Dans le vieux monde inflationniste et en croissance perpétuelle, s’endetter est une solution simple et efficace pour s’enrichir facilement ; Dans le vieux monde, s’endetter est une manière simple et efficace pour devenir propriétaire d’un actif dont la valeur ne peut qu’augmenter avec le temps. Mais ne serions nous pas en train de changer de monde ? Et si notre avenir n’était pas croissance infinie et inflation… mais croissance finie et déflation ? Les taux d’intérêt négatifs ne sont ils pas un signal fort qui doit nous obliger à modifier notre logiciel de pensée ?

En période déflationniste et sans croissance économique, l’endettement ne va t’il pas devenir insurmontable pour les emprunteurs dont le revenu pourrait baisser durablement ? S’il l’endettement est un manière de s’enrichir facilement en période de croissance et d’inflation … celui ci devient une source mécanique d’appauvrissement en période déflationniste, sans croissance économique.

N’est il pas alors suicidaire de profiter de la faiblesse des taux d’intérêt pour s’endetter ? Si déflation et décroissance sont notre avenir, ne devez vous pas au contraire purger vos dettes, rembourser votre crédit et accumuler des liquidités qui pourront être mieux investie demain lorsque le consensus se rendra compte de la décroissance/déflation qui semble se dessiner ?

Voici une analyse très pédagogique qui illustre parfaitement le propos.

 

Depuis quelques semaines, notre analyse considère pourtant les taux négatifs comme à la cause possible d’une hausse des prix des actifs selon le raisonnement de la déconnexion entre le prix et la valeur :

Les taux négatifs ont pour conséquence d’augmenter le prix des actifs indépendamment de l’évolution de la qualité du sous-jacent (actif immobilier, entreprise, …) ; En effet, les taux d’intérêt négatifs ont pour conséquence d’augmenter la capacité d’emprunt et donc les montants investis dans un marché et ce sont les prix qui augmentent mécaniquement lorsque la demande augmente plus vite que l’offre.

En revanche, déflation et décroissance sont des facteurs négatifs qui expliquent une baisse de la valeur des actifs sous-jacent. Il ne s’agit plus du prix de l’actif sur un marché, mais de la capacité de cet actif à générer de la valeur à long terme. Tout simplement, déflation et décroissance détruisent les modèles économiques des entreprises ou encore la capacité des locataires à payer leur loyer ; Ce n’est alors plus le prix sur le marché qui est affecté, mais la valeur intrinsèque de l’actif.

 

Pour approfondir cette question du prix et de la valeur, je vous suggère de relire cet article « Réussir son investissement c’est comprendre que la différence entre le prix et la valeur, c’est la liquidité« .

 

A suivre …

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78 Comments

  1. Le monde de demain says:

    Article pour le moins anxiogène!
    Le système capitaliste ultra libéral actuel est à bout de souffle d’où les taux bas et la montée des populismes.
    Mais le système capitaliste ( contrairement au système communiste ) a démontré dans l’histoire sa capacité de mutation et d’adaptation pour répondre aux besoins fondamentaux des individus.
    Ce n’est pas le meilleur des systèmes mais le moins mauvais, du moins on n’en a pas trouvé de meilleur à date.
    Les 2 enjeux fondamentaux à venir à mon sens sont une meilleure répartition des richesses travail/capital et l’adaptation au réchauffement climatique.
    Les pbs d’identités nationales très largement médiatisés sont des diversions opérées par le système actuel pour catalyser la colère populaire et garder le contrôle.
    Comme toujours l’évolution du système a été initié au USA, welfare state, loi anti trust, néoliberalisme, etc…
    Les élections de 2020 seront donc clés, à suivre!

    • Je pense tout le contraire. Qui à raison, qui à tort. L’avenir nous le diras.

      • Les arbres ne montent pas jusqu’au ciel.

      • Le monde de demain says:

        @adnstep :
        Hésitez pas à développer votre point de vue !

      • Rata voliva says:

        Il serait alors intéressant d etayer votre affirmation.

      • Moi de même et c’est vraiment dommage que trop de gens ne voient pas la vraie réalité:
        – on n’est pas du tout dans un « capitalisme ultra-libéral ». Il est même très peu libéral, c’est du capitalisme de connivence que l’on vit aujourd’hui et certainement du libéral (=liberté)
        https://www.wikiberal.org/wiki/Capitalisme_de_connivence

        – l’adaptation au (pseudo anthropico) réchauffement climatique est justement ça qui est en train de saborder notre économie et nos finances, par trop de réglementations, trop d’impôts et de taxes, trop d’investissements inutiles et trop chers, etc…

        – les pbs d’identité et de migration massive ne sont pas une diversion mais bien une réalité qui, par réaction, amalgame avec les affaires de terrorisme, et effet de masse, sont à l’origine du populisme et de la radicalisation vers les extrêmes ( je ne parle pas de radicalisation islamiste mais radicalisation vers des valeurs nationalistes et de droite extrême).

        – la mutation politique est d’abords une similitude des pays occidentaux qui n’ont pas su à temps, notamment, contenir la migration de masse: les mexicains et Américains latins pour les US et l’Afrique et moyen orient pour l’Europe, avant d’être (cette fois) une initiation américaine.

        • …..et certainement PAS du libéral (=liberté)

        • Le bruit et l' odeur says:

          Migration de masse alors que tous les pays verouillent leurs frontières, elle est bien bonne celle là !
          En tout cas les Hongrois se sont bien fait baiser par ce type de discours !
          Jusqu’à 400h de travail sup par an avec 3 ans de délai pour l’ employeur pour regulariser.
          Plus de main d’ oeuvre étrangère et ceux sont les locaux qui trinquent !

