemple. Maintenant si vos CE claque les une après les autres et si vous avez éliminé la composante calcaire et autres impuretés, vous avez probablement une cause extérieure (surtensions, déphasages – si triphasé, ext…).
          Sur les smiley, vous n’avez semble t-il pas compris ma remarque qui n’avait rien d’une quelconque attaque.
          Ce que je voulais dire c’est que quand vous tapez: 🙂 vous avez une adorable figure jaune qui sourit à vos fidèles lecteurs, mais quand vous tapez: :-)) vos lecteurs voient: :-))
          Ce n’était qu’à titre de formation et nulle envie de vous vexer !
          Cdlt

    • julien bonnetouche says:

      quand même FRISQUET c’est pas mal. j’en ai une depuis 30 ans qui tient toujours.

    • Sven, vous avez des problèmes de chauffe eau et cherchez une autre marque? Hé bien vous montrez vous même que l’obsolescence programmée n’a aucun sens pour celui qui la pratique. Cela pousse juste chez le concurrent.
      Lorsqu’on a des statistiques solides cela montre souvent une augmentation de la durée de vie des produits, par exemple pour les automobiles.
      Sinon il y a aussi des statistiques de fabricants qui sont évidemment moins fiables mais qui indiquent que par exemple pour les machines à laver la durée de vie augmente en nombre de cycles mais pas forcément en années car on lave beaucoup plus souvent le linge qu’il y a trente ans (trois fois plus, de mémoire).
      Mais de toutes façons, si vous avez une voiture et un lave-linge de vingt ans (c’est mon cas), tout un tas de vignettes, étiquettes , labels voire interdictions viendront vous rappeler que vous êtes un vilain pollueur énergivore qui fait du mal à la planète!
      Va comprendre….

  14. Il y a 20 ans les caddies étaient plein à la caisse des grandes surfaces, aujourd’hui ils sont vides et ça devient presque indécent de remplir le sien! Le pouvoir d’achat à baisser c’est une évidence avec la moitié de la population qui vit avec 20 000€/an. Mais je constate aussi que bon nombre de ces personnes partent en vacances ce qui n’était pas le cas il y a 20 ans.
    Autrement dit les économies sont faites sur le panier pour pouvoir s’offrir une semaine de vacances et des loisirs. Les carences résultant de la malnutrition risquent de coûter très cher à la sécurité sociale!

    • En effet, on est dans une société du paraître dans laquelle le rêve se vend bien, afin d’échapper à une réalité difficile. Après, certains peuvent maquiller un peu ce phénomène de décroissance (mode des meubles palettes, des friperies, des plateforme d’échange, etc) afin de le vivre comme un rêve. Car en réalité tout est question de point de vue. On peut être pauvre et heureux, riche et malheureux, pauvre et malheureux et riche et heureux. Les deux notions n’ont rien à voir, contrairement à ce qu’on veut bien nous faire croire dans notre société matérialiste.

  15. julien bonnetouche says:

    API,

    Cela fait depuis Giscard qu’en France on lutte contre les entreprises. Que l’on considère que c’est l’ennemi à abattre parce que l’on jalouse le patron.
    Et il est advenu ce qu’il devait : nous avons 3 fois moins d’ETI que les allemands et 2 fois moins que les italiens.
    Conclusion pas d’exportation, taux de chômage élevé, et grosses aides sociales.
    Pas étonnant que les salaires baissent en pouvoir d’achat. car il n’y a pas assez d’argent pour palier à cela.

  16. oui, absolument, la haine de l’entrepreneur est bien ancrée ici

  17. julien bonnetouche says:

    Pierre PJP

    Oui c’est vraiment une question de point de vue ;
    Le mien c’est que lorsque j’étais jeune j’étais plutôt pauvre et pas très heureux, et depuis que je suis devenu riche je me sens nettement plus heureux…
    Mais je dois être un cas à part car l’argent pour moi c’est une religion : j’y crois vraiment.
    Et croire ça aide à vivre c’est bien connu !!!