          • Les pays COMMENCENT à verrouiller leurs frontières …. maintenant que le mal est fait et sous pression des populistes résultats de 40 ans d’immigrations massives.

            Cherchez à comprendre pourquoi le Brexit, pourquoi Orbanne, pourquoi Salvini, pourquoi Trump, pourquoi Le Pen, pourquoi …, pourquoi, …..

    • Oui, à bas le système, vive le système. Je suis pour le système de demain. En attendant les humains sont toujours des humains avec un adn de 3 millions d’années, des comportements animaliers toujours les mêmes. Des besoins toujours les mêmes.

  2. Article intéressant mais je n’arrive pas à voir votre conclusion.
    Ne faut-il pas ajouter d’autres facteurs comme le prix croissant des services nécessaires au maintien de l’ancien, de la valeur intrinséque d’un bien ancien pas aux normes de plus en plus sophistiquées, alors que le prix de la construction neuve baisse, et que le terrain constructible devient une ressource recherchée ?

    • Ça reste le discours que l’on entendait il y a 20 et 30 ans. Non ?
      Les monnaies s’adaptent ensuite.

      • En effet le Japon tourne depuis 20 ans au moins avec des taux d’intérêt quasi nul et une stagnation économique avec un déclin démographique.
        Mais on est très loin du crash!

        • Les japonais n’ont pas ou quasiment pas de populisme à l’occidental car, on peut supposer que c’est une des raisons sinon la raison principale, il n’ont pas d’immigration massive comme en Europe ou en Amérique.

  3. Le monde est en train de renier ce qu’il a adoré. La baisse de la consommation de biens tangibles va avoir un impact négatif sur l’industrie, mais en contrepartie la croissance des services va exploser. Les courants porteurs des 30 prochaines années seront les mobilités, le retour au naturel, la santé, la communication, les divertissements. La période actuelle est déflationniste, mais la croissance va rapidement revenir et avec elle l’inflation car le besoin de services est immense au niveau mondial.

  4. Etant propriétaire de plusieurs bien immobiliers (6) les risques me paraissent quand même limités :
    1- Pour être en difficulté financière il faut que les loyers baissent (et non pas uniquement la valeur des biens). Les 2 ne sont pas totalement corrélés dans certaines villes on a facilement 8-10% de rendement brut, dans d’autres 3%.
    2- Il y a toujours possibilité de revendre et limiter la casse si les choses tournent mal (le risque diminuant au fil des années grâce à la proportion du bien déjà amortie)
    3- En cas de déflation les taux d’emprunt immobilier vont suivre la même courbe, donc il y aura possibilité de renégocier pour passer en taux négatif

    Une chose est sure, quand on veut gagner il faut prendre un minimum de risque. Dans tous les cas s’il y a une grosse déflation on sera tous (ou presque) perdants !

    • « Il y a toujours possibilité de revendre et limiter la casse si les choses tournent mal. »

      Quand les choses tournent mal, elles tournent mal pour tout le monde et donc tout le monde veut vendre, ce qui fait que votre bien perd vite 20, 30, 50% voire même beaucoup plus !
      C’est donc avant que ça aille mal qu’il faut vendre, c’est à dire anticiper.
      Ce sont les personnes qui ont su (bien) anticiper qui se sont enrichies.

  5. « les montants investis dans un marché… »
    ??

  6. Les taux négatifs sur les emprunts d’États sont la plus grande bulle financière depuis plusieurs siècles. Il ne faut pas chercher à les justifier en arguant d’un capitalisme dans l’impasse. Les banques centrales britannique, américaine, japonaise et européenne ont été à la manœuvre. Elles et elles seules portent la responsabilité des taux négatifs et du quantitative easing.

  7. Matthieu M says:

    Derrière ce constat, on revient toujours à la même question : alors que fait-on?

    En jouant à se faire peur, le risque est de ne rien faire et de regarder le(s) train(s) passer et de se retrouver à l’âge de la retraite sans avoir pris le moindre risque : ni recours à l’endettement pour acheter sa résidence principale, ni recours à l’endettement pour bénéficier de l’effet de levier.

  8. Endettement à un taux réel près de 0% (après inflation) pour acheter sa résidence principale ou un immeuble locatif ou investissement en bourse sur un PEA. QUitter l’assurance-vie en euro ou au moins l’arbitrer pour des unités de compte. Petit volant de liquidités sur Livret A et LDD.

  9. Emmanuel Castaigne says:

    Dans un contexte de déflation et de décroissance, l’investisseur doit se demander ou chercher la croissance. Je pense qu’il y a trois genres d’entreprises qui satisfont et satisferont à ce critère :
    1- Les entreprises qui font des acquisitions en série et qui a une stratégie d’acquisition solide.
    2- Les entreprises qui croissent en prenant des parts de marché aux autres comme Amazon.
    3- Les entreprises de croissance dans les marchés émergents.
    Les autres entreprises vont au mieux stagner.
    Si l’on veut stabiliser le réchauffement climatique il faudra à court terme aborder le problème de la décroissance démographique. Nous sommes trop nombreux sur terre. Nous sommes en ce moment à 7,8 milliard d’habitants et en 2050 nous serons environ 2 milliards de plus. Tel que la situation se présente actuellement, cette croissance viendra principalement de l’Amérique du Sud, de l’Afrique et de l’Inde. Déjà nous savons que le Japon est en décroissance démographique, la Chine et l’Allemagne aussi. Tant que la France ne modifie pas ses politique fiscales (par exemple supprimer les allocations familiales) afin d’inciter les français à avoir moins d’enfants l’immobilier n’a pas grand-chose à craindre. Si un jour c’est le cas les effets sur l’immobilier ne seront pas immédiats et ne commenceront à apparaitre que 20 à 25 ans plus tard, ce qui laisse le temps pour s’ajuster. Par contre la croissance démographique va s’amoindrir puisque la majeure partie de cette croissance viendra de l’Afrique Subsaharienne avec tous les risques que cela fera courir à l’Europe, mais la encore ce n’est pas pour demain et vous avez le temps de vous adapter. Ceux qui tiennent à l’immobilier peuvent investir dans des pays membre de l’OCDE ou la croissance démographique continuera et ou le dynamisme économique est important comme les USA, l’Australie et le Canada. C’est comme chercher les entreprises de croissance dans d’autres marchés que le sien.

    • Monsieur,

      Vous citez le cas d’Amazon.
      Croître, oui … mais de quelle façon et avec quelle éthique ? En « zombifiant » tuant des pans entiers de prestations de services aux salaires normaux alimentant une économie pérenne et des emplois ?
      Ci-dessous une approche opérationnelle de diligence de gestion qui, je l’espère, alimentera une réflexion de votre part.

      Les informations ont été prises sur des sites grands publics, le 13/11/19 à11h30.

      https://www.zonebourse.com/AMAZON-COM-12864605/cotations/
      https://www.boursorama.com/cours/AMZN/
      https://quotes.wsj.com/AMZN

      Cours de fin se séance d’hier 13 novembre : 1778 $

      Ce cours de fermeture servant de référence de valorisation comptable financière pour les OPCVM (dont les fonds communs de placement) a été réalisé lors d’un échange de 329 titres.

      Sur un flottant (nombre de titres ouvert à la spéculation) de 437 550 00 et un total de titres de 519 797 220 titres.

      Un cours de 1778 $ pour 329 titres soit un total de 584 962 $ qui sert de référence financière comptable pour un montant total de titres que je limite au 437 550 00 soit un total 1778 $ * 437 550 000 = 777 963 900 000 titres

      Pour rappel, l’enseignement principal (voir le seul enseignement) du cours de fermeture est qu’il n’y avait PLUS d’ACHETEUR A CE COURS.

      Dès lors sans un retraitement professionnel, ce cours ne peut en aucun cas servir de référence pour un conseil étayé et professionnel auprès de clients non avertis.

      A votre avis, quelle crédibilité doit avoir ce cours pour les professionnels qui ont en charge des épargnants non avertis ?

      A votre avis lorsque le sablier boursier va se retourner, quelle incidence sur les cours d’Amazon dans cette situation.

      Amusez-vous à faire ce simple calcul pour les titres qui vous intéressent et que vous avez en gestion collective et non en compte titres géré.
      ?

      Amazon ne prend par des marchés, elle s’empare des parts marché par une logique de comptabiliarisation (détournement de règles comptables dans un but unique d’optimisation financière) prédatrice.

      La croissance démographique que vous mentionnez n’aura d’effet positif que si le système est réadaptée et réfléchie en terme de qualité de vie et non d’optimisation comptable financière (comptabiliarisation et non financiarisation comme cela est appelé), tel que c’est le cas aujourd’hui. Dans l’inverse, les conflits reviendront.

      Merci pour vos propos.

      Christian PIRE

      • Amazon a tué des pans entiers de l’économie, des millions d’emplois ? Mince. Avant Amazon, c’était le plein emploi. Des millions d’emplois créés par Carrouf ou Auchan, La Redoute et les 3 Suisses. Oh, wait ! C’était pas à Carrouf et Auchan qu’on reprochait de tuer des millions d’emplois dans le commerce, avant ?

        Avant Amazon ou Alibaba (et peut-être Jumia, demain, si vous faites le pari que l’Afrique est la prochaine Chine), les gros distributeurs ont fait de même, et avant eux, les grands magasins, et avant eux, les marchands qui ont ouvert boutique au lieu de vendre dans les foires…bref, un jour ou l’autre, le système mis en place avec succès par Amazon et que dans le vieux monde seuls Walmart ou Otto ont été capables de reproduire avec un certain succès, sera dépassé, et Amazon remplacé.

        Considérez que demain, l’essentiel de cette main d’oeuvre sera remplacée par des robots et par l’optimisation des processus. Ce qui n’est pas un mal, dans un contexte de décroissance et de vieillissement de la population, et de « diplomation » à tous crins.

        Quant à l’optimisation financière, même l’état français, actionnaire de Peugeot, la pratique. Si on n’était pas dans un enfer fiscal…

        « Pour rappel, l’enseignement principal… » Est qu’il fallait acheter Amazon, comme Google, quand ils se sont introduits en bourse. Et qu’il est peut-être temps de revendre. Et d’acheter Jumia.

        « A votre avis lorsque le sablier boursier va se retourner, quelle incidence sur les cours d’Amazon dans cette situation. » La vraie question à se poser c’est : quand le sablier va-t-il se retourner ? Si je le savais…vad, vad, vad.

      • Merci de bien vouloir lire 777 963 900 000$ au lieu de 777 963 900 000 titres Mille excuses

      • Emmanuel Castaigne says:

        Monsieur Pire, je ne juge pas les sociétés car mon point de vue est celui d’un investisseur qui cherche le meilleur rendement pour ses placements. Toutes les entreprises ont des défauts mais le principal défaut pour moi est d’avoir une action dont la valeur baisse à la bourse. C’est la même chose pour l’immobilier. Qui voudrait d’un bien dont la valeur baisserait? La difficulté dans la gestion de ses actifs est d’anticiper les secteurs qui vont le mieux performer dans le futur et ceci compte tenu des contraintes fiscales diverses. Si en plus il faut tenir compte du fait que telle société fait ci ou ça, la gestion de ses actifs devient impossible.