    • Pour ma part, j’étais dans une famille plutôt pauvre… et heureux, avec un environnement aimant. Aujourd’hui je suis plus riche, et toujours dans un environnement aimant. Mais je pense pouvoir dire que je préfèrerais être pauvre et aimé plutôt que riche et seul.
      Croire aide à vivre je suis bien d’accord, encore faut-il ne pas se tromper de Dieu, car la fin peut être différente dans un cas ou dans l’autre. On ne peut servir 2 maîtres sans que l’un d’eux soit trompé 😉

  18. L’ARGENT NE FAIT PAS LE BONHEUR…… MAIS Y CONTRIBUE GRANDEMENT….

    • « L »argent ne fait pas le bonheur », voilà une autre conner.. comme celles de l’obsolescence programmée, les petites sont plus mignonnes, l’exception qui confirme la règle, l’avenir appartient à ceux qui se lèvent tôt, le travail c’est la santé, etc…………………………………………………..

    • Alors comment expliquez-vous qu’il y ait des riches malheureux et des pauvres heureux ? Mesurer le degrés de bonheur en fonction de « l’avoir » me semble un peu pauvre en réalité. Le vrai bonheur c’est de se savoir aimé. Sans amour on crève, même en ayant tout l’or du monde. C’est un vrai sujet. Celui qui croit qu’il existe par ce qu’il a se plante bien à mon sens. Mais là encore, ce n’est que question de point de vue…:-)

      • Vous extrapolez ou simplifiez. Relisez la phrase avant de partir sur une philosophie à 2 balles (excusez l’expression)

        « L’argent ne fait pas le bonheur » veut dire:
        – que l’argent n’est pas indispensable pour être heureux. C’est vrai bien sûr !
        – que si vous avez de l’argent (sous entendu) vous ne serez pas heureux. C’est faux bien sûr !
        Bon, ceci étant précisé, on peut être aimé ou aimer même si on a de l’argent. Je ne vois pas en quoi l’argent serait une antidote au bonheur !
        Après quand on a rien à « bouffer », pas de toit où dormir et toutes les misères du monde sur le dos, je ne crois pas que l’on peut être heureux MÊME si on est aimé !
        Comparez un migrant venant de Syrie et B. Arnaud ou un autre riche, Supposons qu’ils sont aimés tous les deux.
        Qui est le plus heureux des deux ???

        • Les 2 🙂 Difficile à mon sens de mettre en relation 2 concepts qui n’ont rien à voir, sauf pour le matérialiste que vous êtes peut-être. Prenez par exemple le phénomène de déconsommation (= j’ai une vie moins riche en avoir, par force ou par choix), cela veut-il dire que le bonheur de celui qui le pratique va baisser ? Je ne pense pas. Ni même qu’il va augmenter, si je considère que ça n’a rien à voir.
          Autre exemple: je pense que je préfère manger un sandwich dans la rue avec la femme que j’aime, plutôt que de manger seul dans un palace.
          Pour l’exemple du migrant venant de Syrie, il est possible qu’il soit plus heureux avec les siens dans son pays, plutot que seul en France où personne ne l’attend. D’ailleurs si il vient en France pour gagner un peu d’argent (?) son plus grand bonheur sera très certainement de l’envoyer à sa famille à l’étranger…

          •  » Les 2 🙂 Difficile à mon sens de mettre en relation 2 concepts qui n’ont rien à voir,… »
            Donc l’argent et le bonheur n’ont rien à voir, l’un et l’autre ne sont pas en relation, DONC , l’expression est une imbécilité, j’en reviens à ma première remarque.
            Je ne suis pas plus ni moins matérialiste que le commun des mortels, je suis parti de zéro, j’ai travaillé, je me suis privé et je me suis constitué un « petit » patrimoine, cela m’apporte une certaine satisfaction mais ne fait pas mon bonheur, j’en conviens.
            Ce dont je suis pratiquement sûr aussi, c’est que n’aurais pas pu choisir ma « compagne » si j’étais resté dans la rue. Ceci n’est pas un gage de réussite en amour, j’en conviens également.