        • Et encore, la baisse du prix de l’action me convient si le dividende est bon, et si les fondamentaux de l’entreprise sont bons également. Il y a des effets de mode, en bourse, des secteurs délaissés, une aversion à la présence de l’état au capital qui déprécie la valeur de l’entreprise, des perspectives qui peuvent être analysées plus ou moins favorablement,… La baisse du prix de l’action permet de réinvestir le dividende à bon compte, et d’attendre patiemment une bulle, qui permettra de revendre dans de bonnes conditions.

        • Je ne suis pas d’accord avec cette idée. Je veux investir dans une entreprise dont le cours est dépréciée par le marché.

          Ce qui importe, ce n’est pas le prix que je paye, mais la valeur qui j’y voit à long terme.

          • GF, sur ce point, je suis en phase avec vous, Mais dois-je me fier à ma propre analyse de la valeur que j’y vois à long terme, ou, en plus tordu, ce que j’anticipe, que je pense, que je devine, que je suppute, que j’analyse de la valeur qu’y verront les acteurs de marché ?

    • Vous oubliez les entreprises qui « surfent » sur l’innovation, comme les biotechs, les robotiques, les IA, etc….

  10. Bonjour. Suivre le débat.

  11. Bonjour, Réflexions : si l’inflation a une certaine cohérence, un monde inflationniste ne peut mener à un enrichissement que si les personnes savent vendre ET NE PAS REVENIR DANS LES INVESTISSEMENTS AVANT QUE LA CORRECTION DES MARCHES NE SOIT PASSEE.
    Dans l’inverse, l’épargnant averti passe au statut de spéculateur et l’épargnant non averti de spéculateur de fait. Situation qui, comme vous le savez, reste majoritairement le cas dans la configuration actuelle des épargnants qui ne se font pas assister d’un vrai professionnel. Professionnel qui analyse les volumes échangés et non les chiffres comptables vendus et commentés comme des réalités financières par divers prestataires de la vente ou de l’information financière.
    La croissance perpétuelle du vieux monde que vous mentionnez, si elle existe selon votre notion, est au prix de guerres répétitives 1870, 14/18 ; 40/45 en Europe, ensuite le Viêt Nam, l’Algérie, etc.. Et depuis, une accélération des théâtres de guerre(s) dans diverses contrées. Comment sera traité le cas de Hong Kong ? Imaginez les répercussions sur les marchés internationaux d’un durcissement chinois ?
    Pendant ce temps-là, malgré les enseignements et mea-culpa des crises répétitives, nous assistons au bal quotidien de commentaires boursiers qui oublient que le cours de Bourse qu’il commente est le cours d’une spéculation très limitée en terme d’échange. Quant aux fameux indices boursiers comptables tel que le CAC 40 commenté quotidiennement comme s’il avait une réalité financière… A n’en pas douter, demain, certains us et coutumes financiers risquent de faire la Une de la presse et la richesse des avocats.
    Concernant votre analyse des taux négatifs, je pense qu’il serait opportun d’intégrer dans votre raisonnement, que ce ne sont pas tant les taux négatifs qui augmentent les prix, que l’absence de politique d’encadrement de l’utilisation de ces taux négatifs. La mise en place des taux négatifs est une arme brandie lorsque est atteint une situation sociologique, économique, politique et financière pré implosion. Les taux négatifs permettent de revendre les risques aux épargnants, via des produits financiers « grand public ». Produits financiers vendus grâce à une information financière tronquée à plus de 90% avant des possibles implosions du système qui relancent, par leurs destructions massives, une dynamique sociologique et économique de reconstruction sous dépendance de décisions politiques et d’un encadrement financier. En clair, être sur les marchés aujourd’hui relève de la roulette russe financière et à 100% de responsabilités juridiques avérées pour les professionnels, hormis pour les clients dument avertis
    Merci. Christian PIRE

  12. julien bonnetouche says:

    Bonjour,

    Encore un sujet passionnant. Merci Guillaume !!

    Mais comme souvent, vous faites un raccourci un peu osé, tant le sujet recouvre ce concepts dérangeants.

    D’abord un mot sue la baisse des taux :

    La baisse des taux, commencée en 1980 accompagne dans le monde entier une baisse de la croissance d’après guerre, surtout dans les pays développés.
    Et nous sommes maintenant arrivés à zéro.
    Va t on descendre réellement à des taux négatifs significatifs de l’ordre de -4, -5 % ?
    L’avenir nous le dira, mais on peut penser que les problèmes générés par une telle éventualité, ( banques assurances…) limiteront naturellement ce phénomène.
    Le relais monétaire se trouve plutôt du côté de l’hélicoptère money déjà évoqué antérieurement. C’est une mécanique plus acceptable par l’ensemble des acteurs y compris des particuliers. Elle pourrait prendre la forme d’investissements publics par exemple.

    Mais même à Zéro, et les taux resteront à zéro longtemps la croissance ne repartira pas pour autant vers des sommets.

    Et pour rester encore un peu sur ce sujet, les taux zéro ou un peu négatifs, jouent un peu le rôle de l’inflation passée, amputant le pouvoir d’achat, puisque celle ci est encore supérieure au taux ( de l’ordre de 1,3 % en zone euro).
    Si l’on rajoute à tout cela, l’anticipation d’une future dérive budgétaire européenne dépréciant à terme la valeur de la monnaie, il est normal que les actifs (immobilier, actions soient recherchés).

    Mais le sujet d’inquiétude essentiel des populations occidentales vient me semble t il de la remise en cause du modèle économico-social qui est le notre depuis deux siècles environ.

    Ce n’est ni la déflation, ni la baisse des taux mais bel est bien de la décroissance dont il s’agit.

    La croissance, avec des hauts et des bas est au centre du « contrat social » qui sert de ciment à notre peuple ( prenons exemple de la France)
    Grosso modo, les moins bien lotis pouivaient espérer pour eux ou leurs enfants une amélioration de leurs conditions de vie.

    Tout cela vient de changer au tournant de ce siècle, et je crois pouvoir identifier plusieurs raisons :

    -La mondialisation tout d’abord,
    qui avec l’arrivée de nombreux produits chinois bon marché donne l’illusion d’un mieux être, tout en détruisant notre outil de production et le savoir faire qui va avec.

    – l’écologisme,
    lorsque les écolos, nous expliquent que ce n’est pas grave de rouler à vélo, et de ne plus prendre sa voiture ou l’avion, le ressenti d’un retour en arrière est certain, surtout pour ceux qui n’ont pas les moyens de payer le superflu ( oui, en payant on aura toujours droit à tout)

    – les nouvelles technologies, les robots, et l’intelligence artificielle, qui quoi qu’on en pense est appelée à remplacer bon nombre de tâches effectuées jusques là par des humains  pour la plupart incapables de se mettre à niveau.

    – l’incurie du système éducatif,
    qui justement date pour une bonne part encore de jules Ferry, et ne permet pas aux jeunes d’apprendre aussi vite que le progrès technologique le nécessiterait.

    – les grandes migrations,
    vis à vis desquelles notre pays est particulièrement exposé, et le problème de changement sociétal qui en découlera à terme .

    – la prééminence d’autres nations irrésistiblement montantes
    (Chine entre autres) sur notre vieux monde, nous laissant craindre à juste titre de devenir d’une manière ou d’une autre leurs vassaux si ce n’est un jour leurs esclaves.

    Les gilets jaunes, ont été l’expression visible de ce malaise général. Les 80 % de la population qui les soutenaient et peut être les soutiennent encore, montrent bien l’inquiétude du peuple, qui risque de l’exprimer un jour ou l’autre dans les urnes autant que dans la rue.
    Ce que l’on appelle le « populisme » ou le « repli nationaliste » est le moyen de défense de ces nouveaux opprimés du système mondialisé.

    • Je partage globalement votre avis. Manque à mon avis dans la liste de rupture du contrat social :
      – le déversoir du crédit par les banques centrales
      – la démographie
      – l’intégration difficile de populations hostiles aux principes républicains (je sais ça plait pas).

      Alors que j’arrive doucement à intégrer la notion de taux négatif = futur plus certain que le présent par opposition à futur incertain (pléonasme pour un terrien). J’ai beau essayé de modéliser tout cela, p…n que c’est tordu et difficile.
      Puet-être tout simplement, avant tout investissement était voué à prendre de la valeur (même les nuls) alors que maintenant, il va falloir être plus malin et attentif.

      • Bravo à vous deux pour ces analyses qui, même si incomplètes, énumèrent les principaux problèmes sociétaux et économiques de ce début de siècle.

        Mais maintenant, fort de ces constats, avez-vous des idées sur la ou les mutations nécessaires pour un « mieux vivre » ?

        • La baguette magique Michel ! La baguette.
          Mieux c’est quoi ? Plus de quoi ?
          Et quant à définir vivre…. je préfère même pas y songer.

          • mieux =
            – moins de chômage,
            – plus de pouvoir d’achat,
            – plus de fraternité,
            – moins de délinquance,
            – plus de stabilité et de sagesse monétaire,
            – plus de fraternité,
            – moins de corruption,
            – plus de respect des autres,
            – moins d’inégalités,
            – …. j’en ai pour la nuit si je dois tout énumérer mais ne faîtes pas l’ignorant, vous avez très bien compris ce que je voulais dire 🙂

            • J’avais effectivement très bien compris :). La liste est simplement bien longue et malgré tous les éduqués de Sciences Po, les yaka fautque et économistes patentés, va falloir réduire et synthétiser Monsieur Michel. J’entends souvent que tout commence par l’éducation et l’agilité face aux changements ?

    • Contre les raids barbares, on n’a jamais rien inventé de mieux que le château fort. Ce qui n’empêchait nullement les foires, les caravanes de commerçants, et qui fit la richesse des banquiers, lombards, flamands ou autres et des compagnies de mercenaires pour les protéger.

      Et la situation était la même en Asie, ou au Moyen-Orient, et jusqu’en Afrique subsaharienne.

      Ensuite, la sécurité étant mieux assurée sur la plus grande partie des territoires européens, asiatiques, orientaux…, chacun a essayé d’agrandir son pouvoir, d’abord sur terre (c’est moi qui ai le plus de terres), puis dans le monde spirituel (c’est moi qui ai la plus grosse cathédrale, la plus grosse mosquée, le plus gros tumulus) puis au-delà des mers (c’est moi qui ai le plus de bateaux, de colonies et de comptoirs)… (dans ce contexte, d’ailleurs, il n’y a guère que les penseurs Français modernes à faire une différence entre politique, économie, religion, guerre, diplomatie, commerce… même si, à l’origine, nos premiers ministres de la Marine, Colbert, Maurepas, … étaient tout à la fois ministres de la pêche, du commerce, de l’économie, de la diplomatie,…).

      Bon, il semblerait qu’on recommence un cycle.

    • Contrat social.

      La France dépense 32% de son PIB en dépenses sociales publiques, contre 20% en moyenne des pays de l’OCDE (Corée du Sud et Mexique en queue de peloton).

      Un différentiel de plus de 200 milliards par an.

      Il y a encore beaucoup de marge en France, pour réduire l’écart avec nos partenaires de l’OCDE.