        • C’est bien ce que je dis, vous avez une approche très matérialiste de la vie. Même riche, vous seriez malheureux…

          • Vous avez une façon originale de raisonner, je dirais même « biaisée ». Je vous pose une question de bon sens, celle qui vient à l’esprit de tout le monde quand on compare les images ci-dessus et vous m’accusez de matérialiste, je ne vois vraiment pas le rapport entre moi, petit péquin sans notoriété ni richesse et ces richissimes gens de la haute société ???
            L’idée que se font la majorité des personnes à la vue de ces images, c’est que c’est probablement plus facile d’être heureux quand on est riche et bien portant que quand on est pauvre, même si la relation n’est pas absolue, j’en conviens.

            • Le bon sens pour une population matérialiste, riche ou pauvre, conduit à lier richesse et bonheur. Une approche dualiste oppose l’esprit et la matière, et c’est bien à ce concept philosophique auquel je fais référence lorsque je dis que l’avoir et l’être n’ont rien à voir. Même si la majorité pense une chose, elle n’a pas forcément raison, même si cela rassure j’en conviens.

              • Merci de la réponse, mais là vous êtes dans la « Religion », moi je suis un « Cartésien », donc peu de chance de rapprocher nos points de vue.
                Et puis le blog s’appelle « Patrimoine » et non pas « Esprit et matière » . Un patrimoine est matérialiste pas défaut.

                • C’est là en effet que nos avis de convergent pas. Pour moi, mais pas seulement, un patrimoine est associé à des croyances, qu’on le veuille ou pas et pas incompatible avec la pensée de Descartes non plus, mais trop long à expliquer sur ce blog. Croire que ce n’est pas le cas est une croyance également. Bonne route avec vos croyances matérialistes 😉

                  • Arrêtez avec votre matérialiste, je vous ai déjà répondu que je n’étais pas plus matérialiste que quiconque, à moins que vous ne compreniez pas le Français !
                    Avoir des croyances est partie intégrante de l’être humain, mais avoir des croyances crédules comme cela semble être votre cas (ce que j’appelai religion) est une bien autre affaire !
                    Les croyances populaires et la crédulité, il y a longtemps que j’ai su /pu m’en débarrasser et tout va très bien Madame La Marquise !

                    • Matérialisme au sens philosophique du terme. Allez voir sur Wikipedia. Croyance ne veut pas dire religion non plus. Mais comme vous dites bien « tout va très bien Madame la Marquise »… mais le château brule !!

                  • Croyances CRÉDULES = religion, à mon sens en tous cas !

                    Quant au château qui brûle, on est (presque) tous d’accord si le château est composé des tours économiques, sociales, monétaires et géopolitiques!

                  • PS: quand je parle de religion, c’est au sens Marx et non pas de LA religion

                    https://la-philosophie.com/religion-philosophie

  19. Julien bonnetouche says:

    Allons allons!! Le sel de la vie pour les hommes les vrais ( pas les zombies) c’est le pouvoir. Et dans notre monde l’argent c’est le pouvoir !

  20. La raison de la vague de décroissance qu’on connaît. En réalité il faut l’appeler par son vraie nom: l’appauvrissement. « Décroissance », ça passe mieux et ça fait « branché, mais la raison reste la même.
    https://www.boursorama.com/patrimoine/actualites/pouvoir-d-achat-des-francais-plus-debrouillards-pour-boucler-leurs-fins-de-mois-4bbf39f7f8600572436d7c26ff0d30f9

  21. julien bonnetouche says:

    Je pense qu’il faut définitivement ne pas lier bonheur et richesse. puisque le relatif est l’essence même du bonheur et pour la richesse c’est la même chose.
    le bonheur est un sentiment personnel. Une nonne illuminée par la présence du christ peut se sentir très heureuse alors qu’elle est dans un dénuement total. (si elle a fait vœux de pauvreté par exemple.)
    Cela ne l’empêchera pas d’avoir des relations où le pouvoir interfère au sein de sa communauté.
    La notion de pouvoir inclus celles de dominant et de dominés.