  13. Bonjour

    Peut-être, que le moment pour investir en immobilier est moins opportun aujourd’hui. Mais en fait, si on attend la période idéale pour le faire, c’est souvent « après coup » qu’on s’aperçoit qu’on a « loupé l’affaire »–: investir en bourse: souvent beaucoup se réveillent qu’il est déjà trop tard.
    En fait, en doutant un peu de tout on ne fait rien.
    Pour ce qui concerne l’immobilier, la valeur du bien importe peu si on est dans le long terme. Un moindre éclair !! mais laissons passer l’orage ou les orages….. Même si les loyers baissent ramassons toujours la monnaie; c’est mieux que zéro. Bien sûr il faut toujours gérer son sien et par soi-même si possible. Pour conclure tout le monde ne va devenir SDF.

  14. julien bonnetouche says:

    A propos du contrat social, (adnstep)

    Oui la France dépense beaucoup plus que ses voisins en matière sociale.
    Mais justement, ce contrat se mesure t il uniquement en argent distribué ?
    N’ entre t il pas au contraire dans la mission de l’État de donner a son peuple les armes pour lutter contre les agressions et déstabilisations venues de l’extérieur ?

    En l’occurrence n’a t il pas failli à ses devoirs en restant à la traine des évolutions mondiales ? et en particulier de n’avoir pas du tout tenu compte du phénomène migratoire ni de l’islamisation depuis 40 ans?
    Idem pour l’éducation. Et aussi pour le reste, ne dit on pas que gouverner c’est prévoir ?

    Tous coupables sans aucun doute de n’avoir rien fait par manque de courage !!!

    • « …..n’a t il pas failli à ses devoirs en restant à la traine des évolutions mondiales ? »
      « Idem pour l’éducation. Et aussi pour le reste, ne dit on pas que gouverner c’est prévoir ? »

      Excusez-moi Julien, je ne vois pas trop le rapport avec les dépenses sociales surabondantes en France ! Pouvez-vous nous expliquer plus précisément ce que vous voulez dire?

    • Oui. Aucune vision de long terme chez les politiciens français, aucune ligne directrice, uniquement du court terme et l’obsession de se faire réélire. Tous biens aidés par une nomenklatura pléthorique et puissante qui n’a aucune envie que la situation change, puisqu’elle en profite.

      Une formation technique et humaine défaillante, également. Pour comprendre que les GAFA allaient transformer le monde, et anticiper, encore fallait-il avoir un minimum de culture dans ce domaine. Quand Amazon a déboulé en France (pour rester sur l’exemple d’amazon plus haut), en 2000, personne n’y croyait chez Fnac, La Redoute et consorts, et personne ne savait ce que c’était dans la haute administration ou le personnel politique. Pourtant, il suffisait de s’inscrire, et d’acheter une seule fois pour comprendre toute la puissance du modèle, par rapport à ses concurrents en ligne ou hors ligne : fluidité de navigation, facilité de la commande, rapidité et fiabilité de la livraison. Le beurre, l’argent du beurre, et le sourire de la crémière. Que demander de plus ?

      Alors que les autres en étaient encore à craindre de s’autoconcurrencer et limitaient leurs produits en ligne ou les vendaient au même prix qu’en boutique, donc plus cher que les pure players, tandis que les pure players n’avaient pas compris que sans une logistique hyper efficace, ils ne pourraient jamais tenir.

      Tiens, aux dernières nouvelles, carrefour vient de libérer LDLC qu’il retenait prisonnier depuis quelques années. LDLC, ex site chouchou des geeks avec son configurateur de l’espace pour ceux, nombreux à l’époque, qui assemblaient leurs ordis à la maison … Alors qu’il avait là un site excellent pour vendre du hitek, carrefour s’est ingénié à ne pas créer de ponts entre ooshop, carrefour.fr, et LDLC, en ne permettant pas par exemple de dépenser sur LDLC l’argent « cagnotté » dans ses surfaces alimentaires, et vice versa. Il s’est ingénié également à maintenir une vente de produits hitek sur ses autres sites, avec des produits parfois différents, pas les mêmes conditions de vente ou de sav, pas les mêmes configurations, accessoires, et pas le même panier, tout en intégrant des produits LDLC sur son site carrefour. En gros, je cherche un bidule, je filtre et je trie, je choisis le bidule parfait, je le mets dans mon panier, et là, Carrouf me dit que je vais être redirigé vers LDLC. Mais comme les bases de données ne sont pas synchronisées, ce produit n’existe plus chez LDLC ou n’est plus en stock. Et il faut tout recommencer … Dommage pour eux. Je vais voir ailleurs… chez Amazon, par exemple. Le succès d’amazon, ce n’est pas que l’optimisation fiscale et l’écrasement des salaires. C’est avant tout l’optimisation logistique et informatique pour la satisfaction du client.

      • N’oubliez pas néanmoins qu’Amazon et autres Apple, Google etc. doivent aussi leur réussite au fait qu’ils payent leur impôts en Irlande, République Tchèque, … alors que les Redoute, Fnac doivent en payer 3 à 4 fois plus en France !

        • Bah, personne ne les a empêché d’y transporter leur siège social.

          Vive l’Europe, non ?

          Il ne tient qu’à la France de ne plus être un enfer fiscal. Si certains croient encore que les autres vont s’aligner sur la France…

          Si vous vouliez un jour avoir l’équivalent européen des GAFA ou BATX, il faudrait les exonérer de taxes et impôts pendant 20 ans, le temps de leur avance à marche forcée pour capter le marché.

          On tient peut-être une de ces pépites : Exotec (https://www.lsa-conso.fr/le-japonais-uniqlo-adopte-les-robots-du-francais-exotec,333271)

          Dans le domaine, Fives (ex Fives Lille), n’est pas mauvais non plus, mais c’est plus vraiment une start-up 😊

          Allez, chiche, on les aide vraiment.