    On peut aussi être heureux en étant dominé il suffit de ne pas en demander davantage.
    On peut également être dominé, et dominant vis à vis d’inférieurs; c’est la revanche des » petits chefs » des contremaitres par exemple qui jouaient les mâles dominants auprès des ouvrières dans les usines.

    L’avantage de l’argent c’est qu’il confère la liberté de se libérer des contraintes imposées par les autres ou la société.
    l’argent à condition d’être suffisamment riche cela va de soi, c’est de pouvoir se libérer de tout, presque sans exception, car il peut tout acheter.
    Tout absolument tout est une question de prix. sauf la mort évidemment ou une maladie incurable bien sur.

    Finalement l’argent c’est ça : la liberté; mais attention il en faut vraiment beaucoup!! moi c’est cela que je conseille aux jeunes : essayez d’en avoir assez pour ne plus du tout compter vos dépenses, et soyez suffisamment équilibrés pour apprécier cette liberté.

    Un ordre de grandeur : je dirais, ça commence vers une fortune de 20/30 millions € en France et dix fois plus aux USA.

  22. « Finalement l’argent c’est ça : la liberté; mais attention il en faut vraiment beaucoup!!  »
    Là, je vous rejoins à 100%, la principale des richesses c’est la liberté…. et il est très difficile, à mon sens, de l’obtenir si on est désargenté dans nos pays modernes notamment.

    • Hmmmm….si la contrainte est comprise et choisie, on peut se trouver libre, c’est la leçon de Spinoza. La richesse peut aider à s’affranchir de certaines contraintes, mais pas de tout, comme l’a souligné J. Bonnetouche. In fine on peut se retrouver malade et malheureux même si riche. Il n’y a qu’à voir le taux de suicide chez les stars et celui ds les congrégations religieuses par exemple pourtant pauvres. Le bonheur ne serait-il pas finalement un choix lié à une perception particulière de la vie ?

      • J’ai écrit difficile à obtenir mais pas impossible !
        En fait ce que vous dites, c’est un peu, par exemple, comme le cancer du poumon. Tout le monde connaît quelqu’un de sportif, nom fumeur, vivant dans un environnement pur (à priori) et qui a chopé cette maladie.
        Mais si vous comparez les statistiques des gens vivant dans un environnement sain qui ont été atteints avec ceux qui fument, boivent, respirent des saloperies, … les chiffres vont vites vous démontrer la relation de cause à effet .
        La Liberté, c’est exactement la même chose, regardez les statistiques des Libres et heureux des « riches » (sans être ultra riche) et des « pauvres », les chiffres parleront d’eux mêmes.
        Quant au bonheur lié à sa propre perception de la vie, c’est une évidence, mais ce n’est pas, à mon sens, le seul et unique facteur du bonheur; on peut très bien avoir sa « propre » perception et la vivre mieux en étant riche – Par exemple, il sera plus facile de vivre « vegan » avec des sous que dans la rue.

        Quant au taux de suicide chez les stars, d’une part on en parle plus que ceux des agriculteurs, policiers ou tout simplement des anonymes et d’autre part ce sont souvent et majoritairement les stars qui ont profité de leur argent pour vivre dans l’excès de drogue, d’alcool ou de sexe. Voyez Drucker, il va très bien !

  23. julien bonnetouche says:

    PJP,
    La contrainte comprise et choisie, je n’y crois pas. C’est plutôt que l’on renonce aux efforts nécessaires pour s’en libérer. alors on se contente de son sort plus ou moins consciemment.

    Quant à la maladie mentale, elle est une prison dont on ne peut se départir complètement malgré les traitements modernes.
    Et elle est également partagée dans toutes les couches de la population. Les pauvres comme les riches. ces gens là souffrent effectivement d’angoisses terribles
    On ne peut intégrer cela dans le questionnement sur le bonheur, car il s’agit d’un non choix au départ.

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