  15. julien bonnetouche says:

    Bonjour Michel,

    adnstep a déjà répondu en partie pour moi.

    Je rajouterai simplement, que par facilité, les hommes de l’Etat ont préféré distribuer de l’argent social ( emprunté bien entendu) plutôt que mettre les français devant leurs responsabilités ( qui devraient être d’essayer de s’en sortir par eux mêmes)
    Il y a dans toute société environ 15/20% d’individus au dessus du lot pour diverses raisons.
    De même on peut supposer ( courbe de Gauss) que 15 à 20% ont des handicaps divers sociaux ou sociétaux nécessitant que la collectivité les aide.
    Mais les 60 ou 70% restant devraient être capables de trouver leur place sans que l’État soit derrière en permanence.

    Or si on cumule l’ensemble des aides, à la louche, je dirais que la moitié le la population au moins est aidée. ce qui n’inciter pas à l’effort.

    Toutes ces dépenses sociales cumulées sur des décennies, ont réduit les possibilités d’investissement du secteur privé et nous met en retard dans la compétition avec les autre pays plus « dynamiques ».

    Mais ce n’est pas tout, et pour aller dans le sens d’adnstep, l’organisation « verticale » jacobine, tant au niveau de l’État que des entreprises , est un énorme handicap là aussi en empêchant les possibilités d’adaptation rapides indispensables à notre époque.

    L’exemple malheureusement emblématique en est l’éducation nationale qui fut une des meilleures du monde 100 ans en arrière, et qui fait aujourd’hui que notre système éducatif est globalement relégué autour de la 100eme place au classement de Shanghai.
    Sans compter les 20% de jeunes carrément illettrés, donc inemployables.

    • Certes, tout ce que vous énumérez et notamment le manque d’anticipation de l’Etat sur les techniques et économie de pointe est tangible aujourd’hui et il sera difficile à rattraper ce retard. Le clientélisme électoral y est probablement pour quelque chose. A noter cependant, bien que encore plus prononcé aux USA, il y est pourtant bien moins handicapant, ce qui pose question du pourquoi.

      Je ne vois pas les choses de la même manière, à savoir pour moi, les ENORMES dépenses sociales à la française sont le résultat de 40 ans de socialisme, qu’il est désormais impossible de se défaire sinon à mettre le peuple dans la rue et favoriser un nouveau retour des extrêmes de gauche et autre anarchistes.

      A cela s’ajoute le sentiment utopique pour bon nombre de nos concitoyens que l’Etat est le « stratège » et que c’est à lui seul de régler tous les problèmes. Nous savons bien, nous, en citoyen averti et lecteurs de ce blog, que cela est impossible.
      En tous cas cela sert bien le clientélisme électoral et tous ces élus qui vivent (se gavent) du système ont intérêt que cela perdure.

      Vous parlez de l’organisation verticale du système qui serait aussi une cause majeure du retard de l’Etat et des entreprises françaises. Probablement mais cette organisation est à mon avis aussi la conséquence du conservatisme qu’a subi le peuple de France depuis l’après guerre ou autrement dit c’est le manque de LIBÉRALISME remplacé par un capitalisme de connivence (que bon nombre confondent malheureusement), qui est à l’origine de notre mal, selon l’adage bien connu des libéraux: « Pas de progrès sans liberté ».
      Voilà LA différence essentielle avec le système américain (malgré ses excès) et c’est aussi la tendance vers ce libéralisme qui a été à l’origine de la mutation de la Chine qui n’a désormais de communisme que le nom. On y sent aujourd’hui un frein qui est peut-être à l’origine de la baisse de croissance de cette grande nation.

  16. julien bonnetouche says:

    Bonsoir Michel,

    Je suis d’accord avec vous sur le diagnostic des causes premières, et qui complète mes arguments.

    je pense, disons que j’ai le sentiment que le malaise profond de la société française est sur le point de déboucher sur un conflit de grande ampleur où la démocratie risque d’être mise à mal.

    Macron aussi doit le sentir.

    Cela n’est pas pour rien qu’il fait tous ces efforts -de plus en plus pressants- afin que l’Europe et la BCE ouvrent les crédits en grand. (pour inonder le pays de dépenses publiques supplémentaires)

    Car il ne faut pas se leurrer, ce ne serait pas pour investir utilement, mais pour calmer le pays.

    En fait je suis assez inquiet, car le vote majoritaire pour Marine Le Pen en 2022 ne me parait plus impossible du tout. en tous cas cela risque d’être « dans un mouchoir »

    Et si je pense qu’un bon coup de balai ne ferait pas de mal, ce qui me dérange chez eux, c’est l’absence de politique économique et d’expérience dans ce domaine.

    Pour tout dire je connais bien un cadre dirigeant de très haut niveau du parti, et les discussions que j’ai avec lui en la matière ne me rassurent pas du tout.

    Bref on ne sait pas du tout où nous irions, avec des risques de déstabilisation des marchés qui seraient inévitablement inquiets à juste titre..

    Un point de désaccord tout de même sur la Chine.

    Je vous conseille de lire « homo deus » de Harari ou » la fin de l’individu » de Gaspard Koenig, et vous comprendrez facilement que en Chine communisme et capitalisme font très bon ménage, car correspondent au profil psychologique de la majorité Han. Le système actuel qui marche si bien est en réalité issu des traditions familiales séculaires.

    Quant à l’intelligence artificielle, c’est une mode de vie qui leur va à merveille.

    le capitalisme sous couvert d’une autorité supérieure, est dans leurs « gènes ».
    Absolument pas le libéralisme qui lui, est dans les nôtres.

    la triste réalité, c’est que cela est tellement efficace, que nous deviendrons probablement des satellites obéissants et serviles de cette hyperpuissance, car leur développement global s’articule comme le ferait une armée conquérante. Hyper-efficace !!!

    D’où d’ailleurs cette guerre US/ Chine. Eux aussi voient le danger venir.

    • « Et si je pense qu’un bon coup de balai ne ferait pas de mal, ce qui me dérange chez eux, c’est l’absence de politique économique et d’expérience dans ce domaine. »

      Ce sera difficile dans un système électoral à 2 tours. C’est d’ailleurs bien pour cela que Marine demande à corps et à cris la mise en place de la proportionnelle avant les prochaines élections.

      Quant à la chine, appelez cela capitalisme de communistes ou communisme libéral et quelles qu’en soient les origines, c’est bien à la fois la reconnaissance de la propriété, la liberté d’entreprendre et l’ouverture sur le monde extérieur qui sont à l’origine de sa profonde mutation économique et sociétale de la fin des années soixante dix, le fameux miracle chinois.
      Rappelons nous que pendant les années 50, la Chine était le pays le plus pauvre du monde et le vaste programme de collectivisation agricole et de travaux publics, ne fut qu’un échec retentissant. Il causa une grande famine et la mort de 20 à 40 millions de personnes entre 1959 et 1962. De même, la Révolution culturelle (1966-1976) conduit le pays au bord de la guerre civile et désorganisa l’économie urbaine jusque dans les années 1980.

      https://major-prepa.com/geopolitique/les-mutations-de-leconomie-chinoise/

      Extrait:
      « Le mot d’ordre de Deng Xiaoping : « Enrichissez-vous ! » L’enrichissement personnel et la consommation (soutenue par des politiques néokeynésiennes dès 1997) sont devenus de nouveaux moteurs économiques.

      La pauvreté absolue a toutefois reculé : plus de la moitié de la réduction de la pauvreté absolue dans le monde entre 1980 et 2000 est intervenue en Chine (L’Observateur de l’OCDE, septembre 2005).

      Quels éléments ont contribué à une telle émergence économique ?
      Cette performance extraordinaire a été possible grâce aux réformes économiques engagées par les autorités, qui ont progressivement libéré les mécanismes du marché. La mutation s’est amorcée dans le secteur agricole il y a plus de 20 ans et s’est étendue peu à peu à l’industrie et à de larges pans du secteur des services.

      […. ] Nous connaissons tous (à peu près) les débuts de la libéralisation en Chine. Le Parti communiste chinois a défini l’économie de la Chine comme une « économie socialiste de marché. De 1978 à 1989, le gouvernement chinois a mené une politique de réformes économiques importantes, faisant passer la Chine d’une économie planifiée de type soviétique à un « socialisme de marché » :

      -Collectivisation de l’agriculture laisse place à un système de responsabilisation individuelle des terres.
      -Des gérants ont été introduits dans les secteurs industriels, permettant l’essor de nombreuses petites entreprises.
      -Le contrôle des prix a été relâché (sauf pour les produits de première nécessité pour les paysans).
      -La création de ZES (zones économiques spéciales) par Deng Xiaoping, preuve que le gouvernement souhaite plus que tout attirer des capitaux étrangers. Ces zones sont exemptes de taxes. »

      Si ce n’est pas du LIBERALISME (comparé à la situation d’avant), comment appelez-vous cela ?

  17. Julien bonnetouche says:

    Dans le mot libéralisme il y a liberté . Il n’y a pas de liberté en Chine. Mais justement les chinois n’aiment pas la liberté au sens où nous l’entendons. La notion de collectivité l’emporte chez eux sur l’individualisme. Mais cela n’empêche pas le capitalisme à ne pas confondre avec le libéralisme. Pour comprendre cela il n’a faut pas raisonner selon nos critères occidentaux .

    • Dans libéralisme, il y a effectivement liberté et la première des « libertés économiques » est la liberté d’ENTREPRENDRE.
      Les chinois ont désormais acquis cette liberté.
      Il faut voir cela de façon relative, cad comparé à la 2ème moitié du siècle précédent.

  18. Julien bonnetouche says:

    De même concernant le score de M. Le pen aux présidentielles de 2022, il faut , je crois, ne plus se référer aux scores passés. Mais j’espère me tromper( pour les raisons expliquées plus haut)

    • Sans se référer aux scores du passé, MLP ne passera pas le 2ème tour, cette fois encore, sauf si un chaos intervenait dès ci 2022.

  19. Julien bonnetouche says:

    J’espère que vous ne vous trompez pas. C’est dans 2ans et demi et c’est encore loin. Et nous aurons l’occasion d’en reparler d’ici là.

  20. Non, il avait juste subi la 3eme République et son système parlementaire instable. Idem pour la 4eme.

    Et puis, il était militaire. Il savait bien que pour prendre des décisions rapides et efficaces, au combat, il vaut mieux qu’il y ait un seul chef.

    Voyez Austerlitz.
    Ou Trafalgar, si on préfère l’autre camp.

    • Je dis la même chose: fort de son expérience, il a « inventé » un système qui le mettait à l’abri des extrêmes et des minorités et qui dans les faits a assuré une stabilité politique pendant plus d’un demi siècle, même si aujourd’hui il paraît désuet et probablement beaucoup moins adapté au monde d’aujourd’hui.
      Mitterrand a voulu faire différemment et a institué la proportionnelle aux législatives de 1986, résultat 35 députés du FN élus ! 🙁 🙁

  21. Oh, Mitterrand savait très bien ce qu’il faisait.

    • Et nous on voit très bien, aujourd’hui, ce qu’il a (dé) fait !!!

      Par ailleurs Macron sait aussi très bien que si il met la proportionnelle, il perd le pouvoir aux prochaines élections nationales ! (Si ce n’est 2022, ce sera 2027)

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